Parti de Gauche - Front de gauche (2013)

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Messagede Nico37 » 09 Mar 2013, 20:25

Mélenchon souhaite être candidat aux européennes de 2014 AFP 28/12

Le coprésident du Parti de gauche et eurodéputé Jean-Luc Mélenchon a déclaré jeudi sur BFMTV-RMC qu'il souhaitait être candidat aux européennes de 2014.

"Souhaitez-vous être candidat ?", l'interroge-t-on. Réponse de Jean-Luc Mélenchon: "Je pense oui. Moi, je souhaite l'être, mais après, c'est les camarades qui décident".

Aux élections européennes de 2009, le Front de gauche avait remporté cinq sièges.
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Messagede Nico37 » 10 Mar 2013, 20:17

Mélenchon traité au PS de « petit Robespierre » Sophie de Ravinel 01/03

Le ton monte entre les communistes, les socialistes et les amis du coprésident du Parti de gauche.

La proposition de loi du Front de gauche visant à amnistier les faits commis lors de mouvements sociaux et revendicatifs a été adoptée mercredi au Sénat. Elle a provoqué une violente passe d'armes au sein du Front de gauche entre le Parti communiste et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, ce dernier ayant menacé, vendredi dernier, de «tordre le bras de François Hollande en espérant que ça lui fasse assez mal». Histoire de le convaincre de l'importance de cette amnistie. Des propos dont le PCF s'est très vite désolidarisé par la voix de son porte-parole Olivier Dartigolles. Au Sénat, la sénatrice communiste Éliane Assassi, présidente de son groupe, s'était aussi agacée des propos de l'ex-candidat à la présidentielle.

Sénateur socialiste et responsable des relations avec les partis de gauche au sein du PS, Luc Carvounas considère que le vote de ce texte, «dont les amendements ont été portés par la sénatrice PS Virginie Kles», est «extrêmement important» et «représentatif de la bataille quotidienne menée par François Rebsamen - président du groupe PS au Sénat - pour construire des liens avec le Front de gauche». Une façon de renouer, dit-il, «avec nos amis communistes qui ne sont pas dans le bon chemin au Sénat en associant leurs voix avec celles de la droite alors que l'exécutif se trouve dans une période extrêmement difficile».

Mais le vrai coupable de cette dérive du Front de gauche, pour Luc Carvounas, proche de Manuel Valls et de Harlem Désir, c'est Jean-Luc Mélenchon, «petit Robespierre de mauvaise facture» qui «éructe» des propos «violents et outranciers contre le président de la République». «Il devrait savoir plus qu'un autre qu'il n'y a pas d'autre gauche possible, soutient Carvounas, sinon une autre droite qui s'installera au pouvoir.»

Entre le député européen du PG et le sénateur PS, la guerre est ouverte. Maire PS d'Alfortville (Val-de-Marne), Luc Carvounas dénonce la distribution dans sa ville d'un tract du Parti de gauche qui le «massacre». «C'est la première fois en cent ans de cogestion à gauche de cette ville qu'un élu socialiste est victime d'une telle attaque», assure-t-il, certain que «la commande vient d'en haut» du PG. «Jean-Luc Mélenchon ne me connaît pas, indique le sénateur, mais il doit savoir qu'il y a une nouvelle génération au PS, attachée au rapport de force et qui saura répondre à ceux qui sont dans l'invective et dans la menace. Il va devoir s'y habituer.»

« Récolter les fruits du chaos »

Luc Carvounas déjeune vendredi avec le nouveau responsable aux élections du PCF, Pascal Salvoldelli, vice-président du conseil général du Val-de-Marne, avec qui, dit-il, il entretient de «très bonnes relations». «Pas une feuille de papier à cigarette ne peut être glissée entre nous.»

La direction du PCF, en revanche, ne semble pas plus goûter les propos de Luc Carvounas que ceux jugés outranciers de Jean-Luc Mélenchon, particulièrement sur ce dossier de l'amnistie. Porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles a dénoncé les propos de Jean-Luc Mélenchon. «Mélenchon pense qu'il a plus à gagner à un chaos, à une dégradation du climat économique et social pour en récolter les fruits, glisse-t-on à la direction du PCF qui se dit soucieuse du rassemblement de toute la gauche, mais le problème en Europe ces temps-ci, c'est que le mouvement du balancier ne se fait pas dans le bon sens.»
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Messagede Nico37 » 12 Mar 2013, 03:29

Le Front de Gauche dénonce une politique d’austérité dans le Nord-Mayenne AUBIN LARATTE – 10/03

Pendant cette période de dure crise économique, le Front de Gauche lutte contre les politiques d’austérité dans lesquelles sont plongés de nombreux pays du monde à l’image de la Grèce qui souffre de la situation. Mais les Grecs ne seraient pas les seuls à subir les conséquences d’une politique d’austérité, selon le Front de Gauche qui dénonce une semblable politique – heureusement moins prononcée – dans le nord du département.

