Mouvements sociaux, divers luttes

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Messagede bipbip » 15 Jan 2018, 21:11

Résister à la domination dans le nettoyage

Le secteur du nettoyage constitue depuis son apparition au milieu du XIXe siècle, et son fort développement à partir des années 701, un secteur où les formes de résistances ouvrières n’ont suscité que peu d’intérêt de la part des chercheurs, mais aussi du mouvement syndical. Les premiers se sont le plus souvent contentés d’enfermer les nettoyeurs et les nettoyeuses dans une position d’exploités, sans chercher à interroger les mécanismes de cette exploitation et les résistances qui s’y opposaient. Le second, encore aujourd’hui, peine à sortir d’une double impasse. Tantôt, il a organisé les nettoyeurs « par le haut », ce qui explique encore de nos jours le rattachement des nettoyeurs à la CGT Ports et Docks2 par exemple. Tantôt, il s’est trouvé confronté à des pratiques contestables allant du détournement de fonds à la collusion plus ou moins directe avec le patronat de certaines structures. Si les expériences de syndicalisme sincère et efficace existent fort heureusement (on en trouvera une analyse dans le récent ouvrage de C. Nizolli3), elles restent trop peu visibles, et souvent limitées à une partie du secteur (essentiellement sur des sites regroupant beaucoup de nettoyeurs et nettoyeuses au même endroit). C’est pourquoi, dans l’idée d’aider ces syndicalistes sincères à poursuivre leur action et à l’amplifier, je propose de nous intéresser à ce que sont concrètement les résistances au travail dans ce secteur.

... http://www.lesutopiques.org/resister-a- ... nettoyage/
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Re: Mouvements sociaux, divers luttes

Messagede bipbip » 15 Jan 2018, 22:05

83 jours à Holiday Inn, 140 à Mac Do. Comment une grève peut-elle tenir aussi longtemps ?

Déjà 83 jours de grève pour une douzaine de salariés travaillant à Holiday Inn et 140 jours pour 5 équipiers du Mac Donald de Villefranche-de-Rouergue. Avant eux, en 2016, une douzaine de factrices et facteurs de Rivesaltes avaient enchaîné sept mois de grèves. Comment font-ils ? Comment tiennent-ils ?

... https://rapportsdeforce.fr/classes-en-l ... s-01101366
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Re: Mouvements sociaux, divers luttes

Messagede bipbip » 18 Jan 2018, 16:41

A un mois de la victoire

Grève à ONET : « Maintenant ils savent qu’ils ne vont pas nous faire ce qu’ils veulent. »

Entretien. Ils sont 84 à s’être mis en grève contre la société de sous-traitance Onet et la SNCF, du 2 novembre au 15 décembre derniers, pour leurs conditions de travail. Une lutte pour la dignité contre ce géant du nettoyage, qu’ils ont remportée au bout de 45 jours. Oumou, agent du nettoyage, travaille depuis 18 ans pour la SNCF et revient sur cette grève victorieuse dont elle et ses collègues tirent des enseignements précieux, pour elles et eux, et pour l’ensemble des travailleurEs.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Grev ... ls-veulent
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Re: Mouvements sociaux, divers luttes

Messagede bipbip » 09 Fév 2018, 00:27

Sélection à l’université : vers un mouvement d’ampleur dans la jeunesse ?

Est-ce la jeunesse qui ébranlera Jupiter ? C’est la question que l’on peut se poser après la première journée de mobilisation nationale contre le « plan étudiants » jeudi 1er février dernier. En effet, dans de nombreuses facs et lycées, les jeunes ont entamé une grève contre la dernière réforme antisociale du gouvernement Philippe, qui veut instaurer la sélection à l’entrée de l’université.

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement français tente d’imposer la sélection à l’entrée de l’université. Deux tentatives ont marqué l’histoire : celle d’Alain Peyrefitte, qui propose en avril 1968 la sélection à l’université sur la base des mentions obtenues au bac ; mai 1968 balaiera la proposition. L’autre tentative, en 1986, est celle d’Alain Devaquet, mort il y a quelques jours, qui voulait laisser aux universités le choix de leurs critères de sélection : des centaines de milliers d’étudiantEs manifestent et obtiennent le retrait de la loi.

