CGT

Re: CGT

Messagede mimosa rouge » 02 Jan 2017, 14:17

D'autant plus que dans les faits déjà des syndicats et des fédérations de la CGT bossent avec des confédérations membres du réseau ...
Mais la vrais blocage il vient en parti du fait qu'on ne sait plus trop pourquoi on a besoin d'un syndicalisme trans-national ! Du coup soit le débat en reste au ras des pâquerettes des intérêts d'appareil soit il est dans le vide intersidérale du gauchisme pro-FSM ... lui aussi pas en manque de reflexe de repli d'appareil en fait.
mimosa rouge
 
Messages: 472
Enregistré le: 10 Sep 2011, 18:13

Re: CGT

Messagede bipbip » 07 Jan 2017, 17:28

Délit de solidarité : La CGT doit s’investir davantage

Plus de mille militants, dont de nombreux militants CGT ont été condamnés suite à la longue mobilisation 2016 contre la Loi Travail. Et la défense des Goodyears et de tant d’autres est une priorité importante.

Dans le même temps, des militants du monde associatif sont eux aussi condamnés pour avoir aidé des migrants en situation irrégulière. Autour du GISTI, de la LDH, du Syndicat de la Magistrature un collectif s’est créé pour assurer la solidarité avec ces militants.

De notre point de vue toute cette répression relève d’une même politique, renforcée par l’Etat d’Urgence, mérite une riposte rassembleuse, dans la diversité de celles et ceux qui s’opposent aux lois liberticides et rétrogrades.

C’est pourquoi il est regrettable que parmi les 73 organisations signataires on ne retrouve que deux structures CGT : La Fédération de l’Education, de la Recherche et de la Culture (FERC) et le Syndicat Général du Livre Parisien (SGLCE).

Voici le texte de l’appel et la liste des premiers signataires. Il est encore temps pour des UL, des UD, des syndicats et des fédérations, de rejoindre ce combat pour contribuer à la convergence des résistances :

La solidarité, plus que jamais un délit ?

Bien sûr, la solidarité n’a jamais été inscrite dans aucun code comme un délit.

Cependant, des militants associatifs qui ne font que venir en aide à des personnes en situation de très grande précarité, victimes de décisions dangereuses, violentes, voire inhumaines, se retrouvent aujourd’hui face à la justice.

Avec l’instauration de l’état d’urgence, et dans le contexte baptisé « crise migratoire », on assiste à une recrudescence de poursuites visant à empêcher l’expression de la solidarité envers migrants, réfugiés, Roms, sans-papiers... Au-delà, c’est le soutien à l’ensemble des personnes étrangères qui tend à devenir suspect, l’expression de la contestation des politiques menées qui est assimilée à de la rébellion et au trouble à l’ordre public.

La loi permet en effet de poursuivre les personnes qui viennent en aide aux « sans-papiers »1, mais toutes sortes d’autres chefs d’accusation servent désormais à entraver toute action citoyenne qui s’oppose aux politiques mises en œuvre. L’ensemble de ces intimidations, poursuites, condamnations parfois, visent donc bien en fait ce qui constitue de nouvelles formes du « délit de solidarité ».

Dès 2009, les associations de défense des droits de l’Homme et de soutien aux étrangers avaient dénoncé le fait que le délit d’« aide à l’entrée, à la circulation et au séjour des étrangers en situation irrégulière », introduit à l’origine pour lutter contre ceux qui font commerce du trafic et de l’exploitation des étrangers, ait permis au fil du temps de sanctionner les « aidants » d’étrangers sans papiers, même agissant dans un but non lucratif. Si les peines prévues ne sont pas toujours appliquées, une telle réglementation a bien sûr un effet dissuasif sur celles et ceux qui refusent de se soumettre à des politiques hostiles aux étrangers.

La mobilisation associative, à l’époque, a abouti à plusieurs réformes successives, dont celle du 31 décembre 2012 qui a été présentée comme la « suppression » du délit de solidarité. Il n’en est rien ; la nouvelle rédaction des textes se contente de préciser et augmenter les cas d’exemption de poursuites. Outre l’aide apportée à des parents, est autorisée l’aide qui aura seulement visé à « assurer des conditions de vie dignes et décentes à l’étranger » ou à « préserver la dignité ou l’intégrité physique de celui-ci ». Malgré tout, des personnes ayant manifesté leur solidarité avec des étrangers sans titre de séjour continuent d’être inquiétées - convocations à la police ou à la gendarmerie, gardes à vue, perquisitions, écoutes téléphoniques - voire poursuivies et parfois punies d’amende et emprisonnement.

Dans le même temps, des poursuites ont commencé d’être menées sur la base de textes sans rapport avec l’immigration.

Les délits d’outrage, d’injure et de diffamation, de rébellion ou violences à agent de la force publique sont utilisés pour défendre l’administration et la police contre celles et ceux qui critiquent leurs pratiques ;

Le délit d’« entrave à la circulation d’un aéronef », qui figure dans le code de l’aviation civile, permet de réprimer les passagers qui, voyant des personnes ligotées et bâillonnées dans un avion, protestent contre la violence des expulsions ;

La réglementation qui sanctionne l’emploi d’un travailleur étranger sans autorisation de travail a servi à inquiéter des personnes qui, hébergeant des étrangers en situation irrégulière, acceptent que leurs hôtes les aident à effectuer des tâches domestiques.

