Ensemble : le troisième pilier du FdG

Re: Un troisième pilier au Front de gauche ?

Messagede Nico37 » 29 Jan 2013, 16:38

Dans le 13, plus de 100 militant(e)s(GU, GA, FASE, C&A, Alternatifs, ACU) rassemblés dans le Front de Gauche, débattent ensemble
19/01


Plus de cent camarades (107, pour être précis !) se sont retrouvés le 18 janvier pour la première assemblée générale unitaire dans les Bouches du Rhône appelée par plusieurs organisations ou courants membres du Front de Gauche : GU, GA, FASE, C&A, Alternatifs, ACU. La direction fédérale et des militants locaux du PCF étaient présents, ainsi que les camarades du PG. Il y avait également des camarades issus du NPA ou des anciens collectifs antilibéraux, qui pour l’instant ont pris du retrait et se sont sentis concernés et intéressés par notre démarche. Ainsi, bien au-delà d’une simple addition de nos courants, notre démarche de rassemblement peut permettre de regrouper de nombreux militants qui s’étaient découragés ces dernières années.

Une tribune avec des jeunes, et plus de femmes que d’hommes : ça n’est pas si fréquent ! Deux rapports introductifs, faits au nom de l’ensemble de nos groupes : l’un sur la situation politique et les tâches du Front de Gauche, l’autre sur la perspective de regrouper nos différents courants. En fin d’AG, une conclusion sur les campagnes dans lesquelles le Front de Gauche est impliqué ou qu’il initie lui-même actuellement.

Le débat a été particulièrement intéressant, avec un plaisir partagé de se retrouver, si nombreux, enfin réunis dans une même démarche.

Sur le fond (la crise économique et financière, écologique, sociale), la situation dans le monde syndical, la caractérisation de la politique du gouvernement, le positionnement que doit adopter le Front de Gauche, …) nous avons constaté une nouvelle fois de très fortes convergences entre nous. Si des nuances existent, elles ne différencient pas un courant d’un autre mais sont transversales à chaque courant et ne constituent en rien un frein à se rapprocher.

Fortement inscrits dans le Front de Gauche, avec la volonté affirmée de le renforcer et de le développer, tous nos courants sont favorables à son élargissement : Comment développer les assemblées citoyennes, leur redonner l’élan qu’elles avaient pendant la campagne présidentielle, les faire vivre avec des citoyens « non encartés » ? Comment prendre en compte la voix de ces derniers et celle des organisations politiques ? Quel mode de fonctionnement démocratique ?

Plusieurs expériences de collectifs locaux du Front de Gauche ont été rapportées, qui réunissent selon les configurations locales des camarades des différents partis composant le FdG et des citoyens n’adhérant à aucun d’eux. A été souligné l’intérêt de ces collectifs, qui permettent à des camarades issus d’organisations et d’histoires différentes de militer et débattre ensemble, de confronter leurs opinions.

Egalement mis en avant, les liens que le Front de Gauche doit tisser ou resserrer avec de nombreuses associations composant le « mouvement social » et qui militent régulièrement à nos côtés, ainsi qu’avec les militants du mouvement syndical.

Se retrouvant sur l’ensemble de ces points, convaincus que le Front de Gauche doit être l’outil qui peut permettre à la gauche de transformation sociale de proposer une alternative à la politique social libérale du gouvernement et qu’il doit chercher à gagner une majorité sur ces bases, conscients que s’il ne le fait pas l’échec à venir risque fort de profiter à la droite et à l’extrême droite, nos courants constatent leurs convergences fortes sur ces questions, ainsi que sur l’esquisse de ce que pourrait être un nouveau projet émancipateur : Pour une société démocratique, autogestionnaire, socialiste, écologiste, féministe, antiraciste, altermondialiste ; Pour relever les défis du temps, développer une conscience éco-socialiste, réorganiser la société à des fins de production socialement utile et écologiquement responsable.

Il nous paraît dès lors urgent de stopper notre émiettement, de rassembler nos forces pour prendre ensemble toute notre place dans le Front de Gauche et, aux côtés de nos camarades du PCF, du PG, et des autres composantes, de relever les défis du temps en renforçant le Front de Gauche, en oeuvrant pour qu’il prenne toute sa place sur la scène politique et sociale.

« Fusion » ou « rapprochement » ? Avec quel mode de fonctionnement ? Quelles garanties pour que les différentes sensibilités soient respectées et prises en compte ? Avec en tête l’agenda national de nos différents courants, nous allons régulièrement nous retrouver pour continuer à échanger sur ce que pourrait être un rassemblement fonctionnant sur des bases réellement démocratiques (prenant en compte nos erreurs passées), pour proposer ensemble des initiatives dans le cadre du Front de Gauche, pour (ré)apprendre à militer, échanger, construire ensemble !

Nous nous sommes quittés sur un appel à mobiliser toutes nos forces dans la campagne du Front de Gauche contre l’austérité, avec la volonté d’en être collectivement d’ardents partisans pour qu’elle se développe dans les Bouches du Rhône.

Un communiqué de presse a été lu à la fin de la réunion

Les organisations signataires, membres du Front de Gauche, ont entamé des discussions avec la volonté de se regrouper et de refonder ensemble un nouveau projet émancipateur, pour une société démocratique, autogestionnaire, socialiste, écologiste, féministe, antiraciste et altermondialiste. Pour Affirmer dans le Front de Gauche une force politique nouvelle, avec la volonté de le développer et de le renforcer. Un projet pour relever les défis du temps, pour développer une conscience éco-socialiste pour la réorganisation de la société à des fins de production socialement utile et écologiquement responsable. Un projet que nous voulons construire avec le plus grand nombre.

Convergences et Alternative, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique incluant l’Association des Communistes Unitaires, Les Alternatifs, Gauche Anticapitaliste, Gauche Unitaire.
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Re: Un troisième pilier au Front de gauche ?

Messagede altersocial » 03 Fév 2013, 14:33

Progresser aussi rapidement que possible vers une force organisée (Rhône)

Même si le texte « nouvelle organisation » n'a pu être précisément discuté lors de notre dernière réunion cette semaine, il y a en tout cas un accord sur le fond : progresser aussi rapidement que possible vers une force organisée qui concrétiserait la démarche entreprise à la fois par le « groupe des 5 » et l'appel « tous ensemble ».


La situation locale est de ce point de vue favorable, avec des réunions désormais mensuelles « Tous Ensemble - Rassembler pour une Alternative à Gauche » associant des militant-es FASE, Alternatifs, GA, GU, CetA et des membres de collectifs Front de Gauche non « encartés ». Au-delà du Rhône, une rencontre Rhône-Alpes se prépare dans le même esprit pour le samedi 16 mars avec d'ores et déjà des participations confirmées des 5 composantes et des départements 07, 38, 42, 69, 73, 74 ...


À propos du regroupement des 5 composantes (CALME/FASE)

L’objectif principal est pour nous le développement du Front de Gauche, seul outil actuellement crédible de transformation radicale de notre société.

Pour l’heure, deux questions se posent à nous : 1- Comment remédier à l’isolement et la faiblesse de groupes politiques minoritaires qui se reconnaissent globalement dans l’orientation du FdG ? 2- Comment éviter que ces groupes, en se rassemblant, ne retrouvent la forme historiquement disqualifiée de l’organisation pyramidale et sectaire ?

La réponse à la 1ère question s’impose d’elle-même : le regroupement des 5 composantes - Alternatifs, C&A, FASE, GA et GU - est en cours. Pour le département des Bouches du Rhône, l’AG de Vitrolles, le 18/01/13, en a très clairement témoigné. Ce processus est irréversible : on voit mal comment les composantes survivraient durablement à son échec. A terme, le FdG s’en trouverait considérablement affaibli.

Mais nous ne pouvons souscrire à leur fusion, comme le propose, par exemple, la motion du camarade Robert Michel de Forcalquier, malgré son titre engageant : « Pour une grande Fédération » .Ce texte, en effet, se prononce pour la dissolution de la FASE, laquelle, on suppose, serait synchrone avec l’effacement des quatre autres composantes. Il s’agirait donc de la création d’une orga nouvelle, ce dont nous n’avons pas besoin puisque le FdG est cette orga nouvelle que nous devons consolider et faire vivre.

