POÏ POÏ POÏ (2014...)

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Messagede Nico37 » 01 Jan 2014, 21:24

Parents, enseignants et personnels communaux exigent : Abandon de la réforme des rythmes scolaires ! Le conseil municipal doit l’entendre ! Line Teboul-Roques 7 jours à Stains n°764 du 28 novembre 2013

Enseignants, parents, communaux et élus se dressent massivement contre cette réforme qui organise l’éclatement de l’Ecole de la République en « projets éducatifs territoriaux » différents d’une commune à l’autre. En quoi cette réforme va-t-elle être bénéfique pour les enfants ? Sauront-ils mieux lire, écrire, compter ? Pourquoi le ministre n’a-t-il pas rétabli les 2 heures de cours supprimées par Darcos ? Pourquoi les Rased et les postes de remplaçants ne sont-ils pas rétablis ? N’est-ce pas là la priorité pour nos enfants ? Le 14 novembre, les personnels, à l’appel de CGT-FO-SUD, étaient massivement en grève (75% dans le 93) pour exiger l’abrogation de ce décret. A Stains, nombre d’écoles étaient en grève, au moins 8 complètement fermées, malgré le refus de la direction du SNUIPP d’y appeler. Les prises de position de communes se multiplient : les maires PC de Bagnolet et de Vitry déclarent qu’ils ne l’appliqueront pas. Celui de Bagnolet explique : « L’école est la matrice de la République, elle est construite à son image, une et indivisible(…) Je continuerai avec d’autres maires à demander le retrait de cette réforme(…) J’informe le Ministre que la commune ne mettra pas en œuvre la réforme présentée par le gouvernement. » Celui de Vitry : « C’est non pour 2013, non pour 2014, non pour 2015 ».
Les élus du POI ont présenté au conseil municipal du 7.11 un vœu pour que la municipalité suspende toute mesure préparant l’application de cette réforme en 2014 et demande son abrogation. Comment comprendre que la plupart des élus de la majorité PC-PS-Verts s’y soient opposés ? Pourquoi ce que font les maires de Bagnolet et de Vitry ne serait-il pas fait à Stains ? La grève du 14.11 et maintenant celle du 5.12 qui se prépare, les prises de position syndicales et dans les écoles, les plus de 300 signatures sur le vœu POI, expriment pourtant clairement la volonté de l’écrasante majorité. Le Maire et la majorité pourront-ils longtemps y rester sourds ? Les élus POI présenteront à nouveau ce vœu au conseil municipal du 19 décembre. Nous appelons la population à y assister en masse pour soutenir cette exigence : aucun « scénario » n’est acceptable ! La municipalité ne doit pas appliquer ce décret ! Pour amplifier cette mobilisation, le POI vous invite à son assemblée le Vendredi 6 décembre à 19h, Maison des associations.
Nico37
 
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Messagede Nico37 » 04 Jan 2014, 14:57

Communiqué du 9/12/2013 : Mise au point de Patrick ETESSE,
ancien secrétaire départemental de la fédération du Parti des Travailleurs d'Indre et Loire de 2004 à 2009


Cher(e)s camarades,

Cher(e)s camarades, voici  le message que j'ai reçu il  y a quelques jours d'un militant, adhérent  d'une autre organisation qui n'a jamais été membre du Parti des Travailleurs :

Camarade,
Une rumeur court suite à la publication d'un petit article sur le site facebook des " amis de demain le grand soir " . Tu es peut-être au courant.  Elle concerne un ancien membre de ton organisation, qui fréquenterait actuellement le FN. Si c'est une fausse info il me semble qu'il serait bon de la rectifier. Sinon il faudra redoubler de vigilance politique.
Fraternellement