Aujourd’hui, les motifs des poursuites se diversifient toujours plus. Tandis que les poursuites pour aide à l’entrée et au séjour ont repris de plus belle, de nouveaux chefs d’accusation sont utilisés pour condamner les actions solidaires :

La réglementation en matière d’urbanisme a été invoquée à Norrent-Fontes (Pas-de-Calais) pour demander la destruction d’abris pour migrants ;

Des textes sur l’hygiène ou la sécurité applicables à des locaux ont servi à empêcher des hébergements solidaires à St-Etienne ;

L’absence de ceinture de sécurité et d’un siège pour une fillette à bord d’un camion a permis la condamnation d’un aidant à Calais ;

L’intrusion dans des zones particulières, interdites pour cause d’état d’urgence, a été utilisée, à Calais également, pour sanctionner le regard citoyen ;

Le délit de faux et usage de faux est utilisé pour intimider des personnes qui ont voulu attester de la présence depuis plus de 48h de personnes dans un squat à Clichy ;

etc...

Et, de plus en plus, le simple fait d’avoir voulu être témoin d’opérations de police, d’expulsions de bidonvilles, de rafles, peut conduire à une arrestation, sous couvert de rébellion ou de violences à agent.

Ces procédés d’intimidation doivent cesser. Nous affirmons la légitimité du droit de regard des citoyens et des citoyennes sur les pratiques de l’administration, de la justice ou de la police. Nous voulons que soient encouragé·e·s celles et ceux qui se montrent solidaires des personnes en situation de précarité sans se soucier de savoir si elles sont ou non en situation régulière quant au séjour. Nous refusons que les populations visées par des politiques ou des pratiques xénophobes soient privées de soutien. C’est l’avenir du principe même de solidarité qui est en jeu.

Nous vous appelons tous et toutes à vous joindre au combat que nous, organisations syndicales et associatives et comités de soutien informels, avons décidé d’engager ensemble, au sein du collectif que nous avons constitué.

Pour rejoindre le collectif et signer cet appel : DelitSolidariteFraternite@rezo.net

Signatures d’organisations :

Avocats pour la Défense des Droits des Etrangers (ADDE)
ACC Minorités visibles (Dunkerque)
ADRA Dunkerque
Association des Familles Victimes du Saturnisme (AFVS)
Alternative Libertaire
Arras solidarité réfugiés
ASEFRR
ASET 93
ATTAC Artois
Beaux repères
Care4Calais
CATRED
CEDETIM/IPAM
Cercle des Voisins du CRA de Cornebarrieu
CNAFAL - Conseil National des Associations Familiales Laïques
Comité de Vigilance des Alpes Maritimes (COVIAM)
Collectif de Vigilance Paris12 pour les droits des étrangers-RESF"
Collectif Creusot - Autun des Droits de l’Homme
Collectif de soutien à Jean Luc Munro
Collectif des médecins généralistes pour l’accès aux soins (Comegas)
Collectif National Droits de l’Homme Romeurope
Collectif pour l’avenir des foyers - COPAF
Collectif Romeurope du Val Maubuée
Collectif Austerlitz et de l’assemblée citoyenne du 14ème
Collectif Parisien de Soutien aux Exilé-e-s
Comede
Culture et Liberté
Ecodrom 93
Émancipation tendance intersyndicale
Emmaüs France
Equipe de soutien juridique de Dunkerque
FASTI
Fédération SUD Education
Fédération SUD Santé Sociaux
Fédération Entraide Protestante
FERC CGT
Flandre Terre Solidaire
FNARS
Fondation Abbé Pierre
Fraternité Migrants Bassin Minier 62
FTCR
Gisti
Hors la Rue
Itinérance Cherbourg
La Cimade
La Cimade - groupe local de Blois
La Fraternité (Bruay-la-Buissière)
L’Auberge des Migrants
Le Réveil Voyageur
Les Amis du CADA
Ligue des Droits de l’Homme
MRAP
MRAP Dunkerque
MRAP Vaucluse
Observatoire Citoyen du CRA de Palaiseau
Planning familial Pas-de-Calais
Planning familial 48
RESF 63
Romeurope 94
Salam Nord/Pas-de-Calais
Secours Catholique
SNUipp-FSU
SNPES-PJJ-FSU
SUD Industrie Francilien
Syndicat de la Magistrature
Syndicat Général du Livre et de la Communication Ecrite CGT (SGLCE-CGT)
Tous Migrants
Terre d’Errance
Terre d’errance Flandres Littoral
Turbulences Marne La Vallée
UJFP
Union syndicale Solidaires
Utopia 56


http://www.communisteslibertairescgt.or ... ntage.html
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 22381
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: CGT

Messagede Pïérô » 07 Jan 2017, 19:59

On prend note !
Faudrait pas que ce soit comme pour les campagnes électorales des politiciens. :mexi:

