SOLIDAIRES / SUDs

Re: Evolution du syndicalisme - Avoir un oeil sur SUD

Messagede Pïérô » 19 Juil 2010, 12:28

Je ne comprend pas très bien ce type de post sans aucun commentaire, qui ne fait que renvoyer à un lien, sans que l'on ne sache non plus pourquoi. :gratte: En plus le forum en question n'est pas réellement un lieu de débat vraiment ouvert mais un forum spécifique tenu par les éléments les plus sectaires et caricaturaux de la planète libertaire. :roll:


édit : celà a eu le mérite de te faire éditer ton post pour mettre dans le prolongement du lien
un ancien étudiant fait une critique constructive de Solidaires 63 et Sud étudiants...

"constructive" je pense que chacun en jugera...
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Re: Evolution du syndicalisme - Avoir un oeil sur SUD

Messagede Durruti » 25 Juil 2010, 20:52

Bon c'est moi la critique. Constructive dans le sens où je ne fais pas que dire SUD c'est mal, je parle de mon expérience, et des raisons qui on poussé à mon départ.

Et sur le forum Rouge et Noir, ce n'est pas ce que dit Pïérô, il n'y a pas que des CNt-AITistes qui postent.

merci du lien Nico37
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Re: Evolution du syndicalisme - Avoir un oeil sur SUD

Messagede Pïérô » 26 Juil 2010, 13:44

Le problème c'est qu'à partir de ton expérience locale, ou ton expérience dans le syndicat étudiant, tu en tires des généralisations.
Et au dela c'est aussi tout un rapport au syndicalisme, aux luttes et à la manière de poser la question de l'organisation collective, que ce soit en théorie comme en pratique. Tu semble penser qu'un syndicat doit être anarchiste, ce qui pour ma part revient à confondre l'espace d'organisation collective politique, l'organisation spécifique, et l'espace d'organisation collective syndical, organisation sans forcément dire de masse, mais avec au moins un peu plus de monde. C'est ce qui a fait porter mon choix sur SUD. Je ne suis pas anarcho-syndicaliste et ne pense pas que le syndicat se suffise en lui même, mais quitte à rentrer dans un syndicat il me semblais au moins important que çà ressemble à un syndicat, qu'il y ait des pratiques syndicales, et que l'espace permette à celles et ceux qui luttent de s'organiser collectivement d'avantage. Et il se trouve que c'est un outil important voire indispensable actuellement pour les luttes, et en même temps il me semble que ce type de syndicat n'est pas à ranger dans la même catégorie que d'autres. Le positionnement "lutte et transformation sociale" permet d'y porter aussi du contenu politique, et du contenu révolutionnaire.
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Re: Evolution du syndicalisme - Avoir un oeil sur SUD

Messagede Rocky_Balboa » 27 Juil 2010, 11:53

leo a écrit:Une texte critique d'un syndicaliste de SUD-Rail qui rue dans les branquards et vient de démissionner de ses responsabilités
Trouvé ici
http://cccforum.propagande.org/viewtopi ... =12&t=8221

Nous sommes de plus en plus nombreux à nous poser des questions quant au devenir syndical de SUD.

Loin de représenter les idéaux de lutte qui nous ont poussé à adhérer au modèle SUD, nous constatons amèrement qu'au fil des derniers mois, il apparaît en notre sein des dérives bureaucratiques douteuses et dangereuses.

Ci dessous le texte d'un camarade de SUD Rail de la région PACA, Sébastien JO., qui vient de démissionner de toutes ses responsabilités syndicales au sein de la Fédération.

"En préalable, je tiens à préciser que mon propos n"est pas de dénigrer le travail très pointu que font certains camarades, chose nécessaire pour la maîtrise de dossiers la plupart du temps relativement complexes, mais plutôt d"ouvrir le débat sur l"opportunité de notre participation à toutes ces commissions, tables rondes, réunions et pseudo-négociations que la direction de l"entreprise organisent. Ayant assumé quelques responsabilités syndicales, je sais que la tâche est ardue, et plus d"un écueil guettent ceux qui choisissent le chemin de la lutte. C"est pourquoi, plutôt que de polémiquer, cette petite réflexion est une question posée directement à tous celles et ceux qui participent à la vie de notre organisation syndicale dans le but d"un débat constructif.

