Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Re: Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Messagede Pti'Mat » 07 Fév 2013, 08:35

Hey les vieux ! Faut faire la sieste avant une conférence ! :D ;)

"Votre tract de syndicalisation est vraiment pas mal" Tu parles du quel Freaks ? "Ton seul pouvoir c'est le syndicat" ?
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Re: Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Messagede Freakers » 07 Fév 2013, 13:32

Il me semble que c'est celui là. Je l'ai eu par un copain CSR d'Arcelor
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Re: Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Messagede Pti'Mat » 11 Fév 2013, 11:30

Contribution des CSR au 50ème congrès CGT

Les comités syndicalistes révolutionnaires se définissent comme une tendance syndicale dont le but n’est pas de se substituer aux syndicats mais de contribuer à alimenter le débat nécessaire dans toutes nos structures syndicales. Notre projet est cohérent parce qu’il est basé sur la nécessaire reconquête d’outils syndicaux permettant au syndicalisme confédéré de passer à l’offensive contre le capital : syndicalisme interprofessionnel (renforcement et développement des UL), syndicalisme d’industrie (création et renforcement de syndicats de branche locaux pour faire vraiment vivre les statuts : pas de syndiqué sans syndicat), sociabilité prolétarienne (sports, loisirs, culture, consommation anticapitaliste, logement, etc.) par l’animation d’associations, de mutuelle et de coopératives agissant sur tous ces terrains mais liées au mouvement syndical. Une stratégie qui veut donc renouer avec les racines de la CGT, avec ses fondements politiques.

Ce sont ces outils, coordonné au sein de la confédération, qui prépareront demain l’offensive nécessaire pour se débarrasser du capitalisme et qui permettront au prolétariat de construire, enfin, le Socialisme : le syndicat comme organe de pouvoir et de gestion d’une société sans exploitation et sans discrimination.

En 2009, pour la préparation du 49ème congrès confédéral, notre courant s’était exprimé avec un réel optimisme. Le document de congrès exprimait une certaine prise de conscience de la crise que traversait notre confédération. Des résolutions proposaient des solutions concrètes pour répondre à cette crise. Malheureusement, la majorité des militants, des syndicats et des responsables de fédérations et d’UD ne se sont pas emparés de ces résolutions. C’est une toute autre politique qui a été suivie, la politique de l’autruche !

Une prise de conscience superficielle

Le 48ème congrès avait tiré un bilan de la fragilisation de nos Unions Locales. Le 49ème congrès faisait le même constat pour la majorité des syndicats CGT. Cette prise de conscience était d’autant plus importante que notre organisation était sur le point, comme chacun le savait, d’engager une bataille fondamentale, celle des retraites. Ainsi les deux derniers congrès confédéraux avaient marqué une véritable avancée dans le constat.

On pouvait donc s’attendre à ce que nos structures se réorganisent rapidement pour se préparer à la bataille. L’urgence était donc à programmer les assemblées générales ou les congrès de syndicats (résolution 4 du dernier congrès). C’était l’occasion d’unifier cette multitude de petits syndicats désorganisés et isolés dans des syndicats professionnels locaux bien plus forts. C’était l’occasion de les impliquer dans leur Union Locale et donc préparer la future mobilisation dans les territoires. C’était l’occasion de reformer des équipes militantes soudées, fonctionnant réellement sur une base collective. C’était surtout l’occasion de se rappeler que la CGT n’a jamais eu vocation à s’enfermer dans le syndicalisme d’entreprise. Bref c’était l’occasion de regrouper ses forces, de les réorganiser en vue d’une bataille de classe fondamentale. Rien de tout cela ne fut fait ! La défaite était donc programmée. La grève est ainsi restée isolée, là où il existait des syndicats réellement implantés. Ailleurs, la grève fut un mythe, les manifestations rassemblant des travailleurs en RTT, en heures de délégations, en congés ainsi que des étudiants et des retraités. Les cortèges étaient imposants mais ne regroupaient que des individus non organisés car non confédérés. Or une grève générale c’est tout l’inverse d’une masse de protestataires désorganisés.

La CGT sous-traite sa stratégie aux politiciens

Malgré l’évidence de nos carences pour gagner une bataille revendicative essentielle, la CGT continua alors de fonctionner comme avant. Chacun se replia sur la petite routine de son mandat syndical et de ses institutions représentatives du personnel. Aucun bilan ne fut donc tiré de la défaite des retraites. Ce qui aurait permis un débat sur la stratégie des luttes : comment faire pour gagner la prochaine fois ? Quels outils syndicaux nous font défaut ? Et maintenant nous sommes face à une nouvelle vague de licenciements, de désespérance, et d’austérité et nous n’avons fait aucun pas en avant ! Les résolutions du 49ème congrès furent vite oubliées et la nouvelle actualité fut imposée par les échéances politiciennes. La précipitation à soutenir des candidats à l’élection présidentielle fut d’autant plus importante que chaque syndicat était dans l’incapacité de produire lui-même une réflexion politique. Quand l’organisation syndicale ne réfléchit plus, elle est automatiquement attirée par les démagogues. On assista donc à un grand moment de bouffonnerie. Des syndicalistes qui font campagne pour des gens qui sont sensés représenter le monde du travail, en l’occurrence des candidats qui ont du travailler 6 mois dans leur vie !

