"On Bloque Tout !"

Re: "On Bloque Tout !"

Messagede bipbip » 07 Juin 2016, 01:01

Bonjour camarades !

Nous sommes désormais plus de 1600 signataires dont plus de 120 structures syndicales en tant que telles à avoir signé l'appel "On bloque tout !"

Notre camarade Antoine de la CGT Valenciennes est en prison depuis le 19 mai après une arrestation ciblée et brutale le 17 mai. Son procès est le jeudi 9 juin. Nous invitons toutes et tous les signataires à continuer d'envoyer au Préfet du Nord la motion de soutien à Antoine (le modèle de motion est disponible en ligne). Mais surtout, nous appelons toutes les structures syndicales signataires de l'appel "On bloque tout !" à apporter leur soutien à l'appel national "Libérez Antoine !" qui sera rendu public mardi ou mercredi. Vous trouverez le texte de cet appel (qui va également paraître en tribune dans la presse) plus bas. Pour le signer, envoyez un mail àsyndicatscgtdouai@gmail.com

Les blocages économiques, les grèves reconductibles, s'inscrivent dans la durée, malgré les difficultés. La grève reste encore à construire dans de nombreux secteurs professionnels et il faut s'appuyer pour cela sur la perspective de la manifestation nationale du 14 juin pour continuer d'y travailler. Les collectifs "On bloque tout" qui se sont constitués à Grenoble, Nantes, Pau, Marseille, en Ile-de-France... les militant.e.s de différentes organisations syndicales qui agissent ensemble depuis plusieurs semaines maintenant n'ont pas abandonné.e.s. Malgré la répression, malgré l'acharnement des médias dominants à attaquer les syndicats... la lutte continue !

Amitiés syndicalistes,

Le Collectif d'animation d'On bloque tout !

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Re: "On Bloque Tout !"

Messagede bipbip » 16 Juil 2016, 00:42

On bloque tout ? Un premier bilan

Lancé le 22 mars dernier, l’appel « On bloque tout ! » rassemble aujourd’hui 1675 signataires dont 135 structures syndicales en tant que telles. Sur l’ensemble des signataires, un peu plus de la moitié provient de Solidaires, près d’un tiers de la CGT. Viennent ensuite, par ordre d’importance, les signataires FSU, CNT, FO et CNT-SO. Enfin, une soixantaine de signataires se partagent entre CFDT, LAB, CNT-AIT, Confédération Paysanne, Unef, Fidl, UTG, STC, USP ainsi que des signatures internationales… Le collectif d’animation regroupe 16 camarades : 8 de SUD (aérien, éducation, PTT, rail) ; 4 de la CGT (correcteurs, étudiant.e.s, Livre, sociétés d’études) ; 2 de la CNT-SO ; 1 de la CNT ; 1 de la FSU-Émancipation.

Principalement destiné à faire en sorte que le débat sur la reconduction et la généralisation de la grève soit porté à la base, l’appel « On bloque tout ! » a pris, modestement, sa part en tant qu’acteur collectif du mouvement social en cours. C’est bien le sens et le but de l’appel « On bloque tout ! » : favoriser l’émergence d’une sorte « d’intersyndicale de lutte et de terrain » sur une base commune, l’action en faveur de la reconduction et de la généralisation de la grève.

Volontairement, le texte de l’appel se plaçait dans une logique de « construction », bien conscient des écueils rencontrés dans différentes mobilisations depuis 2010, sans pour autant abdiquer sur l’enjeu de la grève. En invitant à poser le débat dans les structures syndicales, il a été au-delà de la forme pétitionnaire ou de témoignage pour faire office de « contribution ouverte » que peuvent porter, à tous les niveaux, et dans toutes les organisations syndicales, les syndicalistes de lutte. En allant au bout de la logique, peu importait à la rigueur la signature finale de la structure si les questions posées dans l’appel ont permis d’y faire vivre le débat.

Enfin, au-delà, l’appel rappelle clairement que c’est bien dans la lutte, et pas dans d’hypothétiques attentes à avoir des élections en 2017, que doivent se placer nos espoirs. Enfin, il permet aussi de poser le débat en termes de contre-offensive : obtenir le retrait de la loi travail, puisque ça reste notre objectif, doit permettre de reposer des revendications centrales, comme la réduction du temps de travail (avec les 32h) pour avancer sur le chemin de la transformation sociale.

L’appel « On bloque tout ! » et ses déclinaisons

Assez vite le collectif d’animation qui s’est mis en place pour le faire vivre, s’est attaché à ce que des initiatives concrètes en sortent. L’appel s’est doté d’un site et d’une page Facebook assez active (plus de 5000 personnes la suivent)

Des autocollants ont été produits et distribués par milliers partout dans l’hexagone, des affichettes et des visuelsmis.es à disponibilité. Plusieurs contributions, issues du collectif d’animation, sont parues depuis le 22 mars, complétant l’appel initial : « D’avril à mai… bâtir la grève » ; « Bloquons la répression » ; « Le 18 mai et après, la grève et la rue contre la loi « travail » » qui prenait l’exact contre-pied du communiqué intersyndical calamiteux du 3 mai. L’envoi de newsletters a l’ensemble des signataires a permis d’assurer un lien minimum. Il y a eu également des contributions de signataires, mais très (trop) peu (une d’un camarade de la CNT-SO, une de SUD Commerces et services…). Une rencontre nationale s’est tenue le samedi 23 avril (le compte-rendu a été publié sur le site) et un meeting le jeudi 19 mai (un article de bilan est paru dans le quotidien Le Progrès Social et repris dans L’Émancipation syndicale et pédagogique).