Voici la réponse que j'ai apporté à ce camarade que je communique publiquement à titre de mise au point politique :
Merci  de  ton  message.  Une  visite  sur  le  site  concerné  m'a  permis  de  récupérer  l'article  que  tu  évoques. Comme  il  s'agit  d'un  article  public,  diffusé  sur  internet,  ainsi  que  sous  forme  papier  dans  plusieurs établissements  de  la  ville,  et  qu'il  ne  met  pas  en  cause  que  l'ex-Parti  des  Travailleurs  dont  j'ai  été  le secrétaire départemental, je vais informer mes camarades de cette situation et nous allons en d iscuter pour savoir si une réponse politique publique est nécessaire à ce genre d'amalgame générateur d'une calomnie insidieuse qui, comme par hasard, n'arrive   pas à n'importe quel moment.
A ma connaissance, les libertés publiques, conquêtes toujours fragiles de la démocratie, comportent encore le  droit  de  s'affilier  et  de  se  désaffilier  librement  et  impliquent  donc  qu'aucune  organisation  politique  ou association,  quelle  qu'elle  soit,  ne  peut  être  tenue  pour  responsable  des  positions  ou  actes  d'un(e) ancien(ne) ou d'ancien(ne)s adhérent(e)s.
Le POI37, à la formation duquel les militant(e)s de l'ex-Parti des Travailleurs37 ont contribué avec  d’autres, dont je suis actuellement l'un des  responsables, a un site public:  http://poi37.free.fr/   qui présente à toutes et tous  ses  positions,  communiqués  et  actions.  Il  en  va  de  même  pour  le  POI  national.  Toute  personne honnête, même en désaccord profond ou total avec nos positions, peut y voir que, partant du point de  vue qui  est  le  nôtre,  se  référant  à  l'histoire  du  mouvement  ouvrier  internationaliste  et  à  celui  de  l'entente internationale des travailleurs à laquelle nous sommes associés (qui a un site public également  http://ententeinternationale-des-travailleurs-eit-ilc.blogspirit.com/, nous combattons toute forme de racisme, de xénophobie et de discrimination en défendant, sans prétendre en avoir l'exclusivité, les intér êts politiques de la classe ouvrière  qui  par  nature  n'a  pas  de  patrie,  intérêts  qui  expriment  ceux  de  l'humanité  toute  entière  et de  la civilisation contre la guerre, la barbarie et l'exploitation.
Pour  ma  part,  à  titre  politique,  assumant  la  place  importante  que  tou(te)s  les  militant(e)s  fidèles  à  la plateforme et à l'action du Parti des Travailleurs ont occupé en aidant à constituer le POI37, les questions que je pourrais être amener à poser publiquement au titre de la vigilance politique, dont tu soulig es à juste titre la nécessité, sont les suivantes :
- Pourquoi le rédacteur ES n'informe-t-il pas ses lecteurs des positions politiques contenues dans la plateforme de l'ex-Parti des Travailleurs, celles concernant la défense des travailleurs immigrés en particulier ?
- Pourquoi le rédacteur ES et le site sur lequel est présenté son article cachent-ils soigneusement les prises de position publiques du POI37 exigeant du Préfet l'arrêt de la traque des travailleurs sans papiers  et  le  respect  du  droit  d'asile,  ainsi  que  celles,  récentes,  condamnant  publiquement l'agression par l'extrême-droite de militants de Sud-étudiants puis de militants du PCF et la prise de position nationale ainsi que la participation du POI37 aux deux manifestations départementales de protestation contre l'assassinat de Clément Méric ?
-  A  quels  intérêts  peuvent  servir  aujourd'hui  un  tel  article  porteur  de  tels  amalgames,  précurseurs directs de la plus vile calomnie ? Quelles organisations demain en seront les victimes ?

Encore une fois merci pour l'info, fraternellement,

Cher(s) camarades,

Aujourd'hui,  le  Parti  des  Travailleurs  fondé  en  1991  n'existe  plus.  Il  a  accompli  ce  qu'il  avait  à  accomplir  en  participant  à  la  constitution  de  l'Entente  Internationale  des  Travailleurs  et  en  permettant à des militant(e)s et élu(e)s venus d'horizons différents du mouvement ouvrier de se  regrouper pour disposer d'une organisation politique indépendante plus large.
Ses  prises  de  positions  et  les  actions  qu'il  a  menées  contre  le  FMI  et  la  dette  qui  écrase  les peuples, contre la guerre et l'exploitation, contre le traité de Maastricht et l'Union Européenne ont constitué une référence et un encouragement pour de nombreux militants ouvriers tant à l'échelle internationale que nationale, cela a été le cas également dans notre département.
Pour mémoire, concernant la fédération d'Indre et Loire : les combats politiques pour l'unité pour la défense  des  maternités,  Château-Renault,  Amboise,  le  Beffroi,  pour  la  défense  de  l'hôpital pédiatrique Clocheville, pour la défense de l'école publique et de la laïcité, contre les fermetures de classes et contre la fermeture des collèges publics, pour la défense des bureaux de poste et de tous  les  services  publics,  les  campagnes  politiques  contre  la  précarité,  pour  l'interdiction  des licenciements, pour la défense de la sécurité sociale  , nos participations à toutes les manifestations contre  la  guerre  (Irak  1ère  et  2ème  guerre,  Afghanistan,  bombardements  israéliens  contre  les palestiniens...),  pour  la  défense de  la  démocratie  et  de  l'égalité  des  droits,  pour  la  défense des organisations  ouvrières  et  de  leur  indépendance,  pour  la  défense  des  communes et de la démocratie communale ont eu un certain écho et ce n'est pas limitatif.
Ce combat intransigeant nous a valu la sympathie de nombreux travailleurs, jeunes, et militant(e)s du mouvement ouvrier  et  démocratique d'horizons très divers, mais il a bien sûr aussi été générateur  de  l'hostilité  active, et d'un boycott médiatique  national  absolu,  de  tous  ceux  qui inféodés aux gouvernements successifs  (et  à  ce  propos  nous n'oublions  pas  qui a mis Le Pen, l'infâme réaction, sur le devant de la scène en 1984) se sont servilement coulés dans le moule des institutions antidémocratiques de la Vème République puis dans celui de l'Union Eu ropéenne à la botte des magnats de la finance internationale.
Dans  le  contexte  de lutte de classe intense  que  nous  connaissons  aujourdhui,  l'enjeu  de l'existence  d'organisations  ouvrières  politiques  et  syndicales indépendantes, rassemblant  les travailleurs  sans  distinctions  d'origine,  ne  lâchant  rien  sur  les  revendications est la question majeure décisive.
C'est la raison de fond de l'amalgame calculé visant aujourd'hui  l'ex-Parti desTravailleurs et le combat  qu'il  a  mené. Amalgame  générateur de calomnies qui vise  aussi, et tentera de viser demain (y compris au nom de « l'anti-fascisme »), toute organisation qui refusera d'abandonner le combat pour les revendications et son indépendance de classe *.
Confiant dans la capacité de la classe ouvrière et de la jeunesse à écarter avec mépris amalgames et calomnies de toutes sortes, au nom de toutes les militantes et militants qui assument avec fierté l'héritage du Parti des Travailleurs et de sa plateforme d'action politique, il m'est apparu nécessaire d'apporter cette mise au point.
* pourtant seule manière efficace d'affronter la réaction sociale et son bras armé en période de crise aigüe, le fascisme.
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Messagede Nico37 » 08 Jan 2014, 00:09