En outre, les regroupements, sur le terrain, ne coïncident pas nécessairement avec le rêve bureaucratique du clonage da ns tous les départements, d’une rencontre parisienne de 5 organisations. Ici des militants GA, PCF, Associatifs ; là, des Alternatifs, GU, PG ; ailleurs encore FASE, C&A, PCF, PG, citoyens non encartés etc ; se retrouvent régulièrement dans la réflexion, l’action, l’organisation d’assemblées citoyennes et construisent chemin faisant la base militante du FdG.

Ce sont les initiatives prises en commun à la base qui créeront les structures nouvelles du FdG et ce sont celles-ci qui accueilleront les citoyens non encartés désireux de s’impliquer politiquement avec nous. Ainsi aurons-nous quelque chance d’éviter, par la diversité de la base en mouvement, la hiérarchisation et le sectarisme de l’organisation.

Tout cela doit prendre corps selon son rythme et la structuration de l’ensemble ne sera pas forcément « un pas rapidement franchi », comme le dit la motion de Forcalquier.

Et si, au bout du compte, organisation pyramidale il doit y avoir, que le sommet de la pyramide soit à moins d’un millimètre de sa base...


Lire aussi :

http://lafederation.org/images/stories/ ... 202013.pdf
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Re: Un troisième pilier au Front de gauche ?

Messagede Nico37 » 01 Aoû 2013, 14:27

Le pôle citoyen rouge et vert

La majorité gouvernementale cède à toutes les exigences des puissances financières. L’austérité provoque un désastre social et une catastrophe écologique. Face à ce naufrage politique, le Front de Gauche est porteur d’espoir et d’alternative. Mais il ne doit pas seulement apparaître comme un cartel électoral: il doit devenir un instrument qui favorise l’implication populaire.

Il nous paraît dès lors urgent de stopper notre émiettement, de rassembler nos forces pour prendre ensemble toute notre place dans le Front de Gauche aux côtés de nos camarades du PCF, du PG, en renforçant le Front de Gauche, et en œuvrant pour qu’il prenne toute sa place sur la scène politique et sociale. Nous pensons qu’il est urgent pour le F de G de relever le défi de la construction d’une gauche de transformation sociale et donc d’échapper à l’alternative mortelle de la soumission au PS par réalisme.

Le 3ème pôle: composé par qui ?

Dans ce but, plusieurs organisations* et des apartidaires* du département se sont regroupé-e-s dans un courant "rouge-vert" pour une meilleure cohésion des composantes du Front de Gauche dont il est membre.

Il regroupe dans le département des militants de la Gauche anticapitaliste, des alternatifs, de la FASE, des communistes unitaires et des citoyens adhérents à la démarche.

Au niveau national, d’autres organisations ont rejoint ce rassemblement. Un travail de réflexion et de collaboration a été initié depuis septembre 2012. Il verra son aboutissement lors de l’assemblée constituante d’une nouvelle organisation en novembre 2013.

Un 3ème pôle pour quoi faire?

 Construire une politique alternative à l’austérité et aux politiques libérales

 Unir nos forces pour que le F de G devienne une force crédible, indépendante et

déterminée, rassemblée, unitaire, disponible pour porter les exigences populaires, et résister au MEDEF et aux exigences du marché

 s’appuyer sur une puissante dynamique populaire et rassembler le plus largement possible en s’appuyant sur les luttes et mouvements de résistance à la politique libérale : tout faire pour apparaître comme un espace dans lequel les acteurs engagés dans les mouvements sociaux pourront trouver une place pour traduire leurs combats quotidiens et inventer une nouvelle relation non hiérarchisée entre parti et mouvement social

 initier, au sein du F de G, des campagnes larges contre l’austérité et la dictature de la finance, pour l’emploi, l’égalité des droits, l’appropriation sociale et démocratique et la transition énergétique

 créer un lieu de solidarité pour combattre la résignation et le repli sur soi

 élaborer un programme à long terme qui prenne en compte « l’humain d’abord » tout en l’analysant et le dépassant en particulier dans les domaines :

- de l’écosocialisme, pour construire un projet de société qui articulera lutte sociale et lutte écologique, qui remettra en cause le productivisme,

- de la construction européenne qui se devra démocratique, écologique et solidaire,

- de l’internationalisme qui donnera la priorité à la solidarité entre les peuples de la dimension démocratique et autogestionnaire de l’organisation de la société y compris dans l’entreprise,

 créer une organisation réellement démocratique, sans hiérarchie, en rupture avec l’idée du « parti-guide » ou des conceptions élitistes du militantisme, avec possibilité d’adhésion directe, qui respecte la bienveillance et la transparence dans les échanges

C’est pourquoi nous appelons :

Toutes celles et ceux qui ont participé à la campagne présidentielle ou contre le TSCG,

Toutes celles et tous ceux qui n’acceptent pas les reniements du gouvernement, notamment en matière d’écologie (NDDL, gaz de schiste, nucléaire -ITER, EPR-, etc.), d’atteintes aux droits humains (RESF, Roms…etc.), son adaptation aux dogmes libéraux du paiement de la dette, de la compétitivité, de l’austérité, sa soumission au MEDEF et son incapacité à répondre aux urgences sociales et écologiques

 qui veulent une réelle rupture avec le social-libéralisme et le productivisme

 qui veulent participer à la construction du F de G en toute indépendance

 qui pensent que sans la mobilisation rien ne pourra stopper ces agressions à nous retrouver dans ce nouveau courant du Front de Gauche.

Nous voulons mettre en oeuvre une nouvelle dynamique dans le Front de Gauche, en concentrant nos forces et notre intelligence dans la lutte unitaire contre le capitalisme et le productivisme, vers la construction d’alternatives sociales, écologiques, autogestionnaires, féministes et internationalistes.

Vous êtes cordialement invité-e-s à participer avec nous, sous la forme qui vous conviendra, à cette immense ambition au sein du Front de Gauche
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Re: Un troisième pilier au Front de gauche ?

Messagede Nico37 » 26 Aoû 2013, 13:37

Quel enjeu, en 2014, pour les municipales de mars et, au-delà, pour les européennes de juin ? par Clémentine Autain (FASE), Pierre Gayral (Les Alternatifs) et Ingrid Hayes (Gauche Anticapitaliste), membres de la coordination du Front de Gauche

Forum lors de l'Université d'été des Alternatifs

Nous partageons bien des aspects de la tribune de Pascal Savoldelli, responsable des élections au PCF, parue dans l’Humanité du 8 juillet. Oui, les élections municipales constituent un premier test politique pour l’équipe au pouvoir. Elles sont structurantes dans la vie politique française à l’échelle de millions de citoyennes et citoyens. Oui, le danger est réel d’une extrême droite revigorée par la mobilisation contre le mariage pour tou-te-s et nourrie par la politique menée par le gouvernement Hollande-Ayrault. Ce dernier piétine jour après jour les repères qui fondent traditionnellement l’identité de gauche, du pacte européen (TSCG) à l’accord sur l’emploi (ANI) en passant par le budget d’austérité, les cadeaux au patronat, le refus de l’amnistie et maintenant la « réforme » des retraites, sans parler de sa pusillanimité face aux affaires, de l’abandon du droit de vote des étrangers.

Le discrédit du pouvoir socialiste s’affirme et se confirme élection partielle après élection partielle. Au nom de cet échec, des voix de premier plan au PS s’élèvent pour plaider l’union de la gauche au premier tour pour garantir l'accès au second, comme si le rejet populaire de leur politique austéritaire n'était pas le problème numéro un et comme si, par le passé, les victoires s'étaient produites à la faveur d'un rassemblement des différentes composantes de gauche au premier tour.


Soyons sérieux. Alors que le Front national et la droite ont fait des élections municipales un enjeu national, le Front de gauche doit viser à changer la donne à gauche, dans l’indépendance vis-à-vis du gouvernement, à faire prévaloir la rupture avec le social-libéralisme.

