Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Re: Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Messagede mimosa rouge » 27 Déc 2014, 13:43

Remettons la citation dans son paragraphe :
comment est-on tombé aussi bas ? Tout simplement parce que nous avons abandonné cette culture du travail qui était le ciment idéologique de la Confédération Générale du Travail depuis ses origines. La CGT représentait le monde du travail face aux parasites. Elle collectivisait les connaissances des producteurs. Ces connaissances devaient permettre de transformer les rapports de production, c’est-à-dire de permettre aux travailleurs de gérer les usines et les services. Aujourd’hui cette dignité ouvrière est abandonnée. On préfère soutenir la campagne électorale d’un énarque ou bien celle d’un vieux sénateur social-démocrate pris d’une subite hysterie gauchiste. Les militants de la CGT ne croient plus en eux-mêmes, ne croient plus en leur classe. Ils en sont réduits à aller demander à des notables de changer la société à leur place.
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Re: Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Messagede mimosa rouge » 27 Déc 2014, 17:35


Pour la collaboration de classe, je voulais dire que c'est ça qui a tué la CGT (et ça ne fait que s'empirer depuis), c'est certainement pas l'abandon de l'ouvriérisme (qui peut d'ailleurs très bien se marier avec la collaboration de classe)


Qui a parlé "d'abandon de l'ouvrierisme" ?
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Re: Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Messagede Pti'Mat » 22 Fév 2016, 19:36

51ème Congrès confédéral CGT
Contribution de la fédération des Comités Syndicalistes Révolutionnaires


1/ Appliquer nos résolutions plutôt que se plier à la réorganisation territoriale de l’État !

La fédération des comités syndicalistes révolutionnaires (CSR) avait salué les résolutions du 49ème congrès confédéral qui concluaient à la nécessité de faire évoluer la forme d’organisation des syndicats. Ce congrès avait décidé clairement que le syndicat local de branche était une forme nécessaire au vu des évolutions du salariat. Mais depuis ce congrès le constat est très décevant : l’impulsion des fédérations, des UD et des UL dans ce sens se fait encore attendre. Or pendant ce temps-là le patronat se renforce dans le rapport de forces. Chaque jour nous perdons du terrain pour organiser de manière efficace les salariés, pour renforcer leur unité et leur solidarité. Les appels incessants des directions fédérales et départementales à « plus de vie syndicale » dans les syndicats sonnent creux. Le 50ème congrès n’a été qu’un constat d’échec sur cette question.

« Pas de syndiqués sans syndicat », voilà encore un slogan de plus qui ne trouve que très peu de traduction concrète. On accuse souvent des UL de garder des syndiqués isolés pour des raisons financières. Ce n’est pas faux, mais se pose-t-on les bonnes questions sur les réelles difficultés de moyens des UL ? Voilà une question de fond qui devrait être au cœur d’un congrès confédéral, avec des décisions claires qui seraient vraiment appliquées.
Un tournant radical doit être pris, un effort important doit être fait et qui portera ses fruits, pour tourner le dos au syndicalisme d’entreprise. Il faut engager sérieusement le débat avec les syndicats de base, avec les UL, pour transformer la CGT en un ensemble solide de syndicats de branche locaux, qui pourront alors faire vivre aussi nos UL qui sont en grande difficulté. C’est de la responsabilité de tous les militants, à tous les niveaux.

Mais il semble bien que sur la question des structures de la CGT ce 51ème congrès va se préoccuper d’autre chose : quelles évolutions des UD et des comités régionaux avec les évolutions de l’organisation politique, conséquences de l’acte III de la décentralisation ? La fusion des régions, la création d’énormes agglomérations et de métropoles où le pouvoir politique se concentre, voilà les questions qui semblent être au centre du débat ! Ce n’est pas par le haut que la CGT doit faire évoluer ses structures, mais à partir de la base. Ce qui est encore à l’ordre du jour c’est l’application des décisions du 49ème congrès.

Se focaliser sur les structures de l’Etat et de ses dérivés (départements, métropoles, agglomérations, régions, etc.) traduit selon nous la dérive de l’institutionnalisation de la CGT. Comment allons-nous faire pour être présents dans toutes ces instances de collaboration de classes où on laisse des strapontins aux organisations syndicales ? Ne laisser aucune chaise vide ! Cela nous semble contradictoire avec les déclarations de notre secrétaire général qui appelait à moins de réunions et à plus de présence sur le terrain.

2/ Revendications confédérales et démocratie syndicale

Ces deux points sont intimement liés. « Syndiqué acteur et décideur », « Charte de la vie syndicale », « Charte des élus et mandatés », etc. Les structures les plus centrales de notre confédération (BC, CEC, CCN) devraient être celles qui donnent l’exemple.
Comment se fait-il qu’en juin 2015 ait été acceptée sans réaction la campagne pétition pour une hausse de 10 % du SMIC ? Cela revenait à demander un SMIC à 1600 € bruts … alors qu’à ce moment la revendication CGT était de 1700 €. Qui a décidé une baisse sur notre repère revendicatif ? Quelle valeur peut-on alors donner à celui-ci au sein même de notre confédération, à tous les niveaux ?
Comment se fait-il que juste après que la CEC ait élu un nouveau secrétaire général, la revendication de 32h ait été publiquement affichée et relayée en interne dans plusieurs publications ? Alors que le repère revendicatif était encore à 35 heures ? Ce ne sont pas en priorité les directions fédérales et d’UD qu’il faut convaincre de la pertinence de cette revendication des 32h, mais les syndicats sur le terrain. Quel bilan fait-on aujourd’hui de l’appropriation de cette revendication, par ailleurs très justifiée ? C’est par un travail de terrain interne de débat, qui demande du temps, que cela sera possible.
Comment se fait-il donc que la révision des repères revendicatifs ait été faite « au pas de charge » ? Ce n’est pas parce que c’est le CCN (et donc les fédérations et les UD) qui doit décider de cette révision que le temps nécessaire à un débat avec les syndicats ne doit pas être pris. C’est en s’assurant des moyens concrets de cette nécessité que l’on aura des repères revendicatifs vraiment solides, car vraiment partagés et appropriés par les syndicats.

Pour finir sur la question revendicative, nous constatons que chaque fois qu’il y a une expression sur la sécurité sociale professionnelle, celle-ci n’est défendue que de façon très timide. Chaque fois il est dit qu’elle permettrait de transférer des droits à la formation, à la couverture complémentaire santé, etc. Mais jamais cette revendication n’est défendue par ce qui constitue son cœur : le maintien du salaire entre deux emplois (et donc aussi sa progression au fur et à mesure des années d’expérience), c’est-à-dire la fin du chantage capitaliste sur les salariés. Est-ce parce que cela demanderait que l’on débatte clairement dans la CGT d’une autre société, tournant le dos au capitalisme, et des moyens nécessaires pour y arriver ?

