Syndicalisme et mouvements agricoles

Re: Syndicalisme et mouvements agricoles

Messagede bipbip » 03 Fév 2018, 22:30

Lot-et-Garonne : les agriculteurs lèvent les barrages et donnent rendez-vous mercredi
Les agriculteurs ont levé leurs barrages sur l’ensemble des trois échangeurs. La circulation devrait revenir à la normale d’ici la fin de journée. Le mouvement recommence la semaine prochaine
Les choses bougent à Agen. Alors que l’accès à l’A62 était bloqué depuis le début de matinée ce vendredi, les agriculteurs ont décidé vers 15 h 30, de lever les barrages sur les ronds-points qui desservent l’accès à l’autoroute. Mais ils ne sont pas repartis dans leurs exploitations pour autant. Après avoir bloqué la circulation au niveau de l’esplanade du Gravier, les manifestants sont entrés dans l’hyper-centre.
... http://www.sudouest.fr/2018/02/02/video ... 8-3603.php

À Brest, une centaine d’agriculteurs en colère s’attaquent à des grandes surfaces
Des agriculteurs cagoulés ont déversé des remorques de détritus sur les parkings de plusieurs grandes surfaces de Brest.
Une centaine d’agriculteurs s’en est pris mercredi soir à des grandes surfaces de la région de Brest (Finistère), déversant des remorques entières de détritus sur les parkings, a-t-on appris auprès de la police.
"Ils ont tout saccagé, je ne sais pas s’ils pourront rouvrir demain", a indiqué la police, qui a précisé qu’il n’y avait eu aucune interpellation. "Ils avaient masqué les plaques d’immatriculation de leurs tracteurs et étaient cagoulés", selon la même source.
Les agriculteurs s’en sont pris à un Géant Casino et un Carrefour de Brest, ainsi qu’à un Lidl de Plabennec, une commune non loin. Ils ont laissé des pneus, de la paille, des palettes, des légumes ou encore du lisier, sur les parkings et les entrées. "Voleurs", "Rendez le pognon", ont-ils aussi écrit sur certains murs.
... http://www.sudouest.fr/2018/02/01/a-bre ... 6-4720.php
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Messagede bipbip » 08 Fév 2018, 23:07

Carrefour et Intermarché ciblés par les agriculteurs à Guingamp et Dinan
Les agriculteurs des Côtes-d’Armor entament une nouvelle journée d’action, ce mercredi 7 février, pour mettre la pression sur la grande distribution dans le cadre des négociations sur les prix de leurs produits. Deux convois se sont formés, à Guingamp et Dinan, pour aller dans les grandes surfaces.
... https://www.ouest-france.fr/bretagne/gu ... an-5550879

Après le blocus de Toulouse et Montauban, les agriculteurs obtiennent gain de cause
Les agriculteurs, en colère contre la réforme des zones défavorisées, se sont de nouveau mobilisés ce mercredi notamment en Haute-Garonne, dans l'Aude et dans le Tarn-et-Garonne. Après un rendez-vous au ministère, ils estiment avoir obtenu gain de cause et lèvent progressivement les barrages.
... https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 16945.html

Colère des agriculteurs du Sud-Ouest: "50% des paysans gagnent moins de 350 euros par mois"
Plusieurs axes de communication étaient de nouveaux bloqués mardi dans la région de Toulouse par les agriculteurs en colère. Ils protestent contre le nouveau projet de politique agricole commune (PAC) de l'Union européenne, prévoyant la suppression d'une aide essentielle pour les agriculteurs de la région
En colère, les agriculteurs du sud-ouest bloquent depuis plusieurs jours les points névralgiques de la circulation dans la région de Toulouse. Rocades, accès à l'autoroute, ou encore convois de pièce d'avions ont été bloqués par les tracteurs. Les raisons de la colère ? La fin d'une aide prévue par le prochain projet de la politique agricole commune (PAC) de l'Union européenne.
... http://rmc.bfmtv.com/emission/colere-de ... 67470.html
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Messagede bipbip » 10 Fév 2018, 23:45