Ces politiques menées depuis plus de trente ans ont accentué l’exclusion, la précarité et les inégalités dans nos villes au moment même où les collectivités locales se voient imposer des charges accrues sans moyens financiers.

L’acte III de la décentralisation qui se prépare pourrait aggraver les baisses de dotations avec un impact désastreux sur les plus fragiles et sur les politiques locales.

Nous devons marquer notre refus de ces choix et ouvrir un espoir à gauche.

Les prochaines échéances électorales ne seront pas seulement un revers comme la social-démocratie au pouvoir en a traditionnellement connu : les crises que nous traversons et les politiques d’austérité modifient les paramètres de la situation. Leurs effets joueront lors des municipales, que l’on considère l’impact national qu’elles auront inévitablement ou les coordonnées locales.

Dans ce contexte, il y a une urgence et une nécessité : nous devons apparaître clairement comme les défenseurs d’un cap radicalement différent de celui du gouvernement pour constituer un bloc social et politique large, à vocation majoritaire, contre l’austérité, en faveur de la transformation sociale et écologique. Comment le faire en alliance avec le PS dès le premier tour ?

La politique menée par le gouvernement crée des contradictions au sein même des partis qui le composent. Il faut faciliter les alliances avec les équipes militantes, voire les sections locales du PS ou d’EELV lorsqu’elles s’opposent à l’orientation nationale ou quand elles acceptent nos bases politiques si nous sommes chefs de file. Mais l’on sait bien que ce ne sera pas le cas général, et notamment pas dans les grandes villes.

Les situations seront variées, c’est l’évidence, mais nous avons besoin d’une cohérence d’ensemble pour rendre visible l’orientation dont nous sommes porteurs. D’ailleurs, comment déconnecter les élections municipales des élections européennes, où le Front de gauche aura un profil indépendant, alors qu’elles ne sont séparées que de quelques semaines, constituant une même séquence électorale ?

Nous avons besoin de listes en phase avec nos convictions, qui nous rassemblent dans notre diversité tout en étant porteuses d’un profond renouvellement. Les municipales sont l’occasion de nouer des liens en profondeur sur tout le territoire avec de nouvelles forces et individus, de travailler concrètement l’élargissement et le rafraîchissement de notre cadre d’action.

Il y a une urgence et une nécessité : nous devons apparaître clairement comme les défenseurs d’un cap radicalement différent de celui du gouvernement pour constituer un bloc social et politique large, à vocation majoritaire, contre l’austérité, en faveur de la transformation sociale et écologique.

L’enjeu des élections municipales est donc de construire, loin des logiques d’accompagnement de l’ordre existant, des majorités au service des habitants, capables de redonner confiance au plus grand nombre.

Les municipalités aujourd’hui dirigées par le Front de gauche représentent un acquis collectif précieux. Nous sommes résolus à nous battre pour maintenir et élargir cette influence locale. Comme Pascal Savoldelli, nous pensons que,pour peser et se déployer, une force politique a besoin d'un maximum d'élus. Pour y parvenir, dans la durée, il faut que le Front de gauche soit identifié à une proposition politique lisible.

Au premier tour, il nous faut donc rassembler les forces opposées à la politique menée par le gouvernement, combattre l'abstention populaire, faire barrage à la droite et à l'extrême droite.

Mobilisés contre l'austérité, nous serons les candidats d'une démocratie active, de la défense des services publics, de l'égal accès au logement et aux transports, de la transition écologique, de l'égalité entre les territoires.

Nous devons travailler partout où c'est possible, et en particulier dans les grandes villes, à des listes à l'initiative du Front de gauche, pour le premier tour des élections municipales, listes ouvertes aux militants et aux forces qui se reconnaissent dans cette démarche.

Au second tour, nous nous mobiliserons pour appeler la population à faire barrage à la droite et à l'extrême droite. Nous proposerons la fusion des listes de gauche contre la droite et l'extrême droite en respectant les votes du premier tour, en refusant toute alliance avec des forces de droite.

Nous ferons tout, c'est l'évidence, pour empêcher le FN de conquérir de nouvelles municipalités. Mais notre tâche principale est celle de faire émerger la possibilité d'une alternative à gauche, contre la résignation et la désespérance. Sinon, qui en profitera, à part l'extrême droite ?
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Re: Un troisième pilier au Front de gauche ?

Messagede Nico37 » 05 Sep 2013, 13:22

À gauche de la gauche, on discute 05/09

N’était-ce la notoriété toute relative de la Fase-Gauche alternative, le communiqué qu’elle a publié mardi (notre édition d’hier) avait son intérêt afin de donner une piste pour une autre (et énième) liste en vue pour mars 2014 à Pau. « Nous pensons qu’il y a de la place pour une liste indépendante de la majorité actuelle, ouverte à toutes les sensibilités par-delà le seul Front de gauche : écologistes, NPA, socialistes, mouvement social et culturel. » Une telle liste viendrait faire exploser ce qu’il reste de la majorité Cap et cœur de Martine Lignières-Cassou, qui réunissait le PS, le PRG, EELV et le PCF. Au-delà, la petite phrase fait état de discussions sinon inédites, du moins peu banales localement, où les relations entre le PCF et son extrême gauche n’ont pas toujours été au beau fixe. Patron du PCF local, Olivier Dartigolles confirme ces approches, sans toutefois dire si une telle liste verra le jour. « Nous avons un calendrier, nous nous prononcerons début octobre. »

Côté Verts, en tout cas, le message est clair de la part d’Eurydice Bled, qui a déjà annoncé la création d’une liste EELV, avec Yves Frayssinet. Laquelle Eurydice Bled, élue sur la majorité Cap et cœur, assure que le retrait de Martine Lignières-Cassou ne change pas la donne. « Ce n’était pas une liste contre elle. Au contraire, c’est une des rares personnalités socialistes de la région avec laquelle on peut travailler. » Sous entendu, ce qui ne serait pas le cas avec d’autres élus PS, auxquels on prête justement des envies municipales…

Bref, EELV fait pour l’instant cavalier seul. À moins ? À moins que la boussole ne se réoriente encore ! Hier soir, son secrétaire départemental appelait sur Twitter à des primaires ouvertes… à gauche ! Bref, une chose paraît sûre pour l’instant : André Duchateau, au profil de rassembleur à gauche mis en avant par Martine Lignières-Cassou, a du pain sur la planche !
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Re: Un troisième pilier au Front de gauche ?

Messagede Nico37 » 26 Nov 2013, 00:37

ENSEMBLE : assises des 23 et 24 novembre - Éléments de compte-rendu par Pierre NOËL (courant "Les Alternatifs")

Après un jour et demi d'assises, ce jour, dimanche 24 novembre 2014 à 12:30, un nouveau regroupement politique est né, "ENSEMBLE", Mouvement pour une Alternative à Gauche, Écologiste et Solidaire, auquel Les Alternatifs ont pris part et au sein duquel ils vont pouvoir occuper tous les espaces, aussi bien privatifs que communs, mis à leur disposition comme à celle des autres membres.

Ce nouveau mouvement a décidé de faire son nid au sein du FdG, considérant qu'il était très important, compte tenu du contexte politique actuel, d'agir dans une certaine unité contre un ennemi qui nous est commun, partant du constat qu'aucune formation n'est en mesure à elle seule d'obtenir l'hégémonie à gauche, et que l'émiettement des forces politiques de transformation nuit gravement à la santé du corps politique et social, et qu'il participe en retour à l'exaspération et au découragement général de la population.

Un jour et demi, c'est à la fois long et court pour mettre en place les premiers éléments qui vont permettre à cette structure de s'élancer dans la vie politique. Il faut simultanément bâtir les premières fondations tout en veillant à ce qu'elles ne compromettent pas le futur et ne soient par source de détournement ou d'impasse fonctionnelle; mais il faut aussi placer cette nouvelle construction dans une bonne orientation vis-à-vis de ses choix idéologiques, de sorte qu'elle soit en mesure d'apporter une lecture de l'actualité compréhensive pour toutes et tous, qu'elle soit aussi en capacité d'apporter les premières pistes d'action pour l'avenir proche et plus lointain, et par là donner envie au plus grand nombre possible de venir la rejoindre pour s'associer à ses réflexions, à ses orientations et à ses actions.