Les échanges lors de ces deux moments de rencontre ont permis d’analyser collectivement les différentes séquences de la mobilisation, même si on peut regretter le peu d’initiatives concrètes qui en soient ressorties.

Médiatiquement l’appel a été soutenu par Le Progrès Social, mentionné dans Politis et L’Humanité et plus sérieusement traité par Médiapart (deux articles et une invitation à un des directs qu’organise régulièrement ce média en ligne). Il a également été relayé par différents médias liés à l’extrême gauche (Le Monde libertaire, Radio libertaire,Alternative libertaire, L’Anticapitaliste…).

Tout bloquer, oui, mais comment ?

A l’appui de cette dynamique d’ensemble, et sur la base du texte d’appel, des collectifs locaux « On bloque tout ! » se sont constitués spontanément sur plusieurs villes : Dijon, Grenoble, Marseille, Nantes, Pau… ailleurs des initiatives en lien avec l’appel étaient prises, bien souvent appuyées sur des équipes intersyndicales (souvent CGT, CNT, FSU et Solidaires), le minimum ayant été des tractages de l’appel dans les manifestations jusqu’à des réunions publiques et des opérations de blocage économique. Ce qui a permis de remplir en quelque sorte un rôle d’assemblée générale interprofessionnelle. On peut toutefois regretter que pour la plupart de ses signataires, « On bloque tout ! » soit resté une sorte de label sans forcément réussir à s’incarner dans des actions concrètes. A contrario, la mise en avant du « blocage » a parfois pu paraître se substituer à l’ancrage de la grève ce qui n’était pas forcément notre démarche.

Mais on peut quand même raisonnablement penser que l’appel a contribué à ancrer largement la nécessité du blocage de l’économie comme enjeu de la mobilisation. Et ce n’est pas rien !

Sur un autre plan et parfois en parallèle, le rapport aux Nuits debout n’a pas été évacué. Le collectif d’animation a été en liaison avec la commission Grève générale de Nuit debout Paris (un tract commun a été réalisé) et une camarade est intervenue place de la République le 28 avril au soir. Autre exemple, des camarades signataires de Saint-Denis sont parmi les animatrices et animateurs de la Nuit debout dionysienne. Enfin, sur la question de la répression, outre le texte déjà cité, le collectif d’animation a signé et relayé l’appel « Un pouvoir qui matraque la jeunesse est faible et méprisable » et a lancé une campagne de solidarité avec Antoine, jeune militant de la CGT Valenciennes qui a été emprisonné plus de trois semaines avant d’être condamné à 10 mois de prisons avec sursis et deux ans d’interdiction de manifester dans son département.

Quelles perspectives pour « On bloque tout ! » ?

La mobilisation n’est pas terminée et promet de se décliner cet été avant de reprendre à la rentrée de septembre. L’appel et les différentes contributions qui lui sont liées restent utiles à celles et ceux déterminé.e.s à lutter contre la loi « travail » et son monde. La page Facebook comme le site ont relayé les appels à la grève et les opérations de blocage économiques, et nous continuerons cet été de nous faire l’écho des différentes initiatives qui pourront être prises.

Mais on peut déjà se dire que l’appel « On bloque tout ! » aura eu plus de résonance que les appels de syndicalistes pour la grève générale en 2010. Nous sommes plusieurs à nous interroger sur la suite à donner, pourquoi pas dès maintenant, à cet appel. Comment faire perdurer les liens tissés par « On bloque tout ! » entre équipes syndicales et collectifs de militant.e.s Solidaires, CGT, FSU, CNT, FO, CNT-SO, LAB… ?

Une des pistes consisterait à faire émerger un réseau pérenne de syndicalistes de lutte, appuyé sur de réels collectifs locaux, dont la forme comme le nom resterait à trouver mais qui viserait à dépasser la forme « appel » pour être capable d’initiatives concrètes et de terrain.

La mobilisation a permis de constater les difficultés à donner sens et corps à l’action collective pour des centaines de milliers de salarié.e.s qui pouvaient « soutenir » la mobilisation sans pour autant franchir le pas de la grève. Il existe de nombreuses raisons à cela : manque d’ancrage du syndicalisme, précarité et bas salaires…

Ces difficultés affectent l’ensemble des collectifs syndicaux, quelles que soient leur affiliation. N’y a-t-il pas urgence à mettre en commun nos pratiques, à échanger sur les obstacles, à développer horizontalement les solidarités intersyndicales ?

Un réseau, des collectifs de syndicalistes de lutte pourrait permettre cela, organiser des rencontres, régionales et nationales, des formations, des campagnes mêmes… Parce qu’on n’a pas fini de vouloir tout bloquer contre la loi « travail » et son monde !

Le Collectif d’animation de l’appel « On bloque tout! », le 12 juillet 2016

http://onbloquetout.org/?p=630
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Re: "On Bloque Tout !"

Messagede bipbip » 20 Aoû 2016, 15:50

Appel «  On bloque tout  » : Un premier bilan

Lancé le 22 mars, l’appel de syndicalistes « On bloque tout ! » a rassemblé plus de 1600 signataires – dont plus de 120 structures syndicales en tant que telles. Mettant en débat la grève reconductible, il a ­surtout permis de populariser l’objectif de blocage de l’économie.

