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Messagede bipbip » 06 Mai 2017, 16:13

AFFAIRE DU TWEET
Communiqué du syndicat Info'Com-CGT

Le syndicat Info’Com-CGT déplore l’utilisation de l’expression « poulet grillé » dans un tweet d’une de ses sections syndicales, publié le 1er mai et rapidement effacé. Notre syndicat n’a pas pour habitude de fustiger ses équipes ou ses adhérent.e.s, quelles que soient les pressions exercées. Néanmoins, il ne saurait être question d’ironie ou d’humour noir lorsque la vie d’un homme bascule dans l’horreur. Info’Com-CGT apporte son soutien moral à ce fonctionnaire et à sa famille, ainsi qu’à tous les manifestant.es blessé.es le 1er mai.

Pour autant, notre organisation dénonce toutes les violences et appelle à un traitement médiatique juste et équilibré des brutalités subies par les manifestant.es. En effet, la manifestation parisienne CGT-Solidaires-FSU-FO du 1er Mai a été, une fois encore, un théâtre d’exactions inadmissibles.

Info’Com-CGT affirme avec force qu’aucun.e de ses adhérent.es ne participe à des provocations contre les forces policières. Le bilan, éloquent, fait état de 5 policiers et 168 manifestant.es blessé.es (source : Street Medic https://goo.gl/VmQHD7). Depuis de nombreux mois, chaque manifestant.e motivé.e par la défense des revendications collectives, est passible de mesures de répression violente.

Ainsi, disposer de ces deux mots malheureux comme d’une machine à discréditer l’action syndicale de la CGT, et plus particulièrement d’Info’Com-CGT, attachés aux valeurs de paix, relève d’une pure instrumentalisation. Elle prend pour cible, entre autres, les syndicalistes, les militant.es, les manifestant.es qui se situent dans la continuité du mouvement majoritaire contre la loi Travail, qui subissent la criminalisation et la répression de l’action syndicale.

Tou.tes ont conscience que l’après‑deuxième tour électoral sera le moment de nouvelles agressions contre le droit social, le droit à l’emploi et le droit à la Sécurité sociale. C’est pourquoi le syndicat Info’Com-CGT appelle à la constitution d’un front social contre la politique ultralibérale annoncée par Macron et contre le racisme néofasciste représenté par Le Pen.

Au-delà de l’émotion suscitée, la fonction du lynchage médiatique en cours ne doit pas nous faire perdre l’objectif de la construction d’un front social qu’Info’Com-CGT appelle de ses vœux.

Soyons nombreux.euses à se mobiliser dès le premier jour du nouveau quinquennat, le 8 mai à 14 heures, à République, pour s’opposer aux politiques libérales et pour le progrès social.


https://www.facebook.com/infocomcgt/pho ... =3&theater


Révolutionnaire mais pas trop !

Info’com : la révolution mais pas trop...

Le syndicat Info’com est devenu célèbre avec un visuel sur la répression policière habilement présenté comme une affiche CGT. Le visuel fut publié en plein congrès confédéral pour être certain de faire le buzz. Choix malin puisque Martinez fut alors obligé de tenir en urgence un point de presse ! Mais hors circonstance du dernier congrès qui plaçait la CGT et son nouveau secrétaire général sous les feux de l’actu, le visuel serait tout simplement passé inaperçu.

Info’com est de création récente mais son histoire est des plus anciennes puisqu’il s’agit de l’ex- Chambre Syndicale Typographique Parisienne (CSTP). Ce syndicat, historique s’il en est, a connu ses pages de gloire mais a toujours été un bastion du réformisme dans la CGT. La modernisation technologique faisant disparaitre le métier de typographe, la CSTP a choisi de se transformer en Info’com pour survivre, sans se soucier de venir piétiner le champ traditionnel des autres syndicats CGT de la profession : Syndicat Général du Livre, Syndicat National des Journalistes et Syndicat des Correcteurs (qui vient de fusionner avec le Syndicat Général du Livre parisien- SGLCE). Il se murmure qu’aujourd’hui et via les réseaux sociaux des salariés de toutes professions adhèrent à Info’com...

Avant d’être soudainement un « rebelle », Marc Peyrade, le secrétaire général de la CSTP, fondateur d’Info’com et militant du PCF, est devenu ensuite secrétaire général de la Fédération du Livre, la Filpac, avec l’appui du SIP, le syndicat des rotativistes de presse parisienne. Pour donner une idée de la « radicalité » d’Info’com et du SIP, Marc Peyrade condamnait en 2010 le Syndicat Général du Livre parisien qui accompagnait chaque journée de manifestation contre la réforme des retraites par une journée de grève : le SGLCE était alors taxé d’aventurisme ! Un de ses militants fut même agressé pour avoir mis en grève son imprimerie malgré les consignes du SIP...

A la tête de la Filpac Marc Peyrade développa progressivement un discours ultra-radical que nous aurions pu appuyer mais qui ne s’accompagnait d’aucun travail sérieux pour sa mise en oeuvre pratique dans les entreprises. Info’com, qui ne représente plus grand chose sur le champ syndical mis à part au Journal Officiel, fut l’exemple même de ce grand écart entre théorie et pratique.

Au décès de Marc Peyrade, Info’com a poursuivit cette curieuse gymnastique qui peut être appréciée loin de Paris mais qui fait rire les salariés de la profession... Des postures mais pas d’actes, sauf en dehors de son champs de syndicalisation car personne ne lui reprochera d’avoir soutenu les Goodyear.

Ce double langage entre discours enflammés et pratiques réelles a pourtant ses limites. Un communiqué de la section Info’com de Publicis, pourtant le seul vrai succès d’implantation hors presse d’Info’com, évoque « le poulet grillé du 1° Mai ». Et aussitôt, comme la direction confédérale, Info’com se démarque et condamne sa section d’entreprise...

