Mouvement contre réforme des retraites 2010

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede leo » 07 Oct 2010, 17:11

Et hop, aussitôt les coquilles vides des organisations lycéennes et/ou de jeunes (UNL, FIDL, MJS et autres…) récupèrent.
Il suffit d’avoir un ou deux permanents, un bureau à Paris, un ordi, un fax, un carnet d’adresses, pour faire parler de soi et se faire passer pour porte-parole.

Les lycéens se mobilisent sur les retraites, en attendant le 12
(Reuters)

Une quarantaine de lycées se sont mobilisés jeudi en France contre la réforme des retraites, en attendant la journée d'action du 12 octobre, a-t-on appris auprès des organisations lycéennes.
Les villes de Paris, Toulouse, Cherbourg, Besançon, Alès, Caen, Niort, ou encore Limoges étaient notamment concernées.
Plusieurs centaines de lycéens ont manifesté également à Angoulême, en Charente, et Périgueux, en Dordogne, département où un lycée a été bloqué, à Sarlat.
Dans la banlieue d'Angoulême, des incidents ont eu lieu entre une centaine de lycéens réunis devant leur établissement scolaire de Ruelle où, selon la police, les forces de l'ordre ont été la cible de jets de projectiles.
"A la mi-journée, on était à une quarantaine de lycées touchés ou bloqués, avec des manifestations", a dit à Reuters Quentin Delorme, secrétaire national de l'Union nationale lycéenne (UNL).
Le Mouvement des jeunes socialistes (MJS) a dénombré quant à lui 15.000 jeunes mobilisés dans toute la France avec de fortes disparités régionales.
A Paris, le collectif "Les retraites, une affaire de jeunes", a déployé une grande banderole sur la façade du centre Georges Pompidou.
Le président de l'UNL, Victor Colombani, voit dans ces actions "une preuve supplémentaire de notre refus du projet de réforme des retraites et marque un nouveau tournant dans la mobilisation des jeunes et notamment des lycéens".
"Si Nicolas Sarkozy et son gouvernement ne reviennent pas sur sa réforme, les lycéens seront toujours plus présents dans la rue et devant les lycées le 12 octobre", écrit-il dans un communiqué.
La FIDL, autre syndicat lycéen, invite les jeunes à se mobiliser mardi "pour montrer leur détermination à ne pas être la génération sacrifiée de l'actuelle réforme des retraites".
Elle appelle sur son site internet à "des assemblés générales lycéennes afin de discuter entre lycéens de cette reforme injuste et imposée".
Pour Quentin Delorme, les lycéens seront "aux côtés des salariés" mardi et ils prendront des décisions lors d'assemblées générales. "Ça fait plus d'un mois que des jeunes sont mobilisés, le mouvement prend de l'ampleur, il n'y a pas de raison que ça s'essouffle", a-t-il estimé.
Elizabeth Pineau, avec Claude Canellas à Bordeaux, édité par Gilles Trequesser

http://fr.news.yahoo.com/4/20101007/tts ... 02f96.html
leo
 
Messages: 252
Enregistré le: 17 Avr 2009, 17:29

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede Nico37 » 07 Oct 2010, 17:56

Concessions en trompe-l'oeil sur les retraites il y a 19 min Yann Le Guernigou et Emmanuel Jarry

Face au risque de radicalisation du mouvement contre sa réforme des retraites,Nicolas Sarkozy a concédé jeudi des aménagements en faveur des femmes et des parents d'enfants handicapés mais reste ferme sur les dispositions les plus emblématiques et les plus contestées.Lire la suite l'article

Ces concessions constituent aussi un geste à l'adresse des sénateurs de la majorité, qui examinent actuellement ce texte, au moment où une partie de leurs collègues députés brandissent l'étendard de la révolte contre le "bouclier fiscal", une autre réforme phare du président français.

Si elles permettent au chef de l'Etat et au gouvernement de se dire à l'écoute de l'opinion publique, elles restent très insuffisantes aux yeux des syndicats, qui brandissent la menace de grèves reconductibles à partir du 12 octobre.

Pour le directeur de l'institut Viavoice, François Miquet-Marty, "ce sont des concessions secondaires qui ne remettent pas en cause l'architecture du projet et le coeur de la réforme" et elles ne constituent certainement pas un "recul".

Selon l'Elysée, Nicolas Sarkozy a demandé au gouvernement de déposer un amendement maintenant à 65 ans, pendant cinq ans, l'âge d'annulation de la décote pour les parents de trois enfants, nés avant 1956 et qui se sont arrêtées de travailler au moins un an après la naissance d'un de ces enfants.

De même, les parents d'enfants handicapés conserveront le bénéfice de la retraite à taux plein à 65 ans, quelle que soit leur durée de cotisation et sans limite dans le temps.

L'Elysée maintient en revanche que le recul de 60 à 62 ans de l'âge légal de la retraite est une "composante essentielle de la réforme", comme celui de l'annulation de la décote à 67 ans pour les personnes non concernées par les derniers aménagements.