Vœux
Pour l’année 2017, la CGT vous souhaite l’abrogation de la loi Travail
les 32 heures ...

http://cgt.fr/Pour-l-annee-2017-la-CGT-vous.html
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
Avatar de l’utilisateur-trice
Pïérô
 
Messages: 20295
Enregistré le: 12 Juil 2008, 21:43
Localisation: 37, Saint-Pierre-des-Corps

Re: CGT

Messagede Pïérô » 11 Jan 2017, 00:41

Are you serious ? Les 32 heures, 2017, les vœux de Philippe Martinez



vœux pieux ?
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
Avatar de l’utilisateur-trice
Pïérô
 
Messages: 20295
Enregistré le: 12 Juil 2008, 21:43
Localisation: 37, Saint-Pierre-des-Corps

Re: CGT

Messagede Pïérô » 24 Jan 2017, 00:48

L’ UD attaquée par des individus du syndicat radié

lundi 23 janvier 2017

Depuis des décennies une grande partie du syndicalisme sensé défendre les intérêts des salariés franciliens de la propreté est corrompu, en collusion avec le patronat.

L’UD CGT de Paris, réunie en Congrès, a décidé le 10 novembre 2016, de radier le syndicat régional de la propreté cgt.

En représailles, les réactions sont vives.

Ce jour, lundi 23 janvier 2017, le syndicat radié tente d’entrer de force à la bourse du travail, 85 rue Charlot, siège de l’UD CGT Paris.

Plusieurs dizaines de militant-e-s de la CGT parisienne ont réussi à contenir l’assaut mené par quelques dizaines d’individus menaçants.

Les personnes et les biens sont pour l’instant sauvegardés.

Nous mesurons, par ce blocage, l’inquiétude des patrons de la propreté.

Nul doute, nous sommes engagés sur la bonne voie. Nous ne nous laisserons pas intimider.

La bataille d’indépendance vis à vis des patrons n’est pas un long fleuve tranquille.

Nous appelons les organisations CGT de la capitale à exprimer leur soutien à la décision du Congrès, et donc à sa mise en œuvre, par l’envoi de messages à : accueil@cgtparis.fr ; urif@cgt.fr ; cabsg@cgt.fr

UD CGT Paris, le 23 janvier 2017


http://www.cgtparis.fr/spip.php?page=ar ... ticle=2965
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
Avatar de l’utilisateur-trice
Pïérô
 
Messages: 20295
Enregistré le: 12 Juil 2008, 21:43
Localisation: 37, Saint-Pierre-des-Corps

Re: CGT

Messagede bipbip » 30 Jan 2017, 11:50

SECLIN : L’union locale vote PCF...

Inconditionnellement PCF ?

Mercredi 18 janvier 2017, les syndiquées et sympathisants de l’union locale CGT de Seclin ont reçu le compte rendu de la dernière réunion de la commission exécutive. On peut y lire notamment : « 7) Point sur la rencontre avec le PCF (Parti communiste français) de Seclin concernant les élections prévues en 2017. Il a été décidé que Jean-Paul peut appeler à voter en tant que secrétaire général de notre union locale pour la candidate présentée par le Parti communiste français pour les élections législatives de 2017. Pour la présidentielle, il a été décidé d’attendre que l’on connaisse l’ensemble des candidats de « Gauche ». Nous en rediscuterons lors de prochaines CE. »
Resituons le contexte. Seclin est un des derniers bastions communistes du Nord. Le PCF y a toujours eu et a encore une présence historique implantée, connue et même reconnue de l’ensemble du milieu militant, surtout à l’union locale, ouverte toute la semaine, le matin et l’après-midi. On peut voir dans les locaux de l’union locale différentes effigies du Che sur des affiches comme sur des tee-shirts de militants. On y entend souvent les militants faire valoir leur rejet des syndicalistes « réformistes », raconter de belles anecdotes d’actions menées ici et là. Ici, l’attachement de beaucoup de militants au PCF est resté intact. Le PCF le rend d’ailleurs bien au niveau municipal en fournissant beaucoup de moyens. C’est donc sans surprise qu’on accueille un tel appel au vote. Pas de quoi crier au loup, à la courroie de transmission d’un parti qui met la main sur l’organisation. Il s’agit sans doute d’une volonté de la minorité agissante locale, et non d’un ordre reçu du parti.
Pourtant, nous savons que ce genre d’appel, donné sans explication et sans rappel du contexte, peut susciter un mouvement d’opposition interne ou des désaffiliations, qui peuvent d’ailleurs aussi bien venir de militants CGT issues d’autres sensibilités politiques que de ceux attachés à la neutralité électorale. Le plus dommageable, et espérons que cela sera réparé dans les prochaines semaines, c’est qu’aucune explication n’ait été fournie sur cette préférence électorale affichée. Que l’on ne soit pas d’accord avec la stratégie électorale est une chose, le soutien sans condition ni explication en est une autre. C’est le rôle du syndicat aussi de former les syndiqués, et les travailleurs en général, à la politique. C’est son rôle de décrypter les messages, les programmes, d’identifier les intérêts matériels et moraux. A défaut d’établir une préférence électorale, établir une critique détaillée des ennemis politiques à ne pas voter pour est plus que louable comme initiative. Elle semble bien plus souhaitable.
Reste que si la CE de l’union locale aurait pu a minima justifier son choix, le choix en lui-même peut légitimement nous interroger sur la garantie de la nécessaire indépendance et autonomie syndicales. La vie syndicale n’est pas faite que de consensus. Les militants, à court, moyen et long termes, jugeront si ce choix était judicieux ou non. Car certains gardent un mauvais souvenir des ministres communistes qui participèrent au gouvernement Jospin, à sa politique d’« ouverture du capital » des grandes entreprises et des infrastructures nationales, ou de flexibilisation des 35 heures.


