Mouvements sociaux, divers luttes

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Messagede Nico37 » 22 Déc 2008, 12:19

Halte à la casse de l'emploi dans le morbihan

MANIF A HENNEBONT CE SAMEDI 20 A 10H CONTRE LA DESTRUCTION DES EMPLOIS


A l'appel des syndicats CGT, CFE CGC, FO, CFTC, UNSA, SOLIDAIRE

HALTE A LA CASSE DE L'EMPLOI DANS LE MORBIHAN

Dans l'agroalimentaire : DANDY Pontivy, DOUX Locminé et Pleucadeuc

Dans la filière automobile : MPAP Ploërmel, AVON POLYMERE Vannes, MICHELIN Vannes

Dans l'intérim, dans la construction, dans le commerce, dans les services publics... et maintenant, la SBFM et ses sous-traitants,

DEMAIN, A QUI LE TOUR ?

La crise financière a bon dos, les actionnaires ont déjà fait le plein de leurs dividendes, l'argent débloqué par l'Etat ne doit pas servir aux spéculateurs mais aux salariés, à l'emploi privé et public.

Pas un licenciement à la SBFM.

Exigeons la reprise de la SBFM par RENAULT.

L'intersyndicale s'opposera et combattra tout licenciement à la SBFM comme dans toute entreprise sur le Morbihan.

Elle appelle tous les salariés et la population à manifester :

SAMEDI 20 DECEMBRE 2008

RASSEMBLEMENT A 10 H 00

PLACE DE LA MAIRIE D'HENNEBONT

ENSEMBLE, NE LAISSONS PAS
SACRIFIER NOS EMPLOIS


Source : http://collectif-syndical-classe.over-b ... 59384.html
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Messagede bipbip » 15 Jan 2018, 22:11

Résister à la domination dans le nettoyage

Le secteur du nettoyage constitue depuis son apparition au milieu du XIXe siècle, et son fort développement à partir des années 701, un secteur où les formes de résistances ouvrières n’ont suscité que peu d’intérêt de la part des chercheurs, mais aussi du mouvement syndical. Les premiers se sont le plus souvent contentés d’enfermer les nettoyeurs et les nettoyeuses dans une position d’exploités, sans chercher à interroger les mécanismes de cette exploitation et les résistances qui s’y opposaient. Le second, encore aujourd’hui, peine à sortir d’une double impasse. Tantôt, il a organisé les nettoyeurs « par le haut », ce qui explique encore de nos jours le rattachement des nettoyeurs à la CGT Ports et Docks2 par exemple. Tantôt, il s’est trouvé confronté à des pratiques contestables allant du détournement de fonds à la collusion plus ou moins directe avec le patronat de certaines structures. Si les expériences de syndicalisme sincère et efficace existent fort heureusement (on en trouvera une analyse dans le récent ouvrage de C. Nizolli3), elles restent trop peu visibles, et souvent limitées à une partie du secteur (essentiellement sur des sites regroupant beaucoup de nettoyeurs et nettoyeuses au même endroit). C’est pourquoi, dans l’idée d’aider ces syndicalistes sincères à poursuivre leur action et à l’amplifier, je propose de nous intéresser à ce que sont concrètement les résistances au travail dans ce secteur.

... http://www.lesutopiques.org/resister-a- ... nettoyage/
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Re: Mouvements sociaux, divers luttes

Messagede bipbip » 15 Jan 2018, 23:05

83 jours à Holiday Inn, 140 à Mac Do. Comment une grève peut-elle tenir aussi longtemps ?

Déjà 83 jours de grève pour une douzaine de salariés travaillant à Holiday Inn et 140 jours pour 5 équipiers du Mac Donald de Villefranche-de-Rouergue. Avant eux, en 2016, une douzaine de factrices et facteurs de Rivesaltes avaient enchaîné sept mois de grèves. Comment font-ils ? Comment tiennent-ils ?