Comment est-on tombé aussi bas ? Tout simplement parce que nous avons abandonné cette culture du travail qui était le ciment idéologique de la Confédération Générale du Travail depuis ses origines. La CGT représentait le monde du travail face aux parasites. Elle collectivisait les connaissances des producteurs. Ces connaissances devaient permettre de transformer les rapports de production, c’est-à-dire de permettre aux travailleurs de gérer les usines et les services. Aujourd’hui cette dignité ouvrière est abandonnée. On préfère soutenir la campagne électorale d’un énarque ou bien celle d’un vieux sénateur social-démocrate pris d’une subite hystérie gauchiste. Les militants de la CGT ne croient plus en eux-mêmes, ne croient plus en leur classe. Ils en sont réduits à aller demander à des notables de changer la société à leur place.

Après les élections bourgeoises, les élections confédérales !

Certains responsables eurent le courage d’exprimer des doutes sur la « gouvernance » confédérale. Des responsables d’Unions Départementales et de Fédérations soulignèrent que les modalités de décisions respectaient de moins en moins le fédéralisme. Que le Bureau confédéral était sous la pression permanente de « conseillers » et « d’experts » qui n’avaient pas été élus par les structures légitimes.

Cette petite caste menacée fit alors tout son possible pour imposer la désignation comme prochain(e) successeur de Bernard Thibault d’une personnalité docile. La majorité des Unions Départementales et des Fédérations refusa ce passage en force. On aurait pu penser que ce conflit allait redonner une culture du débat et de l’autocritique dans nos rangs. Ceci n’est malheureusement pas le cas. Quelques promesses ont été faites discrètement sur les pratiques démocratiques de la future « direction » confédérale. Ces promesses ont servi à rassurer bien des UD et des Fédérations et à présenter une unité de façade lors d’un dernier CCN décisionnaire sur la succession. Ce ralliement fut certainement trop précipité car des responsables nationaux, jugés pas assez dociles, ont été entre temps évincés.

Nous nous inquiétons du poids grandissant des opportunistes qui ne pensent qu’à se placer en échange d’une extrême docilité. Ce ne sont pas les seuls à avoir gravi les échelons confédéraux en s’appuyant plus sur leur soumission que sur leur expérience syndicale. Mais l’augmentation de ce type de responsables a pour conséquence de désorganiser la maison confédérale, de rendre des structures totalement inefficaces car gérées par des incompétents notoires. Nous nous inquiétons également de la stratégie de repli de nombreuses UD et Fédérations sur le champ territorial ou professionnel. Les forces centrifuges deviennent très fortes et la démoralisation et le repli sur soi créent une atmosphère de tensions internes et de conflits entre de nombreuses structures. L’urgence est de relancer le débat stratégique dans la confédération. Non pas par la polémique et par l’insulte, mais en renouant avec le débat fraternel à tous les niveaux de l’organisation.

Retrouver nos repères et nos outils syndicaux

Le 50ème congrès doit être tout sauf une commémoration ou un congrès de façade ne servant qu’à introniser un nouveau secrétaire général. L’état de santé de la confédération nous apparaît tellement préoccupant qu’il n’est pas possible de persévérer dans la politique de l’autruche. Or les documents de congrès vont bel et bien dans ce sens. Les textes se satisfont de « l’évolution » de la CGT et se limitent à proposer d’intensifier les efforts. Nous pensons au contraire que la CGT doit réaliser sa révolution interne en sortant de sa routine. La CGT continue de se retrancher sur ses bastions traditionnels avec pour seuls outils de défense les statuts et l’Etat providence. Malgré les beaux textes votés en congrès, la majorité des militants se refuse à voir la réalité du salariat du XXIème siècle. Les salariés des grandes entreprises et des services publics sont désormais très minoritaires. La défense du statut est perçue comme un mot d’ordre dépassé, lié aux « Trente Glorieuses » (1945-1975). Cela ne correspond pas au vécu des jeunes travailleurs. Ce statut (celui de la fonction publique comme celui des grandes entreprises ou des services publics qui ont été nationalisés) ne peut plus être défendu comme il l’a été jusqu’aujourd’hui : ni avec les mêmes arguments ni avec les mêmes perspectives.

Cette déconnexion d’avec la réalité inquiète les responsables CGT et les empêche d’aller à la syndicalisation de la jeunesse. La campagne pour les TPE en a été la démonstration. Dans les grandes UD, aucun effort réel n’a été entrepris dans ce sens, malgré les beaux discours sur la jeunesse, le salariat féminin, la précarité, etc.

Cette incapacité à s’adresser au « nouveau » prolétariat vient d’un problème d’organisation. Pendant les « Trente Glorieuses », la CGT s’est réorganisée sur la base du syndicat d’entreprise. Elle s’est donc focalisée sur le salariat à statut en laissant de côté le reste du salariat. Elle a donc marginalisé les conventions collectives au profit des statuts et des NAO. Mais depuis les années 1970 la bourgeoisie a changé de mode de gestion de la main d’oeuvre. Selon le modèle toyotiste, elle a explosé les équipes de travail en développant la filialisation, l’externalisation, la sous-traitance, l’intérim, le salariat détaché et les contrats précaires.