RAPPORT DE FORCE

Les aménagements annoncés avaient été proposés par le président UMP du Sénat, Gérard Larcher, et implicitement approuvés par le ministre du Travail, Eric Woerth.

"Nicolas Sarkozy avait dit qu'il y aurait des marges dans la discussion au Senat", fait valoir une source gouvernementale. "Cela montre que le gouvernement est à l'écoute de la réflexion au Sénat et qu'il évolue au rythme des débats."

L'opposition de gauche crie à la mise en scène, tandis que les syndicats veulent voir dans ces concessions en trompe-l'oeil la preuve que la mobilisation paie.

"Ce ne sont pas là des éléments de nature à modifier la critique fondamentale sur le projet de réforme", a cependant déclaré le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault.

La CFDT a salué une "avancée" et un "pas en avant" mais son secrétaire national chargé du dossier a déclaré à Reuters que cela ne remettait en rien en cause l'appréciation globalement négative de la réforme par la centrale.

"La réforme est structurellement injuste", a dit Jean-Louis Malys. "On appelle à la mobilisation le 12 octobre et on souhaite une très forte mobilisation (...) On est dans une dynamique où le rapport de force se développe."

François Miquet-Marty n'exclut pas que l'Elysée cherche par ses annonces à enfoncer un coin entre radicaux adeptes de grèves reconductibles et éléments plus fatalistes ou résignés.

"Le scénario le plus envisageable maintenant c'est le pourrissement", estime le directeur de Viavoice.

CRISTALLISATION

"Mais cela ne résoudrait pas les problèmes de fond et le risque serait d'une accentuation de l'exacerbation sociale", avertit cet analyste. Car la réforme des retraites "cristallise" la révolte d'une bonne partie des Français contre la situation économique et sociale et ce ne sont pas ces concessions qui "changeront la donne".

Guy Groux, du Centre de recherches politiques (Cevipof) de Sciences Po Paris, voit également dans l'annonce de ces aménagements une "tentative de neutraliser" les appels à la grève reconductible dans le secteur public, qui pèsent sur le débat au Sénat en menaçant le pays de paralysie.

"Est-ce que cela peut suffire ? J'en doute", juge ce spécialiste des mouvements sociaux en France. "Aujourd'hui, la question essentielle posée par les syndicats, notamment par la CGT, c'est l'ouverture de vraies négociations."

Mais lui aussi est sceptique sur les suites du mouvement en l'absence d'une véritable mobilisation dans le secteur privé.

"Si la question est de savoir s'il peut y avoir une mobilisation de type mai 1968, la réponse est non. Nous n'en sommes certainement pas là", explique-t-il en faisant allusion aux plus grandes grèves de l'histoire de la Ve République.

Il ne voit pas non plus Nicolas Sarkozy reculer sur les principales mesures de la réforme. "Le coût politique serait extrêmement élevé dans son électorat", à 18 mois des élections présidentielle et législatives de 2012, souligne Guy Groux.

Edité par Patrick Vignal
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 09:49

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede kuhing » 08 Oct 2010, 10:04

D'après ce que j'ai entendu aux dernières actualités, les dirigeants syndicaux Thibault et surtout Chérèque commencent à parler d'avancées positives dans la négociation sur les retraites.

Bien sur c'est en rapport avec le nombre grandissant de sections syndicales qui appellent à des grèves reconductibles après le 12 octobre.

Attendons nous à un baissage de froc en règle de Thibault et Chérèque quand la situation deviendra trop dangereuse pour qu'ils risquent de perdre leur place de bureaucrates patentés.

On a l'habitude.
kuhing
 

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede leo » 08 Oct 2010, 12:04

La CGT vote Sarkozy


La radicalisation du mouvement offre au président le point de retournement dans l’opinion qu’il attendait.

La CGT (Cheminots) vote Sarko! Croyant bien faire, c’est-à-dire affaiblir la position, jusqu’alors «responsable», du leader de la CGT, Bernard Thibault –position commune avec celle de la CFDT–, la CGT cheminots, suivie par d’autres syndicats dans les transports, et peut-être ailleurs, a donc choisi l’affrontement politique. Radicaliser le mouvement, notamment à travers des secteurs d’activité qui sont moins concernés par la réforme des retraites, c’est, à coup sûr, offrir à Nicolas Sarkozy le point de retournement dans l’opinion qu’il attendait; celui à partir duquel il peut espérer ressouder autour de lui et retrouver la position dont il s’est lui-même privé en lançant sa triste offensive contre les Roms: celle de fédérateur des droites. Didier Le Reste et les autres lui offrent, avec leur mot d’ordre de grève reconductible, de pouvoir fédérer les droites qu’il venait lui-même de disloquer. Car, même si la réforme des retraites est impopulaire, on imagine mal que le désordre social, s’il s’installait, séduise une majorité de Français.