Révolutionnaire mais pas trop !


http://www.communisteslibertairescgt.or ... -trop.html
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Messagede bipbip » 13 Mai 2017, 20:42

Macron : Dès maintenant la mobilisation contre les mauvais coups

La déclaration de la direction confédérale était très attendue. Elle est tombée mercredi et nous la publions ici pour celles et ceux qui ne l’auraient pas vu. Si le contenu général est correct, il faut regretter l’absence de perspective concrète de mobilisation.

Solidaires avait proposé une rencontre de l’intersyndicale nationale ce qui semble avoir été refusé aussi bien par FO que la CGT.

Nous avons pourtant besoin de perspectives et de calendriers clairs pour faire monter la mobilisation. S’il existe un noyau militant très pressé d’en découdre depuis la loi Travail, chacun a aussi pu constater les difficultés à mobiliser en profondeur dans les entreprises. D’autant que les expériences depuis 2010 montrent les limites des seules manifestations de rue pour faire plier un gouvernement.

Pour stopper Macron avant l’été, interdire les ordonnances promises pour briser les restes du Code du Travail, c’est bien la grève générale qu’il faudra réussir.

Barrer la route au FN et amplifier la mobilisation sociale

Déclaration de la Commission exécutive confédérale
mercredi 10 mai 2017

Les citoyens ont fait preuve d’une grande responsabilité en faisant barrage au front national. Toutefois, le score élevé qu’obtient sa candidate est une blessure importante. Sans attendre de nouvelles échéances électorales, la CGT continuera résolument à lutter, avec les salariés, contre les conséquences désastreuses de l’influence grandissante de l’extrême droite.
Depuis sa création, la CGT a toujours combattu l’extrême droite et le fascisme, elle est restée fidèle à ses valeurs tout au long de son histoire.
La CGT a appelé les salariés à ne donner aucune voix à ce parti raciste, xénophobe, sexiste, homophobe, libéral et anti social. Mais c’est au quotidien, et non pas seulement au soir du premier tour de l’élection présidentielle, que la CGT et ses syndicats combattent le front national.
Les idées d’extrême droite se nourrissent et se développent sur la désespérance sociale, sur les promesses non tenues, les reniements, les besoins sociaux non satisfaits, la démocratie bafouée et la promotion de politiques d’austérité en France comme en Europe. La CGT exige une Europe sociale et solidaire.
Assurément, les leçons du 21 avril 2002 n’ont pas été retenues. La responsabilité des hommes et femmes politiques au pouvoir depuis est engagée. Ils devraient s’interroger au lieu de culpabiliser les seuls citoyens.
Ceux qui demain seront au gouvernement et au parlement doivent être conscients de la lourde responsabilité de leurs actes et des politiques qu’ils mettront en oeuvre. Ne pas stopper celles qui ont conduit à une telle situation nous condamnerait à la revivre.
Le Président de la République a été élu par défaut par une grande partie de ses électeurs. Nombre d’entre eux ont combattu une loi portant son nom, une majorité s’est mobilisée pendant des mois contre la loi Travail, largement inspirée et soutenue par Emmanuel MACRON. Il doit en prendre acte. Considérer qu’il s’agirait là uniquement d’un vote d’adhésion et un blanc-seing à son programme, comme il l’a fait, jusqu’aux derniers instants de sa campagne, aux risques de renforcer le FN, serait irresponsable.
La CGT appelle solennellement Emmanuel MACRON à renoncer à imposer de nouveaux reculs sociaux par ordonnance ou 49.3.
Alors que des aspirations à une alternative sociale sont fortes, que des exigences à vivre mieux et dignement s’expriment, la responsabilité du nouveau Président et du futur gouvernement est engagée à plusieurs titres.
Les luttes n’ont jamais été aussi nombreuses durant cette période électorale traditionnellement vécue comme une période de « trêve sociale ». Il est essentiel que les travailleurs se syndiquent plus nombreux, s’organisent et se mobilisent pour leurs revendications, dans les administrations, les entreprises et les territoires sur toutes les questions qui les concernent et les impactent.
La seule solution pour éradiquer les idées d’extrême droite, c’est de répondre aux aspirations des citoyens, du monde du travail dans une société plus juste, plus fraternelle, solidaire et dans un monde de paix.
La CGT se place résolument dans une dynamique revendicative offensive pour agir contre tout projet régressif. Elle a des propositions concrètes dans les domaines sociaux et économiques pour sortir durablement de la crise. Elle appelle les syndicats, avec les salariés et retraités, à amplifier les luttes pour gagner de nouvelles conquêtes sociales.


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Messagede bipbip » 17 Mai 2017, 21:10

Le CCN sous pression pour un calendrier d’actions

Plusieurs fédérations et UD sont intervenues au CCN pour réclamer des objectifs précis de mobilisation sans attendre davantage que le gouvernement Macron livre ses premières attaques. La nomination d’une ex-conseillère Martine Aubry au ministère de Travail ne rassure que FO... Une date est dorénavant évoquée pour fin juin. C’est encore très loin même si nul n’ignore les difficultés à mobiliser.

Nous publions ici la déclaration du Syndicat Energie 75 :

LETTRE OUVERTE DE LA CGT ENERGIE PARIS A LA CONFEDERATION CGT SUR SON MANQUE DE COMBATIVITE

Cher(e)s camarades,

Par cet écrit, notre syndicat CGT Énergie Paris tient à interpeller la Commission Exécutive confédérale suite à sa déclaration du 10 mai 2017 (lire ci-dessous).

Autant vous dire que ce communiqué n’est absolument pas à la hauteur des enjeux en cette période bien trouble.

Dans la première partie, vous revenez sur les dangers que représentent l’extrême droite et sur la position confédérale qui appelait « les salariés à ne donner aucune voix à ce parti raciste », ce que nous partageons totalement, bien qu’il nous semble qu’une analyse un peu plus poussée de la mécanique de l’élection présidentielle aurait été la bienvenue.

Quant à « l’exigence d’une europe sociale et solidaire », cette revendication nous paraît impossible à obtenir dans le cadre existant de l’Union Européenne, où la souveraineté des peuples est piétinée par la technocratie de Bruxelles au service du capital.

Mais ce qui est le plus problématique dans cette déclaration et qui a provoqué une certaine colère chez nos militants, se trouve dans la deuxième moitié de votre écrit.

