No Border

Re: No Border Camp Calais 23-29 juin

Messagede Vilaine bureaucrate » 21 Juil 2009, 14:53

article johan a écrit:Côté préfecture, c'est clair : une bonne cargaison de CRS (entre 1000 et 2000 parqués au camp Jules Ferry), des meutes de flics en civils genre cow-boy de la BAC (note) et fouille-merde des RG (note) qui occuperont pour l'occasion les hôtels calaisiens réquisitionnés tout spécialement.

encore dans un hotel Ibis. LOL. Et la gendarmerie dans les Balladins. (On vous observe tremblez!!!) MDR!!

article johan a écrit:« Tous les papiers qu'on reçoit sont signés No Border. Mais No Border, pour moi, c'est nobody ». Humour.... « Ce ne sont jamais les mêmes personnes qui négocient avec nous. Il s'agit souvent de pions avancés. Les vrais décideurs, on ne les voit jamais. ». Et paranoïa... une structure sans hiérarchie, c'est trop !
XD!!! :mrgreen:

Sur le camp ce qui a selon moi posé probleme c'est:
Le rapport de force avec la police qui etait nul, a été accepté:
-l'encerclement du camp (donc etre filmer par les flics)
-les journalistes
-les controles de police: d'identités et les fouilles: sans qu'il y ait creer de discussions a ce sujet. Je trouve que le camp s'est trop adapté a la police et a ses conditions.
(et lors du départ pour la manifestation ce qui a engager tout les individus presents a etre fouiller, du matériel manifestant a etre démonter.. ect... comme l'a souligné Berkman et un texte d'un militant de la CGA).

Le contexte de peur creer par les autorités et les médias ont touchés une partie des calaisiens mais pas la police: les provocations policieres étaient permanentes. (menaces, humiliation..)
Les controles d'identité se faisait tout les qq metres, a chaque passage d'un camion de CRS ou voiture de flics.
Nous avons pour ceux qui ont été controlé, tous été fiché, ce passage par calais a été ressorti a un compagnon lors d'une arrestation pour un autre motif.

Les flics a cheval etait là par spectacle, il y avait que 4 chevaux au grand maximum, peut experimenter, et loin de la foule parce qu'intenable. 8-)

article johan a écrit:Le cortège était composé essentiellement de jeunes militants altermondialistes de la mouvance "No Border" notamment venus de plusieurs pays, ainsi que de militants syndicaux de SUD et politiques du NPA et de la CNT.

Non pour les militants altertrucs, non pour "composer essentiellement" de militants SUD ET NPA, d'ailleurs ils etaient en queue de cortege. La CNT de la région etait elle tres presente mais absente du camp, ils ont préféré le battage de pavé stéril?.

[quote=''article johan"]jusqu'à la dislocation du cortège en milieu d'après-midi.[/quote] Il n'y a pas eu dislocation, mais racompagnement forcé encadré par la police jusqu'a la ZUP qui etait a coté du camp. Il etait impossible meme seul ou en tres petit nombre d'aller ailleurs.

Sur le trajet de la manif', avait de positif de passer par les squatts des migrants.

breaking the law a écrit:En tout cas ces récits d'attaque du camp rappelle fotement le dernier rassemblement anti otan à Strasbourg.
NONA Strasbourg il ne s'en ait pas suivi d'une acceptation, mais d'un état de siege de la police meme equipé d'un canon a eau et de son départ.
A Strasbourg,la sécurité se faisait sur plusieurs points, avec des feux, a Calais il était interdit de faire un feu.

Le camp de Calais etait cependant bien organisé, manque de feministes (tres presentes a Stas').

Le gros point positifs de Calais c'est (en plus de ce qui a deja été dit pas L'autre facteur, la table de presse, les banderolles, et l'absence de drapeaux sur le camp (et l'absence de maoiste "en masse" :lol: ).

break a écrit:Alors de la à dire que avec ou sans "la violence" des manifestants les flics se lachent il y a un pas que malheureusement aucune organisation politique n'a l'air de vouloir franchir. Quand les organisation "revolutionnaires" cesseront de condamner les "violences" des manifestants et de dire que black block = flic?
Tu parles peut etre de la FA ou des positions de Qierrot, cependant toute les organisations n'ont pas cette position, mais ont certes un silence sur ces evenements.

bajotierra a écrit:Car que peuvent bien comprendre les gens a "travailleurs ou immigrés, même patron, même combat " quand ,par la même radio , ils apprennent que la principale organisation des travailleurs de ce pays vient précisément de tabasser les femmes et les enfants de ces sans papiers , et que visiblement rien n'a été fait a Calais pour clarifier la situation ?

J'ai pas saisi, la CGT n'etait pas au no border. Tu mélanges tout. T'avais qu'a venir jusqu'a Calais pour nous parler de la Bourse du travail de Paris. T'es ou d'ailleurs sur la Bourse du travail, parce que moi je l'ai quitté la derniere fois et y'avait pas la CNT-AITou une trace de son passage. On prends RDV et tu me racontes ce que vous faites et combien vous avez raison?
Le PCF calaisien, a dénigré sans honte dans son journal et sur les mur de son local , "une manifestation anarchiste", et a nier le fond. Il ne faudrait pas se limiter a une critique de la CGT par rapport a l'actualité.
Je suis d'accord sur la visibilité et son ininteret, sauf si tu es reellement present et que tu as reellement un effet sur les choses. J'ai trouvé que ce n'etait pas assez le cas sur le camp, en effet l'idée du no border c'est aussi de sortir des manifestations et du batage de pavé stéril, par qq jours ensembles, des débats des rencontres.. et malheureusement trop peu de gens se sont investis sur le camp.

Apres remarque a propos de ce que tu dis souvent bajotierra, tu ramenes tout au fascisme, je trouve ça incohérant.

A propos de l'AL ils etaient absents. Il me semble que SUD faisait ses stages de formations a cette période, ceci explique cela. La FA une orga de lutte bien connue ,lol :lol: i :lol: lol, etait absente.