http://www.communisteslibertairescgt.or ... e-PCF.html
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 22381
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: CGT

Messagede bipbip » 08 Fév 2017, 08:47

L’UD CGT 76 appelle à la convergence des luttes

Aux camarades du Bureau Confédéral de la CEC, aux Orgas du CCN

Notre commission exécutive du 6 février 2017 a largement débattu de la situation sociale. Elle considère qu’après la bagarre contre la loi Travail, il est nécessaire de continuer à œuvrer à la convergence des luttes contre les attaques du Gouvernement et du Patronat, pour gagner l’abrogation de la loi El Khomri et satisfaction sur nos revendications.

Pour gagner, nous devons être unis et déterminés. En ce début 2017, nous ne devons pas revenir à la situation trop souvent vécue de la multiplication des journées d’actions, Fédération par Fédération. Alors que la politique du gouvernement de réduction du nombre de lits dans les hôpitaux est aujourd’hui directement responsable de plusieurs milliers de morts, il est urgent de faire converger nos forces pour défendre les services publics, dont l’hôpital et la sécurité sociale.

L’UD CGT 76 a décidé de soutenir l’appel lancé à la manifestation nationale du 7 mars 2017 et à la grève dans les hôpitaux et l’action sociale (CGT – FO –SUD) rejoint par les secteurs de la fonction publique et de la protection sociale ainsi que par les UCR CGT FO et Solidaires. Que l’on soit du privé, ou du public, jeune ou retraités, nous sommes tous concernés par cette bagarre.

Concernant la campagne autour du printemps de l’industrie, nous ne comprenons pas comment notre Secrétaire Général, Philippe Martinez a pu signer un appel avec M. Montebourg, appel qui défend « le compromis fondamental entre le capital et le travail » alors que nos statuts réaffirment la nécessité d’une société libérée de l’exploitation capitaliste. Cela n’est pas sans rappeler les déclarations de notre ancien secrétaire, qui affirmait en 2014 qu’il « n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat ».

Par ailleurs, il est plus que nécessaire de réaffirmer des revendications claires comme l’Abrogation de la Loi Travail, l’interdiction des licenciements, la réduction massive du temps de travail (32h voire moins) sans perte de salaire ni modulation jusqu’à résorption du chômage, la défense des services publics et de la sécurité sociale.

Adopté à l’unanimité des membres de la CE présents Fait à Rouen, le 6 février 2017


http://www.anti-k.org/2017/02/07/lud-cg ... es-luttes/
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 22381
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: CGT

Messagede Pti'Mat » 13 Fév 2017, 13:57

Communiqué du SNJ-CGT.

Le journaliste Franck Dépretz arrêté en Tunisie : une atteinte grave à la liberté de la presse.
Journaliste indépendant, Franck Dépretz s’est rendu en Tunisie du 28 janvier au 5 février pour le trimestriel Moins Une, dont le premier numéro paraitra le 31 mars prochain, afin de faire une enquête sur les conditions de travail au sein de la Société arabe des industries pharmaceutiques (SAIPH). Principale fabricante de médicaments en Tunisie, la SAIPH compte près de 600 ouvriers en banlieue de Tunis, et travaille notamment pour les laboratoires pharmaceutiques français Servier et Sanofi.
Le 30 janvier, Franck Dépretz rencontre pendant plus de deux heures M. Ramzi Sandi, directeur général de la société. Il l’informe de l’état d’avancement de son enquête, et l’interroge, à partir des nombreux témoignages de salariés, sur les conditions de travail catastrophiques au sein de l’entreprise.
Le 3 février, à l’invitation du syndicat UGTT, Franck Dépretz se rend à l’usine de la SAIPH. En présence du délégué syndical de l’entreprise, il interviewe le directeur administratif et financier de la SAIPH... lorsque deux policiers rentrent dans la pièce, et lui signifient son arrestation par ces mots : « Vous n'avez pas d'autorisation de tournage en Tunisie. Vous n'avez pas fait de demande auprès de l'ambassade de France. » Franck Dépretz est alors emmené dans un commissariat et n’en ressortira que 9 heures plus tard grâce une mobilisation syndicale et diplomatique intense. Les motifs invoqués pour son arrestation évolueront tout le long de sa rétention : «Absence d'autorisation de reportage du ministère de l'Intérieur », plainte déposée par la direction de la société SAIPH à son encontre pour « introduction illégale dans ses locaux », « usurpation d’identité », « absence d’ordre de mission prouvant que Franck Dépretz est effectivement en situation de travail en Tunisie »... Et même «espionnage économique au profit d'une entreprise concurrente étrangère » !
Pour le SNJ-CGT il est évident que cette arrestation, une atteinte grave à la liberté de la presse, cherchait à intimider Franck Dépretz afin qu’il cesse son enquête sur une société dont l’état tunisien est l’un des actionnaires. En effet, si la liberté d’expression compte parmi les conquêtes du peuple tunisien depuis la chute de Ben Ali, elle demeure extrêmement fragile – en particulier lorsque les journalistes s’intéressent de près aux droits économiques et sociaux des travailleurs. Dès lors, en un mot, que les journalistes peuvent fragiliser par leur travail les intérêts capitalistes en Tunisie.
Le SNJ-CGT apporte son soutien plein et entier à notre confrère Franck Dépretz. Il appelle solennellement l’État tunisien à faire respecter la liberté de la presse, et veillera avec une attention particulière à son exercice dans le pays berceau des soulèvements arabes.
Montreuil, le jeudi 9 février 2017
SNJ-CGT
"Il n'y a pas un domaine de l'activité humaine où la classe ouvrière ne se suffise pas"
Le pouvoir au syndicat, le contrôle aux travailleurs-euses !