3/ Une confédération, à quoi ça peut servir ?

Depuis le dernier congrès confédéral un constat doit être fait : les fermetures d’entreprises, avec ses milliers de suppressions d’emplois, ont amené à un niveau inconnu depuis quelques années des réactions offensives dans un combat qui peut sembler au premier abord comme défensif.

C’est la question de la recherche d’une solution, quelle qu’elle soit, qui ne laisse personne, ou le moins possible, sur le carreau. Plusieurs expériences de reprises d’entreprises sous diverses formes (SCOP, etc.) ont été menées par plusieurs syndicats CGT, avec leur UL, leur UD et leur fédération. Quelle richesse cela représente ! C’est bien la CGT qui est à la pointe de ce combat, des centaines de syndiqués impliqués dans ces luttes. Des milliers de salariés qui ne baissent pas la tête, qui refusent le « chèque valise » et défendent leur dignité. Des milliers de salariés qui se posent la même question : comment briser cette main de fer des actionnaires ? Et cela avec toute la lucidité nécessaire sur les limites d’une issue positive trouvée, sans aucune illusion sur ceux qui accourent (élus, préfets, etc.) quand ces milliers de salariés, aidés par la population alentour, ont réussi à imposer un tel rapport de force que les machines continueront à tourner.

Pourquoi, alors que ces expériences locales s’accumulent dans différents secteurs, aucun grand débat interne n’est-il organisé sur ce sujet ? Pourquoi ne réussit-on pas à mettre ensemble nos échecs, nos réussites, sur toutes ces luttes, sur un sujet très concret ? Ce débat est absolument nécessaire, il donnerait une perspective offensive à tous les syndicats.
Très souvent arrive de la confédération, sous forme de tract, la demande « d’un grand débat national » sur tel ou tel sujet. Alors qu’est-ce que l’on attend pour l’organiser ce grand débat dans la CGT, par la CGT vers la population, sur : comment lutter contre les licenciements ? quelles solutions ? quelles leçons tirons-nous des divers échecs et réussites ? quelles sont les limites ? quelles perspectives ?
Quelles positions de la CGT face au mouvement des coopératives ? qu’est-ce que l’on en pense ? que construit-on ?
Voilà autant de questions bien ancrées dans le réel, parce que ce sont des dizaines de milliers de salariés et de syndiqués CGT qui se les posent, aujourd’hui même.

4/ Stratégie confédérale des luttes

Les années passent et se ressemblent : une moyenne de deux à trois appels à « une journée nationale d’action » provenant du CCN. Lorsque des centaines de milliers de salariés étaient en lutte contre la réforme des retraites, des millions de manifestants, de nombreuses grèves, aucun appel national à reconduire n’est venu. Maintenant que la défaite se traduit par un recul dans le rapport de forces, recul que nous constatons tous, il faudrait multiplier les journées d’action à chaque « mauvais coup » provenant d’un gouvernement aux ordres du patronat, sans autre perspective que de manifester, jusqu’à la prochaine…
La journée du 9 avril 2015 a eu un effet bénéfique pour la CGT après une crise de sommet, avec la manifestation à Paris. Mais déjà là, après une décision unanime, très vite, une fois revenu dans son organisation, on n’était plus tout à fait aussi d’accord… Et cette journée déboucha ensuite sur une pétition ! Et encore une fois sur une nouvelle journée le 8 octobre 2015 (auxquelles il faut ajouter la même chose pour des fédérations) qui, sans nous étonner, a été un échec.

A chaque CCN, plutôt qu’une réflexion sereine sur cette stratégie confédérale des luttes par appels réguliers à des « journées nationales d’action », on a droit à des surenchères. Si celles et ceux qui représentent leur organisation au CCN (les secrétaires généraux d’UD et de fédérations) étaient véritablement mandatés par les syndicats qu’ils sont censés représenter, prenaient la peine d’organiser une vraie consultation interne, un vrai débat, qui aurait tout son sens, nous pourrions avancer. Est-il inutile de se poser une telle question ? Ou alors est-ce que l’on continue à multiplier les appels à des « journées nationales d’échecs » ? A la place nous avons le droit à des tempêtes dans des verres d’eau pour savoir si oui ou non la CGT va aller à une nouvelle conférence sociale, ou alors y aller mais en partant avant la fin, etc. Qui se pose la question de savoir ce qu’en pensent les syndiqués, les syndicats, les UL, et les salariés ?

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Re: Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Messagede Pti'Mat » 24 Mai 2016, 19:39

Camping Syndical Internationaliste 2016
Actualité Mouvement contre la Loi Travail / 110 ans de la Charte d’Amiens

Luttes et fêtes, sociabilités et formations, détentes et réflexions, débats et pratiques, rencontres et actions... voilà pour cet été le cocktail vitaminé que les Comités Syndicalistes Révolutionnaires préparent au travers du Camping Syndical Internationaliste.
Pour plus d’infos, contacter la Fédération des CSR : syndicalistes@gmail.com
ou bien le Comité local organisateur : csr.31@laposte.net

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Re: Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Messagede Pti'Mat » 09 Fév 2017, 19:06

Communiqué CSR sur les résultats élections TPE 2017

Derrière les échecs électoraux, la crise du syndicalisme de classe

Les résultats des élections professionnelles dans les Très Petites Entreprises sont très inquiétants. On peut se féliciter de la dégringolade de la CFDT (baisse de 3,77 points avec 15,49% des voix). Mais il faut alors préciser que la chute des organisations se revendiquant du syndicalisme de classe est encore plus accentuée : la CGT perd 4,42 points avec 25,12% des voix. FO chute de 2,24 points avec 13,01% des voix. Et Solidaires perd 1,25 points avec 3,5% des voix. Ces chiffres cachent en réalité une perte pour la CGT de 40 % de ses voix de 2012 et pour Solidaires de 50 % de ses voix de 2012. La situation est encore plus grave si l’on constate que la participation passe de 10,38% en 2012 à 7,35% en 2017.
On peut renvoyer la responsabilité, à juste titre, aux électeurs qui ne se sont pas mobilisés et au gouvernement qui a fait ce qu'il pouvait pour saborder le processus électoral. Mais ce n‘est pas suffisant. Car sinon, comment expliquer que l’UNSA passe de 7,35% à 12,49%, avec un gain de 6 000 voix alors que la CGT perd plus de 54 000 voix ? La réponse est simple, l’UNSA a mené une campagne de terrain en mobilisant ses militants. Il en est de même du syndicat autonome des assistantes maternelles (SPAMAF) qui obtient 18 000 suffrages dans un champ professionnel réduit (sans les cadres).
Il apparaît donc évident que la raison principale de l’échec tient aux faiblesses à mener un syndicalisme de terrain qui soit au contact des travailleurs. C’est donc la nature même du syndicalisme de classe qui est en crise. En 2012, les salariés des TPE ayant voté CGT avaient des attentes et des espoirs qui ne se sont jamais concrétisés : peu ou pas de syndicats pouvant les intégrer à la vie syndicale de leur branche, et, plus généralement, peu ou pas de Bourses du travail / UL ouvertes en dehors du temps de travail qui auraient pu pallier l'absence de ces syndicats le temps de les constituer (comme l'indique les statuts de la CGT). Nous n'avons pas su leur apporter une solidarité réelle.


