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Messagede bipbip » 20 Sep 2016, 14:57

Loi travail, précarité, etat d’urgence, TPE : pour une rentrée de luttes et de combats victorieux

Ce jeudi 15 septembre, jour de mobilisation contre la loi travail a marqué sans surprise une rentrée sociale plus qu’attendue, et son abrogation reste pour la CNT un objectif incontournable de ces prochaines semaines. Mais parce que celle-ci s’inscrit dans l’inéluctable logique de destruction des droits et des acquis des travailleurs et des travailleuses engagée depuis maintenant plusieurs années par les gouvernements successifs, il convient de rappeler qu’en ce mois de septembre, nombreux sont les motifs qui expliquent la colère sociale et légitiment de reprendre le chemin des luttes.

En premier lieu, nous n’oublions pas la loi Macron, dont la publication des décrets d’application prive désormais les salarié-es de choisir librement leur défense lorsqu’ils portent devant les conseils de prud’hommes les conflits qui les opposent à leurs employeurs, et qui remet ainsi directement en cause la possibilité pour les organisations syndicales d’user des moyens qu’elles jugent nécessaire pour défendre les intérêts matériels comme moraux des travailleur-euses.

Les nouvelles annonces de fermeture de sites industriels tels que celui d’ALSTOM à Belfort nous rappellent quant à elles que les nombreux cadeaux faits au patronats dans le cadre du CICE, tout comme la libéralisation et la déréglementation du travail à travers l’ANI, ne sont en rien des remèdes aux suppressions d’emploi et au chômage. Bien au contraire, toutes ces réformes contre lesquelles la CNT reprendra la lutte dès cette rentrée sont bien les responsables de l’aggravation de la précarité que nous connaissons toutes et tous et qui fait écho chaque jour aux profits démesurés du patronat.

Et que dire des services publics où le manque d’effectif se fait dramatiquement ressentir et a d’ores et déjà suscité la mobilisation des salarié-es du public ces derniers jours, notamment dans les hôpitaux où les personnels soignants sont poussés dans leurs derniers retranchement au détriment de toute notion de santé publique, mais également dans l’Education Nationale où les personnels se retrouvent contraints en cette rentrée scolaire d’appliquer une réforme des collèges sans pour autant disposer des moyens nécessaires.

La CNT rappelle également que c’est ce gouvernement « dit « socialiste » qui mène depuis plusieurs années une répression sans scrupules à l’encontre des travailleur-euses mobilisé-es sur les questions sociales : condamnant des syndicalistes, prononçant des interdictions de manifester ou molestant ceux qui sont encore autorisés à défiler, fouillant ou saccageant les locaux et le matériel des organisations syndicales, évacuant violemment les militants des ZAD comme à Notre Dames des Landes ou à Bure, criminalisant toutes celles et ceux qui se battent pour sauvegarder leurs emplois et défendre les acquis sociaux, comme ce fut le cas pour Fouad Harjane de la CNT, ou pour les camarades de la CGT Good Year plus récemment. En reprenant le chemin des grèves, en battant à nouveau le pavé à l’automne 2016, c’est également pour que cesse cette répression, que soient amnistiés tous les condamné-es du mouvement social, et pour que soit définitivement abandonné l’Etat d’urgence, qui sert avant tout d’outil de répression politique des luttes, que nous nous battrons.

Rappelons au passage que les luttes sociales actuelles ne sont pas propres à la France. Cette logique de destructions des acquis et de casse des droits est une copie conforme des réformes libérales menées ces dernières années, en Belgique, en Italie, ou en Espagne, et c’est pourquoi nous rappellerons partout où nous serons mobilisé-es que face au capital, c’est bien au delà de nos frontières qu’il nous faut développer des liens de solidarité, qu’il nous faut mener la lutte des classes. En cette rentrée la CNT n’oublie pas non plus qu’au delà de l’Europe, la classe populaire souffre : au Moyen Orient, où la population palestinienne vit toujours sous l’oppressions de son voisin colonisateur ; En Syrie et en Iraq où le peuples sont pris entre la domination des intégristes de Daesh et les armées impérialistes des puissances capitalistes ; en Afrique, ou les événements récents au Gabon nous montrent bien que les joutes électorales entre ceux qui convoitent le pouvoir ne sont en rien une voie pour l’émancipation de la classe populaire...

Finalement, alors que le se tiendront du 28 novembre au 12 décembre les élections dans les TPE (Très Petites Entreprises) et pour les salarié-es des particuliers, nous rappelons que nombreux et nombreuses salarié-es ne disposent aujourd’hui d’aucune protection syndicale, et cela dans des secteurs d’activité dont nous savons tous que les conditions de travail sont insupportables et la précarité exacerbée tels que, entre autres, l’hôtellerie et la restauration, le bâtiment, les commerces, l’aide aux personnes... Pour cette raison, la CNT mènera campagne dès cette rentrée pour que les salarié-es des TPE fassent le choix de développer sur leurs lieux de travail un syndicalisme de combat, révolutionnaire et autogestionnaire, afin non seulement de défendre leurs intérêts immédiats, mais à plus long terme de renverser le rapport de force avec un patronat qui exploite en silence, et depuis bien trop longtemps leur force de travail, de redonner à toutes et tous la dignité de celles et ceux qui produisent les richesses.

Les raisons de la colère sont nombreuses tandis que les médias du capital et les politiciens corrompus se mobilisent en vue des prochaines échéances politiques,n’hésitant pas à user des pires dérives sécuritaires et à installer un climat sécuritaires nauséabond qui poussent tous les jours un peu plus l’extrême droite vers le pouvoir. La CNT rappelle donc à l’ensemble des travailleur-euses, chômeur-euses, étudiant-es, et retraité-es, que c’est en s’organisant, en coordonnant nos luttes, et en menant la riposte sociale que nous accéderons au changement et construirons une société plus juste.

Face à l’Etat, au patronat et au fascisme, seule la lutte paie !

