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Messagede bipbip » 06 Juil 2017, 16:57

Tract contre la réforme Macron du droit du travail

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Messagede bipbip » 07 Sep 2017, 21:29

Atelier de culture populaire CNT : autogestion et anarcho-syndicalisme - 24 septembre

Des ateliers de cultures populaires organisés par la CNT

S’instruire, non pour acquérir des compétences, mais pour le plaisir de découvrir, d’approfondir est un acte révolutionnaire.
Ne pas laisser à l’État et ses institutions le pouvoir de décider ce que nous devons savoir, ce qu’il est suffisant que nous sachions pour devenir, et rester, de la chair à patrons est un acte révolutionnaire.
S’il est nécessaire d’acquérir un savoir professionnel pour exercer un métier, il est tout aussi nécessaire de se donner le droit au savoir sans limites.

Si les dirigeants du capital et leurs gouvernants complices réinstaurent petit à petit une limitation au savoir, un frein aux possibilités de s’instruire, ce n’est pas pour rien. Ils savent bien qu’un peuple instruit est un peuple qui réfléchit. Que la réflexion amène à la prise de conscience que tout est fait pour maintenir le plus possible l’exploité dans l’ignorance ; à l’aide de la télévision, entre autres outils d’abêtissement. Que cette prise de conscience amène à la résistance contre la violence du capitalisme, et éventuellement à la révolution pour y mettre fin.

Les ateliers de cultures populaires de la CNT, ouverts à toutes et à tous, pour découvrir, s’instruire, se faire plaisir, en venant voir, écouter, débattre sur les arts, l’histoire, les sociétés, les sciences, la littérature et d’autres sujets, avec des gens qui ont le désir de partager leurs savoirs, leurs connaissances, leurs passions.

Soyons révolutionnaires ! Instruisons-nous !


http://www.cnt-f.org/urp/agenda-cnt/ate ... calisme-24
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Messagede bipbip » 11 Sep 2017, 11:02

Tous et toutes en grève le 12 septembre 2017 : DÉFENDONS NOS ACQUIS SOCIAUX ET NOS INTÉRÊTS DE CLASSE

En ardent défenseur du capitalisme et du patronat, Macron et son gouvernement ont publié leurs ordonnances visant à imposer la réforme du Code du travail avant la fin du mois de septembre. Après une rapide mascarade de consultation des « partenaires sociaux », « dialogue social » oblige, le gouvernement rentre donc dans le vif du sujet : il s’agit tout simplement de donner au patronat le pouvoir de faire le droit en s’affranchissant une bonne fois pour toutes du « principe de faveur » qui a été au cœur de la construction historique du droit du travail en France. .../...

Retrouvez tous les rendez-vous CNT pour la journée du 12 ici :
http://www.cnt-f.org/12-septembre-mobil ... acron.html

télécharger le 4 pages : http://www.cnt-f.org/IMG/pdf/ordonannce ... 2017-2.pdf

http://www.cnt-f.org/4-pages-d-analyses ... acron.html
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Messagede bipbip » 27 Sep 2017, 15:54

Samedi 30 septembre 2017

La Fraternelle est de retour !

Patron tremblez !

Camarades pierreux.ses, maçon.ne.s, carriers, marbrier.ère.s..

Aux travailleurs et travailleuses de la pierre, qui bouffez de la poussière, du trait, de la pince de pose et de la chaux, nous voici de retour !

Les plus anciens et anciennes se souviennent peut-être de la fraternelle qui 'diffaient', 'tractaient', 'propagandaient' sur les chantiers et dans les ateliers Elle nous a fédéré dans nos luttes contre un patronat qui lui bien souvent oublie les conventions collectives, indemnités, hausses de salaire et les règles élémentaires d'hygiène et de sécurité.

Autrefois sur papier maintenant en numérique et toujours aussi caustique.

