Luttes en Guadeloupe

Re: Luttes en Guadeloupe

Messagede Pïérô » 21 Déc 2017, 21:22

Gwadloup Terre de Ministres, MEN…. FOUT NOU NI CHANS !!

Depuis quelques temps, la Guadeloupe ne compte pas une seule semaine sans une visite ministérielle.

Vous l’avez tous compris : Nou pa ni dlo, nou pa ni tranpò, nou pa ni travay, nou pa ni lopital, lavi chè, timoun annou an lari-la, ayen pa kay, ……. Alòs, yo désidé ban nou minis maten, midi é swa pou di nou : « Je ne vous laisserai pas tomber ».

C’est donc au tour du ministre du travail de passer ovantratè isidan. Elle présidera une réunion du CREFOP spécialement convoquée pour elle mardi soir pour vendredi matin, suivant un ordre du jour non préparé, sans documentation et cela afin de faire le beau devant Madame la Ministre. On lè, fo nou arété fè jé pou yo pran NOU o séryé.

Elle doit également rencontrer élus, préfet et MEDEF afin de consolider le fameux plan jeunes, soit disant créateur d’emploi.

Pour rappel :

Cette convention a été négociée avec Mmes BOREL-LINCERTIN, PAU-LANGEVIN (Ministre des outre-mer) et MM. Victorin LUREL (député), Jacques BILLANT (préfet) et Bruno BLANDIN (président du MEDEF) ; et cela dans le plus grand secret car aucun syndicat ouvrier n’a eu connaissance de cette « négociation » ou plutôt de cette escroquerie.

Ce dispositif, entièrement financé et accompagné par l’Etat, le Conseil Régional et le Conseil Départemental, devait permettre le recrutement durable de jeunes MAIS SURTOUT en octroyant aux entreprises :

- Le financement de l’intégralité des charges par l’argent public, jusqu’à 2,5 fois le SMIC.

- La prise en charge totale par l’Etat et la Région de la formation des salariés ;

- Le pilotage du dispositif qui est assuré par une structure « Initiative Guadeloupe » dirigé par le patronat.

L’employeur, quant à lui, n’a aucune obligation d’emploi pérenne. Il est libre d’embaucher qui il veut, pour la durée qu’il souhaite, suivant le salaire qu’il a déterminé, utilisant ainsi les travailleurs comme de véritables mouchoirs jetables. D’ailleurs, dans la convention, l’engagement du MEDEF se limite à « mobiliser les entreprises ».

Autrement dit, il n’y a aucune obligation pour les employeurs et pourtant il s’agit d’utilisation de fonds publics.

Dès lors, on comprend bien l’augmentation des licenciements de salariés anciens pour embaucher des jeunes sous-payés, sans accords de branche, sans convention collective dans le but de réduire la masse salariale et de détruire les acquis sociaux. C’est ce permis de tuer que les ordonnances MACRON ont renforcé. MEDEF ka ri. I kontan.

L’UGTG REAFFIRME QU’IL S’AGIT D’UN DISPOSITIF DESTINE A FOURNIR AUX EMPLOYEURS UNE MAIN D’OEUVRE GRATUITE, LEUR PERMETTANT DE SE REMPLIR LES POCHES AVEC L’ARGENT PUBLIC, SUR LE DOS DES JEUNES CHOMEURS DE GUADELOUPE TOUT EN DETRUISANT LES ACQUIS SOCIAUX. L’UGTG EXIGE LA MISE EN ŒUVRE D’UN VERITABLE PLAN D’URGENCE POUR L’EMPLOI ET LA FORMATION DES JEUNES TEL QUE DEFINI DANS LE PROTOCOLE LKP DU 04 MARS 2009 ;

LAS KOUYONNÉ NOU – RESPEKTÉ GWADLOUPÉYEN

http://ugtg.org/article_2338.html
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Messagede bipbip » 28 Déc 2017, 17:43

Suspension de la grève à Karu'lis, le réseau de bus fonctionne désormais normalement

Le mouvement de grève lancé le 14 novembre dernier a été suspendu après l'examen d'une proposition de solution formulée par l'UGTG. Une solution à l'amiable qui permet aux deux parties de mettre en oeuvre une démarche de concertation qui va pouvoir commencer alors même que le travail reprendra normalement dés ce mercredi 27 décembre.
Le conflit durait depuis près d'un mois et demi. Les grévistes demandaient, entre autres revendications, une meilleure prise en compte de leur temps réel de travail et une rémunération en conséquence.

... https://la1ere.francetvinfo.fr/guadelou ... 44665.html
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Re: Luttes en Guadeloupe

Messagede bipbip » 30 Déc 2017, 14:10

Le Pôle emploi toujours dans la tourmente ?

Baie-Mahault. Jeudi 28 décembre 2017. CCN. Le 5 décembre dernier, une grève est survenue, à l’initiative de l’UGTG. Le syndicat, plus que jamais uni entre sections, a exprimé un certain nombre de revendications. Sur la liste : les salaires, la formation, les effectifs, les organigrammes, les conditions de travail … Nous avons rencontré Patricia Pioche, responsable syndicat secteur emploi et formation, Marc Potico, responsable de l’OGEC du Moule, Christian Elise, responsable CFA chambre des métiers et Stéphan Jules, directeur régional Pôle Emploi, pour faire de la lumière sur les pourquoi et les comment de ces grèves, réunions générales à répétition et surtout, de ces revendications.

Le secteur professionnel Pôle Emploi Guadeloupe est l’objet d’un tumulte continu opposant syndicats et patronat. Cela fait des mois, voire des années que les revendications syndicales fusent ci et là. Grèves reconduites et assemblées générales syndicales : tous les ingrédients d’une cocote minute prête à relâcher sa pression. Pour démêler les écheveaux de cette pelote de laine bien emmêlée, nous avons dans un premier temps rencontré Patricia Pioche, qui nous a aiguillés sur la voie de la pensée syndicale UGTG Pôle Emploi.

