Pour une coordination nationale des assemblées de lutte, AGs

Pour une coordination nationale des assemblées de lutte, AGs

Messagede Pïérô » 22 Mai 2016, 04:02

Appel pour une coordination nationale des assemblées de lutte

Ça a le mérite d'apparaitre dans un contexte où les directions syndicales ne veulent pas vraiment aller au combat, et avant que d'appels en temps forts en saute moutons les vacances ne viennent calmer toutes les ardeurs, mêmes les vraies. En 2010 cela s'appuyait sur des AG interpros un peu plus existantes et rayonnantes qu'aujourd'hui de mon point de vue, et on a ramé... viewtopic.php?f=95&t=4388, mais pourquoi ne pas tenter et voir ce qui bouge, et peut faire bouger ?

Appel pour une coordination nationale des assemblées de lutte

Depuis plus de deux mois le mouvement contre la « Loi travail » se construit et se développe en France.

Du fait de la faible énergie qu’ont mis les centrales syndicales opposées au projet dans la mobilisation et le rapport de force (jusqu’à maintenant – c’est peut-être en train de changer), la dynamique du mouvement repose essentiellement sur l’initiative de regroupements de personnes aux appartenances socio-professionnelles diverses (travailleuses, chômeuses, retraitées, étudiantes, lycéennes, syndiquées ou non...), s’organisant de manière autonome. Des actions ont lieu dans de nombreuses villes à l’initiative d’« assemblées de lutte », d’ « AG interpro », de « comités d’action », de « Nuits debout », etc. Mais ces assemblées ont peu de lien les unes avec les autres et se retrouvent à suivre le calendrier de l’inter-syndicale, souvent confus, dilué dans le temps, voire annoncé au dernier moment. Ces assemblées, se retrouvent donc, malgré elles, dépendantes de ce calendrier.

D’un autre côté, les médias organisent tour à tour la mise en avant de la mobilisation contre la « Loi travail », le black-out, le dénigrement de la lutte, la mise en spectacle de la confrontation... Les médias et l’État passent sous silence les rapports de force qui se construisent à travers les actions et manifestations.

Nous pensons que nous avons besoin de réfléchir et construire les outils communs de cette autonomie des assemblées et d’entretenir leurs dynamiques de lutte.

Nous pensons aussi qu’une coordination des assemblées de lutte pourrait renforcer le rapport de force nécessaire au retrait pur et simple de la Loi travail.

Une coordination à l’échelle nationale permettrait : de diffuser l’information sur les actions passées et les mobilisations à venir (par un site ou un bulletin national) ; d’échanger des réflexions, autant sur les enjeux de la lutte que d’ordre plus tactique ; de décider et d’annoncer des journées d’action coordonnées ; de construire une solidarité et/ou une défense collective face à la répression, notamment pour les personnes inculpées et/ou incarcérées...

Ceci est une simple proposition. Nous n’avons aucune forme prédéfinie, ni d’ordre du jour à proposer pour l’organisation de cette coordination. Nous nous contentons de dresser un constat sommaire et de proposer quelques pistes de perspectives, à partir d’où l’on en est localement dans la lutte. Cet appel est rédigé d’Alès (30 – Gard) par l’assemblée de lutte qui s’y tient depuis début mars. Nous ne pensons pas qu’Alès soit le point idéal pour que cette rencontre puisse avoir lieu (difficultés pour l’accès et pour nous d’accueillir beaucoup de monde). Cette proposition ne peut avoir de sens que si suffisamment d’assemblées se la réapproprient.

Nous communiquons donc cette proposition le plus largement possible à travers la lutte en cours et proposons une liste de discussion pour échanger et s’organiser.

agluttesales@riseup.net

Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: Pour une coordination nationale des assemblées de lutte

Messagede bipbip » 02 Juin 2016, 15:27

Appel à une coordination Ile-de-France inter-luttes.

Cela fait plusieurs semaines que nous, travailleur.se.s mobilisé.e.s, chômeur.se.s, précaires, intermittent.e.s, étudiant.e.s, lycéen.ne.s, menons des actions, des grèves, des manifestations contre la précarité, contre la loi Travail « et son monde ».