A l'occasion du retour de la Fraternelle, venez nous retrouver dès 15h le samedi 30 septembre 2017 au 33 rue des Vignoles à Paris 20ème (M° 9 Buzenval / M° 2 Avron)

Au programme :
• Conférence de l'association BLOC sur la construction en pierre massive et les enjeux environnementaux et sociaux associés
• Échanges et discussion avec les intervenants, des camarades du SUB-TP-BAM-RP dont ceux de la section "Chevalier" [1]
• Ateliers démo et essai de caillou
• Exposition de planches de trait et affichage des archives de la Fraternelle

Des infos salaires et sur tes droits

En fin de journée apéro et discut'

Les fonds récoltés serviront à soutenir la caisse syndicale des intempéries

La Fraternelle

[1] si si vous avez bien lu, c'est bien cette grosse parisienne ou un grand nombre d'entre nous passent de temps en temps pointer en intérim

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http://www.cnt-f.org/la-fraternelle-est-de-retour.html
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Messagede bipbip » 07 Oct 2017, 19:56

Face à la machine de guerre sociale, passons ensemble à l’offensive !

Avec l’élection de Macron, on savait que la rentrée serait rude. Les ordonnances qui passent en force pour démanteler le code du travail, les suppressions de postes dans la fonction publique ou les attaques renouvelées contre les retraites et l’assurance chômage, les insultes envers les travailleuses et travailleurs, ce ne sont pas les sujets qui manquent pour se mobiliser !

C’est nous qui bossons, c’est nous qui produisons, c’est nous qui subissons !

Compétition, évaluation permanente, suprématie des chef·fes sur les salarié·es, individualisme et consommation forcenée… Chacun·e est contraint·e, au mieux de défendre son confort, au pire d’organiser sa survie, alors que quelques-un·e·s s’accaparent tout.

Dans l’Éducation, les hôpitaux, les collectivités territoriales et les autres secteurs, depuis longtemps mesures et réformes rétrogrades se succèdent et détruisent nos conditions de travail alors que nous nous démenons pour continuer d’assurer nos missions. Mais cela devient de plus en plus dur : réduction des postes, manque de remplaçant·e·s, précarisation de personnels pourtant essentiels, manque de formation, salaires dérisoires, personnels jeté·es à la fin de leurs contrats, détresse des collègues et des usager·es, flicage tous azimuts, réformes déconnectées de nos besoins, baisse de nos budgets, petit·es chef·fes rompus au management, répression des syndicalistes, des manifestant.es ou de celles et ceux qui osent résister dans la rue, dans les ZAD, dans les quartiers populaires ou au travail.

Public, privé, précaires, étudiant·es, retraité·es : même combat !

Le gouvernement décide de frapper un grand coup contre le code du travail, les retraites, la fonction publique et les protections sociales des salarié·es, tout en fliquant encore davantage nos vies et en réprimant les résistances. Il est urgent et nécessaire de nous organiser pour nous retrouver le plus nombreux possible dans la rue contre la régression généralisée. C’est un fait : Macron nous déclare la guerre, à l’instar du mépris avec lequel des milliers de contrats aidés viennent d’être supprimés.

Affirmons nos solidarités et construisons la grève générale

Construisons la grève du 10 octobre, donnons-lui des suites, organisons-nous pour mettre en place des solidarités entre nous tou·tes : public, privé, retraité·es, jeunes, chômeuses et chômeurs. Pour cela, discutons avec tous nos collègues, retrouvons-nous en AG, reconstruisons ensemble du collectif et des solidarités interprofessionnelles, reprenons le pouvoir sur nos outils de travail, réinventons nos vies et notre société.

Certes, tout cela prend du temps et de l’énergie. Mais est-ce plus dur que de se retrouver isolé·e·s dans nos difficultés ou se sentir seul·e contre tou·tes ?

Prenons le temps de construire ensemble les outils et les bases d’une société plus juste. On ne transformera rien en un jour, ni non plus en déléguant notre voix à l’un·e ou l’autre leader plus ou moins charismatique…

Rendez-vous le 10 octobre à 14 heures - République
grève générale contre les ordonnances Macron


http://www.cnt-f.org/urp/tracts/face-a- ... -offensive
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Messagede bipbip » 10 Oct 2017, 08:53

Faisons du 10 octobre le début d’une réelle convergence des luttes

CONTRE LES LOIS MACRON ET PATRONALES : MOBILISATION GÉNÉRALE (PUBLIC/PRIVÉ)


Alors que le nouveau gouvernement passe en force son attaque sans précédent du Code du travail, il prépare déjà la casse du service public qui tente, tant bien que mal, de se relever du quinquennat précédent.

