Mélanchonneries, FI

Re: Mélanchonneries

Messagede bipbip » 22 Juil 2017, 19:01

Mélenchon, la rafle du Vel’ d’Hiv’, le coup de gueule du chef des armées… problème !

Je mets, à la suite de ces premières lignes d’introduction, ce que m’ont inspiré sur FB les deux évènements mentionnés en titre.

Dans le débat qu’il faut avoir avec ceux et celles qui se reconnaissent, en tout ou partie, dans la France Insoumise, il n’est pas possible, selon moi, d’esquiver ce qui n’apparaît que par intermittence dans les positionnements de Jean-Luc Mélenchon : son rapport à l’Etat, à la République, à la France… Sur ces questions-là, il est de bon ton, chez les insoumis-es qui s’en offusquent (je ne parle pas de ceux/celles qui se refusent à toute prise de distance un minimum critique vis-à-vis des paroles de « l’Insoumis intouchable »), de les relativiser, en fait, de les décrocher de ce qui serait le coeur de la démarche insoumise, à savoir les mesures antiaustérité qui affectent immédiatement la vie quotidienne de chacun-e. Le reste, ces thèmes tournant autour de la question de l’Etat, serait marginal, de l’ordre de maniaqueries de quelqu’un qui n’aurait pas encore muté pleinement vers une orientation à part entière populaire. Par où la République, la France, seraient l’indice résiduel d’une rhétorique désuète ou folklorique, anodine en tout cas en regard du reste… essentiel, le social antiaustéritaire. Or, ma position est qu’en réalité l’Etat est le référent problématique qui oeuvre comme en souterrain derrière les invocations mélenchoniennes de la République et de la France, qui oeuvre en retrait, délibérément posé en latence, derrière le discours social qui porte les campagnes électorales mélenchoniennes. Un Etat dont on voit pourtant comment, dans son décentrage plus marqué que jamais vers le sécuritaire et dont l’état d’urgence est l’emblème, il est devenu l’outil majeur du traitement politique par les élites au pouvoir justement des questions sociales.

L’Etat, que je qualifie très clairement comme capitaliste car défendant la logique du capital de faire payer sa crise à la population, est étroitement imbriqué, impliqué, dans les réponses politiques aux contestations que suscitent la réforme du code du travail et en fait l’ensemble de la politique sociale des gouvernements successifs. L’objection insoumise que la 6e république permettrait de recentrer l’Etat dans sa supposée mission première (un Etat de tous/toutes pour tous/toutes) se trouve précisément très affaiblie par les déclarations en pointillé, resurgissant au coup par coup, de Jean-Luc Mélenchon, hier sur les policiers qu descendent dans la rue, aujourd’hui sur la responsabilité (ou pas) de la France dans la rafle du Vel d’Hiv’ ou sur les déclarations du Chef des armées (dont on apprend qu’il vient de démissionner) contre les restrictions budgétaires que Macron veut imposer à celles-ci. Dans ces déclarations s’exprime une conception de l’Etat qui, une fois portée au gouvernement par une victoire de la FI, pourrait devenir une épée de Damoclès suspendue au-dessus de luttes sociales susceptibles à tout moment d’être postulé-es hermétiques à la logique de l’intérêt général, la seule qui vaille pour…la République, pour la France. Intérêt général qu’aucune revendication particulière ne saurait entraver. Magie de concevoir qu’un Etat, seulement investi de l’intérieur par une opération électorale, pourrait s’émanciper du tissu social qui le nourrit depuis des décennies, voire quelques siècles, je veux parler d’un pouvoir patronal qu’aucune mesure programmatique de la France Insoumise n’attaque à la racine, l’extraction de plus-value et le mécanisme d’exploitation induit.

... http://www.anti-k.org/2017/07/21/melenc ... -probleme/
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Re: Mélanchonneries

Messagede bipbip » 27 Aoû 2017, 15:11

Mélenchon piétine l’indépendance de la CGT

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La France Insoumise se prend maintenant pour la grenouille qui avale le boeuf !

Nous avons pendant longtemps défendu pied à pied l’indépendance de la CGT vis-à-vis du PCF. Puis le délitement du PCF nous a conduit à défendre l’idée que l’indépendance vis-à-vis d’un parti ne veut pas dire apolitisme. Nous défendons l’idée que la CGT doit inscrire son activité dans une perspective de révolution sociale et dans le respect du pluralisme des sensibilités politiques qui partagent le mouvement le mouvement ouvrier.

Alors quand les militants de Mélenchon veulent imposer leur calendrier et leur leadership sur le mouvement social et la CGT en entretenant une confusion complète (voir l’affiche ci-joint), nous sommes encore debout contre de telles pratiques !