La politique de l’autruche aura-t-elle une limite ?
Grâce à son influence dans la Fonction Publique, la CGT demeure la première organisation syndicale. Mais la situation du syndicalisme de classe est belle et bien très inquiétante. Elle oblige les adhérents à mener un débat collectif dans leur syndicat.
Depuis des mois, les militants de notre tendance syndicale tentent d’impulser un débat dans la CGT. Ce ne fut pas chose facile ! Il était pourtant évident que les dernières élections pour les DP et les élus des CE avaient connu un recul du syndicalisme de classe. Les résultats globaux dans les IRP, proclamés en 2013, démontraient déjà que la CFDT avait nationalement distancié la CGT de 10 000 voix. Or les reculs récents à Air France, Orange, Airbus, dans l’énergie ne pouvaient qu’intensifier ce phénomène.
Les élections dans les TPE et dans l’aide à la personne étaient donc un enjeu central. Car la crainte était que le syndicalisme jaune devienne pour la première fois majoritaire. En 2012, la CGT avait obtenu une avance de 49 000 voix sur la CFDT dans les TPE contre 31 000 en 2016. Or, ce sont donc les travailleurs des TPE qui permettaient à la CGT de demeurer la première organisation syndicale dans les entreprises.

La bataille a-t-elle été menée ?
Pour motiver les militants, il faut tout d’abord que ceux-ci aient conscience de l’importance de la bataille. Or les responsables confédéraux ont refusé de présenter les précédents résultats électoraux et donc d’alerter. En s’enfermant dans cette politique de l’autruche, il apparaissait difficile de créer la moindre motivation. L’enjeu n’était pas identifié par la grande majorité des syndicats de la CGT, tout comme ceux de Solidaires et de FO.
Mais il ne saurait être question de renvoyer la responsabilité pleine et entière aux seuls mandatés nationaux. Car à moins de vivre depuis 6 mois sur la planète Mars, aucun militant de la CGT ne pouvait ignorer les élections dans les TPE. On peut estimer à 200 000 le nombre de délégués dont dispose la CGT. Ils ont tous un membre de leur famille ou un ami électeur pour ces élections. On peut donc s’étonner que la CGT n’ait obtenu que 81 000 voix.
Le constat est donc clair : la majorité des militants CGT ne sont pas disposés à agir en syndicaliste en dehors de leur entreprise. Cette situation est préoccupante car nous allons voir que la CGT s’est construite justement pour agir au-delà de l’entreprise, c’est-à-dire dans le cadre du syndicalisme de classe.
Pour résoudre cette crise profonde de la Confédération il est nécessaire de comprendre cette dérive : l’institutionnalisation de la CGT, identique à celle de FO et de Solidaires.

Une longue descente aux enfers
Dans les années 1950, la CGT se trouve isolée. Son relais dans les institutions républicaines, le PCF, l’est plus encore. Et pourtant, le développement économique accéléré d'alors assure aux syndiqués une hausse constante du pouvoir d’achat. Cette double situation va provoquer le renforcement du réformisme au sein de l’organisation. La perspective du Socialisme n’apparaît plus sous la forme d’une impulsion révolutionnaire, c’est-à-dire le renversement des institutions capitalistes par la grève générale révolutionnaire. Elle devra désormais se réaliser par une série de réformes au sein même de ces institutions. Le bulletin de vote remplace la Révolution.
L’adhésion de la CGT au Programme Commun de la gauche sera l’aboutissement de cette stratégie réformiste où la « nationalisation étatique» remplace la « socialisation ». La prise de contrôle des entreprises par les travailleurs et leur socialisation est renvoyée à plus tard. Sans assumer ouvertement ce revirement stratégique, la majorité confédérale choisit, en toute logique, de redéfinir ses outils de fonctionnement et de lutte. Ce sont donc les organisations de base de la Confédération, les syndicats, qui sont ciblés.
Les congrès confédéraux des années 1950 proposent ainsi d’expérimenter les syndicats d’entreprise ; un type de syndicat qui jusqu’alors était la caractéristique du syndicalisme de collaboration de classe (le syndicalisme jaune et chrétien). Les syndicats d’industrie (professionnels) CGT sont fractionnés en de nombreux syndicats d’entreprise.
Une justification est avancée à cette rupture avec toute l’histoire de la CGT : il faut coller au terrain en se centrant sur le vécu immédiat des travailleurs de gigantesques bastions industriels. L’objectif déclaré est d’atteindre les 80% de syndiqués CGT dans l’entreprise. Cet objectif ne sera jamais atteint, bien au contraire. Mais cette expérimentation sera pourtant confirmée et accentuée avec un volontarisme qui frise la schizophrénie.

Mais quelles sont les conséquences immédiates de ce revirement politique ?
En calquant l’organisation CGT sur l’entreprise capitaliste et sur les différentes administrations de l’État capitaliste, les syndiqués s’enferment dans l’espace de travail choisi par l’adversaire. L’ouvrier métallurgiste ne se perçoit plus comme un travailleur de la métallurgie mais comme le salarié de Renault ou de Peugeot. Il est atomisé dans son entreprise, séparé de sa branche professionnelle et se retrouve donc dans l’incapacité politique à préparer la socialisation de l’industrie métallurgique. Le corporatisme fait qu’il n’a plus aucune vision d’ensemble.
Le syndicaliste devient un simple négociateur qui vend sa force de travail. Il abandonne toute perspective anti-capitaliste. Il essaie de se convaincre qu’il n’a pas abandonné le « combat politique » et pour cela il adhère à un groupe affinitaire « communiste », « anarchiste », « trotskiste », « marxiste-léniniste »… mais cela ne change rien au fait qu’il ne remet plus en cause la propriété capitaliste de l’entreprise où il vend son travail.
Dans les années 1970, cette stratégie va se transformer en désastre lorsque la bourgeoisie impose son mode de gestion toyotiste. Une politique patronale qui s’impose depuis plus de 40 ans mais que certains militants viennent seulement de découvrir en le renommant « lean management ». La gestion toyotiste consiste à parcelliser la production en multipliant les collectifs autonomes de travail, en sous-traitant, en externalisant, en filialisant…