LA CNT

http://www.cnt-f.org/loi-travail-precar ... mbats.html
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Messagede bipbip » 04 Oct 2016, 00:25

Travailleur-euses immigré-es & français-es : Même patron, même combat

Pris par des mesures très impopulaires comme la loi travail, le gouvernement tente de faire diversion, en évoquant le sort des migrant-es de Calais. N’hésitant pas à se rallier aux idées les plus réactionnaires de la droite voir de l’extrême droite à ce sujet.

Lundi 26 septembre, François hollande s’est rendu à calais. Il déclarait vouloir démanteler « la jungle de calais ». Cette sinistre déclaration démontre bien le racisme d’Etat dont nous subissons depuis des années.

« La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde » nous bassinent les politiques et médias de tous poils, sous-entendant que les migrant-es sont à l’origine de nos problèmes économiques et sociaux. Quelle solution le gouvernement propose-t-il ? De rejeter les millions de réfugié-es à la mer, ceux et celles qui ont fui la terreur de la guerre et les violences impérialistes (dont la France porte beaucoup de responsabilité).

Ces arguments ne servent qu’à justifier et conforter l’idéologie capitaliste et libérale et à faire le nid du patronat et des idées d’extrême droite. D’ailleurs certains groupuscules d’extrême droite s’en donnent à cœur joie actuellement, en organisant des rassemblements dans certaines villes, devant les CADA (centre d’accueil pour les demandeurs d’asiles), cataloguant les réfugié-es « d’enfants de DAESH » :

Ces propos visent chaque jour à nous diviser un peu plus, en désignant un bouc émissaire pour nous faire oublier que le vrai problème n’est pas d’accueillir ces migrant-es, mais bien les conséquences dramatiques des politiques gouvernementales et patronales qui détruisent chaque jour, la vie de milliers de travailleurs et de travailleuses : en fermant les usines (comme Alstom), en imposant par la force et la répression, une loi que 70% de la population rejette, en rognant un peu plus les droits des plus précaires (convention de l’assurance chômage par exemple).

Pour la CNT, nos ennemis seront toujours ceux qui ne sont pas du camp des travailleur-euses : La bourgeoisie et le patronat !

Les travailleur-euses n’ont pas de patrie : La lutte des travailleur-euses n’a pas de frontières.

La CNT

Dans le cadre de la campagne libertaire antifasciste, retrouvez le matériel de la campagne sur les migrant-es (Affiche, autocollants et tract) : http://www.cnt-f.org/campagne-libertair ... ciste.html

http://www.cnt-f.org/travailleur-euses- ... ombat.html
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Messagede bipbip » 11 Nov 2016, 15:30

Samedi 12 novembre 2016 à la CNT, 33, rue des Vignoles, Paris 20e

Journée de commémoration critique
« Coloniaux de tous pays … engagez-vous ! »


Une journée pour cultiver la mémoire du quotidien.

Image

Pour la 3ème année consécutive, notre syndicat organise une journée de commémoration critique. Après avoir abordé :
• En 2014, comment et pourquoi le mouvement syndical de 1914, après des années de propagande antimilitariste et antipatriotique, rallia l'Union Sacrée,
• En 2015, le féminisme et ses rapports au pacifisme et au syndicalisme,

nous développerons cette année la thématique de l'immigration, du début du 20ème siècle à aujourd'hui.

Notre syndicat d'industrie (Bâtiment, TP, Bois, Ameublement, Matériaux de construction), composé de travailleurs et travailleuses aux origines multiples, est confronté à tous les stéréotypes de genres, de races, de cultures qui viennent souvent brouiller notre projet d'émancipation, et de démocratie directe.

Nous voulons profiter de cette 3ème année de commémoration critique du centenaire pour montrer :
• Que notre industrie s'est construite et perdure dans l'ajout de générations successives d'immigration (interne, européenne, coloniale, …)
• Que des maçons creusois du 19ème siècle ou des travailleurs bretons montés à Paris aux travailleurs venus d'Europe ou d'Afrique aujourd'hui, l'exploitation de classe perdure, mêlée d'un rejet d'"infériorité".

Pour favoriser l'analyse critique d'une pensée syndicale en action, nous avons tenté de rassembler, dans le cours de cette journée : des chercheurs, des témoins, des militants avec lesquels confronter, dans le respect de leur identité ou de leur pensée, nos idées aux leurs.

Accès libre jusqu'à 19H00, puis PRIX LIBRE pour le concert de SIDI WACHO.
Restauration et librairie sur place !

Programme

12H00-13H00 Projection du film : « La grève des Mères, des Filles, des Sœurs … »
Ce film a été réalisé et produit par notre syndicat à l'occasion de la journée du 7 novembre 2015 consacrée au féminisme social et pacifiste.

1ère partie :
13h00-14h30 / De Bécassine à Banania

Grande salle
L'immigration a-t-elle une origine et une couleur ?
• Ronan le COADIC, sociologue, professeur de culture et langue bretonne à l'université Rennes 2
• Louis-Georges TIN, docteur ès lettres, maître de conférences à l'université d'Orléans, Président du Conseil Représentatif des Associations Noires de France (CRAN)

14h30-14h45 - Grande salle - Intermède du SUB URBAIN BAND

2ème partie :
14h45-16h15 / Y-a t-il eu brassage dans la boue des tranchés de l'année 1916
?
Petite salle
• David HAMELIN, historien, Laboratoire GERHICO CERHILIM, Université de Poitiers
• Philippe et Grégory PRIOLON, auteurs de l'ouvrage : « Les oubliés du levant » (L'Harmattan)

14h45-16h15 / Goûter d'enfants
Grande salle

16h15-16h30 -Grande salle - Intermède du SUB URBAIN BAND

3ème partie :
16h30-18h00 / Dans le bain de l'immigration politique et économique des années 60 (Républicains espagnols, rapatriés immigrés et Harkis d'Algérie, Portugais, …)
Grande salle
• Natacha LILLO, docteur en Histoire, Maître de conférences à l'Université Paris-Diderot (Paris 7)

18h00-19h30 / Des pratiques syndicales anti-raciales ?
Petite salle
• Irène PEREIRA, sociologue et philosophe
• Nicolas JOUNIN, sociologue,
• Xavier DUNEZAT, sociologue, Centre de Recherches Sociologiques et Politiques de Paris (CRESPPA - UMR 7217).