En effet, vous faites un certain nombre d’incantations et d’avertissements en direction de Macron et de son futur gouvernement, qui de notre point de vue sont complètement stériles et donc inefficaces.

Vous écrivez en ce sens « ceux qui demain seront au gouvernement et au parlement doivent être conscients de la lourde responsabilité de leurs actes et des politiques qu’ils mettront en œuvre. Ne pas stopper celles qui ont conduit à une telle situation nous condamnerait à la revivre. »

Et à propos du vote du second tour vous écrivez « …considérer qu’il s’agirait là uniquement d’un vote d’adhésion et un blanc-seing à son programme, comme il l’a fait, jusqu’aux derniers instants de sa campagne, aux risques de renforcer le FN, serait irresponsable. »

Et de finir sur ce sujet par cette phrase « la CGT appelle solennellement Emmanuel Macron à renoncer à imposer de nouveaux reculs sociaux par ordonnance ou 49.3. »

Pour nous, cette posture est vraiment problématique et naïve car au travers de ces déclarations vous en appelez à la responsabilité de Macron, comme si ce dernier n’était pas le représentant de la haute finance, comme si ce dernier œuvrait en conscience pour les intérêts du peuple, et qu’il était juste dans l’erreur.

Il est évident que Macron est un pur produit du système capitaliste et qu’il est parfaitement conscient de ce qu’il fait et pour qui il le fait.

Ce qui est clair pour nombre de nos militants au travers de cette élection, c’est que le patronat ne s’embarrasse même plus de choisir un porte flingue parmi les 2 grands partis traditionnels (qui d’ailleurs ont été provisoirement laminés), il a directement désigné un homme du sérail, un banquier, car on est jamais mieux servi que par soi-même.

D’ailleurs, c’est grâce aux médias de masse détenus par les grands oligarques, que le produit Macron a été vendu avec succès au peuple français.

C’est pourquoi, Macron écoutera la voix de ses maitres et travaillera avec zèle, au démantèlement de tous les conquis sociaux obtenus dans la rue par notre classe sociale.

Quant au risque de renforcer le FN, Macron n’en a que faire, pire il l’encouragera par sa politique antisociale, puisque c’est justement la présence de ce parti fasciste, qui sert d’épouvantail au capital pour porter au pouvoir ses serviteurs les plus zélés depuis 30 ans.

Comme vous le notez justement, dans cette période « les luttes n’ont jamais été aussi nombreuses ».

Alors pourquoi ne pas proposer un véritable calendrier d’actions pour les semaines à venir, avec comme objectifs impérieux, de confédérer les luttes, afin de tenter d’organiser un grand mouvement national, massif, coordonné, de tout le monde du travail et d’aller reprendre par la lutte, tout ce que le capital nous a volé et d’obtenir de nouveaux conquis sociaux.

Cette démarche aurait en plus une vertu fondamentale, c’est d’imposer notre calendrier revendicatif, afin de lutter non pas contre une énième contre-réforme, mais bien pour nos revendications de salariés, de citoyens.

Alors que l’on sait que le train libéral est lancé à pleine vitesse contre le monde du travail et le peuple français, n’attendons pas qu’il nous écrase dès cet été, rentrons dans l’action dès maintenant.

Et cela mérite d’exprimer la volonté de la CGT de combattre la politique Macron par les mobilisations, sans attentisme.

Effectivement les luttes partout dans le pays n’ont jamais été aussi nombreuses, des fronts sociaux s’organisent partout dans le pays autour de structures CGT et autres, et la répression envers nos militants n’a jamais été aussi forte.

Il est de la responsabilité de la plus grande organisation de masse en France, notre CGT, de mener l’offensive de classe et de masse du monde du travail face à un pouvoir qui nous promet la ruine sociale et de nouvelles guerres impérialistes au sein de l’Otan pour notre peuple.

Fraternellement.

Le Syndicat CGT Energie Paris
Paris le 16 mai 2017


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Messagede bipbip » 08 Juin 2017, 19:06

Communiqué CGT

Au Havre : l’appel de la CGT à une journée de mobilisation contre les ordonnances Macron

Alors que le gouvernement est à l'offensive et que les syndicats sont dans une posture d'attentiste, nous relayons ci-dessous le communiqué de l'UD CGT 76 appelant à une journée de mobilisation le Jeudi 22 juin 2017*.

A l’unanimité, la Commission Exécutive de l’UD CGT 76, réunie le mardi 6 juin 2017 au Havre, a décidé d’appeler à une journée de mobilisation contre les projets d’ordonnances de Macron, le Jeudi 22 juin 2017*

Il nous semble nécessaire de concentrer les forces de la CGT sur une même journée nationale de mobilisation sur la base des mots d’ordre suivants :
NON AUX ORDONNANCES MACRON DE CASSE DU CODE DU TRAVAIL
- Abrogation des lois EL Khomri – Rebsamen – Macron et rétablissement complet du Code du travail et de la hiérarchie des normes.
- Maintien de tous les droits syndicaux et des Institutions Représentatives du Personnel. Pas de fusion des instances représentatives.
- Non au plafonnement des indemnités de licenciement.
Dans cette perspective :
- Nous invitons, les syndicats et les UL, à diffuser largement aux salariés, à la population, le tract de l’UD CGT 76 (une version « actualisée » vous sera envoyée sous deux jours)
- Nous tiendrons demain soir, à la maison CGT, une intersyndicale départementale avec FO, Solidaires, FSU et UNEF pour chercher toutes les convergences possibles.
- L’UD va éditer des autocollants pour cette campagne contre les ordonnances.
La commission exécutive de l’UD

* Cette date pourrait être modifiée dans le cas d’un appel national à une date différente dans la 3ème semaine de juin


http://www.revolutionpermanente.fr/Au-H ... nnances-de
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Messagede bipbip » 10 Juin 2017, 18:55

Droit du travail
Une piètre stratégie de camouflage


Après une longue phase tactique durant laquelle les intentions étaient secrètement gardées, le gouvernement vient d’annoncer, à quelques jours du 1er tour des législatives, sa feuille de route concernant les réformes sur le droit du travail.

