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UCL, Union Communiste Libertaire

MessagePosté: 12 Juin 2019, 13:23
de Nénika
Premier congrès de l’Union Communiste Libertaire

Déclaration finale

https://www.infolibertaire.net/premier- ... on-finale/

Réuni·es en congrès commun, nous, militantes et militants d’AL et de la CGA, avons décidé de fonder une nouvelle organisation révolutionnaire : l’Union communiste libertaire.


À l’heure où la crise du capitalisme s’amplifie, on voudrait nous imposer un choix entre la bourgeoisie libérale au pouvoir et l’extrême droite en embuscade.

Nous le refusons et nous affirmons bien au contraire qu’il est nécessaire aujourd’hui de porter un autre projet de société basé sur la démocratie directe, l’autogestion et le fédéralisme.

Nous ne voulons ni d’un monde taillé sur mesure pour ceux qui possèdent les richesses, ni d’une société cadenassée, militarisée et de plus en plus sous surveillance numérique.

Ici comme ailleurs, nous sommes solidaires avec les migrant·es et réfugié·es et nous nous tenons aux côtés de celles et ceux qui veulent abattre les frontières et briser l’impérialisme, le néo-colonialisme et particulièrement la Françafrique.

En France, la colère des Gilets jaunes a rappelé au pouvoir, et avec éclat, que la lutte des classes était plus que jamais d’actualité.

Le pouvoir ne s’y est d’ailleurs pas trompé en usant contre ce mouvement d’une violence d’État particulièrement brutale.

Nous avons pris toute notre part aux mobilisations des Gilets jaunes comme nous prenons part, et activement, au combat de classe en construisant nos luttes, nos grèves, nos syndicats.

Inlassablement, sur nos lieux de travail, nous résistons au quotidien à l’exploitation capitaliste. Et la Grève générale reste notre ordre du jour.

Sur les lieux d’études nous combattons la sélection sociale de plus en plus accrue.


L’Union communiste libertaire sera aux côtés de celles et ceux qui se battent pour détruire le patriarcat. Dans nos rangs comme dans la société, nous combattrons les oppressions de sexe et de genre, le sexisme et les LGBTIphobies.

Face à la mécanique raciste, nous serons à l’offensive et nous sommes solidaires des luttes contre les violences policières.

Nous continuerons de marcher avec les manifestant-es qui descendent dans la rue pour dénoncer le dérèglement climatique et l’effondrement de la biodiversité dont les capitalistes sont responsables.

Ouverte à toutes celles et ceux qui veulent bâtir une autre société, l’Union communiste libertaire est l’outil que nous forgerons chaque jour, dans les villes et les quartiers où nous vivons, dans les campagnes, pour dessiner demain un avenir émancipé de l’exploitation et de toutes les dominations.

Un avenir qui porte un nom et dans lequel nous plaçons nos espoirs : le communisme libertaire.

Le 10 juin 2019

Re: UCL, Union Communiste Libertaire

MessagePosté: 26 Juil 2019, 00:36
de Pïérô
Comment nous avons choisi Union communiste libertaire

http://www.alternativelibertaire.org/?C ... CQmpRBNp7Q

Re: UCL, Union Communiste Libertaire

MessagePosté: 30 Juil 2019, 16:03
de Pïérô
Manifeste de l’UCL

Le Manifeste de l’Union communiste libertaire est la base commune à toute l’organisation, adoptée lors du congrès d’unification d’AL et de la CGA, du 8 au 10 juin 2019, dans l’Allier. Les gens qui veulent rejoindre l’UCL sont invités à le lire au préalable, pour vérifier qu’ils sont en accord dans les grandes lignes.

... http://www.alternativelibertaire.org/?- ... X5qoBSUnhw

Re: UCL, Union Communiste Libertaire

MessagePosté: 03 Sep 2019, 00:51
de Lila
Tract de l'UCL

Grenelle des violences conjugales : Nouvel enfumage gouvernemental

Télécharger en PDF : https://www.alternativelibertaire.org/I ... ugales.pdf

Grenelle des violences conjugales : Nouvel enfumage gouvernemental

Indifférence policière, budgets dérisoires des institutions étatiques, tarissement des ressources allouées aux associations... Il semble bien qu’en matière de féminisme et de lutte contre le patriarcat, l’État n’est pas la solution mais bien une partie du problème.

