Mouvement contre réforme des retraites 2010

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede barcelone 36 » 01 Oct 2010, 12:23

Construire les perspectives

in Le Monde libertaire n°1606 (30 septembre-6 octobre 2010)

http://www.monde-libertaire.fr/syndicalisme/item/13765

C’est le 23 mars 2010 que la première journée de protestations contre une nouvelle réforme des retraites fut initiée par les centrales syndicales. Plus ou moins réussies au début (800 000 manifestants en mars), ces manifestations deviennent massives malgré l’été, pour aboutir au 7 puis au 23 septembre avec ses millions de manifestants et de grévistes. Comment expliquer cette progression tellement étalée dans le temps ?

La réussite de la mobilisation tient d’abord au fait que cette réforme est ressentie comme génératrice d’injustices notamment pour les femmes, et comme une menace contre tous et chacun d’entre nous. Elle est aussi l’expression d’un ressenti contre le travail, qui prend trop de place dans nos vies ; et d’un rejet des lois du profit qui nous font travailler plus et plus longtemps, pour des objectifs à la fois inégalitaires et incertains. Ajoutons à cela que le contexte mondial (crise économique, renflouement par les États des groupes capitalistes défaillants, etc.) et national (une exaspération diffuse mais nette de la politique gouvernementale et présidentielle : voir les protestations du 4 septembre contre le racisme) jouent un rôle décisif dans la montée du mécontentement. Des signes encourageants laissent penser qu’une nouvelle politisation est en cours. D’autre part, les centrales syndicales qui s’engagent dans l’unité, même si elle est fragile et de façade, encouragent par là l’enracinement de la mobilisation populaire et sa reconnaissance par l’opinion publique.

Toutefois, il faut relever que les manifestations ont du mal à exprimer des exaspérations suffisamment fortes pour aboutir à des mots d’ordre ou des réactions plus offensifs. Mais c’est compréhensible. Ce sont les syndicats majoritaires qui sont à l’origine du mouvement et ils ne demandent pas le retrait, mais à être pris en compte par le gouvernement. À partir de ces constats, nous percevons bien les limites de la protestation sociale en cours, dans un pays où le taux de syndicalisation est faible (8 % des travailleurs). La masse des gens pouvant participer au mouvement est donc mobilisée par des organisations syndicales affaiblies, prêtes à arrêter la mobilisation pour négocier, et qui n’impactent que le monde du travail.

Par ailleurs, parmi les opposants revendiqués de la réforme, FO se refuse à employer le mot de « grève générale », selon son secrétaire général, car c’est « un terme teinté d’insurrection » ; quant à SUD Solidaires, et à la CNT dans une bien moindre mesure, leurs capacités à mobiliser les cantonnent de fait dans une fonction protestataire et sans moyens suffisants pour faire pencher la balance.

Ces constats, qu’ils nous plaisent ou non, servent à anticiper raisonnablement sur les faits ; et c’est de là que découlera notre intervention, et donc, à notre échelle, notre apport à une radicalisation de ce mouvement social. À ce jour, l’opinion se répand selon laquelle une journée d’action de temps à autre relève de la perte de temps et d’argent, pour un résultat faible. Il y a donc une possibilité – impossible à évaluer – que des sections syndicales, avec le durcissement, décident de pousser leurs fédérations ou unions territoriales à radicaliser le conflit. Ou à le quitter ! Ce qui serait pire, et générerait de la frustration et la sensation que se battre ne sert à rien.

Les limites intrinsèques de ce mouvement social en cours – auquel il est nécessaire de participer – nous amènent à réfléchir à l’intérêt d’aller chercher des ressources supplémentaires hors du monde du travail plus ou moins drainé par les syndicats. Des ressources qui seraient à la fois des appuis précieux et complémentaires au mouvement syndical, et qui seraient une opportunité pour des gens, souvent exclus du monde du travail, de prendre une part à cette lutte qui les concerne sans que, pourtant, on ne s’adresse à eux. Du point de vue tactique, il faut se placer déjà dans une phase de la protestation qui doit s’élargir pour vaincre. Pour cela, nous pouvons favoriser la rencontre (tractages, réunions publiques post-mouvement en cours…) avec les gens non organisés ou non travailleurs, faire et organiser l’agitation en marge des défilés syndicaux tout en participant à ceux-ci, proposer des modalités individuelles et/ou collectives pour participer au mouvement sans être forcément syndiqué ou même travailleur actif, activer nos réseaux sociaux et associatifs pour donner une ouverture à ce mouvement du refus, mailler nos territoires de structures sociales qu’il conviendrait de rapprocher entre elles… Ce sont des pistes sérieuses, dont l’objectif est l’organisation sociale des gens dans l’autogestion. Il est inutile et nuisible de compter sur les organisations politiques de gauche et d’extrême gauche qui promettent à nouveau aux protestataires de raser gratis aux prochaines élections, si on vote pour eux, bien sûr. En plus, le seul candidat susceptible de fédérer cette gauche serait l’actuel président du FMI…

La tâche est donc à facettes multiples, et sans oppositions éventuelles entre syndicalisme et travail politique, avec une réelle complémentarité valorisable dans nos groupes anarchistes, attachés au pluralisme des idées et des pratiques. Nous pouvons viser dès aujourd’hui l’élargissement de la mobilisation sociale en cours, dans la convergence des luttes et le pluralisme des modes d’interventions, l’acquisition de l’autonomie par l’autogestion et l’action directe collective, et la tenue d’assemblées populaires dans et hors le monde du travail. Objectifs : nous organiser maintenant et nous projeter dans des perspectives crédibles et réalistes.

Daniel Vidal
Avatar de l’utilisateur-trice
barcelone 36
 
Messages: 566
Enregistré le: 04 Oct 2009, 12:28

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede leo » 01 Oct 2010, 12:53

ETUDIANTS ET SALARIES DE RENNES BLOQUENT SYMBOLIQUEMENT LE VIRGIN !!!

Mercredi 29 septembre une cinquantaine d’étudiants et de salariés ont bloqué symboliquement le magasin Virgin dans le centre-ville de Rennes.

jeudi 30 septembre 2010, par rennes info

Cette action avait été décidée lors de l’AG de Rennes 2 le mardi précédent. Par cette action, l’AG de Rennes 2 a souhaité faire de l’information auprès des salariés et des étudiants sur la manifestation de samedi 02 octobre contre la réforme des retraites et plus généralement pour appeler à d’autres modes de luttes actuellement utilisées par les grandes centrales syndicales.
Une cinquantaine de personnes s’est donc réunie place de la mairie et est ensuite partie en cortège jusqu’au magasin virgin et a déployé une banderole devant l’enseigne, bloquant ainsi l’entrée du magasin. Les salariés ont reçu un tract de l’AG et les contacts ont été bons, jusqu’à l’arrivé du patron du magasin qui est allé jusqu’à menacer les personnes présentes avec un lance à incendie. Pour l’anecdote, il se trouve que dans la journée, le PDG de virgin france était attendu.
Pour finir, à la question « Pourquoi-nous ? » posée par le patron, nous répondrons une chose. Si nous sommes venu dans ce magasin, c’est pour réaliser une action symbolique contre le patronat qui est le principal responsable de cette réforme aux côtés de son larbin, l’État français. Virgin s’est donc révélée être une option de blocages parmi tant d’autres.
Mais nous tenons à rassurer le reste du patronat, en plus des grèves des travailleurs qui vous font vivre et à qui vous confisquez la majeur partie des richesses qu’ils créent eux-mêmes, s’ajouteront de plus en plus de blocages économiques pour attaquer là où cela fait mal... au porte-feuille.

Communiqué de l’AG de Rennes 2

= = =

Lycéens

Bretagne toujours (Morbihan - 56)

Le mouvement lycéen entamé hier dans les deux lycées publics hennebontais s’est étendu ce vendredi matin au Lycée Polyvalent Jean Macé de Lanester. Les lycéens ont pris la direction de Lorient où des grèves avaient déjà eu lieu dans deux lycées. Rien de plus pour le moment.

Retraite : des lycéens hennebontais en route pour manifester à Lorient Éducation vendredi 01 octobre 2010 Après avoir décidé ce matin en assemblée générale de la poursuite de leur mouvement, les lycéens hennebontais de Victor-Hugo viennent d’embarquer à bord de trois cars. Ils viennent manifester à Lorient contre le projet gouvernemental sur les retraites.


