Alternative libertaire

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Messagede Pïérô » 06 Sep 2010, 00:28

Tract d'Alternative Libertaire :

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Re: Alternative libertaire

Messagede Pïérô » 12 Sep 2010, 00:23

Tract d'AL

Mobilisation contre la casse des retraites.
Pour gagner ? Blocage de l'économie et grève générale !


Les journées de grèves et de manifestations des 24 juin et 7 septembre derniers ont montré une opposition très forte des travailleuses et des travailleurs au projet de casse des retraites de Sarkozy-Woerth-Parisot. Mais la question qui se pose maintenant, c’est celle des suites à donner à la mobilisation. Nous ne pouvons plus nous contenter de journées ponctuelles pour faire plier le gouvernement et le patronat. A nous de construire un mouvement social d’ampleur, le blocage de l’économie et du pays, pour que le gouvernement retire son projet.


Poursuivons, amplifions et radicalisons la mobilisation

Les directions des confédérations syndicales refusent de s'engager dans la construction d'un mouvement social d'ampleur. Elles prennent une posture combative, mais donnent pour seule perspective après la journée de grève du 7 septembre une nouvelle journée 15 jours plus tard. Cela va au détriment de la construction du rapport de force. Si l’on veut gagner, c’est donc à nous de nous organiser. Partout où c’est possible, il faut organiser des assemblées générales de salarié-e-s pour décider ensemble des suites à donner à la mobilisation. Dans certains secteurs professionnels (RATP, SNCF, Éducation, Impôts…),
la grève reconductible est en débat et pourrait démarrer. Il faut s’appuyer sur ces secteurs pour généraliser la mobilisation, que ce soit par la grève, des manifestations, des actions symboliques, des blocages etc. A nous d’être inventifs et inventives et de trouver les modalités d’actions qui collent à nos réalités de travail et entraînent nos collègues.
Tout doit être mis en œuvre pour engager un mouvement interprofessionnel, avec l’objectif d’un blocage des transports, des communications et de l'économie, qui mettra Sarkozy et Parisot à genoux. Ce blocage, tout le monde peut y contribuer : pas besoin d'être cheminot pour bloquer une gare, une entrée d'autoroute ou le centre d'une ville.


Clarifions nos revendications

Mais s’il y a urgence à construire la mobilisation, il ne faudrait pas pour autant oublier d’être clair sur les buts de celle-ci. La CFDT a d’ores et déjà annoncé à son congrès en juin qu’elle lâchera dès que le gouvernement donnera quelques garanties sur la pénibilité. Les communiqués de l’intersyndicale nationale sont plus que flous en terme de revendications. Les directions confédérales et les partis réformistes, qui cherchent à aménager le capitalisme, ne parlent presque que de l’allongement de l’âge légal de départ de 60 à 62 ans (et de 65 à 67 pour une retraite à taux plein).
S’il faut toujours cotiser 41,5 ans pour avoir une retraite à taux plein, bien des salarié-e-s ne pourront pas totaliser cette durée, notamment celles et ceux qui ont une carrière avec des interruptions comme les femmes ou qui font un métier trop pénible comme les ouvrier-e-s, dont l'espérance de vie sans incapacité est actuellement de 59 ans. Ces organisations sont en train de se ménager une porte de sortie : si le gouvernement maintient l’âge de départ à 60 ans mais ne revient pas sur le reste de la réforme, elles sortiront la tête haute. Mais il s’agira bel et bien d’une régression sociale pour les salarié-e-s.
Ce qu’il faut exiger, c’est le retrait total du projet et la retraite à 55 ans à taux plein pour toutes et tous. C’est possible, en allant chercher l’argent que les capitalistes nous ont volé.


Le capital doit payer

Au premier semestre de 2010, les entreprises françaises du CAC 40 ont dégagé 42 milliards d'euros de profits. C'est presque 3 fois le déficit des retraites annoncé par le gouvernement pour cette période. C'est là qu'il faut prendre l'argent pour financer les retraites, surtout que ces profits, c'est notre sueur qui les a générés. Et si ça ne suffit pas, alors qu'on revienne sur les crédits d'impôts, qui ne bénéficient qu'aux
riches, ou sur toutes les exonérations de cotisations patronales, qui ont coûté 33 milliards d'euros en 2009!
En prenant l'argent là où il se trouve, c'est-à-dire dans les poches du patronat, des actionnaires, de la bourgeoisie, il y a largement de quoi financer une retraites à 55 ans à taux plein pour le privé et le public
et d'augmenter uniformément les salaires. La question est bien d’un choix de société. Et nous ne voulons pas perdre notre vie à essayer de la gagner !


N'attendons rien du PS et de 2012

Le PS a déclaré qu'il rétablirait l'âge légal de départ à 60 ans s'il arrivait au pouvoir. En d'autres termes, puisqu'il ne parle pas de revenir sur le reste de la réforme, le PS veut bien nous laisser partir
à 60 ans avec une retraite misérable, renforçant au final la capitalisation. Il est de toute façon d'accord sur le fond avec le projet de réforme actuelle. Les socialistes grecs et espagnols ont mis en œuvre des réformes similaires dans leurs pays.
L'allongement de la durée de cotisation découle d'un plan européen décidé par l'Union européenne, les chefs d'État, l'UNICE (syndicat patronal européen) et la confédération européenne des syndicats (dont
font partie la CFDT, la CFTC, l'UNSA, FO et la CGT) au sommet de Barcelone en 2003.
Les déclarations du PS ne visent qu'à faire taire la mobilisation actuelle et à la rediriger vers les élections de 2012. L'heure n'est pas aux élections, ni d'ailleurs aux projets de loi alternatifs ou aux référendums. Il y a aujourd’hui une occasion de mettre une bonne claque au gouvernement et au patronat, c'est maintenant qu'il faut s'en saisir, demain il sera trop tard. Les grèves de 1995 et la lutte contre le CPE ont montré que la rue peut faire sauter une loi.


Résistons, contre-attaquons !

L’affaire Woerth montre au grand jour les liens unissant gouvernement et patronat. Ce sont ces mêmes liens qui motivent le projet actuel de casse des retraites. Mais plusieurs signes montrent que le gouvernement n’est pas si sûr de son coup et que rien n’est joué aujourd’hui. Il a tenté cet été de lancer des écrans de fumée en multipliant les déclarations sécuritaires et racistes, en désignant un nouveau bouc émissaire : les Rroms.
Les manifestations massives du 4 septembre contre la xénophobie d’État montrent que les travailleur-se-s ne se laissent pas berner. Reste maintenant à faire en sorte que ce ras-le-bol contre ce gouvernement raciste au service du patronat débouche sur un mouvement d’ampleur. Après la résistance, la contre-attaque !

Si nous gagnons cette lutte, nous changerons le rapport de forces entre les travailleur-se-s et le Capital durablement en France et même en Europe.


Grève générale
contre le Capital !



Alternative Libertaire


L'ALumette (couleur) PDF : http://www.alternativelibertaire.org/IM ... ouleur.pdf
L'ALumette (noir et blanc) PDF : http://www.alternativelibertaire.org/IM ... _blanc.pdf


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Messagede altersocial » 29 Sep 2012, 11:08

Deux tracts fondamentaux dans ce contexte de crise du capitalisme.

Le changement ? c’est nous qui le ferons !

Les travailleurs et travailleuses subissent des plans de licenciements en cascade, et pour certains la fermeture de leurs boîtes. Chômage pour les uns, stress et exploitation accrue pour celles et ceux qui restent.

Pourquoi ?