Les journées de grève de 24h appelées par l'intersyndicale sont loin d'être suffisantes. Nous prenons acte de l'absence d'initiatives intersyndicales fortes pour les jours à venir et appelons à une coordination régionale inter-luttes.

Ceci est un appel à une coordination Ile-de-France inter-luttes.

Prenons nous-mêmes en main l'organisation de la lutte. Coordonnons-nous entre secteurs mobilisés, « AG interpros », « comités d'action », collectifs de précaires, comités de mobilisation dans les facs et les écoles ou nuitdeboutistes, pour établir des actions à mener dans les semaines à venir et décider nous mêmes du calendrier de la mobilisation et de notre convergence.

RDV ce jeudi 02 juin à 18h30

Pour une assemblée de lutte

A la bourse du travail (confirmé!)
3 Rue du Château d'eau, métro République

Une coordination IDF inter-luttes

http://paris.demosphere.eu/rv/48214
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Appel pour une coordination nationale de lutte 11-12 juin

Messagede leo » 05 Juin 2016, 10:02

Appel pour une coordination nationale de lutte les 11 et 12 juin à Paris

Publié le 4 juin 2016

Appel national

Dans la perspective de la journée de mobilisation nationale du mardi 14 juin et en réponse à l’appel d’Alès pour une coordination nationale des assemblées de lutte[ http://paris-luttes.info/appel-pour-une-coordination-5825 ], nous appelons à se retrouver le samedi 11 à partir de 10h à la fac de Nanterre pour une journée d’assemblée consacrée à un retour sur les différentes expériences locales de luttes et de mise en perspectives du mouvement contre la loi Travail et son monde.


Voilà maintenant trois mois que le mouvement contre la loi Travail a commencé. Depuis trois mois, nous sommes des milliers à tenter d’alimenter le foyer de la révolte contre la nuit sécuritaire et réactionnaire à l’ombre de laquelle nous vivions depuis trop d’années. Ce mouvement, inespéré il y a encore quelques semaines, a revêtu des formes très différentes au fil du temps et selon les endroits. Formes qui se sont parfois ignorées, parfois imbriquées, mais qui ont le mérite d’avoir permis à la lutte de se prolonger au-delà de l’essoufflement de chacune de ses composantes.

De la vague lycéenne et étudiante du mois de mars, à l’émergence de Nuit Debout en avril, jusqu’à l’entrée en grève de secteurs clés de l’économie ces derniers jours, quelque chose tient, une détermination qui ne se dément pas.

La loi Travail tient à la fois pour peu de choses et pour beaucoup dans cette détermination. Pour peu de choses, car cette nouvelle attaque faite aux conditions d’exploitation n’est pour nombre d’entre nous qu’une actualisation par la loi de pratiques patronales déjà en vigueur. Pour beaucoup, car ce n’est pas par hasard si la confrontation prend de l’ampleur sur le terrain du travail, où nous avons reconnu la misère de notre condition, que l’on soit chômeur-se, précaire ou salarié-e, que l’on cherche du boulot ou que l’on cherche à ne pas en trouver… D’emblée, pour une frange significative du mouvement, la lutte a pris pour cible – visiblement – le monde qui produit la loi Travail, c’est-à-dire un monde où domine le capital, sa capacité à coloniser tous les aspects de nos vies, le devenir-marchandise qu’il promet à chacun-e d’entre nous, sa logique de mort, son État et sa police.

Cette sensibilité s’exprime, en de nombreuses villes, sur les lieux de blocage, les piquets de grève et dans des cortèges de manifestation offensifs toujours plus fournis, matérialisant un refus de se laisser enfermer dans les formes habituelles de la représentation syndicale ou sectorielle. Ces cortèges – démentis en actes de la logique de séparation poursuivie par les politiciens, bureaucrates et autres journalistes – s’accompagnent d’affrontements avec les flics, de pratiques d’actions directes et d’autodéfense médicale et juridique. La forme des manifestations et des actions est une donnée significative du mouvement. Mais elle en exprime également les limites.