Les salariés de la SNCM-CMN, avec leurs organisations syndicales, ont raison : DÉFENSE DU STATUT DES MARINS POI 13 06/01


Le gouvernement doit imposer le pavillon de 1er registre sur l’ensemble des lignes maritimes nationales

Le gouvernement doit respecter ses engagements et notamment la construction de 4 navires par les chantiers STX de St-Nazaire

Le préavis de grève le précise clairement : il s’agit de s’adresser au gouvernement, pour exiger qu’il fasse cesser le dumping social sur les lignes maritimes nationales en prenant la décision de faire appliquer le pavillon français dit de 1er registre sur l’ensemble des compagnies établissant la continuité territoriale avec la Corse.

Avec une deuxième exigence en direction du gouvernement : qu’il mette en oeuvre les conditions matérielles et financières permettant l’activité des entreprises SNCM et CMN pour assurer la Délégation de service public qu’elles ont en charge, ce qui implique en premier lieu la commande de 4 navires aux chantiers STX de St Nazaire.

La revendication des salariés de la SNCM/CMN de défense du pavillon de 1er registre, c’est la revendication de tous les travailleurs qui voient aujourd’hui les employeurs et le gouvernement remettre en cause toutes les garanties collectives et les statuts (réforme des rythmes scolaires, réforme ferroviaire...) et multiplier les plans de suppression d’emploi, notamment depuis l’ANI sur la sécurisation des parcours professionnels. Tout cela en application des plans d’austérité et de déréglementation de l’Union européenne auxquels se soumet le gouvernement Hollande-Ayrault, posant le problème de l’unité pour bloquer ces projets et faire reculer le gouvernement.

Dans un premier temps, le soutien des organisations du mouvement ouvrier à la grève engagée par les salariés de la SNCM/CMN avec leurs organisations syndicales ne permettrait-il pas de créer les conditions pour aider à satisfaire leurs revendications ?

Pour sa part, le POI soutient et appuie sans réserves ces revendications vitales pour l’avenir de la SNCM et de ses 2 500 emplois directs.

Le POI soutient et appuie sans réserves l’exigence que le gouvernement réponde immédiatement aux revendications des salariés de la SNCM et de la CMN et de leurs organisations syndicales.
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Messagede Nico37 » 10 Jan 2014, 01:37

Le Parti ouvrier indépendant lance sa liste 08/01

Une « liste de résistance, de protection de la population contre la politique du gouvernement aux ordres de l’union européenne » sera présentée.

Le Parti ouvrier indépendant (POI) présentera une liste pour les élections municipales de Rennes. « Nous entendons poursuivre le combat mené par la liste conduite par Carine Weber en 2008 », déclarent les militants dans un communiqué.

La liste « de résistance, de protection de la population contre la politique du gouvernement aux ordres de l’union européenne » est un regroupement de citoyens rennais « contre la politique du gouvernement ». Ces citoyens revendiquent la continuité avec la liste emmenée par Carine Weber en 2008. Son score aux élections de 2008 : 1, 01 %.

Elle sera présentée mardi 14 à 11h30 à la maison de quartier de Villejean.
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Messagede Nico37 » 11 Jan 2014, 21:52

Hollande veut maintenant s’en prendre à la Sécu de 1945

Les patrons avaient déjà obtenu :

27,6 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales ;
10 milliards d’euros de crédit d’impôt.
Et Hollande annonce qu’il entend poursuivre l’offensive contre ce que les patrons appellent le « coût » du travail.

A l’occasion de ses voeux au pays, il a proposé aux patrons un « pacte de responsabilité » avec « moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités ».

L’objectif serait de réduire « tout ou partie des quelque 35 milliards de cotisations familiales acquittées par les entreprises » (Le Figaro, 2 janvier).

Gattaz, au nom du Medef, s’en est immédiatement félicité : « C’est ce que nous réclamions depuis plusieurs mois. »

Et au nom de la « compétitivité », il demande 100 milliards d’euros d’allégement de « charges sociales » et de « taxes », soit « 20 milliards par an pendant 5 ans ».

C’est clair ! L’offensive contre « le coût du travail » vise les cotisations sociales, c’est-à-dire le salaire différé qui appartient aux travailleurs ! C’est la remise en cause de la Sécurité sociale de 1945 fondée sur la solidarité entre les travailleurs.