Une mise au point du Bureau confédéral devient nécessaire devant la multiplication de ces pratiques par des militants FI !


http://www.communisteslibertairescgt.or ... a-CGT.html
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Messagede bipbip » 07 Sep 2017, 20:36

Mélenchon compare Merkel et Cazeneuve à Maduro pour ne pas condamner le régime du Venezuela

Le chef de file de la France insoumise estime que le président vénézuélien use des mêmes méthodes que la France et l'Allemagne. C'est plus que discutable.

POLITIQUE - Jean-Luc Mélenchon ne cède pas d'un pouce sur le Venezuela et contre-attaque. Interrogé ce mardi 5 septembre sur BFMTV sur les exactions imputées au régime de Caracas, qualifié par Emmanuel Macron de "dictature", le chef de file de la France insoumise s'est refusé à condamner le président Nicolas Maduro qu'il n'a pas hésité à comparer à la chancelière allemande Angela Merkel ou à l'ancien premier ministre Bernard Cazeneuve.

... http://www.huffingtonpost.fr/2017/09/05 ... r-homepage
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Re: Mélanchonneries

Messagede bipbip » 23 Sep 2017, 17:03

Tract AL pour la manif de ce 23 septembre 2017

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http://alternativelibertaire.org/?Toute ... tre-Macron
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Re: Mélanchonneries

Messagede bipbip » 19 Oct 2017, 18:06

Mélenchon se dédouane sur le dos des syndicats

Savoureux moments d’arrogance et d’autosatisfaction du tribun de la France Insoumise qui, en accusant les syndicats de n’avoir pas su diriger une lutte dont il leur « offrait » généreusement la conduite, tente de se faire passer pour notre sauveur. Extraits du blog de Mélenchon :

"Je fais le point sur cette étrange semaine. Est-ce celle où nous avons perdu une bataille sur le Code du travail si mal conduite ?
La semaine précédente avait vu le front du refus syndical s’élargir de façon spectaculaire avec l’entrée en opposition de Force Ouvrière puis le rendez-vous unitaire au siège de la CGT. Nous pensions tenir l’occasion de voir le mouvement social se reprendre en main face à l’adversaire. Le 23 septembre, dans mon discours place de la République, j’avais dit que nous demandions aux syndicats de prendre l’initiative et que nous nous placerions à leur suite. L’idée était de réduire le niveau de tension créé par les remarques acides du secrétaire général de la CGT et de celui de FO. Nous voulions aussi stopper d’un coup la grosse campagne selon laquelle nous serions en compétition pour diriger la lutte. Bref, nous avons passé la main de la conduite du combat pour faciliter son déroulement et surtout son élargissement. La suite a été bien décevante.
Car de ce leadership, que sort-il ? Fort peu. À vrai dire : rien. La réunion syndicale unitaire a convoqué une autre réunion unitaire pour « envisager une journée d’action en novembre ». Pendant ce temps les corporations, abandonnées à elles-mêmes, négocient séparément. Les plus puissantes obtiennent des résultats spectaculaires. Ainsi les routiers et les dockers. Leurs acquis confirment notre procès contre ces ordonnances. Ils obtiennent que l’accord de branche s’impose à l’accord d’entreprise ! Mais toutes les autres professions où le rapport de force est plus difficile à construire et où le niveau d’organisation n’est pas le même, restent clouées au sol. Tout semble se dessiner pour une défaite du mouvement ouvrier traditionnel.
Pour l’instant la probabilité de la victoire de Macron par KO sur ces ordonnances augmente d’un bon cran. Et cela alors que les conditions semblaient s’être considérablement dégradées pour lui. Pour nous ce doit être un sujet de réflexion approfondie. Le « vieux monde » impuissant à vouloir et à changer quoi que ce soit, ce n’est peut-être pas qu’un thème politique. Les directions des corps intermédiaires peuvent-elles être autre chose que des rouages à l’intérieur d’une réalité qui fonctionne comme un bloc ?
Je demande que l’on réalise la violence de ce que nous sommes en train de subir, pieds et poings liés. Et l’ampleur de la défaite qui se dessine sous nos yeux. Mieux que Reagan, plus vite que Thatcher, mieux que Blair, avec un seul texte et en quatre mois, Emmanuel macron va-t-il renverser cent ans de compromis social ? Et il ne faudrait pas en tirer des conclusions ? En tous cas après avoir tenu son poste de combat sans faiblir, « la France insoumise » ne doit se résigner d’aucune façon."

