Parti de Gauche - Front de gauche (2014...)

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Messagede Nico37 » 04 Aoû 2014, 23:45

Le fondateur du parti National Socialiste d’Ukraine reçu par le Parti Populaire Européen au Parlement !

Le 22 Juillet 2014, Andrey Parubiy a été reçu officiellement par le groupe PPE (conservateurs, où siège l’UMP française) du Parlement européen

Andrey Parubiy dirige aujourd’hui les opérations militaires meurtrières de l’armée ukrainienne dans l’est du pays (en tant que Secrétaire général du Conseil de sécurité et de défense de l’Ukraine) et n’hésite pas à faire usage d’obus, de mortiers et de missiles balistiques sur des zones habitées. Le 26 juin, plus de 1129 personnes avaient déjà perdu la vie, 3442 blessées, et plus de 100 000 sont déplacées, selon le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme de l’ONU.

Mais Andrey Parubiy est également le fondateur du parti National Socialiste d’Ukraine, se revendiquant ouvertement de l’idéologie nazie, arborant l’emblème de la division SS Das Reich (responsable du massacre d’Oradour-sur-Glane). Ce parti s’est renommé « Svoboda » (Liberté). Il est probablement impliqué dans le massacre organisé le 2 mai à Odessa, où de nombreux militants de gauche et opposants au gouvernement, en compagnie de civils, ont été lâchement assassinés et brûlés dans la maison des syndicats où ils croyaient avoir trouvé refuge.

Nous ne pouvons tolérer la banalisation de l’idéologie nazie et la laisser s’insinuer plus avant au cœur des institutions européennes, alors que l’Union Européenne a elle même condamné le parti de d’Andrey Parubyi, Svoboda (cf. http://www.europarl.europa.eu/sides/get ... XML+V0//FR).

Le Parti de gauche condamne la collusion entre le groupe PPE au parlement européen et un tel personnage, qui ne cache pas sa proximité avec Marine Le Pen et le Front National.
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Messagede Nico37 » 06 Aoû 2014, 22:55

« Mélenchon a fait 11% en 2012, il en fera 2 en 2017 » , prédit Jean-Vincent Placé Tristan Quinault Maupoil 05/08

Le coprésident du Parti de gauche souhaite une alliance avec les écologistes. Mais ces derniers ne semblent pas enthousiastes.

L'exemple grenoblois inspire Jean-Luc Mélenchon. Le coprésident du Parti de gauche voudrait reconduire au niveau national l'alliance qui a permis aux écologistes alliés au Front de gauche de ravir la municipalité iséroise en mars dernier. Mais les écologistes restent prudents sur l'opportunité d'un tel compromis.
«Mélenchon est sympa, il me parle d'accords pour les prochaines élections régionales. Mais ça serait bien de voir le fond aussi. Car nous ne manquons pas de sujets de désaccord, par exemple sur la réforme territoriale», relève Emmanuelle Cosse, la secrétaire nationale d'Europe-Ecologie-Les Verts dans L'Express.
L'expert écologiste des accords politiques, Jean-Vincent Placé, s'est entretenu avec Jean-Luc Mélenchon, rapporte l'hebdomadaire. Il ne semble guère plus enthousiaste. «Les gens du Parti de gauche vont finir à 70 dans une salle enfumée, dont la moitié sera composée de dirigeants», assure le président du groupe EELV au Sénat.