Après le blocus de Toulouse et Montauban, les agriculteurs obtiennent gain de cause
Les agriculteurs, en colère contre la réforme des zones défavorisées, se sont de nouveau mobilisés ce mercredi notamment en Haute-Garonne, dans l'Aude et dans le Tarn-et-Garonne. Après un rendez-vous au ministère, ils estiment avoir obtenu gain de cause et lèvent progressivement les barrages.
... https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 16945.html

Blocages et opérations escargot : le gouvernement contraint de revoir les zones agricoles défavorisées en Occitanie
Plus de 1 000 communes sont concernées par une réforme des zones agricoles, qui débouchera sur de nouvelles aides financières en provenance de l’Europe (75 %) et de l’Etat (25 %).
... http://www.lemonde.fr/economie/article/ ... _3234.html
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Re: Syndicalisme et mouvements agricoles

Messagede bipbip » 17 Fév 2018, 19:56

« La mort de ce territoire se prépare » : le cri d’alarme de 52.000 paysans angoissés

Une aide aux agriculteurs des territoires « défavorisés » est remise en cause. Cela menace la survie de plus de 50.000 exploitations. Les paysans se mobilisent.

« C’est la mort de ce territoire qui se prépare. » Yann Vetois ne retient ni ses mots ni ses actes. Mercredi 14 février, avec d’autres paysans et quelques élus, il a démonté les panneaux à l’entrée des communes de la Piège (Aude), puis planté des croix blanches à leur pied. Fanjeaux, La Cassaigne, Fonters-du-Razès, Saint-Julien-de-Briola. Un enterrement symbolique pour alerter sur les conséquences de la désormais fameuse réforme des zones défavorisées simples (ZDS).

« À Paris et à Bruxelles, il s’agit de manipuler des statistiques, jouer des modélisations et fixer des pourcentages pour en faire sortir une carte définissant des zones, explique l’éleveur, membre de la Confédération paysanne. Mais pour nous, au fin fond de l’Aude, ce sont 55 fermes qui perdent une aide financière indispensable à leur survie. » Yann et Solène Vetois élèvent des brebis allaitantes et des volailles en agriculture biologique sur les collines sèches de la Piège, au sol caillouteux et au climat méditerranéen. Ici, les conditions sont difficiles et les rendements médiocres.

C’est pour encourager ces régions vulnérables à maintenir et à développer des activités agricoles que l’Europe a créé en 1976 une aide spécifique, en plus de celles aux territoires montagneux. Pour ce faire, elle a élaboré une carte à partir des constats des États membres, qui déterminent des zones défavorisées. Les agriculteurs installés dans ces espaces touchent une indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN). En France, elle s’élève de 5.000 à 15.000 euros et concerne 52.500 paysans.

... https://reporterre.net/La-mort-de-ce-te ... -angoisses
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Messagede bipbip » 19 Fév 2018, 13:19

Confédération Paysanne
Zones défavorisées simples : le travail doit continuer !

La carte des zones défavorisées simples (ZDS) présentée le 9 février au Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation, mais non distribuée aux participants de la réunion pour contenir les remous, reste inacceptable et injuste pour les paysans qui en sortent. Elle ne peut mettre fin aux discussions.


Au vu de la menace pour la survie de l'élevage dans les zones qui perdraient le bénéfice de l'indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN*), la Confédération paysanne exige un report de la date butoir du 15 février pour permettre des négociations soutenables.

Nous devons travailler sereinement et dans la transparence pour réintroduire les 900 communes, prendre au sérieux la question budgétaire et ne pas la renvoyer à une discussion avec des régions qui n'ont pas l'argent. Nous continuons de réclamer à cet effet un transfert supplémentaire du premier vers le second pilier de la PAC*.


https://www.confederationpaysanne.fr/ac ... 08ic6jtb96
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Messagede bipbip » 20 Fév 2018, 02:05

FACE A L'IMPUNITÉ DE LACTALIS MOBILISONS NOUS LE 22 FÉVRIER A LAVAL POUR QUE LA JUSTICE S'EMPARE DE LA QUESTION DU REVENU DES PAYSANS

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Le revenu des producteurs de lait est dramatiquement bas et les perspectives sont peu rassurantes. On nous parle de plus de transparence pour une meilleure rémunération des producteurs. Pourtant, une entreprise est championne de l'opacité, c'est Lactalis !