À chaque pallier, toute cette élaboration doit bien sûr se faire avec l'accord de toutes et tous, ce qui nécessite une grande maîtrise des débats car il ne s'agit ni d'exclure ni de marginaliser, ni non plus d'éviter la mise en débat, ce qui parfois nécessite de ne pas se prononcer sur certains points pour les repousser à plus tard sans chercher pour autant à les évacuer, simplement parce qu'il faut bien avancer et que tout ne peut pas être traité dans l'instant présent; le principe de ces assises est bien de valider une situation donnée, dans les conditions les plus démocratiques qui soient compte-tenu de l'état du mouvement à ce point d'étape.

Enfin, il faut aussi faire connaître à nos voisines et voisins, et au-delà, ce qui se passe, quelles sont nos intentions, nos espoirs, nos craintes; enfin il ne faut pas non plus oublier d'inviter nos proches, ceux du FdG notamment, à partager le verre de l'amitié et puis aussi à faire savoir aux autres que nous existons et que nous avons la ferme intention d'intervenir et d'agir dans l'espace public commun. Ainsi, différentes étapes ont jalonné ces assises.

La première matinée, consacrée à l'orientation du mouvement dans l'actualité politique, fut consacrée à la présentation et au débat autour du texte en référence mis à disposition des participants. À cette occasion fut évoquée la nécessaire réflexion collective se donnant pour objectif de mettre sur pied une politique qui fasse ressortir les éléments de synthèse entre crise économique, crise écologique et mouvement social, insistant en particulier sur le fait que la crise globale était habilement exploitée par les pouvoirs successifs de manière à faire reculer les avancées sociales, repoussant aussi toujours plus loin les réponses de fond portant sur la contradiction entre notre mode de développement et la réalité de notre condition humaine. De ces éléments de synthèse sortiront les éléments de base sur lesquels une hégémonie culturelle, sociale, politique, intellectuelle émergera, prélude à un changement politique en profondeur.

S'agissant d'un travail de refondation, celui-ci se construira avec le peuple, d'où l'obligation de se tourner vers la population pour construire avec elle le changement et conquérir avec sa participation active cette hégémonie culturelle large qui doit devenir notre objectif fondamental.

La matinée s'est poursuivie par diverses interventions alternant représentants du mouvement social et représentants des différentes composantes politiques partie prenante du regroupement: situation en Bretagne, ACU, GA, situation de la jeunesse en France, 30 ans de la marche pour l'égalité et contre le racisme dite "marche des beurs", FASE, point fiscalité, GU, APEIS, violences faîtes aux femmes, Les Alternatifs, C&A, point sur la situation des Fralib.

Enfin, cette première matinée s'est achevée par la présentation faite par Christophe AGUITON du nom "ENSEMBLE" du futur regroupement.

L'après-midi fut consacrée aux débats en commissions thématiques, reprenant chacun des points abordés dans les amendements déposés. Il s'agissait de faire le tri entre les amendements qui pouvaient faire consensus, ceux qui ne pouvaient être retenus, et ceux qui ne pouvaient être retenus pour l'instant mais devaient faire l'objet d'une réflexion plus en profondeur dans le mouvement. Ce tri effectué, les commissions de résolution ad-hoc avaient alors en charge d'aménager les textes de manière à les mettre en conformité avec ce qui ressortait des commissions thématiques.

L'ensemble de ces confrontations s'est déroulé dans un esprit d'écoute et d'ouverture, recherchant systématiquement le plus large consensus possible, l'exercice s'avérant par moment délicat à mettre en oeuvre, tout particulièrement lors de la commission portant sur le nom du regroupement, thème sur lequel 1/2 de nombreux délégués avaient reçu des mandats bien précis, votés en Coordination Locale et qui voyaient leurs interventions rejetées, l'une ou l'autre composante politique opposant son veto à telle ou telle appellation qu'elle estimait ne pouvoir retenir.

La matinée du dimanche 24 novembre fut l'objet de 3 commissions qui se sont déroulées simultanément et qui ont porté sur l'intervention de notre regroupement dans les municipales, dans les européennes, et sur les actions militantes à envisager. Elle s'est poursuivie par une plénière portant sur la présentation et l'adoption des conclusions et des textes modifiés. Ainsi tous les amendements portant sur le texte Conjoncture ont été intégrés. Les amendements portant sur le texte Fonctionnement qui ont été rejetés seront reconduits lors des prochaines assises, de manière à ne pas éliminer les points qu'ils relevaient et laisser plus de temps pour en débattre en profondeur. L'orientation du texte sur les Européennes a été adoptée.

Deux intervenants ont alors souhaité s'exprimer à titre personnel. Jeannette HABEL tout d'abord, a fait part de son amendement, rejeté en commission des résolutions donc non retenu, portant sur une modification du texte Fonctionnement pour lequel elle demandait que ne soit pas indiqué le nombre de porte-parole mais qu'il soit plutôt fait référence à la désignation de porte-parole sans en préciser le nombre. Pierre ZARKA a ensuite fait part devant l'assemblée plénière de son souhait de prendre grand soin à ce que l'équipe d'animation nationale soit élue "sur la base d'un contrat national très dirigiste", de manière à écarter les risques de se retrouver dans une situation dans laquelle cette équipe se mette à agir dans l'ombre et sans avoir à rendre compte au mouvement; son intervention s'est conclue par une demande de mise à l'ordre du jour de ce point à l'occasion de la prochaine Coordination Nationale de janvier.

La plénière s'est ensuite portée sur le nom du regroupement dont Christophe AGUITON était chargé de faire la présentation. Sans cacher les tensions évoquées précédemment dans ce texte, il a fait part des incompréhensions ressenties par les délégués. À cette occasion, il a révélé que l'appellation "Rouge & Vert" avait été défendue par plusieurs délégués, mais rejetée par deux composantes. Par contre, la demande d'inverser l'ordre du sous-titre entre Solidaire et Écologiste a été retenue.

Les premiers éléments de présentation du futur site internet du regroupement ont ensuite été présentés. L'idée générale est de faire de cet outil un élément d'expression qui puisse aider le mouvement à faire de la politique et lui facilite la tache à cette fin. Son contenu sera ainsi organisé autour de trois éléments. Tout d'abord l'élément "Gestion des adhésions et des adhérents" qui traitera cette question de manière centralisée et automatisée. Puis l’élément "Informations", qui regroupera les documents de référence et militants, les listes de diffusion, et l'inscription aux différents abonnements thématiques, selon les préférences des uns et des autres. Enfin l'élément "Débats", dont l'objectif sera de faciliter la parole et les échanges au sein du mouvement, en permettant en particulier aux courants et aux adhérents d'ouvrir leur propre blog, sans avoir à attendre une autorisation de quiconque, l'ouverture étant automatique après remplissage du formulaire adéquat.

La plénière s'est poursuivie par la présentation de l'équipe d'animation nationale (EAN) dont la liste figure ci-dessous (1). Elle s'est poursuivie par un balayage rapide de la situation des collectifs locaux déjà existants. Ainsi, 220 délégués ont participé à ces assises, venant de 70 départements, ce qui représente une centaine de collectifs déjà existants ou en cours de création, et manifeste dès à présent une certaine homogénéité de la présence du groupement sur l'ensemble du territoire.

Un point toutefois s'avère préoccupant, celui de la faible représentation féminine. À ce sujet, Clémentine AUTAIN insiste sur une règle qui s'imposera à tous et qui porte sur la participation à l'EAN, où la règle relative aux délégué-e-s élu-e-s sur la base de 2 femmes et 2 hommes par organisation plus un couple mixte de suppléants (excepté pour l'ACU qui se dissociant de la FASE, a obtenu un couple mixte de représentants plus une ou un unique suppléant-e), impose à tout titulaire dans l'impossibilité de siéger, de ne pouvoir être remplacé-e que par son suppléant de même sexe.