Dans la CGT, les syndicats d’entreprise ont été créés avec l’illusion que la majorité des travailleurs allait intégrer les services publics ou une grande entreprise. C’est tout l’inverse qui s’est produit ! Les syndicats d’entreprise ne sont donc pas en capacité d’intégrer les jeunes travailleurs à la CGT. La CGT est une véritable passoire où ce salariat adhère et s’en va sans pouvoir s’impliquer dans la vie de l’organisation. Et les cas ne sont pas rares où ce salariat n’arrive même pas à se syndiquer à la CGT ! Le rapport d’activité (page 12) n’hésite pas à détailler cette réalité. Sur les 2 778 adhésions individuelles réalisées sur le site confédéral, seuls 400 de ces nouveaux adhérents ont pu trouver un syndicat d’accueil ! Comment expliquer une telle situation alors que le 49ème congrès avait décidé que chaque syndicat devait tenir un congrès ou une assemblée générale afin de définir son champ de syndicalisation (resté limité à une entreprise ou élargir les adhésions au-delà de l’entreprise) avant décembre 2011 ! Très peu de syndicats ont appliqué les décisions de congrès. La raison est évidente : la grande majorité des 24 000 syndicats de la CGT (pages 13 : « 50% des bases ont moins de 10 syndiqués ») n’ont même plus les forces ou le savoir-faire pour convoquer une assemblée générale. La plupart n’ont plus aucune activité collective et se limitent à envoyer des élus aux réunions DP et CE, sans les mandats du peu d’adhérents qui restent.

Tout le monde le sait, mais c’est encore la même politique de l’autruche. Car les UD et les Fédérations avaient également la responsabilité d’aider à l’organisation de ces congrès et assemblées générales. Quelles sont celles qui ont réellement appliqué le mandat ? Les constats faits aux 48ème et 49ème congrès confédéraux étaient primordiaux. Quand donc les points d’étape ont été sérieusement faits et débattus par les deux organismes directeurs principaux de la CGT que sont la direction confédérale (la CE) et le CCN ? Quand donc la sonnette d’alarme a été tirée et l’implication de tous ces dirigeants exigée pour l’application des importantes résolutions sur les syndicats votées au 49ème congrès ? Voilà le principal bilan de la direction confédérale sortante ainsi que celui de nombreuses directions de fédérations et d’UD. Pourtant, dans les Fédérations du Commerce-Services et de la Construction-Bois-Ameublement, les expériences de syndicats professionnels et de site ont été couronnées de succès.

Ailleurs, on se retrouve donc dans la situation de 2009 avec une CGT passoire, avec 80 000 adhérents de la CGT qui n’ont pas de syndicats, c’est à dire ne sont pas syndiqués ! On nage en plein délire et cela ne choque personne au quotidien et on continue de nous parler de syndicalisation, de qualité de vie syndicale, de la perspective du million de syndiqués, etc. On marche sur la tête. Et c’est cette mascarade que nous propose le document d’orientation.

Le 50ème congrès : reconstruire la CGT par le bas

Alors oui on pourrait se limiter à dénoncer l’orientation politique de la CGT ou attaquer violemment la « bureaucratie ». On pourrait se faire plaisir comme malheureusement beaucoup de camarades « oppositionnels » le font. Mais la situation nous apparaît trop grave pour perdre notre temps. Car tous ces discours radicaux n’ont aucun sens tant que la CGT ne retrouvera pas un fonctionnement démocratique et fédéraliste, c’est à dire si ces débats sont réellement portés par les syndiqués et non pas par une poignée de dirigeants. Cette « qualité de vie syndicale » n’est possible que si elle repose sur des syndicats qui fonctionnent. C’est à dire des syndicats qui ont assez de militants formés pour animer de vrais bureaux, de vraies commissions exécutives, de s’investir dans leur UL-UD et dans l’activité de leur fédération, mais aussi de débattre de stratégie et donc de définir un projet de société.

Nous le disons clairement : 6 délégués et 4 adhérents dans une entreprise, ça ne s’appelle pas un syndicat mais une amicale ! De quelles forces dispose-t-on dans cette situation ? La politique se limite à parler des problèmes de la boite et de temps à autre, de citer Che Guevara, Melenchon ou Besancenot pour se faire plaisir. Mais personne n’est dupe, on se limite en fait à résister à son patron sans vraiment remettre en cause la gestion patronale, ni dans l’entreprise, ni au niveau de la société capitaliste. Cette capacité à combattre le capitalisme, à définir une stratégie à partir d’un projet de société, on ne l’obtient qu’avec un puissant syndicat réellement intégré à ses UL-UD et à sa fédération. C’est-à-dire un syndicat en situation de mener véritablement une politique offensive. Cette contradiction est flagrante dans le travail réalisé par des syndicats, des UL, des UD et des fédérations sur la question industrielle. Ce travail riche et important a mis en lumière le manque de coordination entre toutes ces structures, la réelle difficulté à y impliquer les syndiqués. Or les propositions avancées ne passeront pas le cap du papier si elles ne rencontrent pas les outils syndicaux adaptés pour passer à l’offensive comme nous y invitent ces mêmes propositions. Elles ne pourront pas modifier le réel. C’est l’outil qui manque à l’esprit de la démarche engagée contre la désindustrialisation.

Depuis les années 1920 nous sommes pollués par l’idéalisme, c’est-à-dire par la croyance que la politique se mène principalement au niveau des idées : c’est à celui qui saura le mieux manier les mots, les concepts, les brillantes analyses, etc. Comme les fondateurs de la CGT, nous pensons tout l’inverse. Nous sommes des matérialistes et nous estimons donc que les idées sont le produit des conditions matérielles. Une organisation qui dysfonctionne ne peut produire que des réflexions qui manquent d’impact social réel, c’est-à-dire qui ne modifient pas réellement le rapport des forces. Quand des idées justes s’emparent des travailleurs, que ceux-ci se les approprient alors ces idées deviennent des forces matérielles, des forces réelles qui changent la société et donc les conditions de vie des travailleurs.