Lorsque l’appel « On bloque tout ! » est lancé, le mouvement social vient de prendre son envol avec la manifestation du 9 mars [1]. Le but est alors de battre le fer en posant d’entrée de jeu une question simple : veut-on gagner et si oui, comment fait-on ?

Nous ne partions pas de rien. L’expérience des grands mouvements précédents ai­dant, il est alors évident que c’est le blocage de l’économie qui doit être recherché. Et qu’il n’y a pas de blocage de l’économie réel sans une grève forte, ancrée, généralisée et reconduite massivement. Tout au long de la lutte contre la loi Travail, c’est ce que c’est efforcé de faire partager l’appel « On bloque tout ! ».

Par le nombre, la provenance géographique et la diversité organisationnelle de ses signataires – même si les militant-es et structures de Solidaires en représentent plus de la moitié et celles et ceux de la CGT plus du quart –, on peut estimer que ce sont des dizaines de milliers de syndicalistes de lutte qui ont débattu, échangé, partagé les termes de l’appel. On a ainsi vu le logo « On bloque tout ! » fleurir sur des tracts, des banderoles, des pages web... faisant office de cri de ralliement pour les plus déterminés à ne rien céder au gouvernement et au patronat. Nul doute que la dynamique de l’appel ne s’est pas essoufflée et à su s’adapter au mouvement réel.

Les blocages sans la grève ?

L’existence de la dynamique « On bloque tout ! » a été incontestablement utile. Le site web et la page Facebook ont été les caisses de résonance de nombreuses actions. Des contributions régulières ont ponctué les différentes séquences de la lutte et essayé d’aborder ses différents aspects (sur la répression, le lien à Nuit debout par exemple…). On a vu se créer dans quelques villes des collectifs « On bloque tout ! » (à Grenoble, à Marseille, à Nantes, à Pau…) ; une rencontre nationale a été organisée le 23 avril et un meeting francilien le 19 mai.

Pour autant, la difficulté à ancrer la grève et plus encore à la reconduire a parfois mené à ne retenir de l’appel que la question du blocage de l’éco­nomie, privilégiant l’activisme… au risque de le déconnecter de la recherche d’un rapport de forces appuyé sur l’action gréviste. D’autres aspects de l’appel sont un peu restés dans l’ombre : autour de l’autonomie du mou­vement social et des revendications (les 32 heures notamment).

Un chose est sûre : cet appel aura permis de faire un pas dans l’affir­mation d’un syndicalisme de lutte contemporain, nécessaire pour redonner le sens et le goût de l’action collective au plus grand nombre.

Théo Rival (AL Orléans)


[1] «  Syndicalisme : Pour gagner, tout bloquer  », Alternative libertaire, mai 2016.

http://www.alternativelibertaire.org/?A ... un-premier
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Re: "On Bloque Tout !"

Messagede bipbip » 11 Sep 2016, 02:45

ON SE BAT TOUJOURS !

De l’appel « On bloque tout », vers un réseau intersyndical de lutte !

Nous sommes des syndicalistes affilié.e.s à différentes organisations (CGT, Solidaires, CNT-SO, CNT, FSU, FO, LAB, Confédération paysanne…). Ensemble, nous nous sommes retrouvé.e.s dans l’appel « On bloque tout ! ». Depuis mars dernier, nous en avons porté les propositions dans des meetings, dans nos structures, auprès de nos camarades, de nos collègues. Nous avons ainsi contribué à la mobilisation large et déterminée pour le retrait de la loi « travail », et à populariser l’objectif du blocage de l’économie. Nous nous battons toujours pour l’abrogation de cette loi.

Pour autant nous avons toutes et tous, et ce quel que soit notre organisation syndicale, eu des difficultés pour ancrer la grève dans nos secteurs professionnels, pour l’étendre, à passer aux nécessaires reconduction et généralisation de la grève. Nous continuons de penser que c’est un instrument décisif pour construire un rapport de force en mesure de repousser les attaques de l’État et du patronat. Nous continuons de penser que les structures syndicales doivent continuer de réfléchir aux obstacles à l’action et à l’engagement des salarié.e.s ainsi qu’aux pratiques syndicales qui les perpétuent.

L’appel « On bloque tout ! » s’est voulu porteur de l’exigence de reprendre l’offensive, après des années passées à défendre des acquis sans cesse attaqués par les gouvernements successifs. Le constat est fait que notre lutte est restée pour l’instant trop défensive, pas assez imaginative. Et nous continuons de penser que, pour donner l’envie d’en découdre, il faut aussi se battre « pour » des alternatives progressistes. C’est pourquoi l’appel « On bloque tout ! » a proposé de porter la revendication des 32 heures de travail hebdomadaires sans flexibilité ni perte de salaire, perspective audacieuse qui contrevient à l’air du temps autant qu’elle porte des espérances concrètes d’amélioration immédiate de luttes pour les conditions de travail, les salaires et contre la précarité et le chômage. C’est aussi un exemple de revendication unifiante car commune à plusieurs organisations syndicales et concernant aussi bien les salarié.e.s du secteur privé et du secteur public, les chômeurs et les chômeuses, etc.