« Plus un mec réellement communiste en France »

«C'est fini tout ça. À l'ère de l'individualisme, il n'y a plus un mec réellement communiste en France», s'amuse Jean-Vincent Placé. Il poursuit son analyse: «Le début de ce quinquennat pour technos signe la fin de l'ère des politiques, des types flamboyants.» Et conclut par un sévère tacle adressé à l'ex-ministre: «Mélenchon c'est ‘Bayrou II, le retour': il a fait 11% en 2012, il en fera 2 en 2017.»
Provisoirement en retrait de la vie politique, Jean-Luc Mélenchon cherche la bonne recette pour faire de 2017 un succès. Chercher de nouveaux alliés est devenu impératif pour l'eurodéputé alors que son partenariat avec le Parti communiste a du plomb dans l'aile, notamment depuis les élections municipales.
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Messagede Nico37 » 08 Aoû 2014, 01:46

Fermeture du service d’oncologie pédiatrique de Garches: le scandale ! Marie-Laure Darrigade Bellocq, Secrétaire Nationale du Parti de Gauche à l'Enfance, la Santé et la Protection sociale

Le parti de gauche condamne fermement l’évacuation des enfants hospitalisés dans l’unité d’oncologie pédiatrique de Garches en cette fin d’après-midi au mépris des règles de sécurité et de la convention internationale des droits de l’enfant qui précise que : "l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale" et que " Les Etats parties s’engagent à assurer à l’enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être, compte tenu des droits et des devoirs de ses parents, de ses tuteurs ou des autres personnes légalement responsables de lui, et ils prennent à cette fin toutes les mesures législatives et administratives appropriées."

Le Parti de Gauche dénonce la façon inhumaine dont sont traités depuis le début de cette lutte parents, familles , personnel hospitalier et association de défense des parents à qui on refuse le dialogue et on oppose systématiquement vigiles et forces de l’ordre alors que ceux-ci ne font que réclamer la continuité des soins prodigués dans l’unité de Garches.
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Messagede Nico37 » 08 Aoû 2014, 12:53

Exigeons immédiatement la fin de l’agression israélienne et du blocus de Gaza ! Manifestation samedi 9 août à Paris Communiqué du Front de Gauche

Agissons pour le droit du peuple palestinien à un Etat souverain !

Le front de gauche se félicite de l’arrêt des bombardements criminels de l’Etat d’Israël sur la bande de Gaza, mais la plus grande vigilance s’impose. Cette situation doit être mise à profit pour renforcer encore le mouvement de solidarité autour du peuple palestinien pour créer les conditions d’un cessez le feu et d’une paix durable dans cette région du monde.

Depuis 7 ans, le peuple palestinien à Gaza, est soumis à un blocus inacceptable et soumis à des agressions barbares de l’état colonialiste israélien, qui viole impunément le droit international et qui ne respecte aucune des résolutions de l’ONU depuis 1948.

Depuis le 8 juillet, les écoles (y compris celles administrées par l’ONU et accueillant des réfugiés palestiniens au sein de leur propre pays), les marchés, les hôpitaux ont été l’objet de bombardements quotidiens, la seule centrale électrique de Gaza a été mise hors d’état de fonctionner et les victimes civiles se sont multipliées (75% des morts).

Israël cherche en fait à rendre impossible l’établissement d’une paix durable, en tentant en particulier d’empêcher la constitution d’un gouvernement palestinien d’union nationale.

Le gouvernement français qui s’est constamment aligné sur la position du gouvernement d’Israël s’est rendu complice des crimes de guerre de cet état. Il a tenté tout récemment de faire croire qu’il s’insurgeait contre les massacres de populations civiles alors que ceux-ci durent depuis le début du conflit.

François Hollande a parlé d’agir mais n’a demandé aucune sanction à l’égard d’un état qui viole le droit international alors que dans le même temps des sanctions à l’égard de la Russie ont été prises. Pire, le gouvernement a tenté de transformer, aux yeux de l’opinion publique, les mouvements de solidarités avec la Palestine en manifestations antisémites. Il a même stigmatisé la jeunesse des quartiers populaires.

Le Front de gauche dénonce ces tentatives de criminalisation du mouvement de solidarité et demande l’arrêt des poursuites engagées contre Alain Pojolat, membre du NPA, pour avoir, malgré l’interdiction de la préfecture de police, continué à appeler à manifester en solidarité avec le peuple palestinien comme l’ensemble des organisations qui appelaient à cette manifestation.