Les actionnaires réclament toujours plus de dividendes pour augmenter leurs profits. tous les moyens sont bons : chantage à l’emploi en échange de baisse de salaire, flexibilité et augmentation du temps de travail en échange du maintien de l’emploi. A cela s’ajoutent les secteurs qui sont en surproduction (l’automobile par exemple), conséquence d’une politique patronale délibérée de sous-traitance et de délocalisation à l’étranger qui conduit à plomber les sites en France, comme celui de PSA-Aulnay. et les ouvrier-e-s ne sont plus les seuls à subir le diktat des capitalistes de la finance : Sanofi, entreprise pharmaceutique qui fait des contrats avec la recherche publique (iNSeRM, facs de médecine) tout en privilégiant les marchés les plus rentables, entend mettre à la porte 2800 de ses salarié-e-s, principalement des chercheurs et cadres des laboratoires basés sur toulouse… pour les délocaliser en inde.

Quelles réponses ?

Face à cette situation qui ne cesse d’empirer depuis le milieu des années 1970, certains entonnent le couplet du repli national, du “produisons français”, alors que le véritable problème est l’absence de pouvoir des travailleurs et travailleuses dans les entreprises, quels que soient les secteurs d’activité. Les aberrantes politiques de surproduction, de fuite en avant seraient évitées si l’on changeait les donneurs d’ordre

Hier, les entreprises étaient entre les mains de capitalistes industriels qui exploitaient leurs ouvriers. Un capitalisme à « visage humain »… Aujourd’hui, elles sont entre les mains de capitalistes financiers qui délèguent le sale boulot à des directions d’entreprises qui appliquent cyniquement ce que leur demandent les actionnaires. S’il est déterminant de se battre sans concessions pour le maintien intégral des emplois (ce n’est pas à nous de payer pour augmenter leurs profits !), il importe de faire grandir dans nos luttes, parmi la population la nécessité que les travailleurs et travailleuses prennent en main l’économie, qu’ils et elles ôtent les pouvoirs dictatoriaux des actionnaires et patrons en socialisant les moyens de production, d’échange et de services. C’est ce que nous défendons : pour sortir de la crise du capitalisme, propriété collective des travailleurs sur l’économie ! Autogestion sociale et économique ! Dehors les parasites patronaux et actionnaires !

Face à la surproduction, réduisons le temps de travail entre les sites, avec maintien de tous les salaires. Proposons des contre-projets industriels basés sur la satisfaction des besoins de la population et les ressources naturelles locales dans une logique de développement écologique de long terme.

Comment ?

Les salariés en lutte ne doivent pas baisser les bras et se laisser intimider. Rien n’est joué. Les victoires contre les licenciements des fondeurs de la SBFM en Bretagne ou des ouvriers de Goodyear à Amiens nous rappellent que la lutte paye quand elle est menée résolument et jusqu’au bout.

La légitimité est de notre côté : c’est nous qui faisons tourner les boîtes, c’est à nous de décider.

En ce sens, des droits nouveaux sont à revendiquer en même temps que la défense inconditionnelle de tous les emplois : droit de veto des travailleurs sur les licenciements collectifs, blocage des dividendes des actionnaires, réquisition des entreprises qui ferment.

C’est à nous d’imposer un changement dans ce sens. A peine arrivé au pouvoir, Hollande et sa troupe reviennent sur leurs quelques engagements en nous promettant deux ans d’austérité et en imposant la ratification du Pacte budgétaire européen (tSCG). tout ça pour payer les créanciers privés qui se sont déjà gavés sur notre dos par des prêts à des taux d’intérêt élevés aux etats. La situation ne peut donc qu’empirer si on ne réagit pas.

Le capitalisme et tous ceux qui soutiennent ce système vont tout faire pour nous faire payer leur échec. Par nos luttes, déjouons leur pronostic. Unifions et radicalisons nos moyens d’actions, mettons en avant le seul débat qui vaille : à qui doit revenir le pouvoir dans les entreprises et dans la société ?

Alternative Libertaire, le 25 Septembre 2012


« Traité européen »
Ni austérité ni relance ! Appel d’Alternative libertaire, du Mouvement des Objecteurs de Croissance et du Parti Pour la Décroissance
Pour une alternative à la dictature du capital

Le Pacte budgétaire européen, aussi appelé Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, va encore amplifier la mainmise des marchés financiers sur l’économie européenne. Cet accord adopté en mars 2012 entre les chefs d’États de la zone euro, chaque gouvernement est maintenant chargé de le faire ratifier dans son pays, d’une manière ou d’une autre, afin de le faire entrer en vigueur en janvier 2013. En exigeant des États de réduire leurs dettes publiques et de maintenir leur déficit actuel en dessous de 0,5% (la fameuse « règle d’or »), ce Pacte va engendrer une vague d’austérité et de récession en Europe. D’autant plus qu’il n’est pas question pour les gouvernants de redistribution des richesses. En France, à peine élu, Hollande annonce deux ans d’austérité. Par ailleurs, lui qui disait vouloir renégocier ce traité, il le signe des deux mains, et essaie de le faire passer en force à l’Assemblée nationale, avec les voix de la droite, au mépris de ses engagements.

L’application du Pacte budgétaire en France signifie qu’en un an le gouvernement devra faire entre 70 et 80 milliards d’économie (ou de recettes supplémentaires), soit 1,5 fois le budget de l’Éducation nationale. La cour des comptes est déjà en train de produire des rapports pour démanteler la Sécurité sociale et réduire les déficits. A côté de ça, après avoir fait mine de soutenir les salarié-e-s en butte aux licenciements, Montebourg affirme maintenant qu’il va être « difficile de maintenir l’usine de PSA Aulnay ». Ayrault parade à l’université du MEDEF, le patronat français, qui est en train de multiplier les plans de licenciements dans tous les secteurs industriels et marchands (construction hi-fi et informatique, filière de la téléphonie, aéronautique, etc.).

Tout cela n’a rien de surprenant. Si la situation n’est pas strictement équivalente à celle de l’ère Sarkozy, certaines données restent inchangées. Nous vivons une crise d’ajustement des économies globalisées, ajustement aux intérêts des marchés financiers et des banques, mais aussi crise de surproduction, et raréfaction des ressources énergétiques et minières. Hollande n’a jamais prétendu s’opposer au pouvoir des multinationales ou rompre avec la logique d’austérité qui règne en Europe (qu’il appelle simplement « rigueur »). Il s’est juste présenté en bon gestionnaire de l’économie capitaliste : de ce point de vue-là, il ne nous déçoit pas. Même les quelques progrès à venir sur les questions sociétales et écologiques semblent servir de contre-feux à la régression sociale et au green-washing permanent de ses alliés environnementaux. Pire, ils sont entachés par l’abjecte chasse aux Roms menée par le ministère de l’Intérieur cet été, et les incessantes concessions et reculades de Manuel Valls. Partant de ce constat, l’émergence d’une force d’opposition anticapitaliste et antiproductiviste devient plus que jamais nécessaire.

Une force qui construise la résistance au Pacte budgétaire et à l’austérité en s’attaquant à ses causes : l’Union économique Européenne, sa monnaie spéculative l’Euro, et son objectif affiché de relance de la croissance. Nous ne voulons pas de ce « club des pays riches » qui s’appelle l’Europe : nous ne voulons ni relancer la production ni relancer la consommation.

Une force qui organise concrètement la riposte et la solidarité avec les peuples grecs, italiens, espagnols, portugais, irlandais frappés de plein fouet par les plans d’austérité exigés par la troïka européenne (BCE, FMI et commission européenne). En faisant vivre tout d’abord des solidarités concrètes et des revendications : droit au logement, accès à l’énergie, aux soins, à l’éducation, aux loisirs, éradication de la précarité et du chômage par une réduction massive du temps de travail…

En menant ensuite des expérimentations sociales en rupture avec l’ordre des choses dominant : réappropriation des outils de travail, occupations des terres, coopératives d’achats en circuits courts, régies publiques autogérées de production et de distribution de l’énergie, transports publics de proximité gratuits, monnaies de substitution…

Au lieu de cela, la « gauche » productiviste au gouvernement applique les vieilles recettes du couple mythique croissance/politique d’austérité. Il serait temps qu’une opposition, porteuse d’une alternative anticapitaliste, antiproductiviste et radicalement écologiste s’organise pour y résister.