Une piètre stratégie de camouflage vient de débuter, alors que l’élément central des discussions n’est autre que le démantèlement du Code du travail, un des piliers essentiels de notre modèle social, construit pas à pas depuis des décennies et qui rythme, au bas mot, la vie de millions de salariés.

Depuis des semaines, le chef de l’État et son gouvernement affirment qu’ils consulteront les syndicats, en vantant les mérites d’une méthode qui ressemble plus, à ce jour à de l’enfumage qu’à de véritables intentions de négocier.

L’exécutif essaie donc de nous duper car, aujourd’hui encore, aucun texte ne précise les mesures concrètes qui seront avancées.

Répéter sans cesse que 50 réunions sont d’ores et déjà programmées avec les syndicats sans, toutefois, préciser que prit séparément chacun bénéficiera en tout et pour tout de 3 réunions de 2 heures sur les 3 thèmes décidés, c’est tout bonnement scandaleux.

Dissimuler les véritables objectifs, attendre les résultats des législatives, jouer du nombre de rencontres avec les syndicats puis promulguer par ordonnances une reconfiguration d’un Code du travail aux services du patronat, la CGT ne laissera pas faire !

Avancer masquer ne laisse donc guère de doute sur les mesures envisagées dans la droite ligne de la loi travail ; mesures qui pourraient se révéler beaucoup plus dangereuses que les intentions affichées par le gouvernement : en renforçant principalement le lien de subordination des employeurs, en vidant de sa substance les contrats de travail et en ouvrant la possibilité de pouvoir licencier sans ménagement.
La méthode est donc révélatrice de la nocivité du projet.

Se préparer à la lutte et à la mobilisation pour faire reculer les mauvaises mesures et imposer nos propositions sont les seules réponses de nature à changer la donne dans les prochaines semaines.

Montreuil, le 8 juin 2017

http://www.cgt.fr/Une-pietre-strategie- ... flage.html
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Messagede bipbip » 24 Juin 2017, 18:20

Loi travail: 24 syndicats de la CGT poursuivent leurs recours juridiques

Vingt-quatre syndicats de la CGT ont affirmé mercredi poursuivre leurs recours juridiques contre la loi travail, contre l'avis de la Confédération, appellant d'autres à les rejoindre, avant de s'attaquer bientôt aux projets d'ordonnances de l'exécutif pour réformer le code du travail.

"Une première audience devant le Conseil d'Etat devrait avoir lieu début juillet pour fixer un calendrier. On espère qu'une audience pourra avoir lieu avant la fin de l'année", a indiqué à l'AFP Me Fiodor Rilov, l'avocat de ses syndicats, lors d'une réunion à la Bourse du Travail de Lille.

Parmi ces 24 syndicats figurent ceux de Goodyear à Amiens Nord, Marks & Spencer de la région parisienne, Faurecia de Méru, du CHRU de Lille, Randstad France, SDIS 59, de la CAF du Nord, Alstom transport ou encore des hôtels de prestige et économiques (HPE).

"Dans la CGT, un très grand nombre de structures a la volonté de ne pas arrêter le combat contre la loi travail, cette loi scélérate, et la mettre en échec. Voilà pourquoi nous poursuivons des procédures pour excès de pouvoir et le Conseil d'Etat devra se prononcer sur la conformité de la loi à la Constitution", a poursuivi M. Rilov.

Selon ces syndicats, la loi travail "viole les droits fondamentaux des salariés en les empêchant de pouvoir contester les décisions au sein de l'entreprise", notamment avec "l'augmentation du temps de travail et de la dangerosité".

Un courrier expliquant leur démarche a ainsi été envoyé "à plus de 1.000 organisations CGT" pour les encourager à les rejoindre. "Si tous les syndicats se mobilisent, la Confédération sera obligée de nous suivre. A nous de prendre nos responsabilités", a estimé Isabelle Bosseman, secrétaire générale du syndicat MICT-CGT du CHRU de Lille.

"Nous ne savons pas pourquoi la Confédération est hostile à ce recours. Elle a préféré s'opposer à la loi travail au niveau international, devant l'Organisation internationale du Travail. Pourquoi pas, mais cette mesure reste purement symbolique!", a regretté Ludovic Bouvier, secrétaire général de l'Union des syndicats des travailleurs de la métallurgie.

... http://www.boursorama.com/actualites/lo ... ea55ecc34d
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Messagede bipbip » 26 Juin 2017, 09:11

Quand le « syndicalisme rassemblé » divise la CGT

Il aura fallu attendre que la CFDT se purge progressivement de ses secteurs « gauches » pour que la CGT, dans le contexte de l’effondrement matériel et idéologique du bloc de l’Est, se tourne vers elle en adoptant, en 1995, le concept de « syndicalisme rassemblé ».

Trois ans après la création de la FSU et en phase ascendante des syndicats SUD, certains courants militants1 crurent alors y lire un possible rapprochement organique des « syndicats de transformation sociale ». Ils prirent donc la formule en positif et contribuèrent ainsi à semer des illusions. Car, en premier lieu, il aurait fallu comprendre que, au-delà des phrases de congrès et de statuts, la CGT (nous ne donnerons pas ici notre avis sur les autres organisations) avait rompu depuis (très) longtemps avec un syndicalisme révolutionnaire. Mais, alors, ces mêmes camarades auraient été contraints d’en tirer la conclusion qu’il fallait se battre politiquement et publiquement contre les orientations confédérales, ce à quoi ils se refusaient absolument, préférant imaginer que l’accession de Bernard Thibault à la direction de la CGT, juste après la grande grève de l’hiver 1995, marquait un tournant à gauche.

En vérité, la direction de la CGT n’opérait en rien un tel tournant. Bien au contraire : quittant la Fédération syndicale mondiale (FSM) pour adhérer à la Confédération européenne des syndicats (CES), elle se fabriquait une virginité « réformiste » pour être adoubée par la CFDT, qui, comme FO, s’opposait alors à l’adhésion de la CGT à cette confédération européenne des syndicats qui, en partenariat avec la Commission européennes et le Parlement européen, construisent l’Europe ultralibérale.