Limites en ceci que nous nous sommes heurté-e-s à des difficultés pour faire émerger des espaces d’auto-organisation de la lutte. Ces difficultés tiennent en partie à une répression policière et judiciaire globale, à des stratégies syndicales confuses, et, du coup, à une situation de dépendance vis-à-vis d’un calendrier imposé par les directions des centrales. Elles laissent en tous les cas ouvert le besoin de se saisir du contenu de la lutte, de comprendre ce qui se joue dans cette période de retour de la conflictualité sociale, pour pouvoir agir en conséquence. La nécessité se fait donc sentir d’une rencontre des assemblées, des comités, des groupes, des individus qui ont tenté de prendre en main, depuis le début du mouvement, la question de son autonomie et de son dépassement.

Nous nous associons à l’appel d’Alès qui propose que cette rencontre soit l’occasion de diffuser l’information sur les actions passées et les mobilisations à venir, d’échanger des réflexions, autant sur les enjeux de la lutte que d’ordre plus tactique, de construire une solidarité et/ou une défense collective face à la répression.

Nous appelons tous celles et ceux – assemblées, comités d’actions, collectifs, individus – qui se reconnaîtront dans cette proposition à participer à des journées de coordination les samedi 11 et dimanche 12 juin à Paris. Nous proposons que ces rencontres, précédant l’appel à une manifestation nationale le 14 juin, puissent être l’occasion de nous approprier cette date, et de la déborder pour en faire un moment de débat et d’initiatives visant à renforcer la conflictualité sociale en cours (sans se substituer aux initiatives décentralisées qui auraient lieu par ailleurs).

Nous proposons de nous retrouver le samedi 11 à partir de 10h à la fac de Nanterre pour une journée d’assemblée consacrée à un retour sur les différentes expériences locales de lutte et à une tentative de remettre le mouvement en perspectives (et éventuellement lui en tracer de nouvelles…). La journée du 12 pourrait être dédiée à des discussions et des ateliers thématiques sur toutes les problématiques particulières qui ont émergé au cours dudit mouvement.

Le programme est en cours d’élaboration et devrait comprendre des moments plus informels (cantines, concert…).
Il est bien évidemment soumis à toutes les propositions, étant entendu que la forme des ces rencontres n’appartient pas à celles et ceux qui prendront en charge ses aspects matériels. Le mail doit permettre de recueillir toutes ces propositions, ainsi que toute question concrète relative à la logistique.

En espérant que notre appel résonne et que notre mélange détonne.

Divers gens dont le lien s’est construit dans le cortège de tête des manifs parisiennes

Contact : cortege-de-tete [at] riseup.net

- - - - - - - - - -

source : http://paris-luttes.info/appel-pour-une-coordination-6006
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Re: Pour une coordination nationale des assemblées de lutte

Messagede bipbip » 10 Juin 2016, 00:50

Pré-programme

Samedi 11 : Assemblées plénières

• 10h : Retour sur les différentes expériences de luttes locales.
• 13h : un repas sera prévu !
• 15h : Perspectives du mouvement et manifestation nationale du 14 juin. Quelles suites ? Quelles envies ?
• 20h : un autre repas sera prévu !
• Le soir : Jeu surprise ! Ramène une lampe de poche...


Dimanche 12 : Ateliers et discussions

• Discussions en plus petits groupes : ce sont des pistes de discussions que l’on précisera ensemble sur le moment. ◦ Auto-média : Discussion sur les médias libres pendant les mouvements. Quels usages ? Quelles limites ? Place de l’image ? Etc.
◦ L’anti-patriarcat dans la lutte.
◦ Cortège de tête - matin (retour d’expériences et envies en prévision du 14 juin).
◦ Défense juridique collective (à confirmer)
◦ etc. : toutes propositions de débats sont les bienvenues !

• 13h : pas de repas prévu ! Amenez de quoi grignoter tou-te-s ensemble !
• Ateliers à confirmer et affiner ensemble ◦ Formation streets-medics.
◦ Cortège de tête - après midi (ateliers pratiques).
◦ etc. : toutes propositions d’ateliers sont également les bienvenues !

• 19h : Retour collectif sur les deux journées
• 20h : un repas final sera prévu !

Logistique

Si vous avez besoin de couchage (pensez à apporter votre duvet), faîtes-le-nous savoir à cette adresse : cortege-de-tete [at] riseup.net, avec le nombre de personnes concernées.