Dans cette situation, maintenir des syndicats d’entreprise relève du suicide politique. En calquant les syndicats sur les actionnaires de telle ou telle entreprise, la CGT s’orientait vers un syndicalisme d’accompagnement. Mais en maintenant le syndicat d’entreprise quand l’entreprise est régulièrement restructurée, saucissonnée en filiales, vendue à un nouveau groupe… la CGT accepte de fait cette gestion capitaliste. Une gestion pourtant destinée à affaiblir la capacité d’action collective des travailleurs.
En vingt ans, alors que la CGT passait de 2 millions d’adhérents à 700 000, elle a multiplié par deux son nombre de syndicats (sans même parler des sections syndicales sans rattachement à un syndicat). Des syndicats qui dans la moitié des cas ont moins de 10 adhérents ! Autre conséquence désastreuse, le syndicat ne s’organise plus à la Bourse du travail mais au sein de l’entreprise. Il se coupe de la profession mais aussi de l’interprofessionnel. Il fragilise les UL et les UD.
Le syndicat d’entreprise s’appuie, de fait, sur ses délégués élus dans l’entreprise et non plus sur une Commission Exécutive du Syndicat professionnel. Or la CGT repose sur le principe de « tout le pouvoir aux syndicats ». C’est le syndicat qui mandate les autres organisations (UL, UD, Fédés...). Quand on restreint le lieu de débat politique des adhérents à la seule entreprise, il devient difficile de comprendre que l’on combat une classe sociale et non pas un patron. On dérive vite, sous la pression des NAO et des réunions mensuelles d’IRP, vers une simple défense des seuls intérêts immédiats des salariés… de la boite ! Le syndicat ne combat plus le patronat de la branche, c’est-à-dire le capitalisme, il combat juste pour de meilleures conditions de travail et une meilleure répartition de la valeur ajoutée. C’est la définition même du syndicalisme jaune !

Le syndicat d’entreprise appauvrit les analyses politiques des syndiqués. Dans le cadre du fédéralisme cette pauvreté se propage dans les UL, UD, fédérations… Les adhérents hésitent à se déplacer au local du syndicat dans l'entreprise par crainte d’être repéré par l’encadrement. L’action syndicale est alors monopolisée par les délégués. On passe ainsi d’un syndicalisme d’adhérents (un syndicalisme de classe) à un syndicalisme de délégués.
La CGT était une pyramide qui reposait sur des blocs de granite, les syndicats d’industrie. Aujourd’hui la pyramide essaie de se maintenir sur des briquettes, les syndicats d’entreprise.

Stoppons les dérives : revenons aux fondamentaux de la CGT !
Lorsque la CGT se dote d’une Charte à son congrès d’Amiens en 1906, elle définit en un court texte son projet stratégique. Une stratégie d’action immédiate mais directement liée à son projet de construction du Socialisme
Et pour mener à bien cette stratégie, elle a mis en place des outils bien précis. Ces outils ont été pensés et forgés dans la durée. Car en 1906, le mouvement ouvrier dispose déjà d’une expérience de plus d’un siècle de luttes permanentes et de sociabilité de classe. Son action s’est développée en confrontation directe avec le patronat, contre l’État capitaliste mais aussi par des conflits répétés avec les partis de la bourgeoisie de gauche.
En 1913, dans son ouvrage de référence, « La Coutume ouvrière », le célèbre juriste Maxime Leroy détaille sur plus de 900 pages les expériences et les débats qui ont débouché sur la constitution des différentes organisations internes à la CGT. A sa lecture, on comprend que les syndicalistes révolutionnaires sont loin d’avoir improvisé leur stratégie d’organisation.
Si aujourd’hui nous voulons nous réapproprier nos repères de classe, nous devons comprendre la cohérence de ces outils de lutte qui ont permis toutes les grandes conquêtes sociales.

Des outils pour construire une stratégie victorieuse
Le premier outil, de base, est le « Syndicat d’Industrie ». Il regroupe tous les travailleurs d’une même profession (dans un même département ou une même ville). Un syndicat dans la métallurgie, un dans la santé, un dans les transports… Il permet de créer une section syndicale dans chaque entreprise. Mais il assure aussi l’organisation des travailleurs précaires (CDD, intérimaires, saisonniers, contrats d’insertion…), des retraités (salariés grâce aux cotisations sociales), des privés d’emploi (chômeurs) et des travailleurs en formation (apprentis, lycéens, étudiants, en formation continue). Tous dans un même syndicat de branche !
Ceux qui ne disposent pas de sections dans leur entreprise peuvent tout de même agir en soutien aux luttes de boite mais surtout dans les mobilisations professionnelles. Rien n’est donc étranger au syndicat qui mutualise toutes les spécificités (métiers, précarité, femme/homme, jeunes, retraités, handicapés, en formation…) de la profession.
Ces syndicats professionnels locaux sont structurés en « Fédérations nationales d’Industrie ». Une pour chaque branche professionnelle. Ces fédérations coordonnent les luttes en unifiant les droits des travailleurs de la branche à travers des Conventions Collectives Nationales. Elles préparent aussi la socialisation des entreprises de chaque branche en fournissant des études économiques.
La Confédération syndicale coordonne les Fédérations afin d’unifier les luttes interprofessionnelles et donc de généraliser une grève. Elle prépare la destruction de l’État capitaliste lors de la grève générale, la production des biens et des services étant confédérée.
Pour construire le Socialisme, il est évidemment indispensable de disposer d’une seule Confédération de classe. C’est ce que la Charte d’Amiens rappelle et ce qui rend actuellement indispensable la réunification des organisations se revendiquant du syndicalisme de classe (CGT, FO, Solidaires, CNT, FSU).
Les syndicats sont également organisés sur une base territoriale afin de faire vivre la solidarité de classe locale mais aussi de créer une contre-société. C’est la fonction des Bourses du Travail et des « Unions locales ». Leur objectif est de socialiser, c'est-à-dire d’intégrer un maximum de travailleurs à une vie sociale. Tous les aspects de la vie sociale y sont donc gérés collectivement sur une base de classe : formation, culture, sports, entraide, droit au logement…
L’activité des Bourses du Travail est à l’opposé du repli sur soi. Elles refusent la fuite en avant vers des logiques affinitaires, communautaires ou identitaires. La bourgeoisie nous a imposé ses loisirs anti-sociaux. Elle tente de nous enfermer dans la famille et dans des réseaux d’individus qui se ressemblent… et qui tournent en rond tout en s’appauvrissant humainement. Elle soutient le schéma des associations repliées sur des activités sectorielles et la gestion de la misère, ne permettant donc pas une remise en cause global du système.
La Bourse du Travail développe, au contraire, des activités spécifiques (jeunes, retraités, femmes, immigrés…) mais intégrées à l’organisation sociale, c'est-à-dire à la Confédération, liées à tous les travailleurs. C’est ce schéma qui a impulsé la mise en place de la Sécurité Sociale.
Or, cette absence de dimension sociale a certainement été notre principale faiblesse lors de la mobilisation contre la loi El Khomri ; car il est totalement irréaliste d’envisager que les travailleurs se lancent dans une grève générale, quand au quotidien ils ne sont pas intégrés à une vie sociale. La grève générale, c’est la vie sociale qui passe à l’offensive. Et ce n’est pas à travers sa famille, sa bande de potes, son club de sport, son association, son parti ou son collectif de lutte qu’on peut le faire.