Ce n’est qu’un début

Emmanuel Macron est peut-être en train de rentrer dans cette histoire. C’est en tout cas ce que souhaitent les milliers de lycéenEs et étudiantEs qui ont manifesté jeudi 1er février dernier dans toute la France contre le « plan étudiants ». Encore une fois, le gouvernement souhaite faire passer la sélection à l’entrée de l’université, via l’instauration de prérequis, mais souhaite aussi réformer en profondeur l’enseignement supérieur. En effet, derrière ces « prérequis », il s’agit de donner aux directions des universités le droit de choisir leurs critères de sélection, et donc de créer des « pôles d’excellence » très sélectifs aux coûts d’inscription élevés, tout en reléguant le reste des étudiantEs dans des facs poubelles.

Mais beaucoup ne l’entendent pas de cette oreille : à Toulouse, plus d’un millier d’étudiantEs et de personnels du Mirail se sont réunis en assemblée générale (AG) après un blocage qui a arrêté le fonctionnement de la fac. À Tolbiac, ce sont 600 étudiantEs qui ont commencé une grève aux côtés de leurs enseignantEs ; 400 à Rennes 2 ; 250 à Nantes ; 150 à Lille 2, Paris 8, Montpellier… Du côté des lycées, le nombre de blocus est tout aussi important : à Marseille, Rouen, en banlieue parisienne et dans la capitale, de très nombreux lycéenEs ne sont pas allés en cours, pour manifester aux côtés de leurs enseignantEs contre la nouvelle plateforme Parcoursup’ (qui remplace APB). C’e sont 20 000 à 25 000 étudiantEs et lycéenEs qui ont défilé dans toute la France, avec la particularité de retrouver, dans les cortèges, une détermination qui a envoyé un message simple au gouvernement : « ce n’est qu’un début ».

Construire et amplifier la grève

Dans le paysage national, une université détonne dans le paysage : l’université de Toulouse 2 le Mirail. En effet, alors que les étudiantEs et personnels avaient déjà entamé une grève importante en décembre contre la fusion de leur fac avec Paul-Sabatier, le plan étudiants a décuplé la colère des étudiantEs. « Même pendant la loi travail, les étudiants ne s’étaient pas autant mobilisés, d’autant plus qu’ils sont soutenus par 250 personnels administratifs qui sont en grève » explique Marina, militante au NPA-Jeunes. C’est d’ailleurs un comité de mobilisation puissant qui organise toute la grève sur la fac, entre la nécessité de l’étendre à la majorité des étudiantEs, mais aussi organiser les manifestations, et les blocages qui tendent un rapport de forces déjà dur avec la présidence, malmenée depuis son non-respect du vote sur la fusion des universités.

Mardi 6 février a eu lieu une -deuxième mobilisation nationale, à l’appel des enseignantEs du secondaire (SNES, FO, CGT, Sud Éducation), auxquels se sont joints les étudiantEs. D’ores et déjà, il s’agit de construire une mobilisation dans la durée. Philippe Poutou soulignait en avril 2017 la nécessité que les jeunes et les salariéEs « prennent leurs affaires en main » : c’est bien ce qu’il faut faire face à un gouvernement qui veut attaquer les acquis du mouvement étudiant. Prendre ses affaires en main signifie aujourd’hui non seulement descendre dans la rue, mais aussi construire une grève capable de faire reculer Emmanuel Macron et Frédérique Vidal. Là où ils utilisent ordonnances et procédures accélérées pour faire passer leurs lois scélérates, les assemblées générales et les comités de mobilisation doivent devenir les instances d’une autre démocratie, qui corresponde aux intérêts des enseignantEs et des étudiants et non aux intérêts du CAC40.

Construire la grève et l’amplifier : voilà l’objectif que doivent se fixer les étudiantEs, en prenant appui sur toutes les initiatives qui permettront de durcir le rapport de forces avec l’exécutif. Dans ce sens, l’appel venu de l’université de Toulouse à une grande journée de mobilisation le 14 février, date de la présentation de la réforme du bac par Blanquer, doit être l’occasion de faire frémir celles et ceux qui veulent détruire l’université.