« Les situations de détresse sociale sont en nette augmentation. On assiste à une dégradation de l’emploi en milieu rural, à une croissance importante du nombre de retraités pauvres et isolés, à une augmentation de plus de 40 % du nombre de bénéficiaires de repas aux restaurants du cœur, à une dégradation importante de l’état sanitaire de la population » expliquent Claire Jan pour le Parti Communiste Français de la Mayenne et Morgan Legay pour le Parti de Gauche du département.

« Cependant, l’État et les collectivités locales dont le Conseil Général de la Mayenne persistent dans l’application, sur leurs territoires, de politiques d’austérité, constate le Front de Gauche, la Mayenne est touchée par les attaques contre les services publics, les transferts des missions de l’État au privé et aux collectivités, la précarisation des personnels de l’État, des collectivités et des associations, et la mise en compétition des territoires. »

« Dans le Nord du département, les effets de ces mesures portent très clairement atteinte aux besoins élémentaires des populations et sont aujourd’hui visibles : la suppression de lits d’hôpitaux à Villaines-la-Juhel et à Mayenne, la diminution des moyens attribués aux EHPAD, la suppression d’écoles publiques rurales, des RASED et de classes de collège, l’éloignement des services de la justice, le regroupement des casernes de gendarmerie par grands pôles, le manque de soutien aux zones en voie de désertification scolaire, médicale ou administrative, les coupes sombres dans les budgets des associations culturelles et sportives et une aggravation de la misère et de l’enclavement dans nos territoires ruraux du Nord-Mayenne » rapporte l’alliance électorale.

« Les territoires ruraux du Nord-Mayenne se meurent lentement » concluent-ils avant de demander l’arrêt de cette politique d’austérité et l’instauration d’une loi de protection des territoires ruraux.
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Messagede Nico37 » 12 Mar 2013, 17:46

RÉUNION PUBLIQUE FRONT DE GAUCHE Le jeudi 14 mars 2013 à 20h30 à Toulouse Salle Municipale, 22 Allées de Barcelone

Faire des profits et licencier ?
C’est NON et nous ne lâcherons rien
L’emploi, c’est pour tous et toutes
UNE LOI, C’EST L’URGENCE

Débat entre la salle et
Eric CORBEAUX (dirigeant national du PCF en charge des luttes sociales, co-animateur du Front des Luttes)
Martine BILLARD (co-présidente du Parti de Gauche et membre de l’atelier législatif national du Front de Gauche
Denis MURAT (syndicaliste SANOFI)

Avec la participation de syndicalistes (Sanofi, Pilpa, Molex, Freescale, SFR…)
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Messagede Nico37 » 13 Mar 2013, 16:46

Le 3e congrès du Parti de Gauche tel que je le vois 13/03

Dans un peu plus d’une semaine, je serai sur les rives de la Gironde. Avec de nombreux amis et camarades, nous tiendrons notre congrès national, le 3e pour le Parti de gauche. Pour une fois, je ne serai pas délégué mais membre de droit au titre de la commission du débat. Pour toute organisation, le congrès est un temps important qui permet de clore une période politique, d’en tirer la substantifique moelle et de lancer le parti dans une nouvelle séquence. Nous n’échapperons pas à cette règle. Pour le coup, je vais me permettre de vous livrer mes analyses résumées et mes ambitions pour ce congrès.

Depuis notre création en 2008 et plus encore depuis 2010 et notre 2e congrès, nous avons mené de front un profond travail de renouvellement idéologique et une homogénéisation des cultures politiques de nos adhérents. A la base marxiste qui est celle d’une majorité des fondateurs du Parti de gauche, nous avons amalgamé dans un processus cohérent les avancées idéologiques de l’écologie radicale et de l’anti-productivisme. Ce n’était pas une mince affaire mais la réussite est là qui fait du Parti de gauche le premier parti à se revendiquer à juste titre comme éco-socialiste. Continuant à bouleverser nos propres certitudes, nous avons confronté et enrichi les fondamentaux républicains qui animaient l’essentiel des créateurs du PG aux thèses autogestionnaires, notamment.

