Contre attaques du Code du travail et loi travail

Re: Contre attaques du Code du travail et loi travail

Messagede bipbip » 11 Aoû 2017, 16:40

Foire aux questions sur le projet de loi Macron

Quels sont les grands principes et les mesure phares du projet d’ordonnances Macron?

Vous trouverez ci-dessous une foire aux questions pour comprendre rapidement les différents enjeux de la réforme à venir… et la nécessité de la combattre : http://www.cnt-f.org/urp/faq-loi-macron

https://www.cnt-tas.org/2017/08/10/foir ... oi-macron/
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Re: Contre attaques du Code du travail et loi travail

Messagede Pïérô » 12 Aoû 2017, 12:10

Cahier de l’été n° 2

La casse du code du travail : décryptage par SUD Santé Sociaux

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PDF : https://solidaires.org/IMG/pdf/loitrava ... ociaux.pdf
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: Contre attaques du Code du travail et loi travail

Messagede bipbip » 14 Aoû 2017, 13:13

Mobilisations de fin août et septembre

La vidéo de SUD CT pour préparer le 30 août et le 12 septembre



https://www.solidaires.org/Mobilisation ... -septembre
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Re: Contre attaques du Code du travail et loi travail

Messagede bipbip » 16 Aoû 2017, 17:32

Il nous faut un nouvelle Nuit du 4 Août

Il s’agit de passer d’une colère froide, qui se traduit par l’abstention et l’impopularité croissante de l’exécutif, à une active. Le roi est nu, mais encore faut-il le rhabiller pour l’hiver: la journée nationale de grève et de manifestations du 12 septembre est l'occasion, pour peu d’élargir son mot d’ordre au-delà du seul retrait de la loi Travail 2 et l’arc syndical qui y appelle.

Tribune dans L'Humanité de Laurent Degousée 3, SG de SUD Commerce 3 et animateur du FrontSocial 3.

Le 4 août 1789, les députés, réunis en assemblée nationale constituante, proclamait la fin des privilèges. A la royauté a succédé l’oligarchie qui peut plus que jamais compter sur un nouveau clergé, les politiques et les médias à sa solde. Le peuple attend lui encore sa révolution qui confierait au plus grand nombre le soin de déterminer la conduite de son existence.

Deux siècles et une « révolution » politique plus tard, nous sommes face à un président et à un gouvernement, dont l’élection par défaut ne fait pas débat, qui ont réalisé le tour de force, depuis leur installation il y a quelques mois, de se mettre successivement à dos les salariés, les fonctionnaires, les retraités, l’armée, les collectivités locales, les femmes et les étudiants : chapeau bas !

Il s’agit pour le nouveau pouvoir de poser dès la rentrée, au travers de sa réforme du Code du travail, la première pierre d’un projet d’hyper-austérité qui vise à baisser salaires et prestations sociales pour garantir, dans un contexte de reprise économique fragile, la richesse des plus fortunés et des grands groupes à coups de nouvelles baisses d’impôts et de charges. Comme cela ne se fera pas sans tension croissante, son pendant coercitif étant la transposition des dispositions extraordinaires de l’état d’urgence dans le droit commun.

Les grandes lignes de la loi Travail XXL sont connues. Concrètement, les DRH des grandes entreprises ont fait leur liste de commissions pour que soit supprimé tout ce qui peut encore faire obstacle à l’exploitation sans vergogne des salariés : disparition du CHSCT, référendum d’entreprise à la main de l’employeur, généralisation du CDI de projet, plafonnement des indemnités prud’homales, facilitation des licenciements économiques etc. Ces mesures sont l’aboutissement du rapport De Virville de 2004, ex-DRH de Renault, et prépare un bouleversement similaire de notre modèle de protection sociale, appelée elle par Denis Kessler, alors vice-président du MEDEF, afin de rapprocher la France du canon austéritaire européen et de laisser libre cours à une mondialisation libérale sans frein, ni entrave.

Pourtant, nous sommes de plus en plus nombreux à sentir confusément que ça ne peut plus durer mais pour cela, il s’agit de passer d’une colère froide, qui se traduit par l’abstention et l’impopularité croissante de l’exécutif, à une active. Le roi est nu depuis le début mais encore faut-il le rhabiller pour l’hiver : la journée nationale de grève et de manifestations du 12 septembre prochain, pour peu d’élargir son mot d’ordre au-delà du seul retrait de la loi Travail 2 et l’arc syndical qui y appelle (la présentation du contenu des ordonnances devrait y contribuer), constitue cette occasion. Il nous faut la réussir, à l’image de celle du 31 mars 2016 qui a sonné le début de quatre mois de mobilisation face à la loi El Khomri.

Mettre à profit l’été pour informer le plus largement possible et préparer un plan de mobilisation par secteur, à commencer par la manifestation prévue le 30 août prochain à l’université d’été du MEDEF, le commanditaire de ces mesures, à l’appel de Solidaires, de la CGT locale et du Front social, voilà la feuille de route des militants qui veulent en découdre avec Macron. La France Insoumise, dont il faut saluer le travail d’éducation populaire menée face à des députés godillots, appelle à une marche contre ce coup d’état social mais après la date d’adoption des ordonnances en Conseil des ministres. Une telle initiative a le mérite de pointer la nécessité d’une initiative centrale, comparable à la manifestation nationale contre la loi Travail du 14 juin 2016, mais doit être préparée sans exclusive, sous peine d’être réduite à un exercice d’auto-affirmation : la situation l’exige !