http://www.syndicaliste.fr/
http://redskins-limoges.over-blog.org/
Avatar de l’utilisateur-trice
Pti'Mat
 
Messages: 253
Enregistré le: 19 Aoû 2011, 15:51
Localisation: Limoges - Occitània

Re: CGT

Messagede bipbip » 06 Mar 2017, 16:26

Le « syndicalisme rassemblé » divise... la CGT !

Nous publions ici une réflexion sur le « syndicalisme rassemblé » qui a été publié comme une contribution au débat sur l’unité syndicale dans la revue « Les Utopiques », revue éditée par Solidaires.

Quand le « syndicalisme rassemblé » divise la CGT

Il aura fallu attendre que la CFDT se purge progressivement de ses secteurs « gauches » pour que la CGT, dans le contexte de l’effondrement matériel et idéologique du bloc de l’Est, se tourne vers elle en adoptant, en 1995, le concept de « syndicalisme rassemblé ».

Trois ans après la création de la FSU et en phase ascendante des syndicats SUD, certains courants militants1 crurent alors y lire un possible rapprochement organique des « syndicats de transformation sociale ». Ils prirent donc la formule en positif et contribuèrent ainsi à semer des illusions. Car, en premier lieu, il aurait fallu comprendre que, au-delà des phrases de congrès et de statuts, la CGT (nous ne donnerons pas ici notre avis sur les autres organisations) avait rompu depuis (très) longtemps avec un syndicalisme révolutionnaire. Mais, alors, ces mêmes camarades auraient été contraints d’en tirer la conclusion qu’il fallait se battre politiquement et publiquement contre les orientations confédérales, ce à quoi ils se refusaient (1) absolument, préférant imaginer que l’accession de Bernard Thibault à la direction de la CGT, juste après la grande grève de l’hiver 1995, marquait un tournant à gauche.

En vérité, la direction de la CGT n’opérait en rien un tel tournant. Bien au contraire : quittant la Fédération syndicale mondiale (FSM) pour adhérer à la Confédération européenne des syndicats (CES), elle se fabriquait une virginité « réformiste » pour être adoubée par la CFDT, qui, comme FO, s’opposait alors à l’adhésion de la CGT à cette confédération européenne des syndicats qui, en partenariat avec la Commission européennes et le Parlement européen, construisent l’Europe ultralibérale.

Le délitement organique et politique du PCF va, bien évidemment, jouer un rôle considérable dans l’évolution de la CGT jusqu’à la participation de ministres communistes au gouvernement Jospin. Mais, à la base comme dans les différentes strates des directions fédérales ou départementales, des militants CGT vont continuer à s’opposer à ce qu’ils identifient à une dérive réformiste récente de leur CGT. D’autant que le « syndicalisme rassemblé » n’existe nul part : soit la tactique freine les mobilisations nationales ou appauvrissent les contenus revendicatifs ; soit les luttes bien réelles (2003, 2010, 2016) se mènent contre la CFDT, laquelle accompagne toutes les contre-réformes. Ces militants, rattachés à des courants qualifiés parfois un peu rapidement de « néostaliniens », sont en tout cas nostalgiques de la CGT des années 1970, quand celle-ci prétendait tout à la fois tenir le terrain des luttes sociales et la perspective politique de l’abolition du capitalisme (2). Le problème posé par certains de ces courants militants, c’est qu’ils sont parfois sectaires et qu’ils refusent le « syndicalisme rassemblé » parce qu’ils refusent toute idée d’unité syndicale. Orphelins d’une période où le couple PCF-CGT quadrillait les forteresses ouvrières, ils peinent à imaginer autre chose qu’un retour au glorieux passé.