Les enquêtes et les scandales se multiplient : comptes non dévoilés depuis des années, enrichissement scandaleux de la famille Besnier, mauvaise gestion de la crise de la salmonelle et depuis peu 2 milliards dissimulés dans les paradis fiscaux. Mais que fait la justice ?! Il est inacceptable que l'État laisse agir Lactalis en toute impunité, pendant ce temps là les liquidations judiciaires sont prononcées régulièrement au tribunal. D'ailleurs, la Justice n'a pas oublié de s'attaquer aux militants de la Conf' qui seront jugés une troisième fois à Amiens le 22 mars.

Nous demandons à l'état de prendre des mesures pour que Lactalis dévoile ses comptes et qu'une enquête soit ouverte par le parquet national financier sur les 2 milliards de Lactalis cachés au Luxembourg !

Nous demandons une vraie loi pour garantir le revenu des paysans, pour que l'État arbitre les relations commerciales et qu'il prenne sa place au niveau européen pour réguler et maîtriser la production laitière.

Pour cela nous vous appelons à une grande manifestation,

Devant le TGI de Laval, jeudi 22 février dès 13h00

http://www.confederationpaysanne.fr/act ... 695&type=A
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Messagede bipbip » 21 Fév 2018, 22:31

Agriculteurs : journée de mobilisation dans toute la France

Aux quatre coins de l'Hexagone, les agriculteurs ont décidé de faire entendre leurs inquiétudes mercredi 21 février. Ils craignent notamment la concurrence déloyale de l'accord négocié avec les pays du Mercosur, la nouvelle carte des zones défavorisées et la mise en place d'un nouveau plan loup en 2018.

Bordeaux (Gironde), Besançon (Doubs), Vienne (Isère), Rouen (Seine-Maritime) : partout en France, les agriculteurs font entendre leur voix. La première de leurs inquiétudes concerne un accord négocié avec quatre pays du Mercosur : le Paraguay, le Brésil, l'Argentine et l'Uruguay. Les agriculteurs redoutent des importations massives de bœuf sud-américain, 90 000 tonnes, et dénoncent une concurrence déloyale, soumises à moins de contraintes et donc des produits de moins bonne qualité.

... https://www.francetvinfo.fr/economie/em ... 21716.html
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Re: Syndicalisme et mouvements agricoles

Messagede bipbip » 27 Fév 2018, 23:12

Guerre des prix: des agriculteurs investissent le siège de Leclerc

En marge des négociations commerciales avec la grande distribution, des agriculteurs ont investi ce lundi le siège social de Leclerc, où ils ont lâché des pigeons.

Ils veulent maintenir la pression dans la dernière ligne droite des négociations avec la grande distribution. Une cinquantaine d'agriculteurs ont investi ce lundi le siège social de E.Leclerc à Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, et celui de Carrefour; dans les Hauts-de-Seine.

... https://lexpansion.lexpress.fr/actualit ... 88074.html
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Re: Syndicalisme et mouvements agricoles

Messagede bipbip » 04 Mar 2018, 14:45

PAC
Surfaces pastorales : le Ministère doit agir avant le 31 mars

28.02.2018 La Confédération paysanne a mené une action ce mercredi sur le stand du Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation au SIA pour exiger du Ministre qu'il défende le dossier des surfaces pastorales ligneuses (SPL).

Le gouvernement a jusqu'au 31 mars, via le règlement européen Omnibus, pour agir en faveur de centaines de paysannes et paysans qui se voient privés brutalement de ces aides PAC* auxquelles ils avaient droit il y a un an encore.