C’est dans le local de l’UGTG Pôle Emploi, situé près de la Poste, communément appelée « nouvelle Poste », que nous sommes accueillis. « Pas de petits fours » chez nous, nous lance-t-on sur un ton un brin ironique. Et pour cause : ici, seuls des tables, des chaises, un ordinateur et un vidéo-rétroprojecteur meublent la pièce. 5 personnes entourent Mme Pioche : Marc Potico, responsable de l’OGEC du Moule, Christian Elise, responsable CFA chambre des métiers, Gérard Passave et Moïse Chipan, délégués syndicaux DS Pôle Emploi et Jean-Yves Judith, représentant du personnel UGTG Pôle Emploi.

Il est alors temps de rentrer dans le vif du sujet. Voici une liste non exhaustive des revendications concernant Pôle Emploi :
• Remplacement des agents absents
• Arrêt du démantèlement du service informatique
• Arrêt de la gestion de carrière arbitraire
• Gestion concrète et efficace de la formation

Des conditions de travail sournoises ?

« On doit pouvoir utiliser le budget en fonction du besoin », martèle aussi Patricia Pioche. Nous avons alors lancé le débat sur le management et les conditions de travail : « direkteur sé an fonksyon tet a moun », déplore-t-elle immédiatement. L’UGTG a toujours défendu le critère objectif de l’ancienneté. Quand il n’y a pas d’ancienneté, la subjectivité entre alors en jeu. Sur le champ de bataille également : les « compétences », qui sont attribuées arbitrairement. Stephan Jules, officiellement au poste de directeur régional Pôle Emploi Guadeloupe depuis environ deux ans, vient alors au cœur du sujet concernant les organigrammes : « nous ja chanjé organigram 7 fois […] on ne sait jamais à qui s’adresser ». Il faut qu’un organigramme corresponde à un projet, qui répond aux besoins des demandeurs d’emploi de Guadeloupe. « On a même vu des postes créés pour des cadres, et le cadre dit qu’il n’en veut pas. Alors le poste disparaît d’un coup », s’exaspère-t-elle.

En ce qui concerne les conditions de travail, Patricia Pioche tient à rappeler que ce n’est pas le matériel qui est mis en cause, mais quelque chose de beaucoup plus sournois. En effet, les agents Pôle Emploi Guadeloupe exerceraient le travail de deux agents, à la différence des agents français, qui ont proportionnellement 300 demandeurs d’emploi dans leur portefeuille, contre 600 par agent en Guadeloupe. « L’agent se retrouve à accompagner plus de demandeurs d’emploi », déclare-t-elle, avant de conter la morale : « un sentiment du travail mal fait ». Ce sont de ces conditions de travail là dont il s’agit.

... http://www.caraibcreolenews.com/index.p ... -tourmente
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Messagede Pïérô » 16 Jan 2018, 17:02

L’Agence PÔLE EMPLOI de Bouillante a déménagé depuis le 14 décembre 2017 afin d’intégrer des CONTAINERS au milieu d’une voie passante.

NON AU MÉPRIS ! ! ! ! POLANPLWA BOUYANT FÈMÉ JOD LA !

L’Agence PÔLE EMPLOI de Bouillante a déménagé depuis le 14 décembre 2017 afin d’intégrer des CONTAINERS au milieu d’une voie passante.

QUEL MEPRIS pour les usagers et les agents, alors que les Agents réclament à cor et à cri de véritables locaux pour assurer leur mission de service public. A plusieurs reprises, les agents, consciencieux et valeureux, qui continuent à recevoir les usagers dans des conditions indignes du service public ont manifesté leur désarroi auprès de la Direction.

AYEN !! YO BYEN FOUTÉ PA MAL !

Las de cet immobilisme et de ce menfoutisme, les agents ont décidé de pratiquer leur droit de retrait pour, enfin, être écoutés par la hiérarchie. Eh ben NON ! En guise de réponse : Mépris, Menaces, Intimidations et Retrait de salaires.

TROP c’est TROP. Ni les AGENTS, Ni les USAGERS ne sont des animaux.
RESPÈKTÉ TRAVAYÈ – RESPÈKTÉ CHOMÈ –
RESPÈKTÉ GWADLOUPÉYEN – NOU PA CHYEN !!!

Aussi, l’UGTG exige :
- l’arrêt immédiat des menaces, des insultes et des intimidations à l’encontre du personnel ;
- Une réelle prise en compte des doléances des Agents et des Usagers pour l’amélioration des conditions de travail et de réception ;
- La restitution des salaires prélevés.

Nou pa brak – Nou pa bamou – lèsklavaj aboli – Nou péké lésé pon ti

Napoléon méprizé nou konsa


http://ugtg.org/article_2340.html
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Re: Luttes en Guadeloupe

Messagede bipbip » 08 Fév 2018, 21:33

Grève à la Poste de Basse-Terre

Les agents du bureau de Poste de Basse-Terre sont en grève illimitée depuis jeudi. Hier, les employés, qui pour certains se mobilisent pour la première fois de leur carrière, ont appris que le directeur nommé début janvier avait quitté la Guadeloupe. 15 agents sur 19 ont cessé toute activité pour dénoncer les conditions de travail qui se dégradent, selon eux, de jour en jour

... https://la1ere.francetvinfo.fr/guadelou ... 56887.html
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Re: Luttes en Guadeloupe

Messagede bipbip » 04 Mar 2018, 18:12

Pour le 15 mars 2018 : L’UGTG appelle à une grande mobilisation dans le procès fait « au camarade Eli DOMOTA »

Il s’agit d’un appel à la solidarité dans le cadre du procès intenté contre le Secrétaire Général de l’UGTG, Eli DOMOTA. Sous la référence « NON à la REPRESSION ! Les syndicalistes ne sont pas des criminels. » L’UGTG préconise d’utiliser « la forme que vous jugerez utile notamment en interpellant Mme Nicole BELLOUBET – Garde des Sceaux – Ministre de la justice – 13 Place Vendôme – 75042 PARIS Cedex 01, avec copie à l’UGTG.

Voici le texte intégral du communique de l’UGTG

Chers Camarades, Chers Amis,

Tout d’abord, que cette année 2018 soit une année d’intenses luttes pour la défense des travailleurs et de leurs organisations.