Source : Bellaciao

Les lycéens jouent à cache-cache avec la police
vendredi 01 octobre 2010

Un noyau d’une trentaine de lycéens est parvenu à rassembler près de 300 manifestants, hier après-midi dans les rues de Lorient. La police s’est efforcée de contenir un cortège dissipé et volatile.
Alarmes déclenchées, scooters vrombissant dans les lycées, voitures rouées de coups... Remontés contre la réforme des retraites, près de 300 lycéens agités sont descendus dans la rue hier après-midi. « Ojourd’huit blocus ! On pass dan tou les lycée. Envoi le messg à tou tes contacts », dit le texto. Consciencieuse, l’élève de seconde au lycée Dupuy-de-Lôme a passé le mot autour d’elle. Et s’est engouffrée dans la masse au passage du cortège. Comme 250 autres lycéens. Cette manif’« contre la réforme des retraites », personne ne l’a vue venir. Ni les enseignants, ni la police. Exit la mode du réseau Facebook désormais trop visible pour transmettre les informations, les lycéens ont préféré le texto du portable pour organiser la mobilisation.
13 h 20, hier. Sans crier gare, une trentaine de lycéens (certains Hennebontais) s’introduit dans les bâtiments de Dupuy-de-Lôme, déclenche les alarmes et fait vrombir les moteurs et klaxons des scooters. Le résultat est imparable : des dizaines de lycéens les rejoignent à la hâte. Le petit cortège, aussi agité que désordonné, file vers Colbert, boulevard Léon-Blum. La tournée des popotes commence alors. La police se démène pour escorter ce flot grandissant et turbulent. Pas de banderole, pas de pancarte. Juste quelques slogans anti-gouvernement, les mêmes que les grands.

Menottes et matraques

15 h 20. Attroupement devant Colbert et Marie-Le Franc, pour un deuxième passage. Détendus, un rien amusés, les deux proviseurs observent le blocus improvisé. « Ça n’a pas l’air très clair leurs revendications, indique Jacques Leroy, du lycée Colbert. Durant les manifs CPE, c’était plus structuré. » La halte ne dure que quelques minutes. Reprise du trafic vers le lycée Saint-Louis. Les grilles d’entrée sont bouclées. Quelques échauffourées se déclarent entre policiers en sueur et lycéens arrogants. Les matraques sortent, les menottes avec. Quatre jeunes frondeurs se voient finalement contrôlés. Pour port de cagoule, notamment.
16 h 15. Une averse s’abat devant le tribunal. C’est elle qui a le dernier mot. La petite foule se disperse. Les policiers eux, rentrent se sécher.
Benoît TRÉHOREL


Source : Ouest France


= = = =

Alès (Gard - 30)

Et une manif de plus pour les lycéens de JBD

le vendredi 01 octobre 2010

Programme chargé hier pour les lycéens grévistes de Jean-Baptiste-Dumas et pour quelques-uns du lycée Prévert (Saint-Christol). Dans la matinée, ils ont organisé une « opération commando pour reformer la barricade ». Opération réussie. Pour la deuxième fois, conteneurs, palettes et autres encombrants bloquent l'entrée principale. Sur ce point, Philippe Portal, le sous-préfet d'Alès a réaffirmé sa volonté « que l'établissement reste accessible. Le blocus est un aveu d'échec, c'est une preuve de faiblesse de la motivation ».
Vers 11 heures, une délégation a été reçue en sous-préfecture, en présence de l'inspecteur d'académie, de représentants de syndicats enseignants et de parents d'élèves. À la sortie, les lycéens se sont dits « insatisfaits ». « On attendait du concret et ce n'est pas le cas », regrette Mailys, membre de la délégation reçue. « Sur le plan local, ils proposent de remplacer les postes d'enseignants vacants par des contractuels. Ce n'est pas ce que nous voulons.Et pour la demande de gymnase à Prévert, le budget ne le permet pas . Pour le reste, ils nous ont dit que nos requêtes se déc idaient au plan national. » Du côté de la sous-préfecture, on se veut plus optimiste. « L'ambiance de cette réunion était constructive. Tous les postes de professeurs vacants sont désormais occupés mais il est vrai que les doléances d'ordre national ne peuvent être décidées locale ment. » Des réponses qui n'ont pas convaincu les élèves qui vers 15 heures sont une nouvelle fois descendus dans les rues de la ville pour faire entendre leurs revendications. Près de 200 lycéens ont ainsi manifesté alors qu'un groupe d'une quarantaine de jeunes est resté devant le lycée pour « garder le blocus ».
Des dissensions commencent à se faire sentir sur l'impact des formes d'action. « Ce genre de manifestation c'est un pansement sur une jambe de bois. On ne gêne personne. Ce qu'il faut c'est bloquer la gare routière voire les trains. Il faut déranger ! », lance Pliskin.
En attendant, certains sont bien décidés à participer demain, à la manifestation contre la réforme des retraites,
Julia RAZIL

http://www.midilibre.com/articles/2010/10/01/ALES-Et-une-manif-de-plus-pour-les-lyceens-de-JBD-1405066.php5
= = =
Chauny (Aisne - 02)

Réforme des retraites / La manif' surprise rassemble 500 lycéens

Publié le vendredi 01 octobre 2010 à 09H15

CHAUNY (Aisne). Répondant à un appel local lancé sur Facebook, près de 500 lycéens de Chauny ont défilé hier pour protester contre la réforme des retraites.
C'EST nouveau, ça vient de sortir. Au diable les jolies déclarations de manifestation en bonne et due forme à la Préfecture. Le préavis de grève des lycéens de Chauny a été déposé sur… Facebook ! Sauf que voilà. Le réseau social en vogue chez les « d'jeuns » n'est pas reconnu par les autorités qui se sont réveillées, hier matin, avec une belle gueule de bois.
Dans la plus grande surprise, sur les coups de 7 h 45, près de 500 élèves (300 selon les forces de l'ordre) squattaient devant les grilles du lycée Gay-Lussac, refusant d'aller en cours pour protester contre le projet de réforme des retraites (ou pour certains, sécher une journée de cours). Agrémentée de quelques SMS et du bouche-à-oreille, la mayonnaise avait pris. Et comme il faut.
Quelque peu dépassés par l'ampleur du mouvement, les lycéens autoproclamés meneurs se devaient de prendre les choses en main. « On va défiler en ville », crie l'un d'eux. Voilà que le cortège se met donc à sillonner les rues de la ville (et sous la pluie !) dans une certaine confusion.

Seul Gay-Lu…

Comme aucun itinéraire n'avait véritablement été planifié, c'était au petit bonheur la chance… pour le plus grand malheur des gendarmes et de la police municipale, obligés à faire un footing matinal pour encadrer le défilé et assurer la protection des lycéens. Devant l'importance du défilé et les perturbations du trafic routier, le dispositif gendarmesque prenait vite de l'ampleur. En milieu de matinée, ce sont donc une trentaine de gendarmes qui étaient mobilisés (brigades de Chauny, Château-Thierry, Vervins, PSIG et BMO Laon), placés sous les ordres du capitaine Masson, commandant la compagnie de Laon.

Arrêt chez Nexans

Si aucune pancarte ou banderole n'avait été préparée, quelques slogans ont néanmoins retenti. Comme par exemple celui invitant Sarko à se mettre sa réforme où vous pensez. Pour faire gonfler le défilé, les « Gay-Lu » sont bien entendu allés faire de la retape sous les fenêtres des lycéens voisins. Mauvaise pioche. A Jean-Macé, ils n'étaient qu'une poignée à s'incruster à la manif'. Quant à Saint-Charles, leurs collègues boudaient carrément le mouvement. Bref, seul Gay-Lu était véritablement en lutte !
Après la pause-déjeuner, quelques dizaines de lycéens désertaient le mouvement. Le gros de la troupe tentait à nouveau de débaucher leurs collègues des établissements chaunois. En vain. Après un sit-in au rond-point de Notre-Dame et devant la gare, le cortège prenait la direction du site Nexans… où une minute de silence a été respectée comme pour rendre hommage aux 220 salariés licenciés en décembre dernier.
Malgré la mise en garde d'un parent d'élèves sur l'illégalité de leur action et des possibles sanctions pouvant être prises à leurs égards, les lycéens en avaient cure et poursuivaient leur mouvement. Une manifestation qui se disloquait finalement sans souci aux environs de 16 heures. La grande question est désormais de savoir si le mouvement se poursuivra aujourd'hui et surtout si les lycéens viendront grossir les rangs de la manifestation « officielle », prévue samedi à 10 heures à Chauny…

Ludovic BARBAROSSA

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/reforme-des-retraites-la-manif-surprise-rassemble-500-lyceens

Et répression immédiate… (le pouvoir craint ce type de mouvement)

Trois lycéens dans le collimateur

Action… réaction ! Comme on pouvait s'y attendre, la manifestation d'hier n'a pas été, mais alors pas du tout, du goût des autorités. Tout d'abord la direction de l'établissement nous confirmait du bout des lèvres la rumeur qui enflait dans l'après-midi. Trois élèves ont bel et bien été convoqués, pardon invités, à s'expliquer sur ces troubles dans le bureau du proviseur, Jacques Tabary.
Si rien n'a filtré de cette entrevue, à laquelle assistaient les parents des trois mineurs, le chef d'établissement précisait que « les trois élèves seront prochainement convoqués devant le conseil de discipline où ils devront s'expliquer ». Aussi, on apprenait que l'un des trois a été exclu temporairement de l'établissement pour une durée non précisée.