Aujourd’hui, nous proposons de dépasser la forme appel d’« On bloque tout ! ». C’est le bilan qui a été tiré en juillet dernier après quatre mois de lutte. Des déclinaisons concrètes de l’appel sont réclamées, c’est pourquoi on pourrait imaginer de « faire émerger un réseau pérenne de syndicalistes de lutte, appuyé sur de réels collectifs locaux, dont la forme comme le nom resterait à trouver mais qui viserait à dépasser la forme « appel » pour être capable d’initiatives concrètes et de terrain. (…) Un réseau, des collectifs de syndicalistes de lutte pourrait (…) organiser des rencontres, régionales et nationales, des formations, des campagnes mêmes… ».

Nous invitons donc, largement, toutes et tous les syndicalistes qui pensent qu’un tel réseau ou collectif serait utile à le construire, dès maintenant, avec nous.

Un tel outil ne se substituerait pas à nos organisations respectives : nous sommes respectueuses et respectueux du fédéralisme de nos organisations, des rythmes et des temps démocratiques de nos structures. Simplement, nous pensons que mener des débats, des actions, ouvertes et plurielles, contribuerait à redonner du souffle au syndicalisme de lutte dans toute sa diversité. Cette unité intersyndicale gagnerait à s’incarner dès la base : voilà ce que nous proposons de faire exister.
Pour cela, nous organisons le samedi 8 octobre, à la Bourse du travail de Paris, salle Léon Jouhaux (annexe Turbigo) une première rencontre constitutive de cet outil commun.
Nous vous y attendons, nombreuses et nombreux, toujours en lutte !

Le Collectif d’animation de l’appel « On bloque tout ! »
(regroupant des militant.e.s CGT, CNT-SO, FSU, Solidaires…),
le 1er septembre 2016

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Re: "On Bloque Tout !"

Messagede Pïérô » 25 Sep 2016, 14:15

Un rendez-vous le samedi 15 octobre 2016

Nous n'en avons pas fini avec la loi "travail" et son monde et bien d'autres combats nous attendent.
C'est pourquoi le collectif d'animation de l'appel "On bloque tout !" a pris l'initiative de lancer une invitation à la constitution d'un réseau intersyndical de lutte.

Pour « faire émerger un réseau pérenne de syndicalistes de lutte, appuyé sur de réels collectifs locaux, dont la forme comme le nom resterait à trouver mais qui viserait à dépasser la forme « appel » pour être capable d’initiatives concrètes et de terrain. (…) Un réseau, des collectifs de syndicalistes de lutte pourraient (…) organiser des rencontres, régionales et nationales, des formations, des campagnes mêmes… »...

Rendez-vous le samedi 15 octobre après-midi à la Bourse du travail de Paris (salle Eugène Varlin) !

https://www.facebook.com/events/1183684904988380/
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Re: "On Bloque Tout !"

Messagede Pïérô » 13 Oct 2016, 20:58

Rappel
Samedi 15 octobre 2016 à Paris

à 14h, Bourse du Travail de Paris, Salle Eugène Varlin, 3 rue du château d’eau, Paris 10e


Image

On se bat toujours !

De l'appel « On bloque tout », vers un réseau intersyndical de lutte !


Nous sommes des syndicalistes affilié.e.s à différentes organisations (CGT, Solidaires, CNT-SO, CNT, FSU, FO, LAB, Confédération paysanne…). Ensemble, nous nous sommes retrouvé.e.s dans l'appel « On bloque tout ! ». Depuis mars dernier, nous en avons porté les propositions dans des meetings, dans nos structures, auprès de nos camarades, de nos collègues. Nous avons ainsi contribué à la mobilisation large et déterminée pour le retrait de la loi « travail », et à populariser l'objectif du blocage de l'économie. Nous nous battons toujours pour l'abrogation de cette loi.

Pour autant nous avons toutes et tous, et ce quel que soit notre organisation syndicale, eu des difficultés pour ancrer la grève dans nos secteurs professionnels, pour l'étendre, à passer aux nécessaires reconduction et généralisation de la grève. Nous continuons de penser que c'est un instrument décisif pour construire un rapport de force en mesure de repousser les attaques de l'État et du patronat. Nous continuons de penser que les structures syndicales doivent continuer de réfléchir aux obstacles à l'action et à l'engagement des salarié.e.s ainsi qu'aux pratiques syndicales qui les perpétuent.

L'appel « On bloque tout ! » s'est voulu porteur de l'exigence de reprendre l'offensive, après des années passées à défendre des acquis sans cesse attaqués par les gouvernements successifs. Le constat est fait que notre lutte est restée pour l'instant trop défensive, pas assez imaginative. Et nous continuons de penser que, pour donner l'envie d'en découdre, il faut aussi se battre « pour » des alternatives progressistes. C'est pourquoi l'appel « On bloque tout ! » a proposé de porter la revendication des 32 heures de travail hebdomadaires sans flexibilité ni perte de salaire, perspective audacieuse qui contrevient à l'air du temps autant qu'elle porte des espérances concrètes d'amélioration immédiate de luttes pour les conditions de travail, les salaires et contre la précarité et le chômage. C'est aussi un exemple de revendication unifiante car commune à plusieurs organisations syndicales et concernant aussi bien les salarié.e.s du secteur privé et du secteur public, les chômeurs et les chômeuses, etc.