Seitan a écrit:Mais pour s'assurer la victoire, il ne suffit pas d'avoir tout les paramètres en main, mais aussi de prendre des risques.
Non. Il y a pas de victoire, et c'est ça qui pousse a prendre des risques non?.
Modifié en dernier par Vilaine bureaucrate le 21 Juil 2009, 15:17, modifié 4 fois.
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Re: No Border Camp Calais 23-29 juin

Messagede Vilaine bureaucrate » 21 Juil 2009, 14:58

Nico37 a écrit:Dans le n°75, daté août septembre, de No Pasaran, il y a une brochure en encart sur le camp no border...
Ils ont relayé l'appel pour le camp, ils etaient où?
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Re: No Border Camp Calais 23-29 juin

Messagede Seitanarchist » 21 Juil 2009, 15:31

Non. Il y a pas de victoire, et c'est ça qui pousse a prendre des risques non?.


Par victoire j'entend "atteindre les objectifs qu'on s'est fixé".
Remplace par "point positif" si tu préfères.
Moi je n'en vois pas beaucoup à ce no border.
C'est ce que je disais déjà.
ça a manqué d'initiatives et comme tu dis de s'organiser contre le dispositif policier.

C'est déjà inadmissible que les gens se soient laissés contrôlés en masse.
La réaction d'après (pousser les flics qui nous barraient la route) aurait du être celle à adopter dès le début.

Sans compter que le fait (au moins) de remettre en cause la présence des flics aurait du être plus débattue en AG.

Le camp de Calais etait cependant bien organisé, manque de feministes (tres presentes a Stas').


Manque de monde. tout simplement.
Enfin je pense.
Modifié en dernier par Seitanarchist le 21 Juil 2009, 16:06, modifié 1 fois.
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Re: No Border Camp Calais 23-29 juin

Messagede Vilaine bureaucrate » 21 Juil 2009, 15:32

nan, manque de feministes proportionnellement.

Un petit point sur la situation et les dernières heures à Calais...

pouf!
Modifié en dernier par Vilaine bureaucrate le 24 Juil 2009, 20:05, modifié 1 fois.
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Re: No Border Camp Calais 23-29 juin

Messagede Seitanarchist » 21 Juil 2009, 16:07

:confus: ça craint sérieux.
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Re: No Border Camp Calais 23-29 juin

Messagede Nico37 » 13 Aoû 2009, 09:16



SAMEDI 22 AOUT à partir de 14 h RASSEMBLEMENT CENTRE DE RETENTION DE COQUELLES près de CALAIS

A Calais depuis 2002 et la fermeture du centre de la Croix Rouge de Sangatte beaucoup de migrants errent le long de la côte du Nord-Pas-de-Calais, en espérant trouver un passage pour l’Angleterre.
A Calais plus de 1000 migrants vivent actuellement dans les bois (« jungle »)et dans des squats, dans des conditions indescriptibles.
Le ministre de l’immigration Français Besson a annoncé l’éradication de toutes les jungles de Calais avant la fin de l’année et il veut faire de Calais « une migrant free town »
Ces derniers jours la tension monte dans Calais. Suite à des alertes des humanitaires sur les conditions d’hygiène et l’épidémie de gale qui sévit depuis plusieurs mois, une campagne d’éradication débutera le 17 août avec Médecin du monde. En même temps le préfet de Calais réquisitionne des douches (5 pour 1000 migrants !) .
Des militants noborder présents sur Calais depuis le nobordercamp de juin demandent des renforts pour empêcher les violences systématiques et quotidiennes
http://calaismigrantsolidarity.wordpress.com & http://lille.indymedia.org/
TOUS devant le centre de Coquelles ce Samedi 22 août à 14 heures

Dénonçons les politiques migratoires de nos pays européens
Réclamons la liberté de circulation et d'installation pour tous et toutes
Exigeons la fermeture des centres de rétention et l'ouverture des frontières
-Venez dénoncer l'illégitimité du tribunal du CRA de Coquelles,
-Venez distribuer des tracts aux personnes qui viennent inconsciemment consommer au centre commercial l"la Cité Europe",
-Venez tenter de communiquer avec les enfermés,
-Venez vous informer sur le camp No Border de Lesbos,
-Venez discuter, chanter, criez, danser, faire de la musique, pique-niquer jusque la nuit.

NOBORDER
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journée d'action NO BORDER, Paris 15 mai 2010

Messagede Pïérô » 14 Avr 2010, 10:34

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http://parisactionday.noblogs.org/


JOURNEE d’ACTION « LIBERTE DE CIRCULATION »

15 Mai 2010 à PARIS

(Rassemblement à la Station Jaurès, Ligne 2, à 14h00)



LES ENTRAVES A LA LIBERTE DE CIRCULER SE MULTIPLIENT !!

Aujourd’hui ce ne sont pas seulement les migrant-e-s et sans papiers qui sont interpellé-e-s, ce sont aussi les précaires, jeunes stigmatisés qui subissent le harcèlement des contrôles d’identités au faciès et de leurs titres de transports.


« ATTENTIFS ENSEMBLE » …

A grands renforts de lois sécuritaires, les gouvernements légitiment chaque jour le contrôle et la surveillance accrus de l’espace social collectif.

C’est ainsi qu’on encourage la délation des hommes, femmes et enfants sans papiers, dans les administrations, banques et jusque sur leur lieu de travail. Les femmes sans papiers ne sont pas en reste : porter plainte pour violences, ou viols signifie pour elles immédiatement la garde a vue et l'expulsion.

On contrôle, sanctionne et culpabilise les chômeurs-ses et précaires, on segmente les quartiers avec des portiques et des codes, on arrête dans les écoles, on sanctionne le « délit de solidarité », on stigmatise les groupes politiques et communautés qui résistent.


...CONTRE LA POLITIQUE MIGRATOIRE EUROPEENNE !!

Les migrant-e-s qui arrivent à Calais, au terme d’un long périple de plusieurs mois, sont harcelé-e-s, chassé-e-s et expulsé-e-s sans répit. La destruction de la « jungle » de Calais et la fermeture systématique de tous les lieux de solidarités par une police aux traitements inhumains et dégradants, condamnent les exilé-e-s à l’errance et à la persécution.

La transformation des frontières en barbelés et miradors participe à la politique européenne de gestion des « flux » migratoires où les migrant-e-s sont réduit-e-s à de simples quotas. Pour mener à bien ces objectifs, l’Agence Européenne Frontex, surarmée et aux pouvoirs considérables, met en œuvre une chasse impitoyable dans les espaces maritimes, aériens et terrestres, forçant les migrant-e-s à emprunter sans cesse des trajectoires plus dangereuses et mortelles (1508 morts recensés aux frontières de l’UE en 2008).