... https://rapportsdeforce.fr/classes-en-l ... s-01101366
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Re: Mouvements sociaux, divers luttes

Messagede bipbip » 18 Jan 2018, 17:41

A un mois de la victoire

Grève à ONET : « Maintenant ils savent qu’ils ne vont pas nous faire ce qu’ils veulent. »

Entretien. Ils sont 84 à s’être mis en grève contre la société de sous-traitance Onet et la SNCF, du 2 novembre au 15 décembre derniers, pour leurs conditions de travail. Une lutte pour la dignité contre ce géant du nettoyage, qu’ils ont remportée au bout de 45 jours. Oumou, agent du nettoyage, travaille depuis 18 ans pour la SNCF et revient sur cette grève victorieuse dont elle et ses collègues tirent des enseignements précieux, pour elles et eux, et pour l’ensemble des travailleurEs.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Grev ... ls-veulent
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Re: Mouvements sociaux, divers luttes

Messagede bipbip » 09 Fév 2018, 01:27

Sélection à l’université : vers un mouvement d’ampleur dans la jeunesse ?

Est-ce la jeunesse qui ébranlera Jupiter ? C’est la question que l’on peut se poser après la première journée de mobilisation nationale contre le « plan étudiants » jeudi 1er février dernier. En effet, dans de nombreuses facs et lycées, les jeunes ont entamé une grève contre la dernière réforme antisociale du gouvernement Philippe, qui veut instaurer la sélection à l’entrée de l’université.

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement français tente d’imposer la sélection à l’entrée de l’université. Deux tentatives ont marqué l’histoire : celle d’Alain Peyrefitte, qui propose en avril 1968 la sélection à l’université sur la base des mentions obtenues au bac ; mai 1968 balaiera la proposition. L’autre tentative, en 1986, est celle d’Alain Devaquet, mort il y a quelques jours, qui voulait laisser aux universités le choix de leurs critères de sélection : des centaines de milliers d’étudiantEs manifestent et obtiennent le retrait de la loi.

Ce n’est qu’un début

Emmanuel Macron est peut-être en train de rentrer dans cette histoire. C’est en tout cas ce que souhaitent les milliers de lycéenEs et étudiantEs qui ont manifesté jeudi 1er février dernier dans toute la France contre le « plan étudiants ». Encore une fois, le gouvernement souhaite faire passer la sélection à l’entrée de l’université, via l’instauration de prérequis, mais souhaite aussi réformer en profondeur l’enseignement supérieur. En effet, derrière ces « prérequis », il s’agit de donner aux directions des universités le droit de choisir leurs critères de sélection, et donc de créer des « pôles d’excellence » très sélectifs aux coûts d’inscription élevés, tout en reléguant le reste des étudiantEs dans des facs poubelles.

Mais beaucoup ne l’entendent pas de cette oreille : à Toulouse, plus d’un millier d’étudiantEs et de personnels du Mirail se sont réunis en assemblée générale (AG) après un blocage qui a arrêté le fonctionnement de la fac. À Tolbiac, ce sont 600 étudiantEs qui ont commencé une grève aux côtés de leurs enseignantEs ; 400 à Rennes 2 ; 250 à Nantes ; 150 à Lille 2, Paris 8, Montpellier… Du côté des lycées, le nombre de blocus est tout aussi important : à Marseille, Rouen, en banlieue parisienne et dans la capitale, de très nombreux lycéenEs ne sont pas allés en cours, pour manifester aux côtés de leurs enseignantEs contre la nouvelle plateforme Parcoursup’ (qui remplace APB). C’e sont 20 000 à 25 000 étudiantEs et lycéenEs qui ont défilé dans toute la France, avec la particularité de retrouver, dans les cortèges, une détermination qui a envoyé un message simple au gouvernement : « ce n’est qu’un début ».