Pour autant, quelle organisation appelle véritablement à préparer une confrontation majeure ? Le Front social, lancé en avril dernier et composé à ce jour d’une cinquantaine de collectif locaux et de près de cent cinquante organisations dont la composition va au-delà de la sphère syndicale, porte lui cette orientation. En Guadeloupe avec le LKP en 2009, en Guyane cette année ou à Mayotte de nouveau, c’est bien un mouvement d’ensemble de la société qui a obligé le pouvoir central à céder. On me rétorquera que la situation en métropole est différente de celle de cette France périphérique mais, quand la paupérisation croissante fait renoncer à l’accès aux soins ou qu’un nombre croissant d’étudiants et de retraités en sont réduits à faire les poubelles pour s’alimenter, la frontière est-elle si réduite que ça ? Et le dégoût n’est-il pas un puissant ferment de révolte quant à l’indécence d’une ministre du travail qui veut plafonner les indemnités de ceux qui sont licenciés plutôt que celles de ceux qui licencient s’ajoute, pour les gens de rien qui touchent le minimum de l’APL, le fait de ne plus y avoir droit du tout ?

L’énergie existe pour amorcer une telle mobilisation : on la retrouve dans les équipes syndicales de lutte, dans le nombre croissant de jours de grèves, chez les livreurs ubérisés qui commencent à s’organiser, dans la jeunesse à l’origine de Nuit Debout ou dans celle plus radicale du cortège de tête, chez les habitants des quartiers populaires qui résistent aux violences policières, ceux des ZAD ou les soutiens aux migrants. Le moment viendra où le corps social, qui n’en peut plus d’être maltraité, s’électrisera à son tour. « Les pensées qui mènent le monde marchent sur des pattes de colombes » a écrit Nietzsche : ne reste plus qu’à accélérer le pas face à tous ceux qui veulent non seulement nous mener en marche arrière mais nous écraser.

Laurent Degousée est co-délégué de la fédération SUD Commerce et un des animateurs du Front social.


https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/ ... -du-4-aout
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Re: Contre attaques du Code du travail et loi travail

Messagede Pïérô » 17 Aoû 2017, 01:23

Vers la grève du 12 septembre… et au-delà

Par Théo ROUMIER

La CGT vient d’annoncer une journée de grève pour le 12 septembre. Cette date peut fournir un point de ralliement, un tremplin, pour toutes celles et tous ceux qui refusent de céder à la « macronisation » de leur vie. Il faut se préparer à ne pas s’y limiter.

La CGT a donc finalement décidé unilatéralement de la journée de grève du mardi 12 septembre 3. Solidaires avait pris ses responsabilités en conviant à des réunions intersyndicales nationales à plusieurs reprises (et avec plus ou moins de succès). Sortant tout juste de congrès, la motion d’actualité générale votée 3 par les délégué.e.s proposait justement « de nouvelles initiatives dans le cadre le plus unitaire possible dès le début septembre en construisant un mouvement fort appuyé sur une grève large, unitaire et intersyndicale. »

On aurait donc pu espérer un appel rapide et commun à la riposte aux ordonnances Macron. Ce sera finalement un peu différent : ça ne doit pas être un obstacle pour autant. Destruction programmée du CDI, flexibilisation à outrance et démantèlement des droits et protection des salarié.e.s… la loi travail XXL que nous promet le gouvernement Philippe II est une attaque sans précédents qui en annonce encore d’autres (sur les retraites notamment 3). Nous avons donc besoin de cette journée de grève, parce que nous avons besoin dès maintenant de faire le travail d’information et de conviction avec une perspective claire de mobilisation. On sait bien sûr qu’une journée isolée ne suffira pas et la question d’un calendrier d’action, incluant plusieurs dates (et pourquoi pas d’affilée?) va être un enjeu intersyndical. Comme le dit là encore le texte de Solidaires, il faut tout autant discuter des objectifs à donner à nos mobilisations : « On ne peut pas aujourd’hui faire l’économie d’un débat, entre organisations syndicales, avec les salarié-es, sur le blocage de l’économie et de la production, donc sur la grève générale. Sans pour autant tomber dans l’incantation, en en mesurant toutes les difficultés, mais sans en négliger les enjeux et la nécessité. »

Comme en 2010, comme en 2016, où il a justement manqué, cette question du blocage (réel) de l’économie est bien au centre du rapport de force. Il faudra faire, sur ce point comme sur d’autres, avec la réalité de l’action collective.