Pour finir, ces assises se sont achevées par l'acclamation après lecture du projet de conclusion, de la création du tout nouveau mouvement "ENSEMBLE". Les applaudissements ont été fournis, remplissant l'amphithéâtre du claquement des mains et du sifflet des encouragements. Une page se tourne et un nouvel avenir se déploie, plein d'espoir pour cet objet politique. Reste à présent à le faire vivre à tous les niveaux, et tout particulièrement localement, dans une démarche ouverte et dynamique, débordant largement ses propres frontières tant politiques que géographiques, de manière à tracer le chemin exigeant de la transformation de soi, de tous, du monde, transformation écologique, sociale, féministe, solidaire.

1 Christophe AGUITON (personnalité), Gilles ALFONSI, Dominique ANGELINI, Clémentine AUTAIN (FASE) Pascal BERTHEAU, Jean Jacques BOISLAROUSSIE (Les Alternatifs), Alima BOUMEDIENNE-THIERY (FASE), Florence CIARAVOLA (Les Alternatifs), François CALARET, Pierre COURS-SALIES (FASE), Veronika DAAE (Les Alternatifs), Christiane DEDRYVER, Julien DIOUDONNAT, Michelle ERNIS, Guillaume FLORIS, Pierre GAYRAL (Les Alternatifs), Pierre-François GROND (GA), Jeannette HABEL (personnalité), Ingrid HAYES, Pierre KHALFA (personnalité), Pierre LAPORTE, Stéphane LAVIGNOTTE (FASE), Jacques LERICHOMME, Jean Claude MAMET (C&A), Myriam MARTIN (GA), Roland MÉRIEUX (Les Alternatifs), Olivier MOLLAZ, Sophie PÉNINQUE, Cécile SILHOUETTE, Éveline SIRE-MARIN (personnalité), Francis SITEL (GU), Stéphanie TREILLET (personnalité), Aurélie TROUVÉ (personnalité), Marie- Pierre TOUBHANS.
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Re: Un troisième pilier au Front de gauche ?

Messagede Nyark nyark » 22 Déc 2013, 13:19

On se demande bien dans quelles fanges certains de ses piliers prennent racine :

Le front de gauche et l’extrême droite, une histoire d’amour ?

Je ne voulais pas avoir à écrire ce billet, parce qu’il va certainement emmerder des camarades, que certain-e-s en profiteront inévitablement pour jeter l’anathème sur l’ensemble des militant-e-s constituants le réseauFDG. Ce ne sont pas mes objectifs. Je précise aussi en introduction que j’ai prévenu certains camarades, militants engagés dans le FDG, de mon intention d’écrire ce billet, ils m’ont unanimement répondu de la faire.

Depuis plus de six mois maintenant, je constate comme d’autres camarades, une proximité entre ceux que tout devrait opposer. Une proximité parfois parfaitement assumée, comme pour Kévin boucaud victoire, alias @limpertinent93 sur twitter et facebook, auteur chez ragemag, membre du PCF de Bagnolet, on va revenir plus bas sur le cas ragemag. Pour Kévin par exemple, alain soral n’est plus un problème (puisque plus au fn) et il n’est pas anormal de diffuser ses contenus en tant que militant du réseau front de gauche


La suite se lit ici

Et, si vous en avez la patience, allez bien lire les notes, c'est éclairant sur pas mal de choses.
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Re: Ensemble : le troisième pilier du FdG

Messagede mimosa rouge » 20 Jan 2014, 12:15

http://autoursdupeuple2014.com/
j'ai rencontré des militants de cette liste à la CGT ..... aaaahhhh ! j'ai bien rit ... ça fait du bien de rire ! genre : "le syndicat (en fait leur type de syndicalisme, c'est à dire une simple section syndicale d'entreprise pompeusement appelé "syndicat") c'est pas révolutionnaire, tandis qu'une liste au municipale ça pose la question du pouvoir ...." :lol:
(soulignons le jeu de mot, Tours, Autours .... sm 23 )

Audit citoyen des finances municipales : arrêt des projets favorables aux grands groupes et réutilisation de l’argent pour l’emploi et le bien commun.

bah oui, bouh vilain les grands groupes ! tout le pouvoir aux artisants ? ou peut être donnons une plus grande part de marché publique a nos assocs et coopératives .... je crois qu'il y a de ça ... bref économie sociale et solidaires = le petit patronat de gauche (avec toute les magouille lié au "petit patronat " évidemment )

Application de la loi de réquisition sur les logements vacants, encadrement des loyers et des charges, réhabilitation massive de logements sociaux selon les normes de Haute Qualité Environnementale.
mon patron réclame ça aussi (faut dire qu'il gueule aussi du prix de l'autoroute pour ses salariés en déplacement.... alors qu'il est le concessionnaire de la moitié du réseau :-D ).... alors dit comme ça c'est un peu léger

Titularisation des employé-es de la Ville et des organismes affiliés.
:lol:

Soutien à la diversité culturelle et, en particulier, aux projets des collectifs « Ohé du Bateau ! » (Bateau Ivre) et « Studio Ciné-Off » (Pôle de l’image indépendant).
bon bah ça confirme mon avis sur le premier point :lol:

conclusion : cette liste est en fait constitué de militants syndicaux (corpo) et associatifs en panne et surtout en pleine défaite ... mais la vraie question c'est : pourquoi je rigole de la misère ? j'ai honte :oops:

un autre point de vue sur cette tendance de gauche et électorale : https://tours.mediaslibres.org/municipa ... ative.html
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Re: Un troisième pilier au Front de gauche ?

Messagede Nico37 » 20 Jan 2014, 23:13

Nyark nyark a écrit:On se demande bien dans quelles fanges certains de ses piliers prennent racine :

Le front de gauche et l’extrême droite, une histoire d’amour ?

Je ne voulais pas avoir à écrire ce billet, parce qu’il va certainement emmerder des camarades, que certain-e-s en profiteront inévitablement pour jeter l’anathème sur l’ensemble des militant-e-s constituants le réseauFDG. Ce ne sont pas mes objectifs. Je précise aussi en introduction que j’ai prévenu certains camarades, militants engagés dans le FDG, de mon intention d’écrire ce billet, ils m’ont unanimement répondu de la faire.

Depuis plus de six mois maintenant, je constate comme d’autres camarades, une proximité entre ceux que tout devrait opposer. Une proximité parfois parfaitement assumée, comme pour Kévin boucaud victoire, alias @limpertinent93 sur twitter et facebook, auteur chez ragemag, membre du PCF de Bagnolet, on va revenir plus bas sur le cas ragemag. Pour Kévin par exemple, alain soral n’est plus un problème (puisque plus au fn) et il n’est pas anormal de diffuser ses contenus en tant que militant du réseau front de gauche


La suite se lit ici

Et, si vous en avez la patience, allez bien lire les notes, c'est éclairant sur pas mal de choses.


En effet mais le 3ème pilier n'est pas concerné pas plus que le post de MR car Ensemble en dehors de 4 adhérent-es GA n'est pas présent à Tours...
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Re: Ensemble : le troisième pilier du FdG

Messagede Diogène » 17 Fév 2014, 18:58

« ENSEMBLE » ? MAIS AVEC QUI ?
C ’est le nom du dernier avatar du Front de gauche : «Ensemble. Mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire». On y trouve la Fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase), les Alternatifs, Convergence et alternative, la Gauche anticapitaliste et une partie de la Gauche unitaire. Calcul politicien pour les uns (à la veille des municipales), bel exemple de regroupement à gauche pour les autres, c’est surtout, localement, l’illustration d’une vacuité politique au sein du Front de Gauche : En effet, ce regroupement en Indre et Loire est particulièrement impressionnant avec ses 4 adhérents ! (3 de la GA, dont 2 seulement cotisent, et 1 de la FASE). Ça a même un côté poilant lorsque l’ont sait qu’il y avait déjà un poste de « coordinateur départemental de la Gauche Anticapitaliste en Indre et Loire », titre d’autant plus ronflant que la coquille est particulièrement vide.
Derrière le ridicule des postures, c’est aussi le grand vide de l’action politique…
ES

http://demainlegrandsoir.org/spip.php?article1228
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Re: Ensemble : le troisième pilier du FdG

Messagede Nico37 » 04 Mar 2014, 00:42

Contre la droite et l'extrême-droite, contre les politiques d'austérité en France et en Europe : Mobilisation !