On prévoit de vous concocter 3 repas (samedi midi/soir, et dimanche soir), du coup dîtes-nous si vous voulez en profiter pour qu’on sache à peu près pour combien de personne on doit cuisiner !

Venez avec vos envies et propositions, le programme est ouvert !
Pour toute question ou envies : cortege-de-tete [at] riseup.net

http://paris-luttes.info/appel-pour-une ... ation-6006
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Re: Pour une coordination nationale des assemblées de lutte

Messagede bipbip » 14 Juin 2016, 01:07

Appel de la coordination contre la loi Travail et son monde

Une coordination nationale des assemblées de luttes s’est réuni les 11 et 12 juin à Nanterre.
Un communiqué commun dresse un premier bilan de la mobilisation et appel à poursuivre la lutte à travers notamment plusieurs journées de manifestations et d’actions dans jours et semaines à venir.


Voilà maintenant trois mois que le mouvement contre la loi « travaille ! » a commencé. La contestation sociale s’inscrit dans la durée et avec force. De la vague lycéenne et étudiante du mois de mars, à l’émergence de Nuit debout en avril, jusqu’à l’entrée en grève de secteurs clés de l’économie ces dernières semaines, quelque chose tient : la volonté et la détermination de ne plus subir. La loi « travaille ! » tient pour peu de choses, et pour beaucoup, dans cette détermination. Pour peu de choses : car cette nouvelle attaque faite à nos conditions d’exploitation ne sera pour nombre d’entre nous qu’une légalisation de pratiques patronales déjà en vigueur. Pour beaucoup de choses : car ce n’est pas un hasard si la contestation prend de l’ampleur sur le terrain du travail où nous avons reconnu la misère de notre condition, que l’on soit chômeurs-euses, salariéEs, retraitéEs, étudiantEs etc. Que l’on cherche du boulot ou que l’on cherche à ne pas en trouver…

Cette détermination s’incarne dans des cortèges de tête offensifs et autonomes, des piquets de grève, des blocages et occupations, ainsi que dans des assemblées de luttes qui construisent des outils de la lutte à la base.

Le week-end des 11/12 juin, une coordination a réuni à Nanterre des membres de ces multiples assemblées de lutte, des individus, des groupes en lutte contre la loi travail et son monde, venus des 4 coins de France. Nous avons pu échanger et partager nos expériences autour d’une volonté commune :

Pour renforcer les dynamiques d’auto-organisation et de solidarité de classe qui ont émergé dans le cadre du mouvement, dans une perspective d’autodéfense contre l’exploitation ;
Pour gagner le retrait de la loi travail quelles que soient les stratégies et décisions des bureaucraties syndicales, et donc porter un coup à l’offensive du capital sur nos conditions d’existence ;
Pour élaborer des outils de coordination autonomes pour maintenir un rapport de force contre l’État, les flics et les patrons ;
Pour que les différentes composantes du prolétariat s’organisent collectivement contre la répression policière et judiciaire.

Ce que nous vivons dans les luttes, nous voulons le partager, le maintenir, le renforcer. Car là où le travail nous dépossède de nos vies, la lutte nous permet de nous ressaisir de nos existences.

Dans l’immédiat nous appelons à des mobilisations nationales les samedis 25 juin et 5 juillet, à toutes formes d’actions, pour réaffirmer massivement l’exigence minimale du « retrait pur et simple de la loi travail ».

Coordination nationale des assemblées de lutte
Le 12 juin, à Nanterre



PROGRAMME DE LA MOBILISATION

16 JUIN
Actions dans le cadre de la négociation avec l’Unedic et mobilisation contre la précarité dans l’Éducation Nationale.

18-19 JUIN
Actions partout contre la répression.
Jonctions entre la répression dans les quartiers et celles dans les centres ville (manifestation vers la prison à Rennes, commémoration de la mort de Lamine Dieng…)

25 JUIN
Journée d’action des Assemblées de luttes
contre la loi et son monde.
« Coord’Sold » : actions de redistributions anti-conso, blocages économiques, toutes imaginations anti-capitalistes sont les bienvenues.