Le délitement organique et politique du PCF va, bien évidemment, jouer un rôle considérable dans l’évolution de la CGT jusqu’à la participation de ministres communistes au gouvernement Jospin. Mais, à la base comme dans les différentes strates des directions fédérales ou départementales, des militants CGT vont continuer à s’opposer à ce qu’ils identifient à une dérive réformiste récente de leur CGT. D’autant que le « syndicalisme rassemblé » n’existe nul part : soit la tactique freine les mobilisations nationales ou appauvrissent les contenus revendicatifs ; soit les luttes bien réelles (2003, 2010, 2016) se mènent contre la CFDT, laquelle accompagne toutes les contre-réformes. Ces militants, rattachés à des courants qualifiés parfois un peu rapidement de « néostaliniens », sont en tout cas nostalgiques de la CGT des années 1970, quand celle-ci prétendait tout à la fois tenir le terrain des luttes sociales et la perspective politique de l’abolition du capitalisme2 (2). Le problème posé par certains de ces courants militants, c’est qu’ils sont parfois sectaires et qu’ils refusent le « syndicalisme rassemblé » parce qu’ils refusent toute idée d’unité syndicale. Orphelins d’une période où le couple PCF-CGT quadrillait les forteresses ouvrières, ils peinent à imaginer autre chose qu’un retour au glorieux passé.

Le 51e congrès de la CGT (18-22 avril 2016) fut l’occasion d’affrontements et de positionnements nouveaux. Dès son discours d’ouverture du congrès, Philippe Martinez (qui avait une légitimité à se construire) se livrait à une autocritique inattendue du bilan du « syndicalisme rassemblé », reconnaissant que la CGT avait eu trop souvent tendance à « attendre » la CFDT ou à adapter ses revendications aux exigences de ses dirigeants. Il allait jusqu’à souligner « l’erreur que nous avons faite ces dernières années en favorisant peut-être nos relations avec la CFDT au moment de l’accord puis de la loi sur la représentativité ». C’était toutefois oublier que, pour autant, des divergences profondes pouvaient aussi exister avec FO sur certaines revendications, minant presque d’avance des batailles essentielles, quasi délaissées pour ne pas contrarier l’esprit du « syndicalisme rassemblé » (défense de l’Agirc-Arrco en 2013, accord sur une nouvelle convention d’assurance chômage en 2014). Malgré l’autocritique, Philippe Martinez n’en défendit pas moins le maintien de la formule dans les textes d’orientations du congrès, en priant de la lire tout autrement : comme une invitation toujours plus large à l’unité, mais sur des bases combatives pour mener les luttes avec les organisations qui répondraient présent. Cette inflexion notable ouvrait la porte à un tsunami anti-CFDT et pro-grève générale d’où il était toujours aussi difficile de tracer une ligne claire mêlant unité et combativité. Le sectarisme, réel ou redouté, amenant certains syndicats à afficher un soutien critique à la nouvelle lecture promise du concept de rassemblement… Le fait notable, néanmoins, est qu’une nette majorité s’exprimait contre la vision faisant de la CFDT l’allié privilégié.

Le conflit social prolongé de 2016 apporte un éclairage sur le sujet de l’unité. Après la déclaration intersyndicale lamentable du 23 février 2016 (dont la CFDT, la CGT et Solidaires furent signataires) et sous la pression de la mobilisation annoncée pour le 9 mars 2016, le pacte « rassemblé » explosait. Une configuration étonnante prenait forme autour d’un pôle CGT-FO-Solidaires (la FSU étant partie prenante, mais pratiquement invisible dans bien des régions). Dans cette période, la CGT a pratiqué une unité tournant le dos à la CFDT, mais sans dégager des pratiques réellement nouvelles en termes d’élaboration collective. Le mouvement social n’était d’ailleurs même pas achevé que les vieilles pratiques hégémoniques ressurgissaient pour attaquer devant la justice bourgeoise les listes déposées par le Syndicat des travailleurs corses (STC) et le syndicat basque LAB, au motif qu’ils porteraient des valeurs incompatibles avec la République française.

Reste que, en quinze ans d’existence, le « syndicalisme rassemblé » semble surtout n’avoir été qu’une réalité « confédérale », une unité au sommet qui s’est plutôt peu exprimée dans les entreprises et les territoires. Et c’est, de fait, dans la diversité des pratiques locales ou professionnelles que peuvent être aujourd’hui décelés des signes d’espoirs. Au cours du combat contre la loi Travail, la CGT, dans certains endroits, a été jusqu’à intégrer la CNT et la CNT-SO dans la défense de militants inculpés et dans les intersyndicales (choix qui se retrouve aussi dans des entreprises, où des listes unitaires CGT-CNT-Solidaires ont pu se monter pour les élections professionnelles). Des militants et quelques structures CGT (syndicats, unions locales) ont même également participé, en toute transparence, à l’élaboration et à l’animation de l’appel « On bloque tout ! », autour duquel s’est constituée une petite intersyndicale de terrain ayant notamment à cœur de porter l’idée de grève reconductible dans le mouvement contre la loi Travail. Il est ainsi établi que le retour aux valeurs fondatrices de la CGT sur des bases syndicalistes révolutionnaires va de pair avec une vision claire de l’unité dans les luttes avec toutes les organisations syndicales qui partagent l’anticapitalisme comme perspective concrète. La CGT n’a jamais été le monolithe qu’elle prétendait être. Plus que jamais, elle est soumise à des tensions fortes entre courants « réformiste » et courants lutte de classe. L’issue des ces confrontations internes est très clairement un enjeu pour tout le mouvement syndical.