De nombreuses initiatives sont en cours ou en préparation face à la résurgence de l’extrême droite et des forces conservatrices et contre la politique gouvernementale, notamment le pacte de responsabilité annoncé par François Hollande : le 22 février à Notre Dame des Landes, puis le 27 février pour la défense des droits des chômeurs, des précaires et des intermittents, le 8 mars contre les remises en cause des droits des femmes, le 18 mars ce seront FO, la CGT, la FSU et Solidaires qui seront dans la rue, le 22 mars est prévue une journée en solidarité avec les immigrés et les sans-papiers. Le 12 avril était en préparation une marche contre l’austérité en France et en Europe avec le Parti de la Gauche Européenne et Alexis Tsipras. Le Front de gauche avait donc commencé à la préparer.

Dans ce contexte de mobilisations multiformes, « Ensemble ! » a tenu son collectif national les 8 et 9 février et a précisé son orientation politique : « construire un front social et politique de résistance et de contre-offensive », dont cette échéance à réussir début avril contre l’austérité en France et en Europe.

Un tel front est nécessaire face à la résurgence des forces réactionnaires, à l'inacceptable recul que leur a concédé le gouvernement sur la loi famille et la PMA mais aussi contre le pacte de responsabilité et les politiques d’austérité et pour construire une alternative sociale et écologique. Le construire suppose un processus permettant d’associer toutes les forces disponibles, associatives, syndicales et politiques dans la définition des initiatives et des formes de mobilisations, sans qu’aucune force ne cherche à imposer son agenda et ses perspectives.

Cela suppose également une clarté sur les objectifs afin d'aider et renforcer les mobilisations nécessaires à un moment où la mobilisation contre la droite réactionnaire demande des ripostes unitaires les plus larges possibles et la bataille contre le pacte de responsabilité nécessite une opposition claire et déterminée à la politique du gouvernement.

Favorable à une initiative de masse dans la rue qui puisse faire la démonstration de l'existence de ce large front politico-social, Ensemble ! a pris connaissance de l’annonce faite de façon unilatérale par le PG et le NPA. Cela ne crée pas les meilleures conditions pour réaliser le rassemblement le plus large. Cependant, l'appel publié le 17 février reprend l’appel à manifester le 12 avril déjà proposé. Le regroupement pour cette initiative est accepté par le PCF et par toutes les forces politiques directement concernées. Compte tenu de la situation nous devons la saisir pour exprimer l'opposition à l'austérité en France et en Europe. Il faut donc tout faire pour le succès de cette manifestation.

Au delà de cette échéance, la constitution d’un front social et politique durable passe par la co-construction de toutes les initiatives. Sa mise en œuvre ne sera possible que si le mouvement social et la gauche de transformation sociale et écologique reprennent ensemble l’initiative et réoccupent la rue. C'est tout l'enjeu des mobilisations des semaines à venir : il faut en assurer le succès et viser à leur convergence !
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Re: Ensemble : le troisième pilier du FdG

Messagede altersocial » 08 Mai 2014, 09:56

Cuisine électoraliste, guerre des chefs, etc. L'impossible front de gauche :hehe:


christian picquet a écrit:Trop, c'est trop ! Le Front de gauche doit d'urgence se réorienter

Ce 1° Mai, j’ai choisi de manifester à Paris plutôt qu’à Toulouse comme je le fais d’ordinaire. Parce que le défilé prévu entre Bastille et Nation s’annonçait comme le plus important du pays, bien sûr, mais aussi parce que je savais que mes camarades de Gauche unitaire et moi-même serions l’objet de beaucoup de questions de la part de celles et ceux qui nous font l’amitié de suivre nos activités et de partager nos idées. De fait, notre « point fixe », situé à proximité de ceux de nos partenaires, aura été le théâtre de beaucoup de discussions, à travers lesquelles bien des militants ou sympathisants du Front de gauche nous auront témoigné leur soutien.

Je ne doute pas que l’annonce, par la presse, ce 29 avril, de notre décision de suspendre notre participation aux instances nationales du Front de gauche, conjuguée à celle de ne pas faire la campagne des européennes dans trois circonscriptions de France métropolitaine ait créé la surprise. Depuis le lancement de notre construction pluraliste, GU ne s’était-elle pas constamment voulu un ferment d’unité entre ses formations, une organisation s’efforçant à chaque étape de faire franchir à notre aventure collective les obstacles qui se présentaient à elle, un lanceur d’idées et de propositions pour aller ensemble de l’avant ? Chacune et chacun de vous, mes amis qui fréquentez régulièrement ce blog, comprendra donc aisément que ce n’est pas de gaieté de cœur que nous nous sommes sentis dans l’obligation de nous transformer en… lanceur d’alerte !

La genèse de cette initiative est l’élimination de notre organisation de la composition des listes pour les élections européennes dans les circonscriptions du Nord, du Centre et de l’Île-de-France. Dans la première, les fédérations concernées du Parti communiste ont, purement et simplement, décidé de s’affranchir de l’accord national signé quelques jours auparavant et attribuant à mon amie Céline Malaisé la deuxième place sur la liste conduite par Jacky Hénin. Dans le Centre, dont la tête de liste a été attribuée au Parti de gauche, les deux organisations dominantes du Front de gauche, PCF et PG, n’ont pas même pris la peine d’inviter nos représentants départementaux aux discussions de désignation des candidats. Quant à l’Île-de France, les représentants du Parti de gauche ont opposé leur veto à la proposition que je figure en troisième position sur la liste que mènera mon ami Patrick Le Hyaric : à les en croire, je suis une sorte de porte-flingue du Parti socialiste, puisque les militantes et militants de Gauche unitaire avaient décidé, à Paris, de participer à la campagne Hidalgo pour les élections municipales.

Je ne veux pas m’attarder plus que nécessaire, ici, sur les méandres de négociations ayant duré des dizaines d’heures en vue de la composition de listes censées, à l’origine, refléter la pluralité du Front de gauche. J’en connais la complexité et je n’ignore pas qu’elles doivent toujours se dénouer par des concessions des uns et des autres. Sauf que, dans les cas évoqués, il ne se sera pas agi de concessions mais de l’élimination pure et simple d’une des trois organisations ayant porté le Front de gauche sur les fonts baptismaux. Et si nous avons décidé de réagir de manière solennelle, par une lettre ouverte aux partis du Front de gauche, c’est que les méthodes imprimant leurs marques aux relations au sein de ce dernier sont révélatrices d’une crise qui vient de franchir un nouveau seuil.

SUR LE REGISTRE DU COUP DE FORCE PERMANENT...

De manière croissante, depuis la fin de la campagne de la présidentielle et des législatives, la vie interne de notre front est devenue un théâtre d’ombres. En dépit de nos demandes (on en trouvera, sur ce blog, les échos réguliers), il s’y est avéré impossible de mettre sur la table les divergences, pourtant patentes, sur la stratégie à mettre en œuvre dans une situation où un pouvoir élu avec les suffrages du peuple de gauche tournait le dos à toutes les attentes créées par son élection.

Tout y fonctionne même aujourd’hui sur le mode du coup de force permanent, les seuls échanges qui parviennent encore à être organisés ne concernant plus que les équilibres entre les deux principales composantes que sont le Parti communiste et le Parti de gauche. Et cette spirale infernale de tensions et d’affrontements à répétition, dont l’enjeu essentiel est le rapport de force entre deux organisations, se manifeste publiquement sous la forme de petites phrases dans la presse, de dénonciations assassines (telles celles qui ont visé Pierre Laurent ou son camarade Ian Brossat, puis moi-même, dans le cours de la campagne des municipales), du recours systématique au chantage (comme lors du dernier congrès du Parti de la gauche européenne, avec la suspension de la participation du Parti de gauche en raison des différences de positionnement électoral apparues à Paris). Cela ne pouvait plus durer, et c’est ce que nous avons voulu dire dans la lettre.