Symbole contre symbole

Reprenons. Au commencement était donc la réforme des retraites. On devrait dire: «une» réforme et non «la» réforme, car chacun sait que les difficultés du système seront corrigées pour un maximum d’une dizaine d’années. Comme ce fut le cas déjà de la réforme Balladur, complétée par celle de François Fillon. Considérer une réforme plus fondamentale et plus durable, c’eût été accepter la perche tendue par la CFDT: envisager une retraite à points complétée, pour le socle universel, par la garantie de l’impôt. Au contraire, le gouvernement a choisi de colmater le système de répartition auquel le plus grand nombre est attaché et jouer presque exclusivement sur les bornes d’âge (60/62 et 65/67). Le schéma était donc limpide: on allait se battre symbole contre symbole. Moi, Nicolas Sarkozy, je fais tomber l’un des derniers grands symboles de la gauche: la retraite à 60 ans. Qui dit mieux? La gauche, de son côté, ne pouvait éviter le piège en offrant une contre-réforme. Ce que font sans doute les experts. Mais, dans le discours public, on a surtout retenu un seul mot d’ordre: on rétablira la retraite à 60 ans! Au risque d’être aussitôt catalogué parmi ceux qui, contre toute raison, promettent de «raser gratis».

Les syndicats CGT et CFDT avaient, eux, choisi une ligne réformiste: ne pas nier la nécessité de la réforme et se battre pour l’améliorer. En sachant que la retraite à 60 ans est en effet un symbole fort et fédérateur pour les salariés. Ils avaient donc, jusqu’à présent, adopté une tactique élastique évitant d’offrir une résistance frontale et, par une gestion très maîtrisée des manifestations et des journées d’action, réussissant à ancrer dans l’opinion l’idée d’une réforme injuste et d’un gouvernement sourd à l’injustice. A charge, pour tout un chacun, de solder les comptes en mai 2012.
Les annonces de grève reconductible, et donc l’entrée dans une zone nécessairement tumultueuse et très incertaine, revient en fait à offrir au pouvoir l’affrontement bloc contre bloc dont on peut penser qu’il était souhaité. Car Nicolas Sarkozy est tout entier tendu vers la préparation du premier tour de l’élection présidentielle. Il est donc dans une entreprise de ré-identification.

Premier temps: il choisit le thème de la retraite à 60 ans. Il ne s’agissait nullement d’un engagement de campagne: il avait promis exactement le contraire, à savoir de ne pas y toucher. Son choix est donc très politique. Avec l’espoir d’attirer le regard sur l’irréalisme des propositions de la gauche, ou mieux, d’accréditer l’idée qu’elle veut en effet «raser gratis». Objectif: retrouver son identité d’origine, celle de celui qui réforme et qui, au besoin, bouscule les droits acquis au nom de l’urgence de la réforme.

Le champ des possibles

Deuxième temps: le retour aux fondamentaux. Les discours sécuritaires –cette fois ultra sécuritaires– agrémentés, si l’on ose dire, du sort particulier réservé aux Roms. Objectif: répondre à une demande sociale qui reste celle de «la loi et l’ordre»; récupérer une partie de l’électorat du Front national et surtout créer les conditions d’un bon report de cet électorat au deuxième tour. Cette fois, on était presque dans l’erreur stratégique. La droite s’est divisée, encouragée par les évêques (qu’un voyage au Vatican ne suffira sans doute pas à décourager). Ce qu’il a gagné ici, il était en passe de le perdre là. Bref le mécanisme de la défaite était en vue avec, sans doute, de meilleurs reports de l’électorat d’extrême droite, mais une abstention différentielle alimentée par celles et ceux qui continuent de se reconnaître dans une droite libérale modérée et centriste.

A ce moment-là du scénario, des grèves illimitées dans les transports notamment, secteur exonéré de la réforme et dont le caractère politique ne manquera pas d’être souligné, peut lui permettre de retrouver cet électorat qui était tenté de s’en détacher. Sans doute, certains se laissent-ils enivrer par l’antisarkozysme ambiant; d’autres, à gauche, sont toujours fascinés par le discours révolutionnaire et l’espoir d’un grand soir social. Or, à chaque fois que le PS se retrouve attiré sur les positions de l’extrême gauche, il éloigne de lui la perspective de l’alternance.

Mais lorsque s’installe une situation telle que celle qui se profile à l’horizon de la semaine prochaine, tout devient possible. Soit le scénario d’une aspiration à l’ordre, qui profite au pouvoir en place. Soit celui que décrivait ici même Gilles Bridier, lorsqu’il évoquait la somme des tensions qui peuvent un jour se coaguler et provoquer un véritable tremblement de terre social.


Jean-Marie Colombani



http://www.slate.fr/story/28321/cgt-vot ... -colombani

* * * *

Il est certain que l’effervescence qui monte petit à petit va aiguiser des tas de contradictions politiques et politiciennes.

Que le gouvernement cherche à passer en force, c’est sûr.

Qu’il cherche aussi à casser l’unité (de façade) des organisations syndicale, c’est aussi fort possible.