De toutes nos forces

Nous aurons besoin de toutes les forces pour cela. Dans plusieurs villes, avec des périmètres et des réalités diverses, des collectifs « Front social » 3 se sont constitués, occupant un espace laissé vide par le manque d’initiatives. Ailleurs, d’autres collectifs, d’autres espaces unitaires avec le mouvement social existent (sur Orléans par exemple avec la Fête des résistances et des alternatives, sur Nîmes et Dijon avec des collectifs « Nos droits contre leurs privilèges »…). Ces espaces ne sont pas à négliger même s’ils ne se substituent évidemment pas au travail au sein des entreprises et des services.

Pour cela, et c’est sans conteste le meilleur point d’appui, des intersyndicales départementales et locales ont déjà mobilisé à plusieurs reprises, organisant rassemblements ou manifestations. C’est le cas notamment au Havre, à Paris. On peut s’appuyer sur des luttes déjà existantes (par exemple pour la défense de la protection de l’enfance dans le Maine-et-Loire 3, dans l’éducation en Seine-Saint-Denis 3…). Dans les semaines qui viennent nous mesurerons les possibilités d’ancrage de la grève dans les secteurs professionnels et les « territoires » comme on dit. À condition aussi que les intersyndicales départementales soient autre chose que des chambres d’enregistrement des « décisions nationales » mais réussissent à être un appui dynamique à celles et ceux qui veulent entrer en action.

C’est ce que nous pointions avec mon camarade Christian Mahieux dans un article pour 3Les Utopiques 3, la revue de Solidaires : « les appels intersyndicaux sont pour l’essentiel conçus comme des plateformes revendicatives qui n’impliquent pas nécessairement de pratiques communes. Co-signer un texte suffirait ? On pourrait, au contraire, imaginer que ce modèle soit inversé – ou tout du moins repensé – et que la préoccupation des moyens à mettre en œuvre pour mobiliser dans l’unité soit un préalable : appels à organiser des AG communes de syndiqué-es, à se répartir des tournées et permanences syndicales pour débattre avec les collègues, voire à les organiser ensemble, même chose pour les heures d’informations, les tractages, les affichages… »

Si c’est bien contre les ordonnances et la loi travail XXL que les équipes syndicales vont devoir mobiliser, il ne faut pour autant pas laisser de côté les autres projets liberticides du gouvernement, au premier rang desquels l’inscription des mesures de l’état d’urgence dans le droit commun. Une manifestation est organisée à Paris le 1er juillet 3. Quand on sait de quel poids la répression a pesé sur les manifestations du printemps 2016, il est clair que la mobilisation contre l’état d’urgence, les crimes et violences policières et d’État, est également d’actualité. Là aussi, les structures interprofessionnelles syndicales, locales et départementales, peuvent s’y impliquer et contribuer à la convergence des luttes.

Avec toute notre légitimité

Il faudra faire avec un pouvoir arrogant. Le spectacle lamentable du prétendu « dialogue social » et son lot de documents fuitant dans la presse en dit long sur le mépris que Philippe et Macron ont pour les organisations syndicales. Il était par ailleurs incongru (au mieux) d’attendre quoi que ce soit de ces « échanges courtois » avec ceux qui ont annoncé dès le début vouloir liquider le code du travail.

Le gouvernement peut s’appuyer sur une chambre « en ordre de marche ». Pour autant il faut sans cesse rappeler que les député.e.s LREM et leurs allié.e.s n’ont aucune légitimité. Au second tour des législatives, avec un taux de 57,4 %, l’abstention a dépassé tout les records. Les bulletins blancs et nuls ont été multiplié par quatre entre les deux tours, atteignant près de deux millions des inscrit.e.s sur les listes électorales. Au final, les député.e.s n’ont été élu.e.s en moyenne que par quelques 20 % des inscrit.e.s. Quand à Macron, « Jupiter élyséen », lui-même ne doit son élection qu’à la présence de Marine le Pen au second tour. Malgré ça, la modestie n’étouffe pas ces gens-là, habitués à perpétuer la morgue de leur classe sociale. C’est une autre réalité statistique, imparable et incontournable : celles et ceux qui vont décider pour la majorité de la population n’en sont pas représentatifs et représentatives. Les employé.e.s, les ouvrières et les ouvriers sont parmi les moins représenté.e.s à l’assemblée nationale où par contre paradent les cadres supérieurs et les chefs d’entreprise.

Face à eux, nous avons pour nous la légitimité de notre classe sociale, celle qui fait fonctionner la société au quotidien par son travail. Le porte-parole de Philippe II, Christophe Castaner peut bien déclarer qu’« on n’a pas le droit de bloquer la France » (sur France 2, fin mai) : il va falloir lui rappeler qu’on n’a pas le droit, quand on est minoritaire comme l’est le gouvernement, de détruire plus de 100 ans de conquis sociaux. Nous avons tout l’été pour en convaincre et le 12 septembre pour nous retrouver massivement en grève et dans la rue.

NB : Et dès le 30 août même, en manifestant devant l’Université d’été du MEDEF 3 à Jouy-en-Josas !

https://blogs.mediapart.fr/theo-roumier ... xtor=CS3-5

Bon, on passera à nouveau à côté de la critique de la CGT, et on est encore parti par se faire mener par le bout du nez... mais il est clair qu'élargir et converger reste de mise, et que c'est là qu'on se rejoint.
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