Une plainte déposée

Par ailleurs, une plainte en gendarmerie va être déposée par la direction pour dégradation, le portail de l'entrée principale du lycée ayant été malmené en début de manif'. «Le mineur qui s'est rendu coupable de cette infraction a été identifié et entendu », indiquait-on en fin de journée à la gendarmerie. Enfin, cette dernière a fait savoir qu'elle avait ouvert une enquête pour identifier le ou les auteurs de l'appel à manifester sur Facebook ! Quand on vous dit que cette histoire-là n'a pas été du goût des autorités.
L. B.

http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/trois-lyceens-dans-le-collimateur

= = =

Gourdon (Lot - 46)

Les jeunes ont manifesté contre la réforme des retraites

le vendredi 01 octobre 2010

Une soixantaine de jeunes issus de la cité scolaire Léo Ferré a défilé hier après - midi dans les rues de la ville.
Les collègiens et lycéens ont bloqué le rond-point de la place de la Libération pendant une dizaine de minutes.
« Nous avons arrêté les cours à partir de 10 heures ce matin. La proviseur a été prévenue. Nous avons ensuite décidé de manifester contre la réforme de Nicolas Sarkozy sur les retraites. Nous serons samedi dans les manifestations », explique une collégienne.
Le cortège s’est ensuite dispersé dans les rues de la ville.
Ils l’ont dit avec leurs mots mais les jeunes sont inquiets pour leur avenir.
Source : La Dépêche

http://www.ladepeche.fr/article/2010/10/01/917734-Gourdon-Les-jeunes-ont-manifeste-contre-la-reforme-des-retraites.html
leo
 
Messages: 252
Enregistré le: 17 Avr 2009, 17:29

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede barcelone 36 » 01 Oct 2010, 14:13

voitures rouées de coups...


quelle horreur!! :lol:
Avatar de l’utilisateur-trice
barcelone 36
 
Messages: 566
Enregistré le: 04 Oct 2009, 12:28

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede Nico37 » 03 Oct 2010, 20:36

MOTION à la Confédération CGT des Syndicats des 5 Unions Locales CGT d’Auchel-Béthune-Bruay-Isbergues-Lillers

Motion de l’Assemblée Générale des Syndicats des 5 Unions Locales CGT d’Auchel-Béthune-Bruay-Isbergues-Lillers et de la CSD 62, à l’adresse de la Confédération Générale du Travail à Montreuil.

Copie à la Commission Exécutive de l’UD 62, aux Unions locales CGT du Pas de Calais.


Camarades,

Les Syndicats des 5 Unions locales CGT d’ Auchel-Béthune-Bruay-Isbergues-Lillers, après en avoir débattu en assemblée générale le 1er octobre à Isbergues, s’adressent aux instances de la CGT.

Depuis le mois de mars, nos 5 Unions Locales réunies battent le pavé, des dizaines de milliers de tracts ont été diffusés, des milliers de signatures ont été recueillies, le nombre de manifestants n’a fait qu’augmenter, et les heures de grèves se comptent par dizaines de mille, et seul le gouvernement, et sa majorité, campe sur ses positions.

Nous, syndicats et syndiqués CGT, force de propositions, demandons instamment à notre Confédération CGT de passer a la vitesse supérieure afin de faire plier le Gouvernement et le Medef.

Pour cela nous proposons l’organisation d’une manifestation nationale sur Paris le dimanche 10 octobre ayant comme but :

1/ le nombre, plus d’un million.

2/ l’installation d’un campement permanent face au Sénat et à l’Assemblée Nationale, jour et nuit jusqu’à l’abandon du projet.

Les syndicats, les militants, les syndiqués, les soutiens (ils sont 70% des salariés) demandent et même exigent d’autres formes de luttes, car ils sont aujourd’hui bien conscients que les manifestations sans action de masse, ne suffiront pas pour l’abandon de la réforme et faire face à la détermination de la droite de ce pays.

Déjà, dans nombre de villes, des initiatives locales se sont faites, elles ont dépassé la simple manifestation et elles sont populaires. Comme le souhaite la Confédération, nous proposons d’autres formes de luttes, et il devient prioritaire que nos dirigeants en fassent écho auprès des bases.

Les sondages, la population nous donnent raison, tous demandent le maintien de la retraite pleine et entière à 60 ans, la reconnaissance de la pénibilité et le maintien des régimes spéciaux (hormis pour les députés et les sénateurs qui sont considérés comme des privilégiés) . Charge à nous syndicats, à nos dirigeants fédéraux et confédéraux, d’écouter et de mettre en marche les propositions découlant des syndicats.

La démonstration a été faite, les Union locales, les syndicats ont atteint et dépassés les espérances dans la mobilisation dans la durée. La démonstration a aussi été faite que la masse des salariés a répondu à nos appels, au travail militant qui est monté en puissance depuis le printemps. Aujourd’hui nous avons une nouvelle fois la possibilité de casser la spirale du recul social programmé par un gouvernement « de classe » et voté par des députés et des sénateurs aux ordres… ce qui fait que notre responsabilité est engagée, alors ne plions pas, ne décourageons pas, ne reculons pas, n’ayons pas peur de la lutte, n’attendons pas une hypothétique solution en 2012… nous serions dogmatique. N’entrons pas dans la théorie du sentiment d’impuissance et de la délégation de pouvoir, cela serait une grave erreur pour la suite… soyons offensifs !

Notre organisation CGT, forte de ses militants et de ses syndiqués saura répondre présent avec des millions de salariés qui ne sont pas tous syndiqués mais qui n’attendent qu’une seule chose désormais, l’appel général et national de notre Confédération Général du Travail, pour briser le mur qui les sépare d’un pouvoir qui a choisi la solution de l’affrontement et du mensonge.

Lors de la manifestation du 23 septembre, nous étions 3 millions dans la rue, et des millions en grève, dans les prochains jours mobilisons devant l’Assemblée Nationale et le Sénat avec 10 000 camarades jour et nuit par roulement de régions entières, jusqu’à l’abandon de la réforme des retraites.

Comme en 1997, avec les occupations des ASSEDIC par les privés d’emplois, comme en 2006 avec le CPE, nous créerons l’émulsion qui permettra la victoire et cela sans perte de salaire.

Cette proposition n’est pas révolutionnaire (exemple : Ukraine, Géorgie, Islande), mais le but est de faire s’impliquer et participer la population avec une perspective de victoire.

La CGT forte de ses 700 000 adhérents et des millions de salariés sympathisants à l’écoute de ses revendications, peut être le moteur de ce bras de fer, la CGT se doit d’être à l’avant garde sur ce type de mobilisation et d’action de masse.

Nous demandons à notre Confédération d’être porteuse de cette motion auprès de nos structures, de nos adhérents et plus largement à l’intersyndicale, la base doit être écoutée,, c’est elle qui est au plus près des salariés, c’est elle qui transmettra le signal de la mobilisation générale nationale et interprofessionnelle.

Dans l’attente, recevez nos plus fraternelles salutations.

Motion votée à l’unanimité de l’Assemblée Générale des 5 Unions locales CGT d’Auchel-Béthune-Bruay-Isbergues-Lillers.