Nous revenons vers vous, pour une fois encore, faire appel à votre solidarité. En effet, le procès du Camarade Eli DOMOTA, Secrétaire Général de l’UGTG est prévu le 15 Mars 2018 en Guadeloupe. Pour rappel, il est convoqué « pour violence en réunion », suite à une plainte déposée par un cadre dirigeant de BMW, propriété du président du Medef Guadeloupe.

Nous ne le dirons jamais assez, il s’agit d’une volonté manifeste de criminaliser l’action syndicale et de diaboliser l’UGTG.

Pointe-à-Pitre, le 10.01.2018 Aux Organisations Ouvrières et Démocratiques.

L’État et les patrons veulent faire appliquer sans contestation, leurs réformes de refonte à la baisse des conventions collectives, faire disparaître le Code du travail, veulent abattre toutes les libertés fondamentales.

L’UGTG réaffirme que :
– se battre pour l’indépendance des syndicats, c’est défendre les travailleurs, c’est s’opposer aux
licenciements et aux abominations dont ils sont victimes, c’est lutter pour la défense des droits et garanties
des larges masses.
- le pacte travail-capital n’a pas pour objectif l’allégement des régressions sociales imposées par l’Etat et le
patronat mais l’éradication d’un syndicalisme indépendant, de lutte de classe et de confrontation sociale.
- c’est la liberté syndicale, le droit pour les travailleurs de disposer d’organisations syndicales indépendantes qui est visé.

C’est pourquoi nous vous demandons d’informer tous ceux qui luttent pour la défense des libertés syndicales et singulièrement les militants du mouvement ouvrier démocratique.
Vive la lutte des travailleurs et des peuples. Vive la solidarité internationale !

Recevez, Chers Camarades, Chers Amis, nos salutations militantes.

Pour l’UGTG
Maïté HUBERT-M’TOUMO.
Secrétaire Générale Adjointe de l’UGTG.

U.G.T.G.
Rue Paul LACAVE – Assainissement – 97110 POINTE.A.PITRE
Tél : +590.590.83.10.07Fax : +590.590.89.08.70 E-mail : webugtg@gmail.com


http://antilla-martinique.com/15-mars-2 ... eli-domta/
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Re: Luttes en Guadeloupe

Messagede bipbip » 16 Mar 2018, 23:26

Procès d'Élie Domota : l'appel à la grève générale est lancé

« On commence le 15 mars ! » , a annoncé Nestorius Favel, secrétaire général adjoint de l'UGTG, depuis Paris. Il était dans la capitale française afin de solliciter le soutien du Centre international contre les répressions syndicales (CICR). « Le jour du procès d'Élie Domota, secrétaire général de l'UGTG, signifie la grève générale et le blocage de la Guadeloupe » .
Le 15 mars, Élie Domota doit en effet répondre devant le tribunal correctionnel pointois de violences en réunion à l'occasion d'une manifestation syndicale qui s'est tenue en avril 2016 au siège de BMW à Jarry/Baie-Mahault.

... http://www.guadeloupe.franceantilles.fr ... 474624.php
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Re: Luttes en Guadeloupe

Messagede bipbip » 17 Mar 2018, 14:08

Après plusieurs renvois, le procès d'Élie Domota, convoqué devant la justice pour violences commises en réunion en avril 2016, s'est bien tenu, jeudi. Le ministère public avait requis 2 500 euros d'amende. Il a été condamné à payer 300 euros.

... http://www.martinique.franceantilles.fr ... 460865.php
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Re: Luttes en Guadeloupe

Messagede bipbip » 19 Mar 2018, 22:50

PROCÈS DOMOTA : SUCCÈS DE LA MOBILISATION !

Hier nous étions plusieurs centaines devant le tribunal de Pointe-à-Pitre pour soutenir Élie Domota, poursuivi pour "violences en réunion" durant une grève à BMW, qui appartient à Blandin (le dirigeant du MEDEF). Au début de l'audience, les avocats de Domota ont découvert que la prétendue victime avait retiré sa plainte. C'est donc sans plainte et sans victime que le procureur a tout de même demandé une amende de 2500 € pour une "simple violence". Sous la pression de la mobilisation, le juge a finalement condamné Domota à une amende ridicule de 300 €.

La justice aux ordres du grand patronat tente d'intimider les militants pour affaiblir les syndicats, et du coup l'ensemble des travailleurs qui devraient subir en silence les licenciements, les bas salaires et les conditions qui se dégradent. Nou pa dakò !

Le vendredi 6 avril, c'est Jean-Marie Nomertin qui est convoqué au tribunal de Basse-Terre suite à une plainte de Dambas, le planteur de banane surnommé « l’esclavagiste noir ».

SOYONS TOUJOURS PLUS NOMBREUX POUR SOUTENIR LES MILITANTS ATTAQUÉS !


https://www.facebook.com/Journal-rebell ... Kw&fref=nf
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Re: Luttes en Guadeloupe

Messagede Pïérô » 20 Mar 2018, 17:32

SANBLÉ ! SANBLÉ ! SANBLÉ ! POU PRAN BALAN !!! GwadloupÉyen doubout – SÉ TAN NOU – APA TA YO !!!

PARTICIPONS MASSIVEMENT AUX MEETINGS D’INFORMATION :

VANDRÈDI 23 MAWS – Plas Gerty ARCHIMEDE MÒWNALO – 7 tèdswa.

MAWDI 27 MAWS – Douvan Saldéfèt MANTEN – 7 tèd swa.

VANDRÈDI 06 AVRIL– Plas TRIKOLÒ – SENTWÒZ – 7 tèd swa.

VANDRÈDI 13 AVRIL – Dèyè LAPÒS BASTÈ – 7 tèd swa.

VANDRÈDI 20 AVRIL– Douvan MITYALITÉ LAPWENT–7 tèd swa

http://ugtg.org/article_2351.html
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Re: Luttes en Guadeloupe

Messagede bipbip » 24 Juin 2018, 18:10

L’ESCLAVAGISTE RICHEPANCE DOIT QUITTER LA GUADELOUPE

Le débat ouvert par LKP dérange et la récente publication de Messieurs REGENT et BELENUS le prouve. Ces « historiens professionnels », se dressent en défenseurs de l’institution politique interpellée et nous assènent un enseignement singulier sur l’histoire et le rôle de l’historien. Ils s’en prennent à tous ceux qui ne se soumettent pas à leur avis d’historiens « éclairés et autorisés » par le pouvoir colonial y compris à leur pair. En 2002, Frédéric REGENT publiait un texte du même type. Visiblement, n’ayant pas été entendu, il en remet une couche, cette fois-ci avec le concours de René BELENUS.