19h30-20h30 Apéro et repas en Fanfare avec la FANFARE VENT DE PANIQUE

20h30 concert de Sidi Wacho
Sidi Wacho c'est le nouveau collectif inclassable avec Saidou et Jeoffrey l'accordéoniste du Ministere des Affaires Populaires (MAP), Juanito Ayala de Santiago du Chili, Boris Viande à la trompette aux couleurs balkaniques, El Pulpo aux percussions et Dj Antü (Colectivo Andigena). Mais attention, ne vous méprenez pas, Sidi Wacho ce n'est pas de la cumbia, ce n'est pas du rap, ce n'est pas de la musique des Balkans.. Sidi Wacho c'est de l'expression populaire made in Lille et Santiago, avec des textes engagés qui piquent et qui nous rappellent que « la lucha sigue ».

http://www.cnt-f.org/subrp/spip.php?article1011
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Re: CNT-f

Messagede bipbip » 15 Déc 2016, 17:15

Soirée de soutien aux syndicats CNT en lutte

Vendredi 16 décembre 2016, à 19h, à la CNT, 33 rue des Vignoles, Paris 20e

« Parce que patronat et gouvernants de tous bords s'entendent pour faire baisser constamment les droits des travailleurs.

Parce que la concurrence entre travailleurs et entre travailleurs avec ou sans emploi crée les conditions supplémentaires à cette baisse de droits.

La solidarité interprofessionnelle est la force des travailleurs sans attendre les consignes de qui que ce soit.

Venez nombreux à cette soirée pour renforcer la détermination des camarades en lutte.

Et parce que l'anarchosyndicalisme ne confisque pas la parole de celles et ceux qui luttent, ce sont elles et eux qui s'exprimeront en début de soirée. »

Image

http://www.cnt-f.org/soiree-de-soutien- ... a-cnt.html
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Messagede daniel » 31 Déc 2016, 20:48

Bonsoir Bipbip ! :)

Merci de donner de ton temps, ainsi, pour nous tenir au courant de tout ce qui se passe dans le mouvement en lutte ! sm 26
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Re: CNT-f

Messagede bipbip » 03 Mar 2017, 22:48

Violences policières et répression étatique

Humilier, mutiler et tuer pour réduire au silence et empêcher que la résistance s’organise. Cela fait des décennies que la police terrorise et tue dans les quartiers populaires, que cela soit au quotidien ou lors des mouvements sociaux. L’État s’appuie sur la police et la justice pour écraser nos vies et nos révoltes. Des contrats aux bénéfices astronomiques de ventes d’armes et de « techniques » de maintien de l’ordre se concluent dans le monde entier sur le dos de nos mort.e.s et nos mutilé.e.s.

Le jeudi 2 février, Théo, habitant de la cité des 3000 dans la commune d’Aulnay-sous-Bois, jeune homme noir de 22 ans, a été frappé, injurié, gazé et violé par des policiers parce qu’il avait eu l’audace d’exprimer sa réprobation vis à vis d’interpellations injustifiées. Mais surtout parce qu’il était noir et, qu’en France, il y a des citoyens de seconde zone.

Ce n’est pas une bavure, le dérapage de quelques policiers isolés. C’est la conséquence d’une violence et d’un racisme d’État qui ont pour but de maintenir, particulièrement dans les quartiers populaires, la domination du capitalisme. Quitte à en admettre les excès et en absoudre leurs auteurs. C’est la preuve d’un système prêt à toutes les violences pour contraindre à la soumission et exploiter la partie la plus pauvre de la population comme aux temps des colonies. C’est précisément pour ces raisons que la CNT ne syndique pas les forces répressives de l’État.

Pour l’IGPN, Théo Luhaka n’a pas été victime de viol, mais d’un accident. Quelques mois après la mort d’Adama Traoré à Beaumont sur Oise, de nouveau le mensonge répond à la quête de vérité et de justice exprimée par les familles, les amis, les associations… Ce sont aussi des tirs à balle réelle qui leur sont opposés là où la solidarité fait rage comme à Aulnay dans la nuit du 6 au 7 février.

Comme si cela ne suffisait pas, une loi de « sécurité publique » vient d’être adoptée, alignant les droits des policiers sur ceux des gendarmes. Nous dénonçons cette nouvelle loi sécuritaire qui donne un « permis de tuer ». La militarisation de la police va faire d’autres victimes.

A quelques mois des élections, nous voulons redire que la solution ne viendra pas « d’en haut ». Quels que soient les gouvernements, la même politique perdure et s’amplifie. Ce n’est ni dans les salons de l’Élysée, de Matignon, ou de la place Beauvau que nous obtiendrons satisfaction, mais dans la rue.

Organisons-nous, dans les quartiers, sur nos lieux de travail, en assemblées souveraines et reprenons ce qui nous appartient. Décidons nous-mêmes, pour nous-mêmes, et luttons pour un autre futur, débarrassé de l’État, des patrons et de leurs polices.

Pas de justice, pas de paix !

Fédération des Travailleurs de l’Education - CNT


http://www.questionsdeclasses.org/?Viol ... n-etatique
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Re: CNT-f

Messagede Pïérô » 10 Mar 2017, 00:46

La CNT-f Toulouse se développe... :gratte:

Création d’un nouveau syndicat de Travailleur-ses du sexe
Présentation, positionnement et objectifs de la CNT TDS 31.
https://iaata.info/Creation-d-un-nouvea ... -1915.html

La CNT pourrait se complaire dans la défense de la prostitution et dans un "syndicalisme" libéral ?
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: CNT-f

Messagede Fred1 » 12 Mar 2017, 16:41

Pïérô a écrit:La CNT-f Toulouse se développe... :gratte:

Création d’un nouveau syndicat de Travailleur-ses du sexe
Présentation, positionnement et objectifs de la CNT TDS 31.
https://iaata.info/Creation-d-un-nouvea ... -1915.html

La CNT pourrait se complaire dans la défense de la prostitution et dans un "syndicalisme" libéral ?