Ces paysannes et paysans sont pourtant l'avenir d'une agriculture moderne qui permet de produire une alimentation de qualité, de garantir une activité dans des zones rurales de landes et de bruyères qui seraient laissées à l'abandon et de jouer un rôle environnemental fondamental dans des espaces parfois classés Natura 2000.

La gestion des aides PAC*, qu'il s'agisse du dossier des SPL ou des zones défavorisées simples est catastrophique. Celle du transfert entre le premier et le second pilier est largement insuffisant pour satisfaire les aides MAEC, bio et ICHN*. Les choix précédents du Ministre de l'Agriculture, notamment sur la non revalorisation sur les 52 premiers hectares, laissent
craindre le pire quant aux négociations de la PAC* 2020 et de la voix qui sera portée par la France.

Pour la Confédération paysanne il est incompréhensible et intolérable, de surcroit au regard des ambitions portées par le Président de la République prônant pour le monde agricole une « révolution culturelle », d'abandonner ces paysannes et paysans.


https://www.confederationpaysanne.fr/ac ... cf21ln9k83


"Ras-le-bol" de la Confédération paysanne : le stand du ministère bâché de noir
La Confédération paysanne a recouvert le stand du ministère de l'Agriculture d'une bâche noire pour protester contre la politique agricole de l'exécutif.
"C'est le ras-le-bol qui remonte" : Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, a synthétisé ainsi les motivations du syndicat, qui a bâché de noir mercredi le stand du ministère au Salon de l'agriculture, pour protester contre un ensemble d'orientations gouvernementales ou européennes. Après avoir bâché le stand, une quarantaine de manifestants ont notamment brandi des banderoles réclamant "un revenu pour tous les paysans" ou "sauvons l'élevage avec des producteurs nombreux".
... http://www.europe1.fr/politique/ras-le- ... ir-3587249
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Re: Syndicalisme et mouvements agricoles

Messagede bipbip » 08 Mar 2018, 17:24

Rencontre et discussion autour du livre Le paysan impossible

Caen, le 9 mars à partir de 18h à la Pétroleuse, 163 cours Caffarelli à Mondeville

Le 9 mars à partir de 18h, Yannick Ogor, invité par l’association contre les normes à la Pétroleuse, viendra parler de son livre Le paysan impossible, Récit de luttes, publié en 2017 aux Editions du bout de la ville. La rencontre sera suivie d’un repas à prix libre et d’un fest-noz avec le groupe Les arriérés, à partir de 20h30.

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« J’ai choisi une vie d’éleveur de brebis et de maraîcher. Avant tout, je voulais fuir le néant du salariat. Devant l’horizon saturé de la société industrielle, j’aurais pu me satisfaire d’une discrète fréquentation du vivant : un petit jardin, une petite basse-cour, deux ou trois brebis, quelques fruitiers... (...) Mais j’ai eu ce pressentiment tenace : qu’à ces petites fréquentations de la nature quelque chose manque, ou plutôt, que d’une fréquentation, on peut toujours s’absenter ; et que cela, confusément, je n’en voulais pas. Au contraire, je cherchais à être pris. »

Comment sortir de la confusion politique qui frappe le monde agricole ? Comment en révéler les antagonismes et y assumer le conflit de classes ? Yannick Ogor, ancien animateur de la Confédération paysanne, éleveur et maraîcher en Bretagne, retrace la contestation agricole en France depuis soixante ans, ses tentatives et ses impasses. Mêlant récit autobiographique et Histoire, il revient aux racines de la question agricole, éclaire les lieux de pouvoir et les faux-semblants qui structurent l’alimentation des masses. Pour qu’on puisse enfin se départir de l’immuable et mensongère figure du « paysan » qui ne sert qu’à justifier l’asservissement de l’agriculteur à la logique industrielle.

https://a-louest.info/Rencontre-et-disc ... ssible-337
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Re: Syndicalisme et mouvements agricoles

Messagede bipbip » 10 Mar 2018, 16:54

Paysans Rebelles

Labastide Rouairoux (81) samedi 10 mars 2018
à 20h30, Cinéma Jacques Brel, Rue de la Fontaine Maffre

Une soirée pour jeter un pont entre générations. Soirée exceptionnelle en présence du réalisateur, Christian Rouaud et des fondateurs de la Confédération paysanne du Tarn.