Si nous pouvons partager une part du constat donné par Mélenchon, on se demande bien pourquoi il ne reprendrait pas la direction du mouvement que, dans sa manière de refaire l’histoire, il aurait exercé jusqu’au 23 septembre puis abdiqué ensuite volontairement à une bande d’incapables ? Un million sur les Champs-Elysées nous avait-il promis d’organiser. Tiens il n’en parle plus ?
Oui sauf rebondissement inattendu Macron va gagner un match. Et pas un militant syndical investi sur le terrain n’en sera surpris car au delà des reproches, qu’il faudrait savoir différencier, Mélenchon, entre ceux que méritent la CGT, FO ou la CFDT, tous les militants qui avaient déjà vécu l’impossible élargissement dans les entreprises du combat en 2016 savaient que les chances d’y parvenir cet automne étaient infimes.
La démoralisation/démobilisation des salariés est malheureusement bien réelle, comme les situations de précarité qui rendent très difficile de faire grève. Et vous faites parti, Mélenchon, de ceux qui ont construit ce recul de la conscience ouvrière en accompagnant si longtemps la politique libérale du PS et de ses gouvernements successifs. Vous êtes vous aussi du vieux monde !
Dans la polémique début septembre sur la façon dont la date du 23 septembre venait perturber inutilement la construction d’un calendrier syndical déjà compliqué, nous avions même entendu vos militants-facebook reprocher à la CGT d’avoir décidé d’une nouvelle journée de grève le 21 car cette journée de grève était une journée de division qui « gênait » la promenade du samedi 23...
Nous avons beaucoup de choses à reconstruire dans nos syndicats. Mais, Mélenchon, nous ne vous accorderons pas pour autant aucune virginité politique.


http://www.communisteslibertairescgt.or ... icats.html
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Re: Mélanchonneries

Messagede bipbip » 06 Nov 2017, 20:36

Nouvelle polémique ouverte par Mélenchon sur le thème : si on m’avait laisser diriger la lutte on aurait gagné...

Mélenchon et la Charte d’Amiens

Nouvelle polémique ouverte par Mélenchon sur le thème : si on m’avait laisser diriger la lutte on aurait gagné...

Extraits de son blog en date du 31 octobre :

« La « Charte d’Amiens » sans cesse invoquée une nouvelle fois aura eu bon dos. Il serait temps que nombre de ceux qui s’y réfèrent pour stigmatiser la présence des organisations politiques dans le combat social se demandent si ce document qui date de 1905 et résulte de la bataille entre marxistes et anarchistes au début du siècle précédent doit rester un dogme sans nuance 111 ans plus tard. Car ce texte fixe une stratégie d’unité ouvrière en tenant à distance les « sectes socialistes » (à l’époque, en 1905, il y a cinq partis socialistes) pour permettre le déclenchement de la « grève générale révolutionnaire »… Parmi les dirigeants du mouvement social actuel, qui a l’intention de préparer aujourd’hui une « grève générale révolutionnaire » comme cela est prévu dans la « charte d’Amiens » ? Personne ! »

Ce premier passage appelle deux commentaires :
• Les partis ouvriers électoralistes aujourd’hui sont dans le même état d’éclatement et de sectarisme qu’au tournant du 20° siècle. Les anarchistes et les syndicalistes révolutionnaires avaient alors deux objectifs : préserver l’unité de la CGT des rivalités sectaires et prémunir le mouvement ouvrier des illusions réformistes. Comme qui dirait que la Charte d’Amiens garde toute son actualité...
• Oui peu de dirigeants syndicaux aujourd’hui évoquent la grève générale expropriatrice mais que je sache les mélenchonistes non plus. Hélas...

Ces autres extraits sont plus clairs encore :

« Bien-sûr, le 16 novembre, il faut être dans la mobilisation syndicale. Comme à chaque étape, « La France insoumise » mobilise aux côtés des syndicats alors que l’inverse n’est jamais vrai. Personne, y compris parmi ceux qui donnent des leçons, ne mobilise autant. Il faut donc en finir avec cette hypocrisie. En tous cas je le dis clairement : les organisations politiques ont toute leur place dans la mobilisation et la conduite du mouvement de résistance sociale. »

L’extériorité affichée par la France Insoumise au mouvement social est frappante. Prétendre que « personne ne mobilise autant » que la FI est par ailleurs grotesque. Mais bienvenue aux militants de la FI qui se syndiqueront, qui feront le tour de leurs ateliers pour les mettre en grève, qui organiseront la convergence des différentes professions pour coordonner enfin la grève générale ! Nous n’avons pas besoin de chefs politiques mais d’animateurs de syndicats.
Enfin, il faut une nouvelle fois rappeler que Mélenchon porte une responsabilité directe dans le désenchantement, la désillusion qui frappe le prolétariat pour avoir été si longtemps dirigeant du PS, sénateur, secrétaire d’Etat... Avant de prétendre diriger les grèves, qu’il apprenne déjà à travailler.


http://www.communisteslibertairescgt.or ... miens.html
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Re: Mélanchonneries

Messagede ARTHUR » 10 Nov 2017, 07:40

"Ni dieu, ni César … ni Jean-Luc !" [1]
Communiqué du SUB

On le chantait, par dérision, dans nos cortèges mais il va peut être falloir marquer un peu plus le trait, tant notre "tribun de service" la ramène.