Sans décerner les bons points ou les titres honorifiques, quelques camarades symbolisent ces apports et cette synthèse politique. Pour l’écologie radicale, Martine Billard, notre co-présidente, a apporté une vision politique élaborée au fil de quarante ans de militantisme. Corinne Morel-Darleux nous a collectivement permis d’assimiler la perspective décroissante et anti-productiviste. J’ai déjà eu l’occasion d’écrire ici combien elle a compté dans mon évolution personnelle. Je ne remercierai jamais assez par ailleurs mon ami et quasi voisin François Longérinas dont les travaux sur la socialisation des moyens de production et l’autogestion croisent mes préoccupations de longue date.

Il faut la puissance intellectuelle et la capacité d’abstraction d’un François Delapierre, notre délégué général, pour parvenir à réaliser la synthèse et la mise en cohérence de ces pensées que d’aucuns considèrent comme contradictoires de prime abord. Il faut aussi la capacité à traduire ces mots, parfois abstraits, en actes de mon ami très cher Gabriel Amard pour faire du Parti de Gauche LE parti des radicalités concrètes, du changement radical au profit des habitant-e-s de ce pays.

Il faut se rappeler que ce travail patient, délicat, qui tient compte à chaque étape du rythme de chacun – d’où sa longueur -, nous l’avons mené de concert avec les élections européennes de 2009, régionales de 2010, cantonales de 2011, présidentielles et législatives de 2012… Excusez du peu. A l’image du travail mené par mon ami Alexis Corbière, nous avons aussi tenu la tranchée dans la bataille culturelle âpre et sans pitié que nous mène l’oligarchie de concert avec ses alliés du parti du renoncement. Sans aucun orgueil de parti déplacé, je crois que nous avons fait œuvre utile pour l’ensemble de la gauche. Le renouvellement du logiciel idéologique que nous avons mené à bien profite aujourd’hui bien au-delà de nos rangs propres. Le Front de Gauche, que nous avons – avec nos partenaires du Parti Communiste français – renforcé et élargi, n’est pas la seule sensibilité à bénéficier des avancées que nous avons produites.

Cela étant, le Front de Gauche n’évoluera pas aussi rapidement que nous, au Parti de Gauche, avons voulu le souhaiter. La création d’une version française de die Linke ne correspond pas au rythme de chacune des composantes du Front de Gauche. Du coup, cela oblige le Parti de Gauche à faire évoluer ses propres structures et à définir plus durablement son propre objet.

Pour ce qui me concerne, je considère que nous disposons d’un socle idéologique original, d’un projet politique cohérent, d’une stratégie plus valide que jamais. L’autonomie conquérante face au parti socialiste est bien la clé pour redonner de la crédibilité aux radicalités concrètes que nous proposons. Notre objectif demeurant de réaliser la révolution citoyenne, l’insurrection par les urnes dès 2017, nous devons donc faire émerger une nouvelle génération de militants, de cadres, prêts à exercer partout le pouvoir par et avec le peuple.

L’enjeu de ce congrès est donc bien à ce niveau. De quels outils allons-nous nous doter collectivement pour que cette jeune génération qui nous a rejoints dans la dernière séquence puisse prendre les rênes du parti et, demain, du pays ? Je vous le dis tranquillement, à 43 ans bientôt, avec plus de 25 ans de militantisme au compteur, je ne suis pas l’avenir. Le rôle que je me donne est celui d’un passeur de savoir, d’un transmetteur de mémoire militante, d’un formateur éventuellement. Ma génération – et celle qui l’a précédée – aura bientôt le plaisir de passer la main. En tous les cas, c’est ce à quoi j’aspire.

Ce processus, qui permettra l’arrivée de cette jeune garde rouge aux commandes, passe forcément par une relative stabilité de notre direction actuelle. On ne peut pas former des militants et des cadres en bouleversant – en même temps – toutes les structures du Parti de façon radicale. Une révolution, ça se prépare. Cela exige de la patience et de l’abnégation. La transformation radicale de la société nécessite aussi, et surtout, le renoncement à son propre ego.