Alors moi j'ai noté que dans l'article, il est beaucoup question de lois contre le proxénétisme, qui serait injuste. Et c'est un des probleme de cette intervention dans un syndicat ouvrier.
Ça ressemble a une autre intervention a radio libertaire, ou j'avait eu l'impression d’entendre une mère maquerelle avec son élève, et des mec complètement a coté de la plaque de se qui se passé en réalité sur leurs plateaux.
Surement que ça rappel a d'autre militant le débat que ça avais données dans un autre forum.
( Une maquerelle est une proxénète en faite).Vue les revendication la question qui se pose c'est l'orientation des revendications de la prostitué.
Il y a comme une complaisance fatalisme dans le ton, un statue de prostitué irréversible et soi disent assumer, comme un choie mais qu'elle se passerait bien.
Pour moi il y a aucun espoir dans se tracte, absolument rien a espéré, rien a défendre.

Je li que si les lois contre le proxénétisme était aboli, elles pourrait se faire plus de fric, c'est ça?

Aujourd’hui, la grande majorité de la prostitution est exercée par internet. La loi sur le proxénétisme nous contraint actuellement à mettre en ligne nos annonces et webcams sur des sites tenus par des exploiteurs hébergés dans d’autres pays, à des tarifs souvent élevés. L’abrogation de cette loi nous permettrait par exemple d’autogérer l’hébergement de nos annonces et webcams sur un site collaboratif, et augmenterait nos capacités à nous entraider dans la lutte contre les exploiteurs.

C’est en luttant contre les accusations de proxénétisme à l’encontre de nos proches que nous pourrons construire une vie affective et sociale.
C’est en nous opposant aux parcours de réinsertion, y compris celui de « sortie de la prostitution » que nous lutterons contre une violence supplémentaire qui nous est infligée. De manière générale, nous nous opposons à l’ingérence de l’Etat dans notre travail, dont il ne fait qu’augmenter le danger et la difficulté.
Les entreprises capitalistes en général, et plus particulièrement celles ayant trait à la culture sont les principales responsables de la culture du viol et du racisme. L’industrie du cinéma pornographique en est l’exemple le plus évident. Mais ce n’est pas une fatalité. De nombreuXses employéEs des diverses industries culturelles luttent pour produire une culture engagée, véhiculant des idées politiques justes, et leur capacité à lutter est proportionnelle à leur rapport de force. Il en va de même dans l’industrie du porno. C’est avec un rapport de force amélioré par le syndicalisme que nous pourrons refuser les pratiques qui participent à la culture du viol et au racisme.


Lorsqu’une personne est privée de papiers, elle n’a rarement d’autre choix que de faire appel à un réseau illégal de traite ou d’entraide pour assurer sa subsistance. Les conditions administratives et économiques des sans papierEs leur laissent peu d’alternatives.
Lorsque des travailleuRses s’organisent pour lutter, ce sont les conditions de touTEs les exploitéEs qui sont tirées vers le haut, y compris celles des privéEs de papiers.

Le code pénal punit toute personne qui « aide, assiste ou protège » unE travailleuRse du sexe dans son activité, même si elle n’en tire pas profit. UnE travailleuRse du sexe qui donne des conseils de sécurité ou de prévention à unE autre travailleuRse du sexe ou qui lui explique l’échelle des prix des passes peut être condamnée pour proxénétisme. L’article 225-5 assimile à un proxénète toute personne qui vit avec unE travailleuRse du sexe sans pouvoir justifier de ses revenus, comme un conjoint, un enfant majeur vivant encore chez sa mère, ou dont la mère finance les études. L’article 225-5 interdit aux travailleuRses du sexe, entre autres, d’avoir un site internet collaboratif, d’exercer à plusieurs dans un même appartement pour partager les frais du loyer et veiller les unEs sur les autres ; elle expose d’ailleurs toute personne qui leur louerait une chambre, un appartement ou un espace commercial à une lourde peine – ce qui oblige certaines travailleuRses du sexe à exercer leur activité dans la rue
.
Nous n’avons pas peur des ruines. Nous sommes capables de bâtir aussi.

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Messagede Fred1 » 16 Avr 2017, 10:37

Pardon pour le ton mais, il y a encore un comité de parité de la CNT'?

1) Non comptent de protéger un de leurs membre pour une histoire sordide de viol, et de menacer la victime et c'est camarades. J'apprend que le comité de parité de la CNT a était méchamment priez de fermé ça gueules.
Il se rajoute a ça une théorie complotisme validé par les bureaucrate, suivi d'accusation de la victime, la ligne rouge de l'indécence a était plus que franchie.

2)En outre et parallèlement a cette attaque sexiste, un communiqué impose au membre une section de travailleuses du sexe. S'en déconner c'est carrément un ramassis d'incompétent les bureaux de la CNT?
D'autant plus que l'apologie de la prostitution et du macro, soit elle une mère macrele a pu se fendre d'un communiqué s'en que personne vérifie le contenue, et au nom de la CNT.
Pute un jour pute toujours, c'est le contenue de se tracte. :langue:
Si au moins cette section défendait les femmes mais non, c'est la prostitution que cette section défend.