L'association Échos-ci, Échos-là et la Confédération paysanne du Tarn organisent une soirée documentaire autour des luttes paysannes. C'est avec un immense plaisir que cette soirée accueillera Christian Rouaud, réalisateur primé en 2012 du césar du meilleur documentaire pour le film « Tous au Larzac ». Le vendredi 10 mars, Christian Rouaud présentera son film « Paysan et Rebelle, un portrait de Bernard Lambert ». Sorti en 2002, il retrace l'histoire de ce paysan de Loire-Atlantique et figure mythique des luttes paysannes dans l'Ouest au cours des années 1970, mais aussi de cinquante ans d'évolution de l'agriculture en France.

Ce film s'annonce comme une passionnante introduction à la présentation du livre « Graines de Résistance », ouvrage rédigé par les membres fondateurs de la Confédération paysanne du Tarn. 30 ans après sa création, les auteurs ont décidé de trier leurs archives, leurs photos, chercher dans leur mémoire pour pouvoir transmettre aux jeunes générations leurs valeurs et expliquer comment et pourquoi le mouvement est né avec pour seule ambition : partager. Vendredi 10 mars au cinéma de Labastide-Rouairoux, tous les ingrédients seront réunis pour faire de cette soirée un beau moment d'humanité.

Entrée : 5 euros

https://tarn.demosphere.eu/rv/8758
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Re: Syndicalisme et mouvements agricoles

Messagede bipbip » 10 Mar 2018, 23:12

L’agroalimentaire précarise les agriculteurs, selon une étude

Une étude du Bureau d’analyse sociétale pour une information citoyenne (Basic), réalisée en novembre 2017, met en évidence le poids écrasant de la grande distribution dans la chaîne agroalimentaire. Alors que le secteur engrangeait 10 % des dépenses alimentaires des Français en 1960, il en absorbe 60 % aujourd’hui.

... https://reporterre.net/L-agroalimentair ... -une-etude
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Re: Syndicalisme et mouvements agricoles

Messagede bipbip » 15 Mar 2018, 04:04

La Confédération paysanne occupe le ministère de l’Agriculture

Ce mercredi 14 mars, depuis 17h, 70 paysannes et paysans occupent avec une dizaine de brebis le hall de la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) au ministère de l’Agriculture.

Ces membres de la Confédération paysanne demandent le maintien pour toutes les surfaces pastorales des aides de la PAC.

Cette action intervient alors que le gouvernement français peut faire reconnaître des centaines d’hectares de zones pastorales d’ici au 31 mars auprès de l’Union européenne.

Jusqu’en 2016, toutes les surfaces pastorales - situées dans des zones difficiles, souvent montagneuses, là où paissent les troupeaux - étaient éligibles à des aides PAC. Mais un changement de règle en 2017 a laissé de côté bon nombre d’élevages. Plus de 600 fermes d’après le syndicat.

Comment l’Europe justifie-t-elle cette modification ? La Commission européenne remet en cause la façon dont la France comptabilise ses surfaces. « Pour la Commission européenne, les surfaces avec moins de 50 % d’herbe ne sont pas des surfaces agricoles. Pour la Commission européenne, une surface agricole est une prairie « normande » alors que les landes, garrigues avec peu d’herbe, ne seraient pas des surfaces agricoles », explique le syndicat paysan dans son dossier de presse.

La France a encore les moyens de rectifier le tir, si elle le notifie auprès de la Commission européenne. Or pour le moment, le gouvernement semble faire la sourde oreille.

