CGT

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Messagede bipbip » 21 Mai 2018, 15:09

CGT-Commerce

CGT-Commerce : Paix entre nous, guerre aux patrons !

Quand prendra fin l’épuisante querelle d’appareils qui pourrit la vie de la CGT-Commerce ? Le dernier congrès en a encore été le théâtre. Pourtant, il y a du pain sur la planche.

L’ambiance était plus que tendue pour ce 15e congrès de la fédération CGT du commerce, tenue à Reims du 19 au 23 mars. Était-ce en raison de l’actualité des luttes chez Carrefour, Pimkie, Lidl, Amazon, McDo ou encore Monoprix ? En partie, mais pas seulement. Hélas, l’interminable guerre d’appareils qui mine cette fédé aura, une fois de plus, polarisé l’attention. La direction fédérale ayant en effet empêché plusieurs opposant.es d’être délégué.es sous un prétexte fallacieux, une douzaine de syndicats ont tenté de faire annuler le congrès devant le TGI (en vain)…

Près de 450 congressistes étaient donc là le jour dit, sous l’œil d’une quarantaine de membres du service d’ordre fédéral et même confédéral, venus spécialement en renfort. Le contrôle strict des badges à l’entrée devait prévenir un possible chahut des séances par des militantes et militants extérieurs, comme cela avait pu se passer lors d’un précédent congrès, malgré de violentes bousculades et coups de gazeuse du SO à l’époque.

Pour un syndicalisme au diapason de celles et ceux qui luttent

Quel est le nœud du problème ? Un conflit entre l’Union syndicale du commerce de Paris d’une part, la direction fédérale d’autre part, qui dure depuis au moins dix ans. On peut reconnaître à la première, emmenée par Karl Ghazi, son rôle moteur dans l’intersyndicale Clic-P et son dynamisme dans la lutte contre le travail du dimanche. En comparaison, l’actuelle équipe fédérale semble tétanisée et incapable. Elle a d’ailleurs brillé par son inaction en 2016-2017, dans les mouvements contre les lois Travail et les ordonnances.

Mais les tendances rivales qui se disputent la direction fédérale ont en commun bien des pratiques bureaucratiques douteuses, auxquelles s’ajoutent des haines personnelles et des conflits importés du PCF, resté très présent dans cette fédé. Pour l’anecdote, l’oppo a d’ailleurs emporté une victoire symbolique en obtenant que le congrès demande l’affiliation à la… Fédération syndicale mondiale, un organisme croupion hérité de l’URSS, où ne se côtoient quasiment que des syndicats staliniens et des bureaucraties garde-chiourme (syndicats officiels syrien, nord-coréen, vietnamien, cubain, iranien…).

Tout cela ne rend pas service à nos syndicats, qui ont besoin d’être renouvelés et transformés. L’autogestion dont les révolutionnaires se revendiquent n’est pas qu’un mot d’ordre pour le décorum, ou une simple aspiration à plus de transparence : c’est la volonté que le syndicalisme soit au diapason de celles et ceux qui luttent. C’est à la base que pourront émerger les stratégies victorieuses.

Travail le dimanche systématique, suppression de milliers d’emplois, effondrement des primes et rémunérations, pratiques mafieuses… Alors que la répression antisyndicale est omniprésente au sein de ces mons­tres, symboles du pire du capitalisme, les luttes ne font que croître. Ce n’est pas un hasard : la rapacité des actionnaires est leur faiblesse et nous ne supporterons plus leurs mépris très longtemps !

Fernand (AL Nantes)


https://www.alternativelibertaire.org/? ... ux-patrons
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Messagede bipbip » 31 Mai 2018, 23:18

La Commission Exécutive de l’UL CGT de Nantes s’adresse à la direction confédérale pour un préavis qui facilite l’activité gréviste et la convergence :

Motion
pour un préavis de grève inter-professionnel couvrant mai-juin-juillet


Cher.e.s camarades,

Nous adressons cette motion à la Confédération. Nous constatons que les niveaux de mobilisation dans les différents secteurs contre le grand plan de destruction social du gouvernement Macron sont divers.
Certains secteurs, comme la SNCF, sont engagés dans un mouvement de grève reconductible. Dans d’autres la situation est « frémissante » comme aux impôts où plusieurs jours de grève sont déposés en mai et un préavis couvre l’ensemble des jours ouvrés de mai, ou encore comme à EDF où des préavis couvrent plusieurs jours.