Le 1er octobre 2010.
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 09:49

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede Pïérô » 03 Oct 2010, 23:04

à noter, sur le site de Solidaires, un recensement d'appels unitaires : http://www.solidaires.org/rubrique365.html


Photo, Le Havre, 2 octobre :

Image
Avatar de l’utilisateur-trice
Pïérô
 
Messages: 22439
Enregistré le: 12 Juil 2008, 21:43
Localisation: 37, Saint-Pierre-des-Corps

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede Voline » 04 Oct 2010, 09:32

Pïérô a écrit:à noter, sur le site de Solidaires, un recensement d'appels unitaires : http://www.solidaires.org/rubrique365.html


Photo, Le Havre, 2 octobre :

Image



Encore un cortège de casseurs !!!
Avatar de l’utilisateur-trice
Voline
 
Messages: 96
Enregistré le: 10 Aoû 2010, 10:32

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede Nico37 » 04 Oct 2010, 17:40

Marges de manoeuvre limitées au Sénat sur les retraites il y a 4 heures 23 min

La réforme des retraites arrive mardi au Sénat, où les marges de manoeuvre pour la modifier semblent étroites, au grand dam des syndicats pour qui le gouvernement ne peut plus rester sourd à la contestation. Lire la suite l'article

Le texte, qui a été adopté sans grand changement à l'Assemblée nationale, sera étudié par les sénateurs après une troisième journée de mobilisation qui a réuni samedi entre 900.000 et trois millions de personnes, selon les sources.

Pour peser sur les débats parlementaires au Sénat, où l'UMP à elle seule ne détient pas la majorité absolue, une nouvelle journée d'action est d'ores et déjà programmée pour le mardi 12 octobre, avec grèves à la clé cette fois.

Les sénateurs socialistes et communistes ont déposé des centaines d'amendements et promettent de laver "l'affront" fait aux députés le 15 septembre, quand le président de l'Assemblée a coupé court au débat pour la faire adoptée.

Du Premier ministre, François Fillon, au président du Sénat, Gérard Larcher, les dirigeants de la majorité laissent tous entendre que des "aménagements" sont possibles, notamment sur la retraites des femmes, mais qu'il n'est pas question de toucher aux piliers de la réforme, les "mesures d'âge".

En plus du report de l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans, le projet de loi prévoit de repousser à 67 ans, contre 65 actuellement, le droit de toucher une retraite à taux plein quel que soit le nombre de trimestres cotisés.

Avec ces mesures, le gouvernement attend un retour à l'équilibre financier des régimes en 2018, mais les recettes supplémentaires attendues ne dépasseront pas 20 milliards d'euros, moins de la moitié du déficit attendu à cette échéance par le Comité d'orientation des retraites (Cor).

ÉGALITÉ HOMMES-FEMMES

Le président du Sénat a avancé une nouvelle proposition sur la retraite des femmes, l'un des dossiers sur lesquels la contestation est la plus forte.

A ses yeux, la réforme doit "mieux répondre à toutes les personnes qui ont eu des parcours professionnels hachés", dont les mères de famille obligées d'interrompre leur carrière.

"Ce que nous souhaitons pour les mères de trois enfants et plus, c'est de bloquer l'âge du taux plein à 65 ans de façon transitoire", explique-t-il dans un entretien aux Echos.

"Il ne s'agit pas d'une remise en cause générale mais de gérer une transition", prévient Gérard Larcher. "Ce sont les générations nées entre 1950 et le début des années 1960 qui arrivent à la retraite avec moins de trimestres que les hommes. Le problème s'efface pour les générations suivantes".

Pour les femmes, le gouvernement réfléchit bien à des "dispositifs" pour les "plus touchées par ces inégalités de carrière", a dit dimanche François Fillon.

Si les sénateurs "travaillent en toute liberté", le Premier ministre a fixé le cadre de la discussion parlementaire.

"Nous leur avons fixé une limite de ce que le gouvernement peut accepter, à savoir d'un côté le respect de l'égalité hommes-femmes, de l'autre côté, ne pas remettre en cause l'équilibre financier de la réforme", a-t-il expliqué sur M6.

Il a rappelé que la France avait été plusieurs fois condamnée pour avoir fait une distinction entre les hommes et les femmes dans ses textes de loi.

THIBAULT VOIT DES SIGNES D'INQUIÉTUDE

Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a abondé lundi dans le même sens lors d'un point de presse.

"Chacun a bien compris qu'il n'était pas question pour nous de bouger sur les mesures d'âge. Mais par contre que sur toutes les questions où il peut y avoir inquiétude, que ce soit la pénibilité, où déjà beaucoup a été fait, que ça soit y compris la question des femmes, nous étions prêts à travailler pour essayer d'aboutir", a-t-il déclaré.

La commission des Affaires sociales du Sénat a proposé la semaine dernière des mesures en faveur des travailleurs handicapés et des chômeurs de longue durée.

Le président du groupe UMP au Sénat, Gérard Longuet, juge de son côté qu'il sera difficile d'accorder des avantages à certaines catégories de Français lors du débat.

"Il ne faut pas se raconter d'histoire: les marges de manoeuvre sont extrêmement étroites", juge le chef de la majorité sénatoriale dans Le Parisien.

Le dirigeant de la CGT, Bernard Thibault, estime au contraire qu'il y a désormais des "signes" d'inquiétude au Sénat sur les "répercussions politiques de la protestation".

Les élections cantonales, prélude aux élections sénatoriales de l'automne, sont programmées en mars prochain.

"Je crois que, dans la majorité gouvernementale, on prend la mesure de ce qui se passe. On commence à entendre ça et là des petites musiques différentes", estime Bernard Thibault dans un entretien publié par L'Humanité.

Laure Bretton, édité par Yves Clarisse
Nico37
 
Messages: 8488
Enregistré le: 15 Sep 2008, 09:49

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede kuhing » 04 Oct 2010, 19:40

La CGT Ratp appelle à une grève illimitée à partir du 12 octobre
kuhing
 

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede Pïérô » 04 Oct 2010, 23:43

Parmi d'autres appels, celui-là chez moi fait quelque part comme un truc qui cause... :

Image



à Marseille çà fait tache d'huile :

Forts des différentes mobilisations locales : grève du port autonome, du terminal pétrolier de fos, des personnels municipaux des cantines (depuis huit jours et reconduite jusqu’au 12 octobre), des personnels de MONOPRIX (en grève depuis quatorze jours), et aussi de la formidable mobilisation de samedi où les agents du MEFI de tout le département étaient très nombreux dans le cortège, les agents de la DRFiP des BDR et notamment du site de Marseille se sont mis en grève ce lundi 4 et ont bloqué le site Prado/Borde/Liandier dès six heures ce matin.


En AG de "Ensemble pour le retrait" (syndicalistes pour la grève générale, voir appel, non syndiqué-es, chomeurs-euses, etc...) à Tours, et après avoir constaté que çà avait du mal à partir, même si tout le monde en cause et le souhaite, a été avancé le fait qu'il fallait y aller en reconduction le 13, même de manière minoritaire, parce qu'au bout d'un moment on ne fait plus que dans l'incantation, et que tout le monde s'attend à force...c'est en débat...c'est pour ma part ce que je pense. Qu'en pensez vous ?
Avatar de l’utilisateur-trice
Pïérô
 
Messages: 22439
Enregistré le: 12 Juil 2008, 21:43
Localisation: 37, Saint-Pierre-des-Corps

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede kuhing » 05 Oct 2010, 09:13

Les sections RATP s'engagent donc dans la possibilité d'une grève illimitée appelée "reconductible"
Dans le terme reconductible il faudrait déjà savoir s'il s'agit bien d'un mouvement continu ou qui peut être coupé par des périodes de reprises du travail.
Partons donc du principe qu"il s'agisse bien d'une grève continue et illimitée tant que les assemblées générales le décideront.

Il ne s'agit pas de donner quelque leçon que ce soit et encore moins des directives mais on peut se poser quelques questions :

Si cette grève illimitée se met en place à la RATP comme ça a l'air d'être le cas, il est clair que la grève illimitée met en place un rapport de force autrement plus favorable pour ceux et celles qui revendiquent que des journées d'action telles que proposées par les directions des grandes centrales syndicales CGT et CFTD.

Cependant pour que ce rapport de force soit conséquent il faut bien sur que la grève illimitée ne se cantonne pas à un secteur professionnel mais à un maximum de branches d'activité, sinon on retomberait dans le même travers que pour la journée d'action.

Il semblerait donc logique que les camarades de la RATP en appellent dès maintenant aux autres secteurs pour que des assemblées générales se tiennent afin de décider si oui ou non il faut s'engager dans une grève illimitée étendue.

Nous pourrions ensuite nous poser la question de quoi faire exactement à partir du 12 octobre et des jours suivants.