La liberté de circulation est empêchée et violemment réprimée pour les exilé-e-s qui fuient la guerre, la corruption et la misère : tous les accès à l’Europe sont refusés. Le droit au logement, au travail, à une vie décente pour les exilé-e-s qui veulent se reconstruire ou rejoindre leur famille émigrée en Europe, sont bafoués par les règlements européens liberticides : règlement Dublin 2 ordonnant le renvoi systématique du demandeur d’asile dans le premier pays d’entrée ou ses empreintes ont été prises (fichier eurodac). Ainsi la Grèce, voie d’entrée principale de l’Europe, n’instruit que 0,03% des demandes d’asiles en violation de la convention européenne des droits de l’homme et des accords de genève.

En outre, la directive retour « harmonise » au niveau européen la durée de la rétention (détention des sans papiers) jusqu’à 18 mois pour pouvoir expulser envers et contre tout.

Le programme de Stockholm, des 27 ministres de l’intérieur durcit quant à lui toutes les législations européennes. Au prétexte de la lutte antiterroriste les pays européen nous entraînent dans une grave dérive sécuritaire de contrôle et de répression des individus.


ACTEURS ECONOMIQUES COMPLICES ET COUPABLES

Quand la lutte contre l’immigration devient un business, l’expulsion, l’enfermement et la logistique sécuritaire deviennent des sources de profits (juteux). Des hommes et femmes sans-papiers construisent les centres de rétentions qui les enferment, nettoient les gares et trains dans lesquels ils sont contrôlés et arrêtés. Ils sont réduits à une simple force de travail que l’on prend et jette à merci.

Le cynisme n’a pas de frontières …


PARCE QUE LA LIBERTE DE CIRCULER EST MENACEE PAR L’EXISTENCE MEME DES FRONTIERES

NO BORDER REFUSE ET ENTEND COMBATTRE L’EUROPE DU TOUT PROFIT, CRIMINELLE, FUNESTE ET CARCERALE QUI PIETINE LA LIBERTE DE CHACUN A CIRCULER, S’INSTALLER.

LIBERTE DE CIRCULATION ET D’INSTALLATION POUR TOUS !!!


LE SAMEDI 15 MAI 2010 NOUS APPELONS TOUTES ET TOUS A UNE VASTE JOURNEE D’ACTION ET DE MANIFESTATION ENVERS LES ACTEURS POLITIQUES, ECONOMIQUES, INSTITUTIONNELS ET IDEOLOGIQUES QUI DISSIMULENT LEUR PROFIT DERRIERE UNE EUROPE SECURITAIRE ET LIBERTICIDE.


NO BORDER ! NO NATIONS !

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Camp No Border, Bruxelles du 25 septembre au 3 octobre 2010

Messagede Pïérô » 16 Aoû 2010, 17:29

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http://www.noborderbxl.eu.org/


NO BORDER CAMP
à Bruxelles
du 25 septembre au 3 octobre 2010



UN NO BORDER CAMP ?

Le Camp No Border de Bruxelles s’inscrit dans la tradition des camps No Border organisés à travers le monde depuis les années 90. Ni cadre normatif, ni organisation, le camp No Border est avant tout une rencontre, une convergence de luttes visant à obtenir la fin du système des frontières qui nous divise tous et toutes.

Comme à Calais ou à Lesbos en 2009, il s’agira de créer un espace provisoire et autogéré de vie, de réflexions, de partages (expériences, compétences, informations, analyses, ...), de démarches et d’actions autour des questions de frontières, de migrations et de la légitimité des êtres humains à pouvoir se déplacer et vivre où bon leur semble.


NOS REVENDICATIONS DE BASE ?

. Personne n’est illégal !
. Ni frontières ni nations !
. Les mêmes droits pour toutes et tous !
. La liberté de circulation et d’installation !
. Contre les systèmes capitalistes et autoritaires qui entraînent exil forcé, guerres et misères


NOS PRINCIPES DE BASE POUR CE CAMP ?

. Le camp et les actions organisées pendant le No Border sont basés sur l’autogestion
. Les comportements sexistes, racistes et violents dans l’enceinte du camp ne sont pas tolérés
. Les cibles des actions du NoBorder sont multiples et diverses, elles ne concernent pas uniquement les structures de répression des migrants : les politiques anti-migratoires s’inscrivent dans un cadre capitaliste et européen qui est la base du problème, la répression ne concerne pas que les migrants
. ToutEs les participantEs au camp acceptent et respectent la différence des modes d’actions.
. ToutEs les participantEs au camp sont solidaires contre la répression étatique.


POURQUOI A BRUXELLES ?

La Belgique assumera la présidence du conseil de l’UE du 1er juillet au 31 décembre 2010. Comme capitale de l’Europe, Bruxelles est le symbole de la mise en œuvre des politiques (anti)migratoires européennes.

En effet, l’Union Européenne s’emploie, depuis plus de 10 ans, à fermer ses portes aux migrants en érigeant une véritable Europe Forteresse, renforçant la répression (maintien dans l’illégalité, rafles, enfermement et expulsion des personnes « sans-papiers ») déjà menée par la Belgique et les autres états membres.

Ainsi, L’Europe se dote de patrouilles de gardes-frontières, d’hélicoptères et de navires grâce à son agence Frontex (Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures) et externalise ses frontières en Asie et en Afrique, rémunérant désormais des états, de l’Ukraine au Maroc, pour qu’ils effectuent à sa place le travail de « prévention » de l’immigration.

En organisant un camp No Border à Bruxelles, nous remettrons en question ces politiques (anti)migratoires.


QUAND À BRUXELLES ?

. La construction du NoBorder camp aura lieu du 24 au 26 septembre 2010
. Les activités débuteront le 27 pour se poursuivre jusqu’au 3 octobre.
. Une grande manifestation est prévue le 2 octobre 2010.

Une semaine pendant laquelle nous aimerions voir Bruxelles fourmiller d’activités autour des politiques (anti)migratoires et de leurs conséquences, une occasion de lutter ensemble sous divers modes d’action mais aussi de créer des dynamiques communes à plus long terme. Nous invitons tout le monde (personnes ou collectifs) à participer comme il le souhaite et à proposer des activités ou des collaborations.