« Alors que Stéphane Travert persiste dans sa volonté d’éliminer les petites fermes qui mettent en valeur le pâturage dans des zones difficiles, le ton monte », lit-on sur le Twitter de la Confédération paysanne.


https://reporterre.net/La-Confederation ... griculture
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Re: Syndicalisme et mouvements agricoles

Messagede bipbip » 16 Mar 2018, 17:46

Rencontre « Le paysan impossible »

Montreuil (93) vendredi 16 mars 2018
à 19h30, Café-librairie Michèle Firk, La Maison de l’Arbre / La Parole Errante, 9 rue François Debergue

Rencontre avec Yannick Ogor autour de son livre "le paysan impossible" (éd. du bout de la ville)

"Le paysan impossible" revient sur 60 ans de prise en charge par l'État et l'Europe de l'industrialisation de l'agriculture. A rebours de l'idéologie anti-libérale, il décrit comment l'activité agricole est devenue administrée par tous les pores, au seul profit de l'agro-industrie.

C'est aussi l'histoire de 60 ans de luttes paysannes systématiquement intégrées à un système de cogestion entre syndicats et administrations. Une cogestion qui a pour seul résultat de pacifier la violente élimination des paysans. Il s'arrête notamment sur les vingt dernières années et la manière dont l'écologie est devenue un moyen d'accélération de l'industrialisation de l'agriculture. Il explique comment les normes sanitaires et environnementales, défendues par la gauche paysanne pour enrayer le productivisme, participent de l'élimination des fermes les plus modestes et renforcent les empires agro-alimentaires.

Un livre qui cherche à retrouver les chemins d'un conflit étouffé par le spectacle médiatique des luttes.

Yannick Ogor est éleveur et maraîcher en Bretagne. Il a démissionné en 1999 de la Confédération Paysanne. Il participe aujourd'hui à la constitution d'un collectif d'agriculteurs et d'agricultrices contre les normes.

Image

https://openagenda.com/cafe-librairie-m ... ors-normes
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Re: Syndicalisme et mouvements agricoles

Messagede bipbip » 05 Avr 2018, 15:22

FNSEA : double jeu

Faire une série de retours sur l’histoire de la FNSEA, nous permet de mieux comprendre la dose de violence et d’impunité consentie par l’État aux agriculteurs. La FNSEA a toujours eu un comportement ambigu ; d’un côté, elle attise la colère des agriculteurs, et de l’autre, elle se pose en médiatrice incontournable entre eux et l’État pour régler les crises à sa façon ; quitte à se faire huer par sa base comme ce fut le cas à Paris en septembre 2015 pour Xavier Beulin, homme d’affaires et capitaliste notoire [1] et président de ladite FNSEA.

Dès sa fondation, en 1946, la FNSEA domine le paysage syndical. Par la suite, ni le MODEF [2] (d’orientation socialiste), ni le CNJA (centre national des jeunes agriculteurs) ne pourront sérieusement menacer le monopole de la FNSEA. Depuis le début, ce leadership convient parfaitement à l’État dont c’est l’unique interlocuteur. La France agricole de l’après-guerre vit une profonde mutation puisque en moins de vingt-cinq ans se met en place un modèle d’agriculture intensive qui fera de l’État français l’une des premières puissances agricoles d’Europe. La FNSEA a toujours soutenu cette orientation et, pour parvenir à ses fins, elle a, dès 1961, mis en œuvre l’emploi de la violence en organisant des manifestations particulièrement musclées dont les premières du genre se déroulèrent en Bretagne. Cette politique se révéla payante car les pouvoirs publics y cédèrent sur une série de revendications majeures.

Dans les décennies suivantes, au gré des crises (surproduction, sécheresse, etc), caillassages de préfectures, blocus de gares, descentes dans les supermarchés, etc deviendront monnaie courante. Le paroxysme sera atteint en 1976, quand des viticulteurs en colère tueront un commandant de CRS à la carabine approvisionnée en munitions pour gros gibier et en blesseront 28 autres. L’enquête n’aboutira jamais, conformément à une tradition d’impunité solidement ancrée et qui resurgira avec les bonnets rouges .