Aujourd'hui, nous proposons de dépasser la forme appel d'« On bloque tout ! ». C'est le bilan qui a été tiré en juillet dernier après quatre mois de lutte. Des déclinaisons concrètes de l'appel sont réclamées, c'est pourquoi on pourrait imaginer de « faire émerger un réseau pérenne de syndicalistes de lutte, appuyé sur de réels collectifs locaux, dont la forme comme le nom resterait à trouver mais qui viserait à dépasser la forme « appel » pour être capable d'initiatives concrètes et de terrain. (…) Un réseau, des collectifs de syndicalistes de lutte pourrait (…) organiser des rencontres, régionales et nationales, des formations, des campagnes mêmes… ».

Nous invitons donc, largement, toutes et tous les syndicalistes qui pensent qu'un tel réseau ou collectif serait utile à le construire, dès maintenant, avec nous.

Un tel outil ne se substituerait pas à nos organisations respectives : nous sommes respectueuses et respectueux du fédéralisme de nos organisations, des rythmes et des temps démocratiques de nos structures. Simplement, nous pensons que mener des débats, des actions, ouvertes et plurielles, contribuerait à redonner du souffle au syndicalisme de lutte dans toute sa diversité. Cette unité intersyndicale gagnerait à s'incarner dès la base : voilà ce que nous proposons de faire exister.

Pour cela, nous organisons le samedi 15 octobre, à la Bourse du travail de Paris, salle Varlin, une première rencontre constitutive de cet outil commun. Nous vous y attendons, nombreuses et nombreux, toujours en lutte !

Nous vous y attendons, nombreuses et nombreux, toujours en lutte !

Le Collectif d'animation de l'appel « On bloque tout ! »
(regroupant des militant.e.s CGT, CNT-SO, FSU, Solidaires…),

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Re: "On Bloque Tout !"

Messagede bipbip » 01 Nov 2016, 18:00

Continuer la lutte

L'assemblée de lutte interprofessionnelle de Nantes issue de "On Bloque Tout" continue de se réunir, voici son dernier texte, pour la mise en place d'un réseau de convergeance et de solidarité entre les luttes. A relayer largement.

CONTINUER LA LUTTE...

L'assemblée interprofessionnelle de lutte nantaise (issue de « On bloque tout » qui a contribué, entre autres, au soutien et à l'organisation des actions de blocages économiques durant le mouvement) constate que la mobilisation contre la loi Travail, telle qu'on l'a connue pendant quatre mois de mars à juillet dernier, s'est arrêtée. Les 148 décrets d'application et les négociations par entreprise ou par branche prévues par cette réforme sont la prochaine étape, et le niveau de mobilisation constaté le 15 septembre après deux mois d'été démontre que l'envie de lutter et de résister est bel et bien toujours là.

Beaucoup de manifestant·e·s descendu·e·s dans la rue ces derniers mois se retrouvaient très minoritaires dans leurs lieux d'activité, même si, dans les sondages, plus de 65 % de la population hexagonale se prononçait contre la loi. Pour rompre cet isolement et renverser le rapport de forces dans les conflits sectoriels qui ne manqueront pas de se déclencher, nous pensons qu'il faut organiser la solidarité intercorporative et le décloisonnement de toutes les luttes émancipatrices, dans les boîtes et ailleurs. Le fait que nous ayons été autant à lutter pendant quatre longs mois exprime également un rejet multiforme de la situation actuelle, bien au-delà du simple rejet de la loi Travail. Aussi, le moment s'y prête : faisons preuve d'initiatives ! Par exemple, jouer sur la communication, le boycott, l'image de l'entreprise, etc, c'est autant de nouveaux angles d'attaque possible pour poursuivre la lutte sans pour autant délaisser les formes plus classiques que sont les grèves, les blocages, les manifestations ainsi que toutes sortes de sabotages. Agissons de manière solidaire et toujours en phase avec les principaux·ales concerné·e·s : les personnes en lutte.
Plus encore, rappelons-nous des actes de nos ainé·e·s. Où en serions nous s'il·elle·s avaient attendu pour faire la grève que celle-ci soit légale et autorisée ? Par exemple, c'est pour contrecarrer la faiblesse collective des travailleur·euse·s, très mobiles à l'époque (et donc vulnérables), que les premières bourses du travail ont vu le jour en Basse-Loire. Aujourd'hui, cette mobilité et cet isolement organisés doivent aussi amener une réponse à la hauteur des enjeux : arrêter de subir, stopper les reculs sociaux à l'œuvre depuis trente ans et acquérir de nouveaux droits.

À tou·te·s les syndiqué·e·s : n'attendons pas l'intersyndicale pour bouger. C'est au contraire en relançant la lutte, de la base, qu'on impulse une dynamique dans les structures syndicales. À tou·te·s, « encarté·e·s » ou non, avec ou sans emploi : le combat n'est perdu que si nous en décidons ainsi alors regroupons-nous et organisons, ensemble, la suite. Étudiant·e·s, chômeur·se·s, précaires, salarié·e·s, retraité·e·s, partout groupons-nous en assemblées de luttes, sans hiérarchie, pour nous rencontrer, échanger et organiser la lutte, sur nos lieux de travail, d'étude, d'activité et dans la rue. (Pour connaitre la prochaine date d'AG interpro à Nantes, RDV sur : https://nantes.indymedia.org)

De nos assemblées de luttes, a émergé, entre autre, l'idée de mettre en place un outil de communication pour rompre l'isolement et lutter ensemble, sous la forme d'un site Wiki, ayant pour but de répertorier toutes les luttes actuelles. Au-delà de cet outil à venir, si vous êtes en lutte, n'hésitez pas à nous contacter pour vous/nous informer, échanger, ainsi que pour trouver et créer une solidarité active (discussions, renforts sur les piquets de grève, diffusions, etc).