Construire et amplifier la grève

Dans le paysage national, une université détonne dans le paysage : l’université de Toulouse 2 le Mirail. En effet, alors que les étudiantEs et personnels avaient déjà entamé une grève importante en décembre contre la fusion de leur fac avec Paul-Sabatier, le plan étudiants a décuplé la colère des étudiantEs. « Même pendant la loi travail, les étudiants ne s’étaient pas autant mobilisés, d’autant plus qu’ils sont soutenus par 250 personnels administratifs qui sont en grève » explique Marina, militante au NPA-Jeunes. C’est d’ailleurs un comité de mobilisation puissant qui organise toute la grève sur la fac, entre la nécessité de l’étendre à la majorité des étudiantEs, mais aussi organiser les manifestations, et les blocages qui tendent un rapport de forces déjà dur avec la présidence, malmenée depuis son non-respect du vote sur la fusion des universités.

Mardi 6 février a eu lieu une -deuxième mobilisation nationale, à l’appel des enseignantEs du secondaire (SNES, FO, CGT, Sud Éducation), auxquels se sont joints les étudiantEs. D’ores et déjà, il s’agit de construire une mobilisation dans la durée. Philippe Poutou soulignait en avril 2017 la nécessité que les jeunes et les salariéEs « prennent leurs affaires en main » : c’est bien ce qu’il faut faire face à un gouvernement qui veut attaquer les acquis du mouvement étudiant. Prendre ses affaires en main signifie aujourd’hui non seulement descendre dans la rue, mais aussi construire une grève capable de faire reculer Emmanuel Macron et Frédérique Vidal. Là où ils utilisent ordonnances et procédures accélérées pour faire passer leurs lois scélérates, les assemblées générales et les comités de mobilisation doivent devenir les instances d’une autre démocratie, qui corresponde aux intérêts des enseignantEs et des étudiants et non aux intérêts du CAC40.

Construire la grève et l’amplifier : voilà l’objectif que doivent se fixer les étudiantEs, en prenant appui sur toutes les initiatives qui permettront de durcir le rapport de forces avec l’exécutif. Dans ce sens, l’appel venu de l’université de Toulouse à une grande journée de mobilisation le 14 février, date de la présentation de la réforme du bac par Blanquer, doit être l’occasion de faire frémir celles et ceux qui veulent détruire l’université.

George W.


http://www.anti-k.org/2018/02/08/select ... %e2%80%89/
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Re: Mouvements sociaux, divers luttes

Messagede bipbip » 11 Fév 2018, 17:10

Sélection à l’université : vers un mouvement d’ampleur dans la jeunesse ?

Est-ce la jeunesse qui ébranlera Jupiter ? C’est la question que l’on peut se poser après la première journée de mobilisation nationale contre le « plan étudiants » jeudi 1er février dernier. En effet, dans de nombreuses facs et lycées, les jeunes ont entamé une grève contre la dernière réforme antisociale du gouvernement Philippe, qui veut instaurer la sélection à l’entrée de l’université.

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement français tente d’imposer la sélection à l’entrée de l’université. Deux tentatives ont marqué l’histoire : celle d’Alain Peyrefitte, qui propose en avril 1968 la sélection à l’université sur la base des mentions obtenues au bac ; mai 1968 balaiera la proposition. L’autre tentative, en 1986, est celle d’Alain Devaquet, mort il y a quelques jours, qui voulait laisser aux universités le choix de leurs critères de sélection : des centaines de milliers d’étudiantEs manifestent et obtiennent le retrait de la loi.

Ce n’est qu’un début

Emmanuel Macron est peut-être en train de rentrer dans cette histoire. C’est en tout cas ce que souhaitent les milliers de lycéenEs et étudiantEs qui ont manifesté jeudi 1er février dernier dans toute la France contre le « plan étudiants ». Encore une fois, le gouvernement souhaite faire passer la sélection à l’entrée de l’université, via l’instauration de prérequis, mais souhaite aussi réformer en profondeur l’enseignement supérieur. En effet, derrière ces « prérequis », il s’agit de donner aux directions des universités le droit de choisir leurs critères de sélection, et donc de créer des « pôles d’excellence » très sélectifs aux coûts d’inscription élevés, tout en reléguant le reste des étudiantEs dans des facs poubelles.

