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Messagede bipbip » 23 Déc 2017, 17:27

CGT-Métallurgie

CGT-Métallurgie : Vers un syndicalisme d’expertise ?

Une combativité pas négligeable, mais pas de projet anticapitaliste pour enrayer la désindustrialisation… La fédération CGT de la métal­lurgie donne parfois l’impression de vouloir « conseiller les décideurs ». Ce n’est pas notre rôle !

Ambiance mitigée au 41e congrès de la fédération CGT de la Métallurgie, qui s’est tenu du 20 au 24 novembre à Dijon. Sur les 485 délégué.es attendu.es, seul.es 390 ont fait le déplacement. Une faible participation qui témoigne du manque d’investissement de nombreux syndicats dans la vie fédérale. Le document d’orientation a d’ailleurs été très peu amendé. La fédération espère améliorer la participation, à l’avenir, en renforçant la formation syndicale, et incite les élu.es et mandaté.es à à utiliser au moins 50 % de leur temps de décharge pour s’activer hors de l’entreprise, que ce soit au niveau fédéral ou interpro.

Beaucoup de syndicats pèchent en effet par un localisme excessif, le repli sur leur boîte… qui pourtant ne fonctionne pas en autarcie !

L’ensemble de la branche métallurgie est ainsi menacée par la mise en place d’une convention collective particulièrement régressive, qui pourrait ensuite inspirer d’autres branches. Elle prévoit notamment la mise en place de la « quotation au poste » qui permettrait à l’employeur de payer les salarié.es non plus en fonction de leur savoir-faire et de leur expérience, mais en fonction de la nature de la tâche. C’est donc clairement ouvrir la possibilité de baisses de salaire au gré des changements de postes. La fédération a manifesté le 13 octobre pour peser sur la négociation, en liant cette mobilisation à la lutte plus générale contre les ordonnances Macron.

Dans le mouvement contre la loi Travail, en 2016, la CGT-Métallurgie s’était montrée assez combative, en incitant fortement ses syndicats à organiser des grèves et à oublier un peu de siéger dans les instances paritaires pour participer à des actions de blocage.

Lutte des classes ou « croissance » ?

Lors du discours d’ouverture du congrès, le secrétaire fédéral, Frédéric Sanchez, a prôné une « société plus juste » par le « dépassement du capitalisme ». Dans une posture très internationaliste, il a convoqué la Grèce, le Brésil, l’Argentine la Turquie, l’Inde ou l’Italie pour conclure que « quel que soit le pays, les aspiration à lutter contre le capitalisme sont les mêmes ». Il a également insisté sur l’importance de l’accueil des travailleuses et travailleurs migrants. En revanche, lorsqu’il a appelé à une défense pied à pied de la Sécurité sociale, on n’a pu s’empêcher de s’interroger : dès la 2e page du cahier de congrès, on trouvait une pub pour des assurances… qui justement ont intérêt au recul de la Sécu !

Les textes du congrès sont par ailleurs assez déconnectés de la combativité exprimée en 2016. Consensuels, peu revendicatifs, ils ne témoignent pas d’une grosse ambition sur la transformation sociale et écologique de la société. Au contraire, ils multiplient les références à la « croissance » et au « pouvoir d’achat »… mais ne citent pas une fois la lutte des classes. Ils rejoignent également une tendance de la fédération à s’investir dans un rôle d’expertise syndicale – une caractéristique du recentrage de la CFDT dans les années 1980. Un peu comme lors des Assises de l’industrie, une initiative tenue par la CGT en février dernier, on va donc prodiguer des « conseils » sur les investissements publics, la recherche, la stratégie industrielle… Mais conseiller les décideurs, est-ce que ça a du sens pour une organisation syndicale, tant que l’industrie reste, de toute façon, la propriété privée des capitalistes ? [1]

Bernard (AL Auvergne)


[1] Voir le tract d’AL a produit à l’époque : « Pour relocaliser l’industrie : qu’elle change de mains », sur Alternativelibertaire.org


https://www.alternativelibertaire.org/? ... -expertise
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Messagede bipbip » 06 Jan 2018, 17:10

Philippe Martinez – Liberté syndicale – 15 janvier 2018

Intervention de Philippe Martinez, Secrétaire général de la CGT pour défendre Philippe Christmann et la liberté syndicale.

Tous ensemble dans l’action pour la défense des Libertés Syndicales le 15 JANVIER 2018

vidéo : https://vimeo.com/249635287
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Messagede bipbip » 27 Jan 2018, 19:46

Action aéroport Marseille Provence

Jeudi 25 janvier 2018 au matin, à l’appel de l’Union Départementale CGT des Bouches du Rhône, plusieurs centaines de salariés se sont rassemblés à l’aéroport Marseille-Provence contre les plans de restructuration et de licenciements.

En effet, dans les Bouches du Rhône, la CGT recense plusieurs milliers d’emplois menacés dans un grand nombre de secteurs et d’entreprises du public et du privé, comme à Coca-Cola, Air France, la SNCF, la filière transport et logistique, la centrale de Gardanne, les organismes de formations professionnelles, la santé publique et privée, la filière sidérurgique, la métallurgie, la presse…

A cette occasion, face à l’urgence de la situation, la CGT a interpelé les pouvoirs publics en exigeant un plan d’urgence pour l’emploi dans notre département.