Alternative libertaire, le Mouvement des Objecteurs de Croissance et le Parti Pour la Décroissance appellent à manifester le 30 septembre sur ces bases.
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Re: Alternative libertaire

Messagede altersocial » 06 Nov 2012, 11:09

Ce week-end c'était le congrès de l'AL ... bilan ? perspectives ? orientation(s) ? A suivre :wink:
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Re: Alternative libertaire

Messagede altersocial » 22 Nov 2012, 19:18

Convergences : Conscience écologique et conscience révolutionnaire

Face au défi écologique qui menace de détruire la planète, les révolutionnaires doivent se saisir de tout l’importance d’abandonner la logique productiviste au service d’une conscience écologie et sociale.

Le terme conscience est polysémique, définissant la faculté mentale d’appréhender le monde extérieur ou sa personnalité intérieure. Des courants religieux et laïques y intègrent des concepts éthiques et spirituels, on parle alors de conscience morale. Bakounine déjà parlait de conscience sociale de classe. L’importance de l’appartenance de classe dans les luttes actuelles ou passées n’est plus à démontrer. Cependant, il est regrettable que cette conscience de classe se soit souvent égarée à défendre le système productiviste afin de sauvegarder des emplois. Cette logique ne permettant pas d’accéder aux problématiques environnementales, le développement d’une conscience écologique libertaire est nécessaire. Certes les mentalités révolutionnaires changent. Alternative libertaire a adopté en 2010 une motion « Face au défi écologique, trois révolutions sont nécessaires » : dans les échanges, dans les modes de consommation et dans les modes de production. La Fédération anarchiste a aussi adopté deux motions sur la décroissance en 2004 et en 2008. L’écologie sociale poursuit sa théorisation d’Elysée Reclus à André Gorz. Et force est de constater les ONG, très souvent réformistes, ont fait un important travail de conscientisation au siècle dernier. Face au défi écologique qui nous attend, nos réponses politiques et syndicales ne sont souvent pas à la hauteur. Or, il y a urgence.

Prise de conscience collective

Les choix industriels et agricoles actuels impacteront notre avenir et celui des générations futures. Prenons l’exemple de l’énergie électrique : les centrales nucléaires françaises arrivent en fin de vie d’ici 15 ans. Ne pas prendre la décision de sortir du nucléaire maintenant, c’est prévoir de construire une nouvelle génération de réacteur (EPR ou mini-centrale submersible, sujet actuellement à l’étude).

Si le discours écologiste catastrophiste peut-être source de manipulation sectaire, il a l’avantage d’avoir participé à une prise de conscience dans l’ensemble de la société. En revanche, le discours optimiste pratiqué par nos politiques réformateurs et consistant à décrier les thermomètres, participe à l’immobilisme pendant que les capitalistes continuent leurs pillages écologique et social. Si une conscience écologique motivée par les sirènes du catastrophisme conduit souvent à des réponses individuelles nécessaires mais insuffisantes, cette mauvaise conscience fabriquée par les grands médias et soutenue par les chantres du développement durable ne doit pas masquer l’obligation d’une prise de conscience collective. Nos luttes permettront une transformation réelle de nos sociétés lorsque la conscience révolutionnaire saura conjuguer consciences sociale et écologique.

Commission écologie d’AL
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Re: Alternative libertaire

Messagede altersocial » 29 Nov 2012, 22:53

Pour en finir avec le chomage et la précarité…
Réduisons le temps de travail !
Chômage, licenciements, remise en cause du droit du travail, austérité… le patronat poursuit son offensive contre les travailleur-se-s, les jeunes et les chômeur-se-s avec l’aval du gouvernement. Pour inverser la vapeur, il faut s’appuyer sur toutes les luttes en cours pour construire un mouvement d’ensemble contre l’austérité.

Le gouvernement a choisi son camp… On ne peut que se réjouir de la guerre des gangs actuelle à l’UMP, qui pourrait conduire celle-ci à la scission. Mais derrière cet arbre qui cache la forêt, la droite, l’extrême-droite et le patronat restent très mobilisés. Après le mouvement de petits patrons dit des « pigeons » et celui des médecins spécialistes, devant lesquels le gouvernement s’est lamentablement écrasé, laissant leurs privilèges intacts, ce sont maintenant les catholiques intégristes qui se mobilisent contre l’ouverture du mariage aux homosexuel-les, conduisant Hollande à envisager de laisser les maires décider s’ils célèbreraient ou non ces mariages.

Il y a bel et bien là deux poids deux mesures : quand les ouvrier-e-s de PSA se mobilisent, Montebourg leur répond qu’il n’y a rien à faire contre la fermeture du site d’Aulnay. Quand les opposant- e-s à l’aéroport de notre-Dame des Landes luttent avec acharnement contre ce projet mégalo d’un autre age, on envoie les CRS détruire leurs maisons et saccager leurs champs au nom du respect de la loi, c’est-à-dire des profits de Vinci, la multinationale du béton. Pas de doute, le gouvernement a choisi son camp, et pour sortir de la logique austéritaire, il nous faudra compter sur nos propres forces… ce qui n’est pas rien !

À nous de construire la riposte !

Le 1er décembre, les organisations de chômeur-se-s et précaires appellent à descendre dans la rue. Prime de Noël, lutte contre les nouvelles règles d’indemnisation, contre les stages bidons, les CDD à répétition… il y a toujours plus de raisons de se mobiliser. La politique de destruction sociale menée par les capitalistes, qu’ils justifient par la crise, a fait monter le nombre d’inscrit-e-s à Pôle emploi à 4 870 800 en novembre, du jamais vu depuis le début de ces statistiques ! et la seule réponse du gouvernement ? Les « emplois d’Avenir » dont on connait le passé puisque les gouvernements socialistes ont inventé les tUC puis les CeS, autant de stages qui laissent les jeunes le plus souvent sans formation ni perspective au delà de trois ans, emplois payés au rabais et qui détruisent les protections des salarié-e-s de la Fonction Publique !

Le 1er décembre, les organisations de chômeurs-précaires nationales retrouvent dans la rue des collectifs locaux, syndicats de salarié-e-s et organisations de gauche et d’extrême gauche. C’est donc l’occasion de se retrouver, de discuter et d’organiser de nouvelles initiatives pour construire un mouvement de chômeur- se-s et précaires sur la durée, en lien avec les syndicats. Pour construire un tel mouvement, il faut débattre de revendications unifiantes, qui réunissent à la fois les chômeur-ses et les salarié-e-s et qui laissent entrevoir un projet de société alternatif au capitalisme.

Comment ?

L’UMP et le MeDeF ont bien compris où sont leurs intérêts et martèlent qu’il faut en finir avec les 35 heures. Nous leur opposons une nouvelle baisse du temps de travail à 32 heures, et bien entendu avec embauches correspondantes et sans baisses de salaire : on n’est pas là pour partager la misère. Ça coûtera cher aux capitalistes ? C’est le but : ça s’appelle la redistribution des richesses. Le droit de véto des travailleur-se-s sur les licenciements doit également être mis en débat. C’est aux travailleur- se-s de décider de l’avenir de leur entreprise, pas aux patrons et aux actionnaires, obsédés par les profits au point de détruire l’outil de travail et les savoir-faire. et quand ils veulent fermer une entreprise, à nous de montrer que la solidarité des travailleur- se-s peut la rendre viable en la réquisitionnant et en la faisant tourner nous-mêmes, comme ont essayé ou essaient de le faire les salarié-e-s de SeaFrance, Fralib ou Lejaby, faisant face à une résistance acharnée du patronat, sans aucun soutien des « socialistes ». La réquisition complète des entreprises et leur gestion directe et démocratique par les travailleur-se-s, en lien avec la population et dans le respect de l’environnement, c’est ça le socialisme, à l’opposé du libéralisme vaguement teinté de « démocratie sociale » actuellement à l’oeuvre au gouvernement.