Mais beaucoup ne l’entendent pas de cette oreille : à Toulouse, plus d’un millier d’étudiantEs et de personnels du Mirail se sont réunis en assemblée générale (AG) après un blocage qui a arrêté le fonctionnement de la fac. À Tolbiac, ce sont 600 étudiantEs qui ont commencé une grève aux côtés de leurs enseignantEs ; 400 à Rennes 2 ; 250 à Nantes ; 150 à Lille 2, Paris 8, Montpellier… Du côté des lycées, le nombre de blocus est tout aussi important : à Marseille, Rouen, en banlieue parisienne et dans la capitale, de très nombreux lycéenEs ne sont pas allés en cours, pour manifester aux côtés de leurs enseignantEs contre la nouvelle plateforme Parcoursup’ (qui remplace APB). C’e sont 20 000 à 25 000 étudiantEs et lycéenEs qui ont défilé dans toute la France, avec la particularité de retrouver, dans les cortèges, une détermination qui a envoyé un message simple au gouvernement : « ce n’est qu’un début ».

Construire et amplifier la grève

Dans le paysage national, une université détonne dans le paysage : l’université de Toulouse 2 le Mirail. En effet, alors que les étudiantEs et personnels avaient déjà entamé une grève importante en décembre contre la fusion de leur fac avec Paul-Sabatier, le plan étudiants a décuplé la colère des étudiantEs. « Même pendant la loi travail, les étudiants ne s’étaient pas autant mobilisés, d’autant plus qu’ils sont soutenus par 250 personnels administratifs qui sont en grève » explique Marina, militante au NPA-Jeunes. C’est d’ailleurs un comité de mobilisation puissant qui organise toute la grève sur la fac, entre la nécessité de l’étendre à la majorité des étudiantEs, mais aussi organiser les manifestations, et les blocages qui tendent un rapport de forces déjà dur avec la présidence, malmenée depuis son non-respect du vote sur la fusion des universités.

Mardi 6 février a eu lieu une -deuxième mobilisation nationale, à l’appel des enseignantEs du secondaire (SNES, FO, CGT, Sud Éducation), auxquels se sont joints les étudiantEs. D’ores et déjà, il s’agit de construire une mobilisation dans la durée. Philippe Poutou soulignait en avril 2017 la nécessité que les jeunes et les salariéEs « prennent leurs affaires en main » : c’est bien ce qu’il faut faire face à un gouvernement qui veut attaquer les acquis du mouvement étudiant. Prendre ses affaires en main signifie aujourd’hui non seulement descendre dans la rue, mais aussi construire une grève capable de faire reculer Emmanuel Macron et Frédérique Vidal. Là où ils utilisent ordonnances et procédures accélérées pour faire passer leurs lois scélérates, les assemblées générales et les comités de mobilisation doivent devenir les instances d’une autre démocratie, qui corresponde aux intérêts des enseignantEs et des étudiants et non aux intérêts du CAC40.

Construire la grève et l’amplifier : voilà l’objectif que doivent se fixer les étudiantEs, en prenant appui sur toutes les initiatives qui permettront de durcir le rapport de forces avec l’exécutif. Dans ce sens, l’appel venu de l’université de Toulouse à une grande journée de mobilisation le 14 février, date de la présentation de la réforme du bac par Blanquer, doit être l’occasion de faire frémir celles et ceux qui veulent détruire l’université.

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Re: Mouvements sociaux, divers luttes

Messagede bipbip » 15 Fév 2018, 20:06

La Poste : Virus gréviste contre les sous-effectifs

La conflictualité est en hausse à la Poste, avec une succession de ­grèves localisées, très suivies, et souvent victorieuses. Mais qui ne se transforment pas encore en un mouvement d’ensemble capable de ­faire plier la direction.