Le problème fondamental de la CGT ne réside pas dans ses idées (ses revendications, ses arguments, etc.). Il réside dans le fait que la désorganisation, la faiblesse des structures syndicales et leur décalage face à la réalité du prolétariat (constats faits lors du 49ème congrès) font que ces idées ne peuvent se transformer en force matérielle agissante sur la réalité sociale vécue par les travailleurs. Nous n’avons pas, nous n’avons plus, l’outil suffisamment efficace pour cela. C’est ce qui explique la pauvreté des débats dans notre confédération. Cela devrait tracer la feuille de route de toute direction syndicale dans la CGT : du syndicat, de l’UL, de l’UD, de la fédération, de la confédération.

Ceci est vrai pour la stratégie, la réflexion, l’organisation et la vie démocratique de la confédération. La maison confédérale ne repose pas sur la personnalité de quelques grands dirigeants, comme les médias bourgeois tentent de nous le faire croire. La maison confédérale repose sur ses fondations : les syndicats confédérés. Si les syndicats sont fragiles et instables, comme c’est actuellement le cas, les fondations s’affaissent. Elles emportent avec elles les piliers (les UL, UD et fédérations) et la maison confédérale. C’est cette situation matérielle que nous constatons dans notre action quotidienne. Très peu de structures fonctionnent convenablement, à tous les niveaux.

La priorité est à l’application des décisions prises au 48ème congrès (renforcer les UL) et surtout du 49ème congrès (concernant les syndicats). Nous devons stabiliser et renforcer nos fondations. C’est cela « reconstruire la CGT par le bas ». C’est cela qui lui garantira de garder son caractère de classe. La richesse et la tradition militantes dans la CGT sont des atouts d’une grande valeur pour y arriver. Nous appelons tous les militants de la CGT à se poser, à réfléchir sans faux fuyant à l’état réel du prolétariat, à l’état réel des outils syndicaux où ils militent, à débattre collectivement maintenant, sans tarder, à cela. Car là résident selon nous les coordonnées principales de l’issue de la lutte des classes. Si ce travail collectif de réflexion et d’action pour « reconstruire notre CGT par le bas » est vraiment engagé, alors oui, la peur va changer de camp !

Nous appelons donc tous les militants de la CGT à faire respecter les décisions de congrès, c’est-à-dire à convoquer des assemblées générales ou des congrès de réorganisation de leur syndicat. L’urgence est à sortir du syndicalisme d’entreprise, de s’ouvrir sur le reste de la classe, c’est-à-dire à reconfédérer son syndicat dans la CGT. Que ce 50ème congrès soit le moment de dire « stop ! Maintenant sortons de l’impasse ».

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Re: Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Messagede mimosa rouge » 12 Fév 2013, 18:49

je me vois mal maintenant aller dire aux autres qu'ils se, et nous, racontent des histoires.

a tu un peu plus de "matière" ou des pistes pour comprendre ce que tu entend par "racontent des histoires" ?
t'inquiete pas c'est pas pour te tomber dessus et rendre la discussion impossible mais ça serait interressant de comprendre . Moi je t'avoue que étant aussi de la construction CGT j'ai pas entendus de choses qui soit en dehors de la réalité ... mais peut être voulais tu parler de choses qui n'aurait pas été dites ?
Peut être était tu partis mais le copains a par exemple a était très clair sur le fait que le syndicat n'était pas révolutionnaire par exemple.
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Re: Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Messagede ARTHUR » 12 Fév 2013, 22:30

Mon propos n'était pas de "polémiquer" (même respectueusement).
Si j'avais souhaité le faire, il eut été plus judicieux de l'engager lors de ce meeting.
Ce que font les camarades de Toulouse est respectable et doit être considéré comme tel, mais bien que faisant référence à la même histoire syndicale, je crois que nos pratiques d'action directe (démocratie directe, mandats représentatifs, etc...) sont différentes. Ceci est dû sûrement aussi à l'environnement que vous avez choisi, qui peut pousser à une "culture du résultat" que j'ai parfois senti dans les propos tenus à la tribune.
Je demeure persuadé que nous nous enrichissons mutuellement dans l'analyse de nos difficultés et des moyens que nous utilisons pour les surmonter, que le progrès de nos organisations vient par la pratique et l'expérimentation. Ce qui entend un nombre d'échecs malheureusement conséquents et très absents du discours un peu trop lénifiant qui nous était tenu.

Le SUB RP tentera, si on lui en donne l'occasion, lors de la Foire à l'Autogestion, d'analyser l'échec momentané (nous l'espérons) de sa coopérative de production ("La Belle Equipe"), qui malgré sa constitution de militants échoua dans la sauvegarde de ses principes syndicalistes (égalité des salaires, esprit de coopération, amplitude de travail, formation, etc...), car nous pensons que cette confrontation au réel (même difficile) renforce nos capacités à comprendre contre quoi nous luttons, et qui souvent peut être ancré au coeur même de pratiques syndicales.
Le fait d'assumer une position de minorité agissante, de refuser la "politique du chiffre", permet sûrement un champ d'expérimentation plus exigeant. De plus jeunes camarades trouveront j'espère le terrain d'une confrontation fraternelle, ce que personnellement, je ne me sens plus le droit ni le courage d'engager.

fraternelles Salutations Syndicalistes.
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Journées internationales de formation 2013 (camp d'été CSR)

Messagede Pti'Mat » 10 Mar 2013, 19:48

Journées internationales de formations et de débats organisées par des syndicalistes révolutionnaires de France (CSR) et du Royaume-unis les 15, 16 et 17 juillet 2013.