Dans d’autres secteurs la situation n’est pas encore mûre pour lancer un appel à la grève ayant suffisamment de chances de succès. Pourtant des fronts sont ouverts dans d’autres secteurs contre la politique de casse du gouvernement et, par exemple, dans le mouvement étudiant.

Les cheminot.e.s ou les étudiant.e.s appellent à des actions dans plusieurs ville en France. Le temps que le travail militant dans les entreprises porte ses fruits et permette de conscientiser un plus grand nombre de salarié.e.s, et en continuant celui-ci, nous avons aussi intérêt à pouvoir réunir parfois, sur des actions ponctuelles (actions dans les gares, sur les universités, ailleurs…) le plus grand nombre de militant.e.s, pour que celles-ci soient un succès, et qu’elles constituent à leur tour une base pour une mobiliser dans chaque entreprise.

Mais dans les autres secteurs, aucun préavis ne permet de couvrir des camarades qui souhaiteraient soutenir ces actions. Ceux qui peuvent avoir un minimum de souplesse sur leur congé, ou pour poser des mandats syndicaux le feront, mais de nombreux.euses militant.e.s ne pourront pas, même s’ils.elles le souhaiteraient, participer à ces initiatives. La « convergence des luttes » est dans ce contexte difficile à organiser.
Les situations sont trop diverses en France pour poser des préavis ponctuels adéquats pour toutes et tous.
Pour avoir le maximum de souplesse pour organiser un mouvement partout en France, un mouvement qui doit embrasser les couches les plus larges de salarié.e.s s’il veut espérer gagner contre l’ensemble des plans destructeurs en cours, c’est un préavis large, couvrant par exemple les mois restants jusqu’aux grandes vacances qu’il serait judicieux de déposer.

Ainsi dans chaque ville, département et région, selon les réalités propres, les salarié.e.s militant.e.s pourront organiser leur calendrier sans avoir le soucis permanent de savoir « est-ce qu’ils sont couverts par un préavis quelconque ». A chacun.e de construire la mobilisation sur les rythmes qui lui semblent adéquats selon les contraintes et enjeux locaux.

D’où notre demande : Pouvoir disposer d’un préavis de grève inter-professionel couvrant les mois de mai-juin-juillet.

Fraternellement,

L’Union Locale CGT de Nantes
Le 17 mai 2018


http://www.communisteslibertairescgt.or ... erpro.html
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Re: CGT

Messagede bipbip » 22 Juin 2018, 10:26

Engager le débat lors du 52e congrès de la CGT

Dans le contexte de crise que traverse le mouvement social et les organisations qui le composent, de nombreux syndicats CGT commencent déjà à préparer leur 52e congrès confédéral. Convaincus de l’impérieuse nécessité de réaffirmer qu'ils pratiquent la lutte des classes, ils veulent engager un débat avec ceux qui au sein de la CGT ne pensent pas comme eux.

Le monde du travail est en péril.

Depuis près de vingt ans, non seulement il n’a pu conquérir aucun droit nouveau significatif mais une grande partie des avantages qu’il a arraché au cours du 20ème siècle ont été démantelés. Ces défaites successives nous permettent de mesurer la réalité des rapports de force actuel dans le cadre de la lutte des classes. Ces rapports de force ont rarement été aussi favorables au capital.

C’est évidemment la conséquence d’un affaiblissement considérable de l’action syndicale notamment celle de la CGT. Non seulement notre capacité à mobiliser les salariés est particulièrement diminuée mais notre détermination à entrer en conflit avec le patronat et les actionnaires est de moins en moins visible.