Faut- il juste bloquer les rames en ce qui concerne la RATP ?
Faut-il continuer à faire marcher les trains mais en laissant les passagers monter sans payer ?
Comment faire en sorte que ceux qui travailleurs soient le moins pénalisés possible par une grève qui s'étend ?
Et si le mouvement s'amplifie, comment faudrait t-il s'organiser pour que blocage de l'économie permettre au delà de la revendication des retraites, d'envisager la mise en place d'une autre façon de fonctionner ?
kuhing
 

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede Troska » 06 Oct 2010, 17:24

Je viens de recevoir ça par mail.

Alors que le débat parlementaire sur la réforme des retraites se poursuit au Sénat, les initiatives en faveur de grèves reconductibles ont fleuri ces derniers jours, face à la détermination du gouvernement de reculer l'âge de départ en retraite.

Le point, secteur par secteur, avant la nouvelle journée de mobilisation nationale du mardi 12 octobre.
SNCF. Réunis mercredi après-midi, les quatre principaux syndicats de la SNCF (CGT, UNSA, SUD-Rail, Fgaac-CFDT) ont annoncé le dépôt d'un préavis de grève reconductible à partir du 12 octobre pour la défense des retraites. Trois syndicats – FO, CFTC, CFE-CGC – avaient déjà annoncé le dépôt d'un préavis de grève reconductible.

RATP. Lundi, le syndicat CGT de la RATP, le premier de l'entreprise publique, a déposé un préavis de grève illimitée. "Ce préavis couvre l'ensemble des services et des catégories professionnelles de la RATP à compter du lundi 11 octobre, 22 h 30, et ce pour une durée illimitée", indique un communiqué de la CGT de la régie.
FO et SUD prônent la même chose. La CFDT a déposé mercredi un préavis de grève reconductible à partir du 12 octobre. "La reconduction du mouvement dépendra de l'importance de la mobilisation et de la réponse du gouvernement", précise la CFDT-RATP. Un dirigeant national de la CGT relativise toutefois : la grève avait été assez peu suivie à la RATP le 23 septembre (16 % de grévistes selon la direction).
Dans les autres réseaux de transports urbains, la CGT appelle à prolonger le mouvement jusqu'au 30 octobre.

Total. La CGT-Total s'est dite favorable au principe d'une grève reconductible à compter du 12 octobre "dans toutes les raffineries" du groupe contre la réforme des retraites, a-t-on appris mardi auprès du porte-parole du syndicat, qui a précisé que la question de la grève reconductible était également en débat pour toute la fédération CGT de la chimie.

Ports et docks. A son tour, la fédération CGT de la mer a appelé mardi à "des mouvements de grève reconductible à compter du 12 octobre" sur le thème de la pénibilité, qui touche aux retraites ainsi qu'à la nouvelle convention collective prévue par la réforme portuaire. Les terminaux pétroliers de Fos-sur-Mer et Lavera (Bouches-du-Rhône) étaient toujours bloqués mercredi matin, au dixième jour d'un mouvement de grève de leurs agents.

Routiers. Le mouvement reconductible pourrait également concerner les routiers. "Les salariés du transport routier marchandises sont aussi prêts à se mobiliser à partir du 12 octobre" note la CGT des transports dans un communiqué.

France Télévisions. Les syndicats CGT, FO et CFTC de France Télévisions ont déposé mercredi un préavis de grève reconductible à compter du 12 octobre. La précédente grève au sein du groupe audiovisuel, le 23 septembre dans le cadre de la journée nationale, était également reconductible. La grève doit démarrer à minuit. La CGT, FO et la CFTC exigent le "retrait" du "mauvais texte" sur la réforme des retraites. Les syndicats demandent également à la direction de France Télévisions "le comblement des 900 emplois qui seront laissés vacants par le plan de départs volontaires en retraite", annoncé en 2009.

Gaz-électricité. La CGT-Energie a annoncé mercredi après-midi le dépôt d'un préavis de grève illimitée dans les 140 entreprises des secteurs du gaz et de l'électricité (dont EDF et GDF-Suez) pour "permettre aux salariés d'élargir et d'amplifier le rapport de forces suite à l'action unitaire du 12 octobre", peut-on lire dans un communiqué. "C'est une réponse responsable, organisée et déterminée à la fin de non-recevoir du gouvernement".
" En résumé, la lutte des classes, initialement à fin émancipatrice, s’est transformé chez les socialistes étatistes, réformistes ou totalitaires, en une banales "lutte de places".. "
Avatar de l’utilisateur-trice
Troska
 
Messages: 35
Enregistré le: 30 Juil 2010, 13:13
Localisation: Alsace

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede Pïérô » 06 Oct 2010, 23:28

Il y a des appels de partout, et des appels de plus en plus significatifs. J'ai quand même l'impression que çà va repartir de manière significative le 13. Et déjà je pense que l'on pourra tirer un bilan d'une action parfois minoritaire mais qui a porté des fruits à la longue. Mais le challenge, çà va maintenant être à quel niveau, et la question du privé et des entreprises est un enjeu, et pour combien de temps ?
Parce que non seulement il faudra tenir, au moins sur les secteurs porteurs (ce qui veut dire aussi travailler à la solidarité, et pas qu'en pensée et en soutien moral, mais aussi financièrement), mais continuer à travailler à étendre, parce qu'il est clair que les directions syndicales, qui semblent jouer le jeu pour ne pas perdre la face, seront en embuscade pour contrôler et fagociter le mouvement social qui semble poindre. A ce sujet la meilleure manière d'éviter des négociations qui permettraient aux directions syndicales collaborationnistes comme au gouvernement de sauver la face, est de continuer à développer la question revendicative en offensive. La question des retraites peut se règler aussi et en terme de partage des richesses en augmentation des salaires, et la gestion des caisses de retraites en gestion par les interessé-es, parce que c'est sous cet angle que l'on aborde les questions de socialisation qui nous tiennent à coeur, nous qui ne pensons pas remède par la taxation d'un Capital qu'il faudrait légitimer, ni par une légitimation d'un Etat "social" qui n'est et ne sera qu'outil aux mains de la classe des exploiteurs. C'est bien la question de l'articulation entre des revendications qu'il faudrait développer d'avantage, parce que les prochains volets des réformes porteront sur la protection sociale, les 35 heures, le smic, l'achèvement d'une partie des services utiles au public pour les faire passer en économie de marché, etc...et entre la nécessité de construire un autre projet de société qui doit nous mener, et avec des pistes en auto-organisation et en socialisation.
Avatar de l’utilisateur-trice
Pïérô
 
Messages: 22439
Enregistré le: 12 Juil 2008, 21:43
Localisation: 37, Saint-Pierre-des-Corps

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede leo » 07 Oct 2010, 11:31

Mouvements dans les lycées

ça semble s'étendre doucement... et très spontanément

Ce qui est remarquable, c’est que ça part essentiellement dans des villes petites et moyennes…
Il y a peut-être d’autres mouvements ailleurs… difficile de savoir. Mais déjà, en balayant rapidement la PQR, ça donne une petite idée.

Petit point donc à la mi-journée de ce 7 octobre...


Provence
Carpentras, Salon et Aix

Retraites : manifestations surprises de lycéens
Publié le jeudi 07 octobre 2010 à 10H48

Dans au moins trois villes de la région (et un peu partout en France), les lycéens se sont brusquement réveillés ce matin. A Carpentras, Salon et Aix, des centaines de jeunes se sont retrouvés dans les rues de leur ville. Ils manifestent contre la réforme des retraites, emboîtant ainsi le pas aux grévistes, de plus en plus nombreux, qui protestent contre le projet de loi du gouvernement, en ce moment en discussion au Sénat.

Si les choses se passent plutôt bien à Salon où 400 élèves de l'établissement Craponne font actuellement un sit-in devant le lycée de L'Empéri, à Aix, dans un premier temps, la situation a dégénéré. Devant le lycée Vauvenargues, des "casseurs" ont brûlé des poubelles et lancé des projectiles en direction des voitures en circulation, sur le périph. Ça s'est ensuite calmé même si les lycéens se dirigent vers Zola pour appeler leurs "collègues" à suivre le mouvement et si les étudiants de la Fac de lettres commencent à bouger.