3) La CNT fait référence a l'utilisation de stupéfient (dure) pour défendre son membre, pardon mais la consommation de stupéfient reste un problème récurent dans les manifestation et autres rencontre militantes, cela dit abuser une personne en état de faiblesse, c'est un facteur aggravant . Vue vos propos (les propos de la CNT), dire que la victime était camé, c'est un aveux qui en plus d’être indigne, pourrait dans le cas d'une plainte être un facteur aggravant.
Les consignes des organisation dit féminisme, préconise d'écarté les membres agresseur de leurs victimes, mais bon les bureaux de la CNT F ne se revendique pas du féminisme.

Note: C'est pas personnel, le féministe en devenir que certain d'entre nous revendique et tente de mette en place, le cadre militant qui nous unis, ne peut se complaire dans la négation de la parole des victime d'agression sexuel. Le cadre militant des organisations n'est pas un lieu de prédation, ou des militantes se ferait agressé et violé, puis priez de fermé leurs gueule, question de bon sens et de confiance...
Nous n’avons pas peur des ruines. Nous sommes capables de bâtir aussi.

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Re: CNT-f

Messagede bipbip » 29 Avr 2017, 17:33

Pour un 1er mai syndicaliste révolutionnaire

Pas de trêve syndicale pendant la période électorale.
RDV à midi - Place des Fêtes pour un 1er mai syndicaliste révolutionnaire

Image

« Gouverner, c’est mettre vos sujets
hors d’état de vous nuire et même d’y penser,
ce qui s’obtient soit en leur ôtant les moyens de le faire,
soit en leur donnant un tel bien-être qu’ils ne souhaitent pas un autre sort »
- Machiavel, Le Prince

Matraquage à tous les étages : la répression et la division, derniers remparts du capitalisme en crise

S’il est bien une chose de sûre dans nos sociétés contemporaines, c’est que la classe dirigeante, qu’elle soit économique ou politique, qu’elle soit aux commandes ou qu’elle y aspire, a bien intégré les recommandations de Machiavel. Car alors que depuis des décennies la crise économique, sociale et écologique, s’est emparée du monde, et que le « don de bien-être » passe chaque jour à la moulinette de l’austérité, c’est bien d’une « mise hors d’état de nuire des sujets » qu’il s’agit.

Pour cela, les armes sont malheureusement connues et bien rodées. D’abord, diviser pour mieux régner. Créer des ennemis intérieurs comme extérieurs. Qu’ils soient Roms « voleurs de poules », migrants « qui mangent notre pain et prennent notre travail », musulmans « qui se radicalisent », chômeurs « assistés et fainéants », jeunes « délinquants ou casseurs de manifestation », ouvriers « terroristes séquestrant leurs patrons », fonctionnaires « trop coûteux et privilégiés » ou grévistes « prenant le peuple en otage », il faut montrer du doigt les nouveaux barbares. Et face à ces barbares, il faut unir la « Nation », protéger la « République ». Et pour ce faire, rien de plus simple : rétablir l’autorité de l’État et renforcer son bras armé, policier et militaire. Et il faut matraquer surtout : physiquement en premier lieu, mais aussi juridiquement et idéologiquement.

Matraquer pour faire mal et pour faire peur, d’abord. La police est notamment là pour ça. Il n’y a pas de bavures, il y a un maintien de l’ordre qui s’adapte à la situation. Et quand l’ordre libéral et étatique est contesté, alors la police améliore son armement et tape plus fort, quitte à violer, à blesser gravement, voire à tuer. Puis justifie, bien entendu sa violence en la présentant comme seule légitime et comme nécessaire pour défendre la « démocratie » et la prétendue « paix sociale ».

Matraquer pour faire comprendre qui est le maître ensuite, et pour imposer sa loi. La justice à deux vitesses s’ébranle qui sait prendre son temps pour les millions détournés des Fillon, Dassault, Balkany, Le Pen et autres Cahuzac, et jette en prison ceux qui ont le malheur d’avoir volé de quoi manger, briser un Abribus, retenu quelques heures son DRH, ou simplement être « mal né », dans le mauvais quartier, avec la mauvaise couleur de peau et une famille pas assez riche...

Mais ça ne suffit pas, il faut aussi matraquer idéologiquement, car il faut que la population ne s’offusque pas trop de ce déchaînement de violence et n’aille pas s’imaginer quel en est le but véritable. Le discours politique prend alors le relais qui crée ces ennemis intérieurs : immigrés pas très chrétiens, manifestants violents, grévistes agressifs, migrants terroristes, etc. Et comme ça ne suffit toujours pas, s’y ajoute ensuite l’image d’un monde en guerre, car les barbares ne sont pas que « chez nous », ici en France, ils sont « partout ». Cette fois, l’État bombarde, l’armée entre en scène et défend « nos » frontières, « nos » intérêts, contre l’étranger qui veut notre perte...

Matraquage social enfin, car là est bien le but final. Précariser, flexibiliser, sérialiser, individualiser, détruire tous les droits et cadres sociaux conquis de haute lutte. Chacun doit devenir une petite entreprise gérant son capital et le faisant fructifier par ses efforts, son mérite, son travail... Matraquer l’ordre libéral comme seul horizon possible, appeler au sacrifice de soi et du collectif pour éviter la faillite. Matraquer que l’homme est un loup pour l’homme, matraquer la concurrence naturelle et nécessaire, matraquer que l’esprit de compétition est notre seule issue. Et tant pis pour les perdants, ils n’auront droit qu’à la matraque, physique cette fois jusqu’à la plus dure et la plus brute des violences.

On ne peut que concéder une qualité à nos dirigeants : ils savent gérer l’art du matraquage pour défendre leur richesse et leur pouvoir. Ils savent détourner les regards de leurs responsabilités vers des ennemis imaginaires. Ils savent manipuler les peurs et l’angoisse pour se poser en « sauveurs » et « protecteurs ». Ils savent blesser, humilier et réprimer surtout ceux qui ne rentrent pas dans leur ordre. Ils savent en fait nous diviser quand notre unité pourrait être notre force, et donc leur faiblesse.