Mais ne nous laissons pas abuser par les apparences. En effet,
On pourrait croire qu’il s’agit simplement d’une guerre « d’HISTORIENS ».
Ou d’une tentative de voler au secours de Mme BOREL-LINCERTIN, visiblement embarrassée.
Mais au-delà de cette guéguerre entre sachant, et du sauvetage du soldat BOREL-LINCERTIN, il nous faut, NOUS Guadeloupéens, gadé pli lwen, davwa, tout biten, biten, parapòt a on biten.

NON ! C’est bien plus que tout cela !!!

Travailleurs, Peuple de Guadeloupe,

Notre pays, notre peuple, notre histoire, notre mémoire sont la cible d’une perpétuelle offensive de l’Etat colonial français notamment à travers les discours engagés de certains historiens et BELENUS et REGENT en sont la preuve vivante. RICHEPANCE et le rétablissement de l’Esclavage. Pour ces deux historiens, RICHEPANCE n’a pas rétabli l’esclavage. Et de nous expliquer, à nous, pauvres mortels, non-initiés à ce savoir inatteignable, que l’arrêté consulaire de NAPOLEON n’a été promulgué en Guadeloupe qu’en mai 1803 ; que l’esclavage n’était pas rétabli juridiquement avant cette date même si les Guadeloupéens étaient redevenus esclaves dès le 17 juillet 1802, date de l’arrêté de RICHEPANCE.

Appréciez par vous-même les fallacieux arguments de ces prétendus experts : « Le 17 juillet 1802, Richepance ignore l’arrêté consulaire du 16 juillet 1802 qui rétablit l’esclavage. Il supprime la citoyenneté pour les hommes de couleur, ce qui équivaut, certes, à un retour à l’ancien état des choses d’avant 1794, mais n’est pas en droit le rétablissement de l’esclavage, même si la pratique de la vente et de l’achat d’êtres humains reprend avant même le rétablissement officiel, le 14 mai 1803. »

Ainsi, ils nous apprennent que les Guadeloupéens étaient esclaves mais que ce n’était pas l’esclavage « en droit ». Leur fallait-il que RICHEPANCE annonce dans son texte qu’il rétablissait l’esclavage ou qu’il ait un mandat écrit en 3 exemplaires de NAPOLEON ? Suivant la logique de ces deux experts « autorisés », il n’y aurait jamais eu rétablissement de l’esclavage par RICHEPANCE. MAIS, par NAPOLEON non plus, car l’arrêté consulaire de NAPOLEON du 16 juillet 1802 ne mentionne pas que l’esclavage est rétabli : « La colonie de la Guadeloupe et dépendance[s] sera régie à l’instar de la Martinique, de Sainte-Lucie, de Tobago et des colonies orientales, par les mêmes lois qui y étaient en vigueur en 1789 ». De là à dire que ce seraient les Guadeloupéens eux-mêmes qui se seraient « esclavagisés », il y a là un pas qu’ils n’ont pas osé franchir. MAIS pour qui nous prennent-ils ? En tous les cas nous découvrons là de piteux valets du pouvoir colonial, qui n’ont même pas la décence de faire preuve, pour le coup, d’un minimum de lucidité et de sens critique !

LE NEGATIONNISME ET LE MEPRIS COLONIAL DISTILLE PAR CERTAINS HISTORIENS.

MAIS pourquoi ces deux historiens se taisent sur tous les propos et les thèses négationnistes, portés à l’encontre de notre passé et de notre mémoire. « Par définition ceux qui sont allés chercher les esclaves en Afrique pour travailler dans les exploitations ne voulaient pas les exterminer, ils voulaient les faire travailler gratuitement ». Phrase prononcée par Mme PAU-LANGEVIN relayant les propos de certains historiens français comme Olivier PETRE-GRENOUILLEAU. L’historien Max GALLO, à propos du rétablissement de l’esclavage par NAPOLEON : « …...Cette tâche, car c’est une tache réelle, est-ce que c’est un crime contre l’humanité ? Peut-être, je ne sais pas… ». Qu’ont-ils dit lors de l’installation de la stèle de Pointe-Allègre en mémoire des colons sanguinaires De l’OLIVE et Du PLESSIS ? Que pensent-ils de la thèse du professeur d’histoire du droit colonial, Jean-François NIORT, qui soutient que le code noir ne peut être vu comme une monstruosité juridique destinée à légaliser l’esclavage mais comme un outil de protection de l’esclave car il fait ressortir son humanité ? Que disent-ils sur le MACTE qui nous apprend que ce sont les rois Africains qui ont vendu leurs enfants ? Ou encore c’est la religion catholique qui soustraira les nègres de l’idolâtrie en occultant le rôle majeur du pape NICOLAS V. Quid de l’espace cultuel maçonnique du MACTE en remerciement du rôle joué par la franc-maçonnerie dans l’abolition de l’esclavage ; oubliant de préciser que tous les propriétaires d’esclaves en Guadeloupe, étaient francs-maçons et qu’ils ont été indemnisés par leur frère bâtisseur, Victor SCHOELCHER.

Tous ces silences complices servent les intérêts de l’Etat et de la bourgeoisie coloniale qui au nom de la liberté de penser laisse croire que tous les citoyens sont menacés dès lors que l’idéologie esclavagiste et coloniale est démasquée.

Pourtant, toutes ces manifestations éloquentes de « la science historique » sont menées sous couverts de « neutralité scientifique, d’analyse objective, de recherche scientifique ». Tous ces historiens tentent de réécrire l’histoire coloniale de la France en la rendant « humaine ».