Pourtant, la CGT, Thibaut, a encore rappelé hier (jeudi 7/10) que la grève générale « c'est un slogan pour moi qui est tout à fait abstrait, abscons (...) ça ne correspond pas à la pratique par laquelle on parvient à élever un niveau de rapport de force ». Pas d'appel national mais un soutien du bout des lèvres à des mouvements décidés ici ou là par une base mécontente... comme c'est beau une touche de basisme encadrée d'en haut.

Mais ça n’empêchera pas le gouvernement (comme les syndicats, du moins leur direction et une bonne partie des appareils) de s’opposer frontalement à ceux et celles qui vont se lancer dans des grèves reconductibles et en les faisant passer pour minoritaires et irresponsables, voire plus encore.

Témoin ce point de vue de J.M Colombani, ex-dirlo du Monde et qui représente un peu le "centre politique" (entre Borloo et le PS pour faire simple) et qui se résume ainsi : les grévistes vont faire le jeu de Sarkozy.
Cette rhétorique devrait se retrouver dans de multiples points de vue, ici ou là, dans les jours qui viennent et qui dit en gros :
- La réforme des retraites est nécessaire.
- Celle-ci est peut-être injuste.
- Il faut essayer de l’améliorer, maintenant ou en 2012.
- Se lancer dans un « affrontement bloc contre bloc dont on peut penser qu’il était souhaité » par le pouvoir, conduit à lui faire un cadeau.
- Il faut donc ne pas aller trop loin, rester dans des manifs de rue qui ne servent à rien mais qui sont « logiques » puisque c’est ainsi que la démocratie fonctionne.

C’est donc bien une injonction lancée ici : si vous voulez chasser Sarko en 2012, ne faites pas des grèves, forcément impopulaires, car c’est le meilleur moyen de faire gagner la droite.

Gageons que cette petite musique va être reprise en boucle, partout, en particulier les médias.
Et ce sera là le premier argument des syndicats pour torpiller un mouvement qui pourrait leur échapper.

Souvenons-nous, qui a dit : « la grève : l’arme des trusts » ?

Maintenant, c’est : « la grève, arme de la droite ! »

C’est le point de vue de quelqu’un qui commence a avoir peur, comme l’exprime la fin de l’article : « lorsque s’installe une situation telle que celle qui se profile à l’horizon de la semaine prochaine, tout devient possible. Soit le scénario d’une aspiration à l’ordre, qui profite au pouvoir en place. Soit celui que décrivait ici même Gilles Bridier, lorsqu’il évoquait la somme des tensions qui peuvent un jour se coaguler et provoquer un véritable tremblement de terre social. »
Le lien qu’il suggère (“la somme des tensions”) va sur un article intitulé « Social, le spectre de l’explosion »
Parce qu’il est vrai que la montée du mécontentement va au-delà de la question des retraites…

Alors, posons-nous une question optimiste : l’explosion pour bientôt ?

Il y a beaucoup de forces, dans tous les secteurs institutionnels qui la redoutent et vont tout faire pour la conjurer ou la réprimer.
La vrai question qui importe : les “mécontents” seront-ils plus forts que tous les partisans ligués (et concurrents) de la paix sociale ?
leo
 
Messages: 252
Enregistré le: 17 Avr 2009, 17:29

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede leo » 08 Oct 2010, 12:07

le lien de Slate merde, c'est ici

http://www.slate.fr/story/28321/cgt-vot ... -colombani

le "spectre de l'explosion", c'est là :

http://www.slate.fr/story/27975/social- ... e-rancoeur
leo
 
Messages: 252
Enregistré le: 17 Avr 2009, 17:29

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede luco » 08 Oct 2010, 17:45

Sud éduc', dans la place !
----------
http://www.sudeducation.org/Metro-boulo ... merci.html
Avatar de l’utilisateur-trice
luco
 
Messages: 376
Enregistré le: 30 Déc 2008, 13:43

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede Kzimir » 08 Oct 2010, 19:18

Une AG étudiant/personnel est prévue à la fac du Mirail lundi, à midi trente. Je crois qu'il y a également eu des AG à la fac de science et de droit de Toulouse, qui ont réuni chacune une grosse soixantaine de personnes.
Sinon sur Toulouse c'est assez mou (a part le truc lycéen). Après la manif du 2 on devait être une cinquantaine au rassemblement syndicalistes unitaires, et la seule action qu'il y a eu depuis c'était un rassemblement de 150 personnes, principalement syndiqués, avec des balais devant le local de l'UMP (et on a même pas pu y accéder, les CRS barraient la route).
Kzimir
 
Messages: 782
Enregistré le: 13 Fév 2010, 16:15

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede Voline » 08 Oct 2010, 19:37

A Nanterre y a A.G lundi, le Collectif réformards-NPA "La retraite : une affaire de jeunes" tiens le haut du pavé, on va essayer de déborder ça sur la gauche.
Avatar de l’utilisateur-trice
Voline
 
Messages: 96
Enregistré le: 10 Aoû 2010, 10:32

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede Nico37 » 08 Oct 2010, 21:23

Tours

RETRAITES ENSEMBLE POUR LE RETRAIT DU PROJET DE LOI
contact: ensemblepourleretrait@gmail.com

Après plusieurs manifestations qui ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes à Tours, des assemblées générales interprofessionnelles ont réuni des salariés de différents secteurs et de différentes organisations syndicales : Poste, télécommunications, santé, sociaux, cheminots, culture, éducation, CNAV, transports, animation, des militants de FO, SUD-solidaires, CGT, FSU... et des non syndiqués, ainsi que des retraités des chômeurs et des étudiants.