2 ET 3 JUILLET
Actions « péages gratuits » pour alimenter les caisses de grèves et contre la répression.

9 ET 10 JUILLET
Prochaine coordination nationale à Rennes
(à valider par l’AG de Rennes).


https://paris-luttes.info/appel-de-la-c ... re-la-6130
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Re: Pour une coordination nationale des assemblées de lutte

Messagede bipbip » 26 Juin 2016, 15:38

Texte d’appel de l’Assemblée Générale inter-professionnelle/inter-lutte d’Île-de-France issu de l’assemblée du Jeudi 23 juin qui s’est tenue à la Bourse du travail centrale en soirée.

Nous irons jusqu’au bout !

Nous, réuni.e.s à 500 en Assemblée générale interprofessionnelle et inter-lutte le jeudi 23 juin à la Bourse du Travail de Paris, dénonçons les conditions inacceptables du déroulement de la manifestation Bastille-Bastille ce jour. Le « compromis » lamentable entre le gouvernement et les directions de l’intersyndicale, consistant à autoriser le rassemblement sous forme d’une énorme nasse – véritable souricière – menace de faire jurisprudence : nous ne l’accepterons pas ! Les directions de l’intersyndicale ont ainsi sauvé le gouvernement d’une crise politique majeure créée par sa décision d’interdire la manifestation – décision inique et inédite depuis 1962.

Ce choix prolonge et aggrave la politique de terreur, de répression et de criminalisation du mouvement social, qui cherche depuis plus de trois mois à instiller la peur chez les manifestant.e.s, les mobilisé.e.s et les salarié.e.s. Tous les moyens sont bons pour dissuader et empêcher la contestation sociale : interdictions individuelles de manifester, arrestations arbitraires et préventives, violences policières systématiques en manifestation, intervention des forces de l’ordre pour casser les grèves…

Face au discours qui oppose les milliers de manifestant.e.s du cortège de tête et les cortèges syndicaux, nous réaffirmons notre aspiration à lutter ensemble et rappelons que c’est la diversité de nos sensibilités et de nos moyens d’action qui a poussé l’État dans ses retranchements, le faisant céder dans de nombreux secteurs.

L’idée selon laquelle un amendement de l’article 2 ou un remaniement de la « colonne vertébrale » du texte serait acceptable nous est étrangère. Nous resterons mobilisé.e.s jusqu’au retrait pur et simple de la loi travail afin d’infliger à ce gouvernement une défaite qui, nous l’espérons, l’enterrera.

Nous appelons toutes les composantes du mouvement, les salarié.e.s et leurs organisations à tenir ferme sur le mot d’ordre du retrait, à soutenir toutes les grèves en cours et à renforcer tous les instruments d’organisation démocratique (Assemblées Générales de lutte, comités de grève, coordinations, caisses de grève…) qui nous permettront de construire une grève générale et la suite de la mobilisation !

Face à la répression policière et judiciaire massive, nous affirmons notre solidarité avec toutes les victimes de la répression et demandons la libération immédiate de tou.te.s nos camarades ainsi que l’arrêt de toutes les poursuites à leur encontre.

Nous relayons par ailleurs l’appel de la Coordination Nationale de Nanterre à une journée d’action massive le samedi 25 juin, et appelons à descendre massivement dans la rue, notamment lorsque le projet repassera aux votes des Assemblées (s’il venait à être adopté).

Pour nous organiser tou.te.s ensemble, nous appelons :
- à nous réunir le lundi 27 juin à 19h à la bourse du travail pour une Assemblée Générale interprofessionnelle et inter-luttes ;
- et à nous rassembler le mardi 28 à 10h au même endroit pour organiser ensemble la journée de mobilisation.


Déterminé.e.s jusqu’au retrait de la loi travail et de son monde ! On vaut mieux qu’eux !