CE QUI NE PEUT PLUS DURER

Cela ne pouvait plus durer, tout d’abord, parce que le traitement qui a été réservé à la Gauche unitaire (la politique ayant été évacuée, et les conflits entre les deux principales composantes ayant fini par se dénouer sur le dos de la troisième des organisations fondatrices de la coalition en 2009), représente un précédent grave : si rien ne vient rapidement rétablir des relations de respect réciproque entre organisations, il est évident que le Front de gauche se prépare à connaître de nouvelles et très graves secousses.

Cela ne pouvait plus durer, non plus, parce qu’au fil des mois, l’équilibre politique sur lequel avait initialement été bâti le Front de gauche aura été rompu. De la volonté de porter une politique répondant à l’intérêt général de la gauche, que Marie-George, Jean-Luc ou moi-même exprimions à la tribune du Zénith le 8 mars 2009, nous sommes progressivement passés à un discours, porté notamment par la voix principale de notre convergence et relayé par certaines des composantes l’ayant rejointe depuis 2012, où prédominent la proclamation abstraite et impuissante d’une « opposition de gauche », la dénonciation sans perspective du Parti socialiste, les appels du pied à l’extrême gauche et singulièrement au NPA.

Cela ne pouvait plus durer, enfin, parce que cette lente mais régulière évolution rend le Front de gauche parfaitement inaudible du peuple et de la gauche. Une situation d’autant plus catastrophique que nous venons d’entrer dans un moment où, précisément, la gauche est traversée d’un débat sur la politique de François Hollande et du gouvernement (l’abstention de 41 députés socialistes, le 29 avril, sur le « programme de stabilité » en est la dernière illustration, inédite dans l’histoire du PS comme dans celle de la V° République s’agissant d’un parti aux affaires). Alors que le FDG devrait porter haut l’idée d’une nouvelle majorité, rose-vert-rouge, sur une politique alternative à l’austérité, son message n’aide en rien à la formation du front anti-austérité qui serait pourtant une urgence absolue.

Avec la publication de sa lettre, Gauche unitaire a donc voulu tirer le signal d’alarme. Elle l’a fait de manière responsable, avant que ne s’ouvre la campagne des européennes, en sa qualité de membre fondateur du Front de gauche qui lui confère – du moins lui semble-t-il – la responsabilité particulière de dire qu’il faut changer de braquet avant que notre entreprise commune ne se retrouve dans une impasse totale. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle elle a formulé, en conclusion de sa lettre, la proposition d’une grande remise à plat dès le mois de juin : sur le bilan des deux dernières séquences électorales, sur l’orientation à suivre dans le futur et pour vérifier les possibilités de sortir notre front commun de l’ornière dans la foulée des européennes.

PARLONS POLITIQUE, ENFIN !

À notre initiative, ont répondu trois sortes de réaction de la part de nos partenaires.

La première a consisté à nous dire que nous avions raison sur le fond, mais qu’il était inopportun d’exposer nos arguments maintenant. Nous ne sommes pourtant nullement responsables de la tournure des événements. Jusqu’au bout, GU a « joué le jeu », comme on dit, elle a cherché à trouver des compromis, elle a proposé à plusieurs reprises des pistes en ce sens. Elle a, par conséquent, tout tenté pour que ne fût pas anéanti ce qui restait de relations de confiance entre les organisations du Front de gauche. Cela n’a pas empêché que nous soyons éliminés sur des motifs politiques en Île-de-France, les responsables de cet oukase scandaleux n’ayant pas hésité, du même coup, à vider de toute substance le respect du pluralisme sans lequel une coalition unitaire ne peut fonctionner.

D’autres ont réagi en arguant des débats qui ont traversé Gauche unitaire à la fin de l’an passé, lesquels lui auraient fait perdre de son influence. Outre le fait qu’il n’est jamais acceptable que telle ou telle organisation se mêle de la situation interne des autres (que l’on songe au climat irrespirable qui serait créé si nous argumentions, à notre tour, sur les crises que connaissent nos partenaires en diverses régions…), ceux qui s’aventurent sur ce terrain devraient se souvenir que le recours à de tels prétextes a fini, en 2006, dans l’explosion des collectifs antilibéraux : je me souviens personnellement, pour ne prendre que cet exemple, avoir dû me battre pour faire respecter le Mars, le petit groupe animé par Éric Coquerel, dont certains voulaient parfois ignorer la place en disant qu’il comptait seulement deux ou trois dizaines dizaines de militants.

Certains se sont encore, ici ou là, crus autorisés à suggérer que la direction de GU était certainement motivée par un tropisme particulier pour le Parti socialiste. Ils ne mériteraient que mépris s’ils ne confirmaient nos analyses : ils révèlent, en effet, l’importation dans le Front de gauche des obsessions d’une certaine extrême gauche qui, restée fidèle à l’absurde théorie des « deux gauches », voit derrière toute idée de rassemblement de la gauche (même sur une politique de rupture avec le libéralisme et le productivisme !) le signe d’un ralliement à la social-démocratie…

Je vois cependant bien que d’autres secteurs du Front de gauche expriment des préoccupations proches des nôtres. C’est ainsi que, le 28 avril, veille de la publication de notre propre lettre, des responsables de premier plan du Parti communiste (dont les présidents des deux groupes parlementaires, des animateurs de fédérations importantes et des figures syndicales) auront d’exprimé, dans une tribune de l’Humanité, leur souhait d’un grand débat sur l’avenir du Front de gauche après les européennes. Je me sens, dès lors, conforté dans la démarche qui a toujours été la mienne et celle de mes camarades de GU, à savoir le souci d’être utiles à la gauche comme au Front de gauche. Puisse donc notre initiative des derniers jours avoir réintroduit, dans la vie chaotique de ce dernier, une discussion indispensable sur la question nodale des choix politiques à opérer dans le futur. Pour que chacune et chacun connaisse les termes dudit débat, je publie ci-dessous la lettre de Gauche unitaire.

LA LETTRE DE GAUCHE UNITAIRE À SES PARTENAIRES

« Chères et Chers Camarades, Les discussions nationales en vue d’aboutir à un accord équilibré pour la constitution de nos listes aux élections européennes n’auront pas simplement été sources de tensions supplémentaires dont le Front de gauche n’avait vraiment pas besoin. Elles auront ouvert entre nous une fracture posant la question de l’avenir de ce que nous avons construit au fil des cinq dernières années.

« Depuis des mois, Gauche unitaire avait dû prendre acte de l’échec de ses propositions visant à reconstituer un cadre de débat où les formations du Front de gauche auraient pu, collectivement et sereinement, traiter de leurs divergences. Le refus d’affronter les problèmes d’orientation rencontrés aura, en conséquence, profondément miné la dynamique grâce à laquelle le Front de gauche avait pu marquer la campagne de l’élection présidentielle. À la violence des attaques que les uns portaient pourtant publiquement sur les intentions supposées des autres, ne répondait généralement qu’un silence lourd de tensions contenues dans les réunions de la coordination.

« Chacun peut en faire maintenant le constat : le Front de gauche apparaît de plus en plus comme un bateau ivre que ne rassemblent ni une stratégie cohérente ni un discours audible de la gauche et du peuple. Les intentions de votes dont les sondages nous créditent pour les élections européennes en sont, hélas, une nouvelle traduction après ce qu’on pourrait appeler pudiquement la « contre-performance » des municipales.

« Dès lors qu’aucun fonctionnement consensuel ne permet plus de surmonter les problèmes importants que nous affrontons, c’est la logique du coup de force permanent et le recours systématique au chantage qui s’imposent. C’est le souci de faire prévaloir les intérêts des deux plus importantes composantes de notre coalition qui l’emportent sur toute autre considération. Et, surtout, c’est la volonté de modifier radicalement les équilibres politiques au sein de Front de gauche qui prévaut.