Depuis plusieurs semaines, la Poste fourmille de conflits locaux : Carhaix (29), Guadeloupe, Piton-Saint-Leu (La Réunion), Saint-Herblain (44), Rennes, Tarascon (13)… Les facteurs et factrices font grève pour dire stop aux sous-effectifs et à l’augmentation de leur charge de travail.

La Poste, arguant de la baisse du trafic lettres, a supprimé, depuis des années, des dizaines de milliers de postes. Or, si cette baisse de trafic est réelle, celui des recommandés, lettres suivies et colis – notamment provenant d’Asie – a, lui, littéralement explosé. Si l’on rajoute les prospectus dans la charge de travail, et la suppression de tournées, la coupe est pleine. Les agentes te les agents ne peuvent plus rendre un service public de qualité dans le temps imparti. La Poste bouche les trous avec des précaires : intérimaires, CDD, contrats aidés sont légion.

64 jours de grève à Ris-Orangis

Du côté des bureaux de poste, la situation est catastrophique : la direction annonce des réductions d’horaires et des fermetures partout sur le territoire. À Ris-Orangis (91), les guichetiers et guichetières ont fait, fin 2017, 64 (!) jours de grève contre la suppression de 4 emplois et la réduction drastique des horaires. Ce début d’année est dans la continuité, avec son lot d’annonces de fermetures : en Bretagne (Saint-Brieuc dont 3 bureaux doivent fermer, Le Palais, Vannes), en Lorraine (Liverdun), dans le Loiret (Fleury-les-Aubrais), en Côte-d’Or (Pourrain), dans les Hauts-de-Seine (7 bureaux concernés). La population locale, heureusement, ne laisse pas faire. Appuyé.es par les élu.es, en lien avec les syn­dicats (le plus souvent SUD et CGT), les usagères et usagers pétitionnent, se rassemblent devant les bureaux menacés, donnent des réunions publiques.

Se battre, ça paie – nombre de conflits locaux se soldent par des victoires –, mais l’addition des conflits locaux ne suffit pas à faire reculer la Poste sur sa stratégie globale. Celle-ci s’est fixée des objectifs ambitieux en termes de chiffre d’affaires à l’horizon 2020. Or les résultats ne sont pas au rendez-vous et les « leviers de croissance » (diversification des services, achats de filiales) tant vantés par les dirigeants sont avant tout des prétextes pour restructurer. La « conquête » se faisant donc attendre, la Poste fait pression, encore et toujours, sur ses salarié.es. Sans se soucier le moins du monde de leur santé et de la qualité du service.

Face à cela, travailleuses et travailleurs, usagères et usagers ont tout intérêt à grouper leurs forces imposer dans le débat politique la question de l’avenir du service public postal et stopper cette spirale infernale de démolition dont le seul but est de gonfler la rentabilité !

Lise Backer (AL Saint-Denis)


https://www.alternativelibertaire.org/~ ... -effectifs
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Re: Mouvements sociaux, divers luttes

Messagede bipbip » 21 Fév 2018, 22:35

Air France, Vinci, PSA : face à la croissance, les salariés exigent des augmentations

Après s'être serré la ceinture, les salariés des grands groupes, redevenus florissants, exigent des augmentations.

Les salariés veulent leur part du gâteau. Depuis le début de l'année, à l'exemple du syndicat IG Metall en Allemagne, qui réclame une hausse de 6 %, les revendications salariales se multiplient. Ainsi, chez Air France, tous les employés sont appelés à cesser le travail jeudi pour exiger des augmentations générales de 6 %. Au sein des sociétés d'autoroutes du groupe Vinci (ASF, Escota, Cofiroute), les agents seront en grève du 23 au 25 février pour obtenir une hausse générale de 1,2 % et une augmentation forfaitaire de 50 euros brut mensuels. Même exigence chez les routiers, ou encore chez Orange, où les syndicats veulent au moins 2,1 % de hausse générale.