En 2013, la FDSEA [3], encouragée par son président, Thierry Merret, met en mouvement les légumiers de Bretagne mécontents des contraintes fiscales et administratives. Ils incendient le centre des impôts et les locaux de la MSA de Morlaix ; ils vont jusqu’à retarder l’arrivée des pompiers par un ballet de tracteurs et en leur déversant des tonnes d’artichauts sous les pieds. Ils ont droit alors aux plus vives félicitations de Thierry Merret (alors qu’au regard du droit, certains faits sont d’une extrême gravité). Trois jours plus tard, conjointement rédigé par le syndicat et la chambre d’agriculture de Bretagne, un communiqué hypocrite tout à la fois regrettait « le recours à des actions violentes » et les justifiait en affirmant que « La profession tout entière n’encourage pas à l’excès, mais elle ne sait plus comment se faire entendre afin que des mesures efficaces et rapides soient prises ! ». En fait, notre impression est qu’elle sait trop bien comment se faire entendre ! Malgré l’enquête, Thierry Merret ne sera pas inquiété et les forces de l’ordre feront mine de ne pas pouvoir identifier les auteurs des faits.

A l’image de feu X. Beulin, les dirigeants FNSEA sont des notables souvent de droite, maires de leurs villages, administrateurs de coopératives, de la MSA et/ou du crédit agricole. Malgré que les manif’ organisées par la FNSEA aient causé des centaines de millions FF de dégâts, François Guillaume, après de bons et loyaux services (1979 à 1986) comme président de la FNSEA, devient ministre de l’agriculture sous Chirac, entre 1986 et 1988. Cette nomination est un signal clair en direction de la FNSEA et de ses méthodes. C’est une reconnaissance pure et simple, par l’État, de ses actions violentes ; pour le passé et l’avenir.

Au fur et à mesure, la FNSEA s’est professionnalisée et aujourd’hui son expertise est appréciée jusqu’à Bruxelles. Elle est devenue une entreprise capitaliste plus soucieuse de ses parts de marchés et de ses profits que du monde agricole et des agriculteurs. Si les agriculteurs de la Fédération nationale des jeunes exploitants familiaux (FNJEF), liée au Modef, déclarent  : « Si le système ne fonctionne pas, il faut changer le système » et que la Confédération paysanne déclare que « les plans d’allégements des charges ne changent rien car on ne s’attaque pas aux racines du mal », nous savons qu’ils sont uniquement motivés par une volonté de s’assurer des privilèges. Si nous sommes d’accord sur le principe qu’il faut changer de système, nous ne sommes pas, pour autant, d’accord avec les objectifs corporatistes poursuivis par les différentes organisations d’agriculteurs.

Adhérer à la FNSEA, c’est aussi bénéficier de réductions diverses, façon comité d’entreprise, avec la « carte moisson » (réductions pour matchs de foot, pour décathlon, etc), y compris chez… le grand ennemi (carrefour & co). Les fédérations encaissent, au passage, un pourcentage sur les ventes ; ce qui revient à pratiquer ce que la FNSEA, elle-même, dénonce, à savoir, les marges arrières. Bien entendu, les exploitants agricoles ne se doutent pas des rétrocessions au profit des FDSEA.

Lors de la grande grève du lait de 2009, la FNSEA dénonce à grand fracas les marges exorbitantes de la grande distribution. La réalité est toute différente. Entre 2005 et 2009, la marge des transformateurs (mise en boîte du lait, fabricants de beurre ou yaourt) a beaucoup plus augmenté que celle des distributeurs. Selon le ministère de l’agriculture, sur le prix de vente au public d’une brique de lait, la grande distribution s’octroie 18 %, le producteur reçoit moins de 30 % et le transformateur en prend la moitié ! Or, ce qui est le « plus amusant », c’est que si, parmi ces transformateurs, il y a des industriels, il est à noter qu’il y a aussi de nombreuses coopératives tenues par des organisations membres de… la FNSEA ! Par exemple, la plus importante de France, la société SODIAAL, avait comme président de son conseil d’administration Damien Lacombe, fils d’un Raymond du même nom qui fut président de la FNSEA de 1986 à 1992 !…