Début juillet, des centaines de personnes se sont rassemblées contre les féminicides, à Paris, Saint-Denis, Perpignan... Les violences conjugales demeurent largement impunies en France. Quelques jours auparavant, soumise à la pression des multiples mobilisations féministes, la secrétaire d’État Marlène Schiappa avait annoncé l’organisation d’un Grenelle exceptionnel, à la rentrée, sur la question des violences conjugales. Mais, à la différence du gouvernement, le féminisme n’est pas pour nous une opération de communication, c’est une question de vie ou de mort !

Tous les deux jours une femme est tuée. L’année passée une femme était assassinée tous les trois jours. La majorité des femmes qui ont été assassinées cette année a porté plainte. Depuis que Macron est au pouvoir, ce sont plus de 520 femmes qui ont été tuées parce que femme. L’État entend y remédier par un budget de 70 millions d’euros contre les violences faites aux femmes, soit environ un euro par habitant · es.

Dans les faits, Le gouvernement fait partie du problème.

Le gouvernement a confirmé le contenu de la réforme des retraites ayant pour conséquence un appauvrissement général des pensions des femmes les mettant toujours plus sous la dépendance de leur compagnon et les fragilisant face aux violences.

Les places d’hébergement pour les femmes et notamment les femmes victimes, continuent d’être fermées.
La casse effective de l’assurance chômage va pousser de nombreuses femmes hors du champ d’indemnisation.
Le gouvernement a réduit les subventions pour le Planning familial, l’une des principales associations de lutte contre les violences, allant jusqu’à 30 % dans certains départements
Le silence est le plus total sur la mort de Zineb Redouane, tuée par les forces de police. À la lumière de l’ensemble des mesures qui viennent d’être prises par le gouvernement, le « grenelle » se révèle pour ce qu’il est, de l’enfumage, alors qu’une femme sur 10 qui subit des violences conjugales et bien souvent, se retrouve seule et sans secours.

Les responsabilités de l’État sont accablantes, notre résistance doit être totale ! L’Union communiste libertaire appelle à soutenir et à relayer les revendications des 35 familles unies, dont une sœur, une fille, une mère, une cousine, a été assassinée parce que femme :

Inscription du terme « féminicide » dans le code pénal, en tant que crime machiste et systémique.
Mobilisation de la société toute entière sur ce sujet (médias, éducation nationale...)

Nous serons également aux côtés d’Isabelle dans son combat pour la vérité et la justice pour sa sœur et ses deux parents, assassinés par l’ex-conjoint en 2014. En octobre, elle attaque l’État en procès pour sa responsabilité dans ces féminicides et sa non-assistance à personne en danger, malgré les appels au secours au moment où l’assassin allait agir.

Nous relayons l’appel des féministes de Saint-Denis à ce que dans chaque ville, les femmes se rendent devant les commissariats pour exiger vérité justice pour toutes les sœurs, les mères, les filles, les collègues, les voisines, qui ont été assassinées.

L’émancipation des femmes sera l’œuvre des femmes elles-mêmes !

En tant que libertaires, nous pensons que seules les luttes auto- organisées et l’autogestion nous permettront de sortir de tels systèmes de domination, contre ceux qui en profitent et qui ont tout intérêt à les préserver.


https://www.alternativelibertaire.org/? ... ernemental

Re: UCL, Union Communiste Libertaire

MessagePosté: 08 Sep 2019, 19:01
de Lila
La force des femmes change le monde, Rejoignez-nous au sein de l’UCL

La force des femmes change le monde, Rejoignez-nous au sein de l’UCL

Notre organisation, l’Union communiste libertaire (UCL) a été créée le 8 juin 2019. Elle est née de la fusion entre Alternative libertaire (AL) et la Coordination des groupes anarchistes (CGA). Les femmes de ces deux organisations ont largement pris part à ce processus de fondation. Aujourd’hui, nombre de camarades communistes libertaires nous rejoignent pour poursuivre avec nous l’important travail entamé sur les luttes féministes, antipatriarcales : formations, soutien à l’auto-organisation des femmes, développement et diffusion de pratiques et outils féministes, des espaces non-mixtes, solidarité de nos allié · es etc, protection des femmes au sein et hors de l’organisation.