Depuis les dernières élections, notre participation quasi-systématique à toutes les commissions et autres tables rondes au sein de notre entreprise m"interroge sur l"utilité et le sens de ma contribution. En effet, je pense que vouloir tout régler avec des commissions ci, table ronde là, révèle d"une conception totalement étriquée des problèmes sociaux. De même que le pouvoir joue sur l"atomisation du corps social, les "partenaires sociaux" avec les commissions, montrent leur conception décousue de l"action syndicale.

Aujourd'hui, dans notre entreprise nous avons des commissions pour tout : la politique de l"emploi, les salaires, la stratégie d"entreprise, la mobilité, les conditions de travail, l"amiante, le stress, la formation, l"égalité homme-femme, les retraites, le pouvoir d"achat…. comme si tout cela n"était pas lié et ne devait pas former un seul et même sujet : celui de la condition du salariat.

Certains diront que sans notre participation à toutes ces commissions, nous n'avons aucunes informations et perdons toute crédibilité auprès des cheminots. A ceux-là, je répondrais qu"en faisant le distinguo entre ceux qui participent aux réunions au plus haut niveau du pouvoir et les autres, leur vision relève d"une conception hiérarchique de l"entreprise et de la société. De plus, derrière l"apparence de "scientificité" en prétendant suivre l"avis de pseudo-experts dont les conclusions sont la plupart du temps données à l"avance dans les attendus de leurs missions, toutes ces commissions ne servent qu'à masquer la cohérence de l"ensemble d"une idéologie non avouable tout en relevant d"une conception managériale et technicienne du pouvoir. Cette idéologie non avouable est celle de la domination et de l"exploitation. La conception managériale et technicienne du pouvoir quand à elle, est une idéologie destinée à exclure la dimension humaniste, donc à masquer à la base comme aux dirigeants eux-mêmes ce qui, dans l"existence collective, ne peut se réduire à une problématique technique. La cohérence du système à l'oeuvre dans notre entreprise, mais aussi dans la société, au travers de la multiplication des commissions, est donc bien celle de la domination, de l"exploitation et de la négation de la part d"humanité présente en chacun de nous. La participation de syndicalistes à ces mascarades, cautionne, banalise et contribue à édifier ce système. Le plus troublant est que celles et ceux qui acceptent de travailler dans les commissions sont pour la plupart de bonne foi, mais ont eux-mêmes une conception si atomisée des problèmes sociaux qu'ils ne se rendent même pas compte de ce à quoi ils contribuent, tellement il sont imprégnés de l"idéologie gestionnaire au détriment d"une approche politique.

Après un tel bilan, force est de constater que la logique d"ensemble du "dialogue social" aujourd’hui est un échec pour l"ensemble des salariés. Par notre présence à toutes ces commissions, mais aussi dans les différentes instances aux cotés des syndicats de gestion, nous contribuons à masquer les réels effets de ce système. Il est donc vain de se demander si telle ou telle mesure, prise isolément, est bonne ou mauvaise. Il faut au contraire analyser à quelle logique d"ensemble elle participe et la critiquer comme telle.

Or, l"on peut constater que ce fétichisme des commissions et autres réunions au sommet se retrouve aussi au niveau interprofessionnel. En regardant les faits avec un peu de recul, on peut s"apercevoir que la dégradation de la condition des salariés dans notre pays concorde étrangement avec de nombreuses années de partage du pouvoir quasi égal entre 2 forces syndicales devenues libérales : la CFDT et la CGT. Non pas que ces organisations soient responsables de la situation. Mais par leur mode d"action, elles ont contribué à ce que les salariés ne distinguent plus les faits du sens qui leur est imposé, brisant ainsi leur capacité d"être libre, de ne pas être enfermés dans l"image, dans le regard du maître. En effet, là où l"axe vertical de la lutte des classes révèle le rapport de domination et d"exploitation, ce type de syndicalisme y a peu a peu substitué une axiologie horizontale, celles des rapports sociaux et des corporatismes. Leur mode d"action consiste essentiellement à donner la primeur au compromis avec le pouvoir en place via toutes les commissions, instances, tables rondes et autres mascarades ; cela masque leur renoncement historique à ce qui fait la grandeur du syndicalisme : le syndicalisme de lutte.

