Révolte populaire, gilets jaunes

Re: Révolte populaire, gilets jaunes

Messagede bipbip » 13 Déc 2018, 14:05

Gilets jaunes Acte IV : récit d’un street-medic à Toulouse
La sidération. J’ai passé la soirée à y réfléchir, et ce matin je pense que c’est le mot qui convient le mieux à ce que j’ai ressenti en rentrant chez moi, vers vingt heures. Hier, Toulouse a flambé, Toulouse a crié, Toulouse s’est révoltée. Le temps d’une journée, Toulouse la rose est devenue Toulouse la rouge. Récit sur la journée du 8 décembre glané sur Facebook.
... https://iaata.info/Gilets-jaunes-Acte-I ... -2934.html

Gilets Jaunes acte IV : une seule solution, la répression
Acte quatre. Samedi 8 décembre, les Gilets Jaunes se sont retrouvés à Paris et dans toute la France pour une nouvelle journée d’action. Face à eux, une réponse sécuritaire et une répression musclée qui a engendré des images encore plus surréalistes que lors des précédentes mobilisations. Au final, un seul constat : l’impossibilité de revendiquer dans des rues bloquées, saturées d’explosions et de gaz lacrymogène.
Une véritable convergence des colères. Ce samedi 8 décembre, le mouvement des Gilets Jaunes a pris de l’ampleur : lycéens, étudiants, cheminots, chômeurs, habitants quartiers populaires, précaires, sont venus grossir ses rangs. Face à eux, le gouvernement a tenté l’intimidation, annonçant même que certains montaient à Paris pour « casser et tuer ». Dès le matin, les autorités ont multiplié les interpellations : presque 2000 dans toute la France, dont 1082 dans la capitale. On compte aussi « 179 personnes blessées prises en charge sur tout le territoire par les équipes médicales des hôpitaux », d’après les chiffres provisoires publiés par la direction générale de la santé.
... https://radioparleur.net/2018/12/09/gil ... re-police/

GILETS JAUNES, ACTE IV : MACRON FAIT GAZER LE PEUPLE
Ville morte, blindés, milliers d’hommes en armes, fouilles, arrestations, paniques, terreur, tous aux abris, les loups vont envahir Paris. Jamais depuis les temps de guerre, la propagande officielle et les médias n’avaient installé une telle psychose. Pourtant, samedi, ils sont venus, en train, en car, en covoiturage, parfois de loin avec leurs gilets jaunes, sachant ce qui les attend : lacrymogènes, flash-balls, grenades, violences. Journalistes, experts, politiciens parlent d’eux : beaufs, bidochons, racistes, vandales. Défiance, rejet ou compassion qui cachent mal un racisme social vieux comme la lutte des classes. Malgré ça, ils tiennent toujours, malgré ça, ils ont toujours le soutien de l’opinion. Pourquoi ? Qui sont-ils, que veulent-ils ? Les voici à vif dans le gaz et le feu des manifs.
Émission à écouter : https://la-bas.org/la-bas-magazine/doss ... -LE-PEUPLE

Dans l’Aude, des Gilets jaunes campent contre Monsanto
À Trèbes, dans l’Aude, le géant de l’agrochimie Monsanto a installé une discrète usine... Mais depuis lundi, les Gilets jaunes des environs essaient de la bloquer. « On veut montrer qu’on ne veut pas juste plus de sous, on veut vivre mieux », expliquent-ils.
Trèbes (Aude), reportage
... https://reporterre.net/Dans-l-Aude-des- ... e-Monsanto

Gilets jaunes : "Monsanto est l’emblème du capitaliste dévastateur de la planète"
Des gilets jaunes de Carcassonne ont bloqué des camions devant l’usine de Monsanto à Trèbes avant de se faire déloger par la gendarmerie. Ils espèrent pouvoir reprendre bientôt le blocage. Ils demandent, notamment, que ce soient les multinationales qui payent la transition écologique et non les citoyens les plus modestes qui n’arrivent pas toujours à boucler leur fin de mois.
... https://www.infogm.org/6685-gilets-jaun ... ur-planete

Gilets jaunes : « On sent bien qu’Emmanuel Macron n’est pas dans le même monde que nous »
Comment les gilets jaunes ont-ils réagi à l’intervention du Président de la République ce 10 décembre et aux quelques mesures annoncées ? Basta ! a passé la soirée avec des gilets jaunes normands, à Caen. Pour eux et elles, le rétablissement de l’impôt sur la fortune (ISF) demeure une revendication centrale. « Si des mesures avaient été annoncées avant le début du mouvement, nous n’en serions pas là aujourd’hui », rappellent certains. Reportage.
... https://www.bastamag.net/Gilets-jaunes- ... -monde-que
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Re: Révolte populaire, gilets jaunes

Messagede bipbip » 13 Déc 2018, 15:24

France-débat. «Le fond de l’air est jaune»
Soulèvement populaire pour la justice fiscale et le pouvoir d’achat, les gilets jaunes cristallisent la convergence de toutes les colères contre Emmanuel Macron et, au-delà, le capitalisme néolibéral mondialisé dont il est le nom. De l’événement gilets jaunes ou de la structure du macronisme, qui va digérer l’autre? Le simple fait que la question se pose est déjà extraordinaire. Un examen de clinique politique rudimentaire ne peut que renforcer le constat. L’arrogance de classe présidentielle et sa proximité avec les milieux financiers ont beaucoup contribué à faire monter la pression dans la cocotte-minute qui explose aujourd’hui. Mais la question politique posée par les gilets jaunes dépasse le cas Macron. Une fissure historique est ouverte. La tâche de toutes les forces anticapitalistes est d’élargir la brèche.
... https://alencontre.org/europe/france/fr ... jaune.html

La bourgeoisie a des serviteurs de rechange
Sur France 2, après le discours de Macron, les représentants des LR et du RN présents sur le plateau se sont empressés d'évoquer le pacte de Marrakech pour détourner l'attention des travailleurs, des retraités, sur les migrants.
Pour ces politiciens de droite et d’extrême droite, le mouvement des gilets jaunes a le grand défaut de commencer à cibler les capitalistes et les riches en posant le problème du niveau des salaires. Ces politiciens surfent sur les préjugés contre les étrangers et les fantasmes peu ragoutants véhiculés par l'extrême droite. Cela sert de paratonnerre pour dévier la colère. Cela n’a rien de surprenant. Ils sont dans leur rôle.
https://www.lutte-ouvriere.org/breves/l ... 15606.html

Démission ? Et ensuite?
Les appels à la démission de Macron rythment les manifestations. Et si le mouvement perdure et se renforce, il est probable que le gouvernement, ou même la présidence elle même, finisse par tomber. Et ensuite? Nos conditions de vies en seront-elles améliorées?
La réponse est claire: nous n’avons rien à attendre d’un changement à la tête de l’état. Les têtes peuvent tomber sans que rien ne change, voire même que cela s’empire encore: regardez ce qu’il se passe tout les cinq ans.
... http://www.19h17.info/2018/12/02/demission-et-ensuite/
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Re: Révolte populaire, gilets jaunes

Messagede bipbip » 15 Déc 2018, 14:20

Justice fiscale
Monsanto, L’Oréal, Amazon, BNP, Auchan : les gilets jaunes multiplient les actions contre des multinationales
Dénonçant les « dérives de l’économie de marché » ou les grandes entreprises qui essaient d’échapper à l’impôt, des gilets jaunes mènent depuis plusieurs jours des actions de blocage ciblant des enseignes de la grande distribution – comme celles de la famille Mulliez – des géants de l’industrie comme Monsanto, des agences bancaires ou des entreprises appartenant à de grandes fortunes. Ils y revendiquent « une meilleure justice sociale », une véritable lutte contre l’évasion fiscale, la « taxation des produits financiers », ou encore un financement de la transition écologique « non par les pauvres », mais « par les entreprises multinationales ».
... https://www.bastamag.net/Monsanto-L-Ore ... es-actions