Le même constat est à tirer de l’échec des élections TPE. La Confédération doit intervenir dans toutes les entreprises et dans tous les espaces de vie. Un militant confédéré n’est pas un corporatiste qui ne s’occupe que de son entreprise. C’est le principe qui en 1895 a servi de base à la création de la Confédération Générale du Travail. Nous devons donc revenir à ce principe fondamental et l’appliquer avec des outils syndicaux appropriés. Notre tendance syndicale appelle donc tous les syndiqués à impulser le débat dans leur syndicat pour reconstruire une CGT unitaire et puissante. Une puissance qui ne peut se réaliser que sur les bases du syndicalisme interprofessionnel et d’industrie.

L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes.
Rejoignez et renforcez la tendance syndicale des CSR !


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Re: Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Messagede Pti'Mat » 19 Avr 2017, 18:51

10-16 juillet : journées internationales SR 2017.

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Re: Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Messagede Pti'Mat » 03 Mai 2017, 08:51

Résultat des élections 2017 : préparons-nous !

Syndicalistes, nous nous efforçons au quotidien d’agir, de nous défendre, de défendre les droits et les intérêts des collègues et de tous les travailleurs salariés, quelques soient leurs idées, leurs croyances, leurs origines, leurs orientations sexuelles. Nous refusons de croire qu’être acteurs de la société c’est simplement mettre un bulletin de vote dans l’urne tous les 5 ans ou simplement vouloir changer le numéro de la République. Les deux candidats présents au second tour de la présidentielle représentent un danger pour les travailleurs.

Macron, le candidat de l’austérité, des banques et du MEDEF

Le programme politique prétendument « novateur » de Macron, ancien ministre des finances, pourrait en fait se résumer par « En marche… à reculons ». Qu’attendre d’un programme qui est à la fois soutenu par le MEDEF et la CFDT, et où rien que l’hypothèse de victoire de son candidat fait augmenter les indices boursiers ? Banalisation du travail dominical, complexification de la procédure prud’hommale, assouplissement du délit d’entrave pour les employeurs, suspension du compte pénibilité, généralisation d’une instance unique de représentation des salariés, remise en cause des 35h, assouplissement du temps et des conditions de travail au bon vouloir de l’employeur (en supprimant les accords de branche au profit d’accord dans chaque entreprise), réduction des allocations chômage, allongement de la durée de cotisation retraite, allègement de la fiscalité des entreprises, remise en cause de la protection sociale… Voilà autant de mesures que le patronat approuve. Le quinquennat Macron s’annonce donc dur et semé de mobilisations sociales que nous, syndicalistes, nous devrons mener pour l’intérêt de tous et de toutes. Les premières attaques sont promises dès cet été par ordonnance !

Le Pen, la candidate des petits patrons et de la bourgeoisie nationale

En 2002, le tabou du FN tombait avec le passage du père au second tour de la présidentielle. La fille a ensuite amélioré l’image : discours policé, apparence plus commune, ton plus sympathique ; mais les prétentions restent les mêmes. Le parti est banalisé dans le paysage politique et le vote « de contestation » tente beaucoup de monde, souvent par défi face à des politiques trop surs d’eux et qui ont trop longtemps fait la sourde oreille. Nous réaffirmons que le FN a toujours été, est, et sera toujours l’ennemi des travailleurs. Avec un ouvrier sur sept qui vote FN, le parti est loin d’être le « premier parti ouvrier de France ». Au contraire, à y regarder de plus près, le FN est un parti composé essentiellement de patrons, de bourgeois, de personnels de l’encadrement, qui n’attendent qu’une chose : prendre leur revanche sur la période qui a suivi la Libération, ce qui fait du FN un allié objectif du grand patronat et donc un grand danger. Rappelons que le MEDEF entend « défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance », et qu’un grand patron comme celui de Lafarge vient de démissionner et va être mis en examen pour collaboration avec l’organisation terroriste Etat Islamique (DAECH).

Même si de plus en plus de travailleurs votent pour le FN de manière consciente, ils savent aussi très bien quels sont les responsables de la dégradation de leurs conditions de vie et de travail. Ce sont tout simplement ceux qui gèrent la société et les structures de pouvoir : entreprises, institutions… Ils les ont en face d’eux tous les jours. Et la famille Le Pen en fait partie. Il serait ridicule de voter pour une famille qui se présente « Au nom du peuple » comme des ennemis du système, alors que le père, Jean Marie, a été élu député à 27 ans puis s’est fait une belle petite fortune grâce à des héritages, vivant ensuite de ses rentes, c’est-à-dire du travail des autres. Sa fille Marine, héritière élevée dans les quartiers bourgeois de la banlieue parisienne a été avocate puis députée européenne. Le gendre, Aliot, est vice-président du FN, professeur d’université puis avocat. Et enfin la petite fille, Marion, qui est la plus jeune députée de l’actuelle Assemblée nationale… Voilà une sacrée famille « d’anti-système » qui représente bien le « peuple » !

De la Résistance à la Révolution

Pour la première fois depuis l’occupation nazie, il y a réellement le danger imminent de revoir l’extrême-droite prendre le pouvoir. Cette même extrême-droite qui, il y a près de 80 ans, avait ravagé une partie du monde, déstabilisé les démocraties, ruiné et ensanglanté nos vies. Une extrême-droite qui n’avait pu être vaincue et balayée qu’au prix d’une résistance acharnée, d’une guerre totale et mondiale. Nous avons tous conscience qu’une victoire du FN n’amènera pas « l’ordre » en France comme le prétend Marine Le Pen mais plutôt le chaos dans un pays qui sera devenu ingouvernable, déchiré et irréconciliable avant bien des années. C’est pourquoi, devant une telle probabilité, il faut nous préparer à résister, à nous organiser dans les quartiers et dans les entreprises. Les leçons du passé nous enseignent que la spontanéité face à un tel événement ne servira pas à grand-chose. Il faudra rejoindre des organisations sérieuses qui auront su analyser les événements depuis le début et qui auront fait le choix de ne pas accepter cette situation.