1 Dans la LCR, chez les Refondateurs du PCF et autour d’ex-PCF, dans les décombres du PSU.

2 La CGT est officiellement signataire du Programme commun de gouvernement.

Jean-Yves Lesage et Guillaume Goutte

Jean-Yves Lesage est membre du Syndicat général du Livre et de la communication écrite (SGLCE-CGT).
Guillaume Goutte est membre du Syndicat des correcteurs et des professions connexes (SDC-CGT).
Tout deux font partie du collectif d’animation de l’appel On bloque tout.

http://www.lesutopiques.org/syndicalism ... ivise-cgt/
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Messagede bipbip » 14 Juil 2017, 11:38

Martinez réclame une « réunion multilatérale fin aout » pour poursuivre les « concertations »

Invité de Jean-Jacques Bourdin ce lundi 10 juillet sur le plateau BFM-TV/RMC, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez est resté très ambigu quant à la marche à suivre face au gouvernement et la réforme du code du travail. Alors qu’il appelle à la mobilisation le 12 septembre prochain Martinez continue de réclamer une nouvelle concertation multi syndicale fin août avec le gouvernement.

Une négociation envisageable pour Martinez ?

Martinez l’admet. Même si le contenu des ordonnances n’est pas encore précisément connu, « le contour [de la loi travail] est large mais suffisamment précis » pour savoir ce qu’elle représente en termes de régression des droits des travailleurs. Mais en se focalisant sur certains points d’opposition – « le fait qu’on puisse déroger en entreprises aux conventions collectives », « le fait que, par accord d’entreprise, on puisse modifier le contrat de travail » et « les contrats de chantier, de projet » - c’est l’ensemble de la loi que Martinez refuse de contester.

Pis, il ouvre même la porte à l’acceptation d’un certain nombre de concessions gouvernementales, notamment sur la question de la négociation, au niveau de la branche, du contrat de travail. Et c’est d’ailleurs un point qui a été proposé par Force Ouvrière, dans son « tournant constructif », et la CGPME, syndicat patronal des PME, et sur lequel le gouvernement semble prêt à se rallier.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Mart ... certations
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Re: CGT

Messagede bipbip » 28 Juil 2017, 10:36

Loi Travail, Ordonnances, la CGT en Résistance ·

Recours contre la loi travail et les futures ordonnances : Rejoignez-nous !

Cher-e-s camarades,

Après plusieurs mois de lutte durant l’année 2016 contre la loi travail, qui a mobilisé des centaines de milliers de travailleurs du privé et du public dans les entreprises et les rues du pays, notre syndicat avec vingt-quatre autres organisations syndicales CGT (pour le moment !!!) a décidé de mener et de continuer le combat contre cette loi en contestant juridiquement ses décrets, promulgués à coup de 49.3 par le Gouvernement précédent.
En effet, il existe un recours juridique devant le conseil d’état qui permet de contester les décrets d’une loi. Conformément à l’engagement qu’a pris la CGT au soir du 15 septembre 2016 : nous devons tout mettre en
œuvre juridiquement pour que cette loi ne passe pas la porte de l’entreprise !
Il convient donc de continuer à la combattre par tous les moyens mis à notre disposition.

Notre Confédération a fait le choix d’interpeller l’Organisation International du Travail (O.I.T.), qui n’a pourtant pas vocation, ni même le pouvoir, d’ordonner et/ou d’empêcher un pays quel qu’il soit, de promulguer ou d’entériner une telle loi. Tout au plus, l’Organisation International du Travail (O.I.T.) pourra rendre un rapport et/ou donner un avis condamnant (peut-être) cette loi travail.

La contestation des décrets d’une loi devant le conseil d’état reste donc un moyen existant et efficace pour prétendre tenter la retoquer partiellement ou totalement.
Ce moyen est d’ailleurs utilisé régulièrement par les parlementaires, les partis politiques ou les associations pour contester des lois.

Les vingt-trois organisations syndicales CGT déjà engagées dans cette procédure ont estimé qu’il était important d’informer un maximum de bases CGT du pays, afin de pouvoir porter cette contestation des décrets de la loi travail, avec le plus grand nombre. Sachant qu’une délibération des Commissions Exécutives suffit à s’engager et à donner du poids à cette procédure (suivant vos statuts), il ne tient qu’à vous de nous rejoindre.

Nous représentons déjà plus de 10 000 syndiqué-e-s et plusieurs dizaines de milliers de salarié-e-s !

Enfin, il nous semble important d’aborder la nécessité qu’il y a d’engager les luttes sur cette question de la loi travail au moment où, Emmanuel Macron et son Gouvernement annoncent vouloir mettre en œuvre une loi travail XXL par ordonnances, durant le mois d’août pour l’entériner en septembre.

Peut-on continuer d’attendre « l’arme au pied », sachant que notre Confédération n’a pas pris de réelles décisions de luttes lors du dernier CCN qui s’est tenue les 16 et 17 mai dernier (Parlement de la CGT composé de la Commission Exécutif Confédérale, des secrétaires généraux des UD et des Fédérations), en n’appelant pas dès maintenant, à de grandes mobilisations nationales interprofessionnelles contre les prétentions de ce Gouvernement ?

L’ensemble des organisations syndicales CGT ne doivent-elles pas, dans ces conditions, interpeller (par courriers, déclarations, mail, téléphone…) la Confédération, les Unions départementales et les fédérations pour imposer l’impulsion et la construction de la mobilisation générale nécessaire et indispensable avec notamment, l’appel à des journées d’actions nationales interprofessionnelles dès maintenant ?

Avons-nous un autre choix que celui de tenter cette impulsion pour une mobilisation générale dans l’intérêt des salariés, de nos enfants et pour toutes les générations futures ?

Nous pensons que non et vous invitons à nous rejoindre, vive la lutte, vive la CGT !