Quelques dates clées en attendant le programme complet :
. Dimanche 26 septembre : manifestation contre les centres fermés devant celui de Steenokkerzeel
. Lundi 27 septembre : blocage de l’Agence Européenne de Défense (European Defense Agency – EDA)
. Mercredi 29 septembre : action de masse contre le sommet ECOFIN de Bruxelles
. Samedi 2 octobre : grande manifestation No Border, No Nation dans les rues de Bruxelles.


COMMENT APPORTER SON SOUTIEN ?

L’organisation avance bien mais il reste beaucoup à faire !

Un NO BORDER CAMP est ce que l’on veut en faire, chacun peut y jouer un rôle et apporter son soutien

. en participant à l’organisation du NBC, via les différents groupes de travail dont certains sont encore à la recherche de personnes pour étoffer leur groupe et le rendre plus efficace (mobilisation, logistique, médias, manif, internet, médical, programme, accueil, finances, traduction, cuisine & juridique).

. en proposant un atelier, une projection de films, une exposition, un débat, une émission radio ou d’autres idées modestes et/ou géniales. Nous souhaitons aborder principalement les thèmes suivants :

• Les politiques sécuritaires : Frontex et la militarisation des frontières
• La clandestinité et les luttes des migrants
• Capitalisme et migrations
• Les centre fermés pour étrangers et les expulsions
• Les Politiques (anti)migratoires européennes
en mobilisant, en manifestant, en rejoignant les actions ou en inventant tes propres actions visant à enrayer la machine à expulser

. en organisant une activité de soutien (soirée, concert, souper, ...)

. en mettant à disposition un lieu (un terrain ou un local) permettant de loger des activistes et/ou d’y organiser des activités

. en prêtant du matériel (cuisine, tente, camionnette, sono, ...)

. en faisant un don (matériel ou financier)

Informez-nous des possibilités que vous avez : énergie, présence, matériel, créativité, ...


Toi aussi, rejoins-nous !
Plus nous serons nombreux à provoquer le changement, plus vite la forteresse tombera !



CONTACT : Nobordercamp_a_vluchteling.be

COMPTE BANCAIRE : 880-4955551-62
IBAN : BE51 8804 9555 5162 //// BIC : HBKA BE 22
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Re: Camp No Border, Bruxelles du 25 septembre au 3 octobre 2

Messagede Pïérô » 18 Aoû 2010, 10:10

Réunion internationale les 21 et 22 août

En préparation du camp Noborder une nouvelle réunion internationale aura lieu ces 21 et 22 aout à Bruxelles 21 aout de 13 heures à 19 heures 22 aout de 10h à 16 h 123 , rue Royale (près de la gare du Nord et métro Botanique) Logement assuré

L’ordre du jour actuel :

Samedi 21 aout :

13h
1. Processus en cours
. exposé du processus de la préparation du camp
. état de travail de la préparation
. principes et organisation du camp

2.Actions
. contexte belge (juridique, lutte des sans papiers, présidence belge de l’UE,...)
. programme du camp
. tour de table : proposition d’actions


Dimanche 22 aout :

10h :
. visite du camp
. ppt environnement du site
. débriefing de la visite

13h :
. juridique (soutien à la répression pendant et après le camp)
. Divers : conférence de presse,........
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Re: Camp No Border, Bruxelles du 25 septembre au 3 octobre 2

Messagede Pïérô » 23 Aoû 2010, 16:42

Journée de soutien pour le No Border Camp le 4 septembre à Liège
au Pigeon Communal :
14h : Slam et contes
18h : Concert ARTE LATINO (musique traditionnelle des Andes)
19h : Soupé vegan
20h : Projections
21h : Concert Ugly Scotty (blues rock)

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.

soirée de soutien à Namur le 10 septembre à la salle LE CINEX
84 rue Saint Nicolas à 5000 Namur, à partir de 18h - Prix Libre

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.
Soirée d’information sur le Camp No Border le lundi 6 septembre à Toulouse
20h30, au Kiosk - 3, rue Escoussières Arnaud Bernard, 31000 Toulouse (M° Compans-Caffarelli)
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Re: Camp No Border, Bruxelles du 25 septembre au 3 octobre 2

Messagede Pïérô » 26 Aoû 2010, 11:41

Réunion publique à Paris le dimanche 5 septembre, avec présentation du camp ainsi qu’une projection :

L’infotour du camp NoBorder de Bruxelles passe à Paris !

Le camp No Border se tiendra du 25 septembre au 5 octobre à Bruxelles. C’est un lieu de rencontre et de lutte pour tous les gens et les mouvements qui se battent contre les frontières et pour la liberté de mouvement.

L’Union Européenne ferme ses portes aux migrants depuis plus de dix ans : L’Europe Forteresse est une réalité, elle renforce la répression contre les migrants en Belgique et dans les autres Etats membres. Ces pays maintiennent les migrants dans l’illégalité, organisent des rafles, enferment les sans-papiers et les expulsent.

Le camp No Border appelle à mener des actions diverses contre les politiques antimigratoires, tout en travaillant sur une stratégie à long terme. L’organisation du camp a commencé en janvier 2010 et reste ouverte à tou-te-s.

Nous vous invitons le dimanche 5 septembre à 19h à la CIP (14-16 Quai de la Charente, 75019 Paris (Métro Corentin Cariou) à venir assister à une présentation du camp ainsi qu’une projection. Si certains ont des questions sur le camp c’est le moment !
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Re: Camp No Border, Bruxelles du 25 septembre au 3 octobre 2

Messagede Pïérô » 21 Sep 2010, 23:40

Programme
au 18 septembre.

Ce camp offre la possibilité d’exécuter une grande variété d’ actions. Il s’agit également de renforcer la lutte internationale. Toute la semaine il y aura des films (Consulter le programme du Nova ), des débats, événements et expositions. Chaque jour, les événements tournent autour d’un thème différent.