Des salarié.e.s, chômeu.se.rs, précaires, étudiant.e.s, syndiqué.e.s ou non, grévistes ou non, tou.te.s en lutte.

https://paris-luttes.info/appel-de-l-ag ... lutte-6280
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Re: Pour une coordination nationale des assemblées de lutte,

Messagede bipbip » 29 Juin 2016, 14:22

Paris
Salle pleine à craquer pour l’AG interpro à la bourse du travail ce mardi soir

Il y avait plus de 500 personnes ce soir à l’assemblée générale interlutte et interprofessionelle à la Bourse du travail. Des syndicalistes, des militants de l’extrême gauche et de l’autonomie, et toutes celles et ceux qui refusent que la conduite du mouvement soient dans les mains d’autres que celles et ceux qui le mènent depuis plus de trois mois. L’AG venait après une manif particulèrement encadrée par la police, mais elle comptait aussi dans ses rangs près de 200 camarades qui n’avaient même pas pu s’y rendre pour avoir été nassés par les CRS...aux abords même de la Bourse du travail dès le début d’après midi !

... http://www.revolutionpermanente.fr/Sall ... mardi-soir
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Re: Pour une coordination nationale des assemblées de lutte,

Messagede Pïérô » 11 Sep 2016, 13:18

Retours sur les blocages : Renouer avec l’action directe

On bloque tout !
Article d’analyse sur la force des blocages et des structures interprofessionnelles dans la lutte contre la loi travail.
- l’exemple de l’AG interpro de Saint Denis-.


Récit de l’action de blocage des dépôts RATP le 2 juin, jour du démarrage de la grève chez les travailleur-euses de la RATP.

6h30, 70 personnes sortent du métro et courent vers une petite rue qui fait l’angle d’une grande avenue. La rue atteinte, le barrage commence : les bus sont arrêtés et empêchés de rejoindre l’avenue. Le blocage du dépôt de bus RATP des quartiers nord de Paris vient de démarrer, rencontre chaleureuse avec les grévistes du site qui viennent de se lancer dans la grève. On est le 2 juin et trois autres blocages de dépôt se tiennent en même temps : au Pré-Saint-Gervais, à Nanterre et à Paris. « Ils vont pas nous faire chier tous les jeudis » écrase le commissaire à ses collègues. La presse relaie l’action, et les articles contre la grève à la RATP pleuvent. La grève , elle tient allant de 30 % de grévistes à 70 % sur certains sites au démarrage. C’est la deuxième fois qu’un dépôt est bloqué par l’AG interprofessionnelle de Saint Denis depuis le début du mouvement

· La force des travailleuse-eurs c’est la grève !

La destruction du code du travail et la volonté de briser la résistance syndicale ont eu l’effet d’un ressort sur l’ensemble des exploité-es après des années d’asservissement : écrasez-nous et on vous explosera à la figure . Pour menacer les patrons et l’État, c’est au porte-feuille qu’il faut s’en prendre. L’action directe a eu un rôle moteur dans ce mouvement social, l’un des plus long de l’histoire. « Toute personne qui a pensé, ne serait-ce qu’une fois dans sa vie avoir droit de protester et a pris son courage à deux mains pour le faire, toute personne qui a revendiqué un droit seul ou avec d’autres a pratiqué l’action directe … Ces actions résultent des efforts spontanés de ceux qui se sentent opprimés par une situation donnée...elles sont contre les autorités légalement constituées et contre le droit de propriété ». tonne l’anarchiste féministe Voltairine de Cleyre au début du XXe siècle, la pertinence du constat est aujourd’hui sans appel. Le regain de l’action directe se fait sentir alors même que la dictature patronale s’installe sans faille sous bonne protection de l’État.

Les pratiques de lutte interprofessionnelle, anti-autoritaires et horizontales, ont été le cœur de la multiplication d’actions directes (blocages d’axes de transport, blocage de lieux de production...).
À Saint-Denis, ville populaire de 120 000 habitant-e-s, l’assemblée interprofessionnelle, soutenue par les unions locales Sud-Solidaires et CGT, a battu le fer pendant ces quatre mois de lutte. Elle réunie les agentEs de la ville , les enseignantEs, les travailleurs-euses de la RATP, des hôpitaux, les chômeur-euses, les étudiantEs, et précaires de plusieurs secteurs du privé. Son objectif est d’organiser toujours plus les travailleurEuses de Saint-Denis, dont une grande majorité travaille dans des secteurs privés où l’on subit déjà la « loi travail » (commerces, nettoyage, restauration…) et la division raciste du travail, et où les conditions de travail vont encore plus se dégrader. L’AG interpro s’est organisée en trois temps :
- appels à la grève et organisation de la grève (caisse de grève...)
- actions pour généraliser la grève (diffusion de tracts aux heures d’embauche, action de piquets de grévistes volant de boîtes en boîtes)
- actions de blocages économiques, organisées au moins une fois par semaine par la commission action sous mandat et contrôle de l’assemblée de grévistes.