Mais, c’est parce qu’ils sont libres ! Pas du tout ! Leur objectif principal est de briser la résistance des colonisés, des exploités, des opprimés, dans le but de soustraire l’Etat français de sa pleine responsabilité de puissance coloniale et esclavagiste, coupable d’avoir commis, encouragé et s’être enrichi par ces crimes. Et, devant ce « négationnisme institutionnel » savamment distillé dans nos écoles, dans les livres, dans le cerveau de nos enfants et toujours au nom de la « recherche et de la neutralité scientifique », il nous faut dire : ALLELUIA !

NĖTRALITĖ SYANTIFIK ! Manti a Mantè !

Pas de confusion ! C’est de politique dont il s’agit ! C’est l’idéologie coloniale qui est ainsi distillée depuis des décennies en réponse au grand mouvement de décolonisation qui a touché la terre entière et au combat des travailleurs et du Peuple de Guadeloupe pour l’émancipation, la remise en état, l’indemnisation et les réparations. La voilà, cette manipulation derrière laquelle se masquent nos deux historiens.

LE MEPRIS AFFICHE ENVERS CEUX QUI NE SONT PAS ISSUS DU MEME FILTRE COLONIAL.

« Car, voyez-vous, pour être un historien, il faut cumuler quatre choses :
travailler à partir d’archives de sources écrites, être un chercheur, et ne pas se contenter de lire les livres des autres et en tirer sa propre interprétation.
Avoir une thèse d’histoire, c’est-à-dire avoir été reconnu par ses pairs, dans le cadre de l’obtention d’une thèse soutenue devant un jury composé de spécialistes de la question.
Enseigner l’histoire à des étudiants en ayant le souci de leur inculquer les méthodes d’investigation du chercheur.
Diffuser auprès de tous les publics ses connaissances, à travers des émissions, mais surtout des livres. Nous sommes étonnés de voir beaucoup de personnes qualifiées d’historiens se répandre dans les médias, alors qu’ils ne détiennent à peine qu’une des qualités énoncées ci-dessus. Tout le monde ne peut donc pas être qualifié d’historien ! Un médecin qui écrit un livre sur le passé, à ces moments perdus, n’est pas un historien, tout comme n’est pas médecin, un historien qui vous donne quelques conseils sur les plantes ou les médicaments ».

Ces quelques phrases nous interpellent sur la vision de nos deux historiens. Ainsi, l’historien ne travaillerait que sur « des sources écrites ». Et eux, BELENUS et REGENT, seraient parmi les seuls habilités à chercher à comprendre, à analyser, à décrypter, à construire et à interpréter les faits.

Mais alors, que faut-il faire des travaux d’Henri BANGOU car il n’est que docteur en médecine ? Que faut-il faire des recherches de Carloman BASSETTE sur la civilisation amérindiennes car il n’est qu’un agriculteur ? Que faire des récits d’Ary BROUSSILLON sur les événements de Petit-Bourg car il est seulement sociologue ? Que faire aussi des contributions du bâtonnier Félix RODES, docteur en droit mais seulement licencié en histoire ? Que faire encore du fabuleux travail en généalogie de Michel ROGERS, Ingénieur BTP ? Quant à Rémon GAMA, pa menm palé. Bien qu’il soit docteur en histoire, il est à classer parmi ceux qui instrumentalisent l’histoire « pour servir des causes qui ne disent pas leur nom ». Que faire aussi des écrits des pères BRETON, Du TERTRE, LABAT, tous des hommes d’église et même d’Auguste LACOUR (magistrat colonial).

Pour finir, ils s’en prennent même à la presse, d’ailleurs complaisante : « Les médias ont une lourde responsabilité car ils se doivent de vérifier au préalable si ceux qui se présentent comme historiens le sont vraiment et, à ce titre, sont habilités à alimenter la conscience collective par des déclarations scientifiquement avérées. »

Alors l’histoire serait une science et la parole de REGENT et de BELENUS, des paroles sacrées et leurs livres : les tables de la loi.

Le rapatriement des restes de RICHEPANCE

Nos experts déclarent : « Nous estimons qu’il ne faut pas effacer les traces du passé, mais, au contraire les utiliser pour les expliquer. La tombe de Richepance doit être accompagnée d’un panneau expliquant les objectifs de sa mission, et son rôle dans le retour à la servitude en Guadeloupe. La détruire serait dommageable car cela équivaudrait à faire disparaitre une infrastructure de plus parmi ces vestiges de notre douloureux passé. Si nous entrions dans cette spirale, il faudrait alors détruire l’Arc de Triomphe sur lequel est gravé le nom de Richepance, le tombeau de Napoléon aux Invalides ou la Galerie des Glaces du château de Versailles où un buste de Richepance rend hommage à son action au sein de l’armée du Rhin.... Devons-nous aussi brûler l’arrêté de rétablissement de l’esclavage en Guadeloupe retrouvé il y a une dizaine d’années dans les archives ? »

Visiblement, n’ayant aucun argumentaire sérieux sur la question, ils versent dans la bêtise. Quand DELANOE a débaptisé la rue RICHEPANCE, a –t-il rasé le 8ième arrondissement. Quand le conseil général a débaptisé le fort, l’a –t-il détruit ? Alors soyons un peu sérieux, faisons le débat et sortons de la médiocrité.

Revenons donc au problème posé : le rapatriement de la dépouille de RICHEPANCE en France. RICHEPANCE, sur ordre de NAPOLEON, premier consul de la République, a rétabli l’esclavage en Guadeloupe, fait unique dans l’histoire au prix d’une répression sanglante et barbare. Cela suffit à caractériser une agression militaire contre notre peuple, violant ainsi les principes les plus établis du droit. Dans ces conditions, ce même droit fait obligation d’organiser le rapatriement de la dépouille de ce criminel.

Les Conventions de Genève prévoient le rapatriement des restes des combattants décédés, sur leur terre, par des dispositions reconnues de droit coutumier dans le cadre des conflits armés internationaux et nationaux (CICR, règle 114). Selon l’article 17, alinéa 3 de la 1ere Convention, les parties au conflit doivent veiller « à ce que les morts soient enterrés honorablement ». Or, il est contraire à l’honneur que l’assassin, en l’occurrence l’esclavagiste RICHEPANSE, soit enterré sur la terre de ses victimes, constituant une perpétuelle apologie de l’esclavage.