Quant au prétendu « plus d’embauches » que ce « pacte de responsabilité » comporterait, il suffit de lire la liste des plans de restructuration qui pleuvent tous les jours, avec leur cortège de licenciements et de suppressions d’emplois par milliers !

Pour imposer sa politique au compte du Medef et de l’Union européenne, le président de la République a demandé aux ministres de « veiller (…) à faire avancer les dossiers (…) par décrets, par ordonnances », c’est-à-dire en puisant dans l’arsenal des mécanismes antidémocratique de la Ve République.

Légitime est le mouvement engagé par les travailleurs et les jeunes, dans tous les secteurs de la population, qui vise à bloquer la politique anti-ouvrière du gouvernement.

La seule voie pour ouvrir une issue, c’est l’unité des travailleurs et des organisations, la lutte de classe unie pour faire reculer ce gouvernement.
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Messagede Nico37 » 12 Jan 2014, 12:48

A bas les ordonnances et l’arbitraire de la Ve République ! Non au pacte de responsabilité ! Oui à l’indépendance des organisations ouvrières ! Oui à l’unité des travailleurs et des organisations rassemblés pour bloquer la politique réactionnaire du gouvernement Hollande-Ayrault et ouvrir la voie à la rupture avec l’Union européenne ! Non à l’intervention française en Afrique, retrait des troupes françaises !Adresse du Bureau National du POI 11/01

2014 est annoncée comme l’année d’une austérité redoublée contre les travailleurs, pire que 2013 : tels sont les vœux du premier de l’An de Hollande. L’offensive se concentre dans sa proposition de « pacte de responsabilité » aux entreprises, dont le centre, a-t-il expliqué, sera « moins de charges sur le travail ». Concrètement : « La Sécurité sociale doit en terminer avec les excès et les abus. » La Sécu, voilà l’ennemi ! Proposition de pacte à laquelle Pierre Gattaz, président du Medef, répond avec empressement, au nom du patronat français, qui, depuis 1945, n’a jamais accepté l’existence de la Sécu. Il revendique pour les patrons 100 milliards d’euros en cinq ans, moitié par pillage de la Sécurité sociale et moitié par cadeaux fiscaux. Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, n’est pas en reste. Il demande à être associé au pacte. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, est, lui, chargé d’obtenir de toutes les organisations syndicales qu’elles y participent. Alerte ! L’objectif, c’est d’en finir purement et simplement avec la Sécurité sociale, conquête majeure de la classe ouvrière !

Seulement, voilà : dans les heures qui ont suivi les vœux du président Hollande, la grève démarrait à la SNCM, bloquant le trafic maritime sur Marseille, pour la préservation des 2 500 emplois et pour exiger de l’Etat qu’il tienne ses engagements. Au terme de huit jours de grève, dans l’unité des travailleurs et des syndicats, les salariés de la SNCM ont contraint le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, à prendre des engagements allant dans le sens des revendications avancées. C’est un premier résultat. Mais le gouvernement se refuse à satisfaire la principale revendication : l’application du « pavillon français de premier registre » pour tous les marins travaillant sur le territoire national. Motif : l’Union européenne l’interdit !

Toute la situation de ce début 2014 est concentrée dans ces événements.

D’un côté, conformément aux exigences de déréglementation du capital financier traduites en directives par l’Union européenne, le gouvernement veut imposer la baisse du « coût du travail » dans tous les domaines. L’élargissement de la possibilité du travail du dimanche en est un exemple. Et pour faire passer cette offensive redoublée contre les travailleurs, Hollande a annoncé qu’il recourra aux mécanismes les plus antidémocratiques des institutions de la Ve République - ordonnances et procédures accélérées - en contournant le plus possible le passage devant le Parlement, pourtant à sa dévotion. Au contenu social anti-ouvrier correspond la méthode antidémocratique, l’un et l’autre conformes au caractère réactionnaire et bonapartiste de la Ve République.

De l’autre côté, la grève unie des travailleurs de la SNCM s’inscrit dans la continuité des mouvements de lutte de classe qui ont eu lieu tout au long de 2013. On a vu les travailleurs se dresser de plus en plus massivement contre les plans « sociaux » (plus de 1 000 !) imposés par les patrons avec l’accord et la participation du gouvernement. Ils se sont dressés contre la contre-réforme des retraites avec leurs confédérations CGT et Force ouvrière. Les enseignants, par la grève, les parents et des élus n’ont cessé de se dresser contre la réforme dite des rythmes scolaires et la territorialisation de l’école publique. Les professeurs des classes préparatoires aux grandes écoles ont, par leur grève, unis sur leur revendication, imposé un recul au gouvernement.

En tentant de généraliser cette agression contre la classe ouvrière et la jeunesse, le gouvernement ne laisse pas d’autre choix aux travailleurs que de chercher à rassembler leurs forces en un mouvement uni, tous ensemble avec leurs organisations pour bloquer cette politique destructrice et rejeter toute participation aux pactes en tout genre avec le gouvernement et le patronat (pacte de responsabilité, pacte régional pour l’avenir de la Bretagne, etc.) auxquels le gouvernement voudrait enchaîner les organisations syndicales.