Samedi 25 / 9 : Construction du Camp
Dimanche 26 / 9 : Manifestation en mémoire de Sémira Adamu
Le lundi 27/09 : Politiques migratoire européenne et militarisation des frontières
Mardi 28/09 : Centres de rétention et déportations
Mercredi 29/09 : Capitalisme et migrations
Jeudi 30/09 : Clandestinité et les luttes des migrants
Vendredi 1/10 : Extension des politiques frontalières européennes
Samedi 02/10 : grande manif No Border
Dimanche 03/10 : Evaluation et démontage du Camp


Programme PDF 1/2 : http://www.noborderbxl.eu.org/spip.php? ... wnload.pdf
Programme PDF 2/2 : http://www.noborderbxl.eu.org/spip.php? ... nload2.pdf


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Re: Camp No Border, Bruxelles du 25 septembre au 3 octobre 2

Messagede Pïérô » 05 Oct 2010, 23:15

dans Article XI :

Une certitude : le maintien de l’ordre à l’européenne se fait plus agressif à chaque manifestation anticapitaliste. Le sommet No Border, à Bruxelles la semaine passée, en est une parfaite illustration : arrestations illégales, interpellations de masse, violences policières, fichage généralisé, provocations en tout genre. Un "must" répressif. Récit d’une semaine de coups bas.

Camp No Border de Bruxelles : retour sur répression
lundi 4 octobre 2010, par Benjamin

[1]
Incipit A11 : Benjamin a participé à la tentative de manifestation du vendredi après-midi, autour de la Gare du Midi, ainsi qu’au cortège du samedi. Il n’était pas présent aux précédentes manifestations : les infos à propos de celles-ci sont notamment issues des sites Indymedia Bruxelles, Le Jura Libertaire et No Border Brussels.
Saviez-vous que l’article 11 de la Convention européenne des droits de l’Homme garantit le droit de manifester ? Non ? Les autorités belges non plus apparemment. Ou alors : tout dépend des manifestants. Les participants au camp No Border [2], organisé la semaine passée à Bruxelles, étaient visiblement du mauvais côté de la balance : eux ont eu droit à une répression généralisée. Indymédia a ainsi recensé près de mille arrestations durant la semaine. Dont un bon paquet à titre "préventif", avec de supposés participants chopés sans raison, juste parce qu’une manif se prépare et qu’ils sont coupables d’un délit de sale gueule. La force de l’arbitraire.
Toute la semaine, les activistes ont ainsi été arrêtés au petit malheur la malchance. Beaucoup ont subi un véritable flot d’insultes et de coups de la part des forces de l’ordre, avant d’être maintenus en cellule dans des commissariats, le temps d’être fichés, photographiés et humiliés. Se faire plaisir en cognant du "gauchiste" n’était sans doute pas l’unique ambition des flics ; accumuler noms et informations sur les militants dits radicaux - fichiers qui seront ensuite destinés à circuler dans les pays européens - reste à l’évidence leur but premier.
Toute la semaine, aussi, et sur un modèle désormais bien éprouvé, les médias belges ont mené un véritable travail de propagande et de désinformation, reprenant à leur compte thèses et constructions policières. À ce discours médiatico-officiel, les témoignages, vidéos et photos disponibles sur le net ont heureusement apporté la plus belle des réfutations. La matraque peut toujours faire reculer les manifestants, elle reste impuissante à mettre l’information libre au pas. Déjà ça. Pour le reste : sale époque.


Au jour le jour, compte-rendu

Samedi 25 septembre, le camp se met en place. Depuis la veille, des militants arrivent de toute l’Europe sur le site de Tour et Taxi, dans une gare de marchandises désaffectée bordée par un terrain vague.

Dimanche, première manifestation, pour commémorer l’assassinat de Sémira Adamu. Rendez-vous est donné devant le centre fermé 127 bis, à Steenokkerzeel : à 14 h 30, environ 150 personnes sont présentes pour manifester contre la politique d’immigration européenne. Ainsi que le décrit un compte-rendu publié sur Le Jura Libertaire, la plupart subissent contrôles, fouilles et intimidations, tous étant copieusement filmés par la police (désormais une routine). Après quelques bousculades à la gare, 11 manifestants font les frais des premières arrestations administratives - ils sont relâchés quelques heures plus tard.

Mercredi, "Euromanif" - grande manifestation intersyndicale contre les politiques d’austérité, réunissant environ 100 000 personnes.
En début d’après-midi, première action : quelques joyeux trublions parviennent à bloquer l’entrée d’un bâtiment ou se tient une réunion de l’agence Frontex ; la police leur tombe rapidement dessus.
Pendant ce temps, en aval de la manifestation, les "arrestations préventives" commencent. Une quarantaine de clowns en font les frais, interpellés avant même que de parvenir au lieu de la manifestation, de même qu’une centaine d’autres activistes, carrément arrêtés alors qu’ils sortent du camp No Border. Affaibli, c’est au prix de grandes difficultés qu’un "bloc" anticapitaliste se forme en queue de cortège, près de Solidarnosc. Pas pour longtemps...
Un "trou" dans la manif poussant certains activistes à remonter le cortège, les flics en prennent prétexte pour encadrer le bloc et l’éloigner du gros des manifestants. Gazage et violences commencent réellement, les flics s’acharnant longuement sur certaines personnes tombées à terre - en témoignent ces images, particulièrement impressionnantes. Outre le comportement des forces de l’ordre, la vidéo donne à voir le scandaleux comportement de quelques responsables syndicaux, se démenant pour éviter tout mouvement de solidarité des autres manifestants envers ceux qui sont attaqués et parqués ; ainsi de ce "cadre syndical" s’affairant longuement au mégaphone, gueulant à quelques mètres de ceux qui se font tabasser : « Les policiers sont des travailleurs comme les autres. Gardez votre calme, restez calmes, on est tous des travailleurs, merde ! [...] Laissez tomber, franchement ! [...] Notre heure viendra plus tard, vous tracassez pas. Les policiers sont des travailleurs, laissez-les tranquilles pour le moment, ils font leur travail. » Une telle profondeur dans l’abjection se passe de commentaires.
Au rayon vidéo toujours, celle-ci et celle-là (à partir de 1’30) se révèlent toutes aussi instructives. Avec notamment - tout est dit - cette phrase "mythique" d’un flic expliquant à un manifestant, juste avant que les violences policières ne commencent : « Vous êtes complice de l’anarchie et de la destruction de tout, vous, monsieur ! » Eh oui, que voulez-vous, monsieur, chez ces gens-là...