Comme le FN est un parti représentant les intérêts de la bourgeoisie nationale, la lutte devra être dirigée par les travailleurs salariés, formant la classe la plus capable de s’opposer et surtout de gagner. Les organisations naturelles des travailleurs sont les organisations syndicales, elles ont toujours été là pour nous socialiser et éviter qu’on tombe dans le piège de l’individualisme. Elles ont une grande expérience des luttes et un savoir-faire inégalable. Dans un tel cas de figure, ceux voulant agir, lutter et résister, devraient se rapprocher des syndicats.

Résister et lutter, mais pas pour se retrouver dans la même galère qu’avant. Car il y a bel et bien une société plus juste et plus saine à construire pour les générations à venir. Cette société c’est le Socialisme, et même si le terme a été mal utilisé, usurpé, sali, il représente la société naturelle pour l’homme, car l’humain est un être social et sociable par nature. Ce n’est donc pas par le « citoyen », homme totalement abstrait, que nous pourrons trouver des solutions, mais par le « travailleur », homme social en tant que producteur de biens et de services pour l’intérêt général. Le Socialisme est un changement profond de la société, il ne peut émerger et aboutir qu’avec un processus révolutionnaire basé sur l’action de la plus grande classe sociale existante et n’ayant aucun pouvoir de décision : la classe ouvrière, plus largement appelée « prolétariat », englobant travailleurs salariés, retraités, privés d’emplois et jeunes en formation. Pourquoi ? Parce que tout ce qui existe dans la société est le fruit du travail. Nous pouvons mieux gérer la société, d’une manière plus simple, plus cohérente et plus juste, tout simplement parce que nous sommes les plus qualifiés pour le faire : nous créons les productions et les services qui nous sont communément vitaux. Seule une Confédération syndicale organisant les travailleurs est capable de gérer une société basée sur le travail.

Pour une véritable « alternance » et alternative ?
Syndiquons-nous massivement et agissons !
Débarrassons-nous des patrons et de l’extrême-droite !


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Re: Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Messagede Pti'Mat » 10 Déc 2017, 19:54

Mais si, Jean-Luc, la Charte d’Amiens, c’est vachement bien !

A plusieurs reprises, ces dernières semaines, Monsieur Mélenchon, chef incontesté de la France Insoumise, se permettait une attaque frontale contre la Charte d’Amiens. Cette offensive fait suite à d’autres déclarations contre l’indépendance syndicale.

Rappelons que cette Charte, adoptée à la quasi unanimité au congrès de la CGT de 1906, a permis de rassembler au sein d’une même Confédération toutes les tendances syndicales, grâce au respect de l’indépendance de classe. Ce texte fixe aussi à la CGT la responsabilité de coordonner les luttes ouvrières et de les orienter vers la grève générale révolutionnaire. La Charte donne également à la Confédération l’objectif de gérer la société après la destruction du capitalisme. Le Socialisme se caractérisant par la gestion sociale de la production des biens et des services par les travailleurs. Ce schéma stratégique est globale et cohérent !
A chaque fois que cette Charte a été remise en cause, le mouvement ouvrier a connu une division profonde, suivie d’une crise.

Monsieur Mélenchon estime pourtant que la Charte d’Amiens est dépassée. Ce qui justifierait que son parti joue un rôle dirigeant dans la mobilisation sociale : "nous avons besoin d’une convergence populaire. En tous cas je le dis clairement : les organisations politiques ont toute leur place dans la mobilisation et la conduite du mouvement de résistance sociale."

Social ou affinitaire ?
La France Insoumise n’est pas la seule organisation philosophique à estimer qu’elle pourrait intervenir comme organisation sociale. Depuis la prise du pouvoir par les bolchéviques en 1917 en Russie, ce mythe a contaminé de nombreux courants politiques.

Pour comprendre que cette croyance n’a aucun sens, il faut tout d’abord se rappeler que le mot "social" a une signification bien précise. Cet adjectif désigne un élément qui a pour but d’englober toute la société. Par exemple, la Sécurité Sociale avait vocation en 1945 à associer tous les travailleurs et travailleuses. Il en est de même d’une confédération syndicale comme la CGT.

Mais un parti, même quand il revendique 500 000 adhérents sur internet, reste et restera une organisation réduite à un courant philosophique. Même les partis uniques officiant sous les dictatures n’ont jamais revendiqué vouloir regrouper toute la population.

Abstraction philosophique ou savoir-faire ouvrier ?
Alors comment en est-on arrivé à une telle aberration ? On l’a dit, ce mythe trouve son fondement dans la Révolution russe où un petit parti "d’avant garde" a pu imposer sa direction. Car, sous la dictature des tsars, il n’existait pas d’organisation syndicale réellement implantée. Le parti a donc pu s’imposer sur le terrain social en raison de cette carence. Depuis cette époque, les courants léninistes et beaucoup de leurs rivaux ont diffusé cette conception à travers le monde. Il est donc de plus en plus normal de voir des militants appeler à la grève en utilisant des tracts de leur organisation philosophique. Ces mêmes militants oublient parfois d’appeler à la grève dans leur syndicat. Le résultat est évidemment nul car aucun collectif de travailleurs ne partira en grève à l’appel d’une organisation philosophique!

Avec la même absence d’analyse matérialiste, beaucoup de militants pensent qu’une transformation sociale peut être menée avec une organisation qui n’est pas sociale. C’est ce qui explique l’incapacité actuelle des travailleurs à lutter pour le Socialisme. La lutte anti-capitaliste est ainsi devenue la chassée gardée de militants isolés dans leur organisation affinitaire, ne disposant que peu de forces.

Dans son article, Monsieur Mélenchon se moque d’une charte vielle de 111 ans. On peut, en effet, estimer que certaines expériences sont périmées et dépassées. Oui, mais voilà, il y a 111 ans les militants avaient une culture ouvrière et donc une connaissance des outils et des savoir-faire. Chaque outil a une utilité précise et une méthode d’utilisation. Cette culture ouvrière a été altérée par l’arrivée en force du discours philosophique et politicien. Un démagogue peut désormais assimiler deux outils totalement différents (le parti et la confédération syndicale) sans que le beau parleur n’apparaisse comme un charlot.