Liste des syndicats CGT parties prenantes à ce jour :
1) Le syndicat CGT GOODYEAR AMIENS (USINE AMIENS NORD)
2) Le syndicat CGT PULLMAN PARIS MONTPARNASSE
3) Le syndicat DES SALARIÉS DES HOTELS DE PRESTIGE ET ECONOMIQUES CGT
4) Le syndicat DES SALARIÉS DES ETS MARKS ET SPENCER DE LA REGION PARISIENNE
5) Le syndicat CGT ALLIBERT AUCHEL
6) Le Syndicat CGT FAURECIA DE MERU,
7) L’UNION LOCALE DES SYNDICATS CGT DE BETHUNE ET ENVIRONS,
8) Le Syndicat INFO’COM CGT / CSTP,
9) Le Syndicat CGT ENERGIE PARIS,
10) Le Syndicat CGT du CHRU de Lille,
11) Le Syndicat MICT CGT du CHRU de Lille,
12) Le Syndicat CGT Hôpital de Wattrelos,
13) Le Syndicat CGT RANDSTAD FRANCE,
14) Le syndicat CGT DES AGENTS CATEGORIE C EPSM LILLE METROPOLE,
15) Le syndicat CGT DES AGENTS CATEGORIES A ET B EPSM LILLE METROPOLE
16) L’Union des Syndicats des Travailleurs de la Métallurgie CGT du Hainaut / Avesnois /Cambrésis
17) L’Union locale des Syndicats CGT de SECLIN et Environs
18) Le syndicat CGT DE PCA HORDAIN
19) Le syndicat CGT du SDIS 59
20) Le syndicat CGT de la mairie de ROUBAIX
21) Le syndicat CGT de l’Institut Vancauwenberghe de Zuydcoote
22) Le syndicat CGT Simply market logistique Amiens
23) Le syndicat CGT de la CAF du Nord,
24) Le syndicat CGT PCA DOUVRIN de la française de Mécanique
25) Le syndicat des Métaux CGT ALSTOM transport


https://www.facebook.com/luttesinvisibl ... 72903724:0
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Re: CGT

Messagede bipbip » 30 Juil 2017, 14:37

L'UD CGT DU NORD APPELLE A FAIRE GRÉVE ET MANIFESTER LE 12 SEPTEMBRE MAIS AUSSI A DES AG DANS TOUTES LES ENTREPRISES LE 13 SEPTEMBRE POUR ORGANISER LA SUITE
FAISONS PAREIL PARTOUT !

L'UL CGT TOURCOING VEUT FAIRE DU 12 SEPTEMBRE LE POINT DE DÉPART D'UNE REPRISE DE CONFIANCE EN NOS FORCES

Image

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Re: CGT

Messagede bipbip » 19 Aoû 2017, 18:55

Gel des emplois aidés

Une décision sans autre considération que de se plier à l’austérité


Les gouvernements successifs à partir des années 1990 ont développé de manière importante des dispositifs de « contrats aidés », « d’emplois aidés » et ainsi mis progressivement en place des mesures d’exonérations des cotisations sociales. Le dernier en date est le CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi), dont l’utilité est très contestable.

La CGT a dénoncé de longue dates ces cadeaux au patronat, dont l’effet sur l’emploi est pour le moins controversé. Mais les supprimer de manière brutale avec comme seule réponse la formation, n’est pas acceptable.

La suppression des contrats aidés, c’est 280 000 personnes (familles) qui se verront reléguées de contrats précaires au rang du chômage avec les difficultés à vivre qui en découlent qui s’ajoute à une situation déjà délicate. Mais non seulement cela, si l’on prend l’exemple d’un chantier d’insertion qui emploie 20 salariés en emploi aidé, c’est en plus 4 salariés d’encadrement qui n’auront plus d’emploi et 140 familles adhérentes qui ne bénéficieront plus des services rendus. Les conséquences de cette mesure seront désastreuses tant pour les personnes que pour le pays.

Cette suppression à l’emporte-pièce des contrats aidés est une erreur grossière du gouvernement, qui s’ajoute à la déjà trop longue liste de ses exactions sur les questions d’emploi.

Nous dire que ceux-ci coûtent cher, quelle arrogance quand on sait que nombre d’entre eux ont pour finalité une utilité publique, notamment concernant les associations. 7500 € par emploi, n’est-il pas moins élevé que le montant du CICE de 340 000 € par emploi, bien souvent au seul profit des entreprises du CAC 40, sans autre résultat que de nourrir les dividendes versés aux actionnaires.

Les bénéficiaires des emplois aidés sont majoritairement des personnes très fragilisées par des années de chômage, sans revenu professionnel et en situation sociale délicate. Ces personnes ont d’abord besoin d’un toit, de subvenir à des besoins élémentaires tels ceux de santé, Mme Pénicaud installée confortablement dans le bureau de son ministère ne mesure vraiment pas que la durée des contrats est souvent trop courte pour permettre une vraie insertion des personnes concernées. Par ailleurs les associations chargées du suivi des salariés n’ont très souvent que de faibles moyens pour effectuer un encadrement nécessaire à une vraie insertion professionnelle qui fait suite à une insertion sociale.

La CGT considère que ces emplois doivent être remplacés par des emplois pérennes d’une durée réelle avec un salaire qui permettent de vivre. En effet, ce n’est pas l’utilité de l’emploi qui est en cause mais bien le statut de ces emplois, qui bien souvent compensent les manques des politiques publiques.

Nombre de ces contrats sont conclus par des collectivités locales ou des ministères de l’État comme l’éducation nationale. Supprimer les contrats aidés ne supprime pas les besoins de Service Public, qui vont s’accroissant avec l’évolution de la société. La CGT exige que les emplois correspondants soient budgétés et que les bénéficiaires des contrats aidés soient recrutés sur ces postes. Cela nécessite de mettre fin aux politiques d’austérité et de réorienter les aides diverses et les exonérations fiscales et de cotisations dont bénéficient les grands groupes en faveur notamment des services publics et de la protection sociale.

Montreuil le 18 août 2017

http://www.cgt.fr/Une-decision-sans-aut ... erite.html
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Re: CGT

Messagede Pïérô » 25 Aoû 2017, 20:01

Déclaration CGT

Ultime bilatérale loi travail
Précarité pour toute(s) ordonnance(s) !


La CGT a rencontré pour la dernière réunion le directeur de cabinet de la ministre du travail, jeudi 23 août, pour un échange sur le projet d’ordonnances « Loi Travail ».

À ce stade, seule une trentaine de pages ont été présentées sur les 150 à 200 pages que devraient contenir les 5 ordonnances annoncées.