Publié le 28 novembre 2012 par Secrétariat de branche Entreprises
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Re: Alternative libertaire

Messagede altersocial » 05 Déc 2012, 11:54

Libertaires : contre l’homophobie et l’ordre patriarcal !

Ce mois de novembre, répondant à l’appel de mouvements religieux dont certains intégristes, des dizaines de milliers de partisans de la famille traditionnelle et patriarcale ont défilé contre les droits des homosexuels et des lesbiennes. Nous ne pouvons les laisser distiller leurs discours liberticides et homophobes sans réagir.

Ne nous leurrons pas, ces « défenseurs » de l’ordre moral chrétien sont tout sauf tolérants. Contre nos libertés, ils et elles manifestent pour empêcher les pièces de théâtre jugées « christianophobes » et contre le droit à l’avortement. Cette fois, ils et elles marchent contre le mariage de ce qu’ils appellent les « duos homosexuel-les », leur refusant le qualificatif de couple, tant ils considèrent l’homosexualité comme anormale et inacceptable. Ils et elles veulent nous faire croire qu’il faut un père et une mère pour élever un enfant, sous le prétexte que les hommes et les femmes auraient chacun-e-s des qualités innées essentielles à sa construction.
Des préjugés patriarcaux

C’est faux ! Le genre est une construction sociale qui enferme les individus à l’intérieur de normes prétendument naturelles et définies par leur sexe de naissance. Le modèle familial défendu par ces gens est le modèle patriarcal traditionnel responsable de l’oppression des femmes et des homosexuels et des lesbiennes. Loin de garantir l’équilibre des enfants et la stabilité de la société, il est le terreau de la violence. Combien d’homosexuel-les sont mort-es ou vivent caché-es, victimes de l’intolérance ? Combien de femmes ont subi le sexisme, les violences et les inégalités ? Combien d’individus souffrent pour correspondre à des schémas hétéronormatifs qui ne leur correspondent pas ?

Défendons des droits pour tous !

En tant que libertaires nous défendons d’abord l’amour libre car nous refusons les contraintes qui sont celles du mariage comme du PACS. Mais nous n’ignorons pas que ces deux institutions donnent actuellement accès à des droits et nous refusons que les gays, les lesbiennes et les transgenres en soit exclu-es.

Parce que l’homophobie, le sexisme et la famille patriarcale sont générateurs de haine, de violences et d’inégalités ; Parce qu’il n’existe pas de qualités ou de défauts innés attachés au sexe biologique, Parce que l’amour doit être libre et sans contraintes ; Parce que l’attention et l’éducation dont un enfant a besoin ne dépendent pas du sexe de ses parents (biologiques ou sociaux)

Nous revendiquons :

- L’égalité totale entre les homosexuel-les, bisexuel-les, transgenres et hétérosexuel-les, ainsi qu’entre les hommes et les femmes,
- Une éducation favorisant la liberté de mener une vie sexuelle exempte de préjugés sexistes et homophobes,
- l’abolition de la différence de droits existant entre personnes mariées et non-mariées, qui permettrait l’abolition du mariage. Mais nous lutterons pour l’accès pour tous et toutes à celui-ci tant qu’il existera.

Pour l’égalité, manifestons le dimanche 16 décembre !

La commission antipatriarcat
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Re: Alternative libertaire

Messagede altersocial » 02 Jan 2013, 15:06

Congrès d’AL : La ville rose en rouge et noir

Le XIe congrès d’AL, s’est tenu à Toulouse du 2 au 4 novembre. Près de 100 personnes y ont participé. Retour « à chaud » sur ces trois jours qui ont vu se succéder débats en séance plénière, échanges en ateliers, réunions de commissions mais aussi fête et concert.

Un congrès commence toujours de la même manière : par des retrouvailles matinales et un en-cas jovial. Tout à l’heure on ouvrira le volumineux cahier contenant les textes et on s’attaquera aux débats par le menu. Mais pour l’instant, on vérifie que tout le matériel est en place – micros, repro, drapeaux –, et surtout on distribue poignées de main et embrassades, et on partage un café en mettant des visages sur des noms. Des militantes et des militants ont débarqué des quatre coins de la France, mais aussi de Guyane, et une délégation de l’Organisation Socialiste Libertaire (OSL), membre suisse du réseau Anarkismo est présente. Le Hangar, très belle salle de spectacle attenante à l’Imprimerie coopérative 34, bien connue du mouvement social toulousain, est un cadre chaleureux, et cela a son importance.

Mais déjà la présidence de séance appelle les congressistes, non sans mal, à garnir les sièges. Comme en 2010, AL avait décidé de limiter les textes en nombre et en taille, et comme en 2010 elle n’y est pas complètement parvenue. L’ordre du jour, très serré, a été respecté, mais au détriment des temps de travail en atelier restreint – écologie, féminisme, web – qui ont été trop courts et ont pâti de l’absence de salles annexes. Cet aspect sera à repenser.
Orientation générale

Pour la première fois à AL, deux motions d’orientation générale concurrentes étaient présentées. La première, qui a emporté la majorité, porte une stratégie sur trois niveaux : primo, pour un front social fédérant les luttes – syndicats de lutte, comités de chômeurs, chômeuses et précaires, comités logement, associations féministes… – pour faire naître un véritable contre-pouvoir populaire déconnecté des institutions républicaines. Secundo, pour un front anticapitaliste associant les organisations (AL, NPA, CGA, FA, Alternatifs…) qui ne se satisfont pas du réformisme antilibéral du Front de gauche, et pourraient se faire entendre plus largement en parlant d’une voix commune chaque fois qu’une convergence est possible. Tertio, pour le développement de l’audience d’AL hors des milieux militants et la construction d’un courant communiste libertaire.

La seconde motion rejetait le projet de front anticapitaliste et portait une même logique de front social, mais avec des nuances, notamment l’abandon des revendications transitives (droit de veto sur les licenciements, réduction du temps de travail, etc.) et le développement d’une entraide sociale (dite « activité de crise ») au sein des fractions les plus précarisées du prolétariat. C’est incontestablement le débat qui a dominé les esprits. Et si la motion n° 1 a été adoptée, nombreux sont les congressistes qui ont estimé que la n° 2 contenait certaines idées novatrices qui ne devaient pas être abandonnées. l’autonomie productive

Renvoyant dos à dos le protectionnisme et le libre-échange, considérés comme « les deux faces d’une même monnaie », la motion consacrée à l’économie (dont la publication est différée à janvier, en attendant d’être complétée) dénonce deux formes nullement contradictoires du capitalisme qui engendrent toutes deux la guerre et la misère, organisent la concurrence entre les travailleurs, reposent sur des bases interclassistes et restent adossées aux appareils d’Etat. Face au dumping social, aux délocalisations, aux mono-industries d’exportation, AL adapte le concept de « souveraineté alimentaire » défini jadis par l’Internationale paysanne Via Campesina et défend l’idée d’« autonomie productive » : pour des raisons sociales, écologiques et anti-impérialistes, chaque région du monde doit pouvoir produire ce dont elle a besoin.
Organiser les précaires

Parmi les précaires, AL distingue deux grandes catégories : d’une part, celles et ceux qui sont intégrés à une entreprise mais sous statut précaire et, d’autre part, celles et ceux qui naviguent d’un patron à l’autre, avec des interludes de chômage. Si pour les premiers le syndicat est sans aucun doute le cadre le plus efficace pour se défendre, c’est plutôt dans des collectifs territoriaux que les seconds ont tendance à se grouper. L’enjeu serait de fédérer les différents collectifs qui existent aujourd’hui, et d’aller vers un réseau national qui redonne une visibilité politique à cette catégorie du prolétariat, alors que les structures historiques (MNCP, AC !, Apeis, CGT-Chômeurs) sont à la peine.
Logement : refusons la spéculation !