La bonne organisation de ces actions, la décentralisation et la volonté de se fédérer avec les autres mouvements de lutte (participation aux assemblées de lutte de la région, renforts des sites bloqués par les grévistes...), ont été les points d’appui de coordinations efficaces. Quand dans les assemblées s’organisent des actions pour soutenir la grève des agents RATP ou du centre de tri, quand une cinquantaine de membres de l’AG interpro participent à la grande manifestation des cheminots en grève de la gare de l’Est à gare Saint-Lazare et occupent les voies avec les grévistes, quand des zones logistiques du 77 sont bloquées en coordination avec la commission grève générale de Nuit Debout Paris et l’assemblée de lutte de la bourse du travail, quand l’AG interpro apporte son soutien aux grévistes de Franprix St-Denis et des travailleuses de l’EPAD en proie à la répression.…

· Bloquer le capitalisme

Le pouvoir des travailleuse-eurs réside dans leur capacité à paralyser la production pour stopper le rouleau compresseur capitaliste. Les actions de blocages de l’Ag interprofessionnelle dionysienne se sont resserrées autour des cibles patronales locales et régionales, des lieux de production et de circulation des richesse, comme autant de manières de marquer les consciences, de désigner directement qui sont les responsables, l’illégitimité de leur pouvoir sur leurs salarié-es, et le bloquer les gros flux de production.
C’est nous qui travaillons alors c’est nous qui décidons.
L’accès au port de Paris (à Genevilliers où transite 1 % du PIB national) a été bloqué a deux reprises directement et indirectement (blocage d’un pont d’accès). Tôt le matin, à l’heure d’embauche, le site du gros patrons local, Dubrac, qui concentre entre ses mains tous les marchés du BTP municipaux en même temps qu’il dirige le Medef 93 et 95, est bloqué et le principal accès barré de plusieurs banderoles.
Braquer Dubrac et tous les autres : l’hôtel 4 étoiles construit à l’occasion de l’Euro 2016, a été occupé et un pique-nique partagé entre tou-te-s les grévistes. Des piquets ont été organisés devant les gros sièges sociaux qui pullulent dans la Plaine. Ces actions de blocage ont aiguisé et renforcé la conscience de classe des travailleur-euses, et la causse anticapitaliste, en même temps qu’elles en ont amplifié le rapport de force.
Force vive de la lutte, ces actions ont mis en mouvement les structures intersyndicales départementales et régionales, qui ont pris en charge l’organisation et l’appel à blocage seulement dans la deuxième partie du mouvement. L’exemple du blocage de l’aéroport du Bourget à la fin du mois de juin, haut lieu des déplacements des élites capitalistes et politiciennes, puisqu’en moyenne navigue 1,5 voyageur par avion, à l’appel de l’intersyndicale CGT-SUD Solidaires-FO en est une belle illustration. « Dix, vingt ou trente personnes, qui s’entendent bien, qui sont bien organisées, qui savent où elles vont, peuvent en entraîner facilement cent, deux cent ou même plus » disait Bakounine. Dans la région parisienne, la combativité et la détermination de l’AG interpofessionnelle de St-Denis, a donné du courage à de nombreux collectifs de lutte.

Au-delà des actions de blocages, l’AG interpro a appelé à la grève en dehors des journées intersyndicales, dans le but d’accroître le mouvement et de populariser la grève. Des pratiques horizontales se sont installées et s’expérimentent. Pour chaque actions, des camarades référent-es s’activent pour assurer la bonne efficacité (avec les usager-es, les travailleur-euses non grévistes) et pour la sécurité face à la répression qui dès la deuxième action a tapé en plein cœur l’AG interpro avec l’arrestation de 140 personnes et la garde-à-vue de deux personnes blessées, dont l’un est en procès en automne.