Le 51e congrès de la CGT (18-22 avril 2016) fut l’occasion d’affrontements et de positionnements nouveaux. Dès son discours d’ouverture du congrès, Philippe Martinez (qui avait une légitimité à se construire) se livrait à une autocritique inattendue du bilan du « syndicalisme rassemblé », reconnaissant que la CGT avait eu trop souvent tendance à « attendre » la CFDT ou à adapter ses revendications aux exigences de ses dirigeants. Il allait jusqu’à souligner « l’erreur que nous avons faite ces dernières années en favorisant peut-être nos relations avec la CFDT au moment de l’accord puis de la loi sur la représentativité ». C’était toutefois oublier que, pour autant, des divergences profondes pouvaient aussi exister avec FO sur certaines revendications, minant presque d’avance des batailles essentielles, quasi délaissées pour ne pas contrarier l’esprit du « syndicalisme rassemblé » (défense de l’Agirc-Arrco en 2013, accord sur une nouvelle convention d’assurance chômage en 2014). Malgré l’autocritique, Philippe Martinez n’en défendit pas moins le maintien de la formule dans les textes d’orientations du congrès, en priant de la lire tout autrement : comme une invitation toujours plus large à l’unité, mais sur des bases combatives pour mener les luttes avec les organisations qui répondraient présent. Cette inflexion notable ouvrait la porte à un tsunami anti-CFDT et pro-grève générale d’où il était toujours aussi difficile de tracer une ligne claire mêlant unité et combativité. Le sectarisme, réel ou redouté, amenant certains syndicats à afficher un soutien critique à la nouvelle lecture promise du concept de rassemblement… Le fait notable, néanmoins, est qu’une nette majorité s’exprimait contre la vision faisant de la CFDT l’allié privilégié.

Le conflit social prolongé de 2016 apporte un éclairage sur le sujet de l’unité. Après la déclaration intersyndicale lamentable du 23 février 2016 (dont la CFDT, la CGT et Solidaires furent signataires) et sous la pression de la mobilisation annoncée pour le 9 mars 2016, le pacte « rassemblé » explosait. Une configuration étonnante prenait forme autour d’un pôle CGT-FO-Solidaires (la FSU étant partie prenante, mais pratiquement invisible dans bien des régions). Dans cette période, la CGT a pratiqué une unité tournant le dos à la CFDT, mais sans dégager des pratiques réellement nouvelles en termes d’élaboration collective. Le mouvement social n’était d’ailleurs même pas achevé que les vieilles pratiques hégémoniques ressurgissaient pour attaquer devant la justice bourgeoise les listes déposées par le Syndicat des travailleurs corses (STC) et le syndicat basque LAB, au motif qu’ils porteraient des valeurs incompatibles avec la République française.

Reste que, en quinze ans d’existence, le « syndicalisme rassemblé » semble surtout n’avoir été qu’une réalité « confédérale », une unité au sommet qui s’est plutôt peu exprimée dans les entreprises et les territoires. Et c’est, de fait, dans la diversité des pratiques locales ou professionnelles que peuvent être aujourd’hui décelés des signes d’espoirs. Au cours du combat contre la loi Travail, la CGT, dans certains endroits, a été jusqu’à intégrer la CNT et la CNT-SO dans la défense de militants inculpés et dans les intersyndicales (choix qui se retrouve aussi dans des entreprises, où des listes unitaires CGT-CNT-Solidaires ont pu se monter pour les élections professionnelles). Des militants et quelques structures CGT (syndicats, unions locales) ont même également participé, en toute transparence, à l’élaboration et à l’animation de l’appel « On bloque tout ! », autour duquel s’est constituée une petite intersyndicale de terrain ayant notamment à cœur de porter l’idée de grève reconductible dans le mouvement contre la loi Travail. Il est ainsi établi que le retour aux valeurs fondatrices de la CGT sur des bases syndicalistes révolutionnaires va de pair avec une vision claire de l’unité dans les luttes avec toutes les organisations syndicales qui partagent l’anticapitalisme comme perspective concrète. La CGT n’a jamais été le monolithe qu’elle prétendait être. Plus que jamais, elle est soumise à des tensions fortes entre courants « réformiste » et courants lutte de classe. L’issue des ces confrontations internes est très clairement un enjeu pour tout le mouvement syndical.
(1) Dans la LCR, chez les Refondateurs du PCF et autour d’ex-PCF, dans les décombres du PSU...
(2) La CGT est officiellement signataire du Programme commun de gouvernement.

Guillaume Goutte, militant du syndicat des Correcteurs-CGT et Jean-Yves Lesage, militant du Syndicat Général du Livre et de la Communication Ecrite-CGT


http://www.communisteslibertairescgt.or ... a-CGT.html
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 22381
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: CGT

Messagede bipbip » 08 Mar 2017, 08:20

Macron : un ralliement à Hue et à dia !

Macron est le candidat de la bourgeoisie libérale là où Fillon est le candidat de la bourgeoisie traditionnelle. Macron attire naturellement du PS aux Républicains en passant par le centre.

Si le ralliement du candidat du Mouvement des Progressistes, le parti de Robert Hue, n’est pas totalement surprenant il nous questionne néanmoins car nombre de cadres confédéraux de la CGT appartiennent au MdP...