« Gauche unitaire vient d’en faire les frais, ce qui aboutit à la priver des positions et de la visibilité qu’elle pouvait légitimement revendiquer, en sa qualité de troisième composante fondatrice du Front de gauche et au titre de sa contribution à la vie de celui-ci depuis cinq ans.

Les accords nationaux rendus publics lors de la rencontre de Saint-Denis autour d’Alexis Tsipras ont tout d’abord été bafoués dans le Nord-Ouest, notre camarade Céline Malaisé s’étant vue privée de la deuxième place qui lui avait initialement été attribuée, à la suite de la décision unilatérale des fédérations concernées du Parti communiste français. Puis, Gauche unitaire s’est vue évincer de la liste du Centre sans même que ses représentants départementaux n’aient été conviés à une réunion de concertation. Enfin, l’impasse à laquelle ont abouti les discussions sur la composition de la liste en Ile-de-France sera venue révéler une inacceptable volonté de nier la diversité politique qui avait jusqu’alors fait la force collective du Front de gauche.

Dans ce dernier cas, les arguments de forme ont eu vite fait de s’évanouir. Le fond du problème est apparu dans un message adressé par Alexis Corbières et Clément Sénéchal, au nom du Parti de gauche, à leurs partenaires d’Ile-de-France. S’opposant à la proposition que notre camarade Christian Picquet figure à la troisième place sur la liste conduite par Patrick Le Hyaric, ils auront écrit : « Si Christian Picquet a été l’un des fondateurs du Front de gauche, il a surtout été l’un de ses plus fervents diviseurs par ses choix politiques lors de la dernière échéance électorale, n’hésitant pas à mener une campagne active à Paris en faveur du PS contre les autres composantes du FDG… »

« Passons sur la réécriture des raisons qui ont amené à la coupure en deux du Front de gauche sur Paris et dans quelques autres villes. Nous continuons à considérer que la responsabilité n’en incombe pas au tropisme des uns pour la subordination au Parti socialiste – sinon, comment expliquer que notre opposition soit identique à la politique du gouvernement ? –, mais au refus délibéré de certaines organisations de construire des listes proposant une politique pour toute la gauche dans l’objectif de barrer la route des municipalités concernées à la droite et à l’extrême droite. Là gisait le désaccord majeur, que le Front de gauche n’a pas su surmonter. Cela dit, on nous permettra de faire remarquer que, contrairement à d’autres qui n’hésitèrent pas à recourir aux techniques (d’un autre âge…) de l’invective et du procès en « déviationnisme », Gauche unitaire n’a jamais utilisé la moindre formule polémique contre l’un quelconque de ses partenaires durant cette période difficile.

« Le plus grave à nos yeux est la détermination, qui vient de s’exprimer, d’éliminer l’une des positions en présence au sein du Front de gauche, en d’autres termes l’objectif de créer au sein de celui un nouvel équilibre politique.

« Nous vous le disons franchement : il est pour nous exclu de nous incliner devant cette tentative brutale d’imposer au Front de gauche un projet contradictoire avec son objectif initial : la refondation d’ensemble de la gauche sur une nouvelle ligne directrice.

« Nous entendons continuer à défendre, en toute indépendance, l’idée qu’il ne faut en aucun cas se claquemurer dans la radicalité supposée d’une posture incantatoire. Nous considérons qu’il convient, à l’inverse, de porter en direction de toute la gauche une offre de rassemblement sur une politique alternative à celle que conduit le gouvernement. Faute de quoi, la référence qui nous était jusqu’alors commune à une autre majorité pour un autre gouvernement ne sera plus que l’alibi de la funeste théorie des « deux gauches ». C’est-à-dire du renoncement à toute politique d’unité sur une démarche de rupture avec le libéralisme et le productivisme, au profit d’une orientation qui consiste à découper la gauche et à en opposer les deux parties l’une à l’autre. Avec pour seul résultat prévisible de figer la situation, de renoncer à faire bouger les lignes à gauche, de se refuser à saisir les opportunités de construire un front anti-austérité large. Donc de priver ce pays de toute perspective d’espoir.

« Comme vous le savez, celles et ceux qui ont fondé Gauche unitaire ont rompu avec le NPA en 2009. Ce n’est pas pour reprendre à présent le discours de cette dernière organisation et d’une extrême gauche se complaisant dans son impuissance.

« Dans la situation où nous sommes rendus, nous ne sommes plus en condition de prendre toute notre place dans une bataille électorale dont nous espérions qu’elle sortirait le Front de gauche de sa crise. Nous ne pouvons, par conséquent, ni avaliser la composition des listes dans le Nord-Ouest, le Centre et l’Île-de-France, ni participer aux campagnes dans ces trois circonscriptions. Et c’est, du même coup, l’un des deux partis français restés activement membres du Parti de la gauche européenne qui se trouve mis dans l’incapacité de relayer, comme il l’aurait voulu, la bataille décidée en commun autour de la candidature d’Alexis Tsipras.

« Nous le ferons savoir publiquement dans les prochains jours.

« Notre inquiétude grandit d’autant sur l’état du Front de gauche, lequel nous apparaît maintenant d’une gravité extrême. Surtout en un moment où les conditions d’une large union à gauche commencent à se réunir sur ce qui pourrait devenir un pacte anti-austérité alternatif aux choix du gouvernement. Les débats secouant le Parti socialiste, venant après le départ des ministres d’Europe écologie ou l’opposition d’une majorité du mouvement syndical au « pacte de responsabilité », sont une chance pour commencer à conjurer le désastre dont ce pays et son peuple se trouvent menacés. Hélas, du fait des divergences le paralysant, le Front de gauche est incapable de formuler les propositions de rassemblement qui lui permettraient de retrouver un élan et d’apparaître à la hauteur d’un défi historique pour la gauche.

« Cela nous amène à demander la tenue, au lendemain de la campagne des européennes, d’un séminaire réunissant les directions des diverses composantes du Front de gauche, en présence des premiers responsables de chacune d’entre elles. Ce rendez-vous aurait pour objectif d’effectuer un bilan de l’épisode que nous venons de traverser, d’avoir un échange approfondi sur la situation du pays et de vérifier si nous pouvons ensemble surmonter la crise du Front de gauche. En l’attente, nous suspendons notre participation aux diverses instances nationales du Front de gauche. Avec nos salutations militantes. »
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Re: Ensemble : le troisième pilier du FdG

Messagede altersocial » 13 Mai 2014, 21:52

Ca va sûrement pas casser trois pattes à un canard mais bon ... j'irai sûrement en "observateur" :mrgreen:

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Re: Ensemble : le troisième pilier du FdG

Messagede Blackwater » 14 Mai 2014, 20:25

Ben après dans ce genre de réunion, ça peut être intéressant d'y porter un peu la contradiction ! :hehe:
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Re: Ensemble : le troisième pilier du FdG

Messagede altersocial » 14 Mai 2014, 20:46

Ca va sûrement pas casser trois pattes à un canard mais bon ... j'irai sûrement en "observateur"


Je suis resté 15 minutes, le meeting le plus soporifique équivalent à une prise de 10 somnifères.
:baille:

BlackBombA a écrit:Ben après dans ce genre de réunion, ça peut être intéressant d'y porter un peu la contradiction ! :hehe:


Robi Morder a introduit le débat en brandissant l'autogestion comme une bannière trouée à travers laquelle soufflait le vent glacial du calcul électoraliste et de la résignation politicarde ('il faut construire une autre europe toussa toussa blabla"). Rien à contredire (pourtant j'étais venu pour ça) mais je voulais pas casser l'ambiance d'auto-satisfaction qui faisait frémir les bancs enthousiastes de la gôche radicale.
Une 50taine de spectateurs parisiens, correct pour l'AGECA, mais pas beaucoup plus qu'une réunion obscure du FdG au fond de ma banlieue. :siffle:
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