... http://www.leparisien.fr/economie/air-f ... 570833.php
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Re: Mouvements sociaux, divers luttes

Messagede bipbip » 28 Fév 2018, 00:02

2016-2017 : La vague de résistance des travailleur-euse-s des plateformes de livraisons européennes

Une vague de conflits entre les travailleurs et les plateformes s’est-elle propagée à travers l’Europe ?

Une recherche militante sur les plateformes de livraisons est importante pour deux raisons. D’une part, la partie de la classe capitaliste qui possède ces plateformes a été la première à adopter le management par algorithme qui a, à travers l’automatisation de la supervision, transformé l’organisation du processus de travail dans la livraison de nourriture traditionnelle. D’autre part, les travailleurs de ces plateformes ont résisté aux conséquences de cette réorganisation du travail, ce qui a conduit à une série d’accrochages entre travailleurs et patrons qui s’est généralisée.

Malgré cette synthèse d’éléments importants à la fois techniquement et politiquement, la plupart des militants ont une compréhension limitée des dynamiques à jour dans la résistance des travailleurs des plateformes. Celle-ci est vue soit comme un exemple fourre-tout de résistance ouvrière à l’heure des bouleversements technologiques, soit comme un phénomène confus et marginal . Ces deux interprétations ont été remises en cause par l’émergence d’enquêtes menées par les travailleurs des plateformes eux-mêmes, enquêtes qui ont donné un aperçu intéressant sur la nature de cette réorganisation du travail et sur les contestations qu’elle a fait naître. Ces recherches esquissent la composition de classe des plateformes. C’est l’occasion d’aller plus loin.

La résistance des travailleurs des plateformes s’étend aujourd’hui au delà des frontières. En août, j’avais déjà affirmé que l’on était en train d’assister à une vague transnationale d’action et d’organisation. Dans les mois qui ont suivit, les grèves et les manifestations se sont étendues aux Pays-Bas et à la Belgique. Mais jusqu’ici cette vague de contestation a été difficile à analyser. Le manque d’éléments concrets sur la quantité, la localisation et l’intensité des grèves et manifestations s’est avéré être un obstacle de taille et cet article tente de résoudre ce problème. Pour cela, il présente les résultats d’un petit projet de recherches dont le but était de rassembler les informations manquantes.

... https://albruxelles.wordpress.com/2018/ ... ropeennes/
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Re: Mouvements sociaux, divers luttes

Messagede bipbip » 04 Mar 2018, 19:30

POUVOIR D’ACHAT : L’ÉCHEC DU GOUVERNEMENT OUVRE LE FRONT DES SALAIRES

Grève pour les salaires à Air France, Lafarge, Vinci, Rémy Martin, Legrand, Valéo... tensions chez Renault et PSA...

POUVOIR D’ACHAT : L’ÉCHEC DU GOUVERNEMENT OUVRE LE FRONT DES SALAIRES

Le message du gouvernement sur le pouvoir d’achat était tonitruant : quelques arguments résumés dans le « livret du pouvoir d’achat » jaune canari ne pouvaient passer inaperçus.

Distribué au moment de la présentation du projet de loi de finances fin septembre, ce « livret du pouvoir d’achat » promettait rien de moins qu’un « treizième mois » en sus pour certains salariés… à la fin du quinquennat. Ces mesures s’appuyaient sur les baisses de cotisations salariales Santé et Chômage et sur la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages.

LA RÉALITÉ N'EST PAS JAUNE MACRON

La réalité ? En janvier 2019, la consommation des ménages a reculé de 1,9 % après une baisse de 1,2 % en décembre. Cette consommation de janvier 2018 est inférieure de 1,9 % à celle de janvier 2017. C’est donc là une vraie défaite en rase campagne pour le gouvernement : les ménages français invalident sa politique de pouvoir d’achat.