Mais qu'est ce que le syndicalisme de lutte?

L'idée syndicaliste répond d"abord, selon moi, à une question fondamentale qui va resurgir avec autrement plus de virulence qu'elle a été éludée : qu'est ce que l"homme? Le syndicalisme de lutte conçoit l'homme comme enfant des lumières. Il le promeut, de manière indifférenciée, au nom de l'égalité, par l'éducation. Il assure, par le combat politique, son émancipation dans le champ économique et social. Le syndicalisme de lutte est en fait une immense œuvre d"émancipation politique et philosophique. Il complète à ce titre toute la démarche entreprise au cours du siècle des lumières, il en est l"incarnation, le foyer vivant. Le syndicalisme de lutte, c"est donc un idéal, une pensée politique qui se prolonge dans le mouvement et dans l'action. A travers lui, le salarié s"élève en Homme vers une réalité supérieure à sa propre singularité.

Aujourd’hui, je suis intimement convaincu que seule une pensée globale révolutionnaire prenant appui sur des bases solides - la pensée des lumières - réveillera le syndicalisme pour le relever, et lui donner cette capacité d"incarner à nouveau la grandeur du salariat français, car seul "le génie de la France est tout entier dans le refus qu'on puisse encore discipliner les peuples au prix de leur saint abêtissement" (de Diéguez). Dans le contexte actuel, il est vital que la France redevienne cette nation porteuse de ce rêve éveillé : des citoyens égaux, libres et responsables au service d"un dessein supérieur : l"émancipation des Hommes, de tous les Hommes… Seul le syndicalisme de lutte, fidèle à sa tradition politique et philosophique, peut relever le défi. Le syndicalisme social-libéral par ses compromis et compromissions, est mort, lobotomisé puis perfusé intellectuellement par une pensée néo con"s. Que tous ceux là (les sociaux-libéraux) sachent qu"aucune loi, aucun pouvoir ne pourra arrêté ce mouvement de fond qui gronde jusque dans leurs rangs.

Stop aux commissions, tables rondes et autres mascarades !

Stop aux compromis pourris !

Stop aux reculs sociaux !

Vive la Vie !

Vive le syndicalisme de lutte !"



Ça c'est un beau texte (sans ironie de ma part) ! Et qui pointe un véritable problème auquel sont confrontés les syndicats à la SNCF : une stratégie d'enlisement délibérée, portée par la direction, de noyer les militants sous des tonnes de réunions inutiles. Les camarades de SUD-Rail que je connais le savent très bien et le disent ouvertement : à chaque fois ils se posent la question: faut-il y aller ou non? Sachant que tu ne peux pas tout boycotter en bloc, sinon tu perds des infos importantes ; mais aller partout systématiquement, ça peut amuser des gugusses de la CFTC ou de la CFDT, mais pas des militants qui se réclament du syndicalisme de lutte.

Sinon, attention quand même à ne pas être dupe, et à croire que toute la vérité est expliquée par ce genre de lettres de démission du genre "Pourquoi je démissionne, tout va mal, etc." Parfois il y a des raisons non dites dans les démissions, qui comptent aussi. En l'occurrence, celle-ci n'est pas trempée dans la bile, et elle me semble plutôt le reflet d'un désarroi général, d'un coup de déprime qu'on ressent depuis quelques années dans les secteurs de gauche du mouvement syndical.