Le 16 octobre, sur son blog, Mélenchon a écrit, au sujet des ordonnances : "Je fais le point sur cette étrange semaine. Est-ce celle où nous avons perdu une bataille sur le Code du travail si mal conduite ?"

Pour lui, la raison de ces échecs semble simple : "Le dogme du "mouvement social indépendant de la politique" a montré sa limite".

Ce qu’il désigne comme un dogme c’est : la Charte d’Amiens, ce texte de référence du syndicalisme français, adoptée en 1906 lors du 9ème Congrès de la CGT, qui marqua en son temps, et d’une empreinte révolutionnaire, le désir d’autonomie prolétarienne exprimé par la classe ouvrière. "Le Congrès décide qu’afin que le syndicalisme atteigne son maximum d’effet, l’action économique doit s’exercer directement contre le patronat, les organisations confédérées n’ayant pas, en tant que groupements syndicaux, à se préoccuper des partis et des sectes qui, en dehors et à côté, peuvent poursuivre en toute liberté, la transformation sociale".

Même si la bolchévisation du syndicalisme et son caporalisme stalinien dévoyèrent largement cette revendication à l’action directe, les syndicalistes réformistes (qui a l’époque minoritaires au sein de la CGT avaient voté cette motion de consensus), ont conservé cette référence dans leurs statuts.

Jean–Luc Mélenchon qui n’invente rien, mais tente de réchauffer les vielles gamelles du populisme autoritaire prétendument de Gôche, a décidé qu’il voulait représenter à lui tout seul la lutte contre le gouvernement et l’espoir d’un avenir radieux : "nous avons besoin d’une convergence populaire. En tous cas je le dis clairement : les organisations politiques ont toute leur place dans la mobilisation et la conduite du mouvement de résistance sociale".

A vouloir trop "conduire le mouvement de résistance social", comme il dit, l’agité du Bocal [2] risque de subir, un jour, l’avanie d’une conduite de Grenoble [3].

Les tribuns de comptoir (fussent-ils de l’Assemblée Nationale) devraient savoir que le bon peuple, dont ils se croient les représentants, peuvent être, quand on les échauffe trop, peu avares de rudes caresses.

Paris, le 10 novembre 2017


[1] Couplet actualisé (par le SUB) de « l’Internationale » chantée en manif

[2] A l’Assemblée Nationale. Maintenant populaire et fréquemment utilisée, cette expression vient d’un court texte "À l’agité du bocal" de Louis-Ferdinand Céline, publié en novembre 1948 sous le titre "La lettre de Céline sur Sartre et l’existentialisme".

[3] "Cette conduite se fait, dans une Société, à un de ses membres qui a volé ou escroqué ; c’est le châtiment qu’on lui inflige dans une chambre ou dans les champs. Celui qui a reçu la conduite de Grenoble est flétri moralement ; il ne peut plus se présenter devant la Société qui l’a chassé comme indigne d’elle. Quand on a vu faire cette conduite, on n’est pas tenté de la mériter ; elle n’attaque pas le physique brutalement, mais rien n’est si humiliant : il y a de quoi mourir de honte !". Extrait de "Le livre du compagnonnage" d’Agricol Perdiguier, 1841
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Re: Mélanchonneries

Messagede Pti'Mat » 10 Déc 2017, 18:54

Mais si, Jean-Luc, la Charte d’Amiens, c’est vachement bien !

A plusieurs reprises, ces dernières semaines, Monsieur Mélenchon, chef incontesté de la France Insoumise, se permettait une attaque frontale contre la Charte d’Amiens. Cette offensive fait suite à d’autres déclarations contre l’indépendance syndicale.

Rappelons que cette Charte, adoptée à la quasi unanimité au congrès de la CGT de 1906, a permis de rassembler au sein d’une même Confédération toutes les tendances syndicales, grâce au respect de l’indépendance de classe. Ce texte fixe aussi à la CGT la responsabilité de coordonner les luttes ouvrières et de les orienter vers la grève générale révolutionnaire. La Charte donne également à la Confédération l’objectif de gérer la société après la destruction du capitalisme. Le Socialisme se caractérisant par la gestion sociale de la production des biens et des services par les travailleurs. Ce schéma stratégique est globale et cohérent !
A chaque fois que cette Charte a été remise en cause, le mouvement ouvrier a connu une division profonde, suivie d’une crise.