Pour la mise en place d'un réseau de convergence et de solidarité entre les luttes

Assemblée de lutte interprofessionnelle de Nantes


https://nantes.indymedia.org/articles/36055
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Re: "On Bloque Tout !"

Messagede Pïérô » 16 Nov 2016, 01:53

Compte-rendu de la rencontre «On bloque tout!» du 15 octobre 2016

Une quarantaine de participant-es issu-es d’une trentaine de structures (à titre individuel ou mandaté) ont participé le 15 octobre dernier à la Bourse du travail de Paris à la première rencontre destinée à dresser le bilan de l’appel « On bloque tout ! » (OBT) : section SUD PTT Paris 15, CGT 94 , SUD PTT Bourgogne, FSU-Emancipation, SUD PTT 92, SUD Rail, InfoCOM CGT, FERC-CGT, SUD Education 45, CGT Energie 91, UL Solidaires St-Denis, CGT Correcteurs, CGT Valenciennes, On bloque tout Grenoble, Solidaires 59, Confédération CNT-SO, Fédération SUD Education, CGT Mulhouse, SUD Education 93, Solidaires Paris, SUD Commerces et services, Fédération SUD PTT, SNES-FSU, SNUEP-FSU.

La réunion s’est tenue en deux temps : tout d’abord un bilan et un point sur la mobilisation puis une discussion sur les perspectives du réseau On bloque tout.

De la loi travail à son application : discussion sur un bilan

Présentation : Nous n’avons pas gagné contre la loi « travail », c’est une évidence, et nous devons travailler sur nos insuffisances qui ont conduit à cette situation. Mais il y a des aspects positifs de la moblisation du printemps. Premièrement parce qu’il y a eu des grèves dans beaucoup de secteurs (certes, pas partout et le plus souvent non reconduites) qui montrent un rejet certain de la loi travail de beaucoup de salarié-es. Des centaines d’équipes syndicales sont allées sur le terrain afin de discuter avec les salarié-es et organiser la mobilisation. Les nombreuses manifestations et grèves qui ont jalonné le printemps et le début de l’été 2016 ont montré qu’il y avait des potentiels de mobilisation, y compris sur des sujets interprofessionnels. Surtout si plusieurs cadres de mobilisation ont existé tout au long des quatre mois de lutte, c’est bien l’action syndicale qui a vertébré le mouvement de part en part.

Lors des interventions qui ont suivi la présentation, il ressort que la colère contre le gouvernement est toujours présente (rappel du 15 septembre qui était loin d’être ridicule au vu du contexte et du peu de préparation). La prise de conscience chez les salarié-es que la loi travail est néfaste est bien réelle, avec toutefois des difficultés à faire des liens entre celle-ci et leur quotidien. A certains endroits, la signature de l’appel a pu faciliter la tenue d’actions intersyndicales, même là où c’était difficile précédemment. Des travailleuses et travailleurs précaires, malgré leur statut, ont également pris part au mouvement.

Il est également pointé que dans la situation actuelle, les réseaux unitaires (dont on bloque tout) sont les bienvenus, encore plus maintenant que l’intersyndicale nationale s’est dissoute, laissant les salarié-es sans perspective immédiate.

La loi travail va se traduire par une dégradation des droits des salarié-es, secteur par secteur, entreprise par entreprise. Cela va générer automatiquement de nombreux conflits. Si nous ne nous organisons pas, nous risquons d’être piégé.e.s par des luttes localistes ou des batailles juridiques sans perspective syndicale plus large : la défense et la conquête des droits pour toutes et tous les salarié.e.s.

Nous avons des difficultés à construire nos propres réseaux pour faire circuler l’information. Cet aspect a été repris par plusieurs intervenant-es, regrettant un manque de réactivité des structures syndicales à relayer les informations (notamment quand il y a des grèves ou des actions de blocage).

A été soulignée l’importance pour les militant.e.s et structures se reconnaissant dans OBT de participer et d’appeler à participer au deux journée de soutien aux 8 de Goodyear (procès en appel les 19 et 20 octobre à Amiens) qui risquent de la prison ferme. Sans attendre le verdict, il faudrait commencer à mettre en perspective une riposte nationale (manif par exemple) en cas de condamnation des camarades.

La question de l’élargissement des revendications et actions contre les violences policières et patronales ainsi qu’à la politique gouvernementale anti-migrants est posée.

Le but d’OBT n’a jamais été, et n’est pas, de tirer sur les « directions » syndicales ou les exécutifs nationaux de nos organisations mais de construire un outil unitaire, utile et réactif en termes de réflexion, de mobilisation et d’action.

Et maintenant ?

L’idée de maintenir nos liens dans le cadre d’un réseau de syndicalistes a fait l’unanimité parmi les présent.e.s. Il reste à vérifier parmi les signataires de l’appel, particulièrement les structures, l’intérêt pour un tel projet. Les discussions ont porté sur les suites à donner à cette idée de réseau et ses utilités futures.

Il a été rappelé que le but n’était pas de se substituer aux organisations syndicales mais bien d’avoir un cadre unitaire large sur l’ensemble du territoire et intersectoriel.