Quand les femmes se lèvent, les peuples avancent

Partout dans le monde, les femmes révolutionnaires s’organisent et luttent plus que jamais pour défendre leurs droits, dénoncer les violences machistes, combattre le patriarcat et le capitalisme.

Le 8 mars 2018, les femmes zapatistes ont organisé une rencontre qui a réuni 8 000 femmes du monde entier qui luttent. Elles ont alors affirmé la nécessité d’en finir avec le système capitaliste patriarcal. Dans toute l’Amérique latine, de nombreuses manifestations sont organisées pour dénoncer les féminicides sous le slogan « Ni una menos » (« pas une de moins »). Au Brésil, les femmes sont descendues dans la rue contre l’élection du candidat d’extrême droite Bolsonaro, reprenant « Ele Nao » (Pas lui).

Les 8 mars 2018 et 2019, les femmes ont réussi à s’unir et se rassembler par millions dans les principales villes espagnoles. Les femmes kurdes construisent un mouvement féministe antipartriarcal fort et préparent une rencontre des femmes du monde pour 2020.

Appuyons-nous sur ces expériences, trouvons la force de nous réunir et de nous organiser. Sans nous, les femmes, le monde ne fonctionne pas !

Féministes libertaires, nous luttons contre toutes les oppressions

Notre féminisme libertaire est au croisement des luttes contre toutes les exploitations et de toutes les oppressions. Il est anti- capitaliste, écologiste et anti-raciste. Nos aspirations démocratiques sont anti-étatiques. Nous ne pensons pas que le renforcement de l’État soit une solution, mais plutôt qu’il fait partie du problème, notamment parce qu’il précarise le travail, participe à la destruction des services publics, piétine nos conquis sociaux (fermeture de maternité, des Plannings familiaux, et des centres IVG...). Les femmes sont les premières victimes de ces politiques mortifères.

Quant à la police et la justice, non seulement elles ne protègent pas les femmes, mais les laissent en proie à leurs agresseurs et assassins. Le nombre de féminicides à travers le monde et en France ne cesse d’augmenter. Les coups portés aux corps de femmes sont quotidiens. Les lois sont insuffisantes, et les moyens sont dérisoires face à cette urgence.

Si nous luttons pour améliorer nos conditions de vie ici et maintenant, nous luttons aussi pour abolir le patriarcat. Le patriarcat est un système politique, économique et social basé sur la division sexuée du travail au travers de l’exploitation domestique et de la domination de nos corps, de nos vies et de nos sexualités. Il repose sur la soumission physique, psychique et économique des femmes. Tout écart de ces assignations est sanctionné pour assurer le maintien de l’ordre social et sexué. À ce titre, nous affirmons que les luttes féministes et anti-LGBTIphobie sont étroitement liées et doivent être portées côte-à-côte sans effacer leurs spécificités.

Aucun lieu n’échappe à la violence, aucun lieu n’échappera à notre vigilance

C’est pourquoi nous sommes révolutionnaires, investies dans nos syndicats, nos associations, nos lieux de travail, de vie, nos collectifs. Aujourd’hui il est fondamental de nous unir, de faire front ensemble et nous appelons donc toutes celles qui se retrouvent dans ces valeurs à s’organiser avec nous pour mener à bien nos luttes.

L’organisation est une arme ! Nous appelons dès maintenant les femmes à s’organiser, à construire partout des contre-pouvoirs, à développer des solidarités et des espaces d’émancipation, à nous rejoindre au sein de l’Union communiste libertaire.

Vive celles qui luttent ! Toutes unies nous vaincrons !


https://www.unioncommunistelibertaire.o ... n-de-l-UCL

Tract en PDF : https://www.unioncommunistelibertaire.o ... nistes.pdf