5 MILLIARDS DE CADEAUX FISCAUX AUX RICHES, LES MÉNAGES PÉNALISÉS

- Dès le 1er janvier, le gouvernement a transformé l’impôt sur la Fortune (ISF) en un impôt sur la fortune immobilière (IFI). Il a instauré le prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital, sorte de bouclier fiscal pour ces derniers fixé à 30 %. Coût de l’opération : près de 5 milliards d’euros.

Cette priorité rendait impossible de favoriser autant les ménages sur l’année 2018 si l’on voulait respecter les obligations budgétaires européennes. Les ménages ont donc été les variables d’ajustement de ces choix budgétaires donnant la priorité, d’abord au capital mobilier, puis aux grands équilibres.

En conséquence, l’exécutif a décidé de scinder en deux la bascule entre la baisse des cotisations salariales et la hausse de la CSG, en janvier et en octobre.

- les hausses des prix du carburant et du tabac étaient mises en place respectivement aux 1er janvier et 1er mars. De fait, la hausse fictive du salaire net de 0,5 % du fait de l’allègement des cotisations sociales a été plus que compensée par une série de hausses traditionnelles, comme celle du prix du gaz.

- Pour certaines catégories comme les retraités non exonérés de CSG (pour une pension de plus de 1 200 euros environ) et les fonctionnaires, il y a eu une baisse de la pension et du traitement, soit parce que, pour les premiers, il n’y a pas de compensation de la baisse de la CSG, soit parce que, pour les seconds, la hausse de la CSG n’a été que compensée alors que les cotisations retraites augmentaient.

UNE POLITIQUE CONTRE LE POUVOIR D’ACHAT

La stratégie du gouvernement est une bulle qui éclate sur ses propres contradictions. La politique de soutien au pouvoir d’achat n’était pas une priorité et a pourtant été présentée comme telle.

Les mesures d’économies sur la santé, le transport ferroviaire, les emplois aidés, l’assurance chômage, les dépenses des collectivités locales ainsi que les hausses des prix du tabac et de l’essence prouvent chaque jour aux ménages que ces gains de pouvoir d’achat ne sont pas “gratuits”.

Le fractionnement des mesures rend ces dernières très peu visibles. Il est possible qu’il y ait un effet positif, mais il sera faible et de courte durée : la baisse de la taxe d’habitation sera ressentie en octobre surtout et celle du salaire net s’évanouira en janvier avec la mise en place du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu.

LES CHIFFRES SONT CRUELS POUR LES MÉNAGES

- Les salariés verront leur salaire net progresser de 2,2 % en octobre 2018 par rapport à décembre 2017, mais sur l’année, ce net n’augmentera que de 0,95 % et l’on compare rarement sa situation à celle de dix mois plus tôt.

- Avoir un « treizième mois » de 2017 en 2022 n’a guère de sens pour un agent économique. Et s’il en fallait une preuve, c’est bien la politique même du gouvernement : pour convaincre les investisseurs d’investir, l’État a agi vite et tout de suite. Il n'a pas dilué les mesures, il n'a pas promis, il a agi parce qu’il y avait là une volonté d’agir qui n’existait pas sur le pouvoir d’achat des ménages. C’est la preuve de plus que le pouvoir d’achat n’était pas, dans les faits, la priorité gouvernementale. Et que les Français ne s’y sont pas trompés, contrairement aux attentes du gouvernement.

LA MODÉRATION SALARIALE AU CŒUR DES RÉFORMES « STRUCTURELLES » DU GOUVERNEMENT

La politique économique du gouvernement vise à redonner de la compétitivité à l’économie française par la modération salariale.

C’est la vraie finalité des « réformes structurelles » qui, dans les faits, renforce le pouvoir interne dans l’entreprise, fait davantage pression sur les salariés et contribue donc à réduire les exigences salariales.

La conviction libérale des élites gouvernementales, c’est que « le marché du travail français est trop rigide », c’est-à-dire qu’il empêche l’adéquation de l’évolution des salaires à celle du chômage et de la productivité. La politique de réforme tend à dégager du pouvoir d’achat par la baisse des prix et par celle des impôts, produit d’une politique de pression sur la dépense publique.