Ce double jeu ayant été éventé, nombre d’agriculteurs quittèrent la FNSEA et continuèrent à livrer leur lait à des coopératives laitières qui, en fait, adhèrent à la FNCL (Fédération nationale des coopératives laitières) qui n’est autre qu’une antenne de la FNSEA qui, à l’évidence, centralise le pouvoir. Ce mécontentement, palpable chez les producteurs, se traduisit par quelques déboires électoraux avec la perte, par exemple, du contrôle d’une chambre d’agriculture au profit de la coordination rurale. Cependant, le monopole de la FNSEA demeure solide ; d’autant plus que cette dernière sait se rendre indispensable sur le front juridique et bancaire. Beaucoup d’exploitants agricoles sont empêtrés dans des situations difficiles, criblés de dettes et de problèmes juridiques. Coincés, ils sont souvent obligés d’adhérer à la FNSEA malgré leur aversion car c’est elle qui octroie prêts et « facilités ». La baisse continuelle du nombre d’agriculteurs depuis un demi siècle est la preuve d’une politique délibérée d’asservissement et d’une guerre d’usure contre les petits paysans. La FDSEA n’hésite pas à les mobiliser contre leurs intérêts tout en les manœuvrant dans des actions spectaculaires afin d’entretenir chez eux l’illusion d’actions efficaces, sauf que l’efficacité est, en définitive, destinée à promouvoir une politique de grands propriétaires. La FNSEA est, également, bien implantée au niveau des commissions d’installation ce qui lui permet de favoriser ceux qui y adhèrent ; obligeant ceux qui souhaiteraient rester indépendants ou qui voudraient se tourner ailleurs, à la rejoindre.

Le nombre d’exploitants agricoles ayant été divisé par quatre entre 1955 et 2015, il est aujourd’hui inférieur à 500 000. C’est là le résultat de la politique agricole menée par l’État et la FNSEA qui s’est faite au bénéfice des agriculteurs les plus riches, dirigeants ou membres importants de ce syndicat. Ces dirigeants sont les gagnants de cette politique car ils ont pu moyennant les aides du Crédit Agricole (où ils ont leurs entrées) agrandir leurs propriétés en rachetant les terres abandonnées par leurs anciens collègues et en même temps s’enrichir en profitant, en tant que notables, du formidable développement du système coopératif agricole. Le crédit agricole, au niveau bancaire, et les coopératives, au niveau de l’agro-industrie, sont des puissances économiques de premier ordre.

Malgré les manifestations fréquentes et spectaculaires, il y a une profonde identité de vue entre l’État et la FNSEA sur un objectif à long terme, connu sous le terme de PAC et fixé par la loi de modernisation de l’agriculture française de 1962 : Bâtir une agro-industrie puissante, centralisée et fortement capitalisée. Si la FNSEA doit prendre quelques libertés avec les règles en chemin pour protéger et développer ce secteur, qu’elle les prenne. Les pouvoirs publics ferment les yeux. Dans une confusion des genres, Bernard Lannes de la Coordination rurale (proche de l’extrême-droite), concurrente de la FNSEA, dénonçait : « … la FNSEA [qui] organise des pseudo-manifestations pour râler contre des décisions prises en cogestion avec l’État ». »


[1] En 2011, Xavier Beulin soutenait la proposition de loi du sénateur Christian Demuynck (UMP) visant à transposer un règlement européen de 1994 destiné à protéger les obtentions végétales et dont la conséquence pour les agriculteurs est que, s’ils veulent ressemer leur propre récolte, ils doivent verser une « rémunération aux titulaires des certificats d’obtention végétale » que sont les semenciers. Xavier Beulin était non seulement à la tête de la FNSEA, mais dirigeait également le groupe Sofiproteol qui détient des participations dans plusieurs grands groupes semenciers français (Euralis Semences, Limagrain, RAGT Génétique, Serasem, groupe InVivo)

[2] Mouvement de défense des exploitant familiaux

[3] Fédération Départemental des Syndicats d’Exploitants Agricoles


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