Monsieur Mélenchon estime pourtant que la Charte d’Amiens est dépassée. Ce qui justifierait que son parti joue un rôle dirigeant dans la mobilisation sociale : "nous avons besoin d’une convergence populaire. En tous cas je le dis clairement : les organisations politiques ont toute leur place dans la mobilisation et la conduite du mouvement de résistance sociale."

Social ou affinitaire ?
La France Insoumise n’est pas la seule organisation philosophique à estimer qu’elle pourrait intervenir comme organisation sociale. Depuis la prise du pouvoir par les bolchéviques en 1917 en Russie, ce mythe a contaminé de nombreux courants politiques.

Pour comprendre que cette croyance n’a aucun sens, il faut tout d’abord se rappeler que le mot "social" a une signification bien précise. Cet adjectif désigne un élément qui a pour but d’englober toute la société. Par exemple, la Sécurité Sociale avait vocation en 1945 à associer tous les travailleurs et travailleuses. Il en est de même d’une confédération syndicale comme la CGT.

Mais un parti, même quand il revendique 500 000 adhérents sur internet, reste et restera une organisation réduite à un courant philosophique. Même les partis uniques officiant sous les dictatures n’ont jamais revendiqué vouloir regrouper toute la population.

Abstraction philosophique ou savoir-faire ouvrier ?
Alors comment en est-on arrivé à une telle aberration ? On l’a dit, ce mythe trouve son fondement dans la Révolution russe où un petit parti "d’avant garde" a pu imposer sa direction. Car, sous la dictature des tsars, il n’existait pas d’organisation syndicale réellement implantée. Le parti a donc pu s’imposer sur le terrain social en raison de cette carence. Depuis cette époque, les courants léninistes et beaucoup de leurs rivaux ont diffusé cette conception à travers le monde. Il est donc de plus en plus normal de voir des militants appeler à la grève en utilisant des tracts de leur organisation philosophique. Ces mêmes militants oublient parfois d’appeler à la grève dans leur syndicat. Le résultat est évidemment nul car aucun collectif de travailleurs ne partira en grève à l’appel d’une organisation philosophique!

Avec la même absence d’analyse matérialiste, beaucoup de militants pensent qu’une transformation sociale peut être menée avec une organisation qui n’est pas sociale. C’est ce qui explique l’incapacité actuelle des travailleurs à lutter pour le Socialisme. La lutte anti-capitaliste est ainsi devenue la chassée gardée de militants isolés dans leur organisation affinitaire, ne disposant que peu de forces.

Dans son article, Monsieur Mélenchon se moque d’une charte vielle de 111 ans. On peut, en effet, estimer que certaines expériences sont périmées et dépassées. Oui, mais voilà, il y a 111 ans les militants avaient une culture ouvrière et donc une connaissance des outils et des savoir-faire. Chaque outil a une utilité précise et une méthode d’utilisation. Cette culture ouvrière a été altérée par l’arrivée en force du discours philosophique et politicien. Un démagogue peut désormais assimiler deux outils totalement différents (le parti et la confédération syndicale) sans que le beau parleur n’apparaisse comme un charlot.

Se réapproprier les outils et les stratégies adaptés
Monsieur Mélenchon avance au moins un constat juste : les organisations syndicales ont adopté une stratégie inefficace. Mais il oublie de préciser que cette stratégie c’est la sienne ! Cette responsabilité de l’échec est d’ailleurs très large et ne se limite pas aux "directions" syndicales. Car c’est bien la responsabilité des syndicats locaux d’appeler à la grève dans leur profession. Or peu de syndicats l’ont réellement fait. Depuis des décennies, les mobilisations syndicales perdent leur nature ouvrière pour glisser de plus en plus vers des manifestations protestataires, calquées sur celles des partis et organisations affinitaires. On manifeste dans la rue pour faire pression et affirmer son mécontentement. On bascule donc dans le schéma institutionnel en oubliant de construire le rapport de force dans les entreprises et dans les professions.

Or, une grève, ce n’est pas un défilé Bastille-Nation devant les caméras de télévision. C’est le blocage de l’appareil de production pour s’attaquer au fonctionnement bourgeois des entreprises et de l’Etat capitaliste. Les signataires de la Charte d’Amiens avaient conscience que l’Etat était capitaliste. Ils partageaient avec Karl Marx sa critique du "crétinisme parlementaire". Ils n’attendaient donc pas un vote de 50,01% aux élections législatives, en croyant pouvoir transformer miraculeusement la nature de classe de cet Etat capitaliste. Car, une nouvelle fois, ils savaient qu’un outil a une fonction précise. Tout comme un marteau ne peut se transformer en tournevis , un Etat capitaliste ne peut se transformer en outil social. Pourtant, les organisations affinitaires qui veulent prendre la direction de la lutte sociale le pensent. Elles vivent dans leur monde des idées et des institutions et non pas dans celui des réalités matérielles.