Conscients que seul un mouvement de grève reconductible allant vers un blocage de l’économie pourra faire céder le gouvernement, nous appelons les salariés, chômeurs retraités, étudiants à s'engager dans la lutte pour le retrait du projet de contre-réforme des retraites.

Pour ancrer la mobilisation dans le département, les assemblées générales doivent se multiplier dans les entreprises, les services,
ateliers, ...
Nous devons débattre et discuter de la grève reconductible ensemble à partir du 12 octobre : le 13 on continue!

Site et appel, à signer des syndicalistes pour la grève générale : syndicalistesunitaires.org

Nous appelons à maintenir la pression en participant massivement à :
- la grève et à la manifestation du mardi 12 octobre 2010 à 10h, place de la liberté
- des Assemblées générales interprofessionnelles ouvertes à tous :
le mardi 12 octobre à 14h après la manifestation
le mercredi 13 octobre à 14h Au foyer des cheminots, 11 rue blaise pascal

Un rassemblement interprofessionnel le mercredi 13 octobre à 18h place jean jaurès
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 09:49

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede Nico37 » 09 Oct 2010, 12:41

COMMUNIQUE DE PRESSE
UNSEN Cgt Educ'Action 263 rue de Paris (Case 549) 93515 MONTREUIL CEDEX
Mel : unsen@ferc.cgt.fr - Site : www.unsen.cgt.fr
Contact Presse : Nicole Hennache TEL. 01 48 18 81 47
Patrick Désiré TEL. 06 81 25 52 07

Il faut généraliser les grèves !

La CGT Educ'action appelle l'ensemble des personnels de l'Éducation à participer massivement à la grève du mardi 12 octobre, à proposer et décider de sa reconduction dans les assemblées générales le 12 et les jours suivants.

Avec l'ensemble des salariés, du privé et du public, les personnels doivent débattre des conditions d'élargissement et d'approfondissement de l'action engagée depuis plusieurs semaines.

Le gouvernement doit prendre en compte la colère qui monte parmi les salariés et les jeunes de ce pays.

Il doit entendre nos revendications sur les retraites, l'emploi et les salaires, nos conditions de travail et la défense des services publics, notamment celui de l'Éducation.

Montreuil, le 8 octobre 2010
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 09:49

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede Pïérô » 09 Oct 2010, 16:05

Tract d'AC, Agir Contre le chômage, qui est important dans le sens où il faut bien comprendre que la question touche tout le monde, et que justement il nous faut construire des espaces de lutte et de mobilisation qui rassemblent tout le monde :

Image


lycéens :

Retraites : bilan des manifs lycéennes du 7 octobre, plus de 10 000 lycéens dans la rue

Spontané ! Le mouvement lycéen vient de prendre un départ massif et inattendu, les premières manifestations et blocages de lycées se succédaient ces derniers jours mais les actions étaient éparpillées et inaudibles, peu médiatisées. Ce jeudi marque un tournant avec une mobilisation d’ampleur sur une journée qui ne comportait aucun appel national. De nombreux lycées qui ne connaissent habituellement aucun mouvement entrent dans la danse. On attendait la jeunesse, la voilà !

Combien étaient-ils aujourd’hui ?

Difficile d’y répondre mais on peut affirmer qu’ils étaient des milliers, beaucoup de lycées touchés ne sont pas encore médiatisés. 116 établissements ont été perturbés selon le ministère. En cette fin d’après midi, c’est encore de nombreuses informations qui nous parviennent, nous allons tenter de faire un résumé.

. Angoulème, une centaine de lycéens manifestent.

. Aubenas, près de 1000 lycéens ont manifesté aujourd’hui.

. Auch : 1000 lycéens ont défilé dans la journée, de nombreux blocus étaient organisés.

. Avignon : 60 lycéens tiennent un piquet de grève devant le lycée René-Char.

. Bayeux : le lycée Arcisse-de-Caumont est bloqué par 250 lycéens.

. Besançon, des centaines d’élèves bloquent le lycée Pergaud.

. Caen : les lycées Victor Lepine et Fresnel ont été bloqué aujourd’hui par 150 et 200 lycéens. Le lycée Pierre Simon est lui aussi bloqué et l’internat a été fermé.