Les différentes organisations syndicales de la Fonction Publique se sont réunies pour la première fois toutes ensemble à Paris le 15 septembre 2017 afin de lancer un appel à la mobilisation et à la grève pour la journée du 10 octobre 2017. L’intersyndicale organise la lutte contre la suppression programmée de 120 000 postes de fonctionnaires sur les trois versants de la Fonction Publique, la hausse de la CSG sans compensation, le rétablissement du jour de carence en cas de maladie et le gel du point d’indice dans le calcul des rémunérations.

La CNT se joint à cet appel, tout comme nos fédérations respectives : La fédération des Travailleuses et des Travailleurs Territoriaux-ales, nouvellement créée, la fédération de l’éducation ainsi que la fédération santé-social. En effet nous luttons chaque jour contre la baisse des budgets (alors que les compétences des collectivités territoriales augmentent), les restructurations ou suppressions de services, le recours de plus en plus fréquent aux contrats précaires, l’arrivée de rémunérations fantaisistes “au mérite” calculées par les hiérarchies, les mutualisations qui se font sans aucune concertation avec les travailleuses-eurs concerné-es ou encore les nouvelles instances de représentation du personnel qui professionnaliseront le statut de “syndicaliste”.

SECTEUR PUBLIC, SECTEUR PRIVÉ : MÊME COMBAT

Si la CNT s’inscrit dans les différents appels sectoriels vue la violence sociale des réformateurs et les conséquences dramatiques de leurs lois, pour l’ensemble des salarié.es, Mais, nous estimons que l’urgence est de construire l’unité syndicale à la base, et aussi de construire une réelle convergence des luttes, si nous souhaitons faire plier le patronat et l’actuel gouvernement.

FAISONS DE CETTE JOURNÉE DU 10 OCTOBRE 2017 UN MOMENT DE MOBILISATION INTERPROFESSIONNELLE SANS PRÉCÉDENT DÉBOUCHANT SUR LA GRÈVE GÉNÉRALE ILLIMITÉE AFIN DE CRÉER UN VÉRITABLE RAPPORT DE FORCE NÉCESSAIRE A LA VICTOIRE DU MOUVEMENT SOCIAL.

Nous revendiquons :
◾ Le retrait de la loi travail et autres lois/ordonnances patronales à venir ;
◾ L’autogestion des caisses de la sécurité sociale, par des salarié-es élu-es (élections sociales) ;
◾ L’arrêt des exonérations de cotisations sociales patronales ;
◾ La titularisation de tous les emplois précaires du public comme du privé ;
◾ Le renforcement du droit syndical (dans le service public comme dans le privé) ;
◾ L’amnistie pénale et civile pour l’ensemble des militant-es syndicalistes condamné-es ;
◾ Une augmentation significative des salaires ;

Le 09-10-2017
la CNT

http://www.cnt-f.org/faisons-du-10-octo ... uttes.html
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Messagede bipbip » 16 Nov 2017, 10:30

Lutter contre la réforme du travail oui mais comment lutter ?

Depuis de longs mois, de nombreuses mobilisations sont organisées, avec des manifestations nationales ou locales, mais malgré ces initiatives il est nécessaire de constater que le rapport de force demeure favorable au patronat et au pouvoir et il est donc nécessaire de s’interroger sur la stratégie suivie.

Pas d’appels locaux unitaires dans les entreprises

Contrairement au mouvement de 2016 contre la loi travail où une large intersyndicale avait permis une forte mobilisation, aujourd’hui, les centrales jouent de nouveau la division. FO a rejoint la CFDT dans le camp de la conciliation, ce qui déstabilise la base qui n’avait pas besoin de ça. Dans les boîtes par ailleurs, les rares AG convoquées ne rassemblent qu’une poignée de militants, laissant la majorité des collègues indifférents. Même les syndicats se définissant comme offensifs (CGT) donnent les informations au compte-goutte et la propagande reste largement insuffisante. Chacun fait cavalier seul.