George W.


http://www.anti-k.org/2018/02/08/select ... %e2%80%89/
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Re: Mouvements sociaux, divers luttes

Messagede bipbip » 11 Fév 2018, 16:10

Sélection à l’université : vers un mouvement d’ampleur dans la jeunesse ?

Est-ce la jeunesse qui ébranlera Jupiter ? C’est la question que l’on peut se poser après la première journée de mobilisation nationale contre le « plan étudiants » jeudi 1er février dernier. En effet, dans de nombreuses facs et lycées, les jeunes ont entamé une grève contre la dernière réforme antisociale du gouvernement Philippe, qui veut instaurer la sélection à l’entrée de l’université.

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement français tente d’imposer la sélection à l’entrée de l’université. Deux tentatives ont marqué l’histoire : celle d’Alain Peyrefitte, qui propose en avril 1968 la sélection à l’université sur la base des mentions obtenues au bac ; mai 1968 balaiera la proposition. L’autre tentative, en 1986, est celle d’Alain Devaquet, mort il y a quelques jours, qui voulait laisser aux universités le choix de leurs critères de sélection : des centaines de milliers d’étudiantEs manifestent et obtiennent le retrait de la loi.

Ce n’est qu’un début

Emmanuel Macron est peut-être en train de rentrer dans cette histoire. C’est en tout cas ce que souhaitent les milliers de lycéenEs et étudiantEs qui ont manifesté jeudi 1er février dernier dans toute la France contre le « plan étudiants ». Encore une fois, le gouvernement souhaite faire passer la sélection à l’entrée de l’université, via l’instauration de prérequis, mais souhaite aussi réformer en profondeur l’enseignement supérieur. En effet, derrière ces « prérequis », il s’agit de donner aux directions des universités le droit de choisir leurs critères de sélection, et donc de créer des « pôles d’excellence » très sélectifs aux coûts d’inscription élevés, tout en reléguant le reste des étudiantEs dans des facs poubelles.

Mais beaucoup ne l’entendent pas de cette oreille : à Toulouse, plus d’un millier d’étudiantEs et de personnels du Mirail se sont réunis en assemblée générale (AG) après un blocage qui a arrêté le fonctionnement de la fac. À Tolbiac, ce sont 600 étudiantEs qui ont commencé une grève aux côtés de leurs enseignantEs ; 400 à Rennes 2 ; 250 à Nantes ; 150 à Lille 2, Paris 8, Montpellier… Du côté des lycées, le nombre de blocus est tout aussi important : à Marseille, Rouen, en banlieue parisienne et dans la capitale, de très nombreux lycéenEs ne sont pas allés en cours, pour manifester aux côtés de leurs enseignantEs contre la nouvelle plateforme Parcoursup’ (qui remplace APB). C’e sont 20 000 à 25 000 étudiantEs et lycéenEs qui ont défilé dans toute la France, avec la particularité de retrouver, dans les cortèges, une détermination qui a envoyé un message simple au gouvernement : « ce n’est qu’un début ».

Construire et amplifier la grève

Dans le paysage national, une université détonne dans le paysage : l’université de Toulouse 2 le Mirail. En effet, alors que les étudiantEs et personnels avaient déjà entamé une grève importante en décembre contre la fusion de leur fac avec Paul-Sabatier, le plan étudiants a décuplé la colère des étudiantEs. « Même pendant la loi travail, les étudiants ne s’étaient pas autant mobilisés, d’autant plus qu’ils sont soutenus par 250 personnels administratifs qui sont en grève » explique Marina, militante au NPA-Jeunes. C’est d’ailleurs un comité de mobilisation puissant qui organise toute la grève sur la fac, entre la nécessité de l’étendre à la majorité des étudiantEs, mais aussi organiser les manifestations, et les blocages qui tendent un rapport de forces déjà dur avec la présidence, malmenée depuis son non-respect du vote sur la fusion des universités.