Cette disposition a été précisée par Protocole additionnel I de 1977. Le b) de l’alinéa 4 prévoit l’hypothèse où « l’exhumation s’impose pour des motifs d’intérêt public ». Comme l’a indiqué le Rapporteur du Groupe de travail, qu’il « appartiendra naturellement au pays sur le territoire duquel se trouvent les tombes de décider si l’exhumation est ou non une nécessité impérieuse d’intérêt public » (Actes XI, p. 378, CDDH/II/SR.35, p. 373, CDDH/II/SR.34, par. 62). Or, il s’impose comme motif d’intérêt public de mettre fin à l’infraction d’apologie, et de respecter la mémoire de nos aïeuls, qui sont la gloire de notre pays.

Ces deux motifs justifient un ordre de rapatriement des restes de ce bourreau.

Au demeurant, ces règles de droit international coutumier ont été intégrées dans le droit interne français. Depuis le début du XXème siècle, l’État assure l’entretien à perpétuité des sépultures des militaires « morts pour la France », inhumés dans les cimetières nationaux. Aux termes de l’article L. 522-1 du Code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre : « Les militaires français et alliés morts pour la France en activité de service au cours d’opérations de guerre sont inhumés à titre perpétuel dans les nécropoles ou les carrés spéciaux des cimetières communaux. Ces dispositions sont applicables aux militaires de l’armée française participant aux opérations extérieures ». Il n’existe donc aucun fondement juridique pour le maintien de cette sépulture dans une propriété du Conseil Départemental. C’est une compétence de l’Etat français. L’article L. 522-2 précise que le ministre chargé des anciens combattants et victimes de guerre est chargé des questions relatives aux terrains, à l’entretien et à la garde des nécropoles, propriété de l’Etat, et l’article L. 522-6 dispose que les dépenses « d’occupation, de clôture des terrains nécessaires aux sépultures perpétuelles, d’entretien et de garde des nécropoles sont à la charge de l’Etat ». L’entretien des sépultures de guerre est une mission régalienne de l’Etat, et de nombreux services français peuvent agir dans le cadre de la loi pour mettre en œuvre la décision de rapatrier les restes de ce bourreau : Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre (ONAC-VG), Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives (DMPA), Pôle des Sépultures de Guerre et des Hauts Lieux de la Mémoire Nationale (PSGHLMN).

Dans l’histoire, les exhumations ont été nombreuses, notamment après les deux derniers conflits européens. Les restes de NAPOLEON ont été rapatriés en 1840 de SAINT-HELENE « en terre de France », pour trouver place aux Invalides. Pour la Présidente du Conseil Départemental, la dépouille de RICHEPANCE « n’est réclamée par personne ni attendue nulle part ». Mais il a quand même son nom gravé sur l’un des piliers de l’Arc de triomphe à Paris. Il est donc un héros de la nation française. Il faudrait le leur rendre. Comme NAPOLEON, Il est tout à fait possible que la France lui retienne une place aux Invalides. Il a été un bon serviteur de la nation.

Curieusement, Victorin LUREL, soutenue par Mme BOREL-LINCERTIN, réclame le retrait du buste de COLBERT de l’Assemblée Nationale française. INCOMPREHENSIBLE !!!

DELGRES NE PEUT COHABITER AVEC RICHEPANCE DANS LE FORT.

Aucun peuple ne peut se construire sur les reliques de son bourreau. RICHEPANCE est installé sur le grand cavalier, le plus haut sommet du Fort, un espace stratégique aussi bien sur le plan militaire que sur le plan cultuel et symbolique. Ce n’est pas un hasard si sa tombe été placée sur cette bute, dans cette direction, au soleil levant afin que son autorité rayonne au-delà de la mort, sur le Fort, sur BASSE-TERRE, sur la Guadeloupe entière.

Il est contraire à l’honneur, à la morale, à la mémoire, à la dignité humaine que l’assassin soit inhumé sur la terre de ses victimes. Il s’agit d’une perpétuation de l’apologie de l’esclavage. Il faut en finir.

DELGRES, battu par RICHEPANCE, ne peut se trouver dans le même espace que son bourreau sauf si l’on veut tuer DELGRES à jamais et à travers lui, toutes velléités d’émancipation du peuple Guadeloupéen.

La présidente du Conseil Départemental a répété à maintes reprises qu’il était hors de question de rapatrier les restes de ce bourreau. Mais a-t-elle effectué les recherches nécessaires auprès des services et autorités ministérielles compétentes en la matière ? Dans sa réponse, elle précise que cette tombe a été longtemps ignorée, qu’il n’y figure aucune plaque nominative et qu’elle ne fait l’objet d’aucune attention particulière. Alors pourquoi vouloir brusquement garder les restes de ce bourreau et envisager l’installation d’une « notice historique détaillant les méfaits de RICHEPANCE et de son commanditaire BONAPARTE ». Le changement de nom du Fort en 1989 n’a pas effacé le nom de RICHEPANCE des livres mais a mis en avant l’un de nos héros. En quoi le départ des restes de RICHEPANCE serait synonyme d’effacement de l’histoire. Bien au contraire.

Nous attendons que les élus du Conseil Départemental fassent le choix du courage et de la dignité, en mémoire des luttes, des sacrifices et de la souffrance de ces valeureux combattants de la liberté, nos ancêtres, …. leurs ancêtres, et non celui de la lâcheté, de la soumission et de l’asservissement à l’ordre colonial.

Le Conseil Départemental doit prendre toutes les dispositions nécessaires pour rendre la dépouille de ce CRIMINEL, dont les décisions et les actes ne seront jamais absouts avec le temps écoulé, à « sa patrie reconnaissante ». Le Conseil Départemental dispose de tous les éléments pour rendre justice aux Guadeloupéens et à tous ceux qui, de leur corps éventré, de leur sang éjecté, continuent jusqu’à nos jours, de nourrir la colère de la Soufrière menaçante ! Toutes les tentatives de dissimulation derrière des élucubrations d’historiens « autorisés » ne feront que nourrir la légitimité de tous ces crimes. JOU NOU KÉ MÉTÉ A JOUNOU PÉKÉ VWÈ JOU !

LKP - Lapwent – 16 Jen 2018

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Re: Luttes en Guadeloupe

Messagede bipbip » 13 Juil 2018, 11:47

28 jwiyé 2018 : Journée de la colère...Nou anrajé !