Pas de volonté de construire à la base un véritable mouvement

Quelques opposants CFDT à Berger qui manifestent, des corporations (routiers) qui bloquent et négocient dans leur coin, Mailly qui rencontre Macron et Pénicaud en cachette, à Renault les jours d’action la CGT appelle... à 2 heures de grève en fin de journée, des manifestations saute-mouton incapables de rassembler tous les acteurs du mouvement social, les souvenirs des répressions policières des journées d’action contre la loi El Khomri. Difficile dans ce contexte de construire les fondations d’un véritable mouvement social. Et pourtant les raisons de se mobiliser ne manquent pas :
• les ordonnances vont faciliter les licenciements et dégrader les conditions de travail ;
• baisse des APL jusqu’à 60 euros par mois ;
• état d’urgence inscrit dans le droit commun qui met gravement en danger nos droits, nos libertés ;
• 150 000 contrats aidés supprimés ;
• retour au service militaire.

Il s’agit d’un recul de 70 ans de conquêtes sociales. Imposons le dialogue sur notre lieu de travail, dans la rue, dans les AG, comité, créons des sections syndicales dans nos entreprises, participons aux manifestations afin de construire une contestation permanente pour que naisse un véritable rapport de force.

Appels répétitifs à des journées de 24 heures qui démobilisent. Il s’agit d’appels en fait à perdre une journée de salaire car chacun a conscience que 24 heures ne fera pas plier le pouvoir.

Des manifs éparses sous les sonos pour étouffer la colère, des SO qui renforcent les escadrons des cognes, une bureaucratie syndicale qui n’écoute pas la base... mais cela ne nous surprend pas. On manifeste pour retrouver les copains ou copines, rompre pour 24 heures notre aliénation quotidienne. Beaucoup d’entre nous sont conscients que ça ne fera pas plier le pouvoir et les mobilisations se réduisent lorsque les moyens ne nous le permettent plus. Construisons la désobéissance dès le 16 novembre dans la lutte prolongée pour faire reculer le gouvernement.

Constat d’une inertie de nombreux salariés indifférence, manque d’informations ?

Le réactionnaire Macron poursuit sa casse sociale soutenu par toute la clique merdiatique qui appartient aux milliardaires en martelant leur propagande (croissance, chômage, sécu, casseurs, terrorisme, Ceta, pollution...). Maintenus dans la peur, la soumission, l’idéologie consumériste et l’illusion du chacun pour soi, nombreux sont ceux et celles qui se désintéressent, qui abandonnent, voire ne sentent pas concernés par la contestation sociale. Proposons aux gens de reprendre la parole et la main sur nos luttes et nos activités autogestionnaires. Sortons du « ghetto » militant, ouvrons au maximum le dialogue (tel Nuit debout), créons des espaces de dialogue et d’actions.

Seule une grève reconductible pourra bloquer l’économie

Les rares blocages ont vite été évacués par les CRS. On comprend qu’il ne faut pas que ça fasse tâche d’huile. En effet le blocage et la grève reconduite permettraient la paralysie économique obligerait le gouvernement à reculer. Faisons leur revivre 1995, multiplions les blocages, piquets de grève sur nos lieux d’entreprises pour déborder leurs chiens de garde.

Il ne s’agit pas de compter les manifestants mais bien d’agir pour enraciner la lutte dans les entreprises ce qui implique la construction d’intersyndicales ouvertes aux non syndiqués et réalisées localement. L’alternative ne surgira pas de tentatives pour constituer des états-majors avant-gardistes mais bien du travail qui doit être fait dans les quartiers comme dans les établissements. Même si la situation y est difficile, même si nous sommes à contre-courant, il n’y aura pas de raccourci. Le jour où l’on recensera le nombre d’entreprises en grève et non plus le nombre de manifestants un grand pas aura été fait.

Faire la jonction avec le mouvement dans les facs/lycées

Les lycéens et étudiants sont les futurs salariés. Ils sont donc également concernés par cette réforme. Leurs mobilisations ont souvent prouvé leur efficacité (68, CPE, volonté d’exprimer une radicalité en tête de cortège). Ils sont forces de liberté et de créativité. Les banlieues, dont les habitants représentent la frange la plus pauvre du salariat (du chômage ou des minima sociaux), seront elles aussi durement touchées par ces reculs sociaux, et pourraient, en rejoignant le mouvement, donner un poids supplémentaire à celui-ci.