Notre courant conçoit l’activité révolutionnaire comme une pratique quotidienne de construction de la perspective socialiste. C’est dans cet esprit que nous organisons annuellement un camp d’été ouvert aux sympathisant-e-s.
Des militant-e-s de différents pays sont invité-e-s, donnant son caractère international à ces journées.
En effet, nos réflexions et débats doivent sortir du cadre national de chacun-e pour envisager la stratégie révolutionnaire à un niveau international.
L’objectif : débattre, collectiviser, diffuser nos expériences de luttes et nos réflexions stratégiques, se former. Par la gestion collective, l’entraide mais aussi les loisirs et la sociabilité : donner vie à nos valeurs de classe.
Ce camp SR c’est aussi un moment pour nous détendre, sortir de l’activisme et se regonfler en vue des combats de classe à mener de plus en plus révolutionnaires à mesure que les capitalistes nous font subir la crise de leurs profits ! Plus que jamais nous devons resserrer les liens fraternels pour pouvoir se serrer les coudes dans les mois et les années à venir.

LES THÈMES DES JOURNÉES DE FORMATION

► 15 juillet : Le salaire socialisé et notre projet socialiste : faire le point sur les revendications actuelles du mouvement syndical, les travaux en cours qui existent sur cette question et confronter nos perspectives communistes d’abolition du salariat face à ces expériences anticapitalistes réelles.

► 16 juillet : Réunions des participants par branches professionnelles : Infos, campagnes syndicales en cours et à venir, mise en place du syndicalisme d’industrie et coordinations des militants par delà les frontières nationales ou organisationnelles. Pour reconstruire le syndicalisme par une de ses pratiques de classe : le syndicalisme d’industrie.

► 17 juillet : Etude de la situation révolutionnaire d’un pays si une délégation de ce pays peut venir. Si ce n’est pas possible, le thème sera :
Comment créer et organiser une section syndicale : la loi de 2008 a complètement chamboulé les règles. Nous constatons très souvent les carences du mouvement syndical qui perd progressivement ses savoirs faire et nous contraint chaque jour à perdre du temps à réinventer les bases. La priorité des syndicalistes révolutionnaires aujourd’hui c’est de travailler à la syndicalisation. Faisons le point sur les méthodes et tirons un bilan des implications réelles de cette loi issue de négociations avec la CGT !

Pour plus d'informations, contacter le secrétariat des CSR.
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Re: Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Messagede Pti'Mat » 05 Juin 2013, 16:00

Questions de logique

► Qu’est-ce qui a fait l’intérêt des Services Publics ?
Une nationalisation dirigée par des technocrates ou… le contrôle ouvrier imposé par des syndicats puissants ?!

► Qu’est-ce qui a fait la force de la Sécurité Sociale en France ?
Sa Tutelle « publique » ou… le salaire socialisé défendu par des confédérations syndicales de classe ?!

► Qu’est-ce qui a fait l’unité des travailleurs-euses ?
Des partis de gauche qui nous divisent pour des questions d’interprétation ou… les syndicats dont l’adhésion est l’intérêt commun de se défendre et de défendre ses collègues ?!

► Qu’est-ce qui a fait la force de la sociabilité des prolétaires entre eux ?
Des associations financées par les collectivités territoriales ou… l’investissement des militant-e-s syndicalistes dans des organisations ouvrières d’entraide ?!

► Qu’est-ce qui a fait la force du peuple travailleur ?
Des partis gérant une multitude d’institutions bourgeoises ou… des confédérations syndicales autrefois organisées à partir des syndicats d’industrie et des Unions Locales ?!

► Qui a permis les grandes victoires et obtenu les acquis sociaux des travailleurs-euses dans notre société ?
Des campagnes électorales ou… les luttes interprofessionnelles lancées par les organisations syndicales ?!

Les plus nombreux c’est nous !

Alors qu’au quotidien, nous nous efforçons d’agir, de nous défendre, de défendre les droits et les intérêts de tou-te-s les travailleurs-euses quelques soient leurs idées, leurs croyances, leurs origines, leurs orientations sexuelles… nous, syndicalistes, nous refusons de croire qu’être acteurs de la société c’est simplement mettre un bulletin de vote dans l’urne tous les 5 ans. L’énergie et la vitalité de la société c’est nous qui la créons, par notre travail, notre implication, notre activité associative d’entraide.

Cette société « démocratique » est aux mains des partis politiques, dont les deux dominants en France sont l’UMP et le PS. L’UMP représente 300.000 adhérents, le PS en représente 180.000… A côté de ça, la confédération syndicale CGT représente à elle seule 700.000 personnes, soit largement plus que les deux partis dominants réunis. L’addition des 5 confédérations syndicales de classe CGT, FO, FSU, SUD, CNT, avec leurs organismes de sociabilité, d’entraide, de culture et de loisirs représente près de 1.700.000 personnes, alors que l’addition de tous les partis politiques réunis ne dépasse pas les 1 million d’adhérents et de militants… Ce sont pourtant ces partis qui, majoritaires au gouvernement, régissent les lois, contrôlent les institutions et nous mènent droit dans le mur. Ils sont dits « représentatifs », décisionnaires en politique, influencent l’économie, nous maintiennent dans cette crise qui n’est pas la nôtre, sont responsables du chaos dans les consciences, font empirer notre situation… et pourtant ils sont minoritaires !