Je sais pouvoir compter sur la clairvoyance de mes camarades, à tous les échelons ; sur leur bonne volonté ; sur leur conscience de l’intérêt général, pour que nous réussissions ensemble ce nouveau défi.
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Messagede Nico37 » 14 Mar 2013, 16:46

" Casse-toi pov' con " : Mélenchon demande l'abrogation du délit d'offense au président avec AFP 14/03

Le leader du Front de gauche s'élève contre "cette survivance absurde du crime de lèse majesté" alors que la Cour européenne des droits de l'homme vient de juger que la France n'aurait pas dû condamner un homme portant une pancarte "Casse-toi pov' con".

"Bonjour, Casse-toi pauvre con" est désormais considéré, par la Cour européenne des droits de l'homme comme une marque de la liberté d'expression.

Jean-Luc Mélenchon a demandé jeudi l'abrogation du délit d'offense au président de la République après que la Cour européenne des droits de l'Homme a condamné la France dans l'affaire de l'affichette "Casse-toi pov'con".

"Abrogez le délit d'offense au président !", écrit Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué. "Après 4 ans de bataille acharnée de notre camarade Hervé Eon dans les tribunaux, et du Parti de Gauche au Parlement, contre le délit d'offense au chef de l'Etat, la Cour européenne des droits de l'homme vient de confirmer que ce délit porte atteinte à la liberté d'expression", explique le coprésident du Parti de gauche (PG).

"Auteur dès novembre 2008 au Sénat d'une proposition de loi visant à abroger cette survivance absurde du crime de lèse majesté (...)", l'ex candidat Front de gauche à la présidentielle "demande au gouvernement d'inscrire cette proposition de loi du Parti de Gauche à l'ordre du jour du Parlement".

"La loi doit faire disparaître au plus vite cette atteinte aux libertés publiques", écrit-il. "Alors que ce jugement de la Cour européenne était parfaitement prévisible comme je l'indiquais dans ma proposition de loi dès 2008, je déplore que l'obstination du précédent gouvernement et l'inertie de l'actuel aient nécessité une condamnation de la France pour faire respecter la liberté d'expression", ajoute Jean-Luc Mélenchon.

La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a estimé jeudi que la France a violé la liberté d'expression en condamnant pour offense à Nicolas Sarkozy l'homme qui avait brandi en 2008 une affichette "Casse toi pov'con" lors d'une visite présidentielle à Laval.
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Messagede Nico37 » 16 Mar 2013, 13:26

A propos du "Manifeste écosocialiste" du Parti de Gauche (.pdf) Daniel TANURO

Auteur de L’impossible capitalisme vert, Daniel Tanuro propose dans cet article une analyse du Manifeste écosocialiste [1] du Parti de gauche. Mettant en évidence les avancées réelles contenues dans ce texte mais aussi ses limites, il contribue ainsi au débat crucial sur la nécessaire stratégie écosocialiste.
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Messagede Nico37 » 17 Mar 2013, 15:24

Dray contre Mélenchon : " Jamais une gauche n'a triomphé contre une autre gauche " avec AFP | 10.03

Julien Dray, ancien compagnon de route de Jean-Luc Mélenchon à la gauche du PS, a reproché à ce dernier, dimanche 10 mars, de diviser son camp en attaquant la politique de François Hollande et de "tabler sur la défaite", car "jamais dans l'histoire une gauche n'a triomphé contre une autre gauche".
Invité de Radio J, l'élu PS, vice-président du conseil régional d'Ile-de-France, a fermement critiqué les politiques d'austérité, qui risquent de conduire à "l'explosion de l'Europe". Il a appelé la gauche sur tout le continent à rompre avec ces politiques, mais a refusé de s'en prendre au président Hollande et pris ses distances avec Jean-Luc Mélenchon, aujourd'hui co-président du Parti de gauche.

"Le problème de Jean-Luc Mélenchon, c'est qu'il table, lui, sur la défaite", a dit l'ex-député de l'Essonne. Or, "en général, quand il y a défaite et chaos, ça ne profite pas à la gauche (...), ça profite à d'autres extrêmes, l'histoire l'a montré". "Jamais dans l'histoire une gauche n'a triomphé contre une autre gauche", a-t-il fait valoir.

PARALLÈLE AVEC L'ALLEMAGNE DE 1933

Julien Dray a établi un parallèle entre "la méthode du Parti de gauche, et donc de Jean-Luc Mélenchon", et celle "qui avait prévalu dans les années 20-30, la troisième période de l'Internationale communiste, qui était de dire qu'il fallait dénoncer les sociaux-traîtres plutôt que de dénoncer les autres. Et ça a conduit en Allemagne en 1933 à faire que la gauche, alors qu'elle était majoritaire, a laissé Hitler devenir chancelier".