Ce nous, cette unité, c’est notre classe. Celle des prolétaires, ceux qui n’ont que leur force de travail pour vivre, ceux qui galèrent pour trouver un emploi ou un logement, ceux qui vivent dans des quartiers périphériques ou des campagnes délaissées, ceux pour qui l’accès aux services publics, à la culture ou à la santé est une bataille quotidienne, ceux qui s’entassent dans des bus Macron ou des trains et RER surchargés quand d’autres se pavanent en voiture avec chauffeurs, ceux qui s’entassent dans des appartements trop petits quand d’autres s’étalent dans leurs châteaux de Saint-Cloud, leur paquebot de Nanterre ou leur manoir de la Sarthe... Bref, ceux qui créent toutes les richesses mais qui n’en profitent que rarement et surtout ne décident de rien. Ceux qui sont du mauvais côté de la matraque, du Flash-Ball ou de la grenade. Ceux à qui on demande de temps en temps de voter pour ceux qui nous matraqueront ensuite...

Victimes des violences policières, patronales, racistes et sociales, nous sommes tous de cette même classe. Notre ennemi n’est pas tel peuple, telle religion ou telle communauté, notre souci n’est pas que nos dirigeants soient « nationaux » ou « européens », le chômage et l’insécurité ne sont pas dus aux immigrés ou aux pauvres. Nos ennemis ce ne sont pas plus les Arabes, les Noirs, les juifs ou les mulsumans ou supposés tels, qui « refuseraient de s’intégrer » et ne voudraient pas reconnaître les « bienfaits de la colonisation », que les « Juifs des médias et de la finance », selon les termes d’un vieil antisémitisme d’extrême droite qui reste malheureusement d’actualité. Non, nos ennemis ne se définissent pas par leur origine ou leur confession, mais par le rôle social qu’ils jouent au quotidien : ce sont ceux qui nous dirigent politiquement et économiquement et qui nous mènent droit dans le mur en cherchant coûte que coûte à préserver un système capitaliste et politique qui ne sert que leurs intérêts. Nos ennemis sont des ennemis de classe. Il ne tient qu’à nous de ne plus être seulement des victimes, mais de devenir des acteurs, conscients de notre force. La solidarité est notre arme. Contre ceux qui cherchent à nous diviser et à nous criminaliser pour asseoir leur pouvoir, il nous faut nous unir, nous organiser, nous entraider, entre égaux.

Tout commence, l’avenir est entre nos mains. Dès aujourd’hui, exigeons dans l’unité et la dignité : la justice pour toutes les victimes et leurs familles ; la libération et l’amnistie de tous les militants condamnés pendant le mouvement contre la loi travail ou leur lutte syndicale (Goodyear) ou sociale (NDDL, Bure, etc.) ; le désarmement de la police et la révocation des policiers auteurs de violences ou de propos discriminatoires (racistes, sexistes, homophobes) ; le remplacement de l’IGPN par une organisation indépendante avec des membres de la société civile ; la liberté de manifester et la fin de l’état d’urgence.

Ceci ne sera qu’une étape. Un premier pas vers la reconstruction de notre solidarité et unité de classe, vers la remise en cause de l’exploitation économique et sociale, de la domination et la répression étatique, et des discours et actes racistes.

Pour un autre futur égalitaire et libertaire organisons-nous !

http://www.cnt-f.org/urp/tracts/pour-un ... utionnaire


https://paris-luttes.info/pour-un-1er-m ... liste-8003
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Re: CNT-f

Messagede Pïérô » 04 Mai 2017, 22:26

Samedi 6 mai 2017

Déballage de livres et DVD

Vente militante au profit des œuvres sociales du Syndicat Unifié du Bâtiment de littérature diverse, de romans policiers, d'ouvrages politiques, de DVD pour tous les goûts et de quelques vinyles.

De 10h à 12h dans la cour au 33 rue des Vignoles.

Littérature et policier: 1€
DVD: 1,5€
Ouvrages politiques: prix divers

Et si vous le souhaitez, n'hésitez pas nous déposer les livres et DVD qui encombrent vos étagères et bibliothèques!

https://paris.demosphere.eu/rv/55025
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: CNT-f

Messagede bipbip » 30 Mai 2017, 09:53

Marche ou crève : alerte immédiate !

L’horizon Macron est très noir. La guerre sociale est rouverte dès l’été.


« Je veux demain pouvoir agir, être efficace. Donc ces réformes, nous les avons conçues, portées, nous les ferons » a promis Macron en campagne. Promesses qu’il veut tenir, et vite. Le voilà élu à l’aube de l’été de tous les dangers, classique période propice aux mauvais coups. Pour ses ambitions antisociales, Macron a affirmé à l’avance son appétit pour les pleins pouvoirs. Il sort le rouleau compresseur, version turbo. Il veut réinstaurer la mesure de plafonnement des indemnités aux prud’hommes (supprimée de la Loi El Khomri devant le tollé des syndicats y compris les plus ramollos type CFDT).Il veut permettre l’envolée des licenciements sans trop de frais pour ces chers patrons.

Licencier « sans cause réelle, ni sérieuse » ne doit pas leur coûter un bras. Le paquet libéral que Macron compte faire passer en force, par ordonnances dès cet été, est rempli d’autres mesures antisociales. Adepte du « puissance 10 », il veut amplifier l’inversion de la hiérarchie des normes déjà lancée par la loi travail. Primauté absolue à l’accord d’entreprise majoritaire, signé par des syndicats représentant au moins 50% des salarié·es. Et si ça ne passait pas par ce biais des pseudos syndicats complaisants partisans du « dialogue social » et du réformisme “pragmatique”, l’employeur aura un autre joker : un référendum interne à la boîte, à son initiative, et qui pourra valider un accord récusé par ces syndicats dit majoritaires. Cela se traduit et se traduira par des pressions hiérarchique sur les représentant.es syndicaux.ales pour les plus combatifs.ves et le pistolets sur la tempe des salarié-es notamment ceux et celles en CDD.