Nous luttons donc nous sommes !

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Messagede bipbip » 01 Mar 2018, 23:24

Ils veulent la peau des fonctionnaires et du service public !!

Les dernières annonces du gouvernement concernant la Fonction Publique, sont à inscrire dans la continuité du travail de sape mis en place pour se débarrasser des fonctionnaires et des services publics.

LA DESTRUCTION DU STATUT DE FONCTIONNAIRE

La volonté de supprimer 120.000 postes dans la Fonction Publique d’ici 2022 amène le gouvernement a envisager un plan de départs volontaires, qui viendra accentuer la baisse des effectifs déjà bien entamée par le non renouvellement d’un certain nombre de départs à la retraite. Cette diminution des moyens humains aura comme conséquence de confier d’avantage de missions au secteur privé, celles-ci ne pouvant plus être assurée par des agents du service public. Mais aussi de voir exploser le recours à des contrats de droit privé (CDD ou CDI). La multiplication des postes de contractuel-le-s va voir naître de nouvelles catégories de travailleuses-eurs précaires au sein de la Fonction Publique. Sans oublier les accords commerciaux internationaux (TAFTA, CETA) qui tendent à « marchandiser » le Service Public avec un impact certain sur le statut des agents. Cette politique est déjà à l’œuvre : A France Telecom et à la Poste où il reste moins de 12 % de fonctionnaires, on les a fait partir de toutes les manières possibles puisque France Telecom avait même prévu les départs par les fenêtres ou avec une cravate de chanvre...

LES PUNITIONS TOMBENT

En évoquant une « Modernisation de la fonction publique », on distille dans l’esprit l’idée que le service public est quelque chose de désuet. Le "fonctionnaire bashing" (profiteuses-eurs, avantages indus, ... ) très en vogue depuis des années, les coups contre les travailleuses-eurs des services publics pleuvent : gel du point d’indice, rétablissement du jour de carence, absence de « gain de pouvoir d’achat » contrairement aux salarié-e-s du privé (hausse de la CSG), rémunération aléatoire au mérite.

DES CONSÉQUENCES NÉFASTES POUR LE SERVICE PUBLIC

La conjugaison de la baisse des dotations et de la volonté affichée de confier des missions au secteur privé, implique une course au moindre coût avec des conséquences prévisibles comme :

◾des difficultés d’accès au service public,
◾la dégradation des conditions d’accueil et de sécurité
◾des risques de malversations, de pratiques illégales ou abusives -la porte ouverte pour le clientélisme et la corruption

TOUS ET TOUTES EN GRÈVE LE JEUDI 22 MARS 2018 PAS DE RÉSIGNATION, LUTTONS !!!

Nous revendiquons :
◾Une augmentation significative des salaires et une diminution du temps de travail sans flexibilité
◾La titularisation de tous les emplois précaires des services publics
◾L’arrêt des suppressions d’emploi,
◾L’abrogation du jour de carence,
◾L’arrêt des exonérations de cotisations sociales patronales et l’augmentation des budgets

La Fédération des Travailleuses et Travailleurs Territoriaux appelle :
◾les personnels travaillant pour une collectivité territoriale à rester attentifs et mobilisés face aux menaces qui planent
◾à la construction d’un mouvement de grève reconductible et de convergence des luttes notamment avec nos camarades cheminots.
◾à la constitution d’un véritable service public, indépendant de l’état et géré par les travailleuses-eurs


http://www.cnt-f.org/ils-veulent-la-pea ... ice-public
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Messagede bipbip » 18 Mar 2018, 20:37

Contre la casse des services publics

Contre la casse des services publics, défendons le principe de solidarité

« Vous voulez détruire un système basé sur le principe de solidarité ?
D’abords coupez les vivres. Ça ne marchera plus.
Les gens s’énerveront. Ils voudront autre chose.
On utilise beaucoup cette technique pour privatiser un système. […]
Il s’agit d’une attaque généralisée contre des principes qui, non seulement sont humains, mais sont la base de la prospérité et de la santé de la société »
Noam Chomsky

Après la RGPP, après la MAP, le gouvernement poursuit l’entreprise de destruction des services publics. Le nouveau projet dénommé « action publique 2022 » est piloté par le ministre, en sursis, de « l’action et des comptes publics », Gérald Darmanin, et un comité d’« experts » libéraux qui doit rendre ses conclusions début avril.