Et d'insister : "Je pense que ça ne sert à rien de dire : 'ceux-là sont des traîtres, ceux-là sont des pourris ou ceux-là ont trahi le mandat', je pense qu'il faut en permanence les mettre devant leurs responsabilités et leur proposer de marcher ensemble face à ces responsabilités".

Dans l'entretien, Julien Dray a aussi estimé que le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, "s'est transformé progressivement en ministre des plans sociaux". "Il se bat le pauvre, mais il est dans une situation où il n'y a pas de marge de manœuvre", a-t-il dit.

L'ancien porte-parole de la campagne présidentielle de Ségolène Royal en 2007 a par ailleurs appelé le président François Hollande à "prendre la tête politique d'un combat pour changer la donne de la construction européenne".
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Messagede Nico37 » 18 Mar 2013, 18:14

Les " mots qui claquent " de Jean-Luc Mélenchon font débat au Front de gauche Raphaëlle Besse Desmoulières 11/03

Où s'arrêtera-t-il ? Ces dernières semaines, Jean-Luc Mélenchon radicalise son discours. Et au fil des jours, sa critique se fait plus virulente. Certes, le coprésident du Parti de gauche (PG) – qui ne répond plus aux sollicitations du Monde – est un habitué des formules ciselées. On se souvient de son "capitaine de pédalo" pour définir François Hollande. Aujourd'hui, il veut lui "tordre le bras" pour forcer l'adoption d'une loi d'amnistie envers les syndicalistes.

(...)
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Messagede Nico37 » 19 Mar 2013, 16:18

Bassin d'Arcachon : Jean-Luc Mélenchon attendu le 21 mars ? 12/03

Jean-Luc Mélenchon pourrait rencontrer plusieurs professionnels de la mer sur le bassin d'Arcachon, le jeudi 21 mars, la veille du congrès du Parti de gauche à Bordeaux.

Jean-Luc Mélenchon est déjà venu deux fois sur le bassin d'Arcachon. En 2005 pour parler du traité de la construction européenne. Puis en mai 2009, dans le cadre de la campagne des élections européennes.

Le - désormais - député européen du Front de gauche et coprésident du Parti de gauche pourrait y revenir une troisième fois, la semaine prochaine, à la veille du congrès de son parti, organisé du 22 au 24 mars à Bordeaux.

50 % de la population

« Il m'a demandé de lui organiser un programme de rencontres », confirme Nicolas Mayer, co-secrétaire du Parti de gauche du bassin d'Arcachon, conseiller mer de Jean-Luc Mélenchon au double titre de député européen et coprésident du Parti de gauche, et responsable national du comité maritime du Parti de gauche.

« Jean-Luc Mélenchon souhaite inscrire la question maritime dans le projet politique », insiste Nicolas Mayer qui rappelle l'analyse faite par le leader politique : « 50 % de la population française habite à moins de 50 km de la mer et la France est l'un des plus grands territoires maritimes du Monde ».

Selon Nicolas Mayer, Jean-Luc Mélenchon s'intéresse à la mer « depuis longtemps ». Au lendemain du vote de la réforme européenne des pêches au Parlement européen, le 6 février, il a visité, le 7 février, le Salon euromaritime à Paris : « Il souhaite faire de la mer un enjeu majeur du développement. »

Plusieurs rencontres

Nicolas Mayer a soumis plusieurs visites possibles à Jean-Luc Mélenchon, le jeudi 21 mars. Il pourrait ainsi rencontrer divers acteurs du monde maritime, pour parler de l'hydraulique, de la pêche, de la conchyliculture, ou encore de la construction navale.

Il pourrait également se rendre au Lycée de la mer à Gujan-Mestras.

En 2009, il avait notamment rencontré le président des ostréiculteurs, Olivier Laban, dans le cadre de la campagne pour les Européennes, alors que le test de la souris était toujours en vigueur. « Supposons que je sois élu, de quoi avez-vous besoin ? », avait questionné le candidat. C'est l'élu qui pourrait donc revenir.
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Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 20 Mar 2013, 17:51

Sur jean-luc-melenchon.fr, un vocabulaire de lutte 11/03
 
Image

Le blog de Jean-Luc Mélenchon est une mine d’informations pour qui veut bien se donner la peine de lire ses (très) longs posts. Il y couche ses analyses, il y distribue bons et mauvais points, il s’y fait même parfois lyrique. Un "nuage de mots", conçu avec le logiciel Wordle.net, a été réalisé à partir de ses notes de blog publiées depuis le début de l’année, du 14 janvier au 1er mars. Huit en tout, soit près de 270 000 signes analysés pour mettre en valeur les mots les plus fréquemment utilisés.