. Carcassonne : 2000 lycéens ont manifesté, les blocages vont se poursuivre jusqu’à mardi.

. Carpentras : manifestations lycéennes devant les lycées Victor Hugo et le lycée agricole Louis-Giraud.

. Charleville-Mezière : 400 lycéens ont manifesté dans la matinée.

. Chateau-du-Loir : 200 lycéens du lycée pro Maréchal Leclerc ont manifesté.

. Cherbourg : 500 lycéens manifestent.

. Fontainebleau : une centaine de lycéens ont manifesté ce matin.

. Guebwiller : 200 lycéens ont manifesté aujourd’hui.

. Hirson : 300 lycéens ont manifesté dans la matinée.

. Le Creusot : 150 lycéens ont manifesté ce matin.

. Lisieux : 300 à 400 lycéens ont organisé des barrages filtrants à la sortie d’un établissement, selon la police. Le lycée Gambier vient de suivre.

. Mamers : une centaine de lycéens du lycée pro ont bloqué leur établissement.

. Mayenne : environs 450 lycéens ont manifesté.

. Mende : 1000 lycéens ont défilé ce matin.

. Molsheim : 600 lycéens ont manifesté aujourd’hui.

. Montluçon : 150 lycéens ont manifesté aujourd’hui.

. Nemours : sit-in d’une quarantaine de lycéens. Tentative de blocage.

. Nevers : 300 à 400 lycéens ont manifesté.

. Nogaro : manifestation lycéenne aujourd’hui.

. Orange : manifestation lycéenne devant le lycée de l’Arc.

. Paris : une centaine de lycéens ont manifesté devant le centre Pompidou.

. Périgueux : plus de 500 lycéens ont défilé ce matin.

. Rethel : manifestation lycéenne ce matin.

. Ribérac : une centaine de lycéens du lycée Arnaut Daniel ont manifesté en début de matinée.

. Rodez : 2500 lycéens manifestent.

. Ruelle : une centaine de lycéens se sont réunis devant le lycée pro Jean Caillaud.

. Saint Quentin : lycée Concordet bloqué. Les CRS ont chargé les lycéens.

. Samatan : les lycéens ont manifesté aujourd’hui.

. Sarre-Union : 200 lycéens ont manifesté.

. Sedan : les lycéens des lycées Jean-Baptiste-Clément et Pierre-Bayle ont manifestés aujourd’hui.

. Toulouse : 250 lycéens ont bloqué une avenue.

. Verdun : 500 lycéens manifestent.

. Vire : 40 lycéens se sont réunis devant le lycée pro Jean Mermoz.

. Vivier au court : les lycéens de l’établissement Louis-Armand ont manifesté.


Près de 10 000 lycéens dans la rue aujourd’hui ! Et demain ? Un grand nombre d’établissement concernés aujourd’hui par le départ du mouvement poursuivront leurs actions demain. Mais surtout, ce sont beaucoup de nouveaux établissements qui devraient entrer en lutte.


Sources :

http://www.7septembre2010.fr

http://vivelagreve.wordpress.com/


des photos ici : http://juralibertaire.over-blog.com/art ... 05292.html

et un site utile à rajouter donc : http://vivelagreve.wordpress.com/


et donc, pour rappel, et sites utiles :

. . . Pour une grève générale jusqu'au retrait : http://www.7septembre2010.fr/
. . . l'appel des syndicalistes pour la grève générale : http://www.syndicalistesunitaires.org/
. . . autre recensement d'appels unitaires : http://www.solidaires.org/rubrique365.html
. . . mobilisation étudiante et lycéenne : http://vivelagreve.wordpress.com/
Avatar de l’utilisateur-trice
Pïérô
 
Messages: 22439
Enregistré le: 12 Juil 2008, 21:43
Localisation: 37, Saint-Pierre-des-Corps

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede Pïérô » 10 Oct 2010, 00:33

tract d'AL :

Image
Avatar de l’utilisateur-trice
Pïérô
 
Messages: 22439
Enregistré le: 12 Juil 2008, 21:43
Localisation: 37, Saint-Pierre-des-Corps

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede Nico37 » 10 Oct 2010, 10:21

Tract CGA Montpellier
Fichiers joints
Tract CGA Perpignan - 12 octobre 2010.pdf
(320.45 Kio) Téléchargé 298 fois
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 09:49

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede leo » 10 Oct 2010, 11:08

Pour les parisien-ne-s et alentours...

Contre l’exploitation, bloquons l’économie !


« C’est la crise et vous voulez durcir la grève ? Ça va vous coûter cher... »

Directions syndicales, patronat et gouvernements de droite comme de gauche, partagent le même sens des responsabilités. Au nom du « réalisme économique », on devrait accepter la nécessité d’une exploitation toujours plus dure. Voilà l’arme idéologique qu’on renvoie systématiquement à la gueule de quiconque se rebelle contre ce système.