Et ce même gouvernement qui agresse les travailleurs et la jeunesse de notre pays réaffirme l’autre volet de sa politique réactionnaire : la participation grandissante dans les guerres impérialistes, notamment au Mali et en Centrafrique.

Si ce gouvernement, dont la politique est rejetée par la majorité de la population, se permet de poursuivre sur cette voie néfaste, c’est parce qu’il bénéficie du soutien aux sommets du Parti socialiste, des Verts, et des dirigeants du Parti communiste français (allié au PS dans la plupart des villes) contre la volonté de la majorité leurs propres militants. Toutes ces directions agissent ainsi parce qu’elles refusent de rompre les liens de subordination à l’égard des banquiers, des spéculateurs et des représentants du capital financier dont les exigences sont relayées par l’Union européenne et ses traités.

C’est un fait : ce gouvernement bénéficie du large consensus qui lie toutes les formations politiques officielles, de l’extrême droite à l’extrême gauche, aux institutions de l’Union européenne avec lesquelles toutes refusent de rompre et qu’elles prétendent réformer. (Elles chercheront une fois encore à les légitimer à travers la campagne pour l’élection à un prétendu Parlement européen, vernis « démocratique » de la machine de destruction européenne) (1).

Nul doute que les élections municipales, premières élections nationales depuis l’élection de François Hollande, marqueront sous diverses formes le rejet de cette politique. Mais la crise qui secoue toutes les institutions frappe aussi les partis se réclamant, de près ou de loin, du mouvement ouvrier, au sein desquels nombreux sont les militants engagés dans le combat contre le gouvernement et sa politique. Partisans de l’unité, les militants du Parti ouvrier indépendant agissent en ce sens dans tous les domaines, celui de la lutte de classe directe, comme celui des élections municipales. Dans la continuité du « congrès ouvert » du Parti ouvrier indépendant tenu en juin 2013, les comités du POI sont partie prenante de tout regroupement de travailleurs et de militants sur une orientation de rupture. En particulier avec la constitution ou la participation à de larges listes d’unité. Ils agissent afin de rassembler la force politique combattant pour la rupture avec l’Union européenne, pour en finir avec la politique d’austérité.

Il s’agit de la défense de la démocratie. Il s’agit de combattre contre les dérives antidémocratiques par lesquelles le gouvernement Hollande-Ayrault-Valls cherche à criminaliser l’action syndicale, et à favoriser toutes les tensions et tous les conflits sur le terrain du communautarisme pour faire diversion et écran aux légitimes revendications de la classe ouvrière et de la jeunesse.

Il s’agit de la défense des communes, à l’heure où l’acte III de la décentralisation et la mise en place des métropoles menacent leur existence même. Cela au moment où, dans tout le pays, des milliers d’élus de toutes tendances se dressent pour la défense de la libre administration des communes.

Pour le Parti ouvrier indépendant, la constitution de ces listes ouvrira la possibilité d’exprimer les positions qui sont les siennes : le rejet de la politique du gouvernement, l’exigence de la mise en œuvre d’une véritable politique ouvrière, mettront à l’ordre du jour dans leur développement la constitution d’un authentique gouvernement des travailleurs et de la démocratie appelé à prendre les mesures d’urgence qu’appelle la situation, pour la préservation des emplois, pour le maintien et le rétablissement de la Sécurité sociale de 1945, des garanties collectives, des services publics.

La réalisation pratique de telles mesures amorcera la rupture avec les institutions de l’Union européenne et les traités de Maastricht et du TSCG. Ainsi s’ouvrira la voie à l’édification de nouvelles institutions politiques garantissant au peuple qu’il a entre les mains le pouvoir de décider. Cela porte un nom : l’élection d’une Assemblée constituante souveraine prenant sa place dans le cadre d’une véritable union libre des nations et des peuples libres d’Europe.

De manière immédiate, l’heure est à la préparation du combat pour faire reculer le gouvernement et ouvrir ainsi la voie à la rupture avec l’Union européenne. C’est la raison qui nous amène à inviter tous ceux qui veulent combattre en ce sens à rassembler leurs forces, dans la construction d’un authentique parti ouvrier indépendant, libre de toute subordination vis-à-vis de l’Union européenne et du capital financier.

Le bureau national du Parti ouvrier indépendant encourage les comités du parti à inviter dans les assemblées de reprise de cartes les militants et les travailleurs avec qui, depuis des mois, nous combattons. Qu’ils partagent ou non l’ensemble des positions du parti, ils sont invités - dans le prolongement du IVe Congrès, congrès ouvert du Parti ouvrier indépendant - à participer aux assemblées de reprise de cartes et à participer de la discussion commune qui cherche les voies et les moyens de l’action efficace et victorieuse dont la classe ouvrière a besoin.

A bas les ordonnances et l’arbitraire de la Ve République !
Non au pacte de responsabilité !
Oui à l’indépendance des organisations ouvrières !
Oui à l’unité des travailleurs et des organisations rassemblés pour bloquer la politique réactionnaire du gouvernement Hollande-Ayrault et ouvrir la voie à la rupture avec l’Union européenne !
Non à l’intervention française en Afrique, retrait des troupes françaises !