Histoire de contourner officiellement tout contrepoids syndical, en créant des règles fluctuantes d’une entreprise à l’autre. C’est donc la mise à mort de toute convention collective, du droit commun. Les « horaires effectifs » (ou la notion distincte de la durée légale du travail, dans le monde dérégularisé de Macron) seraient, comme les conditions de travail et les salaires, « négociés au plus près du terrain », soit en priorité entreprise par entreprise, ou « à défaut » au niveau de la branche. C’est-à-dire, concrètement, la porte ouverte aux pressions et magouilles individuelles, et donc aux accords pourris, tout bénef pour le patronat, par exemple sur le tarif des heures sup. Mais ce n’est pas assez, jamais assez, pour le banquier-président et le Medef. La délégation unique du personnel fusionnant DP, CE et CHSCT serait automatique dans les entreprises de toutes tailles, sauf celles qui voudraient expressément garder ces instances distinctes.

Tant qu’à faire, il prévoit aussi de cibler les précaires, en lançant la chasse aux chômeur.euses, contraint.es de trimer où on les assignera après deux propositions de boulots dits décents.

Et s’il ou elle manque d’« intensité » à chercher du travail, il ou elle sera prestement privé·e d’indemnités chômdu. La vieille veine punitive. Comme Macron ne se veut pas qu’un père fouettard, petit cadeau aux professions libérales et aux démissionnaires qui bénéficieraient de l’assurance chômage.

Outre un « allègement de charges pérenne pour toutes les entreprises » et une baisse de l’impôt sur les sociétés ramené à 25% tout en maintenant le taux réduit de 15% pour les PME, autre cadeau, aux plus riches, cette fois, la fortune mobilière (actions, obligations...), concentrée chez les plus hauts revenus, échapperait à l’impôt sur la fortune. Le message est clair. Contre la « loi El Khomri puissance 10 » de l’offensive promise par Macron, la riposte doit aussi être décuplée. Pas beaucoup de temps à perdre.

Dès maintenant, l’urgence est de préparer la riposte sociale dans l’unité. De réactiver l’énergie qui a permis une résistance de plusieurs mois contre la loi El Khomri et qui a vu se réenclencher une dynamique de convergence de lutte dans laquelle la CNT entend s’inscrire tout en conservant sa spécificité et ses revendications.

La CNT

http://www.cnt-f.org/marche-ou-cre%CC%8 ... ontent=btn
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Re: CNT-f

Messagede bipbip » 22 Juin 2017, 20:32

Festival CNT 2017 « Travail en révolution(s) »

les 23, 24 et 25 juin 2017
La Maison de l’Arbre / La Parole Errante, 9 rue François Debergue, Montreuil (93)

Image

Cette année, le festival organisé par les syndicats CNT de la région parisienne se tiendra les 23, 24 et 25 juin, une fois encore à La Parole errante. Une fois encore, oui. Peut-être la dernière, car notre festival risque bien d'être l'ultime événement programmé dans ce lieu magique de Montreuil, animé depuis 1998 par Armand Gatti et sa « tribu ». La Parole errante à la Maison de l'arbre est en effet menacée de fermeture par le Conseil départemental, et la mort récente de son inspirateur, l'homme de théâtre libertaire Armand Gatti, pourrait bien inciter les vautours à se jeter sur leur proie. Mais qu'à cela ne tienne : on ne lâche rien ! À l'instar du collectif La Parole errante demain [1], qui continue vaillamment de faire vivre le lieu et son esprit, nous poursuivons sans relâche la lutte contre le capitalisme et son monde, dont ce festival est aussi une expression.

Dans la continuité du mouvement social de 2016, cette édition abordera principalement les nombreuses critiques envers la domination du travail dans un régime capitaliste, sous la forme de débats, de films, de pièces de théâtre.

Des camarades des sections en lutte dans les entreprises interviendront également au cours des trois journées : École spéciale d'architecture (ESA), Le Monde, La Rolse Nettoyage, hôpital Jean Verdier (Bondy), La Poste, la Mairie de Montreuil.


Vendredi 23 juin

18 heures
• Au Bal des actifs - Demain le travail, recueil de nouvelles de science-fiction sur l'avenir du travail, rencontre avec plusieurs de ses auteurs (Li-Cam, Norbert Merjagnan, Catherine Dufour, Karim Berrouka, Alain Damasio) et les créateurs de la série Trepalium (Arte), Antarès Bassis et Sophie Hiet
• Fatima, long métrage (2015, 79') de Philippe Faucon, projection suivie de L'ethnicisation en milieu de travail, écrit par Nicolas Joulin qui animera le débat

À partir de 20 heures
Soirée de concerts avec Ludwig von 88, Stylnox, Julie Colère, Ocho y Media


Samedi 24 juin

11 heures
La souffrance au travail, Christophe Dejours expose les recherches qu'il a initiées à partir des années 1980 sur ce sujet.

Midi
•Médicalisation de la souffrance au travail, débat avec Nadia Garnoussi
• Une tournée dans la neige, documentaire (2017, 74'), réalisé par Hélène Marini, sur le suicide d'une jeune factrice après une éprouvante tournée effectuée dans la neige

12 h 30
État d'urgence, débat animé par le Syndicat des travailleurs de l'éducation de la Seine-Saint-Denis (CNT STE 93)

13 h 30
Anthropologie du travail, débat animé par Renaud Garcia : le « travail » n'a pas toujours été une évidence partout et de tout temps...