Cette politique, qui vise donc à réduire la croissance des salaires et, en conséquence, celle de la demande des ménages, échoue parce qu’elle pèse sur l’activité et cause une spirale déflationniste, comme dans les pays du sud de la zone euro.

Mais la stratégie libérale passe par une phase douloureuse pour les ménages

: priorité est donnée aux marges des entreprises et aux revenus du capital. Logiquement, le travail est alors pénalisé, la demande intérieure est comprimée. Dans l’esprit de ses promoteurs, cette politique « de l’offre » permettra ensuite une redistribution des fruits de la croissance future aux salariés. On voit dans le cas de l’Allemagne que ce théorème est sujet à caution. Mais, quoi qu’il en soit, le gouvernement mène bien une politique de ce type.

VOILÀ POURQUOI LES SALAIRES SONT DÉSORMAIS SOUS PRESSION

Les salaires français sont désormais sous pression. Les premiers effets s’en font sentir. Alors que l’inflation s’est (timidement) redressée, les salaires nominaux, eux, ne réagissent pas. Les chiffres de l’évolution des salaires au quatrième trimestre, publiés en février par la DARES, l’ont confirmé.

Sur les trois derniers mois de 2017, les salaires ont progressé de 1,3 % sur un an, soit de 0,2 % en termes réels. Avec une quasi-stagnation salariale, il est logique que les ménages s’inquiètent de leur situation financière. D’autant que, comme on l’a vu, les compensations prévues par le gouvernement ne parviennent pas à convaincre. Pour 2018, malgré la reprise, la hausse réelle des salaires restera réduite. Une étude récente d’experts patronaux prévoit une hausse nominale de 2 %, ce qui devrait réduire la hausse réelle à 0,5 - 0,6 %, en moyenne. Mais, selon certains syndicalistes cités par Le Monde, les employeurs utilisent la politique de « pouvoir d’achat » du gouvernement comme prétexte à une plus forte modération salariale.

Les ménages ont donc logiquement le sentiment qu’ils devront assumer toute hausse des prix sans vrai filet. Quant à l’emploi, s’il s’améliore en volume, il rassure moins les ménages. Les réformes ont affaibli la sécurité du CDI et les salaires d’embauche sont forcément sous pression.

LA BAISSE DU CHÔMAGE NE CONDUIT PAS À UN RENFORCEMENT DE LA DEMANDE DES MÉNAGES.

Malgré les créations d’emplois, la confiance des consommateurs a tendance à se dégrader et les dépenses à être plus modérées. Ainsi la croissance accélère, sous l’impulsion de l’investissement et d’un moindre déficit de commerce extérieur, avec des ménages qui ont le sentiment d’être les oubliés de cette croissance.

L’espoir de Macron est que, dans les prochains mois et les prochaines années, cette politique mènera à une telle baisse du chômage qu’il y aura, une fois la compétitivité revenue, une pression à la hausse sur les salaires. Dès lors, les baisses de cotisations et d’impôts seront appréciées à leur juste valeur.

LA DÉRÉGULATION DU MARCHÉ DU TRAVAIL VA PESER SUR LES SALAIRES

Sauf que l’ampleur du chômage, du sous-emploi est telle que la dérégulation du marché du travail va encore longtemps peser sur les salaires. Et la question de l’inflation va demeurer. Si elle reste faible, comme aujourd’hui, elle met la pression sur les salaires réels, qui doivent être contenus pour préserver les marges des entreprises. Mais si elle accélère, la question du pouvoir d’achat deviendra brûlante, alors que, pour gagner de la compétitivité relative au sein de la zone euro, la France devra mener la modération salariale. Sans compter qu’un accident de croissance, aggravant encore la situation du pouvoir d’achat, n’est jamais à exclure.

Même la tactique visant à jeter en pâture à l’opinion le statut des cheminots risque de ne pas suffir à éteindre l’incendie désormais allumée sur le pouvoir d’achat.


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