· Ni spontanéité, ni relâchement

L’expérience des pratiques anti-autoritaires, l’action directe par et dans la grève, ont façonné le pouvoir populaire. Celui-ci est la capacité du peuple (à savoir les travailleur-euses) d’agir sans hiérarchie, par l’autogestion dans la recherche de l’émancipation et pour atteindre des objectifs de lutte contre leurs exploiteurs. La culture de mobilisation interpro, contre les corporatismes ou les chapelles syndicales, et l’unité des luttes locales dans ce combat global ont été les ferments de la mobilisation. Les luttes dionysiennes des années passées ont agit comme une « gymnastique » (Malatesta), et entraîné la résistance, donnant des bases solides à l’AG interpro. D’année en années, les luttes s’accélèrent : l’année passée, tout Saint-Denis a été traversée du Nord au Sud par une lutte des écoles pour les moyens et le droit à éducation. Les 25 classes sans instit’ à la rentrée 2014 ont agit comme un feu de poudre tant sur les enseignantEs que sur les parents : grève reconductible, actions de blocages d’autoroute, occupation du lycée de la légion d’honneur et de l’inspection, séquestrations d’inspecteurs. Le mouvement local contre la loi « travail », s’est ainsi largement inspiré de ces modes d’actions directs. Celles et ceux des parents et instits qui luttaient hier ont relevé les manches au printemps. « À travers l’association, ils-elles apprennent à s’aider eux-même, à se connaître, à s’entraider les un-es les autres et finalement à créer une force plus redoutable que celle de toutes les bourgeoisies capitalistes et de tous les pouvoirs politiques réunis » (Bakounine).

· La force du syndicalisme libertaire

De nombreux syndicalistes libertaires ont eu un rôle moteur dans l’AG interprofessionnelle dionysienne. La tradition syndicaliste libertaire a permis la mise en avant de l’action directe comme arme dans le rapport de force face au pouvoir patronal. Dès ses débuts, l’intervention des anarchistes dans les luttes syndicales et le mouvement ouvrier ont été décisives : création des bourses du travail, défense d’un syndicalisme d’industrie et du confédéralisme contre la verticalité et la hiérarchie, défense de la grève générale et de l’action directe. Cette empreinte majeure est présente jusqu’à maintenant : dans les statuts et pratiques confédérales de nombreux syndicats (CGT - même si depuis une15aines d’années c’est remis en cause –, dans la CNT..) , dans la dynamique des unions locales et les assemblées interprofessionnelles. L’appel « on bloque tout », à l’initiative de syndicalistes libertaires et auquel des militant-es de la CGA ont pris part, se veut le relais de cette défense de l’action directe. Nos regards et nos déterminations sont maintenant tournés vers la rentrée et ne s’étonnent pas que, et cela est inédit, le combat rejaillissent après le temps d’arrêt estival.

TouTEs en grève le 15 septembre, dans la rue et dans les AG de lutte !

Des syndicalistes libertaires de la CGA – Région parisienne

http://paris-luttes.info/retours-sur-le ... nouer-6612
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Re: Pour une coordination nationale des assemblées de lutte,

Messagede bipbip » 28 Nov 2016, 15:05

Paris mardi 29 novembre 2016

AG interpro-interluttes de (re)-mobilisation

L’AG interpro-interluttes, qui s’est constituée notamment à la faveur du mouvement contre la loi-travail et contre sa répression, réunie le 17/11 à la Bourse du travail, invite les personnes et tous les collectifs désireux de poursuivre et d’amplifier la mobilisation, à se réunir lors de la prochaine AG interpro-interluttes du mardi 29/11 (jour de mobilisation dans la Fonction Publique) à : 18h30 à la Bourse du Travail.

Premières propositions d’ordre du jour :

1 - Bilan des mobilisations Fonction Publique de la période, notamment des lycées exclus de l’Éducation Prioritaire.

2 - Point sur les luttes contre toutes les formes de répression (mouvements sociaux, banlieues, ZAD, ...) introduites par la coordination anti-répression

3 - Comment travailler concrètement à la convergence des luttes ? Réfléchir à des stratégies pour travailler ensemble à des actions - entre autres la manifestation du 3/12 - et des outils de communication communs.

https://paris-luttes.info/toutes-catego ... iales-7098
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