(1) Pour la défense de la démocratie, contre l’arbitraire et le corporatisme, le Parti ouvrier indépendant discutera, dans son conseil fédéral national du mois de février, de deux propositions liées entre elles : ne pas constituer de liste pour l’élection au Parlement européen, mais s’engager dans une campagne commune avec les délégués de dix-huit pays d’Europe qui se réuniront en conférence ouvrière européenne d’unité les 1er et 2 mars à Paris, pour l’union libre des peuples et des nations libres de toute l’Europe, libres des institutions de l’Union européenne, libérés du Parlement, de la Commission, des diktats et des traités.
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Messagede Nico37 » 18 Jan 2014, 00:52

Réunion électorale mercredi 15 janvier à 19 H à la Maison des Associations

Madame, Monsieur, chers camarades,

Nous sommes à moins de 100 jours du 1er tour des élections municipales. Tous cherchent à masquer le caractère national de ces élections car là où ils dirigent des municipalités, les principaux partis politiques ‑ UMP, UDI, PS, EELV, Front de gauche (PCF, PG) ‑ relaient la politique d’austérité du gouvernement Hollande-Ayrault dictée par l’Union Européenne.
Tous cherchent à masquer, à l’occasion des municipales, le rejet massif de la politique du gouvernement et de l’Union Européenne tel qu’il s’exprime dans la lutte des classes ‑ grève des enseignants, à la Poste, à la SNCF, grève des travailleurs confrontés aux licenciements (...)
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Re: POÏ POÏ POÏ encore

Messagede Nico37 » 18 Jan 2014, 22:23

Pour des listes municipales de résistance aux plans destructeurs de l’union européenne appliqués par le gouvernement

Non à l’éclatement de la république, non à la métropole !
Non à la politique d’austérité !
Non au pacte de responsabilité ! rétablissement de la sécu de 1945 !
Oui à l’indépendance des organisations ouvrières !
Oui à l’unité des travailleurs et des organisations pour bloquer la politique réactionnaire du gouvernement hollande-ayrault !
Rupture avec l’union européenne !
Nico37
 
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Re: POÏ POÏ POÏ encore

Messagede Nico37 » 19 Jan 2014, 10:22

Projet de délibération proposée au conseil municipale de Grenoble : SIGNEZ ,faites signer le projet de délibération contre la mise en places de la réforme des rythmes scolaires.

2014 pétition délibération (.pdf)
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Messagede Nico37 » 20 Jan 2014, 23:28

Les fondements de la Sécurité sociale en danger ! Jean-Pierre Bréus, secrétaire départemental POI44

Contrairement à ce qu’affirment de nombreux commentaires après la conférence de presse de F. Hollande du 14 janvier, les déclarations du Président ne constituent en aucun cas un tournant dans la politique menée depuis presque deux ans, mais se situent dans la parfaite continuité de la politique du gouvernement Hollande/Ayrault à la botte des marchés financiers.
Dans tous ses aspects, cette politique n’a en effet pas cessé de s’en prendre au « coût du travail » que ce soit par l’allongement de la durée des cotisations retraite ou par la signature avec la CFDT et le MEDEF de l’ANI, véritable machine à faciliter les licenciements.
Mais pour Hollande, cela ne suffit pas, il faut aller plus loin, et au nom de la compétitivité, il annonce tout simplement la suppression des cotisations sociales de la branche famille, reprenant ainsi à son compte une vieille revendication du MEDEF.
Il s’agit là d’une véritable spoliation des travailleurs ! Si cette mesure était appliquée, là où il y avait un droit d’accès aux allocations familiales appuyé sur un salaire, il y aura une ligne budgétaire pouvant varier d’une année à l’autre jusqu’à disparaître au nom de la « réduction des déficits publics ». La « compensation » par l’Etat, si compensation il y a, signifie tout simplement que les services publics se verront privés du montant de la compensation !
Le comble de la tromperie, c’est que ce « pacte de responsabilité » nous est vendu avec les « contreparties » que constitueraient les « créations d’emploi » !
Qui peut croire une seule seconde à cette fable alors que depuis 1991, le taux des cotisations patronales a baissé de 4,2%, et que dans le même temps le nombre des chômeurs comptabilisés est passé de 2 à 3,15 millions ? alors que les 10 milliards d’euros du crédit impôt compétitivité emploi versés au patronat en 2013 (20 milliards en 2014 !) se sont accompagnés d’une aggravation du chômage ?
Ce qui est visé par Hollande et les représentants du capital, c’est la destruction de la Sécurité sociale fondée sur la solidarité ouvrière, c'est-à-dire sur les cotisations sociales.
Quiconque se place du côté des droits ouvriers ne peut avoir qu’une position :
Pas touche à la Sécurité sociale, à aucune des ses branches !
Le Parti ouvrier indépendant mettra toutes ses forces pour forger l’unité nécessaire à la défense de la Sécurité sociale et de tous les acquis de la classe ouvrière menacés par le gouvernement Hollande/Ayrault !
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Messagede Nico37 » 21 Jan 2014, 19:10

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Re: POÏ POÏ POÏ encore

Messagede Nico37 » 26 Jan 2014, 22:15

Lettre au Parti de Gauche 44

Chers camarades,

Avec le « pacte de responsabilité » proposé par le président Hollande le 31 décembre, confirmé lors de la conférence de presse du 14 janvier et immédiatement salué par le Medef et la droite, les intentions de ce gouvernement apparaissent parfaitement claires : Poursuivre l’offensive contre ce que les patrons appellent le « coût du travail ».