Collectif anti-sargasses Petit-Bourg – Collectif des îles du sud – Collectif Meilleure santé pour tous - Collectif Dlo Goubè – Dlo nòbastè – Doubout pou dlo an-nou – K DLO - Collectif défense CHU – SPA - URC UDB – ADIG - Agir en citoyens – ANKA - CIPN - KAP Gwadloup – MIR Guadeloupe - RACINES – SOS Basse-Terre Environnement – SRDC - CFDT - CGTG - FO – FSU - LKP – SNCL - Solidaires Guadeloupe - SPEG - SUD PTT GWA – UGTG – UNSA - UPG - Combat Ouvrier - Mouvman Nonm – REV GPE – Travayè é péyizan – UPLG.

On Pèp san lopital - 7 mois après l’incendie du CHU, 3 mois après le limogeage du directeur de l’ARS et l’arrivée de la nouvelle super Directrice : aucun retour à un semblant d’activité normale pour le maillon fort de notre système public de santé. Le personnel de l’hôpital doit réintégrer le site pollué et accomplir sa mission de soignant pendant le nettoyage. Il n’y a plus de bloc opératoire et l’accès aux soins demeure des plus compliqués pour les patients.

On Pèp san dlo - Après que les ressources en eau de la Guadeloupe aient été livrées à des multinationales, qui se sont enrichies sans jamais se préoccuper de l’état des canalisations, tout en empochant l’argent que nous payions pourtant pour l’entretien du réseau : Pa ni dlo… an plen 21nyèm syèk, an Gwadloup, pa ni dlo.

On Pèp pwazonné - Après l’autorisation de l’épandage du chlordécone sur les terres de Guadeloupe, et ce plus de dix ans après son interdiction car jugée extrêmement toxique, les études scientifiques le montrent : tè an-nou pwazonné, dlo an-nou pwazonné, nou pwazonné, timoun an-nou, dèpi an vant a manman-yo, pwazonné ! Cancers de la prostate pa krèy, atteinte au développement des jeunes enfants, cancers hormono-dépendants, mi sé sa ki réalité an nou !

A cause des nuisances des ondes électromagnétiques liées aux antennes relais posées à proximité des habitations, des guadeloupéens sont malades et les autorités restent sourdes à leurs interpellations.

On Pèp anba jouk a sistèm kolonyal fwansé : La Guadeloupe est toujours sous le joug d’une économie qui résulte directement de la « plantation », basée sur des rentes de situation de monopole, sur des abus de position dominante et la destruction de toute production guadeloupéenne. Acheter, consommer et célébrer ce qui vient d’ailleurs : mi sé sa yo vlé nou fè !

Notre pays est toujours gangréné par un chômage de masse qui touche plus de 30% de la population active dont 60% de jeunes de moins de 25 ans, par la violence et les déviances sociales mais nous continuons de penser que nous faisons partie des pays développés de la Caraïbe.

Et pourtant, nous n’arrivons pas à faire face à des calamités naturelles : sargas ka toufé nou, siklòn é tranblanntè ka mènasé nou, toupannan jaden an-nou ka pousé si bato é nou pa tini ni lopital, ni dlo …

Voilà le résultat de la pwofitasyon capitaliste en Guadeloupe. Pwofitasyon née avec la colonisation de notre pays et qui a prospéré avec la connivence de l’Etat et des élus, au mieux impuissants ou incompétents, au pire complices.

On Pèp san lopital, san dlo, san tè, san mémwa,san istwa, san travay, pwazonné anba klòwdékòn é sargas…On pèp san divini !!
Annou sanblé pou fè fòs !

Devant la gravité de la situation, nous n’avons pas le choix, nous devons nous rassembler pour continuer et amplifier le combat pour exiger notamment :

- L’arrêt de l’empoisonnement par les sargasses

- La mise en place d’une véritable offre de soins de qualité pour les usagers de Guadeloupe

- L’accès de tous les Guadeloupéens à une eau potable, buvable sans pesticide, sans chlordécone, à un prix bas et unique

- Justice et vérité concernant l’empoisonnement au chlordécone et la condamnation des empoisonneurs

- L’accès à la terre pour ceux qui la travaillent et une véritable politique conduisant à la souveraineté alimentaire de notre Pays grâce à une agriculture saine, qui prend soin de la terre de nos enfants,

- L’accès des enfants de Guadeloupe à un système éducatif respectueux de leur être et doté de moyens à la hauteur des enjeux.
NOU KA SANBLE :
SAMEDI 07 JUILLET : Jouné Bokantaj an tout Gwadloup

Meetings d’informations et de mobilisation

VENDREDI 13 JUILLET 19 h Petit-Bourg douvan lanméri

VENDREDI 20 JUILLET 19 h Gourbeyre douvan lanméri

VENDREDI 27 JUILLET 19 h Morne à l’eau douvan lanméri

SAMEDI 28 JUILLET
Journée de la colère - Nou anrajé !
Sanblé 9vèd maten- douvan lanméri Lapwent

Lapwent, le 28 juin 2018


http://ugtg.org/spip.php?article2371
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Re: Luttes en Guadeloupe

Messagede bipbip » 16 Aoû 2018, 18:52

Nou pé pa rété bwa krazé, on sèl chimen ....Lalit !

Pour le Droit à la Vie, publication du Collectif, le 02 oût 2018

On Pèp san lopital - 8 mois après l’incendie du CHU : aucun retour à un semblant d’activité normale pour le maillon fort de notre système public de santé. Le personnel de l’Hôpital doit réintégrer le site pollué et accomplir sa mission de soignant pendant le nettoyage. Il n’y a plus de bloc opératoire, plus de laboratoire et l’accès aux soins demeure des plus compliqués pour les patients.

On Pèp san dlo - Après que les ressources en eau de la Guadeloupe aient été livrées à des multinationales qui se sont enrichies sans jamais se préoccuper de l’état des canalisations, tout en empochant l’argent que nous payions pourtant pour l’entretien du réseau : An Gwadloup, pa ni dlo an plen 21nyèm syèk.