Dans ce contexte les gouvernements qui se succèdent depuis une génération ont pu appliquer le modèle économique et social du MEDEF sans jamais être menacés.

Le développement de stratégies syndicales laissant penser que la négociation par délégation peut permettre une amélioration de nos conditions de vie a mis à mal notre aptitude à construire des rapports de force à la hauteur des enjeux (réformes des retraites, privatisations de secteurs complets, licenciements et chômage de masse etc...).

Les luttes engagées contre la destruction du code du travail en sont le dernier exemple.

Le 14 juin 2016, après des mois de luttes isolées et une violente répression, 1 million de travailleurs étaient dans la rue contre la loi El Khomri, le mouvement est interrompu au bénéfice de l’été.

400 000 travailleurs dans la rue avec la seule CGT dès la rentrée 2017 contre les ordonnances Macron, mais pour poursuivre il fallait attendre que les syndicats réformistes nous rejoignent … Il en résulte un énorme désarroi et un sentiment d’impuissance.

Disons le tout net, nous les militants « de la base » sommes démunis face aux travailleurs résignés et consternés par l’incapacité de notre organisation à fédérer les luttes et les colères.

Ça ne peut plus durer !

La CGT est une organisation révolutionnaire !

C'est la dernière grande organisation populaire qui, dans ses statuts, prend acte de la lutte des classes et s'engage à combattre le capitalisme en vue d'abolir le patronat comme le salariat.

La CGT est traversée aujourd'hui par deux grandes orientations qui s'expriment partout dans le syndicat.

Dans ses structures au sein des entreprises, dans ses organisations professionnelles et interprofessionnelles, deux pratiques de l'action syndicale coexistent.

La première orientation est parfaitement définie par la charte d'Amiens : « La CGT reconnaît la lutte de classe qui oppose, sur le terrain économique, les travailleurs en révolte contre toutes les formes d’exploitation et d’oppression, tant matérielles que morales, mises en œuvre par la classe capitaliste contre la classe ouvrière ; Dans son œuvre revendicatrice quotidienne, la CGT poursuit la coordination des actions pour l’accroissement du mieux-être des travailleurs par la réalisation d’améliorations immédiates, telles que la diminution des heures de travail, l’augmentation des salaires, etc. ; Mais cette besogne n’est qu’un côté de l’œuvre du syndicalisme ; il prépare l’émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l’expropriation capitaliste »

La deuxième orientation reconnaît que le capital et le travail peuvent avoir des intérêts communs, que la négociation pour l'amélioration des conditions de travail des salariés, à travers un dialogue dit « social », ne requiert pas nécessairement un rapport de force et que le conflit avec l'employeur n'est pas toujours le meilleur moyen de défense des salariés.

Elles sont très différentes. Aucune ne doit être stigmatisée, ni par les uns, ni par les autres, pour la simple raison que ces deux orientations traversent le monde du travail. Elles sont le miroir des rapports de forces réels.

Mais il est temps aujourd'hui de poser clairement le débat démocratique, ces deux orientations syndicales ne peuvent plus être suivies en même temps par la CGT.

Nous proposons donc d'ouvrir un grand débat au sein de notre organisation et de le lancer à l’occasion de la préparation du 52ème congrès confédéral. Un débat de fond, ouvert et constructif, entre les partisans de chacune des deux lignes.

Ce prochain Congrès de la CGT se déroulera du 13 au 19 mai 2019, à Dijon. Il doit permettre aux adhérents de définir démocratiquement quelle orientation doit poursuivre notre organisation, en donnant un mandat clair aux délégués, désignés par les syndicats au Congrès et à la Direction Confédérale qui sera élue.

Les organisations signataires ci-après invitent à ouvrir le débat en rassemblant tous les camarades des syndicats de la CGT qui se reconnaissent dans la charte d'Amiens.

Nous voulons travailler, sur la base d'une confirmation des principes de la charte, à l'élaboration d'un texte d'orientation pour le prochain Congrès Confédéral.