Se réapproprier les outils et les stratégies adaptés
Monsieur Mélenchon avance au moins un constat juste : les organisations syndicales ont adopté une stratégie inefficace. Mais il oublie de préciser que cette stratégie c’est la sienne ! Cette responsabilité de l’échec est d’ailleurs très large et ne se limite pas aux "directions" syndicales. Car c’est bien la responsabilité des syndicats locaux d’appeler à la grève dans leur profession. Or peu de syndicats l’ont réellement fait. Depuis des décennies, les mobilisations syndicales perdent leur nature ouvrière pour glisser de plus en plus vers des manifestations protestataires, calquées sur celles des partis et organisations affinitaires. On manifeste dans la rue pour faire pression et affirmer son mécontentement. On bascule donc dans le schéma institutionnel en oubliant de construire le rapport de force dans les entreprises et dans les professions.

Or, une grève, ce n’est pas un défilé Bastille-Nation devant les caméras de télévision. C’est le blocage de l’appareil de production pour s’attaquer au fonctionnement bourgeois des entreprises et de l’Etat capitaliste. Les signataires de la Charte d’Amiens avaient conscience que l’Etat était capitaliste. Ils partageaient avec Karl Marx sa critique du "crétinisme parlementaire". Ils n’attendaient donc pas un vote de 50,01% aux élections législatives, en croyant pouvoir transformer miraculeusement la nature de classe de cet Etat capitaliste. Car, une nouvelle fois, ils savaient qu’un outil a une fonction précise. Tout comme un marteau ne peut se transformer en tournevis , un Etat capitaliste ne peut se transformer en outil social. Pourtant, les organisations affinitaires qui veulent prendre la direction de la lutte sociale le pensent. Elles vivent dans leur monde des idées et des institutions et non pas dans celui des réalités matérielles.

La Charte d’Amiens ne s’oppose pas aux organisations philosophiques. Elle leur demande juste de rester fidèles à leur fonction d’élaboration politique, de réflexion sur un projet de société. Ce en quoi elles peuvent lutter aux côtés du mouvement syndical, dans le respect de l’indépendance de chacun.
Les camarades de ces organisations doivent comprendre que leur stratégie inadaptée aura pour résultat d’accentuer un peu plus la crise que traverse le mouvement syndical.... mais aussi leur propre crise en voulant atteindre un objectif impossible de par leur nature.

Nous les appelons, au contraire, à prendre leurs responsabilités en militant sur le terrain social, en faisant le tri dans leur caisse à outils. Il ne sert à rien d’appeler à la grève en dehors du syndicat !


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Re: Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Messagede Pti'Mat » 19 Mar 2018, 20:18

Désolé de te décevoir Bibip mais il n'y a pas eu de scission. Les CSR se portent bien.


La tête de manifestation, un enjeu révolutionnaire ? (Tract CSR sur le phénomène "Black Bloc" et "autonome")

Depuis deux ans, un nouveau sport fait fureur dans les rues des métropoles de France : le totosprint. Le challenge consiste à prendre la tête de la manif dès le signal du départ. Mais le plus jouissif, c’est de franchir la ligne d’arrivée avant les syndicats ! Aux jeux olympiques, les vainqueurs obtiennent gloire médiatique, célébrité et une belle médaille d’or pour flatter leur égo. Mais dans les rues, on n’a pas encore compris si l’objectif des participants est le même.

Au delà des loisirs sportifs, parlons un peu politique.
Nous savons tous que la désyndicalisation et la décomposition politique des dernières décennies ont produit une perte des repères de classe. Beaucoup de personnes n’ont donc pas bénéficié d’une culture ouvrière et syndicale dans leur famille. Cette situation donne alors une influence grandissante dans la jeunesse aux mythes propagés par les médias bourgeois, les blogs farfelus et certains groupes affinitaires (se revendiquant d’un courant philosophique).
Il n’est alors pas étonnant que beaucoup de manifestants ne comprennent pas le comportement des organisations syndicales. Par exemple, pourquoi la CGT ne peut accepter de céder sa position dans la manifestation à un cortège affinitaire.

La raison est pourtant ancienne et remonte aux origines du mouvement ouvrier. La CGT s’est créée en revendiquant son indépendance par rapport aux partis politiques et aux organisations philosophiques. Son autonomie est revendiquée par le vote d’une Charte au congrès d’Amiens en 1906. Depuis, la CGT a toujours refusé de manifester derrière un parti politique ou une organisation affinitaire. Les autres organisations syndicales se revendiquant de la Charte d’Amiens font de même.

Cela permet de réunir derrière la lutte des classes tous les prolétaires, en évitant les divisions affinitaires (communistes, anarchistes, socialistes…). Cette unité renforce le rapport de forces et prépare le Socialisme.
La question de l’indépendance syndicale n’est cependant pas la seule à expliquer une forte méfiance. Dès 1895, les militants de la CGT sont méfiants par rapport aux partis et organisations philosophiques qui recrutent parmi les prolétaires, mais aussi dans la bourgeoisie. C’est pourquoi la Charte d’Amiens définit une stratégie révolutionnaire autonome pour la classe ouvrière. Ce sont les syndicats, fédérés dans la CGT (à l’époque seule confédération syndicale), qui doivent organiser la grève générale expropriatrice puis. . . construire et gérer le Socialisme.
L’autonomie ouvrière est donc revendiquée et garantie à travers l’organisation syndicale. Ce que n’offrent ni les partis, ni les groupes affinitaires, ni les soviets ou autres comités de lutte.

Depuis 1 906, beaucoup de courants philosophiques ont contesté à la CGT son action révolutionnaire en essayant de la déborder. Ce fut le cas du PS, puis des léninistes mais aussi de certains courants libertaires et spontanéistes. Aujourd’hui, c’est au tour de la France Insoumise, des autonomes et de l’ultra-gauche de jouer aux avant-gardes et de vouloir déborder les organisations syndicales.

Grèves de masses ou actions putschistes ?
Des manifestations spectaculaires dans la rue peuvent apparaître comme très radicales dans la forme. Il est alors tentant de vouloir mobiliser en mettant en avant les secteurs les plus radicalisés de la population, et les jeunes en premier lieu. Mais une lutte sociale ce n’est pas la guérilla ou du spectacle médiatique. Régulièrement de grands stratèges proposent de remplacer le prolétariat par d’autres catégories pour justifier un "nouveau projet révolutionnaire".

Au printemps 1968 et en novembre 1995, les étudiants ont mené des luttes très radicales. Dans les semaines qui ont suivi, les travailleurs sont entrés à leur tour en lutte, en utilisant leurs organisations syndicales. Les travailleurs se sont immédiatement retrouvés en première ligne face aux patrons. Et c’est une très bonne chose car le prolétariat est la seule classe qui dispose de la force, mais surtout des connaissances professionnelles pour détruire le pouvoir de la bourgeoisie dans les entreprises... et pour construire le Socialisme.