Dans chaque entreprise, les salariés avec leur syndicat CGT sont porteurs de propositions et de projets permettant de développer les emplois et les activités pour répondre aux besoins de la population des bouches du Rhône.

Les travailleurs, les jeunes, les privés d’emplois, les retraités veulent vivre et travailler dignement dans notre département, c’est pourquoi les propositions doivent être entendues et mises en oeuvre par les pouvoirs publics, pour en finir avec le remodelage du département qui détruit un grand nombre d’activités économiques, les services publics, l’emploi et les outils de production.

Engagé dans la campagne pour gagner le progrès social, les organisations de la CGT des Bouches du Rhône, unies et déterminées, continuent la mobilisation dans les entreprises, les établissements, les secteurs d’activité, les quartiers, villes du département.

Le 22 février 2018, journée de grève et de manifestation interprofessionnelle dans les Bouches du Rhône, sera l’occasion pour tous les salariés, les jeunes, les privés d’emplois, les retraités de se rassembler pour exiger de vivre et de travailler dignement dans les Bouches du Rhône.

http://cgt13.reference-syndicale.fr/201 ... -provence/

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Messagede bipbip » 15 Fév 2018, 19:09

Ugict – CGT: Le ton monte et l’exécutif chute dans les sondages

Des arrêts de travail massifs et inter-catégoriels, des manifestations, des rassemblements devant les agences régionales de santé ont marqué la première journée nationale d’action unitaire des personnels des Ehpad le 30 janvier. Le mouvement a été très suivi, en dépit des évidentes difficultés que ces salariés éprouvent à ne pas laisser les résidents sans soins.

Ils ont été, la plupart du temps, soutenus par l’encadrement et les directions des établissements. Le premier succès de cette journée est incontestablement l’irruption de ce conflit dans le débat politique, social et sociétal. Il a été largement et plutôt bien couvert par les médias qui ont mis en lumière l’épuisement des professionnel-les, l’indignité et la maltraitance institutionnelle dont souffrent les anciens.

Après le conflit des prisons qui devrait connaître cette semaine une nouvelle phase avec l’appel de la CGT et de FO à une nouvelle journée de mobilisation dans la pénitentiaire, le mouvement dans les Ehpad marque peut-être un retournement de situation et présagent de mois difficiles pour l’exécutif qui a conduit et entend accélérer son programme de réformes. Les récents sondages d’opinion attestent de ce retournement de l’opinion. Cinq points de moins pour Emmanuel Macron pour BVA, 4 de moins pour Elabe, 2 de moins pour l’Ifop, et une chute analogue pour le Premier ministre avec une chute de 3 (Elabe) à 7 points (BVA).

Les récentes tensions sociales participent à cette chute de l’exécutif dans les sondages.

Près de neuf Français sur dix (87 %) soutiennent les mouvements de contestations dans les prisons, les hôpitaux ou les Ehpad, selon l’institut Odoxa, et une majorité (55 %) pense que les salariés du public pâtissent de la politique du gouvernement. Ces enquêtes traduisent l’inquiétude d’une large part de la population sur la situation économique. 70 % des Français ne font pas confiance à Emmanuel Macron et au gouvernement pour améliorer leur pouvoir d’achat, selon Elabe, et 58 % pensent que leur situation financière va au contraire se dégrader, contre 8 % d’un avis contraire.

La rudesse de la chute doit nous rappeler qu’Emmanuel Macron est le président le plus mal élu de la 5e République, qu’il y a bien un fossé entre son élection par défaut pour écarter le risque d’une élection de Le Pen et l’adhésion des Français à son programme. Ces mobilisations, les annonces de suppressions d’emplois sécurisées et facilitées par les ordonnances, les fermetures industrielles annoncées, les réformes en cours de chantier comme l’assurance chômage, la formation professionnelle, l’entrée à l’université, les retraites, forment un cocktail potentiellement explosif auquel le gouvernement vient d’ajouter jeudi, un premier pan du projet de réforme de l’État et des services publics, « Action publique 2022 » qui prévoit un vaste plan de départs volontaires pour les fonctionnaires et une remise en cause du statut. Cette accumulation de dossiers potentiellement explosifs dans un temps très court procède évidemment d’une stratégie assumée qui a pu prospérer depuis le début du mandat d’Emmanuel Macron sur la division syndicale.

A contrario on a pu voir que l’unité syndicale a été un facteur déterminant de la puissante mobilisation des personnels des Ehpad. L’enjeu pour les organisations syndicales c’est de lui donner des suites Elles ont été envisagées dès le 31 janvier par l’intersyndicale qui réitère son exigence d’être reçue par Emmanuel Macron pour répondre aux revendications. Faute d’une réponse favorable avant le 15 février, les syndicats envisagent une nouvelle journée d’action pouvant aller jusqu’à la grève dans la période du 12 au 15 mars.

Par FD, journaliste engagé et militant Ugict-CGT


http://www.anti-k.org/2018/02/10/ugict- ... -sondages/
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