De mon point de vue, même si la période est effectivement difficile, la lutte des classes finit toujours par revenir. Alors le rôle d'un militant conscient, c'est plutôt chercher comment rebondir que de démissionner parce que l'horizon semble bouché. :(
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Re: Evolution du syndicalisme - Avoir un oeil sur SUD

Messagede Freakers » 27 Juil 2010, 13:00

Allez zou, à la CNT!!! :wink:
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Re: Evolution du syndicalisme - Avoir un oeil sur SUD

Messagede Nico37 » 27 Juil 2010, 13:11

Freakers a écrit:Allez zou, à la CNT!!! :wink:

Le texte a plusieurs mois, si c'était le cas, tu l'aurais annoncé depuis longtemps :!:
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Re: Evolution du syndicalisme - Avoir un oeil sur SUD

Messagede Freakers » 27 Juil 2010, 13:33

Ben tu devrais relire le fil sur le CCC forum, tu verras que l'on annonce l passage de camarades cheminots de sud rail à la CNT.

Sinon, c'était de l'humour mais je suis me suis sentis obligé de te répondre vu que tu cherches la petite bête...

Mais bon, j'attends toujours tes réponses sur un topic un peu plus bas il me semble.... :slt:
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Re: Evolution du syndicalisme - Avoir un oeil sur SUD

Messagede Rocky_Balboa » 29 Juil 2010, 12:10

Freakers a écrit:Ben tu devrais relire le fil sur le CCC forum, tu verras que l'on annonce l passage de camarades cheminots de sud rail à la CNT.


Je comprends que ça te fasse chaud au coeur, Freakers, parce que ça prouve que la CNT reste attractive. J'aimerais quand même, non pas modérer ton enthousiasme, mais apporter un bémol.

Il arrive de temps à autres que des camarades de la CGT ou de SUD passent à la CNT, ce n'est pas exceptionnel. Le problème, de mon point de vue, c'est qu'en général ils le font individuellement, sans chercher à entraîner avec eux leur section syndicale ou leur syndicat après avoir proposé l'alternative syndicale que serait la CNT. C'est donc une démarche très différente de celle des sections CFDT ou CGT qui passent à SUD, par exemple, avec au préalable des débats et un choix collectif de faire correspondre des pratiques syndicales à un nouveau sigle.

C'est assez frappant, mais chaque fois que j'ai vu un syndicaliste SUD ou CGT passer à la CNT, c'était au contraire sur un discours de renoncement au syndicalisme, de lassitude, et d'une certaine envie de se retrouver dans un groupe rouge et noir où il savait qu'il se sentirait bien ("même si ça ne sert à rien et je le sais" ai-je même entendu récemment). Donc tu comprendras que ça me laisse un peu dubitatif.

Quand le cas inverse se produit (des cénétistes passant à SUD), le résultat est plus encourageant parce qu'avec leur solide formation anarcho-syndicaliste, ils se retrouvent souvent assez vite en position d'animateurs de leur section ou de leur syndicat, voire de leur fédé, et avec des pratiques autogestionnaires qui ne peuvent que faire du bien à Solidaires! Ça s'est vérifié assez fréquemment ces dernières années.
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Re: Evolution du syndicalisme - Avoir un oeil sur SUD

Messagede ARTHUR » 29 Juil 2010, 17:20

avec au préalable des débats et un choix collectif de faire correspondre des pratiques syndicales à un nouveau sigle.


Je constate avec plasir que mon camarade Freakers, n'est pas le seul enthousiaste. Et ne serait-ce pas cela qui manque le plus à tous nos cortège syndicaux ?
Le bémol que j'apporterai consiste au fait que s'il y avait une telle identification au sigle Les Suds ne ressembleraient pas autant à une auberge espagnole.
Quant au fait que ce que tu décris, de façon très juste, concerne principalement les fonctionnaires ou les entreprises à statuts, cela ne devrait-il pas nous interroger aussi sur le syndicalisme ?
Ceux qui rejoignent la CNT, ou disent qu'ils vont le faire, sur cette attitude, en général ne restent pas.
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Re: Evolution du syndicalisme - Avoir un oeil sur SUD