On peut cultiver un jardin maraicher en s’organisant dans un groupe affinitaire. Mais faire fonctionner une industrie des télécommunications ou des transports aériens, cela demande d’autres outils d’organisation. C’est pourquoi les fédérations d’industrie (coordonnant les syndicats locaux de branche professionnelle) ont été créées dans la Confédération. Pour se préparer à la Révolution, non pas dans le domaine des concepts intellectuels ("démocratie directe", "communisme", "dictature du prolétariat", . . . ) mais sur le terrain des conditions réelles de production des biens et des services.

C’est pourquoi il est totalement incohérent ou illusoire que des militants se revendiquant de la lutte anticapitaliste veuillent s’imposer dans les manifs à la place des organisations du prolétariat. Les syndiqués ne peuvent accepter de telles pratiques putschistes et avant-gardistes.
Ces pratiques sont d’autant moins appréciées vu ce que sont devenus les dirigeants d’ultragauche de 1900, de 1968 et de 1995. Leur anticapitalisme a été aussi virulent que provisoire. Leur radicalisme apparaissant, au final, comme un moyen de négocier ensuite une carrière dans la classe dirigeante.

Quelle autonomie ?
Nous invitons donc les camarades en désaccord avec ce tract à venir discuter avec nous, dans le calme des débats sérieux, loin des épreuves sportives médiatisées. Ce sera l’occasion de débattre du concept "d’autonomie". Le syndicalisme-révolutionnaire s’est construit sur la dynamique d’une autonomie prolétarienne, la confédération syndicale apparaissant comme l’outil indispensable pour construire cette autonomie de la classe unifiée. L’ultra gauche s’est créée, au contraire, en revendiquant son autonomie par rapport aux confédérations syndicales. C’est son choix. Mais nous constatons, avec un certain étonnement, que cette autonomie politique n’est pas assumée dans les faits. Les manifestations syndicales devenant systématiquement le lieu de ralliement pour des groupes anti-syndicalistes ! Cette incohérence est source de tensions et doit donc se solutionner à travers des débats dépassionnés.

Les CSR ont produit une brochure consacrée à l’ultra-gauche allemande en 1918-23. C’est un des rares moments où ce courant affinitaire a réussi à s’implanter dans un secteur significatif du mouvement ouvrier. Cette expérience s’est achevée par une crise totale. C’est l’occasion de réfléchir à la question organisationnelle, trop souvent sacrifiée au profit des slogans philosophiques. Contrairement à l’ultra-gauche, notre courant a toujours apporté une attention particulière aux organisations, aux outils indispensables pour lutter au quotidien, pour impulser la Révolution, puis pour gérer les moyens de production socialisés. Une lecture utile à ceux qui veulent préparer la Révolution.Cette brochure est disponible au prix de 2 euros auprès des militants des CSR.

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Re: Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Messagede Pti'Mat » 22 Mai 2018, 15:57

Nouveau site internet des CSR: https://www.syndicaliste.com/
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Re: Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Messagede abel chemoul » 22 Mai 2018, 17:36

"tendance syndicale historique et courant fondateur de la CGT" : vous oubliez "apostolique"...

sinon, dans les citations de vos ancêtres syndicalistes, y a les bourgeois Sorel et Berth, qui ont fini à l'Action Française et qui n'ont jamais rien fait pour le mouvement ouvrier. Et aussi la schizophrène Simone Veil qui a fini catho mystique... franchement, il fait pas envie votre panthéon SR.
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Re: Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Messagede Pti'Mat » 23 Mai 2018, 20:31

Un peu de sérieux.

Que "notre panthéon" ne te donne pas envie, j'ai presque envie de dire que ça me rassure :D

Pour ce qui est de Berth et Sorel, oui ce sont des intellectuels bourgeois, comme la grande majorité des penseurs marxistes et anarchistes dont se réclament aujourd'hui les organisations politiques communistes, libertaires, révolutionnaires. Par exemple, Maxime Leroy, juriste et intellectuel syndicaliste révolutionnaire, a aidé dans la rédaction de la Charte d'Amiens... il est où le problème ? Il faut juste être clair sur la place et le rôle de chacun dans le processus de lutte de classe et de Révolution. Il en est de même pour Sorel et Berth sur ce plan là, qualifiés de "serviteurs désintéressés du prolétariat" par les militants syndicalistes d'époque.

Pour ce qui est de l'allusion à l'Action Française et donc de ta méconnaissance du sujet, ça ne mérite même pas de débat de ma part.
Il suffit juste de lire les hommages rendus à Sorel en première page de l'Humanité du 31 août 1922, de l'article de Paul Delesalle du 1er septembre 1922 dans le même journal, de l'article de Robert Louzon dans La Vie Ouvrière du 8 septembre 1922, pour voir à quel point ton commentaire de "n'ont jamais rien fait pour le mouvement ouvrier" et "ont fini à l'action français" ne tient pas.
Il suffit simplement de relire Front Populaire, révolution manquée de Daniel Guérin où ce dernier rappelle l'influence qu'a eu Sorel sur lui et sa formation politique. Idem pour Pierre Monatte dans l'ouvrage biographique qui lui est consacré par Colette Chambelland.
Il suffit de lire les articles publiés par Edouard Berth dans la Révolution Prolétarienne entre 1930 et 1938 ainsi que de lire Guerre des Etats ou guerre des classes de ce dernier (dispo sur gallica) pour voir à quel point il est justement antifasciste, anti-natinonaliste et penseur du syndicalisme révolutionnaire.
Pour Simone Veil, je ne vois pas en quoi ses penchants religieux et spirituels posent problème. Il suffit de lire ses articles dans la Révolution Prolétarienne et de voir son activité militante qui est loin d'une quelconque ambiguïté.
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Re: Le CSR, Courant Syndicaliste Révolutionnaire

Messagede abel chemoul » 23 Mai 2018, 21:23

ah bon, Sorel et Berth n'ont pas convolé avec l'Action française?... :roll: les cercles Proudhon n'ont jamais existé, c'est ça?

Pour ce qui est de l'allusion à l'Action Française et donc de ta méconnaissance du sujet, ça ne mérite même pas de débat de ma part.

Courage, fuyons! c'est vrai qu'expliquer un tel rapprochement serait assez douloureux.


Pour Simone Veil, je ne vois pas en quoi ses penchants religieux et spirituels posent problème.

ça se voit que t'as jamais lu La grâce et la pesanteur toi... parce qu'il y a de quoi s'inquiéter de son état psychique.
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