Rien dans les statuts de notre organisation ne s’oppose au fait que des bases puissent s’organiser pour élaborer un document d’orientation qui pourra être proposé, mis au débat et au vote du 52ème Congrès Confédéral de la CGT. C’est cette volonté démocratique qui doit nous animer.

Nous invitons tous les syndicats qui à l’intérieur de la CGT souhaitent participer à cette démarche à nous contacter :
prepa52congrescgt@gmail. com

La liste des syndicats et structures CGT signataires à ce jour :
CGT Jeumont Electric
CGT Bombardier
CGT Vallourec Aulnoye Aymeries
USTM CGT Hainaut Avesnois Cambrésis
CGT CH de Denain
CGT EPSM d'Armentières (CGT des catégories C et CGT des catégories A et B)
Syndicat local CGT des métaux de Valenciennes
CGT PSA Hordain
CGT PSA Douvrin
CGT DCX Chrome
CGT Goodyear
CGT Marks and spencer
CGT CHU de Lille (CGT et SMICT-CGT)
CGT CH de Wattrelos
CGT Randstat
CGT Faurécia Méru
CGT Faurécia Hénin Beaumont
CGT Faurécia Auchel
UL CGT d'Auchel
CGT SDIS 59
UL de Seclain
CGT Institut Vancauwenberghe Zuydcoote
CGT CH d’Arras
CGT Bostik


https://blogs.mediapart.fr/les-invites- ... -de-la-cgt
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Re: CGT

Messagede bipbip » 24 Juin 2018, 19:05

Récit
«Incapacité» de la CGT à fédérer les luttes : la «base» se rebiffe

Fatigués de ne plus gagner aucun combat, une vingtaine de syndicats de la centrale appellent leur confédération à durcir la ligne et à réaffirmer son orientation «révolutionnaire», en amont de son congrès, qui aura lieu en mars 2019.

«A la CGT, il y en a qui me trouvent trop dur, il y en a qui me trouvent trop mou», expliquait Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, en avril. Visiblement, les seconds ont décidé de se faire entendre. Mercredi, une vingtaine de syndicats cégétistes ont appelé leur confédération à durcir la ligne. Dans une lettre adressée en interne, ils alertent : «Le monde du travail est en péril. Depuis près de vingt ans, non seulement il n’a pu conquérir aucun droit nouveau significatif mais une grande partie des avantages qu’il a arraché au cours du XXe siècle ont été démantelés.» La faute, selon eux, en partie, à «l’affaiblissement considérable de l’action syndicale». Et, donc, aux actuels dirigeants de la centrale qu’ils accusent de ne pas suffisamment «fédérer» les luttes.

Parmi les signataires, on retrouve la CGT Goodyear, celle des métaux de Valenciennes, de Marks and Spencer, de Bombardier ou encore de PSA Douvrin. Leur objectif : convaincre d’autres antennes de la centrale de les rejoindre pour proposer ensemble un texte d’orientation au prochain congrès de la CGT qui aura lieu en mars 2019, à Dijon.

Bâtons dans les roues

«Démunis face aux travailleurs résignés, et consternés par l’incapacité de l’organisation», ces militants de «la base» qui ont organisé une conférence de presse, à Lille, mercredi, demandent un «débat» interne. Parmi les sujets à mettre sur la table, selon eux : la stratégie syndicale face aux réformes du gouvernement et la «convergence des luttes», promise par Martinez, mais qui ne vient pas. Pour Isabelle Bosseman, déléguée au CHU de Lille, «il faut construire du durable, pas des actions ponctuelles». Référence aux conflits sociaux en cours, dont celui des cheminots et des fonctionnaires.

Non contents de trouver la centrale trop molle, ces cégétistes lui reprochent aussi de leur avoir mis des bâtons dans les roues. «Tous ces syndicats qui se rassemblent et s’engagent ont expérimenté la confrontation avec la confédération, qui ne les soutenait pas, les isolait, n’était pas une force portante», pointe Fiodor Rilov, avocat en droit du travail qui défend plusieurs de ces syndicats.

... http://www.liberation.fr/france/2018/06 ... fe_1660859
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