La Charte d’Amiens ne s’oppose pas aux organisations philosophiques. Elle leur demande juste de rester fidèles à leur fonction d’élaboration politique, de réflexion sur un projet de société. Ce en quoi elles peuvent lutter aux côtés du mouvement syndical, dans le respect de l’indépendance de chacun.
Les camarades de ces organisations doivent comprendre que leur stratégie inadaptée aura pour résultat d’accentuer un peu plus la crise que traverse le mouvement syndical.... mais aussi leur propre crise en voulant atteindre un objectif impossible de par leur nature.

Nous les appelons, au contraire, à prendre leurs responsabilités en militant sur le terrain social, en faisant le tri dans leur caisse à outils. Il ne sert à rien d’appeler à la grève en dehors du syndicat !


http://syndicaliste.phpnet.org/spip.php?article577
"Il n'y a pas un domaine de l'activité humaine où la classe ouvrière ne se suffise pas"
Le pouvoir au syndicat, le contrôle aux travailleurs-euses !

http://www.syndicaliste.fr/
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Re: Mélanchonneries, FI

Messagede Pïérô » 19 Déc 2017, 21:36

Corbière : corvée de chiottes !

Alexis Corbière est un imposteur. Quand on s’appelle « insoumis » on ne va pas cirer les rangers des héritiers de Bigeard et Aussares

Alexis Corbière, numéro deux de la France Insoumise, lieutenant de Mélenchon si on préfère, a twitté le 19 juillet 2017 : « Les conséquences de l’austérité sur l’armée sont intolérables. Le "coup de gueule" du Gal de Villiers est légitime ».

Ferme ta gueule Corbière, ou change le nom de ton mouvement ! Les Insoumis les vrais sont ceux qui ont refusé de porter un fusil, de tuer, de marcher au pas. Faut-il te le rappeler ce qu’ils ont subi de la part de l’armée pendant des décennies ? Les Insoumis les vrais ont pris des beignes, des insultes, des brimades, des jours, des mois des années de prison, simplement parce qu’ils ont refusé la logique meurtrière et mortifère de l’armée.

Je veux juste te rappeler ce que c’est que l’armée. Ceux qui, il n’y a pas si longtemps, n’ont pas pu échapper au service militaire parce qu’ils n’avaient pas assez de courage pour être Insoumis, pas assez de patience pour se faire exploiter pendant deux ans en devenant objecteur de conscience ; ceux qui n’ont pas réussi par manque de talent à se faire réformer, ou qui n’avaient pas fait assez d’études pour aller faire de la coopération au soleil, ceux-là ont au moins gagné le droit de pouvoir témoigner d’une époque. Époque à laquelle les généraux d’aujourd’hui étaient déjà officiers et les commandaient.

Ils peuvent témoigner par exemple que l’armée, c’est le bruit des ordres aboyés par des abrutis souvent racistes, fréquemment homophobes, et parfois avinés. Mais l’armée c’est aussi l’odeur : celle des pieds pas lavés de ton voisin de chambrée, celles des pets malodorants dont les concours encouragés par la hiérarchie pour former l’esprit de corps, ont égayé pendant un an les nuits de ma jeunesse. C’est aussi l’odeur de l’haleine de vinasse de l’adjudant chef distribuant sans façon les « bamboula ! », « bicot ! » ou « tarlouze ! » au gré de sa fantaisie.

Au passage as-tu remarqué, Corbière, comment s’exprime ton ami de Villiers ? « Je ne vais pas me faire baiser ? ». Ça ne t’évoque rien en terme rapports humains ? Ça ne te choque pas ? Il y a donc celui qui baise qui est le dominant et celui qui est baisé qui est le soumis ? Non apparemment, ça ne te choque pas...

L’armée c’est l’endroit où les nobles sont les chefs, les de Villiers par exemple, c’est le lieu où les droits humains sont abolis. C’est l’endroit ou la bêtise est érigée en vertu et où la soumission est récompensée.

L’armée c’est surtout l’endroit ou on apprend à tuer, à blesser à mutiler. C’est le lieu où on doit fermer sa gueule, où seuls les chefs ont le droit d’exprimer des idées rances, de proférer des mensonges éhontés sur l’histoire. Le service militaire a certes été supprimé mais les pauvres s’engagent toujours dans l’armée par bêtise ou par désœuvrement, puis marinent dans les bas emplois, nettoient les chiottes et montent la garde en attendant de casser du rebelle, de violer, de tuer. Dans le même temps les fils de, les beaux messieurs à particule se prélassent dans leurs voitures de commandement.