Trois notes, relatant le récent voyage du coprésident du Parti de gauche au Maghreb, ont été écartées car elles n’ont pas été rédigées par lui. Certains pronoms (ils, cette), verbes très courants (avoir, faire, être), conjonctions (où, donc, si) ou encore adverbes (plus, tout), qui revenaient le plus souvent, ont été supprimés afin de faire ressortir les mots les plus signifiants.

" Contre "

Dans les mots les plus saillants, il y a bien sûr ce "contre" qui saute aux yeux. Et qui résume assez bien l’état d’esprit actuel de M. Mélenchon. De façon plus large, l’opposition de ce dernier à la politique du gouvernement PS et à François Hollande – qui est nommé, contrairement à Jean-Marc Ayrault – est l’élément le plus frappant. Si on retrouve le terme "droite" – qu'il faut cependant bien chercher –, ni le Front national ni Marine Le Pen n’ont visiblement suffisamment inspiré M. Mélenchon ces derniers temps pour apparaître.

L’actualité est évidemment très présente : l’ancien candidat à la présidentielle est revenu à plusieurs reprises sur le débat qui l’a opposé, début janvier sur France 2, au ministre du budget Jérôme Cahuzac. Et a expliqué de façon répétée son opposition à la guerre au Mali. On retrouve aussi dans le "nuage de mots" la loi sur le mariage homosexuel, adoptée le 12 février par l'Assemblée nationale, mais le terme est un peu perdu au milieu des autres.

Dans les thèmes abordés, le plus marquant reste sa bataille contre l'accord sur l'emploi "made in Medef". La thématique du travail est aussi abordée au travers des luttes aux côtés des salariés, comme ceux de Virgin, présents à travers le nom du fonds de pension Butler. Ou avec la loi d’amnistie pour les syndicalistes, un sujet que M. Mélenchon a à coeur, lui qui est engagé dans cette lutte depuis la présidentielle.
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Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 22 Mar 2013, 03:16

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Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 22 Mar 2013, 13:32

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Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 23 Mar 2013, 16:20

Jean-Luc Mélenchon : « L'extrême droite ou nous » Propos recueillis par Dominique de Laage 23/03

Municipales, Europe, Chypre, alliance avec le PC : du « lourd » au congrès du parti de Mélenchon, qui se tient ce week-end à Bordeaux.

« Sud Ouest ». Quel est l'enjeu de ce congrès ?

Jean-Luc Mélenchon. L'essentiel sera d'adopter notre projet écosocialiste. De tracer une ligne d'horizon et de décliner une doctrine. Cela inclut le passage à la VIe République, et surtout un autre partage des richesses. Sans projet global, la politique ne peut demeurer que politicienne. Ce congrès est également celui de l'affirmation d'une stratégie : l'autonomie conquérante face au PS ! Pour la première fois depuis trente ans, une autre gauche, la nôtre, a fait un score à deux chiffres à une élection présidentielle. Nous sommes candidats à gouverner le pays. Cela nous oblige à être concrets. Mais un autre enjeu vient de surgir avec l'affaire chypriote. D'ici à dimanche, nous devons penser autrement notre rapport à l'Europe et à l'euro. Une page est en train de se tourner. Pis : à l'heure où nous parlons, nous ne savons pas si le système bancaire européen ne va pas s'effondrer dans les quarante-huit heures.

Cette crise majeure à quelques jours du congrès du Parti de gauche, c'est un signe ?

Oui : l'histoire s'accélère. Pour préparer ce congrès, je suis allé dans les pays du Maghreb. Le « Qu'ils s'en aillent tous ! » a déjà gagné l'Espagne et l'Italie, et arrivera inévitablement en France. L'épicentre de la révolution citoyenne et de la réponse à la domination allemande qui s'annoncent se trouve en Europe du Sud, où se concentre la crise. Le fait que le banquier central ait été capable, malgré le rejet du plan d'austérité par un Parlement, de décider tout seul de couper le robinet de l'euro à Chypre change tout le paysage politique de l'Europe. Nous sommes bien avec une fédération d'États-nations sans gouvernement démocratique et avec un autocrate absolu qui, de sa banque, peut décider de couper la gorge d'un peuple. Pour moi, c'est un franchissement de seuil. L'euro est devenu le garrot avec lequel on étrangle les peuples. Cela n'était pas prévu, mais cette question s'impose évidemment dans le congrès.