A Carpentras, les élèves de Victor-Hugo et Louis-Giraud bloquent ce matin leur établissement respectif. Avec des poubelles et des grilles, ils empêchent l'ouverture des portes de leur lycée. Peu de cours sont assurés.

http://www.laprovence.com/article/regio ... de-lyceens

Istres

Retraites : les lycéens manifestent à la sous-préfecture
Publié le jeudi 07 octobre 2010 à 11H31
Dès 6h ce matin, à Istres, les lycéens de Rimbaud ont bloqué les portes principales de l'établissement pour protester contre les réformes du gouvernement. Une entrée a été aménagée à l'arrière de l'établissement pour ceux qui souhaitaient aller en cours.
Vers 10 h, un cortège d'élèves soutenu par des représentants de cinq syndicats s'est rendu à la sous-préfecture pour y être reçu. Un nouveau blocus pourrait survenir avec le 12 octobre.


http://www.laprovence.com/actu/region-e ... prefecture

Saône et Loire
LE CREUSOT
Manifestation surprise de 150 lycéens contre la réforme des retraites
C'est grâce à Facebook ou par SMS qu'ils se sont donné rendez-vous ce jeudi matin. Près de 150 lycéens ont défilé dans les rues du Creusot, encadrés par les forces de police, pour protester contre la réforme des retraites. Après avoir convenu d'un rendez-vous avec le maire du Creusot à 10 heures, le mouvement, un peu désorganisé a finalement décidé de remonter au lycée site Blum.
Plus d'informations à venir sur notre site Internet, et dans notre édition de demain.

http://www.lejsl.com/fr/accueil/article ... aites.html


Aveyron et Lozère

Manifestation de lycéens à Rodez et à Mende
le 07/10/2010 à 10h28
Des élèves de Monteil et de Foch manifestent ce jeudi matin dans Rodez. Ils devraient être rejoints par des élèves du lycée Laroque. Ils seraient un millier à remonter la rue Béteille en direction de la place d’Armes. À Mende également, des lycéens ont quitté leurs établissements pour s'opposer à la réforme des retraites. Ils seraient entre 300 et 500 à bloquer le boulevard principal.

http://www.radio-totem.net/actualite/jo ... filtre=all

Rodez (1500 lycéens selon la police !) et aussi Toulouse…
Des lycéens manifestent contre la réforme des retraites en Midi-Pyrénées
Quelque 1.500 lycéens, selon la police, ont parcouru jeudi matin le centre-ville de Rodez, et 250 autres ont bloqué une avenue devant leur établissement à Toulouse, pour protester contre la réforme des retraites, ont constaté des correspondants de l'AFP.
A Rodez, les manifestants voulaient exprimer «leur désaccord avec la réforme des retraites et leur ras-le-bol du gouvernement», ont-ils dit en défilant dans la bonne humeur. Aucune banderole n'était visible. Ils ont annoncé qu'ils participeraient aux manifestations prévues le 12 octobre par les syndicats.
A Toulouse, plus de 200 élèves du lycée d'enseignement professionnel Galliéni ont pour leur part bloqué une partie de la matinée l'avenue menant à leur établissement, avec des palettes et des poubelles.


http://www.20minutes.fr/ledirect/606021 ... i-pyrenees


Gard

Bagnols. Lycée Einstein
300 élèves défilent pour réclamer des plannings


Ils l'avaient promis. Ils l'ont fait. Les élèves du lycée Albert-Einstein sont descendus dans la rue, hier matin, pour crier leur ras-le-bol face à la gestion, qu'ils estiment calamiteuse, de leurs emplois du temps.
Escorté par la police, le cortège de plus de 300 adolescents, a fait plusieurs allers-retours entre les sites Vigan-Braquet et Léon-Blum. On en convient, la manifestation était un peu brouillonne. À l'exception d'un slogan « élèves pas contents, on veut du changement », les Bagnolais alentours n'ont pu entendre que des cris et des "ouais" lancés à tue-tête lorsque retentissait un klaxon venant d'un camion conciliant, bloqué par les lycéens. On est loin des chants repris en coeur lors des grèves contre la réforme des retraites.
Maladresses mises à part, cette manifestation se voulait sérieuse. Les leaders avaient d'ailleurs, comme il se doit, déposé la demande d'autorisation en préfecture. Une dizaine de parents de la FCPE suivait également le cortège pour contenir tout débordement. « Ils ont de vraies revendications », commentait une maman impliquée dans le conflit. Toutes sur leurs plannings. De longues heures creuses entre les cours, des journées de 9 h, des salles prises par plusieurs matières... « Les emplois du temps ne sont pas pédagogiques, détaillait Sylvie Alvarez, dont le fils est en première au lycée Einstein. Certains ont 5 h de math d'affilée. Les gamins n'en peuvent plus ! » Selon cette maman, si le proviseur assure qu'il n'y a pas plus de 8 h de cours dans la journée, c'est parce qu'il ne tient pas compte des options des élèves.
Hervé Magot a répondu le soir-même, lors d'une réunion avec les parents. Le proviseur a annoncé qu'il avait reçu dans la matinée trois lycéens représentants leurs camarades. Selon lui, « les élèves se sont aperçus que plusieurs éléments dont ils étaient porteurs, n'étaient plus d'actualité et correspondaient à l'ancienne série des emplois du temps.» Il aurait été décidé que les lycéens reviennent prochainement pour affiner encore les points problématiques. Miguel (seco nde). « Le mardi j'ai 9 h de cours. J'ai des collègues qui ont 3 h de trou dans la journée et comme leurs parents ne peuvent pas venir les chercher, ils doivent traîner dans la rue. » Johanna (seconde). « J'ai 3 h de cours d'affilée avec le même professeur. C'est fatiguant surtout quand on finit à 18 h. Et le samedi, je dois venir pour 1 h de cours alors que j'habite à Laudun. » Malaury (terminale). « Le proviseur avait promis qu'on n'aurait pas 9 h de cours par jour, mais moi je n'ai que ça toute la semaine. 8 h - 18 h avec mes options de langues, et je n'ai qu'une seule heure pour manger. » Yohan (seconde). « Moi j'ai 6 h de productique (mécanique) dans la journée. 6 h à passer devant une machine ! D'autres jours je n'ai qu'une demi-heure pour manger. J'ai aussi un seul professeur pour assurer les maths, le français et le sport. Le même jour en plus. Je préférerai travailler pour avoir mon bac plutôt que de manifester. »
Julie POLIZZI REPÈRES


http://www.midilibre.com/articles/2010/ ... 12039.php5

Alès.
Prévert 2 colère, un collectif de grévistes au lycée

Prévert 2 colère, un collectif de grévistes au lycée Décidément, en cette rentrée 2010, les lycées font la une de l'actualité dans le bassin alésien. Un collectif vient de se constituer à Jacques-Prévert, nommé "Prévert 2 colère".
Après une assemblée générale lundi matin, des enseignants ont voté la grève reconductible « pour le retrait de la réforme des retraites et pour d'autres choix de financement ». Le débat au Sénat ayant débuté mardi, ils « ne souhaitent pas attendre la journée du 12 octobre pour se mobiliser », appelant les centrales syndicales et tous les salariés du public et du privé à « s'emparer dès maintenant du mouvement ». Sauf que le mouvement, à Prévert, tarderait à prendre : hier, selon l'établissement, ils n'étaient que « trois professeurs grévistes à coup sûr »... Grève en vue à Monoprix Dans le cadre d'un mouvement national dans l'enseigne, la CGT commerce et services appelle les salariés de Monoprix d'Alès à la grève demain vendredi 8 octobre, à 9 h 30.
« En majorité, les salariés de notre entreprise sont des femmes qui au mieux gagnent le Smic, lorsqu'elles ne sont pas à temps partiel. Quelle retraite toucheront-elles ? », argumente le syndicat pour justifier son appel, en lien avec les récentes manifestations pour défendre la retraite à 60 ans.
Il réclame aussi des augmentations de salaires, le rétablissement d'un poste de caissière supprimé, le passage à temps complet des salariés à temps partiel qui le souhaitent, le remplacement à 100 % des salariés en congés ou temps partiel.
Le cerf brame une dernière fois en Cévennes Pas besoin de prendre l'avion ou de faire des heures de voiture pour être dépaysé : l'association CVN Aventure invite à une dernière soirée "Brame du cerf en Cévennes" ce samedi, à la découverte de la vie et des moeurs du seigneur des forêts, avec son brame majestueux en prime. Renseignements au 04 66 30 09 39 ou au 06 86 99 54 63.


http://www.midilibre.com/articles/2010/ ... 12962.php5

Morbihan

Lorient (56). Proviseur agressé : un lycéen en garde à vue
7 octobre 2010
Un lycéen de 16 ans, domicilié et scolarisé sur Hennebont, a été interpellé ce matin à son domicile. Actuellement en garde à vue, il est soupçonné d'avoir violenté le proviseur du lycée Dupuy-De-Lôme lors d'une manifestation lycéenne à l'intérieur de l'établissement jeudi. Le jeune homme aurait reconnu être l'auteur des
deux coups de poing lancés au thorax du proviseur qui lui valent un arrêt de travail de sept jours.