« C’est la crise et vous voulez bloquer l’économie ? Faudra assumer les licenciements... »

Au nom de ce genre de fausses évidences, certaines directions syndicales ne réclament même pas le retrait de la réforme. D’autres, pour des raisons tactiques, demandent le retrait, mais refusent de s’en donner les moyens par l’instauration d’un vrai rapport de force : par la grève générale, le blocage, le sabotage, etc. Les syndicats, prétendant parler au nom des travailleurs, ont une fonction : cogérer cette société de classe par la négociation et la médiation.

Aujourd’hui, le devant de la scène est occupé par les centrales syndicales qui tentent par tous les moyens de contrôler et d’endiguer la contestation, tout en monopolisant les grandes lignes de la revendication. Empêcher un durcissement de la lutte est un enjeu majeur : il ne se passe pas un communiqué de Chérèque et Thibault sans qu’ils ne rappellent leur crainte d’un emballement des conflits.

En effet, nombreux sont les travailleurs qui, passant leur vie à se tuer au turbin pour les patrons, ne veulent pas se battre seulement pour conserver les miettes que les bourges leur laissent. Nombreux aussi sont ceux qui ne sont pas directement concernés par la réforme : Rmistes et sans-emplois, travailleurs intermittents, sans papiers, lycéens ou étudiants à qui le marché du travail ne permettra pas de cotiser les annuités nécessaires, retraités touchant une pension de misère, etc... et qui pourtant entendent bien apporter leur contribution au mouvement naissant. Nous sommes nombreux à attendre d’un mouvement social plus qu’un aménagement d’une énième loi, ou même son retrait. À vouloir qu’un véritable rapport de force s’instaure au-delà des grève-kermesses qui s’expriment dans la rue entre Répu et Nation.

Depuis le début des mobilisations, alors que les médias s’obstinent à nous rabâcher la misérable lutte des chiffres, un certain nombre d’initiatives fleurissent à travers le pays en marge des « défilés unitaires ».
Ainsi, lors de la précédente journée de grève, le 23 septembre :

À Amiens, les salariés de la zone industrielle nord bloquent leur lieu de travail toute la journée, alors que des opérations escargots sont menées dans toute la région.

Dans la région nantaise, des travailleurs bloquent les routes pendant que des manifestants murent la permanence UMP de Basse-Goulaine.

Aux environs de Chôlet, le Comité de Lutte pour les Retraites (CLR) mène une opération péage gratuit sur l’A87.

À Saint-Nazaire, des manifestants remontés s’affrontent violemment avec la police.
Cette même semaine du 23 septembre, à Marseille, sont lancés plusieurs mouvements de grève reconductible : cantines, caissières de supermarchés, etc.

À Fos sur Mer, les agents des terminaux pétroliers sont en grève depuis quinze jours. Ils ont été rejoints depuis le 7 octobre par les dockers et agents portuaires des dockers.

Le 1er octobre, les infirmiers anesthésistes bloquent les Champs Elysées.

Des assemblées générales avec pour point de départ l’auto-organisation se sont tenues, par exemple les AG interpro à Gare de l’Est à l’initiative de quelques cheminots et enseignants, et des « AG pour une grève offensive ». Dans ces AG s’organisent des gens qui partagent la volonté d’agir en-dehors des directions syndicales et au-delà des séparations catégorielles (travailleurs, chômeurs, précaires, public/privé).

Et, nouveauté du mois d’octobre, des lycéens se joignent avec fracas aux hostilités. 80 lycées bloqués en deux jours, ce n’est pas un luxe...

Sans des initiatives qui dépassent le cadre institutionnel, sans une grève débordant les directions syndicales, il n’y aura pas de rapport de force donnant naissance à un véritable mouvement social. Mouvement où les luttes corporatistes sont dépassées, où les bureaucrates perdent pied, où les actions menées répondent à des préoccupations plus larges que la seule question des retraites, où la lutte ne se limite pas à défendre de prétendus acquis.

En gardant à l’esprit le chemin qui reste à parcourir, organisons nos colères.

Il y a à prendre bien plus que ce qu’on veut nous laisser !

Le 12 octobre, rendez-vous pour un cortège à 13h à l’église Notre Dame des Champs à l’angle de la rue Montparnasse et du Bd Montparnasse

Le 13 octobre, AG interpro Mercredi 13 octobre à 17h à la Bourse du Travail, métro République
leo
 
Messages: 252
Enregistré le: 17 Avr 2009, 17:29

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede Nico37 » 10 Oct 2010, 13:03