Blocage des loyers et réquisition des logements vides : il faut se battre pour les obtenir, mais ces mesures ne peuvent être que transitoires. La crise du logement est due au marché. La solution, c’est la socialisation, et un service public d’attribution des logements, en fonction des besoins des habitantes et des habitants. Pour mener ce combat, on a besoin d’organisations de lutte des sans-logis et des mal-logés, comme le DAL, mais pas seulement. L’écologie au cœur

A son congrès de 2006, AL affirmait que « face au défi écologique, trois révolutions sont nécessaires » : révolution dans les modes de consommation, dans les modes de production et dans les échanges. Seule une rupture avec le capitalisme peut apporter une solution au cauchemar productiviste auquel l’humanité est confrontée. Pour renforcer et coordonner l’action sur ce front, un secrétariat d’intervention Ecologie a été créé au sein d’AL.

La commission congrès d’AL
Délégations et messages

Ont assisté à la partie publique des camarades de la Fédération anarchiste (FA), du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), des Alternatifs, du Comité syndicaliste révolutionnaire (CSR) ainsi que du Mouvement des objecteurs de croissance (MOC). La Coordination des Groupes Anarchistes (CGA), réunie en congrès aux mêmes dates, a fait parvenir un message, de même que plusieurs organisations du réseau international Anarkismo comme la FARJ brésilienne, la FdCA italienne, l’OSL et la FAU uruguayennes, ainsi que la FCL chilienne. Deux observateurs de l’OSL suisse étaient présents. Enfin, l’Union syndicale Solidaires a adressé une lettre de salutations à AL.
Sigue luchando

Le samedi soir du congrès était libre et festif, avec le concert de Thomas Jimenez, alias El Communero, qui en octobre a sorti son 2è album, Sigue Luchando, une interprétation rock des classiques de la Révolution espagnole. Merci à lui !

Merci également à l’équipe des cuistots : sans cassoulet, ce congrès de Toulouse n’eût pas été pleinement réussi.
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Re: Alternative libertaire

Messagede Nico37 » 12 Mar 2013, 03:33

Image

Des licenciements par milliers, des milliards pour les actionnaires ! Refusons l’austérité !

Goodyear, PSA, Arcelor, Virgin, Sanofi, Candia, Petroplus, Renault, Presstalis, Air France, Alcatel... la liste des fermetures d’entreprises et des charrettes de licencie- ments n’arrête pas de s’allonger !
Depuis le début de la crise et le coûteux sauvetage des banques, plus de 500 000 emplois ont été détruits en France ! Les plans de licenciements se sont même accélérés depuis septembre - alors que le gouvernement a décidé de distribuer 20 milliards d’aides sans contreparties aux grandes entreprises !
Pour le patronat, la crise et le chômage massif représentent l’occasion idéale pour baisser le «coût du travail» et précariser les salarié-e-s. Le récent accord sur la pseudo-sécurisation de l’emploi, va encore lui faciliter la tâche pour continuer ce massacre social.

Criminalisation, répression et mesures bidons... Patrons et gouvernement ce sont eux les casseurs !

Les mesures du gouvernement mettent les travailleur-e-s en concurrence : c’est le cas à Basse-Indre où le choix du pacte compétitivité-emploi met le site en concurrence avec celui de Florange.
Le gouvernement socialiste propose l’austérité, la précarité et une répression très dure envers les travailleur-e-s qui oseraient résister. La violence est du côté des actionnaires, qui après avoir confisqué les richesses produites par les salarié-e-s, n’hésitent pas à briser leur vie et celle de leur famille.
Criminaliser les résistances du mouvement social pour protéger les intérêts capitalistes et pointer les travailleur-e-s comme fautifs car pas assez productifs montre à quel point les socialistes ont choisi leur camp dans la lutte des classes !

Résister ! Contre-attaquer !

Face aux attaques massives, les salarié-e-s luttent. Les Goodyear d’Amiens ont réussi à repousser la fermeture de leur site depuis 2007. Les ouvrier- e-s lorientais de la SBFM ont réussi à contraindre Renault à les reprendre dans la “maison mère”. Les ouvrier-e-s du livre de Presstalis multiplient les grèves contre des suppressions de postes massives. Cette résistance ouvrière bien réelle, montre à ceux qui en doutent que le rapport de force peut basculer !
Les limites des résistances actuelles sont le manque de coordination des travail- leur-e-s en lutte et un véritable outil syndical, résistant à un patronat plus fort que jamais. Le mouvement syndical, fortement divisé et faiblement implanté dans les entreprises privées, n’est pas à la hauteur de la situation sociale.
Nous devons au contraire opposer une solidarité sans faille des travailleuses et des travailleurs qu’ils soient français ou immigrés sans distinction.
Les différents mouvements de luttes portent des revendications comme l’interdiction des licenciements boursiers, la nationalisation de certaines industries (Arcelor-Mittal, Chantiers Navals STX...)
Mais il faut aller plus loin face au rouleau compresseur capitaliste. Les diktats libéraux de la Banque Centrale Européenne, de la Commission Européenne et du FMI partagés par les gouvernements doivent être combattus !
Il faut poser la question du pouvoir dans l’entreprise : les travailleur-e-s produisent la richesse, ils doivent donc prendre en main la production, la gérer de manière démocratique et mettre à bas les hiérarchies dans le travail !
Les militant-e-s anticapitalistes d’Alternative Libertaire et du Nouveau Parti Anticapitaliste proposent d’en débattre…

DÉBAT
avec Julien GONTHIER - salarié de l'industrie - Alternative Libertaire
et Philippe POUTOU - ouvrier chez Ford - NPA
vendredi 12 avril à 20 H
Manufacture - 11 bd Stalingrad à NANTES - Tram 1 arrêt Manufacture
Nous contacter :
NPA : contact@npa44.org
Alternative Libertaire : nantes@alternativelibertaire.org
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Re: Alternative libertaire

Messagede Nico37 » 23 Avr 2013, 01:38

Nantes : Alternative Libertaire et NPA unis contre les licenciements NPA 44 14/04

Plus de 70 personnes étaient réunies à Nantes pour participer au meeting contre les licenciements organisé par les militantEs du NPA et d'Alternative Libertaire de Loire-Atlantique autour du thème «Contre les licenciements, comment riposter, comment s'organiser, quelles alternatives ?»
Depuis longtemps la gauche, l’extrême gauche nantaise n'avaient plus proposées une telle initiative. Le meeting a donc attiré un public plutôt politisé, organisé ou non, mais également de nombreux jeunes. Les interventions de la tribune réalisées respectivement par Philippe Poutou pour le NPA, Julien Gonthier et Jean Yves Lesage pour AL, ont fait place a un débat rythmé d'une heure et demie.
La salle a majoritairement pointé le besoin de faire converger les luttes, de redonner confiance à notre camps social, pour imposer des reculs au patronat mais également la nécessaire rupture avec le système capitalisme. A l'issu du meeting plusieurs contacts ont été pris.
Mais au-delà de cette initiative , nous pouvons tirer un bilan encourageant du travail mené avec l'AL, qui nous a permis à la fois de mutualiser nos forces sur le terrain, et d'élaborer collectivement sur ce qui nous rassemble.
Pour nos deux organisations ce meeting ne solde donc pas la fin d'une séquence mais l'amorce d'un travail commun, visant à organiser plus efficacement notre camps social, dans une perspective anticapitaliste. C'est dans cet objectif, que nous avons annoncé dans le cadre du meeting, la tenue d'une réunion vendredi 19 avril, ouverte à toutes celles et ceux qui veulent poursuivre les débats et participer à des actions concrètes
Nous avons proposé également la perspective d'un cortège anticapitaliste pour le 1er mai.
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Re: Alternative libertaire

Messagede Blackwater » 04 Mai 2013, 21:09

http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article5325

De la résistance à l’autogestion, le 14 mai

Pendant combien de temps va-t-on encore continuer à nous prendre pour des imbéciles ?