Vous allez prôner la sortie de l'euro ?

Le dire reviendrait à capituler et à clamer la victoire de Mme Merkel. Mais, s'il faut choisir entre la souveraineté des Français et l'euro allemand, nous n'aurons pas peur de choisir la souveraineté. Les Français sont des naïfs. Le couple franco-allemand avait été constitué par de Gaulle et Adenauer sur le principe de l'égalité pure et parfaite. À l'époque, l'Allemagne était moins peuplée que la France, dévastée, coupable de crimes contre l'humanité et coupée en deux. Pourtant, nous avions traité à égalité.

La situation de déséquilibre, conjuguée à la pleutrerie de nos gouvernants face à Mme Merkel, est en train de nous conduire à un très grand désastre en Europe. Seule la puissance de la France peut obliger les gouvernements allemands à bouger pour repenser l'Europe. L'essentiel tient en un point : la Banque centrale doit prêter directement aux États pour les mettre à l'abri de la spéculation internationale.

La révolution citoyenne est-elle inévitable ?

Elle est commencée, par la grève des urnes que montre l'abstention. Et aussi par la force des mouvements sociaux dans les entreprises privées. Au total, nous avons le sentiment d'être dans une course de vitesse avec l'extrême droite. Le peuple qui rejette le système choisira entre notre réponse et la leur. Le phénomène est présent dans toute l'Europe. Avec nos collègues grecs de Syriza et les Espagnols, nous sommes les plus avancés dans l'opinion de nos pays. En termes de réponse politique. Face au ronron politique de la caste dominante, notre devoir est d'être en position de rupture. C'est pourquoi je dis à mes camarades qu'on ne peut dissocier le programme de la fonction tribunicienne.

Comment allez-vous déjouer le « piège » des municipales, qui amèneront le PS à faire les yeux doux à vos camarades communistes du Front de gauche ?

L'important est de présenter une liste Front de gauche, au premier tour, dans toutes les très grandes villes. De façon à décliner localement notre programme national, dans son caractère de radicalité concrète. Après, dans un certain nombre de villes moyennes et petites, l'arbitrage viendra des circonstances locales.

On ne va pas non plus faire la bêtise de faire gagner la droite. J'ai confiance. Chaque fois que la base communiste a voté, elle a toujours voté dans le sens de l'autonomie du Front de gauche.
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Re: Parti de Gauche

Messagede Nico37 » 24 Mar 2013, 17:19

Valls : les propos de Mélenchon "inacceptables" et "irresponsables" (AFP) 24/03

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a vigoureusement dénoncé dimanche les propos "inacceptables" de Jean-Luc Mélenchon visant Pierre Moscovici, affirmant que "vouloir détruire un concurrent et non pas un adversaire, c'est tout à fait irresponsable".
Les déclarations du coprésident du Parti de gauche, affirmant que le ministre de l'Economie "ne pense pas français" mais "finance internationale", avaient déjà été qualifiées de "dérive" ou de "surenchère" quelques minutes plus tôt par M. Moscovici lui-même.
"Ces propos sont inacceptables (...), ils ne servent à rien", a affirmé Manuel Valls sur France 2. "A gauche, tenir ces propos, vouloir détruire un concurrent et non pas un adversaire, c'est tout à fait irresponsable, Jean-Luc Mélenchon n'y gagnera rien", a-t-il ajouté.
"Le débat politique ne peut pas supporter ces propos, j'en appelle à la responsabilité pour Jean-Luc Mélenchon et pour ses amis, ils ne gagneront rien à tout faire pour que la gauche aujourd'hui qui gouverne échoue. On ne bâtit pas un projet pour les Français sur l'échec de la gauche quand on est soi-même de gauche", a-t-il insisté.
"S'il doit y avoir une alternance violente à ce que nous sommes en train de faire, elle viendra de la droite la plus dure, de l'extrême droite, elle ne viendra pas de la gauche", a encore déclaré M. Valls, dénonçant le "discours violent de mise en cause des hommes, en l'occurrence Pierre Moscovici, de ce que nous sommes en train de faire pour sauver les Chypriotes et pas les oligarques russes qui mettent leur argent sur des comptes à Chypre".