Au total, ce sont environ 450-500 manifestants qui sont arrêtés ce jour-là, selon la Legal Team du No Border. Le lendemain, comme pour justifier ces arrestations massives, les colonnes de la DH (presse populiste et sécuritaire) affichent la photo d’un flic en civil, matraque télescopique à la main, cliché accompagné d’une légende d’une mauvaise foi absolue : « Certains manifestants étaient armés »... Les mêmes médias n’évoquent pas, par contre, les conditions de détention que les flics réservent aux manifestants ; il faut consulter les témoignages publiés sur le net, par exemple ici et là (en commentaires) pour en prendre connaissance. Édifiant.

Jeudi, après la terrible répression de la veille, le grand jeu des clowns, initialement prévu en ville, est annulé. Au camp, les activistes récupèrent et pansent leurs plaies.

Vendredi, les actions se multiplient.
Le matin, 40 litres d’huile de friture rance sont déversés dans le hall de Sodexo « pour s’opposer a la collaboration active de cette entreprise avec la machine a expulser et le système d’exploitation capitaliste » (Indymédia). La façade de l’ambassade d’Italie morfle également, en réponse à la politique xénophobe menée là-bas.
Dans l’après-midi, des militants débarquent par surprise pendant une réunion de recrutement de la police, histoire de leur poser quelques questions. Trois personnes sont arrêtées, qui seront relâchées durant la soirée.
Une manifestation est ensuite prévue à 19 h dans le secteur de la gare du Midi ; mais un arrêté du bourgmestre (maire) de Bruxelles interdit - à l’heure et au lieu dits - toute réunion de plus de cinq personnes. Les abords de la gare sont sous contrôle policier constant, et les flics pratiquent à grande échelle la technique de l’arrestation préventive, toujours avec la même violence. Ceux qui parviennent à passer entre les mailles du filet déambulent ; chacun se reconnait, tout le monde attend, sans trop savoir quoi. Jusqu’à un mot, qui passe de bouche en bouche : il faut se disperser et se retrouver deux heures plus tard Porte de Hal.
Las : au rendez-vous, les flics sont à nouveau partout, l’action est annulée. Le bar qui fait l’angle de la place est plein d’activistes - certains subiront des arrestations arbitraires aux alentours, d’autres seront interpellés en rentrant au camp. Alors que nous patientons devant une bière, quelqu’un passe donner un autre point de rendez-vous, 20 minutes plus tard, place du Jeu de Balle ; ambiance bizarre, personne ne sait s’il faut suivre. Tergiversations. Nous partons finalement à deux, en éclaireurs, voir ce qu’il se passe. On est à la bourre et, juste avant d’arriver sur la place, nous croisons des camions de flics passant à toute pompe, sirènes hurlantes. Puis, un coup de fil : « N’y vas surtout pas, j’ai des infos, barrez-vous de là le plus vite possible. » Demi-tour. Un camion de flics ralentit à notre hauteur, roule au pas quelques secondes et repart en trombe ; d’autres militants à fouetter, probablement...
En effet, ils avaient à faire. Le lendemain, on apprend que le commissariat jouxtant la place a été attaqué ce soir-là par une cinquantaine d’activistes - en réaction à une semaine de violences et d’abus policiers. Quatre personnes sont arrêtées, qui étaient dimanche soir encore détenues.

Samedi, grande Manif No Border, la seule qui a finalement pu avoir lieu sans heurts. Déclarée, et du coup tolérée. Samba et clown déchainés - pour montrer qu’on ne se laisse pas abattre [3] - et un sacré cortège : plus de 1 300 personnes sont présentes. Une immense bannière est déployée entre deux réverbères, sur le boulevard Anspach, en plein centre de Bruxelles, non loin de la Place de Brouckère. Les flics sont présents en nombre, mais ne bougent pas cette fois-ci. La manifestation se termine au parc Maximilien. Micro libre. Témoignages. « Lui se battait pour avoir des papiers, il est mort il y a une dizaine de jours. Vous, vous devriez tous brûler vos papiers. Brûlez tous vos papiers. C’est la seule chose à faire. »


article, photos, liens : http://www.article11.info/spip/Camp-No- ... les-retour
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Re: No Border

Messagede bipbip » 10 Juil 2016, 16:11

Camp No Border en Juillet 2016, Thessalonique

Aujourd’hui, le néolibéralisme est établi à travers la planète et il est évident que, de pair avec le nationalisme et le patriarcat, les relations capitalistes se sont intensifiées. Construites non seulement physiquement, des clôtures et des frontières se construisent aussi au cœur même des relations sociales. Cependant, les mouvements et les luttes transnationales des migrants produisent constamment de nouvelles fissures dans le système, de nouveaux seuils et des voies vers un monde inexploré.

Plus spécifiquement, les accords transnationaux et mondiaux libéralisent davantage les marchés « libres » et la levée des restrictions tarifaires assurent davantage de droits de propriété aux riches. Dans le même temps l’ancien contrat social de l’Etat-providence se délite et l’état néolibéral revendique le rôle de manager-associé des sociétés, gardant pour lui-même uniquement l’armée et de la police afin de conserver une partie de son pouvoir administratif et législatif. L’oppression de genre, le racisme et le fascisme sont remobilisés pour le contrôle des populations.

Cependant, avant et pendant le processus de cette récente « crise », les luttes sociales sous forme d’émeutes, de révoltes, de campagnes et de mouvements ont remis sérieusement tout cela en question… Les principaux exemples en sont les émeutes dans les banlieues françaises en Novembre et Décembre 2005, la commune d’Oaxaca en 2006, les émeutes de Décembre 2008 en Grèce, le printemps arabe qui s’est magnifiquement propagé en 2011, le mouvement des Indignés en Espagne en 2011, les émeutes de Londres en 2011, le « Occupy » aux Etats-Unis en 2011 et 2012, le soulèvement au parc Gezi à Istanbul en Juin 2013, le printemps du Brésil en 2013, les soulèvements en Bosnie et d’autres États des Balkans au cours des années 2013-2014.

La réponse du néolibéralisme à la récente crise structurelle, qui interprétée par certains comme une crise de suraccumulation, par d’autres en raison de la désobéissance civile, ou comme l’explosion tant attendue du « travail abstrait » dans une économie totalement monétarisée, cette réponse consiste à étendre, à intensifier les stratégies d’accaparement des terres et de pillage des ressources et des moyens de production et de reproduction de sociétés entières.