Lettre d’un gilet jaune
Voici un texte que j’ai reçu d’un gilet jaune de Bourgogne. Ce que j’y vois c’est une tension constante liée à la précarité de l’emploi, des emplois, qui finissent par ne plus être des métiers tant il faut désormais faire mille travails différents pour obtenir des salaires…Alors, en plus être humilié constamment par les gouvernants et les médias, cela commence à faire beaucoup, sans aucun doute.
... https://www.anti-k.org/2018/12/15/lettr ... let-jaune/

La grève générale, c’est notre ordre du jour
Lundi dernier, Macron n’a évidemment convaincu personne : ni les Gilets jaunes, ni les lycéen·nes, ni les syndicalistes de lutte. La journée du 14 décembre est l’occasion d’ajouter la force de la grève à celle des barrages. Si l’on veut bâtir un pouvoir populaire, on ne fera pas l’économie d’une puissante grève générale.
... https://blogs.mediapart.fr/theo-roumier ... re-du-jour
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Re: Révolte populaire, gilets jaunes

Messagede Pïérô » 17 Déc 2018, 18:18

L’extrême droite est à la manœuvre (Le Pen, Dupont-Aignant, Chouard, le CNTF, l’UPR d’Asselineau) et est arrivée à faire disparaitre les revendications sociales et envoyer le mouvement vers une voie de garage avec le RIC, et pire, quelque chose qui s’apparente au mouvement 5 étoiles en Italie.

Tout le monde et beaucoup chez celles et ceux qui croient en la nouvelle baguette magique du RIC n’en ont pas forcément conscience. Il faut que l’on replace la lutte sociale, la révolte sociale, au cœur de l’enjeu face à un mouvement qui prend de plus en plus un visage politique et va se faire récupérer.

Le camp progressiste a pu obtenir une très grande salle pour faire enfin une réelle AG ce soir. Nous allons reprendre les revendications sociales et articuler cela avec la lutte pour le pouvoir par le bas. On va faire enfin des AGs régulières, se doter de groupes de travail et d’intervention, de portes paroles réellement mandaté-es et révocables, et tenter de repeser dans un mouvement qui prend un tournant inquiétant depuis une semaine.
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Re: Révolte populaire, gilets jaunes

Messagede abel chemoul » 19 Déc 2018, 13:03

donc vous allez répondre au noyautage des conspi par le noyautage d'extrême-gauche!... la chute du nombre de manifestants, la revendication du RIC, l'éventualité d'une liste aux Européennes... ne serait-il pas plus simple d'acter que ce mouvement est mort au lieu d'essayer d'en récupérer la légitimité contre 3 allumés chaourdistes qui vont de toute façon se décrédibiliser dès qu'ils vont parler d'autre chose?... ce mouvement était basé sur le pouvoir d'achat, il a eu un petit gain de cause, dont acte.
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Re: Révolte populaire, gilets jaunes

Messagede Pïérô » 19 Déc 2018, 16:48

Tu le sens pas depuis le début, et tu n'es pas dedans, alors que j'y suis depuis le début. Donc j'en ai un peu marre de tes trucs autour de noyautage puisqu'il s'agit bien d'une implication. Et tu vois gain de cause où toi ? Je pense que ce mouvement fera peut être une pause pour les fêtes, mais il est clair qu'il ne s'arrêtera pas là. Et par rapport à la fachosphère, aux complotistes, et les confus, c'est pas en restant sur la planète Mars que l'on combattra la montée de l'extrême droite, mais bien sur le terrain des luttes sociales, et s'en est, et en reste, bien une !
A l'AG on a pu reprendre les questions et problèmes de fonctionnement pour y inscrire d’avantage de fonctionnement collectif et de démocratie, et inscrire au moins une AG par semaine dans le fonctionnement. Il a été fait un retour sur les revendications de départ masquée par le RIC, pour articuler à nouveau les revendication telles que la baisse des taxes et de la TVA sur les produits de première nécessité, le retour de l’ISF, et l’augmentation des revenus (salaires, pensions de retraites et minimas sociaux) pour les principales avec l’indéboulonnable RIC. Ces moments de débats et d'échanges collectifs (plus de 120 personnes) sont de première importance d'ailleurs. On développera cela ce soir dans l'émission de Demain Le Grand Soir à nouveau sur le sujet...
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Re: Révolte populaire, gilets jaunes

Messagede abel chemoul » 19 Déc 2018, 19:22

excuse-moi de ne pas avoir de bagnole pour me rendre sur les ronds points qui sont à perpet' en période de pluie, je suis au RSA et je n'ai qu'un vélo... par ailleurs je ne comprends pas le "tu ne le sens pas", j'ai toujours été pour ce mouvement, du moins dans ses revendications initiales, pendant que Solidaires ou l'AL faisaient des ronds de jambes à savoir si c'était réac, fascisant ou juste poujadiste. simplement je tiens à l'autonomie de ce genre de mouvement, y compris autonomie vis-à-vis de l'EG qui a bien craché à la gueule de ces gens pendant des années. Je ne veux pas revivre le mouvement des retraites 2010 et "l'AG nationale de lutte" tenue à Tours avec des "grevistes" dont en fait 80% étaient des militants d'ultragauche s'arrogeant une légitimité populaire par le miracle des AG locales bien orientées.

bah oui y a eu en partie gain de cause, à la base ça demande le retrait de la CSG des vieux et des taxes sur l'essence, le reste, c'est des trucs qui se sont greffé dessus comme une loooongue liste de course contradictoire après le succès initial. Là je crains qu'on ne soit entré dans une classique phase d'autoradicalisation de la minorité restante, comme dans les mouvements étudiants où on va tout demander, de jouir sans entraves à l'abolition de l'état... ça se sent sur les pages FB bien moins actives avec le RIC en boucle, ou même dans la manif passée de 2000 à 700.
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Re: Révolte populaire, gilets jaunes

Messagede Fred1 » 20 Déc 2018, 04:33

Je suis à 200 euro en plus du SMIC, donc pour le moment pas concerné par les miettes de mesures annoncer. Pire comme je suis fonctionnaire je sens bien que c'est nous qui allons payer la facture. Ils ont déjà rajouter 2 journée de carences en plus. Le compte y ai pas AdS. C'est de l'enfumage bien fait c'est tout. sm 26
Nous n’avons pas peur des ruines. Nous sommes capables de bâtir aussi.