D’ores et déjà les orientations sont connues. Derrière l’alibi et la ritournelle de la « simplification » et de la « transformation numérique des services publics », « Action publique 2022 » s’annonce comme une arme de destruction massive de la fonction publique et des services publics.
C’est tout d’abord l’annonce de 120 000 suppressions de postes (50 000 dans la fonction publique d’État, 70 000 dans la fonction publique territoriale) d’ici 2022. Mais il y a plus. Dans une lettre envoyée aux syndicats début février, Monsieur Darmanin, a annoncé son projet d’« élaborer un nouveau contrat social avec les agents publics », grâce à « un dialogue social exemplaire, sans a priori ni tabou ». Et ce dernier de poursuivre : « il va falloir revoir les missions de service public ».

Comprenez : le gouvernement ne va plus se contenter d’étouffer les services publics en supprimant toujours plus de postes années après années. Il passe cette fois à la vitesse supérieure en attaquant le statut et les missions.

Précarité, individualisation et suppressions de missions

Concrètement la mise en œuvre de ce programme doit s’effectuer à travers les mesures suivantes :
• Un recours massif aux contractuels,
• Le développement de la rémunération dite « au mérite » ;
• L’accompagnement des départs (vers la sortie), à l’occasion des fermetures de service.

Recours aux contractuels

Les contractuels représentent déjà 17 % des effectifs publics, le gouvernement veut encore augmenter leur nombre. D’un côté, on recrute de moins en moins de personnels statutaires (voire plus du tout pour certaines catégories), de l’autre on recrute des contrats précaires pour colmater les brèches.

On casse ainsi le statut, et les droits qui y sont attachés, lentement mais sûrement. Qu’on pense simplement à La Poste ou anciennement France Telecom.

Rémunération « au mérite »

Dans un contexte de point d’indice bloqué depuis des années (16 % de perte de pouvoir d’achat depuis 2000) et d’augmentation de la CSG, le gouvernement a beau jeu de faire miroiter une rémunération dite « au mérite ».

Nous ne connaissons que trop la finalité de ce type de discours démagogique et la fonction réelle de ce genre de mesures. Le discours « méritocratique » permet tout d’abord de faire, ad nauseam, de la démagogie antifonctionnaire censés être fainéants et donc non « méritants ».

Sa fonction concrète est d’individualiser toujours plus les conditions d’emploi et le rapport de chaque agent à son travail en ligne directe avec sa hiérarchie. L’idéologie méritocratique est une machine de guerre contre les droits collectifs et le statut des fonctionnaires. Nous le constatons depuis des années, moins les salaires augmentent collectivement (via le point d’indice) plus la part variable de la rémunération, elle, s’accroit. Enfin, autre fonction, et non des moindres dans notre ministère, la rémunération variable au « mérite » sert régulièrement de sanctions disciplinaires déguisées contre les mouvements collectifs et actions syndicales.

Vers la casse du statut

Recours massif aux contractuels, stagnation du point d’indice au profit de la rémunération variable, reconversions et mutations forcées : derrière l’ensemble de ces mesures c’est bien le statut général de la fonction publique qui est attaqué.

Dans son dossier de presse du 1er février, le gouvernement n’hésite pas à annoncer que « les agents n’ont plus vocation à faire le même métier pendant toute leur vie professionnelle ».

Comment doit-on comprendre également le projet de « donner plus de souplesse pour les employeurs publics dans leurs recrutements » ? Est-ce la fin des recrutements nationaux sur concours au profit d’entretiens d’embauche avec des petits patrons-publics locaux ?