La première tâche du collectif d’animation (appelé à se renforcer) est la rédaction d’un communiqué appelant à particper au soutien des 8 de Goodyear et apparition à Amiens (diff de tracts et d’autocollants). Mandat est également donné pour la rédaction d’un compte rendu qui pourrait être le n°0 d’un bulletin régulier d’information sur les luttes et actions.

De l’avis de plusieurs participant-es, OBT doit être avant tout un relai et un vecteur d’information. Cela afin une meilleure réactivité quand il se passe quelque chose dans une entreprise / une ville / un quartier. Très souvent des actions ont lieu sans que d’autres syndicalistes qui voudraient soutenir ne soient au courant. En cause notamment, l’absence d’intersyndicales régulières. OBT doit permettre de visibiliser et de populariser les luttes, quelque soient les secteurs. C’est un véritable réseau intersyndical de luttes qu’il s’agit de construire.

Des questions en suspend

Si l’idée est reprise de créer des collectifs OBT, plusieurs questions seraient à soumettre dans un premier temps, sans fermer la construction et les questionnements futurs :

1) Pour permettre plus d’efficacité et de sens à donner à OBT, l’idée est lancée d’appeler à la constitution de collectifs OBT locaux (à l’image de ce qui existe en Isère par exemple).

2) Cela pourrait permettre de coordonner localement les résistances aux applications de la loi travail, mais aussi à la répressions anti-syndicals. Nous pourrons également relayer les mobilisations afin d’organiser rapidement les solidarités aux échelles locales et nationales.

3) La réflexion est également posée autour de la constitution d’une caisse de grève pour aider les grévistes à tenir. Mais cela passe nécessairement par des débats approfondis autour des aspects positifs (aider à tenir sur la durée) et négatifs d’une telle démarche (risque de substitution)… et cela suppose une trésorerie et donc la création d’une association. Cela devra être étudié et réfléchi par la suite puiqu’une telle décision implique qui plus est obligatoirement des modalités en matière de versement des dons aux grévistes.

4) La proposition est également faite d’organiser des formations où des syndicalistes d’horizons divers seraient amener à débattre et à réfléchir ensemble sur des sujets donnés. Une première piste serait sur l’intervention syndicale et la question de la lutte en pleine mutation du travail (nouvelles formes de travail ; salarié-es isolé-es).

L’intervention dans les quartiers populaires notamment devra être discutée.

5) Reste la question des modes de décisions. En effet OBT est un réseau de plus de 1600 signataires – dont des structures syndicales qui regroupent plusieurs milliers d’adhérent.e.s – et la question démocratique doit être au cœur de nos préoccupations. Il semble difficile d’arrêter des décisions fermes au nom de toutes les personnes et structures qui ont rejoint l’appel initial.

La décision est donc prise d’un nouveau rendez-vous en fin d’année : la date proposée par le Collectif danimation est le samedi 10 décembre 2016. D’ici là, le compte rendu sera envoyé à tous-tes les signataires fin qu’ils/elles puisent en prendre connaissance et donner leur avis. Et toutes les contributions au débat, de signataires individuels comme de structures sont les bienvenues. Pour cela, ne pas hésiter à écrire à contact@onbloquetout.org


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Re: "On Bloque Tout !"

Messagede bipbip » 02 Déc 2016, 12:36

Unité de classe : Vers un réseau intersyndical de lutte

Le 15 octobre dernier s’est tenu une réunion à la Bourse du travail de Paris qui a permis de faire un bilan d’étape autour de l’appel « On bloque tout ! ». Des syndicalistes CGT, SUD-Solidaires, FSU, CNT-SO… étaient là pour échanger et construire ensemble.

« On se bat toujours ». C’est sous cet intitulé qu’était convoquée la réunion du samedi 15 octobre. Si l’affluence a été modeste avec une cinquantaine de participantes et participants, les débats n’en ont pas pâti pour autant. Les camarades de SUD-Solidaires étaient les plus en nombre avec des membres de SUD-éducation et de SUD-PTT principalement mais aussi de SUD-Commerce, SUD-Rail et des représentants d’unions locales ou départementales (Nord, Paris, Saint-Denis).

Le caractère intersyndical de la rencontre était quand même réel grâce à la présence de militants et militantes de la CGT (correcteurs, énergie, étudiants et étudiantes, Ferc, Info’Com, territoriaux), de la FSU (tendance Émancipation) et de la CNT-SO. Enfin, si pour l’essentiel cette participation était francilienne, il faut noter que des camarades de Dijon, Lille, Grenoble (au titre du collectif local « On bloque tout » Isère), Mulhouse ou Orléans avaient fait le déplacement.

Un premier tour de parole a permis de revenir sur la séquence de lutte contre la loi travail vécue entre le 9 mars et le 15 septembre. Partant des expériences concrètes et des écueils rencontrés, notamment sur la difficulté à enclencher la grève, à la reconduire… et plus encore à la généraliser, les échanges ont permis de constater que l’action syndicale restait belle et bien la colonne vertébrale de tout mouvement social.

Ne pas se substituer aux outils syndicaux existants

Ceci sans ignorer les autres cadres de mobilisation (notamment les Nuits debout, à la réalité très variée d’un lieu à l’autre) ou les modalités d’actions symboliques adossées à la grève (de type blocages), intéressantes quand elles ne remplaçaient pas cette dernière.

La discussion s’est ensuite concentrée sur la proposition de constituer un réseau intersyndical de lutte pour faire suite à l’appel « On bloque tout ! ». Si cette proposition a semble-t-il fait l’unanimité, elle a soulevé de nombreuses questions, sur ses objectifs comme sur sa structuration.