Non Corbière, l’armée française ne protège pas la population, elle la surveille et l’encadre. Les crédits militaires dont raffolent tes amis étoilés servent à faire de la propagande sur les murs de nos villes, à faire vivre Dassault et tous les marchands de mort. Ils servent à corrompre à Karachi, à violer à Bamako et à torturer à Alger.

L’armée française ça n’est pas les volontaires en armes de l’an II. Il y a bien longtemps que l’armée française n’a plus d’honneur. Depuis 1793 elle a mis l’Europe à feu et a sang sous les ordres de sabreurs affairistes sans scrupules rebaptisés maréchaux et dont les noms d’assassins gravés sur des plaques en métal enlaidissent nos rues. Ton armée a anéanti des civilisations entières de la Cochinchine au Sahara. Faut-il te rappeler l’affaire Dreyfus, les généraux faisant fusiller leurs propres soldats en 1870 ou en 1917, les massacres du peuple de Paris pendant la Commune, le massacre du peuple de Sétif le 8 mai 1945 ?

Ton armée ne nous protège pas. Ou alors seulement des retours de bâtons de l’impérialisme et du colonialisme. Depuis des siècles l’armée française, comme toutes les armées du monde, a englouti des vies, des bonheurs, des richesses. Elle est insatiable. Mais elle est inefficace selon tes propres critères. Faut-il aussi te rappeler qu’en1870 il ne manquait pas un bouton de guêtre ? Faut-il te rappeler 1940 quand la barbarie était à nos portes ?

Décidément ferme ta gueule Corbière, ou renseigne-toi, ou change le nom de ton parti.

Mieux encore : fais les trois !

Victor K

2ème classe

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Re: Mélanchonneries, FI

Messagede bipbip » 26 Déc 2017, 15:48

Mélenchavisme : Les syndicats derrière moi !

Mélenchon nous l’avait promis. Le million, le million de manifestants contre les ordonnances ! Puis, il a fait machine arrière. Est-ce l’aigreur qui explique sa charge contre « les syndicats » qui ne souhaitent pas lui emboîter le pas  ? Mais pour qui se prend le leader de la France insoumise ?

Dans son blog et dans les médias, Jean-Luc Mélenchon aura joué les gros bras jusqu’à sa marche du 23 septembre à Paris. Devant le succès très relatif de cette montée nationale et les critiques sur sa démarche hégémonique, il déclarait laisser les organisations syndicales « reprendre la main » sur l’organisation de la lutte contre les ordonnances. Trop aimable, merci ! Puis, devant les difficultés bien réelles des syndicalistes à développer un mouvement de grève solide, le voilà qu’il s’est mis à accuser sans nuance les syndicats, leurs divisons et leur indépendance d’être responsables de la situation. Extraits du blog du Général Méluche, le 31 octobre :

« La Charte d’Amiens sans cesse invoquée une nouvelle fois aura eu bon dos. Il serait temps que nombre de ceux qui s’y réfèrent pour stigmatiser la présence des organisations politiques dans le combat social se demandent si ce document qui date de 1905 et résulte de la bataille entre marxistes et anarchistes au début du siècle précédent doit rester un dogme sans nuance 111 ans plus tard. Car ce texte fixe une stratégie d’unité ouvrière en tenant à distance les “sectes socialistes” (à l’époque, en 1905, il y a cinq partis socialistes) pour permettre le déclenchement de la “grève générale révolutionnaire”… Parmi les dirigeants du mouvement social actuel, qui a l’intention de préparer aujourd’hui une “grève générale révolutionnaire” comme cela est prévu dans la “charte d’Amiens” ? Personne ! »

« Bien sûr, le 16 novembre, il faut être dans la mobilisation syndicale. Comme à chaque étape, La France insoumise mobilise aux côtés des syndicats alors que l’inverse n’est jamais vrai. Personne, y compris parmi ceux qui donnent des leçons, ne mobilise autant. Il faut donc en finir avec cette hypocrisie. En tous cas je le dis clairement : les organisations politiques ont toute leur place dans la mobilisation et la conduite du mouvement de résistance sociale. »

Ces extraits appellent quelques commentaires : les partis ouvriers électoralistes d’aujourd’hui sont dans le même état d’éclatement et de sectarisme qu’au tournant du XXe siècle. Avec la Charte d’Amiens – qui date de 1906 et non de 1905 – les anarchistes et les syndicalistes révolutionnaires avaient deux objectifs : préserver l’unité de la CGT des rivalités entre fractions politiques ; prémunir le mouvement ouvrier des illusions réformistes. Manifestement, la Charte garde toute son actualité ! Si trop peu de militantes et de militants syndicaux – nous en sommes – évoquent encore la grève générale expropriatrice, hélas les mélenchonistes ne brillent sur ce terrain ni dans les congrès, ni dans les AG...