Lorient (56). Un proviseur frappé en marge d'une manif lycéenne
6 octobre 2010 à 07h40

La manifestation lycéenne a donné lieu à des débordements, hier, à Lorient. En empêchant des jeunes d'entrer dans ses locaux, le proviseur du lycée Dupuy-de-Lôme a été agressé. Un élève a également été frappé et les locaux dégradés

Le cortège d'un petit millier de lycéens, venus pour la plupart des villes de l'agglomération lorientaise, Hennebont en tête, faisait le tour des établissements scolaires de la ville, hier matin. Vers 10h30, ils arrivent devant Dupuy-de-Lôme. Alors que la majorité reste à l'extérieur, une soixantaine de jeunes, mal identifiés, pénètrent alors dans l'enceinte du lycée et rejoignent le bâtiment principal. Là, avec des agents, le proviseur tente d'empêcher l'accès à un escalier menant aux étages, où se déroulent des cours.

Sept jours d'ITT

«Un jeune m'a empoigné pour forcer le passage. Il m'a attiré dans un coin et m'a frappé au thorax à plusieurs reprises. Heureusement, des agents techniques m'ont secouru en le repoussant», raconte AlainCollas. D'autres jeunes agrippent alors l'agresseur, qui disparaît. Le proviseur, qui s'est vu prescrire une interruption totale de travail de sept jours, a porté plainte. Il doute que son agresseur soit quelqu'un de scolarisé. «Je ne sais pas d'où ils viennent mais on a affaire à des casseurs», assure le chef d'établissement, qui compte bien venir au travail ces jours prochains.

Un élève frappé

Alain Collas raconte aussi que les jeunes sont entrés dans une salle de cours et ont frappé au visage un élève, «le premier qui leur tombait sous la main, sans raison». Ce lycéen n'aurait toutefois pas porté plainte. Pendant leur intrusion, les jeunes ont commis des dégradations importantes : extincteurs vidés et jetés, vitres et portes cassées... Le bilan des dégâts s'élève à quelques milliers d'euros. Deux mineurs ont été interpellés par la police et placés en garde à vue, puis auditionnés avant d'être remis à leurs parents. Ils seront convoqués devant le juge des enfants pour le délit d'intrusion non autorisée dans un établissement scolaire.

«Ces gens-là ne sont pas des lycéens»

«J'ignore si mon agresseur savait que j'étais le proviseur ou un professeur, mais peu importe. Je n'ai jamais connu une violence pareille», témoigne Alain Collas, qui exerce à Lorient depuis 1996. «Le lycée est quasiment impossible à boucler, poursuit le proviseur. J'avais demandé, jeudi dernier, une présence policière plus visible mais je n'ai pas eu de réponse». Du côté des organisateurs de la manifestation, on est évidemment désolé. «Les gens qui ont cassé et tapé ne sont pas des lycéens, ni des étudiants. On a compris leurs intentions quand ils sont entrés dans le lycée, ce que nous nous refusions totalement à faire. Quand on a su ce qu'ils avaient fait, on leur a dit qu'on ne voulait plus d'eux dans le cortège. Tous les lycéens ont été choqués de ce qui est arrivé et s'en désolidarisent complètement», insistait Colin Gannat, l'un des responsables du mouvement, hier soir. Dans un communiqué, hier soir, le recteur d'académie a condamné «fermement le climat de violence ainsi établi. Celui-ci dessert toute forme d'expression lycéenne». La prochaine mobilisation lycéenne aura lieu dans le cadre de la manifestation nationale, le 12 octobre.


http://www.letelegramme.com/ig/generale ... 072928.php

Manche

Le 07 Octobre 2010

500 lycéens manifestent à Cherbourg

Près des 500 lycéens ont manifesté spontanément ce matin dans les rues de Cherbourg contre la réforme des retraites.

Près de 500 lycéens ont défilé ce matin dans les rues cherbourgeoises pour manifester contre la réforme des retraites. Cette manifestation s'est faite spontanément. Les jeunes ont parcouru les rues du centre-ville jusqu'à midi.
Les syndicats cherbourgeois avaient prévu de faire une distribution de tracts dans les lycées de l'agglomération vendredi 8 octobre pour sensibiliser les étudiants.


http://www.lamanchelibre.fr/500-lyceens ... dia?f=5934

Aisne

Chauny
Apparemment, des antibloqueurs de lycées (liés à l’UMP…) commence à se font entendre… au moins dans la presse

Manifestation des lycéens de Gay-Lu
La politique s'invite en mode subliminale


Le proviseur du lycée Gay-Lussac (1 500 élèves) a eu droit à un dézinguage en règle par le Syndical général des lycéens (SGL, voir notre édition de mardi) fustigeant sa « gestion » de l'après manifestation de jeudi dernier, regroupant 500 lycéens grognant contre le projet de réforme des retraites. Un mouvement déclenché, rappelons-le, de manière illégale, qui s'est suivie de l'expulsion de trois d'entre eux.
Toujours est-il que le proviseur n'a pas que des ennemis. Via, là encore, un communiqué de presse, l'association RNL (Réformons nos lycées) se met à donner de la voix pour jouer les avocats du sieur Tabary :
« À Paris, Nantes et Chauny des blocages se mettent en place avec plus ou moins de succès. RNL réaffirme son opposition systématique à toute forme de blocage et milite depuis longtemps pour durcir les sanctions à l'encontre des bloqueurs. RNL demande au ministre de l'Éducation d'être vigilant sur les éventuelles actions illégales qui pourraient être entreprises aux portes de nos lycées. Par ailleurs, nous félicitons le Proviseur du lycée Gay-Lussac à Chauny (Jacques Tabary) qui a pris des initiatives à l'encontre des bloqueurs, en excluant ceux qui s'opposent illégalement aux réformes en cours. Trois élèves ont été exclus du lycée. »
Alors qu'un syndicat inter lycéens, appelé « La Relève populaire », se met en place à Chauny (notre édition de mardi) et s'affiche apolitique, la politique, elle, avance incontestablement de manière masquée.

Droite et gauche

Certaines voix laissent déjà entendre que les jeunes chaunois seraient manipulés, voire téléguidés. Mais le cas échéant, par qui et dans quels buts ? Aussi, quelques menues recherches sur le Net suffisent à découvrir que « RNL », association créée au printemps 2009, est en fait l'une des succursales de la maison UMP, chère à Nicolas Sarkozy. Quant au SGL, il est logé, quelque part, à la même enseigne. Il affirme à qui veut l'entendre que la politique est à ses yeux un gros mot. Avant que l'un de ses représentants ne nous invite lors d'un échange téléphonique à retrouver le tout frais laïus de la présidente du… Mouvement des jeunes socialistes (MJS) qui évoque de manière indirecte le mouvement chaunois. Et celui-ci d'ajouter : « RNL ? Ils sont deux. Dont l'un bosse avec Copé (NDLR : Jean-François de son prénom, patron des députés UMP à l'Assemblée nationale) ». À croire que tous font, comme M. Jourdain, de la politique sans le savoir… ou sans s'en apercevoir !
Ludovic BARBAROSSA


http://www.lunion.presse.fr/article/soc ... ubliminale

Meuse

Verdun: manifestation spontanée des lycéens contre les retraites
Entre 300 et 500 lycéens du Lycée Margueritte de Verdun ont entrepris ce matin une manifestation spontanée contre la réforme des retraites, via Facebook. Les jeunes Meusiens ont arpenté les rues de centre ville en aménageant leur itinéraire pour inviter les élèves des autres établissements scolaires de la ville à les suivre

http://www.estrepublicain.fr/fr/a-la-un ... -retraites

Doubs

Besançon : des centaines d'élèves bloquent Pergaud

Des lycéens rejoignent le mouvement contre la réforme des retraites. Le lycée Louis-Pergaud de Besançon, le plus gros de l'académie, a été bloqué ce matin de 7 h 30 à 10 h 30 par plusieurs centaines d'élèves. Un appel aux "classes vides" a circulé et des lycéens annonçaient une tournée des autres établissements de la ville dans l'après-midi.