La volonté de ne pas se substituer aux outils syndicaux existants mais plutôt d’en être complémentaire a été rappelé. L’idée que ce réseau soit un espace de solidarité intersyndicale horizontale (contre la répression, en soutien aux grèves locales…) est revenue plusieurs fois. Traduction concrète de cette dernière préoccupation : un communiqué/tract de soutien aux Goodyear est sorti dans les jours qui ont suivi la rencontre. Le texte « On se bat toujours » a quant à lui été actualisé afin de continuer à échanger, notamment dans nos structures, en vue d’une prochaine réunion en décembre.

Théo Rival (AL Orléans)


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Re: "On Bloque Tout !"

Messagede Pïérô » 06 Déc 2016, 09:07

La seconde rencontre nationale pour échanger sur les suites de l'appel « On bloque tout ! » sera le samedi 10 décembre, de 14h à 17h, Annexe Turbigo de la Bourse du travail de Paris.

Contribution aux débats du 10 décembre du Collectif d’animation d’On bloque tout.

Le but de cette contribution est de dessiner les contours tangibles que pourrait prendre un réseau de syndicalistes de lutte né des suites de l’appel « On bloque tout ! ».


Force est de constater que la dynamique née autour de la lutte contre la loi « travail » et son monde est en très grande partie épuisée si l’on parle de mouvement d’ensemble. Pour autant, il en reste des traces au sein des équipes syndicales : on a vu fleurir de nombreuses grèves depuis le mois de septembre (poste, nettoyage, pompiers, santé, commerce, éducation prioritaire…) qui ne sont sans doute pas sans liens avec la combativité déployée dans les mois qui ont précédé. De même, la répression qui s’abat sur de nombreuses et nombreux syndicalistes est préoccupante. Au-delà, c’est tout un bilan qui reste à tirer dans nos structures sur les raisons qui n’ont pas permis de plus et mieux développer la grève.

Nous continuons de penser que pour continuer à échanger sur tout ça – et pour se préparer à des combats collectifs futurs – il serait vraiment dommageable que les liens (certes modestes) qui ont pu être tissés autour de l’appel « On bloque tout ! » s’évaporent dans les mois qui viennent au risque de devoir tout reprendre à zéro la fois suivante.

Voici une série de propositions concrètes :

Sur les objectifs à se donner :


1) Deux assemblées par an conçues comme des moments articulant formation et débats semble être un objectif réaliste pour commencer. Ces moments, sur une journée (par exemple en décembre et en mai), permettraient d’échanger régulièrement sur l’actualité sociale et en même temps d’avoir une réflexion sur nos pratiques communes, sur ce qui permet de mieux mobiliser les salarié.e.s, sur les obstacles rencontrés…
2) Entre les deux réunions un bulletin de débat intersyndical (donc deux par an également) pourrait être envoyé qui rassemblerait les contributions de militant.e.s comme de structures, en lien avec la réunion précédente ou anticipant la suivante.

Sur la forme du réseau :

3) il s’agirait de se constituer formellement en association loi 1901 à laquelle pourraient adhérer tant les syndicalistes à titre individuel que les structures en tant que telles. Dans la mesure du possible le réseau doit reposer sur la mise en place de collectifs locaux associant là aussi militant-es et structures. La constitution de cadres locaux est essentielle à l’existence d’un réseau implanté et dynamique.
4) Entre deux rendez-vous, un bureau, reconduit à chaque réunion prendrait en charge la réalisation du bulletin de débat et la préparation de la réunion suivante.
5) La mise sur pied d’une trésorerie (peut-être clairsemée au départ) pourra permettre de contribuer aux défraiements des rencontres organisées.

Sur le nom et la communication :

6) À défaut de meilleure idée (et on continue d’espérer en trouver une), et bien que celui-ci puisse paraître un peu « hors-sol », nous proposons de garder le nom « On bloque tout » pour le réseau.
7) Ce qui permet de conserver nos outils existants : site, page Facebook, newsletter qui permettent notamment de faire circuler régulièrement les informations (luttes en cours, solidarité financière…).
8) La trésorerie constituée par les adhésions permettrait aussi d’imprimer des autocollants, badges, drapeaux, banderoles… et autres éléments de visibilité.
9) Enfin, le réseau ne serait pas d’ordre « privé » et communiquera sur ses initiatives tant en direction des organisations syndicales que des médias.

Nous invitons les syndicalistes et les structures à se saisir de ces propositions en vue de la réunion du samedi 10 décembre prochain (Annexe Turbigo de la Bourse du Travail de Paris, 14h-18h).

Le Collectif d’animation d’On bloque tout !
30 novembre 2016



Proposition d'Ordre du jour :

14h – 14h15 : accueil des participant.e.s
14h15 – 14h30 : Présentation des participant.e.s, notamment des collectifs et des structures représentées.
14h30 – 15h15 : Discussion sur l’actualité sociale et sur les enjeux pour le mouvement syndical.
15h15 – 16h : Quelles initiatives pour le réseau ?
16h – 17h : Quelle structuration pour le réseau ?

http://onbloquetout.org/?p=670
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Re: "On Bloque Tout !"

Messagede Pïérô » 11 Fév 2017, 21:42

Vivent les alternatives ! Faire de la politique autrement

Avec Théo Roumier pour "On bloque tout"

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