Quand on entend qu’il faut se serrer la ceinture et accepter l’austérité alors que les riches continuent de s’enrichir et que, depuis 20 ans, les actionnaires n’ont pas cessé de s’engraisser sur le dos des travailleurs-euses…

Quand on sait que la fraude fiscale représente entre 60 et 90 milliards d’euros et qu’on voit éclater au grand jour les magouilles et les scandales où se croisent les hommes politiques et les plus grosses fortunes…

Quand on nous promet le changement et qu’en même temps on continue à pourchasser les Rroms, à faire la chasse aux immigré-es, à laisser faire les patrons qui licencient à tour de bras…

Quand on voit un gouvernement soi-disant de « gauche » inscrire dans la loi l’une des pires attaques contre les droits des travailleurs-euses : le fameux « Accord national interprofessionnel » imposé par le MEDEF et une CFDT complice…

Face à cela, l’alternative est simple. Soit on s’écrase et on subit l’exploitation patronale, en laissant la rue aux parades réactionnaires et aux milices fascistes. Soit on se bouge pour répondre à l’austérité par la solidarité, pour lutter contre la loi du plus riche et résister à l’offensive capitaliste avec, en ligne de mire, la reprise en main de l’économie et la transformation de la société.

Parce que nous sommes persuadé-es qu’on ne peut pas attendre un changement venu « d’en haut », parce que nous croyons que c’est par nos résistances et par nos luttes que nous pourrons renverser le rapport de force actuel, parce que nous pensons que c’est par en bas que se construira une société réellement démocratique et égalitaire, nous vous invitons à venir discuter et débattre avec nous le mardi 14 mai, à 20h, au local d’Alternative libertaire.

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Re: Alternative libertaire

Messagede Blackwater » 28 Mai 2013, 00:19

A Bruxelles, le 22 mai 2013, des dizaines de policiers de la section
antiterroriste de la police fédérale judiciaire investissent et
perquisitionnent 3 domiciles où habitent notamment des compagnons
anarchistes et anti-autoritaires ainsi que la bibliothèque anarchiste
Acrata. Toutes les personnes présentes (11) sont arrêtées et emmenées
aux bureaux de la police fédérale. Les accusations sont : appartenance à
une organisation terroriste, association de malfaiteurs et incendie(s)
volontaire(s). Vers 13h, tout le monde est relâché sans avoir eu à
comparaître devant la juge d’instruction.

Cette nouvelle attaque contre le mouvement libertaire n'est que la suite
d'une longue série répressive. Avant hier en Grèce, hier en
Espagne aujourd’hui en Belgique, face à la montée des colères populaires
l'Etat ne connait plus qu'une réponse : la matraque et le mitard. Plus
ce système s'enfonce dans la crise plus le tournant autoritaire se fait
sentir. Les lois dites antiterroristes élaborées depuis le 11 septembre
sont utilisées pour réduire nos libertés et nous enfermer au nom de la
sécurité intérieure. Pour sauver ce système pourrissant, l'Etat n'a
d'autre choix que de recourir à une violence grandissante. Cela ne fait
que révéler son caractère de classe et son rôle de garant de l'ordre du
capital. Partout en Europe, les Etats capitalistes préfèrent appuyer
directement ou indirectement les franges les plus réactionnaires de la
bourgeoisie face à ceux qui veulent résister.

Ces attaques ciblent particulièrement les modes de mobilisation
(réquisitions de logements, fauchages d'OGM, occupations d'usines) qui
sortent des carcans établis par les règles du jeu étatiques. Dans toute
l'Europe, le pouvoir frappe d'abord celles et ceux qui n'attendent pas
les élections pour contester, celles et ceux qui refusent d'assimiler
lutte politicienne et lutte politique.
Nous ne plierons pas face à la répression étatique. Alternative
libertaire déclare toute sa solidarité à nos camarades persécuté-es par
la machine répressive qu'ils soient de Belgique ou d'ailleurs !

Si l'oppression ne connaît ni limite ni frontière, notre solidarité non
plus !

Alternative libertaire le 27 mai 2013
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Re: Alternative libertaire

Messagede Vieille Chouette » 31 Mai 2013, 13:57

Pour en finir avec l’austérité, le capitalisme et toutes les oppressions

La crise actuelle du capitalisme a des conséquences politiques différentes selon les pays mais partout la logique de la classe dirigeante est la même : préserver les privilèges des plus riches en faisant payer les populations.

Contre l’austérité


On nous répète que nous devons « nous serrer la ceinture pour sortir de la crise ». Cette idée n’est qu’un vaste mensonge puisque ce qui est pris d’une main aux travailleurs-ses, aux chômeur-ses, aux retraité-es est reversé de l’autre main aux capitalistes.
- 70, 8 milliards d’euros : c’est le montant des niches fiscales en France en 2013
- 4,2 millions d’euros : c’est le revenu annuel moyen des patrons du CAC 40
- 50% de chômage chez les jeunes actif-ves (15-24 ans) en Espagne et en Grèce

(Sources : Budget 2013, L’Expansion, Eurostat)

Contre le capitalisme

La misère et les inégalités sont les conséquences de la voracité de quelques privilégiés ! Les patrons et leurs laquais journalistes de marché nous répètent à longueur de journée que le problème est le « coût du travail », alors que le véritable problème c’est le coût du capital.
- 40 milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires des entreprises du CAC40 en 2012
- 165% d’augmentation de la part des dividendes dans le partage de la valeur ajoutée sur 20 ans
- et seulement 20% d’augmentation du salaire réel sur la même période.
- 210 milliards d’euros de dividendes versés par les sociétés non financières en 2011

(Sources : Les Echos, INSEE)

Contre toutes les oppressions

L’extrême droite a le vent en poupe partout en Europe, et les discours xénophobes et sexistes se banalisent. Ces mouvements ne font que diviser les classes populaires qui devraient au contraire s’unir contre ce système destructeur.
- 12 milliards d’euros : c’est ce que les immigré-es rapportent aux organismes sociaux chaque année (différence entre les prestations sociales versées aux immigré-e-s et ce qu’ils cotisent au chômage, retraite et sécu).
- 30% : c’est l’écart de salaire entre un homme et une femme à travail égal à plein temps

(Sources : Ministère des Affaires sociales, Observatoire des Inégalités)

Hollande: le changement n’est qu’un slogan

L’arrivée au pouvoir de François Hollande en mai 2012 et la formation d’un gouvernement socialiste et écologiste n’a pas fait longtemps illusion. Ces derniers ne doivent leur élection qu’au rejet massif et légitime de Sarkozy et de sa clique. Ses représentants étant formés dans le même moule des grandes écoles et du libéralisme, il n’y avait pas grand chose à attendre de l’arrivée au pouvoir de la « gauche ». Les politiques menées sont dans la (droite) ligne de ce qui a été fait sous Sarkozy. Quelques illustrations :

Une politique aux ordres du patronat

Sarkozy ne se cachait pas de ses amitiés envers les plus riches. Sa politique l’illustrait : bouclier fiscal, cadeaux fiscaux en tout genre, etc. Le gouvernement socialiste poursuit dans la lancée : après les 20 milliards d’euros de cadeaux fiscaux supplémentaires accordés en novembre 2012, il va transcrire dans la loi l’accord dit de « sécurisation de l’emploi ». Cet accord (signé seulement par trois syndicats minoritaires) fait la joie du MEDEF. On comprend pourquoi puisqu’il offre la possibilité aux patrons de réduire les salaires et/ou d’augmenter le temps de travail des salarié-e-s par des accords d’entreprises en échange du maintien (provisoire) des emplois. Le racket patronal est désormais inscrit dans la loi !