Les programmes d’austérité dans les pays de l’Europe du Sud, la guerre, l’intolérance religieuse et l’intensification de l’oppression des femmes dans les pays du printemps arabe font partie de cette même stratégie. Ainsi, des populations entières sont contraintes d’abandonner leurs maisons. Ces personnes, privées de leur espace naturel et social, migrent, traversent les frontières, les clôtures, les barbelés, les rivières, les mers, les mines et les patrouilles de police. Elles sont également confrontées à l’exploitation par les trafiquants, elles sont détenues dans des camps de concentration, puis sont obligées de chercher un emploi (généralement sur le marché noir, souvent non rémunéré), ceci dans des conditions extrêmement précaires. La plupart finissent chômeurs et forment une sorte de main-d’œuvre de réserve, ou sont poussés de force vers la prostitution, les réseaux de trafic, la contrebande d’organes.

Alors que de plus en plus de gens ont besoin de se déplacer, de plus en plus de clôtures se construisent. Depuis sa propre crise, la Forteresse Europe renaît de ses cendres en utilisant des procédures et des politiques de contrôle, d’emprisonnement, de refoulement, « d’illégalisation » et de pénalisation des populations en mouvement. La police et les opérations militaires sont intensifiées, et l’OTAN fait partie du paysage, avec les discriminations entre immigrants et réfugiés, les camps de concentration, les « hot spots » et les centres de refoulement (rétention), pivots de la « gestion » des personnes migrantes.

Les migrants en provenance d’Afrique et du Moyen-Orient vers l’Europe ont, en pratique, contesté et combattu les frontières et les politiques nationales et supranationales. Au cours des derniers mois, des centaines de milliers de personnes ont traversé les frontières, et les mouvements de solidarité et d’émancipation sont en plein essor. Le mouvement des migrants avec toute son inventivité et son ingéniosité prouve que les désirs, les relations sociales et les rêves ne peuvent pas être emprisonnés. Leur puissance va au-delà des frontières et des clôtures.

Il montre également que les motifs de migration se trouvent la plupart du temps à l’intersection des questions complexes de genre, des questions ethniques, culturelles, de discrimination et d’oppression religieuse ou de classe. Les populations forcées au mouvement développent des stratégies de survie, elles activent leurs capacités subjectives, se coordonnent, développent des relations sociales avec d’autres personnes qui se déplacent et, en même temps, créent des réseaux sociaux avec ceux qu’elles laissent derrière elles.

Par conséquent, nous pensons que nous devrions comprendre mais aussi aller au-delà d’une perception de l’Etat, du capital, du patriarcat et du racisme comme dominant les sujets humains, et donc aussi des immigrants comme des victimes soumises aux besoins, à la charité, à la compassion et au secours.

Au cours des derniers mois, les immigrants et les personnes en solidarité avec eux se sont réunis à l’intérieur et au-delà des champs kaléidoscopiques ouverts par la crise. Nous croyons que les réunions et les luttes doivent être encouragées et doivent acquérir des structures stables et durables, et réinventer la joie et le charme de la camaraderie et du partage.

Pour toutes ces raisons, nous pensons qu’il est essentiel que nous organisions un camp international No Border, cet été à Thessalonique.

En ce qui concerne le choix de cette ville spécifique, Thessalonique se trouve au cœur des conflits en matière de contrôle et de « gestion » de l’immigration et des libertés de mouvement, en raison de sa position géographique dans le nord de la Grèce, en bordure de l’Albanie, de Ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM) et de la Bulgarie, avec de nombreux camps de détention et centres de refoulement (rétention) dans son périmètre proche. Dans le nord de la Grèce, ainsi que dans la région des Balkans, des initiatives et des réseaux de solidarité ont émergé au cours des derniers mois, lequels peuvent se développer et être renforcée par l’organisation d’un camp No Border ici. Enfin, nous pensons que la nécessité d’une coordination des différents collectifs politiques locaux et les infrastructures de ces mouvements font de Thessalonique un choix approprié et fiable pour l’organisation d’un camp No Border global et transnational.

Basé sur les principes énoncés ci-dessus, la présente invitation est articulée comme suit :

a- modalités pratiques d’organisation
b- les objectifs
c- les groupes de travail
d- la structure
e- les thèmes et les sujets de la rencontre


Α. Organisation

Notre objectif est de réaliser le camp No Border avec des structures auto-organisées et des procédures horizontales et de démocratie directe. Nous sommes clairement opposés aux relations multiformes des systèmes de pouvoir, de discrimination et de répression.
Le No Border Camp est une occasion importante d’exprimer l’opposition et la résistance au racisme, aux privilèges de classe, au patriarcat, au sexisme, à la xénophobie, à l’homophobie, au fanatisme religieux. Nous considérons qu’il est important de promouvoir des processus d’information et de communication sans intermédiaire, de dissocier ainsi pleinement notre travail des logiques de l’État et autres institutions officielles, partis politiques, médias globaux et locaux dominant.


B. Objectifs. Nous visons à :

1) Renforcer les groupes de migrants déjà existants, à leur donner un rôle central qui aura valeur d’exemple pour l’organisation des migrants piégés dans les frontières de l’Etat grec ou d’autres. Faire ressortir les demandes des migrants pour l’ouverture des frontières, l’obtention de papiers, de l’asile, de droits et pour la suppression immédiate des centres de détention et de refoulement (rétention).
2) Connecter les luttes des migrants de Calais à Idomeni.
3) Créer de nouvelles structures auto-organisées et stables pour le soutien et la solidarité avec le migrants, mettre en relation celles déjà existantes.
4) Au cours des derniers mois, contre la mise à bas intentionnelle et systématique des politiques sociales, de nombreux réseaux de solidarité horizontaux ont été créés dans divers pays, villes et quartiers, afin que la solidarité spontanée ne se transforme pas en charité ou en bénévolat, afin de mettre fin à l’exploitation par les ONG et les Etats des phénomènes de solidarité : Nous considérons que les solidarités doivent acquérir des caractéristiques politiques concrètes.
5) Fortifier les réseaux de solidarité des Balkans et européens qui se sont formées au cours des derniers mois dans le cadre de l’évolution permanente d’une « gestion » notamment militarisée de la migration.
6) Répondre à la rhétorique raciste et nationaliste émergeante.
7) Réunir les luttes des travailleurs locaux et des migrants.
8) Dans l’esprit de "toute personne qui ne veut pas parler de capitalisme devrait aussi garder le silence sur le fascisme", quelqu’un parlant contre la forteresse Europe doit lui opposer non seulement le racisme mais aussi le système qui la cultive, la renforce et l’utilise : il / elle doit lutter contre le capitalisme à travers des structures auto-organisées et des réseaux horizontaux : la question que l’on appelle « migration » doit être reliée à d’autres aspects du système de domination du monde : guerre globale au sein de la crise, genre, classes, handicap, discrimination culturelle, etc. C’est la raison pour laquelle nous
pensons que le camp No Border doit inclure en plus des mobilisations, des réunions, de la création de structures -
l’organisation d’un rassemblement auto-organisé, anti capitaliste, anti patriarcale et anti raciste mettant l’accent sur la migration.