Buenaventura Durruti
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Re: Révolte populaire, gilets jaunes

Messagede Pïérô » 20 Déc 2018, 16:21

Fred replace bien là la question essentielle qui est bien sociale.
abel chemoul, ça n'a pas grand chose à voir avec le mouvement de 2010, et je suis atterré par ce que tu sorts. Tu peux quand même faire un effort pour aller sur les évènements et rencontrer des prols de base et te rendre compte du phénomène (et dans toute sa complexité aussi qui n'a rien à voir avec ce qu'on a l'habitude de voir), comme tu aurais pu venir à l'AG de lundi à Saint Pierre, ou il y avait aussi des membres des secteurs d'Amboise, de Loches, etc... La base demande une amélioration conséquente de la qualité de vie, et cela depuis même le 17 novembre, et si tu avais été sur les ronds points à ce moment là tu l'aurais senti dès le début (et à vélo tout cela était faisable, quant à la pluie et bien mouilles toi un peu ! :hehe: ). Les annonces de Macron et du gouvernement tombent à l'eau maintenant, car plus personne n'est dupe d'autant qu'on veut d'avantage, et personne ne se satisfait de la baisse de la taxe sur le carburant, et ces revendications sociales restent bien prégnantes. Le RIC qui avale tout est surtout une tentative d'aller sur voie de garage, voire pire si l'on pense au mouvement 5 étoiles en Italie, mais lorsqu'on reparle des revendications sociales cela refait unanimité. Du coup on prend le RIC, bien obligé, tout en parlant de la question réelle du pouvoir par en bas et de la vraie démocratie, directe, mais on réussi à remettre en selle les revendications sociales. Et derrière, il y a bien pour nous la question de ce que E Pouget appelait la gymnastique révolutionnaire qui repose sur la gagne pour démontrer que la force collective paie, et pour aller plus loin, car comme cela est dit dans l'émission, le fait de gagner sur des revendication comme l'augmentation des revenus ne peux pas être perenne puisque le Capital s'efforcera par la suite de reprendre ce qu'il aura laché. Et il faut gagner maintenant, car nous perdons depuis des années.

Emission de Demain Le Grand Soir du mercredi 19 décembre sur la question :
http://demainlegrandsoir.org/spip.php?article1949
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Re: Révolte populaire, gilets jaunes

Messagede bipbip » 23 Déc 2018, 19:48

Envoyé spécial. L'intégrale de jeudi 13 décembre 2018 (France 2)

Au sommaire :
- Gilets jaunes, la révolte des femmes - Violence, la surenchère - Marseille, une ville effondrée Gilets jaunes, la révolte des femmes. Elles font partie des "gilets jaunes" : Ingrid, aide-soignante, Florence, femme de ménage, Dominique, retraitée, Sylvie, éleveuse de poulets… Pour elles, ce mouvement ressemble à un nouveau départ... Violence, la surenchère. Face à une marée de "gilets jaunes", les policiers dénoncent une violence rarement atteinte à laquelle ils répliquent avec force gaz lacrymogène et grenades assourdissantes… Du côté des manifestants, il y a de nombreux blessés. Les forces de l’ordre ont-elles été dépassées ? Leur riposte a-t-elle été excessive ?




Les Gilets jaunes se structurent à Toulouse et envisagent un nouveau mode d'action
Après la manifestation de samedi dans le centre de Toulouse, les Gilets jaunes se sont retrouvés, hier après-midi, sur un parking de Sesquières pour décider de la suite du mouvement.
Pour leur deuxième assemblée générale, hier après-midi, sur le site de Sesquières à Toulouse, les Gilets jaunes ont réaffirmé leur choix du dimanche précédent de ne pas avoir de porte-parole. Ils sont cependant convaincus de la nécessité de s'organiser pour envisager la suite du mouvement de contestation contre la vie chère et pour davantage de pouvoir d'achat.
«Nous allons vous proposer de créer trois commissions», annonce à la tribune Fabrice, désigné sur la base du volontariat pour organiser l'assemblée générale. «Ce sont des pistes de réflexion qui pourront être complétées par les idées de chacun. Il s'agit d'une commission communication pour porter la parole de tous, d'une commission action et d'une commission politique pour nos revendications. Nous allons y arriver car nous sommes nombreux et qu'hier la manifestation de Toulouse a été la plus importante de France».
... https://www.ladepeche.fr/article/2018/1 ... TRKMDR5uQI

Au pied de la raffinerie, « la fraternité retrouvée » des « gilets jaunes »
Ils ne se connaissaient pas il y a un mois mais disent aujourd’hui former « une famille ». Sur un rond-point de Feyzin, en banlieue lyonnaise, des « gilets jaunes » « mangent, discutent, vivent, pissent ensemble », tissant des liens nouveaux dans leur quotidien précaire.
... https://www.anti-k.org/2018/12/18/au-pi ... ts-jaunes/

«Le mouvement des «gilets jaunes» est-il vraiment terminé?»
Dès avant le samedi 15 décembre, beaucoup de commentateurs annonçaient la fin prochaine du mouvement des « gilets jaunes », certains semblant surtout l’espérer. Or, si l’on constate en effet une forte baisse du nombre des manifestants à Paris, il est douteux d’une part que le mouvement soit terminé en province, d’autre part que ce soient les annonces du président de la République qui aient vraiment apaisé la colère des manifestants. Pour plusieurs raisons.
... https://alencontre.org/europe/france/fr ... rmine.html
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Re: Révolte populaire, gilets jaunes

Messagede bipbip » 24 Déc 2018, 01:17

In Solidarity with the gilet jaunes - Declaration from the Internationalist Commune of Rojava





Gilets jaunes, des clés pour comprendre

Un livre électronique édité par Syllepse, diffusé gratuitement, qui compile différentes analyses autour du mouvement des Gilets jaunes : des militant(e)s antiracistes, des syndicalistes, des individus sans qualificatif particulier livrent leurs expériences et points de vue variés.

Fidèles à leur vocation de « donner les moyens aux acteurs individuels et collectifs du mouvement social de publier leurs contributions », les éditions Syllepse ont réuni des textes et des déclarations qui leur ont semblé éclairants des questions sociales, démocratiques et écologiques que le mouvement des Gilets jaunes a mises sur la place publique.

Gratuit, ce livre électronique de 52 pages est fait pour circuler le plus largement possible...

Au sommaire

p7. « Nous sommes le peuple ! », introduction
p11. La couleur des Gilets jaunes, Le mouvement des Gilets jaunes de la zone portuaire de Saint-Nazaire
p12. Des assemblées populaires partout, gilets jaunes de commercy
p13. Participer aux mobilisations des Gilets jaunes, Union syndicale Sud-industrie
p14. Les quartiers populaires aux côtés des Gilets jaunes, Le Comité Adama
p14. « Ce n’est pas une alliance au prix d’un renoncement politique », entretien avec youcef brakni / propos recueiilis par Yassine BNOU MARZOUK
p16. Se mobiliser quelle que soit la couleur du gilet, CGT
p17. Macron entendait répondre aux Gilets jaunes en présentant les objectifs de sa politique énergétique. C’est raté !, Union syndicale solidaires
p18. Nous ne sommes rien, soyons partout !, Union syndicale Solidaires
p18. Agir maintenant !, des syndicalistes
p19. Gagner ensemble !, infocom-cgt
p20. Une veille contre l’extrême droite, Commission antifasciste de l’Union syndicale Solidaires
p20. Construire des comités populaires, Union syndicale solidaires du Comminges
p21. Une transition écologique socialement juste, FSU
p21. Gilets jaunes, revendications syndicales et exigences populaires, CGT, FSU, Solidaires, Alternative libertaire, Ensemble !, France Insoumise, Générations, PCF, Picardie Debout (amiens)
p22. Vent de colère sur le Finistère-Sud, déclaration unitaire
p23. Grève et blocage des ronds-points, CGT-Renault-Cléon
p24. Construire ensemble, UD-CGT (seine-maritime) et UL-CGT (elbeuf, sotteville, couronne, rouen)
p24. Pourquoi j’irai samedi à la manif des Gilets jaunes, un gilet jaune
p26. Dézinguer le tandem Macron-Medef, CGT-Sanofi (tours)
p27. « Accumuler de la théorie critique ne suffit pas. Si elle peut éclairer l’action, elle n’en est pas l’interrupteur », Un Gilet Jaune de Rennes
p28. POUR DES REVENDICATIONS ET UNE ACTION COMMUNES AVEC LES GILETS JAUNES, FNIC-CGT
p29. Faire monter l’exigence de hausses des salaires, Fédérations CGT : agro-alimentaire, cheminots, commerce et service, chimie, mines-énergie, ports et docks, transports
p29. Les revendications des gilets jaunes sont les nôtres, CGT, CFE-CGC, FO, FSU, UNSA, Solidaires de Haute-Loire
p30. Démocratie en actes et combat commun, Union syndicale Solidaires du Val-de-marne
p31. Un samedi aux champs, Adèle (Montreuil)
p31. Pour l’écologie, dans la rue le 17 novembre !, Coopérative Politique Écologie Sociale
p34. Les Cahiers de doléances, Robert Duguet
p36. La Nouvelle Guerre des farines, Jean Casanova
p37. Les Gilets jaunes et les « leçons de l’histoire », Gérard Noiriel
p41. Des gilets rouges aux Gilets jaunes : la classe ouvrière introuvable ?, Jean-François Cabral
p43. Le besoin d’une unité qui donne une perspective à tous les travailleur·euses, avec ou sans gilet jaune, L’Insurgé
p44. Pourquoi et comment en être, Alain Bihr