La politique extérieure : l’impérialisme

La droite avait fait la guerre à son ancien ami Kadhafi pour le pétrole libyen. Désormais la « gauche » a elle aussi eu droit à sa guerre : au Mali cette fois. En venant au secours d’une dictature militaire intégrée à la Françafrique, le gouvernement a voulu préserver l’influence française dans une zone riche en uranium et réaffirmer son leadership face aux impérialismes chinois, américain ou qatari.
Sans-papiers, police : les politiques sécuritaires ont la vie dure

Le Sarkozy président continuait le sale boulot du Sarkozy ministre de l’Intérieur : chasse aux immigré-es, flicage de la population, répression des mouvements sociaux. Bref, une politique raciste et sécuritaire. Dans l’opposition, les socialistes se plaisaient à signer des pétitions dénonçant ces politiques. Qu’ont-ils fait en arrivant au gouvernement ? La même chose : poursuite de la chasse aux immigré-es, expulsions des Rroms, etc.

Sur les licenciements : beaucoup d’agitation pour pas grand chose

Sarkozy aimait s’agiter devant les caméras dès que des salarié-es étaient menacé-es de licenciement économique mais la réalité c’était le laisser faire et les promesses non tenues. Résultat : des milliers d’emplois détruits, pour le plus grand bonheur des actionnaires, et des salarié-es à la rue. La « gauche » fait-elle mieux ? Non. Beaucoup d’agitation médiatique mais le même laisser-faire : Sanofi, Mittal-Florange ou PSA ne sont que quelques noms sur une longue liste.

Résister, contre-attaquer

Les gouvernements passent mais les problèmes s’amplifient. Le changement ne viendra pas « d’en haut » par une énième alternance. Il viendra de la capacité des millions de travailleur-ses, chômeur-ses, retraité-es et jeunes à se mobiliser pour renverser le rapport de force actuel qui profite aux capitalistes. Pour que nos luttes ne restent pas isolées, comme trop souvent, unifions nos revendications.

Sur le front du logement : beaucoup de mal-logé-es et de logements vides ! En France il y a plus de 3 millions de mal-logé-es et 2,4 millions de logements ou locaux vacants. Les loyers continuent sans cesse d’augmenter et contribuent à l’appauvrissement général.

Alternative libertaire revendique la réquisition de logements vides et le blocage des loyers.

Chômage, licenciements

La France compte 5 700 000 chômeurs et chômeuses inscrit-es et non-inscrit-es à Pôle emploi. Plus d’un chômeur-euse sur deux inscrit à Pôle emploi ne touche pas d’indemnité. Il y a près d’un million de personnes ne touchant aucun droit (ni chômage, ni RSA). Les licenciements continuent d’exploser. Dans l’immédiat, Alternative libertaire revendique :
- une diminution drastique et un partage du temps de travail sans baisse de salaire et avec des embauches correspondantes,
- le droit de veto des travailleur-ses sur les licenciements,
- le blocage des dividendes des actionnaires,
- la réquisition et l’autogestion des entreprises sacrifiées et, à terme, l’autogestion de toutes les entreprises.

Antipatriarcat

Le débat récent sur le mariage pour toutes et tous a été l’occasion d’une poussée d’acné des réactionnaires de toutes obédiences. Contre l’homophobie et l’ordre patriarcal, Alternative libertaire revendique :
- l’égalité totale entre les homosexuel-es, bisexuel-es, transgenres et hétérosexuel-es ainsi qu’entre les hommes et les femmes.

Ecologie

Alors que la crise écologique se développe, l’entrée des écologistes au gouvernement n’aura pas changé grand chose : maintien des grands projets inutiles (comme l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes), continuité de la politique nucléaire, reprise de la prospection pour les gaz de schiste. Alternative libertaire revendique :
- l’abandon des grands projets inutiles,
- la sortie rapide du nucléaire,
- ni le protectionnisme, ni le libre-échange mais l’autonomie productive.

Immigration, racisme d’Etat : Les politiques et les discours racistes ne visent qu’à détourner la population de ses vrais ennemis : les patrons, les capitalistes et leurs laquais. Alternative libertaire revendique :
- l’abrogation des lois racistes et sécuritaires,
- la régularisation de tou-tes les sans-papiers,
- le droit de vote des étranger-es.

S’entraider, lutter, autogérer

Partout dans le monde, les luttes se développent face à la tyrannie et au capitalisme. Les révolutions en Afrique du Nord et au Moyen-Orient ont réussi à chasser les dictateurs. Mais la route est encore longue jusqu’à l’avènement de sociétés débarrassées des inégalités et de l’oppression. Lutter n’est pas suffisant pour changer les choses. Pour qu’un changement ait lieu, il faut que dans nos résistances, nos luttes, nous construisions les embryons d’un pouvoir réellement aux mains du peuple.

Cette perspective repose sur trois axes :

S’entraider : la solidarité est une arme

L’appauvrissement, l’exclusion et la résignation qui en résulte sont une aubaine pour les capitalistes qui peuvent continuer leurs politiques cyniques. C’est également sur fond d’isolement et d’abattement que prospèrent l’extrême droite et ses idées démagogiques. Il y a donc urgence à reconstruire des solidarités de classe. L’objet premier de ces solidarités c’est l’accès aux besoins primaires : logement, nourriture, santé, électricité/gaz, etc. Dans nos quartiers ne laissons plus faire les expulsions de locataires ou de squatteur-euses, ne laissons plus les gens à la rue, ne laissons pas faire les coupures d’électricité. Partout des actions directes et collectives de solidarité doivent être menées : réquisition de logements vides, réquisitions de nourriture dans les supermarchés,…

Lutter : convergence et auto-organisation

La résistance à l’offensive capitaliste passe par la solidarité mais aussi par la lutte : tant que le camp des travailleurs et des travailleuses apparaîtra désarmé face aux patrons, ceux-ci continueront à faire ce qu’ils veulent et à nous faire subir la loi du plus riche. Il faut donc que nous nous organisions pour résister et contre-attaquer. Pour cela il faut renforcer, démocratiser et développer les outils de luttes : syndicats, collectifs, comités de quartiers. Pour que nos luttes ne soient pas dénaturées, il faut défendre l’auto-organisation de celles-ci : les assemblées générales, les coordinations sont autant d’outils qui le permettent.

Autogérer : tout le pouvoir au peuple !

Notre objectif ne doit pas être seulement d’empêcher les licenciements et de stopper les mesures d’austérité : il faut qu’à travers nos luttes nous semions les graines d’une véritable transformation de la société. Cela passe par la reprise en main des entreprises par les travailleurs-euses et la mise en autogestion des outils de production. Cela passe également par l’autogestion de nos lieux de vie, d’étude. Partout il nous faut reprendre le contrôle de l’économie, de nos quartiers, en construisant des contre-pouvoirs démocratiques (comités, collectifs, assemblées générales, etc.), contrôlés par le plus grand nombre et au service de toutes et tous. Ce sont ces contre-pouvoirs qui jetteront les bases d’un pouvoir populaire et la perspective d’une nouvelle société qui soit réellement démocratique et égalitaire.