Notre constat est donc le suivant : le syndicalisme de lutte est ce qu’il y a de plus majoritaire et représentatif dans l’investissement associatif social en France, mais ce constat est également vérifiable et applicable dans les autres pays. Si tout ce qui existe dans la société est le produit du travail des hommes et des femmes (production et services), alors la gestion de la société devrait revenir logiquement aux syndicats, organisations naturelles des travailleurs-euses.

Réformismes, avant-gardes, politiciens... nous ont mené dans l’impasse.
L’émancipation des travailleurs sera l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes !

« Le syndicat, aujourd’hui groupement de résistance, sera, dans l’avenir, le groupe de production et de répartition, base de réorganisation sociale. » (Charte d’Amiens, 1906).
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Re: Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Messagede Kzimir » 05 Juin 2013, 16:42

En général j'aime bien ce qu'écrivent les CSR, mais là c'est plutôt simpliste. Déjà le côté à double choix parfois biaisé : Par exemple les acquis sociaux n'ont pas toujours été obtenus dans des luttes lancées par les syndicats, cf. 68 et les accords de Grenelle. Par exemple "la force du peuple travailleur" c'est plus un slogan qu'autre chose. De plus les syndicats aujourd'hui ne sont pas vraiment un outil d'unification des travailleurs, ils devraient, mais ce n'est pas la réalité du syndicalisme aujourd'hui.
Et sur la fin du tract le truc de faire le poids d'une structure à son nombre d'adhérents c'est fortement biaisé : A la limite encore plus de personne paient un denier à l'Eglise catholique, ça n'en fait pas un organisme qui devrait contrôler les institutions. La force des partis et des organisations politiques ne dépend pas de leur nombre d'adhérents.
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Re: Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Messagede Pti'Mat » 06 Juin 2013, 13:28

C'est simpliste parce que c'est un tract A5.
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Re: Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Messagede Pti'Mat » 09 Juin 2013, 12:22

Comment vaincre le fascisme ?

Le jeudi 6 juin, un militant syndicaliste, investi dans la lutte antifasciste, est mort suite à l'agression ultra violente d'un groupe de fascistes, les JNR.
Avant même le décès de notre camarade, certains politiciens et médias s'exprimaient en faveur de la dissolution de toutes les "organisations extrémistes".
Cet amalgame est d'autant plus inadmissible que ce discours avait pour cible l'Action Antifasciste, organisation dans laquelle militait Clément MERIC. Cette manoeuvre consistait donc à faire d'une victime de la violence fasciste, un responsable de cette même violence.

Antifascisme de terrain ou de salon ?

Comment expliquer un tel délire? Faut-il y voir la mauvaise conscience de beaux-parleurs, déstabilisés par leur propre passivité face au développement de l'extrême droite en France et ailleurs?
Ce délire verbal peut-il se comprendre par l'absence de culture politique de ceux qui la propagent ?
Car comment ignorer que le fascisme a été vaincu par la violence physique. Cela a été vrai en France en 1925, en 1944 mais aussi en 1961-62 face au développement de l'OAS.
On propose aux antifascistes de baisser les mains pour laisser agir l'Etat républicain.
C'est oublier que c'est ce même Etat républicain qui s'est agenouillé face à la Révolution Nationale de Pétain en 1940.
Ce ne sont ni les partis républicains ni les médias institutionnels qui ont impulsé la lutte antifasciste dans la Résistance. L'impulsion est venue de groupes d'individus qualifiés alors « d'extrémistes ».

C'est aussi oublier que les organisations fascistes revendiquent depuis toujours la violence physique comme un axe central de leur intervention politique.
Alors comment ne pas comprendre que la lutte antifasciste s'inscrit forcement, tôt ou tard, sur le terrain de la confrontation physique ?
Ceux qui ne veulent pas comprendre cet élément objectif démontrent leur absence de réflexion et d'implication dans l'antifascisme concret, loin des débats de salon.
Depuis des mois, les agressions se multiplient que cela soit contre des homosexuels, des travailleurs immigrés, des militants mais aussi contre des locaux syndicaux.
Quelle a été la réaction de l'Etat républicain qui est supposé faire respecter les libertés démocratiques ?
L'appartenance politique de ces agresseurs est connue; ce sont des organisations qui se revendiquent ouvertement des régimes fascistes et pétainistes; ces régimes qui ont envoyé des enfants dans les camps de la mort.

Alors que faut-il de plus pour les interdire?
La passivité de l'Etat républicain nous démontre à nouveau que les organisations ouvrières doivent agir directement et sur le terrain. Notre courant syndical, présent depuis toujours dans les luttes contre l'extrême droite (affaire Dreyfus, 1924-1925, 1934-1936, 1940-1945), continuera à agir malgré les menaces de dissolution proférées par certains courants politiques.
Nous appelons les travailleurs à rejoindre les organisations syndicales afin de combattre le développement de l'extrême droite dans les entreprises et dans les quartiers. Les avancées de nos ennemis s’expliquent par nos reculs. Alors réinvestissons en masse la lutte sociale.