Messagede Pïérô » 29 Juil 2010, 19:04

Chez nous il y a des drapeaux rouges et noirs dans le cortège Solidaires, cortège en manif qui depuis un moment est le deuxième en nombre après celui de la CGT. Et je me fout bien que les individus rentrent à la CNT ou à Solidaires, l'important c'est de faire avancer le schmilblick, et si c'est ce qui a amené différentes génération de la CNT dans le 37 à rentrer dans les Suds et renforcer Solidaires côté boulot interpro, il y a un côté concurence que je trouverais un peu déplacé. Tant mieux si la CNT se développe, et se développe en dehors du microcosme anar, et construisons ensemble.
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Re: Evolution du syndicalisme - Avoir un oeil sur SUD

Messagede ARTHUR » 29 Juil 2010, 19:07

(des cénétistes passant à SUD), le résultat est plus encourageant parce qu'avec leur solide formation anarcho-syndicaliste

Ca c'est aussi et encore de l'enthousiasme.
D'où viendrait donc cette formation ?

ils se retrouvent souvent assez vite en position d'animateurs de leur section ou de leur syndicat, voire de leur fédé, et avec des pratiques autogestionnaires

C'est peut être une des raisons qui leur a fait quitter la CNT-f ou à défaut de formation ils ont pu s'aiguiser les dents pour aller chercher ensuite dans un syndicalisme plus "joufflu" mais plus sage, de quoi exercer leurs talents voir même les faire rémunérer ...
Je ne suis pas sur que l'opportunisme soit une valeur anarchiste, et tout état de cause le fonctionnariat syndical n'est pas une pratique autogestionnaire.
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Re: Evolution du syndicalisme - Avoir un oeil sur SUD

Messagede Pïérô » 29 Juil 2010, 19:18

d'accord, bonjour le registre. On croirait lire un des sectoïdes de la pitoyable cnt-ait.
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Re: Evolution du syndicalisme - Avoir un oeil sur SUD

Messagede ARTHUR » 29 Juil 2010, 19:20

il y a un côté concurence que je trouverais un peu déplacé


Il n'est bien évidemment pas dans mon propos de considerer que cette concurrence est le moteur ou l'objectif de notre syndicalisme. Nous savons où sont nos ennemis, qui sont ailleurs que dans nos syndicats respectifs. Cependant si le syndicalisme est divisé, et particulièrement en cette période, c'est bien qu'il existe des différences entre toutes nos organisations.
Je respecte les camarades qui pensent que le syndicalisme de classe ne peut se construire que dans une seule organisation syndicale (encore faut-il savoir laquelle). Ce n'est pas pour autant qu'il faudrait considérer que c'est au seul titre de l'intérêt de classe que des militants changent d'organisations.
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Re: Evolution du syndicalisme - Avoir un oeil sur SUD

Messagede Pïérô » 29 Juil 2010, 19:31

C'est au titre de l'efficacité dans ce domaine. Parce que certains pensent que faire du syndicalisme de classe çà se fait dans un syndicat qui ressemble à un syndicat et pas à une organisation politique anarchiste spécifique, ou un club de redskins. Je sais que tu va nous ressortir de ton expérience syndicale dans le batiment, mais c'est loin d'être significatif de ce qu'est la CNT aujourd'hui. je peux faire aussi dans le registre comme tu vois, mais cela ne nous mènera pas très loin.
Je ne suis pas syndicaliste pour faire court, pour ne pas rentrer dans les différentes appellations qui en général recouvrent cette forme de croyance en un syndicalisme qui se suffirait en lui même, et si je suis rentré dans ce syndicat parce qu'on avait sur mon taf la volonté de créer une section syndicale, là où j'aurais été tout seul en étant à la CNT, c'est parce que c'est un outil de lutte collective, et que ce syndicalisme qui est loin d'être parfait, comme tous les syndicats, et avec les limites de toute manière propre au syndicalisme en général, permet non seulement des fonctionnements acceptables, voir plus, en tout cas dans mon coin, mais aussi d'amener des contenus politiques et du sens. Et c'est tout cela qui me parait important au delà de l'étiquette.
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Re: Evolution du syndicalisme - Avoir un oeil sur SUD

Messagede ARTHUR » 29 Juil 2010, 19:31

bonjour le registre


La professionalisation du syndicalisme, la non rotation des mandats, la permanence des permanents sont sûrement des questions que vous vous posez aussi, non ?
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