Quel travailleur, quel jeune, frappé de plein fouet par les mesures anti-ouvrières qui s’accumulent depuis des années, peut croire une seule seconde qu’en échange de « moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités » la contrepartie serait « plus d’embauches » ? Qui peut croire une seule seconde à une telle fable alors que depuis des années les patrons bénéficient de milliards d’exonérations de cotisations sociales prétendument pour l’emploi ?

C’est clair ! L’offensive contre « le coût du travail » vise les cotisations sociales, c’est-à-dire le salaire différé qui appartient aux travailleurs ! C’est la remise en cause de la Sécurité sociale de 1945 fondée sur la solidarité entre les travailleurs.
C’est la remise en cause d’une conquête historique de la classe ouvrière que prépare le gouvernement Hollande/Ayrault aux ordres des marchés financiers et de l’Union européenne !

Chers camarades, nos deux partis ont pris position en 2010 contre la « réforme » des retraites, contre la ratification du TSCG en 2011, partagent pour l’essentiel la même analyse de la réforme dite des rythmes scolaires qui s’inscrit pleinement dans l’acte III de la décentralisation visant par ailleurs à dessaisir les communes de leurs compétences au profit des métropoles.

Les élections municipales de 2014 peuvent être l’occasion de faire de la commune un point d’appui pour la résistance à l’Union européenne et à ses coups destructeurs, elles peuvent être l’occasion de combattre l’austérité et ses relais locaux.
Elles peuvent être l’occasion de s’opposer à toute dégradation du pouvoir d’achat de la population, malmené par l’augmentation constante des tarifs des transports en commun, du stationnement ou des impôts locaux, de combattre pour le blocage des loyers et des charges des HLM, pour les constructions nécessaires à la satisfaction des demandes.

Elles peuvent être l’occasion de défendre les services publics menacés par la diminution des dotations de l’Etat aux collectivités territoriales.

Elles peuvent être l’occasion de combattre la réforme des rythmes scolaires rejetée par la grande majorité des enseignants et de la population.

Certes, les uns et les autres, nous avons d’ores et déjà pris nos dispositions pour ces élections. Mais l’extrême gravité de la situation ne nécessite-t-elle pas de prendre en commun des initiatives pour mettre en échec la régression sociale, y compris en présentant une liste ouverte aux militants et organisations qui entendent combattre la politique d’austérité du gouvernement Hollande/Ayrault, au premier comme au second tour des municipales, et au-delà ?

C’est dans ce cadre que le Parti ouvrier indépendant souhaite vous rencontrer à la date qui vous conviendra.

Recevez, chers camarades, l’expression de nos sentiments républicains et de notre profond attachement à la démocratie communale.

Pour le bureau départemental du Parti ouvrier indépendant.
Jean-Pierre Bréus, secrétaire départemental
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Messagede Nico37 » 27 Jan 2014, 12:53

Contribution des adhérents du comité de Grenoble du Parti Ouvrier Indépendant soumettant aux citoyens..., la proposition d'une liste d'unité (.pdf)

Contribution des adhérents du comité de Grenoble du Parti Ouvrier Indépendant soumettant aux citoyens, militants, travailleurs, jeunes, chômeurs, retraités, la proposition d'une liste d' unité lors des élections municipales de mars 2014.

Une réunions des premiers initiateurs a eu lieu le jeudi 19 décembre 2013.
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Messagede Nico37 » 29 Jan 2014, 01:09

Le POI condamne la régression en cours dans toute l’Europe concernant ce droit démocratique fondamental que constitue le droit des femmes à interrompre librement leur grossesse. Claude Jenet, Daniel Gluckstein, Gérard Schivardi, Jean Markun, secrétaires nationaux du POI, 20/01

En Espagne, le gouvernement Rajoy, avec son projet de « loi de protection de la vie et des droits de la femme enceinte », se soumettant à l’Eglise catholique et aux groupes de pression anti-avortement, entend interdire le droit à l’IVG. Ainsi, il ne serait plus autorisé que dans deux cas : d’une part, en cas de viol, à condition que la femme ait porté plainte, et, d’autre part, si elle peut prouver — avec l’expertise de deux psychiatres — qu’il existe un danger pour sa santé physique ou psychique.

En défendant son projet, le ministre espagnol de la Justice, Alberto Ruiz-Gallardon, affirmait être « convaincu que cette initiative aura une suite, ailleurs en Europe ». Les faits lui donnent raison : c’est dans toute l’Europe que le droit à l’IVG est remis en cause, en particulier par les politiques de réduction des déficits publics mises en place par l’ensemble des gouvernements en Europe.

Le 10 décembre 2013 déjà, le Parlement européen a rejeté l’amendement d’une euro-députée portugaise qui avait proposé la reconnaissance du droit à l’avortement et à la contraception dans l’ensemble des pays européens. Une nouvelle fois se confirme le caractère antidémocratique du Parlement européen et de l’ensemble des institutions européennes.