On Pèp san Travay - Le patronat de Guadeloupe refuse toute négociation collective et détruit tous les accords sociaux existants. Tandis que l’Etat continue d’arroser les grandes entreprises de milliards qui auraient dû servir à l’amélioration des services utiles à toute la population, les attaques contre le niveau de vie des classes populaires – travailleurs, retraités, chômeurs, jeunes, petits artisans et petits commerçants – s’accentuent. Le chantier du futur CHU, c’est 650 millions d’euros, des milliers d’emplois en perspectives. Où sont les dispositifs de formations et de développement des compétences pour nos jeunes et les travailleurs de Guadeloupe ? Es nou ké rété la, ankò onfwa, ka pentiré syèl é ba lari chenn pannan dòt ka travay ?

On Pèp pwazonné - Après l’autorisation de l’épandage du chlordécone sur les terres de Guadeloupe, et ce plus de dix ans après son interdiction, les études scientifiques ayant démontré qu’il s’agit d’un produit extrêmement toxique : tè an-nou pwazonné, dlo an-nou pwazonné, nou pwazonné, timoun an-nou, dèpi an vant a manmanyo, pwazonné ! Les ouvriers de la banane sont les premiers touchés par le chlordécone. Cancers de la prostate pa krèy, atteinte au développement des jeunes enfants, cancers hormono-dépendants, mi sé sa ki réalité an nou ! De plus, la population subit une intoxication aigue et chronique à l’hydrogène sulfuré et à l’ammoniac, gaz toxiques dégagés par la dégradation des sargasses sur nos côtes. A cause des nuisances des ondes électromagnétiques liées aux antennes relais posées à proximité des habitations, des Guadeloupéens sont malades et les autorités restent sourdes à leurs interpellations.

On Pèp san sékirité pou manjé - Les terres et l’eau agricoles, bases de la souveraineté alimentaire, sont déviées pour d’autres usages (Golf…). Nos consommations alimentaires de base proviennent d’importations alors que la production vivrière n’est pas soutenue. Ainsi, nous consommons majoritairement des produits raffinés et sucrés issus de la production agro-industrielle mondiale qui utilise des herbicides, insecticides, pesticides comme intrants de production. Ces produits sont néfastes pour notre santé. Ils entrainent en effet des troubles tels diabète, obésité, hypertension, cholestérol, facteurs de maladies cardio-vasculaires, principales causes de mortalité des guadeloupéens.

On Pèyi san politik pou la jénès - La population vieillit, la jeunesse diplômée ou non est condamnée à l’exil et n’a pas perspectives de travail au pays. Le chômage touche 60% de jeunes de moins de 25 ans. Des adolescents quittent le système scolaire en situation d’échec ou de décrochage et sont livrés à eux-mêmes, grossissant le taux de délinquance et de violence.

On Pèp anba jouk : La Guadeloupe est toujours sous le joug d’une économie qui résulte directement de la « plantation », basée sur des rentes de situation de monopole, sur des abus de position dominante et la destruction de toute production guadeloupéenne. Acheter, consommer et célébrer ce qui vient d’ailleurs : mi sé sa yo vlé nou fè !

Notre pays gangréné par un chômage de masse qui touche plus de 30% de la population active, est aussi profondément marqué par la violence et les déviances sociales ; mais répétant ce que l’on s’évertue à nous faire croire, nous continuons de penser que nous faisons partie des pays développés de la Caraïbe.

Et pourtant, nous n’arrivons pas à faire face à des calamités naturelles : sargas ka toufé nou, siklòn é tranblanntè ka mènasé nou, toupannan jaden an-nou ka pousé si bato é nou pa tini ni lopital, ni dlo …

Voilà le résultat de la pwofitasyon capitaliste en Guadeloupe. Pwofitasyon née avec la colonisation de notre Pays et qui a prospéré avec la connivence de l’Etat et des élus, au mieux impuissants ou incompétents, au pire complices.

On pèp san lopital, san dlo, san tè, san mémwa, san listwa, san travay, pwazonné anba klòwdékòn é sargas : sé on pèp san divini !!

Nou pé ké rété bwa kwazé, On sèl chimen : LALIT !

Devant la gravité de la situation, nous n’avons pas le choix, nous devons nous rassembler pour continuer et amplifier le combat pour exiger notamment :

- La prise de mesures efficaces pour que cesse l’empoisonnement par les sargasses - La mise en place d’une véritable politique de santé et d’une offre de soins de qualité pour les usagers de Guadeloupe.

- L’accès de tous les Guadeloupéens à une eau potable, buvable sans pesticide, sans chlordécone, à un prix bas et unique, avec une gestion et une organisation dans le cadre d’une gouvernance unique, sans délégation de service public.

- L’ouverture, en faveur des travailleurs, de négociations collectives dans toutes les branches professionnelles.

- Le démontage des antennes relais installées à proximité des habitations et qui menacent la santé des habitants.

- Justice et vérité concernant l’empoisonnement au chlordécone et la condamnation des empoisonneurs

- L’arrêt de la dégradation de l’environnement et de la dilapidation des terres agricoles au profit de projets déconnectés des besoins de la population.

- L’accès des enfants de Guadeloupe à un système éducatif respectueux de leur être et doté de moyens à la hauteur des enjeux.

Annou kontinyé sanblé pou fè fòs !

Collectif anti-sargasses Petit-Bourg – Collectif des îles du sud – Collectif Meilleure santé pour tous - Collectif Dlo Goubè – Komité Dlo nòbastè – Doubout pou dlo an-nou – K DLO - Collectif défense CHU – LCDM - SPA – URC UDB – ADIG - Agir en citoyens – ANKA - CIPN - KAP Gwadloup – MIR Guadeloupe - RACINES – Nord Basse-Terre Environnement - SOS Basse-Terre Environnement – SRDC - CFDT - CGTG - FDSEA - FO - FSU - LKP – SNCL - Solidaires Guadeloupe - SPEG - SUD PTT GWA – UGTG – UNSA - UPG - Combat Ouvrier - Mouvman Nonm – PCG - REV GPE – Travayè é péyizan – UPLG.

Lapwent, le 2 août 2018
Publié par Collectif pour le droit à la vie le dimanche 12 août 2018


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