PDF : https://iaata.info/home/chroot_ml/ml-to ... ndre-1.pdf
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Re: Révolte populaire, gilets jaunes

Messagede abel chemoul » 26 Déc 2018, 15:33

connait-on la couleur politique/genèse des Gilets jaunes de Commery? CCR?
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Re: Révolte populaire, gilets jaunes

Messagede GUERRE DE CLASSE » 26 Déc 2018, 18:02

Gilets Jaunes !? Quelques prises de positions – Yellow Vests!? Some stances
https://www.autistici.org/tridnivalka/gilets-jaunes/

Acte IV : On prend paris ! (vidéo)

<iframe width="450" height="253" src="https://www.youtube.com/embed/tAf3W5H-z2U" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>

Source : https://rouendanslarue.net/gilets-jaune ... bre-video/


Gilets Jaunes. Fin de première manche ?

Depuis l’acte III, moment de pic d’intensité du mouvement en termes de blocage et d’émeute, le gouvernement a déployé sa machine contre-insurrectionnelle comme jamais. Il lui a fallu ressortir du placard les vieux manuels sur l’art de faire la guerre à sa population tout comme ceux sur l’art de la tromper.

Si le pouvoir aura effectivement réussi à contenir l’acte V, cela n’aura pas été sans fragiliser peut-être définitivement sa façade « démocratique ». Il n’est pas sans conséquence, en matière de fidélité entre un peuple et ses gouvernants, de mentir ouvertement, de truquer des photos et des chiffres, d’interpeller et de blesser autant de manifestants ou de simplement les interdire massivement de manifester.

L’usage de la force

89 000 policiers déployés sur tout le territoire français deux week-ends de suite. 9 000 pour la seule ville de Paris. Rappelons-le, c’est la première fois de toute son histoire que la France utilise des blindés sur la capitale. Sur le seul acte IV, plus de 2 000 personnes ont été interpellées. Une grosse partie l’ont été préventivement pour simple détention de matériels défensifs tels que des masques anti-poussières. Des centaines de personnes ont été blessées. Ce sont des dizaines d’images qui resteront gravées, celles de policiers en civil, canardant sans répit des manifestants et journalistes retranchés derrière un murée, ou simplement celles des mains arrachées.

Nous ne pouvons nous empêcher de voir dans une telle violence la volonté politique assumée d’intimider les manifestants, de les effrayer, de les dissuader de descendre dans la rue. Pourtant, des milliers de personnes ont de nouveau convergé sur la capitale pour l’acte V. En plus de cette vaste opération de dissuasion largement relayée médiatiquement, 50 stations de métro étaient fermées, les accès à Paris intra-muros bouclés, interdisant littéralement à des milliers de personnes venues en bus le simple fait de manifester. Pour ceux qui auront réussi à outrepasser tous les obstacles de ce parcours du combattant, on leur confisqua même le gilet jaune.

La manipulation médiatique

L’allocution de Macron, bien que largement critiquée, n’aura pas été sans effet pacificateur. Sur tous les gros titres, nous pouvions lire « le SMIC augmenté de 100 euros », « des avancées majeures obtenues ». Il est laborieux de revenir point par point sur chacune de ces annonces, mais celle sur le SMIC est probablement la plus aberrante.

C’est bien la prime d’activité (et non le SMIC) qui a été augmentée de 100 euros (une grosse partie de cette augmentation était de toute façon déjà prévue) et celle-ci ne concerne que 25% des SMICards (ceux dont le foyer fiscal est inférieur à un certain quota et qui peuvent effectivement bénéficier de cette prime). D’autres entourloupes ont été sciemment diffusées par un certain nombre de grandes chaînes. Ce n’est qu’une question de temps pour que tous les bernés ne s’en offusquent, et qui sait comment.

Le triste événement survenu à Strasbourg la semaine passée a lui aussi fait l’objet d’une instrumentalisation indécente à l’encontre du mouvement. Outre les débats qui ont pu émaillé les groupes Facebook de Gilets Jaunes autour de la théorie du complot, le gouvernement s’est ressaisi de cette affaire non seulement pour renforcer la stigmatisation habituelle de la population musulmane, intensifier sa fuite en avant sécuritaire mais aussi faire peser sur les Gilets Jaunes la sur-sollicitation des forces de l’ordre qui a pu indirectement favorisé une telle attaque. C’est ainsi, qu’en plus d’avoir largement disséminé la peur chez les manifestants, on leur rajoutait la culpabilité d’une attaque meurtrière. Dès lors, on justifiait d’avance l’éventuelle violence et les cassages de gueule en règle par des policiers à bout sur ceux qui daignaient aller manifester.

Fin de la première manche ?

Bien qu’une fois encore les chiffres de la mobilisation de l’acte V furent largement sous-estimés, on peut affirmer que le mouvement a enregistré l’une de ses premières baisse d’intensité. L’approche de la période de Noël couplée aux techniques contre-insurrectionnelles explicitées précédemment impactent inévitablement la mobilisation. Les ronds-points tentent de résister aux menaces d’évacuation. C’est un phénomène d’asphyxie qui s’est abattu sur le mouvement Gilet Jaune dont la colère ne s’est absolument pas dissipée. Il est indéniable que cette dernière continuera de gronder souterrainement jusqu’à son prochain soubresaut (soirée du nouvel An ?). Au prochain faux-pas gouvernemental, il n’est pas incertain que l’expérience commune des Gilets Jaunes les portera cette fois jusqu’à la démission de Macron. Tout ce qui s’est vécu et continue de se vivre sur les ronds-points, les blocages ou les émeutes, a permis à tout un peuple de retrouver sa capacité politique, c’est à dire, sa capacité d’agir que même un RIC ne pourra pas contenir.

Source : https://rouendanslarue.net/gilets-jaune ... re-manche/


Finies, dépassées, impossibles, les révolutions sociales, disiez-vous ?!!!

Qui sont les gilets jaunes se demandent hypocritement les gouvernants, les journalistes et les politiciens. Des patrons, des professions libérales, des petits bourgeois, disaient-ils ! Des ultragauches ou des extrême-droites, des aventuriers, des casseurs professionnels, des excités ?!!! Tentatives ridicules de discréditer les gilets jaunes : moyens pitoyables face à un mouvement de masse !!!!