En France aussi, cette conquête démocratique, arrachée par de puissantes mobilisations il y a quarante ans, est menacée, comme l’ensemble des acquis ouvriers et démocratiques. Et cela en conséquence de la fermeture des centres d’IVG, résultat du démantèlement de l’hôpital public, et de la suppression des crédits alloués aux établissements autonomes, au nom d’une politique de réduction des déficits publics menée depuis des années par les gouvernements qui se soumettent aux injonctions de l’Union européenne.

Alors que le nombre moyen d’IVG en France est de 220 000 par an — nombre stable depuis 2006 — au cours des dix dernières années, plus de 130 établissements de santé pratiquant l’IVG ont fermé.

De plus, la loi Bachelot, en instaurant la tarification à l’activité — loi qui n’a pas été abrogée par l’actuelle ministre de la Santé, Marisol Touraine —, frappe de plein fouet l’activité d’IVG décrétée « activité non rentable », alors qu’on demande de plus en plus aux hôpitaux d’être rentables.

On connaît les conséquences : listes d’attente, non-respect des tarifs réglementaires, refus de prise en charge des mineures, multiplication des cas de détresse… Autant de restrictions qui font du recours à l’IVG un véritable parcours de combattante.

Dans le même temps, la suppression des subventions aux centres de planning familial a entraîné la fermeture de nombre d’entre eux, alors qu’ils avaient une mission essentielle de diffusion de l’information sur la contraception auprès des jeunes.

Sur un nouveau site dédié à l’information des femmes sur l’IVG, Marisol Touraine et Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, affirment : « Le gouvernement ne tolérera aucune entrave à ce droit essentiel des femmes, chèrement acquis. » Mais comment peuvent-elles avoir l’audace d’affirmer cela quand les centres IVG ferment les uns après les autres, menaçant précisément ce droit, chèrement acquis ?

Le POI, membre de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples, assure de sa solidarité et de son soutien les mobilisations pour la défense de ce droit et toutes les femmes et les organisations du mouvement ouvrier et démocratique espagnol engagées dans cette action légitime.

En France, le POI, qui se prononce pour l’abrogation de la loi Bachelot, exige la réouverture et l’ouverture de tous les centres IVG nécessaires pour répondre aux besoins des femmes et respecter le droit à l’IVG sans aucune restriction.
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Messagede Nico37 » 30 Jan 2014, 03:25

Le Parti ouvrier veut un maire " de combat et de résistance " Pierre-Olivier JULIEN 27/01

Daniel Gluckstein, secrétaire national du Parti ouvrier indépendant, (qui fut candidat à la Présidentielle en 2002 pour le Parti des travailleurs), ne pouvait faire l'impasse sur Orthez, seule commune du Béarn où, pour l'instant, le POI soutient une liste, celle menée par Eric Delteil sous la bannière "Unité, démocratie, indépendance et résistance" (Udir). Samedi, il est venu s'entretenir avec la centaine de militants et sympathisants qui avaient fait le déplacement, maison Gascoin.

" On n'y va pas par intérêt de boutique "

Et tandis que le Gave charriait sa fureur tout à côté, le POI, lui, déversait ses critiques sur l'actuelle politique gouvernementale. "Les municipales sont un des moments de ce combat pour unir nos forces" souligne Daniel Gluckstein. L'équipe d'Eric Delteil réaffirme sa détermination à aller jusqu'au bout alors que certains douteraient ici de la démarche du POI. "On ne cache pas qui nous sommes, mais on n'y va pas par intérêt de boutique mais parce que la situation est grave." Une liste Udir "qui sera facilement complétée" assure le candidat alors que des noms s'ajoutaient encore samedi matin. "Et pas question de fusion avec une autre liste."

Côté programme, le candidat a déjà prévu des mesures d'urgence. D'abord la défense de l'hôpital. "Le recentrage annoncé vers la gériatrie, c'est mettre l'hôpital en soins palliatifs, sa réorganisation c'est sa fermeture, c'est sa mue en Ehpad et c'est inacceptable. Le gouvernement veut économiser 5 à 7 milliards sur les collectivités et les hôpitaux. Comment ne pas mettre ça en rapport" constate Eric Delteil.

Ce dernier réclame toujours l'annulation par l'Etat des emprunts toxiques, "techniquement c'est possible, on a bien renfloué les banques à hauteur de 2 milliards. Cela ne tient qu'à une décision politique" confirme Daniel Gluckstein. Mais comment peser à l'échelle d'Orthez ? "Par l'élection d'un maire de combat et de résistance, qui sera une aide pour se mobiliser."

" Sortir de Lacq-Orthez "

Eric Delteil relève aussi que l'Etat "ponctionne Orthez pour 150 000€ et, avec les rythmes scolaires, nous force à débourser 100 000€. Vous additionnez ces sommes et c'est le coût de la salle de l'école des Soarns !" Quant à l'intercommunalité, le POI ne mâche pas ses mots et ne croit pas à l'avantage de rejoindre Lacq. S'il gagne, Eric Delteil proposera qu'Orthez sorte de la CCLO avec retour de toutes les compétences communales.
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