Si la CGT a vocation de rassembler les militants de toutes les opinions anti-capitalistes, il n’est pas certain que les militants qui soutiennent Macron rentrent dans ce cadre !!! Et surtout pas à la direction.

Source :
http://www.md-progressistes.fr/sebastie ... el-macron/

http://www.communisteslibertairescgt.or ... a-dia.html
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 22381
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: CGT

Messagede bipbip » 18 Avr 2017, 07:00

Représentativité : Le piège du « syndicalisme rassemblé » se referme sur la CGT

La politique de rapprochement avec la CFDT connue sous le nom de « syndicalisme rassemblé » avait trouvé sa traduction institutionnelle avec la loi de 2008. Cette loi reprenait intégralement la « position commune » MEDEF-CFDT-CGT sur la réforme de la représentativité qui devait mettre fin à la représentativité automatique des cinq confédérations historiques : CGT/CFTC/FO/CFDT/CGC. Derrière la promesse d’une représentativité plus démocratique, basée sur les élections, c’est en fait toute une stratégie de recomposition syndicale créant une majorité CFDT/CGT stable qui se mettait en place afin d’ancrer durablement la CGT dans un syndicalisme d’accompagnement digne des orientations de la CES. Les luttes sociales et les résistances politiques dans la CGT ont bloqué partiellement cette stratégie mais la CFDT sort naturellement renforcée de ce long épisode.

La loi de 2008 : rappels
La représentativité des syndicats est un enjeu décisif puisqu’elle accorde ou dénie le droit de négocier et de conclure des accords tant au plan de l’entreprise que dans les conventions collectives ou les accords nationaux interprofessionnels (ANI). C’est également un enjeu important en terme de financement public des syndicats...
Nous avions d’un côté la volonté patronale d’ancrer définitivement la CGT hors d’un syndicalisme de lutte des classes en créant la nécessité d’une majorité CFDT/CGT pour passer la barre de 50%. De son côté la CFDT espérait éliminer et intégrer la CFTC privée de sa représentativité « irréfragable », voir des secteurs FO. Et intégrer l’UNSA qui n’avait aucune de chance de devenir représentative dans le seul secteur privé. Pour la CFDT, il s’agissait de construire une confédération rassemblant l’ensemble des secteurs syndicaux dirigés par des militants socialistes. En prévoyant de préserver les intérêts des cinq confédérations « historiques » pendant neuf ans, la loi laissait du temps aux négociations entre bureaucraties mais rien n’a bougé. C’est donc l’élimination de FO d’un tiers des conventions collectives (la moitié pour la CFTC !) à partir de cette année qui va bouleverser les équilibres dans les branches professionnelles et ouvrir la voie à des recompositions. Notre direction confédérale (tout comme la CFDT) voulait aussi bloquer le développement de Solidaires au moment où un pôle CGT/CFDT ouvrait des brèches sur sa gauche.
En supprimant le DS immédiatement représentatif au profit du RSS qui doit prouver sa représentativité avec des droits très restreints, la loi donnait un avantage flagrant au bénéfice des syndicats d’accompagnements. Dans les petites entreprises, l’implantation de la CGT s’en trouvait plus difficile face aux pressions du patron.
Signalons enfin qu’après l’interdiction des élections à la Sécurité Sociale qui étaient un thermomètre beaucoup plus fiable, la loi de 2008 actait en catimini la suppression également des élections prud’homales...

Relativiser le résultat ?
Il existe de nombreuses raisons de questionner « la première place de la CFDT ». La prise en compte de la fonction publique bien sûr qui inverserait le résultat. Le droit de vote dont sont privés les salariés des entreprises dépourvues d’IRP, les salariés privés d’emplois ou encore les retraités rendent fragiles les chiffres établis.
La destruction des anciens bastions ouvriers, la montée relative des cadres, la précarisation et la sous-traitance des emplois les moins qualifiés sont autant d’explications justificatives du recul de la CGT. La répression subie par les élus CGT dans les boites tandis que la CFDT est devenue bien souvent le syndicat maison impulsé par le patron est une autre justification qui s’entend.
Mais le recul de la CGT dans les grandes entreprises issues du public, mis en avant par la direction confédérale, n’est pas une excuse ! Au contraire nous y voyons l’expression du problème ! Alors soyons courageux et plutôt que de relativiser l’échec, tâchons d’en résoudre les causes.