C. Groupes de travail

Pour répondre aux objectifs du camp No Border, nous suggérons la création de plusieurs équipes de discussion :
1. Equipe Infrastructure technique
2. Cuisine / équipe de cuisine
3. Equipe des traducteurs
4. Equipe Presse, Internet et contre-information
5. Equipe de gestion économique
6. Equipe juridique
7. Equipe médicale
8. Equipe réseau / contact / accueil


D. Structure

Le No Border Camp pourrait avoir lieu du 15-24 Juillet à Thessalonique. Pour l’organisation et l’infrastructure des discussions, nous utiliserons le campus de l’université qui est situé dans le centre-ville.
Nous suggérons que la structuration du No Border Camp contienne trois parties :

A) Campagne de préparation
-Création de réunionslocales de préparation et de co-organisation du camp No Border
-Intensification et coordination des actions de solidarité avec les migrants, les actions contre les frontières, les centres de détention et la rhétorique nationaliste
-Publication d’un bulletin multilingue d’information
-Mise en réseau, contacts et coordination des équipes de travail
-Publicité pour le camp No Border (affiches, médias sociaux, site web)

B) Des actions de solidarité avec les migrants durant le camp No Border
-Actions aux frontières
-Actions aux points chauds, centres de détention et centres de refoulement (rétention)
-Rassemblements / manifestations au centre-ville

(Plus d’informations seront données au cours des mois à venir)

C) Rassemblement international (discussions, ateliers) au cours du camp No Border (Voir la description ci-dessous)


E. Domaines Thématiques (discussions, ateliers)

A. Mouvement (transport) autonomie
A1. Populations en mouvement, nomadisme et géographie internationale de l’immigration (le concept de frontière, régions limitrophes, terres interstitielles, hétérotopie et altérité)
A2. « Autonomie », « Exodus », « Nomadisme », « Diaspora », « Voyage ». L’immigration internationale contre les concepts néolibéraux de laissez-faire qui considèrent l’immigration comme le produit de choix personnels conformes aux lois de l’offre et de la demande. Concept d’« interventionnisme » qui considère l’immigration comme un phénomène dans lequel l’Etat doit intervenir pour réguler son flux et son étendue.
A3. Communs mobiles. Stratégies et pratiques pour la survie, la lutte, la solidarité, le réseautage, la communication, l’entraide et la communion des populations en mouvement.
A4. Structures de solidarité, squats-sociaux de lutte, connexion entre les luttes des habitants et celles des immigrés
B. Νouvelles enclosures intersectionnelles
B1. Les nouvelles politiques de l’enceinte, les déplacements forcés, la dépossession et l’accaparement des moyens de production et de reproduction, la permanence de l’accumulation dite primitive
B2. Aspects de classe de l’immigration, classes dangereuses, main-d’œuvre pas cher, surplus réservé (armée du chômage)
B3. L’émergence de la rhétorique et de la pratique nationaliste-raciste-fasciste, la peur des politiques et le sectarisme (comités racistes des résidents, le rôle de l’Église et des médias)
B4. Aspects genrés de l’immigration (les femmes, les populations lgbt, le sexisme, la violence sexuelle, la grossesse)
B5. Aspects de l’âge de l’immigration (enfants et personnes âgées)
B6. Du handicap et de l’Immigration
B7. La confiscation culturelle des populations mobiles
B8. L’esclavage, le deal et le trafic, le trafic d’organes humains
C. Politiques d’Etat et d’Hyper-Etat pour les populations en mouvement
C1. Le rôle de l’État
C2. Citoyenneté, droits, asile
C3. Le rôle de la philanthropie, le bénévolat et le Parti des ONG
C4. Crise, immigration et nouvelles politiques gouvernementales. Comment le soi-disant doctrine de « choc des civilisations » et le « régime d’exclusion permanente » deviennent de plus en plus fréquents dans la manipulation des populations
C5. Guerre, la géopolitique et les politiques néocolonialistes
C6. La forteresse Europe et les camps de détention de réfugiés. État et police. Les politiques intergouvernementales, les politiques de contrôle, les politiques de refoulement, la criminalisation et l’« illégalisation » des populations mobiles (opérations de l’OTAN, divisions entre les réfugiés et les immigrants, les « hot spots », les centres de refoulement (rétention)).


Invitation

Les groupes radicaux, anti-capitalistes et anti-racistes, les collectifs et les individus qui sont d’accord avec le cadre proposé et qui sont intéressés à participer au No Border Camp sont invités à :

A) nous informer à temps du nombre de participants.
B) participer à l’un des groupes de travail [voir C.]
Ceux qui souhaitent faire une présentation à la discussion / aux ateliers sont invités à nous informer sur le sujet qu’ils proposent [voir E.] et envoyer leurs propositions sous forme de résumé (250 mots maximum) jusqu’au 1 Juin 2016. Nous sommes bien évidement ouverts à de nouvelles suggestions de sujets.

Envoyez-nous vos suggestions à l’adresse e-mail : contact@noborder2016.com

Plus d’infos : http://www.noborder2016.com

En solidarité
No Border Camp 2016 Assemblée d’organisation Thessalonique 31/03/2016

https://renverse.co/Thessalonique-Camp- ... -sorti-713

Pour voir le programme, en anglais : http://noborder2016.espivblogs.net/2016 ... l-program/
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