Mélenchon radicalise son discours mais se défend de tout antisémitisme envers Moscovici Katell PRIGENT (AFP) 24/03

Jean-Luc Mélenchon s'est retrouvé dimanche, à l'issue du 3ème congrès du Parti de gauche à Bordeaux, au coeur d'une polémique, non sur la radicalisation de son discours contre le gouvernement et l'Union européenne, mais sur des accusations d'antisémitisme envers Pierre Moscovici, dont il s'est défendu énergiquement.
Samedi, un de ses proches, François Delapierre avait lancé à la tribune que le ministre de l'Economie faisait partie des "17 salopards de l'eurogroupe" qui font pression sur Chypre. Interrogé par la presse sur ces propos, Jean-Luc Mélenchon avait ajouté que le ministre de l'Economie "ne pense pas français, il pense finance internationale".
Le 1er secrétaire du PS, Harlem Désir a demandé samedi au coprésident du Parti de gauche de "retirer" ses propos "inacceptables", et ce "vocabulaire des années 30".
Et dimanche, Pierre Moscovici lui-même, qui est d'origine juive, a jugé que M. Mélenchon "est en train, par détestation de la social-démocratie, par détestation du parti socialiste, de franchir certaines bornes". "Il y a des choses auxquelles on ne touche pas", a dit le ministre lors de l'émission Dimanche+ sur Canal+.
"J'ignorais quelle était la religion de Pierre Moscovici et je n'ai pas l'intention d'en tenir compte dans l'avenir, pas davantage que dans le passé", a dit dimanche M. Mélenchon lors du meeting de clôture du congrès.
"Mais si un jour parce qu'il est juif", Pierre Moscovici était menacé, "il nous trouverait tous, comme un seul corps, pour le défendre", a-t-il ajouté sous les applaudissements de la salle.
"Harlem Désir instrumentalise l'antisémitisme et de façon insupportable", a-t-il expliqué quelque minutes plus tard aux journalistes.
"Un coup, une blessure", a admis au sujet de cette polémique Jean-Luc Mélenchon qui trouve les propos du premier secrétaire du PS "très offensants et humainement spécialement blessants de la part de quelqu'un qui a milité avec moi pendant des années".
"Diversion", assure Jean-Luc Mélenchon. "Les socialistes ont décidé de franchir à mon sujet des étapes inouïs de diabolisation", a-t-il déclaré devant les caméras.
Dimanche matin, Jean-François Copé et Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) ont également fustigé les propos de Jean-Luc Mélenchon sans toutefois accuser explicitement le coprésident du parti de gauche d'antisémitisme.
Au Parti du gauche, on s'attendait davantage à être attaqué sur le terme de "salopards". Jean-Luc Mélenchon dénonce "cette attitude (de la France) au moment de Chypre qui n'est pas l'attitude qui correspond à la tradition et aux intérêts profonds de notre pays".
"Il (le gouvernement) ne pense qu'à cajoler la finance", a-t-il lancé sur scène.
"Si le Président de la République ne se réveille pas , s'il ne comprends pas qu'il n'est pas dans un congrés permanent du PS à la tête de l'Etat (...) bientôt il verra que les autres n'en ont rien à faire de sa gentillesse et de ses blagues", a-t-il dit.
"La finance internationale a fait son cahier de brouillon en Grèce, elle en fait un deuxième à Chypre , c'est nous les suivants", selon l'ex-candidat Front de gauche à la présidentielle pour qui "l'affaire de Chypre a été un franchissement".
"Nous ne sommes pas en train de dire que nous proposons de sortir de l'euro", a-t-il toutefois précisé. "En sortir, serait accepter +l'euro Merckel+", a dit M. Mélechon qui souhaite "un euro des peuples".
"L'infecte propagande du parti solférinien va se mettre en route", a-t-il annoncé, en parlant du PS, dont le siège est rue de Solférino.
Un "parler cru et dru", qu'a revendiqué sur scène Jean-Luc Melenchon "fier d'être tribun". "Je ne leur reconnaîs aucune suprématie intellectuelle parce que ma manière de parler les dérange, parce que j'appelle un chat, un chat et mon camarade, un salopard, un salopard", a-t-il lancé sous les applaudissements d'une salle pleine.
"Dans la Bible, il est écrit que Dieu vomit les tièdes", a-t-il rappelé.
Nico37
 
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