Le principal slogan des gilets jaunes « Y’en a marre de la misère ! » nous le dit : ce sont ceux qui commencent à ne plus supporter de devoir vivre dans le dénuement…

C’est d’ores et déjà une insurrection des misérables, des opprimés, des exploités !

C’est la révolution sociale qui est « en marche » !!!

Toutes les forces coalisées de la répression, de la réforme, de la négociation, de la compromission, de l’opportunisme n’y ont rien pu : quand il le faut, les masses prolétariennes reprennent la direction de leur propre avenir en commençant par se réunir, se parler, décider, agir par elles-mêmes en se passant de tous les encadreurs politiques et sociaux que les classes possédantes s’étaient ingéniées à leur mettre partout pour les entraver.

Nous n’oublierons jamais, par exemple, que les dirigeants de tous les syndicats auront tout fait pour faire croire que les gilets jaunes étaient un mouvement fasciste, de petits bourgeois enragés et hostiles à la classe ouvrière !!! Si cela échoue, si ce mouvement est le plus important mouvement prolétarien depuis longtemps, ils auront tout fait pour l’empêcher, pour le casser dès son démarrage et tout au long !

Ce qui gêne les syndicats dans le mouvement des gilets jaunes, c’est l’auto-organisation et l’insurrection et on ne peut que le remarquer après une journée d’action commune samedi dernier, la CGT centrale restant hostile alors que les militants locaux sont souvent fondus dans le mouvement des gilets jaunes et que la CGT se garde de relier les grèves et le mouvement, et refuse de constituer des comités de travailleurs dans les entreprises. La CGT est absolument contre l’auto-organisation et l’insurrection. Cela doit être retenu pour la suite : ces organisations de gauche ou syndicales réformistes ne sont pas des amis de la révolution sociale qui monte…

Oui, c’est bel et bien le caractère insurrectionnel des gilets jaunes qui s’oppose au caractère pépère et sans lendemain des mouvements initiés par les appareils syndicaux depuis des années, par les intersyndicales comme par la seule CGT. Car les journées d’inaction syndicales étaient tout le contraire de ce mouvement : ni interprofessionnelles, ni auto-organisées, ni incontrôlables, ni menaçantes pour le pouvoir et pour les classes possédantes, ni radicales dans leurs objectifs et leurs perspectives, ni explosives et extensives, ni dangereuses en rien pour nos ennemis.

Jamais les appareils syndicaux n’ont voulu le contrôle de la lutte par ceux qui y participent. Jamais ils n’ont voulu que le pays entier soit bloqué, soit barricadé, soit en révolte. Jamais ils n’ont voulu que l’ensemble de la classe possédante, tous les profiteurs soient mis en cause. Jamais ils n’ont voulu globaliser les révoltes sociales, les unir en un seul mouvement et lancer celui-ci contre les possédants, contre les exploiteurs, contre les profiteurs !!! Jamais ils n’ont accepté la spontanéité de la lutte et reconnu la capacité des travailleurs, en dehors des états-majors syndicaux spécialistes en défaites ouvrières, de décider eux-mêmes, d’organiser eux-mêmes, de mener eux-mêmes les luttes sociales.

Et jamais ils n’ont permis que les luttes ouvrières, aussi importantes et suivies soient-elles, se fassent craindre des classes possédantes alors que les gilets jaunes sont aujourd’hui craints des classes possédantes et même au-delà des frontières ! Car leur exemple s’étend au-delà des frontières !!!

Dans le contenu social de la lutte, les Gilets Jaunes sont bien plus radicaux que ne l’ont jamais été les gauches réformistes, y compris les gauches de la gauche, les syndicats et les extrêmes gauches opportunistes. Mettre en cause les impôts, ces gens bien rangés ne l’ont jamais fait ! Mettre en cause les banques, non plus !

Macron a écarté d’un revers de main les revendications des Gilets pour plus de services sociaux et moins de taxes, qu’il a traitées d’enfantines et de déraisonnables : « On doit expliquer aux gens ce qu’il y a en face de leur impôt… Si personne ne le fait, tout le monde va croire que c’est normal que l’école soit gratuite ou que la collectivité paye quand on arrive en fin de vie. » En fait, les revendications de moins de taxes et de plus de services publics ne sont pas enfantines ; elles nécessitent l’expropriation de la classe dirigeante capitaliste…

Certes, Macron se sert se sert des violences […] dans les manifestations et blocages pour dénoncer le mouvement, le discréditer moralement. Mais la véritable violence n’est-elle pas celle des possédants et de leur gouvernement ? N’est-ce pas eux qui ont poussé des pères tranquilles, acculés à la misère, à se révolter ? N’est-ce pas eux qui ont poussé des mères de familles, y compris des mères célibataires, qui ne peuvent plus disposer du minimum pour les charges qu’ils assument, à se jeter dans la rue, quitte à risquer les coups de matraques et les gaz lacrymogènes et même les arrestations !

La violence, c’est celle des classes possédantes qui clament : il nous en faut toujours plus, plus de milliards de profits sur le dos de tous ceux qui vivent de leur travail !

Ce n’est pas un hasard si tout le monde commence à comparer la situation politique et sociale à celle de l’Ancien Régime, celle d’une classe possédante et de son pouvoir complètement discrédités au point que les masses opprimées et exploitées ne comptent plus que sur l’insurrection pour imposer le changement indispensable !

Dans tout le pays, la liaison est en train de se faire entre tous ceux qui sont exploités, opprimés, écrasés, poussés à bout. Et maintenant, la seule véritable perspective, c’est que la classe ouvrière s’organise en comités de travailleurs, s’assemble dans les entreprises, discute et décide de ses revendications et de son programme d’action. Là où cela commence à se faire, les réticences des syndicats sont vite bousculées…

Si Macron et ses mandats les exploiteurs ont fini par mettre le feu aux poudres par leurs exactions, concussions, détournements, vols et prévarications sans fin, on pourra dire que la révolution sociale est bien la seule chose qu’ils n’auront pas volée !!!

Au cours du mouvement des gilets jaunes, la bourgeoisie entraine ses forces de l’ordre à la répression des insurrections et y habitue la population… Mais elle est en train de mener aussi très surement les prolétaires à l’insurrection sociale !

On pourra bientôt retrouver le slogan des prolétaires parisiens de 1871 : « Vive la Commune ! »

Source : https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5171


Gilet ou gilet pas ? Il faut de l’essence pour tout cramer

Depuis une semaine maintenant, un mouvement contre la vie chère se dessine sur l’ensemble du territoire français, mais également dans d’autres pays d’Europe. Ce mouvement ne ressemble à rien qu’on ait connu auparavant. Si les premiers indices n’étaient pas des plus réjouissants, la réalisation de ce mouvement doit nous permettre de recalibrer notre position.

Dans un monde qui n’est plus que capitaliste, où l’identité ouvrière a été piétinée depuis longtemps, il est logique que les repères politiques du mouvement ouvrier n’aient pas la côte dans les explosions sociales de la période. Pourtant nous avons tous observé la force subversive des mouvements comme le LKP ou encore le récent embrasement guyanais contre la vie chère. Dans ce mouvement des gilets jaunes, il y a deux étapes que nous devons distinguer pour comprendre l’intérêt de cet évènement : l’apparition et la réalisation.