L’extériorité revendiquée au mouvement social est frappante. Prétendre que « personne ne mobilise autant » que la FI est par ailleurs grotesque sauf à justifier les prétentions de Mélenchon à diriger l’activité syndicale. Nous n’avons pas besoin de chefs politiques mais de bâtisseuses et de bâtisseurs de syndicats.

Enfin, il faut une nouvelle fois rappeler que Mélenchon porte une responsabilité directe dans le désenchantement et l’attentisme qui frappent le prolétariat pour avoir été si longtemps dirigeant et caution du PS, sénateur, secrétaire d’État au service de politiques libérales.

Productrices et producteurs, sauvons-nous nous-mêmes !

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Re: Mélanchonneries, FI

Messagede bipbip » 19 Mar 2018, 21:19

Coup d'épée politicienne dans l'eau

La France insoumise ne parvient pas à rassembler les antinucléaires

La France insoumise a lancé une campagne pour la sortie du nucléaire, avec une première votation dimanche 11 mars. Les appels à « l’ouverture » lancés par ce parti ne dissipent pas la circonspection des associations et autres formations politiques envers cette campagne.

... https://reporterre.net/La-France-insoum ... nucleaires
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Re: Mélanchonneries, FI

Messagede dom » 08 Avr 2018, 00:27

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Re: Mélanchonneries, FI

Messagede bipbip » 22 Avr 2018, 10:06

Le syndicalisme au service du politique : Mélenchon veut marquer le point

Jean-Luc Mélenchon réunit syndicalistes et associations autour de lui à Marseille pour une manifestation « anti-Macron » le 14 avril, en attendant de reproduire nationalement l’initiative. En reprenant la main, il se positionne comme l’alternative politique de remplacement à un gouvernement jugé fragile, quitte à donner pour fonction au syndicalisme de se mettre au service de son dessein politique. Déjà, lors des mobilisations contre les ordonnances de la loi travail, il vilipendait le dogme de l’indépendance syndicale en s’attaquant à la Charte d’Amiens, dépassée selon lui.

... https://rapportsdeforce.fr/politique/le ... t-04081759
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Re: Mélanchonneries, FI

Messagede Pïérô » 23 Mai 2018, 23:50

Mélenchon: la course aux mangeoires, point barre
Le moment est venu, pour assurer la victoire du camp des travailleurs et des jeunes face à un régime ultra capitaliste et répressif, de généraliser les grèves et actions de blocage jusqu'à la grève générale. Malgré les politiciens, Mélenchon en tête, qui s'est bien gardé de proposer la moindre perspective. Au point qu'il a même banni le mot grève dans son discours du 5 mai.
... https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/ ... oint-barre

La course au pouvoir. Il se voit leadeur d'un fantasmé "Front Populaire", mélangeant dynamique politique, associative et syndicale. Il ne s'agit pas d'une alternative au capitalisme mais d'une revendication à un capitalisme plus "social". C'est évidemment une entourloupe, et il n'est pas question lors de la manifestation du 26 mai d'avaler ce genre de pullule, et se faire récupérer par ce parti d'escrocs.
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Re: Mélanchonneries, FI

Messagede Béatrice » 07 Juin 2018, 21:40

Mélenchon estime "ne pas être si bien logé" dans son appartement parisien à près d'un million d’euros

Jean-Luc Mélenchon s'est livré à une sortie très hasardeuse à l'Assemblée nationale, mercredi 6 juin, où il s'est plaint de vivre dans un très chic logement dans le centre de Paris.
http://www.valeursactuelles.com/politiq ... uros-96227


Pïérô a écrit: Il se voit leadeur d'un fantasmé "Front Populaire"


(ça fait doucement rire quand même si l'on se réfère à l'article ci-dessus :mrgreen: )

Certes ! Mais pour cela, il aurait fallu que le grand "ras-de-marée populaire" escompté ait eu lieu et ce fût loin d'être le cas !
(et c'est, de mon point de vue personnel, quelque peu rassurant dans la mesure où certain-es militant-e-s du mouvement social et bien au-delà
auront bien compris la dangerosité d'un "Mélenchonisme hégémonique" !
« Simple, forte, aimant l'art et l'idéal, brave et libre aussi, la femme de demain ne voudra ni dominer, ni être dominée. »
Louise Michel
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