14 heures
•Le nouveau management dit « humaniste », Danièle Linhart présente ses recherches en sociologie du travail sur la « modernisation » des entreprises et l'évolution de l'organisation du travail qui l'accompagne
• 1336 jours, des hauts, débats, mais debout, documentaire (2015, 73'), sur la lutte des Fralib

15 heures
Le cordonnier d'Alicante - Mémoires d'un militant de l'anarchisme espagnol (1889-1948), éditions CNT-RP, 2017, rencontre avec Melodia Sirvent, qui a traduit le livre tiré des mémoires de son grand-père Manuel Sirvent Romero

15 h 30
Jobs à la con, bureaucratie et valeur du travail, rencontre avec l'anthropologue David Graeber, connu pour ses livres sur la dette et sur les mouvements sociaux comme Occupy

16 heures
Rojava, Argentine, Chiapas, etc. L'autogestion, une alternative concrète en temps de crise ?, avec notamment les interventions d'une représentante de la coopérative argentine Lavaca et de Miguel Benasayag

16 h 30
Révolutions précaires - Essai sur l'avenir de l'émancipation, de Patrick Cingolani, présentation par l'auteur

18 heures
• Benjamin Péret, l'astre noir du surréalisme, éditions Libertalia, 2016, rencontre avec l'auteur Barthélémy Schwartz, suivie d'une lecture de textes de Péret par Sabrina Lorre
• Gwadloup-Kanaky, le colonialisme sanglant, en mai 1967, des dizaines de guadeloupéens sont tués par les troupes françaises.

À partir de 20 heures
Soirée de concerts avec Monsieur Bidon, El Comunero, Burning Heads, René Binamé


Dimanche 25 juin

11 heures
• Gernika 1937-2017, le 26 avril 1937, la ville symbole des libertés basques était bombardée, 80 ans après, le peuple basque continue le combat
• M comme Marius, reportage de mars 1957 récemment retrouvé dans les fonds de l'INA, sur l'anarchiste cambrioleur de la Belle Époque, Alexandre Marius Jacob dit Marius Jacob
• Compagnie Naje, spectacle de théâtre forum autour du thème « le travail et l'école », suivi d'un débat

12 h 30
• Loi travail, documentaire (2016, 30'), réalisé par un militant de la CNT, projection suivie d'un débat
• La grève des ovalistes (Lyon, juin-juillet 1869), de Claire Auzias et Annik Houel, éditions Atelier de création libertaire, 2017, présentation par Claire Auzias

13 heures
Pour une critique radicale du « travail », débat présenté par Patrick Vassort

13 h 30
Harcelé à perdre la raison, documentaire (2012, 88') de Daniel Kupferstein, sur le destin tragique de Jean-Michel Rieux, victime de harcèlement au travail, présentation par le réalisateur

14 heures
• Spectacle de contes pour les enfants, par Clara Guenoun
• L'espoir et l'effroi. Luttes d'écritures et luttes de classes en France au XXe siècle, éditions La Découverte, 2016, de Xavier Vigna, présentation par l'auteur

15 heures
Les Imprévisibles, une fanfare coopérative, cool et joyeuse, du débutant au confirmé

15 h 30
• Hommage à Armand Gatti, introduction de Jean-Jacques Hocquard suivie d'une lecture de textes d'Armand Gatti par Sylvia Bergé, comédienne, sociétaire de la Comédie-Française
• Le grand soir, d'Aurélie Carrier, éditions Libertalia, 2017, une étude des représentations qui composent l'imaginaire du Grand Soir et de leurs interactions avec celui de la grève générale, présentation par l'auteur

16 h 30
Victoire (époque 2) - Une Vraie Femme !, de Sylvie Gravagna, théâtre par la compagnie un Pas de côté

17 heures
Les rapports sociaux de sexe dans le travail, Fanny Gallot propose un essai d'histoire des ouvrières des Trente glorieuses à la désindustrialisation

18 h 30
Soirée jazz - le pianiste Tony Hymas joue du Léo Ferré, le collectif Nato (Hélène Labarrière contrebasse, Tony Hymas piano, Simon Goubert batterie, invité Jacky Molard violoniste) interprète des œuvres exprimant la résistance au fascisme, à l'impérialisme et au capitalisme - puis soul avec The Ready-Mades

Et comme les autres années, le salon du livre fera la part belle aux éditeurs et aux libraires qui font vivre la littérature libertaire.

Le programme détaillé se trouve sur le site Web de la CNT RP, http://www.cnt-f.org/festival-cnt

Dans ce festival, tout est autogéré par les militant.e.s de notre organisation syndicale : installation, débats, salon du livre, accueil, nourriture, bar, nettoyage, etc. De la même manière, les boissons et les repas proposés proviennent, autant que possible, de coopératives et assument une vision écologique et solidaire.

Venez en nombre vous libérer du travail avec nous !

L'autogestion, ici et maintenant !

http://www.cnt-f.org/urp/agenda-cnt/pro ... l-cnt-2017
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Re: CNT-f

Messagede bipbip » 29 Juin 2017, 15:03

[Argenteuil] Revue Autogestion : les Services publics

L’UL d’Argenteuil annonce la sortie de sa revue Autogestion dont le thème est "Services Publics : Un enjeu de la lutte de classe".

À commander à l’adresse de l’Union locale, elle sera également disponible au Festival CNT !

SOMMAIRE
◾ Le service public dans l’histoire : un concept évolutif selon les périodes économiques
◾ L’Europe : d’une approche disparate des services publics à la notion ambiguë de service universel
◾ Santé : la santé malade du Capital
◾ Démantèlement et privatisation des PTT : un modèle de liquidation des services publics et de cogestion institutionnelle
◾ SNCF : transport ferroviaire, du service public à la gestion commerciale dans le cadre européen
◾ Lutter : des résistances à la privatisation du service public
◾ International : le grand marché transatlantique (GMT ou TAFTA) ou la porte ouverte à la marchandisation des biens et services
◾ Le Ceta : Accord Economic and Trade Agreement ou Accord économique et Commercial Global - AEGC.
◾ Combat international : solidarité contre la répression antisyndicale – Ford Valence en Espagne.
◾ Éditions CNT-RP

http://www.cnt-f.org/argenteuil-revue-a ... blics.html
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Re: CNT-f

Messagede bipbip » 06 Juil 2017, 15:57

Tract contre la réforme Macron du droit du travail

Image

http://www.cnt-f.org/urp/tracts/tract-c ... du-travail
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