ADRESSE A TOUS LES TRAVAILLEURS

A l’initiative de cheminots de la Gare de l’Est et d’enseignants du 18ème, nous avons été une centaine de salariés (du rail, de l’éducation, de la poste, de pme de l’agro-alimentaire, de l’informatique…), de retraités, chômeurs, étudiants, travailleurs avec ou sans papiers, syndiqués ou non, à nous réunir le 28 septembre et le 05 octobre pour discuter des retraites et plus largement des attaques que nous subissons et des perspectives pour faire reculer ce gouvernement.
Nous avons été des millions à manifester et faire grève lors des dernières journées d’action. Le gouvernement ne recule toujours pas. Seul un mouvement de masse sera en mesure de le faire. Cette idée fait son chemin au travers des discussions autour de la grève illimitée, générale, reconductible et du blocage de l’économie…
La forme que le mouvement prendra est notre affaire. C’est à nous tous de le construire sur nos lieux de travail avec des comités de grève, dans nos quartiers au travers d’Assemblées Générales souveraines. Ils doivent réunir le plus largement possible la population travailleuse, coordonnés à l’échelon nationale avec des délégués élus et révocable. C’est à nous de décider des moyens d’actions, des revendications… Et à personne d’autre.
Laisser les Chérèque (CFDT), Thibault (CGT) et Cie décider à notre place, c’est se préparer à de nouvelles défaites. Chérèque est pour les 42 annuités. On ne peut pas non plus avoir confiance en Thibault qui ne revendique pas le retrait de la loi, comme nous n’oublions pas qu’en 2009 il buvait le Champagne avec Sarkozy alors que des milliers d’entre nous étaient licenciés, nous laissant nous faire battre séparément. Nous n’avons pas plus confiance dans les prétendus « radicaux». La radicalité de Mailly (FO) c’est de serrer la main d’Aubry en manif alors que le PS vote les 42 annuités. Quant à Sud-Solidaires, à la CNT ou l’extrême gauche (LO, NPA), ils ne nous offrent d’autres perspectives que l’unité syndicale. C’est à dire l’unité derrière ceux qui veulent négocier des reculs.
Si aujourd’hui, ils enfourchent le cheval de la grève reconductible, c’est surtout pour éviter de se faire déborder. Le contrôle de nos luttes sert de monnaie d’échange pour être admis à la table des négociations…
pourquoi ? Pour, comme il est écrit dans la lettre signée par sept organisations syndicales de la CFTC à Solidaire, « faire entendre le point de vue des organisations syndicales dans la perspective de définir un ensemble de mesures justes et efficaces pour assurer la pérennité du système de retraites par répartition. »
Peux-t-on croire un instant qu’il peut y avoir une entente possible avec les casseurs de nos retraites depuis 1993, avec ceux qui ont entrepris la démolition méthodique de nos conditions de vie et de travail ?
La seule unité capable de faire reculer ce gouvernement et les classes dirigeantes, c’est de s’unir public et privé, salariés et chômeurs, retraités et jeunes, travailleurs avec ou sans papiers, syndiqués ou non, à la base dans des AG communes et en contrôlant nous même nos luttes.
Nous pensons que le retrait de la loi sur les retraites est l’exigence minimale. Cela ne saurait suffire. Des centaines de milliers de vieux travailleurs survivent déjà avec moins de 700 euros par mois, pendant que des centaines de milliers de jeunes vivotent avec le RSA, quand ils l’ont, faute de travail. Pour des millions d’entre nous, le problème cruciale c’est déjà de pouvoir manger, se loger et se soigner. De cela nous ne voulons pas.
Oui, les attaques contre les retraites sont l’arbre qui cache la forêt. Depuis le début de la crise, les classes dirigeantes avec l’aide de l’Etat jettent à la rue des centaines de milliers de travailleurs, suppriment des milliers de postes dans les services publics. Et nous en sommes qu’au début. La crise continue et les attaques contre nous vont devenir de plus en plus violente.
Pour faire face, nous ne devons surtout pas avoir confiance dans les partis de la gauche (PS, PCF, PG …). Ils ont toujours gérés loyalement les affaires de la bourgeoisie en ne remettant jamais en cause la propriété privée industrielle et financière ainsi que la grande propriété foncière. D’ailleurs en Espagne comme en Grèce, c’est la gauche au pouvoir qui organise l’offensive du capital contre les travailleurs. Pour nos retraites, la santé, l’éducation, les transports et pour ne pas crever de faim, les travailleurs devront accaparer les richesses produites pour subvenir à leur besoin.
Dans cette lutte, nous ne devons pas apparaître comme défendant des intérêts catégoriels mais ceux de toute la population travailleuse y compris les petits paysans, marins-pêcheurs, petits artisans, petits boutiquiers, qui est jetée dans la misère avec la crise du capitalisme. Nous devons les entrainer et nous mettre à la tête de toutes les luttes pour mieux nous en prendre au Capital.
Que nous soyons salariés, chômeurs, précaires, travailleurs sans papiers et cela quelque soit notre nationalité, c’est toute la population travailleuse qui est dans le même bateau.

Rendez-vous pour en discuter en AG interpro

Mardi 12 octobre à 18h et le Mercredi 13 octobre à 17h Bourse du travail, métro République

Des travailleurs et précaires de l’AG interpro de la Gare de l’Est
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 09:49

PrécédenteSuivante

Retourner vers Syndicats, associations, mouvements sociaux

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun-e utilisateur-trice enregistré-e et 3 invités