La plupart des camarades hostiles à la mobilisation des gilets jaunes le sont avant tout parce qu’ils ont choisi de ne pas faire la séparation entre ce qui est dit (discours de légitimité très médiatisé) et ce qui est fait (les pratiques que les différents blocages énoncent). Ce qui, du point de vue la période actuelle, est une erreur. On ne peut pas à la fois critiquer la sclérose des mouvements sociaux traditionnels et rejeter en bloc des espaces de contestation qui, bien que sans repères politiques, mettent en jeu la question de la vie chère, donc de la vie impossible des prolétaires. L’objectif de cette adresse est d’offrir un autre point de vue sur les évènements et de comprendre en quoi, si le mouvement prend le tour de la critique de la vie chère, la présence des partisans de la révolution y est logique.

Apparition

La pétition à l’origine de la mobilisation date de mai 2018. Elle n’a donc pas tout de suite fait le buzz. C’est à la suite d’une nouvelle hausse du prix du carburant que cette pétition prend une ampleur considérable et se transforme en point de départ d’une mobilisation réelle, dans les rues et sur les routes contre la hausse du prix du carburant. Il faut dire qu’en un an, le gazole a pris 24 % d’augmentation, et l’essence 14 %. C’est bien sûr les prolétaires qui sentent le plus clairement cette hausse et voient leur reste à vivre se réduire comme peau de chagrin. Face à la fatalité des fluctuations du cours du pétrole, la principale cible évoquée pour agir sur le prix du carburant a été l’État, lequel a la main sur les différentes taxes qu’il ajoute au prix de marché des carburants, en particulier le gazole. Une lutte contre une nouvelle taxe offre deux déterminants initiaux majeurs : on s’adresse à l’État et on s’y adresse de la façon la plus légitime possible aux yeux de cet État : le citoyen. C’est sur ce terrain que va se développer toute la logorrhée autour de la France, des Français, du Peuple, de Notre Police, des taxes de l’État, de ceux qui paient tout et qui n’ont le droit à rien, de ceux qui ont le droit à tout alors qu’ils ne font rien. C’est typiquement le terrain que les militants d’extrême droite peuvent investir parce qu’il leur permet d’afficher haut et fort leur volonté d’accéder au pouvoir politique, seule issue de leur logiciel. Au même titre que la France Insoumise. C’est d’ailleurs eux qui insistent sur la personne de Macron. Ils veulent tuer le Roi, mais pas les Rois. Nous ne pouvions donc qu’être méfiants d’un tel cocktail, mêlant poujadisme, nationalisme, populisme dans une vague d’expression virtuelle peu ragoûtante, et évidemment interclassiste à la Bonnet Rouge. D’autant que le traitement policier, gouvernemental et médiatique était d’une bienveillance à toute épreuve. Mais nous ne pouvions pas rejeter en bloc quelque chose qui n’avait ni finitude, ni unité. Il fallait attendre de voir. Nous devions prendre le prix de l’essence comme un thermomètre de l’étranglement quotidien des prolétaires, là où d’autres ne voyaient que la grossière démonstration de force des lobbys automobilistes. Déjà nous avions des indices qui pouvaient nous laisser penser que le mouvement des gilets jaunes ouvrait une brèche autour d’une complainte simple : ici on crève. De la dénonciation d’une taxe, on passait surtout aux causes de la dénonciation : la dégradation de nos conditions de vie. C’est à partir de toutes ces lacunes et ces grands absents que nous avons observé la journée du 17.

Réalisation : 17 novembre

Pour la journée du 17 novembre, des milliers de personnes ont quitté leur écran d’ordinateur pour se rencontrer. Aucun doute que de nombreux militants d’extrême droite y étaient, notamment Debout La France, mais en réalité, ils ne pouvaient avancer qu’à couvert parce que leur solution au prix de l’essence ne pouvait apparaître que comme tirée par les cheveux. Dans des bars, des parcs, des parkings de centres commerciaux, les « gilets jaunes » se sont vus pour le mouvement. Pas pour savoir quel était le discours à tenir. Mais pour savoir où et comment ils allaient bloquer. Ce mouvement d’auto-organisation de « citoyens » n’avait déjà pas les mêmes déterminants structurels que Nuit Debout. Nuit Debout parlait. Eux, ils font. Ils bloquent. Plus de 2000 points de blocage le 17, 280 000 personnes qui les tiennent, ce n’est pas rien contrairement à ce que certains racontent (sans appareils syndicaux et donc sans militants professionnels). On ne vous parle pas de défilés syndicaux, on parle d’action. Certes l’attitude de la police est pour beaucoup dans l’effectivité des blocages, et les gilets jaunes ne cesseront de l’acclamer jusqu’au moment où elle commencera à matraquer. Les points de blocage ont été soigneusement choisis pour paralyser les déplacements, pour obliger la population à prendre parti. Sur les points de blocage, péages ou centre commerciaux, des formes d’assemblée permanente permettaient de décider heure après heure des pratiques à mettre en place pour tenir le mouvement. Aucun porte-parole ne se détache du mouvement, aucune centralisation ne semble prendre. C’est ici que le gouvernement et les médias vont faire un revirement assez spectaculaire du traitement des gilets jaunes. La bienveillance est abandonnée au profit d’une menace. Les actes des fachos sur les blocages sont montés en épingle. On montre également les « débordements » aux différents points de blocage et on y oppose une nécessaire responsabilité des gilets jaunes. Mais contrairement à la direction de la CGT, aucune direction n’est là pour dire « Monsieur Philippe, ceci n’est pas le mouvement Gilet Jaune ». Par contre, si on va glaner çà et là des discours sur les points de blocage, on retrouve systématiquement un discours plus conséquent que la seule critique du prix de l’essence. Tout est trop cher quand on gagne 1000 euros par mois. C’est l’expression d’un prolétariat qui n’est plus légitime et dont la reproduction est problématique. Il n’y a pas UN mouvement des gilets jaunes, il y a des disparités concrètes en fonction des territoires, de la présence de militants d’extrême droite ou encore de la composition sociale lors des blocages. Mais la détermination est incontestable. Pour gagner en puissance, ils attendaient les « routiers », les « agriculteurs », en gros des corporations reconnues légitimes par le gouvernement, comme à l’époque des Bonnets Rouges. On cherche la puissance là où on pense qu’elle est mais tout en appelant tout le monde à rejoindre les blocages.

Réalisation : les suites du 17 novembre

Les points de blocage se maintiennent aux abords des autoroutes mais une partie des gilets jaunes fait le choix d’aller asphyxier le pays sur des points plus concentrés. Ainsi, les dépôts pétroliers, les centres logistiques, les centrales d’achat sont bloquées par les manifestants. Avec une efficacité redoutable quand on pense à nos échecs de la loi Travail. Si la police a comme consigne de temporiser le dimanche et le lundi, l’annonce des patrons des transports change la donne concernant les perspectives de puissance. Ils promettent au gouvernement de ne pas intervenir dans le mouvement des Gilets Jaunes. « On veut les routiers, pas leur patron ». Le mouvement, au fur et à mesure des impossibilités, des refus d’alliance de classe, se précise comme mouvement prolétarien. On cherche alors les moyens de permettre aux routiers de rejoindre le mouvement avec les camions du patron en les bloquant d’un commun accord. FO Transport appelle à la grève contre la baisse du pouvoir d’achat. Dans la foulée, on apprend l’appel de la CGT pour le 1er Décembre, toujours dans une volonté de centraliser la contestation, mais sans appel à la grève et en gardant ses distances au cas où (mais certaines section locales franchissent déjà le pas : st nazaire, le havre, meuse). Les appels pour rejoindre Paris le 24 novembre se multiplient et le gouvernement panique en rapatriant 90 % des unités CRS dans la capitale. Et pendant ce temps-là, les blocages tiennent. La police y intervient, arrête, matraque. La justice condamne. Et les gens y retournent. Le gouvernement invite à la dissociation, produit les figures repoussoirs comme dans n’importe quel mouvement social, mais ça ne prend pas. Comme le montre le porte-parole autoproclamé des gilets jaunes belges qui appelle des « combattants de la liberté pour nous défendre » ce que le journaliste appelle des casseurs. Ou encore à La Réunion, avant-garde de la vie chère, où le blocage s’accompagne de pillage et de redistribution à un niveau parfaitement grandiose. Et l’annonce du gel des taxes sur le carburant pour trois ans qui fait l’effet d’un ballon de baudruche.