= = = =

Mouvement pas sur les retraites mais sur des raisons “locales” (contre des fermetures d’établissement)
Là, ce sont les conseils régionaux (PS) qui sont aussi visés (puisqu’ils gèrent les lycées)…

Lyon

Bras de fer autour du lycée Jean Moulin
L’établissement devrait disparaître en 2011 au profit d’un seul collège. Enseignants et parents s’insurgent
La possible fermeture du lycée Jean-Moulin mobilise élèves, parents et enseignants. Ce soir, ils ont prévu de manifester à 18 heures devant ce lycée du Ve arrondissement. Actuellement, il existe deux cités scolaires (collège et lycées) Saint-Just et Jean Moulin l'une en face de l'autre. Si le projet amorcé par le rectorat en 2008 aboutit, à la rentrée 2011 Saint-Just deviendrait le seul lycée intégrant les 500 lycéens voisins pour atteindre 1 700 élèves. En face, Jean Moulin ne serait plus qu'un collège récupérant les 300 collégiens de Saint-Just, pour 900 élèves au total.
900 - C'est le nombre d'élèves que le collège Jean Moulin accueillerait une fois le lycée fermé.
Inacceptable pour les membres du collectif Sauvons la cité Jean-Moulin pour qui la création de "super-établissements à taille inhumaine va poser des problèmes de sécurité et éducatifs", malgré les bons résultats au baccalauréat. "On ne comprend pas pourquoi ils veulent casser quelque chose qui marche", s’interroge Michel Maillot, parent d'élève et vice-président du PEEP. Selon lui, cela pourrait aussi accentuer des départs vers le privé.
"Un collège de près de 900 élèves n'est pas un monstre. Il proposera davantage d'options" estime Danielle Chuzeville, viceprésidente du conseil général chargée des collèges. Pour l'instant, la Région ne s'est pas prononcé. Le collectif demande le maintien et la prise en compte de tous les collèges du secteur pour un meilleur accueil des élèves.


http://www.metrofrance.com/info-locale/ ... D6z3Ukew2/

Grenoble

Grenoble : La lutte des "Mounier" s'étend

Le Lycée Argouges rejoint le lycée Mounier
Plusieurs centaines d'élèves ce mercredi 6 octobre se sont réunis peu avant 8 h aux portes du Lycée Argouges. Une manifestation pour protester contre la fermeture annoncée par le Rectorat de la filère d'enseignement Sciences et Technologies Industrielles.
Ils ont rejoint vers 10h à l'inter-classe les élèves du Lycée Mounier qui se battent pour sauver leur établissement de la démolition prévue en juin 2011. Ils se sont symboliquement enchaînés aux grilles.

Voilà plus d'une semaine que les "Mounier" se battent pour leur lycée menacé de fermeture en juin 2011. Le conseil régional a décidé de le faire démolir pour raison de sécurité. Décision "arbitraire et autoritaire" pour tous les acteurs de l'établissement qui plaident, au contraire, pour sa réhabilitation.
Après Mounier, après Argouges, la mobilisation risque de prendre de l'ampleur.
Un grand rassemblement est prévu mercredi prochain 13 octobre sous les fenêtres du rectorat.
(voir le reportage d'Olivier Poncelet&Vincent Habran)
05/10/10 : Un nouveau geste symbolique
Une vingtaine d'élèves, accompagnés de quelques enseignants, se sont rendus en délégation ce mardi 5 octobre à l'antenne grenobloise du Conseil Régional, rue Félix Poulat, porteurs d'un courrier tout particulier et plutôt volumineux.
Tous les élèves du lycée Mounier, menacé de démolition, ont arraché la page 25 de leurs carnets de correspondance, rédigée par Jean-Jack Queyranne. Le président du conseil régional Rhône-Alpes y traite du rôle de la Région en matière d'éducation. Les passages concernant la construction et l'entretien des bâtiments ont été soigneusement surlignés.

http://rhone-alpes-auvergne.france3.fr/ ... 79292.html

= = = =
Chez les pas lycéens…

Tarbes. Les manifestants envahissent la mairie

Près de 200 personnes, notamment des responsables syndicaux et des représentants de partis politiques de gauche, se sont réunies hier, à 17 heures, devant la mairie de Tarbes, pour manifester contre la réforme des retraites.
« L'objectif est de dire à la population qu'on ne baisse pas les bras, entre la grande manifestation du 2 octobre et celle à venir du 12 octobre, d'autant que la mobilisation prend de l'ampleur au niveau national. L'intersyndicale veut maintenir la pression entre ces deux grands rendez-vous en distribuant des tracts aux ronds-points, dans les lycées, à l'IUT », souligne le secrétaire départemental de la CFDT Patrick Delaporte.
« Ce rassemblement est symbolique : en tant que président de l'UMP, le maire de Tarbes Gérard Trémège est un suppôt de ce gouvernement jusqu'au-boutiste qui se comporte comme un groupuscule extrémiste et qui n'écoute pas la pression populaire », explique le secrétaire départemental de la CGT Jean-François Lapeyre.
Dans un joyeux chahut, les manifestants ont envahi le hall de l'hôtel de ville où le maire de Tarbes les a reçus spontanément (voir encadré ci-contre). Via la rue Brauhaban et la place Verdun, le cortège a ensuite pris la direction de la préfecture, pour manifester à l'État et au gouvernement son opposition à la réforme des retraites.
Une délégation a été reçue par le préfet René Vidal qui s'est montré attentif aux revendications des représentants syndicaux.
Vendredi 8 octobre, l'intersyndicale départementale se réunira pour décider de la suite des actions à mener. « La CFTC n'est pas un syndicat qui a la culture de manifester dans la rue mais cette réforme des retraites met en cause le type de société dans laquelle nous vivons et l'inégalité de plus en plus forte des richesses », souligne son secrétaire départemental Joseph Fourcade. « Nous sommes prêts pour la manifestation du 12 octobre et bien au-delà », lance Patrick Delaporte. « Nous sommes disposés à durcir le mouvement si le gouvernement et les parlementaires n'entendent pas la pression de la rue », surenchérit Michel Torrès, secrétaire général de la FSU. L'automne social risque d'être chaud à Tarbes et dans le département.

http://www.ladepeche.fr/article/2010/10 ... airie.html
leo
 
Messages: 252
Enregistré le: 17 Avr 2009, 17:29

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede Anti-K » 07 Oct 2010, 13:32

Sur caen, il semble que ça commence à partir dans de nombreux lycées (plus qu'à la fac qui vient tout juste de reprendre...)

les flics sont partis de Rostand/Fresnel vers midi. Ils se sont dirigés vers la préfecture où un cortège Camille Claudel/Victor Hugo se dirigeait après avoir descendu la rue de la Délivrande. Le cortège a contourné la préfecture pour se diriger, via le boulevard Bertrand vers le lycée Malherbe. Plusieurs manifestants ont tenté de rentrer dans l'établissement mais le noyau de militant du lycée ont pris les devants et ont demandé à ce que personne n'entre afin qu'il n'y ait pas de casse et par conséquence que cela ne retombe pas sur ceux qui s'activent dans cet établissement. Les lycéens ont ensuite pris le chemin du centre ville afin de rentrer dans leurs établissements.


Image

Image

Image

Source résistances.

Pour ce qui se passe sur caen et alentours :

http://www.anartoka.com/pas-dupes/posti ... st&p=10482
Anti-K
 
Messages: 48
Enregistré le: 07 Sep 2008, 23:02

Re: Le 7 septembre, et après ?

Messagede leo » 07 Oct 2010, 16:48

Des photos

http://juralibertaire.over-blog.com/art ... 49184.html

Une liste de villes et de bahuts…

http://vivelagreve.wordpress.com/2010/1 ... nt-lyceen/

et aussi

ça a chauffé à Saint-Quentin

http://www.courrier-picard.fr/courrier/ ... ini-emeute

Sarlat (Dordogne)

http://www.sudouest.fr/2010/10/07/le-ly ... 0-4768.php

Molsheim (Bas-Rhin) et Guebwiller (Haut-Rhin)

http://www.lalsace.fr/fr/region/colmar/ ... aites.html

Nevers (Nièvre)…
http://bourgogne-franche-comte.france3. ... 49609.html

Belfort

http://www.lalsace.fr/fr/region/alsace/ ... aites.html

Saint-Aubin-du-Cormier (Ille et Vilaine) – un lycée agricole et un CFA !
http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-S ... filDMA.Htm

etc…
on ne compte plus

Il se passe quelque chose !
leo
 
Messages: 252
Enregistré le: 17 Avr 2009, 17:29

PrécédenteSuivante

Retourner vers Syndicats, associations, mouvements sociaux

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun-e utilisateur-trice enregistré-e et 3 invités