Aucun de ces documents n’a été remis aux organisations syndicales : de quoi a peur le gouvernement en ne dévoilant pas ses visées de régression sociale ?

L’analyse de la CGT se confirme.

Pour le gouvernement, il ne s’agit pas de développer l’emploi, la qualité du travail, les droits des salariés mais, bien au contraire, de répondre aux exigences financières des grandes entreprises et du Medef.

Ce projet est tout aussi régressif pour l’économie et ne permettra aucune création d’emplois.

Ainsi, les mesures envisagées ont pour fil rouge : toujours plus de flexibilité, plus de précarité, moins de rémunération, moins de droits, moins de protection notamment en matière de santé et de couverture sociale.

Il en va ainsi de la généralisation des CDI de chantier à l’ensemble des métiers et de de l’instauration du CDD sans limite de durée.

Il en est de même pour l’élargissement du travail de nuit pour les employés du commerce au détriment de leur santé et du niveau de leur rémunération.

S’y ajoute la simplification des règles de licenciement tous azimuts. Quand on sait que 92% des contentieux aux prud’hommes concernent des licenciements abusifs, le gouvernement veut délivrer au patronat un permis de licencier sans contrainte.

Pas un mot sur le barème des indemnités prud’homales pour rupture abusive de contrat de travail ou pas plus que le niveau des indemnités légales !

Pas un mot sur le référendum à l’initiative de l’employeur, le droit à négocier avec des salariés isolés et non protégés…

La CGT réaffirme la nécessité d’une véritable négociation réunissant, autour d’un texte complet et assumé par le gouvernement, autour de la même table et au même moment, l’ensemble des organisations syndicales et patronales.

Plus que jamais, le combat contre ce projet régressif est à l’ordre du jour.

La CGT propose de faire du 12 septembre une grande journée de grève interprofessionnelle pour imposer un code du travail de progrès social.

Montreuil, le 24 août 2017


http://www.cgt.fr/Precarite-pour-toute- ... nce-s.html

Faudrait Savoir si on est contre l'ensemble des mesures rétrogrades ou si on veut s'assoir à une table de négociation !

La CGT recommence le scénario habituel d'un syndicalisme de lutte en façade d'un syndicalisme de collaboration de classes, et ne portera pas la lutte nécessaire, comme d'habitude. C'est à la base de mener la lutte que cette direction syndicale ne pense qu'en "journée de mobilisation" parfaitement improductive et étouffeuse d'un véritable combat à mener qui ne peut que se décliner en un affrontement réel avec la bourgeoisie qui s'en met plein les poches sur notre dos. Dans le 37 la CGT commence à diffuser ses tracts d'appels à la journée de mobilisation du 12 septembre en faisant fi de l'appel de Solidaires, comme dans d'autres villes. Cela ne peut que laisser penser qu'il n'y aura à nouveau que mise en scène et comédie sans réelle volonté de construire un réel rapport de force et un réel combat.
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Re: CGT

Messagede bipbip » 27 Aoû 2017, 15:34

Martinez sur BFM : Peut mieux faire !

Nous publions un petit message envoyé par des camarades de Seine-St-Denis :

Nous avions organisé un petit apéro ce dimanche entre retour de vacances et rentrée de la CGT à la télé. Passons sur les vacances, trop courtes...

Philippe Martinez a encore beaucoup de progrès à faire dans les médias. C’est un constat, neutre. Cela ne préjuge en rien de sa capacité à être un bon secrétaire général, ni même des orientations de la confédération. Néanmoins c’est un problème bien réel de crédibilité. A de nombreuses reprises nous avons trépigné devant la faiblesse de ses réponses, y compris quand la journaliste lui tendait des perches qu’il n’a pas su saisir.

Philippe n’a pas dit des grosses bêtises. Ouf ! Mais deux choses ont heurté nos oreilles : « il faut bien des patrons » et « les actionnaires doivent être rémunérés ». Là il y a un désaccord majeur ! Philippe a déjà dit l’an passé qu’il pensait que « le syndicalisme est réformiste par essence ». Pour nous c’est idée est fausse et dangereuse, renvoyant le changement révolutionnaire aux calendes électorales. Certes chaque compromis signé à l’occasion d’une lutte n’est qu’une « réforme ». Mais deux syndicalismes existent : celui, réformiste, qui se satisfait du compromis trouvé et celui, révolutionnaire, qui engrange le compromis comme le fruit d’un rapport de force insuffisant et temporaire sans cesser de préparer la révolution.

La lucidité et le réalisme sur les rapports de forces entre travailleurs et patrons n’est pas « réformiste » mais indispensable à un syndicalisme révolutionnaire crédible et audible. Accepter un compromis boiteux voir un recul n’est pas trahir quand le rapport de force n’est pas au rendez-vous. Encore faut-il avoir tout tenté pour le construire et ne pas faire passer un recul pour un succès.


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Re: CGT

Messagede Pïérô » 29 Aoû 2017, 00:16

Un secteur réellement combatif

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Re: CGT

Messagede bipbip » 31 Aoû 2017, 13:13

Unité syndicale : le débat continue...

Philippe Martinez s’était livré à une auto-critique de la direction confédérale dans son discours d’ouverture du 51° Congrès. Il reconnaissait que le « syndicalisme rassemblé » avait paralysé la CGT en nous plaçant dans une forme d’attentisme et d’affadissement revendicatif pour préserver l’unité avec la CFDT. Il ajoutait que ce constat ne devait pas nous conduire à renoncer à l’unité.

Nous étions bien d’accord avec cette vision.

Mais alors pourquoi la CGT a-t-elle lancé la date du 12 septembre sans tenter la moindre démarche unitaire ? Et si nous nous félicitons que l’URIF organise in-extremis un rassemblement devant l’université d’été du Medef mercredi, pourquoi n’avoir pas rejoint la manif structurée de longue par Solidaires et rejoint par divers associations pour tenir, seule, un rassemblement à proximité ?


http://www.communisteslibertairescgt.or ... tinue.html
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