Le combat syndical et antifasciste de Clément continuera et triomphera !
"Il n'y a pas un domaine de l'activité humaine où la classe ouvrière ne se suffise pas"
Le pouvoir au syndicat, le contrôle aux travailleurs-euses !

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Re: Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Messagede Pti'Mat » 04 Aoû 2013, 18:07

Syndicaliste ! N°43 - Juillet 2013

Au sommaire:


ÉDITORIAL

REVENDICATIF
• Sécu et complémentaire santé
• Luttes sur l'emploi
• L'association Réseau Salariat

VIE SYNDICALE
• 50e congrès de la CGT
• Congrès de l’UD-CGT des Vosges
• Réponse de SUD SOLIDAIRES
• CCN de la CGT de mai 2013

INTERNATIONAL
• Tunisie
• Uruguay


http://syndicaliste.phpnet.org/spip.php?article523

Reprendre confiance dans nos outils révolutionnaires.


L’Accord National Interprofessionnel du 11 janvier 2013, signé par les patrons et les confédérations CFDT, CFTC et CGC, puis transformé en loi, constitue une défaite du prolétariat et des confédérations non signataires.

Ses effets vont vite se faire sentir dans le secteur privé ; son objectif visant, par des moyens directs ou indirects, à une nouvelle baisse de la part des salaires dans les richesses créées par le prolétariat. À moyen terme il s’agit de briser ce qui reste des droits collectifs et du principe de faveur.

Cette défaite historique, et qui plus est sans que nos organisations n’aient réellement lutté, est de très mauvais augure pour la prochaine contre-réforme sur les retraites. Comment on est-on arrivé là ?

Rien ne sert de se lamenter sur un président de la République qui aurait trahi « les espoirs du peuple de gauche » du 6 mai 2012. François Hollande et sa majorité font leur boulot, et le font plutôt bien : la défense des intérêts fondamentaux de la bourgeoisie.

Les faits, qui dans une situation économique de crise historique pour le capital pouvaient laisser penser qu’il n’existait aucune autre alternative que l’affrontement radical avec les capitalistes, ont rapidement été oubliés.

La direction de la CGT, par son appel à voter « Contre Sarkozy » est directement responsable de cette "déception" ou de cette "rage" contre des "espoirs trahis" aussi minces furent-ils.

Comment s’étonner alors d’une démobilisation de la classe ouvrière face à l’ANI ? Les lettres ouvertes du nouveau secrétaire général n’en sont alors que plus dérisoires. Nous ne sommes pas surpris de ce manque évident de confiance de la bureaucratie confédérale de la CGT dans l’outil de classe du prolétariat qu’est le syndicalisme confédéré pour s’attaquer véritablement au capitalisme. Mais la fraction plus militante de la classe ouvrière organisée s’oriente vers la même déception et la même démoralisation si elle persiste à reporter ses espoirs en dehors du syndicalisme de classe.

La marche citoyenne du 5 mai 2013 reproduit le même schéma que celui de la direction de la CGT : le changement de politique économique et sociale, le changement de société ne pourraient provenir que d’un changement de dirigeants politiques.

Et ce n’est pas l’appel à une 6ème République, après la convocation d’une Assemblée Constituante qui y changera grand chose. L’avènement de la 4ème République en 1945 s’est fait dans un rapport de forces bien plus favorable pour notre classe. Mais sans s’attaquer à la propriété capitaliste, sans gestion syndicale des moyens de production, sans affrontement contre l’Etat bourgeois avec l’objectif de le détruire, c’est bien le retour d’un patronat de combat auquel on assista, même après ses cinq années de franche collaboration avec le nazisme.

Comment en sommes nous arrivés là, disions nous ? L’ANI transposé en loi, sans réaction, est le symptôme de la décomposition du syndicalisme de classe. Les équipes syndicales qui défendent un syndicalisme anticapitaliste, de masse, démocratique, doivent regarder en face lucidement leurs propres responsabilités. Les CSR mènent ce travail dans lequel ils s’incluent pleinement. Nous répétons inlassablement notre constat. La préparation de l’offensive du prolétariat pour balayer le capitalisme, pour porter une issue socialiste à cette société décomposée et déprimante, se prépare à partir d’une analyse des fondements de nos faiblesses.

Reconstruire nos outils que sont les unions locales et les syndicats d’industrie pour combattre le corporatisme. Nous unir par des actes concrets à partir des organisations dans lesquelles nous militons pour préparer la réunification du syndicalisme du combat anticapitaliste.

Sortir des perspectives strictement nationales en portant nos efforts dans la construction d’une stratégie internationale. Cela ne sera possible que si dans chaque confédération des tendances syndicales de classe construites sur ces simples bases apparaissent rapidement, et cela au-delà des frontières.

Alors les débats sur les programmes et les revendications pourront sortir de leurs bulles actuelles et atteindre des fractions de plus en plus larges du prolétariat.

Car la confiance dans nos outils révolutionnaires que sont nos organisations syndicales aura été reconstruite d’en bas.
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Re: Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Messagede Pti'Mat » 30 Avr 2014, 11:44

Les CSR seront présents aux 3 évènements suivants: Salon du livre libertaire à Paris, Foire à l'Autogestion à Toulouse et Foire à l'Autogestion à Paris/Montreuil. Viens nous rencontrer !