Mardi 6 février a eu lieu une -deuxième mobilisation nationale, à l’appel des enseignantEs du secondaire (SNES, FO, CGT, Sud Éducation), auxquels se sont joints les étudiantEs. D’ores et déjà, il s’agit de construire une mobilisation dans la durée. Philippe Poutou soulignait en avril 2017 la nécessité que les jeunes et les salariéEs « prennent leurs affaires en main » : c’est bien ce qu’il faut faire face à un gouvernement qui veut attaquer les acquis du mouvement étudiant. Prendre ses affaires en main signifie aujourd’hui non seulement descendre dans la rue, mais aussi construire une grève capable de faire reculer Emmanuel Macron et Frédérique Vidal. Là où ils utilisent ordonnances et procédures accélérées pour faire passer leurs lois scélérates, les assemblées générales et les comités de mobilisation doivent devenir les instances d’une autre démocratie, qui corresponde aux intérêts des enseignantEs et des étudiants et non aux intérêts du CAC40.

Construire la grève et l’amplifier : voilà l’objectif que doivent se fixer les étudiantEs, en prenant appui sur toutes les initiatives qui permettront de durcir le rapport de forces avec l’exécutif. Dans ce sens, l’appel venu de l’université de Toulouse à une grande journée de mobilisation le 14 février, date de la présentation de la réforme du bac par Blanquer, doit être l’occasion de faire frémir celles et ceux qui veulent détruire l’université.

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Re: Mouvements sociaux, divers luttes

Messagede bipbip » 15 Fév 2018, 19:06

La Poste : Virus gréviste contre les sous-effectifs

La conflictualité est en hausse à la Poste, avec une succession de ­grèves localisées, très suivies, et souvent victorieuses. Mais qui ne se transforment pas encore en un mouvement d’ensemble capable de ­faire plier la direction.

Depuis plusieurs semaines, la Poste fourmille de conflits locaux : Carhaix (29), Guadeloupe, Piton-Saint-Leu (La Réunion), Saint-Herblain (44), Rennes, Tarascon (13)… Les facteurs et factrices font grève pour dire stop aux sous-effectifs et à l’augmentation de leur charge de travail.

La Poste, arguant de la baisse du trafic lettres, a supprimé, depuis des années, des dizaines de milliers de postes. Or, si cette baisse de trafic est réelle, celui des recommandés, lettres suivies et colis – notamment provenant d’Asie – a, lui, littéralement explosé. Si l’on rajoute les prospectus dans la charge de travail, et la suppression de tournées, la coupe est pleine. Les agentes te les agents ne peuvent plus rendre un service public de qualité dans le temps imparti. La Poste bouche les trous avec des précaires : intérimaires, CDD, contrats aidés sont légion.

64 jours de grève à Ris-Orangis

Du côté des bureaux de poste, la situation est catastrophique : la direction annonce des réductions d’horaires et des fermetures partout sur le territoire. À Ris-Orangis (91), les guichetiers et guichetières ont fait, fin 2017, 64 (!) jours de grève contre la suppression de 4 emplois et la réduction drastique des horaires. Ce début d’année est dans la continuité, avec son lot d’annonces de fermetures : en Bretagne (Saint-Brieuc dont 3 bureaux doivent fermer, Le Palais, Vannes), en Lorraine (Liverdun), dans le Loiret (Fleury-les-Aubrais), en Côte-d’Or (Pourrain), dans les Hauts-de-Seine (7 bureaux concernés). La population locale, heureusement, ne laisse pas faire. Appuyé.es par les élu.es, en lien avec les syn­dicats (le plus souvent SUD et CGT), les usagères et usagers pétitionnent, se rassemblent devant les bureaux menacés, donnent des réunions publiques.

Se battre, ça paie – nombre de conflits locaux se soldent par des victoires –, mais l’addition des conflits locaux ne suffit pas à faire reculer la Poste sur sa stratégie globale. Celle-ci s’est fixée des objectifs ambitieux en termes de chiffre d’affaires à l’horizon 2020. Or les résultats ne sont pas au rendez-vous et les « leviers de croissance » (diversification des services, achats de filiales) tant vantés par les dirigeants sont avant tout des prétextes pour restructurer. La « conquête » se faisant donc attendre, la Poste fait pression, encore et toujours, sur ses salarié.es. Sans se soucier le moins du monde de leur santé et de la qualité du service.

Face à cela, travailleuses et travailleurs, usagères et usagers ont tout intérêt à grouper leurs forces imposer dans le débat politique la question de l’avenir du service public postal et stopper cette spirale infernale de démolition dont le seul but est de gonfler la rentabilité !

Lise Backer (AL Saint-Denis)


https://www.alternativelibertaire.org/~ ... -effectifs
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