Une brèche est ouverte

Nous sommes incontestablement dans un moment de lutte des classes. Nous voyons déjà les résorptions se pointer ici et là : la centralisation de la manifestation parisienne, les appels à viser les centres locaux du pouvoir, d’aller à l’Élysée, de bloquer les bâtiments d’État. On cherche à maintenir coûte que coûte la figure du citoyen face à l’État parce qu’il n’y a que comme ça qu’on pense paraître légitime. C’est un aveu d’échec là où les potentialités sont nombreuses. Le moment qui s’ouvre verra apparaître des formes politiques contre-révolutionnaires, des compositions interclassistes manifestes, des incursions d’extrême droite. Mais c’est très certainement le lot de notre époque et il ne rime à rien d’en faire le contempler en râlant. En tant que partisans de la révolution, nous devons les combattre et proposer des lignes de suite pour l’extension du mouvement. Faire de ce mouvement un mouvement contre la vie chère. Il ne s’agit pas d’appeler simplement à rejoindre les piquets de blocage. Il faut étendre la contestation sociale sur d’autres espaces de la vie quotidienne, avec des slogans politiques contre la vie chère, contre la vie de prolétaire. Aller chercher les lycéens, les étudiants, les chômeurs, les travailleurs mais pas pour leurs intérêts particuliers immédiats. Pour l’extension du mouvement contre la vie chère, pas pour le gilet jaune. Les pratiques de lutte sont nombreuses et on aurait tort de ne pas se permettre de les convoquer. Occupation, auto-réduction, manifestations, blocages, gratuité et toujours plus vers le dernier saut. La semaine qui suit le 24 novembre sera déterminante pour la poursuite et la qualité du mouvement.

Alors, gilet ou gilet pas ?

Source : https://www.19h17.info/2018/11/23/gilet ... ut-cramer/


“Gilets jaunes”… “Communards”… “Sans-culottes”… “Va-nu-pieds”… “Damnés de la terre”…
Derrière des appellations fleuries émergent nos luttes contre la misère !


Barricades en feu sur les Champs Elysées, voitures de luxe incendiées, boutiques de luxe saccagées et pillées, « la plus belle avenue du monde » a brûlé de notre désir de vivre et de ne plus survivre. « La Ville Lumière » était beaucoup plus éclairée que ses maîtres ne l’avaient jamais voulu. Et les feux de la révolte brûlent depuis trois semaines aussi dans d’autres endroits – en France et aussi en Belgique – réchauffant nos cœurs et nos esprits.

N’avons-nous pas trouvé là un remède contre l’épuisement professionnel !? Contre le blues de l’automne !? Contre ce sentiment que nos vies se perdent au travail pour un salaire minable ou à l’école pour devenir un autre chômeur !? Que nous ne vivrons jamais rien d’autre que cette misère d’une vie sous la dictature de l’argent !?

Voici les points les plus importants qui ont suscité notre espoir que tout ceci n’est pas une fatalité, qu’un changement radical de la société est possible :

Le mouvement s’est développé en dehors et dans une certaine mesure aussi contre les structures traditionnelles (partis, syndicats, médias…) dont le capitalisme s’est doté afin de rendre inoffensive toute critique pratique.

Jusqu’à présent, il n’y a pas eu de revendications « positives », pas d’interlocuteurs, pas de porte-paroles, pas de négociateurs, ou ils ne représentaient qu’une infime minorité (et parfois pas très appréciée, voire même menacée par les plus radicaux !) du mouvement. Même si les média tentent d’enfermer les manifestants dans le cadre de la « lutte contre les impôts », la consigne universelle est plutôt « lutte contre la pauvreté en général » dans toute sa complexité (bas salaires, prix élevés, perdre sa vie à la gagner, aliénation…) et donc, en définitive, elle remet en question l’ordre capitaliste en tant que tel.

Le mouvement est organisé au niveau régional et dépasse les divisions habituelles des syndicalistes selon les branches de production. Ce sont les voisins, les amis ou les collègues qui se rencontrent sur les blocages ou les barricades et ce qu’ils ont en commun ce n’est pas un intérêt particulier de telle ou telle branche professionnelle mais un ras le bol général de la misère de nos vies qui est implicitement partagé par toute la classe ouvrière.

Il existe bien sûr des tentatives de restructuration du mouvement pour qu’il s’inscrive dans le cadre des structures capitalistes – des appels à formuler des « revendications claires et positives », à discuter avec les autorités, à rester raisonnable… Mais jusqu’à présent, ils n’ont pas eu beaucoup de succès. Au contraire, le mouvement n’a pas peur de montrer aux soi-disant modérés qu’il n’en est pas question, qu’ils n’abandonneront pas leur radicalisme et qu’ils ne laisseront pas faire ceux qui veulent diviser le mouvement sur cet axe afin de le détruire.

Le mouvement, ou une grande partie, est radical et donc violent et il l’assume. Ce n’est pas seulement que les « gilets jaunes » n’ont pas peur de la confrontation avec la police, beaucoup n’ont pas peur de casser, d’incendier, d’éradiquer ; ils n’ont aucun respect pour la propriété privée, ils pillent… Mais plus important encore, ils le revendiquent aussi – certains implicitement, d’autres ouvertement, ce qui rend difficile l’utilisation des tactiques habituelles de la bourgeoisie pour diviser le mouvement en « bons manifestants » et « mauvais casseurs ». Tout le monde n’a pas envie de participer aux émeutes, mais beaucoup considèrent l’émeute comme une expression légitime du mouvement.

Non seulement le mouvement n’arrête pas d’appeler le reste de la classe ouvrière à le rejoindre et il essaie de s’étendre et de se généraliser (la contestation se développe dans le secteur « lycéen ») ; mais de plus en plus d’appels à la fraternisation avec les forces répressives apparaissent également. Il y a des gens qui répondent aux CRS, se plaignant de la pénibilité de leur travail, qu’ils peuvent simplement baisser les armes et rejoindre les manifestants. Il y a ceux qui les invitent à réfléchir à qui est leur véritable ennemi. Et il y en a d’autres qui appellent les soldats à désobéir à leurs maîtres dans le cas où ils seraient déployés contre le mouvement.

Rien n’est sacré pour le mouvement, pas de symboles, pas de légendes, pas d’identité, pas d’idéologie qui ne puissent être brûlés, détruits, éradiqués. Le meilleur exemple du week-end dernier – l’Arc de Triomphe, le symbole de leur république bourgeoise et de sa toute-puissance guerrière, a été tagué, son musée saccagé et des prolétaires dansaient de joie sur son toit.

Tels sont les points à développer et à surmonter dans la lutte qui continue. Luttons ensemble pour éviter toute récupération du mouvement par les partis politiques ou les syndicats, luttons ensemble contre le cadre des élections, des réformes et des revendications que certains voudraient nous imposer.