Notre implantation dans le privé
Les deux outils de proximité et de continuité qui permettent de pérenniser la présence CGT dans un secteur sont bien connus : le syndicat et l’union locale.
Mais dans bien des cas, l’union locale ne possède plus l’attractivité qui faisait sa force. Manque d’argent, manque de moyens militants, manque de volonté politique... Il est urgent de redonner à cet échelon les moyens de travailler sérieusement et l’envie d’innover dans les activités proposées, d’ouvrir l’UL sur des objectifs plus larges de solidarités, de combats, de débats, de formations et de culture. L’appauvrissement dans le temps long du contenu des formations syndicales de base, généralement assumées par les UL, est également le signe et la cause de l’effacement d’une CGT au cœur des luttes et de la vie locale.
En détruisant systématiquement les syndicats d’industrie locaux ou régionaux au profit de syndicats d’entreprise, nous avons coupé la continuité de la syndicalisation d’un travailleur qualifié quand il change d’entreprise et nous nous sommes privés d’une structure qui permettait de soutenir les entreprises les plus faibles syndicalement en s’appuyant sur les militants des entreprises les mieux structurées. Avec le syndicat d’entreprise c’est chacun chez soi ! Mais ce qui est jouable dans les grandes entreprises ne l’est pas dans le tissu des moyennes entreprises où justement la CFDT nous a devancé. Et c’est faire reposer sur des militants souvent fragiles politiquement tout les tracas du fonctionnement juridique et administratif. Dans toutes ces petites et moyennes entreprises ouvrières où nos délégués souvent lisent et écrivent à peine le français, c’est seulement le suivi quotidien, par l’UL ou par un syndicat d’industrie local, là où ils existent encore, qui permet de former et consolider une action CGT dans la durée. L’exemple du Syndicat Général du Livre parisien en Ile de France doit être médité.

Quelle orientation pour la CGT ?
Les journalistes et autres commentateurs s’en donnent à cœur joie, mais le débat existe aussi dans la CGT : faut-il renoncer à la lutte des classes pour repasser premier syndicat dans quatre ans ? La « victoire » de la CFDT serait-elle la preuve du rejet du syndicalisme de lutte ?
Un journaliste radio qui interrogeait Pierre Laurent, dirigeant du PCF, a poussé le ridicule jusqu’à qualifié la CGT « d’anarchisante » durant le conflit contre la Loi Travail demandait au passage si Laurent regrettait le temps où la CGT était mieux contrôlée et plus raisonnable... Alors ?
Alors il nous semble surtout que les difficultés de la CGT proviennent d’une image brouillée par son attentisme durant le puissant mouvement de 2010 sur les retraites ou les « affaires » autour de Le Paon. La CGT doit trancher entre un retour clair à un syndicalisme de lutte de classe, porteur d’un projet politique émancipateur et une intégration complète au syndicalisme institutionnel conforme aux pratiques de la CES.
Si la CGT devait rallier pour de bon le pôle du syndicalisme de renoncement elle n’y retrouverait pas pour autant sa première place, celle-ci étant solidement occupée par la CFDT...
Si au contraire la CGT reprenait avec confiance le chemin du syndicalisme révolutionnaire, celui de nos fondateurs, rien ne dit qu’elle en sortirait gagnante à la loterie électorale de la représentativité mais à coup sûr elle pourrait se renforcer solidement dans l’animation des combats. Et là est bien l’essentiel !
A coup sûr il faut que notre CGT tranche pour de bon entre ces deux choix fondamentaux. Si « le choc électoral » n’est qu’une baudruche tant les chiffres en quatre ans ont si peu évolués, les questions posées à la CGT ouvrent clairement un débat choc pour le 52° Congrès !

http://www.communisteslibertairescgt.or ... a-CGT.html
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 22381
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: CGT

Messagede Fred1 » 26 Avr 2017, 18:29

Nous n’avons pas peur des ruines. Nous sommes capables de bâtir aussi.

Buenaventura Durruti
Fred1
 
Messages: 129
Enregistré le: 14 Déc 2015, 16:04

Re: CGT

Messagede bipbip » 30 Avr 2017, 19:06

NI PESTE, NI CHOLÉRA - Engageons la MOBILISATION ! [CGT Industries Chimiques]

Image

http://www.communcommune.com/2017/04/ni ... iques.html
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 22381
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

Re: CGT

Messagede Pïérô » 02 Mai 2017, 02:19

faut pas pousser à la CGT...

Martinez "condamne fermement" une affiche "ni FN, ni Macron" d'un syndicat de la CGT

Le leader de la CGT, assure lundi sur Europe 1, être "en profond désaccord" avec une affiche créée par un des syndicats de la CGT qui affirme que le choix entre Le Pen et Macron revient à choisir entre la peste ou le choléra.

... http://www.europe1.fr/societe/martinez- ... gt-3316358


Elle est pourtant bien cette affiche !

Image
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
Avatar de l’utilisateur-trice
Pïérô
 
Messages: 20295
Enregistré le: 12 Juil 2008, 21:43
Localisation: 37, Saint-Pierre-des-Corps

Re: CGT

Messagede bipbip » 05 Mai 2017, 19:07

Blessés : 6 policiers, plusieurs centaines de manifestants

« Poulet grillé », le tweet de la CGT Publicis. Le gouvernement à l’attaque, Martinez s’exécute

Après un tweet ironique visant à dénoncer les violences policières, la CGT Publicis est attaquée de toute part. Dès lors, le premier flic de France, Matthias Fekl, a dénoncé comme « ignoble » et a « exiger » de Martinez « à condamner avec la plus grande fermeté ». Martinez s’est exécuté.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Poul ... -s-execute
Avatar de l’utilisateur-trice
bipbip
 
Messages: 22381
Enregistré le: 10 Fév 2011, 09:05

PrécédenteSuivante

Retourner vers Syndicats, associations, mouvements sociaux

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun-e utilisateur-trice enregistré-e et 1 invité