Valorisation et mensonge institutionnel

Comme toujours, quand on détruit un service public, il faut multiplier les indicateurs de « performance » et les dispositifs de valorisation pour expliquer que tout va bien. Dans le privé, comme dans le public, la production intensive d’indicateurs de « qualité totale » accompagne toujours la destruction des missions pour masquer l’absence de moyens réels.
La perpétuation du mensonge institutionnel sur la capacité de nos services à effectuer leurs missions, passe donc par une évaluation et une valorisation permanente. Le gouvernement annonce qu’« en 2020, tous les services publics en relation avec les usagers rendront compte de la qualité des services qu’ils délivrent en affichant des indicateurs de performance et de satisfaction dans les sites d’accueil physique et sur les sites Internet délivrant des services numériques. »

La numérisation promise de tous les services publics ouvrira la possibilité de dépôt de plainte en ligne par les usagers contre les agents du service public. Ainsi d’un côté on numérise tout en faisant de l’accès aux services publics un parcours du combattant, et en l’éloignant l’usager d’un contact direct avec les agents, de l’autre, on demande aux usagers de se plaindre (toujours en ligne) dans une opposition démagogique usagers vs agents.

Nous sommes aujourd’hui face à un véritable projet politique de liquidation totale des services publics, avec remise en cause du statut général de la fonction publique et plan social massif à la clef.

Mois après mois, appliquant en cela fidèlement le programme du Medef, ce gouvernement de combat a un projet : détruire l’ensemble des conquêtes sociales depuis plus de 50 ans, droit du travail, sécurité sociale, services publics, c’est-à-dire toutes les institutions qui apportent quelques limites à l’exploitation capitaliste et à la loi du marché ou faisant valoir la solidarité contre le seul profit.

Seule la mobilisation des travailleurs du public comme du privé pourra mettre en échec le rouleau compresseur de l’État


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Messagede bipbip » 18 Mai 2018, 21:00

Fonction publique : en grève le 22 mai !

Transport publics, hôpitaux, EPHAD, éducation nationale et enseignement supérieur, protection de l’enfance, collectivités territoriales, justice, etc… Dans tous les secteurs d’activités du public, les personnels souffrent des mêmes maux depuis des années : manque d’effectif, précarité des salarié.e.s, austérité et conditions de travail déplorables, remise en cause des statuts et privatisations rampantes sont les conséquences de décennies de politiques libérales.

Et le gouvernement Macron n’est pas en reste dans cette logique : la loi ORE qui instaure la sélection à l’Université, l’abandon du système de soin pourtant à l’agonie, les baisses de dotations pour les collectivités territoriales, et la remise en cause du statut de cheminot, véritable privatisation détournée de la SNCF, sont autant de décisions qui montrent que ce gouvernement a décidé d’ignorer la colère sociale, et la réalité d’une situation catastrophique.

Pire encore, après plusieurs semaines de lutte dans les université, les hôpitaux ou encore à la SNCF, le gouvernement ne répond que par la répression policière, les poursuites judiciaires et cherche à tout prix à opposer travailleurs et usagers des services publics.

Aux fonctionnaires des trois fonctions publiques, le SEST Lorraine tient à rappeler que la remise en cause du statut des cheminots constitue bien un préalable pour Macron : si le bastion syndical qu’est le rail est défait, c’est bien aux différents statuts de fonctionnaires que le gouvernement s’attaquera sans plus aucune crainte. Aux usager.e.s, le SEST Lorraine CNT rappelle que les luttes actuelles des travailleur.se.s du public ne s’arrêtent pas à la défense de leurs acquis et de leurs conditions de travail, mais bien au-delà à la défense d’un service public de qualité, de proximité et accessible à toutes et tous sans condition.

Aussi le SEST Lorraine appelle tous les travailleur.se.s du public comme du privé à converger dans la grève et dans l’action dès le mardi 22 mai, pour la défense de tous les services publics et contre les politiques libérales du gouvernement. Il invite toutes et tous à participer massivement à la manifestation qui partira à 14h de la gare de Metz.

Face à l’État et du patronat, seule la solidarité interprofessionnelle et la convergence des différentes luttes de la classe populaire permettra de construire un rapport de force suffisant.

SEST Lorraine CNT (Syndicat CNT de la Santé, du Social, de l’Education et de la Territoriale).


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