Salon du livre libertaire
http://syndicaliste.phpnet.org/spip.php?article532



Foire à l'Autogestion de Toulouse
pdf et programme sur notre site: http://syndicaliste.phpnet.org/spip.php?article535



Foire à l'Autogestion Paris/Montreuil
http://syndicaliste.phpnet.org/spip.php?article536
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Re: Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Messagede Pti'Mat » 20 Juil 2014, 10:02

Syndicaliste N°45

Les élections n’amèneront pas le changement... mais peut-être le fascisme. Le changement, c’est en se syndiquant !

Alors qu’au quotidien, nous nous efforçons d’agir, de nous défendre, de défendre les droits et les intérêts des collègues, de tou-te-s les travailleurs-euses quelles que soient leurs idées, leurs croyances, leurs origines, leurs orientations sexuelles… nous, syndicalistes, nous refusons de croire qu’être acteurs de la société c’est simplement mettre un bulletin de vote dans l’urne lorsque des élections se présentent. L’énergie et la vitalité de la société c’est nous qui les créons, par notre travail, notre implication, notre activité associative et militante. Il existe plusieurs formes de démocraties (monarchie parlementaire, démocratie parlementaire, démocratie participative, bicamérisme,...) et aucune n’a jusqu’à présent rempli son rôle de « pouvoir pour le peuple, par le peuple », à part l’idée lointaine d’une démocratie directe. Toutes les formes de démocratie à notre époque moderne ont contribué à asseoir le pouvoir absolu de la bourgeoisie sur la société. Pourtant, la bourgeoisie n’a pas d’idée sociale, on le constate tous les jours. Le caractère social des actes n’apparaît plus depuis bien trop longtemps, il n’y a plus de cité humaine et, aucun principe, aucune valeur, aucun idéal ne vient plus tirer les individus hors du cercle étroit et de la vision égoïste qu’est le vote. Le système bourgeois ne crée pas, ne transforme pas... il ne fait que conserver. Il est donc l’exact contraire de notre culture du travail et de notre esprit de producteur. Le pouvoir politique en démocratie est conquis au terme de joutes verbales et d’idées. Celui qui est issu des grandes écoles, qui manie l’art de la promesse bien ficelée, qui a une « bonne tête », du charisme et de l’influence, est celui qui est le plus apte à l’emporter sur ses rivaux. Ainsi, la démocratie actuelle est le système des démagogues et des charlatans, mais surtout des réseaux d’influence. Les résultats des élections municipales de 2014 démontrent à nouveau ce qui nous apparaît comme une évidence depuis plus d’un siècle, à savoir que le système démocratique parlementaire actuel, avec son seul choix de « l’alternance », est un système médiocre, faible et stérile. La représentation démocratique est basée sur des idéologies et des philosophies véhiculées par des organisations politiques. Nos vies sont donc dictées par l’idéalisme, immergées dans les idées et leurs interprétations. Ce qu’endurent les travailleurs-euses et chômeurs-euses, prolétaires au quotidien est pourtant bien réel, avec l’accumulation des difficultés, des angoisses, des questionnements. Et cette dure réalité s’exprime une nouvelle fois, à juste titre, par une abstention massive (près de la moitié de la population votante) qui signe la faillite de ce système dit démocratique et représentatif du peuple.

Les élections municipales de 2014 marquent l’implantation bien réelle de l’extrême-droite dans le paysage politique. Il y a pourtant eu déjà des exemples dans l’histoire : le fascisme mussolinien arrive au pouvoir en Italie démocratiquement par les législatives de 1924 (grâce à une alliance allant jusqu’au centre droit) ; le nazisme allemand est porté au pouvoir par les élections démocratiques et l’accession d’Hitler à la Chancellerie en 1930. Malgré cela, il semblerait que l’extrême droite européenne, aujourd’hui, se refasse une santé... grâce encore aux élections et à leur médiatisation. Cette implantation de l’extrême-droite montre également que le mouvement antifasciste (avec ses stratégies actuelles), radical comme modéré, qu’il soit lié aux organisations et mouvements politiques de gauche et d’extrême-gauche, ou à de petites organisations autonomes d’inspiration libertaire et révolutionnaire, est à la traine, n’a aucune réponse adéquate face au phénomène, et n’a dorénavant aucune chance de faire le poids. Tout comme la gauche est en perte de vitesse et l’extrême-gauche en chute libre.

Il est donc temps de faire table rase en matière d’organisation et de revenir aux fondamentaux. Il y a près d’un siècle, la conception de s’organiser en parti politique se substitua à celle de s’organiser syndicalement. Les idées se substituèrent aux pratiques ; les interprétations se substituèrent à la réalité ; les divisions se subtituèrent à l’unité. Et pourtant le mouvement syndical, unifiant avec peine les divers courants d’idées des travailleurs-euses, a gagné quelques victoires : 1920, journée des 8h ; 1936, congés payés et conventions collectives ; 1945, sécurité sociale. Dorénavant, le changement c’est en se syndiquant ! Réinvestissons massivement nos syndicats et passons à l’offensive !

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Re: Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Messagede berneri » 19 Déc 2014, 14:42

Le CSR reste silencieux face à la crise à la CGT?

pourquoi?
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Re: Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Messagede SchwàrzLucks » 20 Déc 2014, 01:24

Parce qu'on fait primer le débat interne sur la précipitation.
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