Allons jusqu’aux conséquences finales de notre critique !
Organisons-nous, discutons, nourrissons ensemble le feu de la révolte !
Nous sommes impatients de voir, de vivre la suite…

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GUERRE DE CLASSE
 
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Re: Révolte populaire, gilets jaunes

Messagede bipbip » 27 Déc 2018, 18:07

REPORTAGE
Gilets jaunes (Dreux) : dans le camp des femmes
Ici, les femmes sont à la manœuvre. Et sur ce rond-point près de Dreux transformé en camp de base, les annonces d’Emmanuel Macron ont laissé de marbre.
... https://www.lepoint.fr/societe/gilets-j ... RL4YEtVEw#

La vie en jaune
Un mouvement sans précédent. Par son ampleur, sa composition, ses modes d’action et d’organisation. De par son efficacité aussi : jusqu’au dernier épisode terroriste à Strasbourg la révolte des gilets jaunes saturait les médias. Ils ont effectivement commencé à grignoter la croissance, gripper un peu la grande machine, plomber le calendrier de l’avent ; ils ont retourné « la plus belle avenue du monde », fait chialer Alain Juppé et arraché à Macron les débuts d’un mea culpa plus une poignée de dollars (euh d’euros)… Sans compter que le mouvement a allègrement effacé, en deux semaines, les fameuses taxes sur les carburants qui avaient constitué son motif initial.
... https://rebellyon.info/Acte-VI-La-vie-en-jaune-19988

DOSSIER :
Mouvement des "gilets jaunes"
Spontané, protéiforme et non encadré, le mouvement des "gilets jaunes" est né du mécontentement face à la hausse des taxes sur le prix des carburants. Barrages, blocages, opérations coup de poing : depuis le 17 novembre, ils sont mobilisés dans toute la France.
... https://www.francebleu.fr/infos/societe ... ets-jaunes

Gilets jaunes, 1968-2018 : « Un monde soudain devenu injustifiable aux yeux de tous »
L’écrivaine Leslie Kaplan, qui a vécu Mai-68 dans une usine occupée à Lyon, considère que les « gilets jaunes » ont pris le relais, de façon populaire et autogérée, d’une volonté de changer la vie qui ne se laissera pas acheter par le pouvoir.
... http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article47258

L’irrésistible ascension médiatique de Benjamin Cauchy
Dès ses débuts, le mouvement des gilets jaunes s’est en partie distingué d’autres mobilisations sociales par son hostilité envers toute forme de hiérarchie et sa réticence à désigner en son sein des représentants ou des porte-parole. Une telle attitude ne fait pas du tout l’affaire des médias audiovisuels, qui conçoivent en grande partie l’information sur les mouvements sociaux sous la forme rituelle d’interviews de leurs représentants-vedettes, habitués des plateaux. Et si le mouvement social ne produit pas de tels clients, ou pas ceux qui leur conviennent, les médias se chargent eux-mêmes de rectifier le tir [1], avec l’éventuelle complicité active de quelque candidat en quête de notoriété.
... https://www.acrimed.org/L-irresistible- ... e-Benjamin

"Gilets jaunes" : "Que ça soit le réveillon, Noël, Pâques, on tiendra tant qu'on n'aura pas ce qu'on veut"
Des Picards passent leur Noël sur un rond-point où ils participent au mouvement des "gilets jaunes", bien déterminés à obtenir davantage de mesures sociales de la part du gouvernement et de l'Elysée.
Ils ne lâchent pas leur rond-point même à Noël. Lundi 24 décembre, des "gilets jaunes" ont décidé de réveillonner sur leur campement. Objectif : montrer qu’ils restent déterminés, même pendant les fêtes. C’est le cas d'une quinzaine de Picards. Ils ont passé la soirée sur le rond-point de l’Oiseau à la sortie de l’A16 près d’Abbeville dans la Somme, en entonnant un chant toute la soirée : "On ne lâche rien."
... https://www.francetvinfo.fr/economie/tr ... witter%5D-

Le réveillon de Noël le plus dingue de ma vie !
Les gilets jaunes locaux avaient prévu le gardiennage du dernier rond-point de résistance routière le 24 décembre au soir. En tant que "sans famille" ce soir là, je me suis engagée à y être présente, avec un brin d’inquiétude néanmoins. C'est comme ça que j'ai passé le plus extraordinaire réveillon de Noël de ma vie!
... https://blogs.mediapart.fr/annie-lasorn ... -de-ma-vie

Argumentaire : défendre le mouvement des gilets jaunes durant les fêtes
Pour les fêtes de fin d’année, LaREM publie un guide pour défendre le pouvoir durant les discussions de famille. Voici un guide pour défendre plutôt le mouvement.
... http://www.19h17.info/2018/12/23/argume ... les-fetes/
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Re: Révolte populaire, gilets jaunes

Messagede bipbip » 28 Déc 2018, 18:14

L’impétueux Mouvement des Gilets Jaunes déstabilise l’offensive néolibérale de Macron – Essai d’analyse et de réflexion politique
Nous vivons une situation inédite avec un mouvement social impétueux, inventif et incontrôlable. In extremis, nous fêtons enfin par les luttes le 50e anniversaire de Mai 68, avec cette mobilisation des Gilets Jaunes dont les caractéristiques montrent à quel point les conditions des luttes de classe se sont modifiées au cours de ces 50 dernières années.
C’est un bouleversement, nous sommes entrés dans le 21e siècle !
Ce mouvement d’ampleur nationale, initié par aucun parti, aucun syndicat, construit à partir des réseaux sociaux, a déstabilisé par sa détermination le rouleau compresseur néolibéral de la start up Macron.
... http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article47296

Du lard ou du cochon, qui sont les gilets jaunes ?
Ça va faire un mois que l’on danse sur un pied puis sur l’autre. Qu’on veut en être mais que nos bases n’y sont pas. Un mois qu’on ose trop rien dire parce que ce serait rabat-joie ou paranoïaque ou parce que ce serait une tentative de récupération d’un mouvement qui est apolitique. Apolitique vraiment ? Nous pensons au contraire que ce gilet jaune a une couleur, et qu’elle n’est pas la notre. On a du mal à comprendre quels seraient les intérêts communs entre un jeune issu de l’immigration et un patron de PME réactionnaire. Alors voila, on a essayer de dégager quelques pistes pour accompagner ce mouvement de nos désirs et de nos coups-de gueule.
... https://iaata.info/Du-lard-ou-du-cochon ... -2983.html

La dynamique des Gilets Jaunes et les tâches des révolutionnaires
par P. Le Moal
Nous vivons une situation inédite avec un mouvement social impétueux, inventif et incontrôlable. In extremis, nous fêtons enfin par les luttes le 50e anniversaire de Mai 68, avec cette mobilisation des Gilets Jaunes dont les caractéristiques montrent à quel point les conditions des luttes de classe se sont modifiées au cours de ces 50 dernières années.
... https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/ ... -p-le-moal

Droit de réponse : La grève pour respirer
Dans l’article « Toulouse implose » en date du 14 décembre, le journal en ligne Lundi Matin prend le parti d’opposer le blocage à la grève, parfois accompagnée de l’épithète « générale ». Cet article, qui donne un aperçu assez fidèle de la semaine folle qu’on a passé à Toulouse, a pour autant de grosses lacunes du point de vue des propositions politiques pour le renforcement du mouvement des gilets jaunes.
Cette absence de proposition a pour conséquence une forme d’impuissance pour penser la situation qui condamne les auteurs à parier sur l’avenir plutôt qu’à intervenir sur le présent. Nous pensons que cette position découle d’une erreur stratégique fondamentale: opposer grève et blocage. Les citations proviennent du texte « Toulouse implose ».
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