Source : http://alternativelibertaire.org/spip.php?article5326
Je sais que les asiles et les prisons de ce pays, sont le dépôt des inclassés, des nouveaux enragés, je sais qu'faut se courber et toujours rester muer, se plier, s'laisser bouffer, et en redemander... (Kyma - Les grands vides pleins)
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Re: Alternative libertaire

Messagede altersocial » 17 Oct 2013, 18:24

Pourquoi le FN monte et pourquoi il faut le faire reculer

Dimanche 13 octobre, le candidat Front national a remporté l’élection cantonale de Brignoles (Var) avec près de 54 % des voix. La victoire électorale de ce petit bureaucrate fasciste se déroule dans un climat particulièrement inquiétant : montée des idée d’extrême droite partout en Europe et des violences criminelles qui vont avec (meurtres et agressions de militant-e-s, d’immigré-e-s, d’homosexuel-les), baisse des luttes sociales et découragement des exploité-e-s face au rouleau compresseur capitaliste.

Au lendemain du premier tour, le 6 octobre, il était de bon ton de relativiser le gros score du front national au premier tour. Certes le Front national ne progressait pas en nombre de voix par rapport aux précédentes élections cantonales. Pourtant son score, ajouté à celui d’un dissident d’extrême droite du Parti de la France (9 % des voix) était suffisamment élevé pour qu’on s’en inquiète. Par ailleurs, pourquoi aurait-il fallu en conclure qu’une part non négligeable des abstentionnistes ne voyaient pas d’un bon œil ce score ? La victoire du FN au second tour est venue confirmer cette inquiétude.
Parti au passé criminel...

Comment se fait-il, qu’aujourd’hui, tant de personnes en arrivent à placer leurs espoirs dans un parti qui pourtant porte en lui un passé criminel (celui de la collaboration, de la torture en Algérie, de l’assassinat de Brahim Bouarram) et qui incarne un futur synonyme de haine, de division et d’écrasement pour toutes et tous les travailleurs ?

Ce score électoral s’explique par deux raisons principales :

Une montée des idées d’extrême droite alimentée par une classe politique qui, pour masquer sa soumission aux riches et aux patrons – et les politiques antisociales qui vont avec –, stigmatise les plus exclu-e-s (immigrés, jeunes, Roms). Du PS au FN, en passant par l’UMP ce sont les mêmes discours à quelques nuances près : il vaut mieux tirer sur celles et ceux qui souffrent le plus de la violence économique et sociale du capitalisme que de s’attaquer aux vrais problèmes des millions de salarié-e-s, retraités, chômeurs et chômeuses de ce pays. Pourtant ce ne sont ni les immigré-e-s, ni les Roms qui réduisent les salaires, qui cassent les retraites ou qui augmentent les prix ou les loyers. Ce sont les capitalistes et leurs laquais politiques.
Un désespoir causé par les difficultés sociales et économiques. Beaucoup se jettent dans les bras du FN en pensant que ce parti incarne un espoir à travers ses solutions démagogiques : politique nationaliste, sortie de l’euro, etc. Ceux et celles-là se trompent. Et si le FN arrive au pouvoir un jour, la gueule de bois risque d’être violente.

...et parti capitaliste

Derrière de pseudo discours antilibéraux, Le Pen père et fille ont toujours défendu la liberté d’entreprendre, la chasse aux organisations syndicales, les cadeaux aux patrons... à condition que ceux-ci soient français. Le FN est un parti capitaliste dirigé par des millionnaires. Le nationalisme du FN signifie seulement que ce parti entend nationaliser le capitalisme. Capitalisme français, capitalisme international ou européen le résultat est le même pour le peuple : exploitation économique, vie chère pour les salarié-e-s. Que nous importe d’engraisser par notre travail un capitaliste chinois ou un capitaliste français ? Ce que nous voulons c’est la destruction de cette exploitation. Ce que nous voulons, c’est le pouvoir pour toutes celles et ceux qui triment au quotidien.

Alternative Libertaire met en garde celles et ceux qui par désespoir se jetteraient dans les bras du FN ou qui, pour "sanctionner la classe politique", seraient tentés de le faire. Voter FN ce n’est pas faire entendre sa voix. C’est au contraire l’éteindre définitivement sous le bruit de bottes du fascisme.

Alternative Libertaire défend au contraire la solidarité des exploité-e-s. Le système est pourri, la classe politique est corrompue. Le seul espoir des exploité-e-s réside dans leur union et leur capacité à lutter concrètement toutes et tous ensemble contre le capitalisme. Dans nos quartiers, nos entreprises, nos écoles, universités, unissons nous contre le péril fasciste et l’exploitation capitaliste.

Alternative libertaire, le 17 octobre 2013
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Re: Alternative libertaire

Messagede bipbip » 16 Nov 2013, 14:00

Contre le racisme, égalité des droits, le 22 novembre à Noisy-le-Sec
Migrants, étrangers, Roms, sans-papiers…

Quelles solutions, quelles prespectives pour l’égalité des droits ?

A Lampedusa, plusieurs centaines de migrants, hommes, femmes et enfants, se sont noyés en voulant fuir la misère. Des dizaines de milliers d’africains sont morts dans les mêmes circonstances au cours de ces dernières années.

En même temps Valls, ministre de l’Intérieur, mène une chasse forcenée aux Roms qui fuient eux aussi la misère et le racisme. Les Roms viennent principalement de Roumanie et de Bulgarie, pays que l’Europe a intégrés en son sein mais sans accorder l’ensemble des droits propres à tous les Européens, notamment celui de travailler.

Après des années d’une politique orchestrée par N. Sarkozy, de durcissement de la législation des étranger-e-s, d’attaque de leurs droits dont celui de l’asile, d’emprisonnement d’enfants, de quotas d’expulsions du territoire chaque année augmentés, d’abandon des mineur-e-s étrangers... certains avaient espéré voir un changement après l’élection de F. Hollande.

Mais, un an et demi après, le constat s’impose : M. Valls marche dans les pas de ses prédécesseurs et les rares promesses du PS sont tombées dans les oubliettes :

Des enfants sont toujours enfermés dans les centres de rétention. Des enfants sont interdits d’école. Le droit de vote des étranger-e-s est enterré. Les mesures contre les contrôles au faciès sont abandonnées. L’assouplissement du droit au séjour (Ceseda) est repoussé à l’après élections municipales. La majorité des sans papiers ne sont pas régularisés et restent une main-d’oeuvre bon marché corvéable à merci faisant les délices des marchands de sommeil. La destruction des bidonvilles sans relogement des familles se poursuit.

Qu’il s’agisse des migrant-e-s venu-e-s d’Afrique, d’Asie ou d’Europe, de leurs enfants, nés en France ou pas, le spectre d’une invasion est encore une fois agité, en écho aux campagnes nauséabondes de la droite et de l’extrême droite. Et le racisme ne cesse de gangrener toute la société.

Les militants d’Alternative libertaire et leurs amis, investis depuis longtemps dans les luttes pour l’égalité des droits entre français-e-s et étranger-e-s, au travail, dans le logement, dans la société et pour la liberté de circulation et d’installation de tous et toutes vous invitent à débattre de ces questions

Réunion Publique
le vendredi 22 novembre à partir de 20h à l’Ambassade de Merlan (43 rue de Merlan, Noisy le Sec)


http://www.alternativelibertaire.org/sp ... rticle5528
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