Dans le même temps, le gouvernement laisse faire la Ligue de défense juive, groupuscule d’extrême droite raciste et violent.

Il serait temps que le gouvernement retrouve la voie traditionnelle de la France en faveur d’une diplomatie de soutien à l’égard de la Palestine et d’une paix juste et durable permettant de garantir la sécurité de tous les peuples de la région.

Le Front de gauche participe aux mobilisations de soutien au peuple palestinien et se félicite de la solidarité qui s’exprime dans tout le pays et dans le monde. Il appelle toute la gauche à réagir, et toutes les personnes éprises de paix et de justice à poursuivre leur mobilisation. Il faut rompre l’isolement dont souffrent les palestiniens au plan international à l’exception de quelques actes diplomatiques justes de plusieurs pays d’Amérique latine.

Il n’y aura pas de cessez le feu durable sur la base du statu quo. Une paix juste et durable appelle la levée du blocus de gaza, le retrait des troupes Israéliennes des territoires occupés illégalement, la libération des prisonniers palestiniens et notamment de Marwan Bargouthi, et la reconnaissance d’un état palestinien souverain dans les frontières de 1967 avec Jérusalem est comme capitale.

Le Front de gauche appelle :

- à manifester samedi 9 août avec le Collectif national pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens.
- à exiger du gouvernement français qu’il agisse pour que des sanctions soient prises au plan commercial avec Israël en France et en Europe qui doit rompre les accords d’association avec l’Etat d’Israel
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Messagede Nico37 » 09 Aoû 2014, 19:42

Le témoignage accablant du Parti de gauche Raquel Garrido, Secrétaire Nationale du Parti de Gauche et Sabrina Benalli de la commission Santé

Aujourd’hui 7 août 2014 une délégation du Parti de gauche s’est rendue à l’hôpital de Garches (92), à l’unité d’oncologie pédiatrique. Raquel GARRIDO, secrétaire nationale, et Sabrina BENALI, de la commission santé du PG, ont rencontré les familles d’enfants hospitalisés dans le service.

Le PG peut ainsi témoigner de l’extrême brutalité administrative dont font l’objet les familles et les enfants -au nombre de quatre- qui restent dans l’unité. Les parents font l’objet d’un filtrage par un barrage de vigiles et témoignent d’injonctions thérapeutiques contradictoires de la part du chef de pôle, le Pr. Chevalier, qui a été nommé pour fermer le service et qui a tenté de transférer les enfants à l’hôpital Ambroise Paré sans tenir compte de l’état général des patients. Les quatre enfants restant dans l’unité sont en état d’aplasie, c’est-à-dire qu’ils manquent de globules blancs. La tension est extrême depuis que les médecins de l’ancienne équipe ont été sommés de quitter l’hôpital. En effet, il n’y a à cet instant aucun oncologue affecté au soin de ces enfants. Pas d’oncologue dans un service d’oncologie !

Le Parti de Gauche a réitéré son soutien aux familles et aux enfants, qui font l’objet d’un traitement brutal et angoissant. Rien ne justifie ce traitement qui doit cesser. Le PG demande que le Professeur Chevalier et l’APHP fassent preuve d’humanité et de discernement vis-à-vis de ces personnes qui ont déjà beaucoup à faire dans la lutte contre la maladie. Le PG restera aux côtés des enfants pour exiger que l’hôpital public leur prodigue le traitement par eux choisi et prescrit par l’équipe de Garches démise de ses fonctions.

Le Parti de Gauche sera aux côtés des familles samedi 9 août lors d’une manifestation pour la liberté thérapeutique.
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Messagede Nico37 » 10 Aoû 2014, 12:14

Coup de blues de Mélenchon : le burn-out en politique expliqué par un psy Jean-Paul Mialet 28/07

Jean-Luc Mélenchon, fatigué, a annoncé qu'il souhaitait prendre ses distances avec la vie politique. Le psychiatre Jean-Paul Mialet analyse les mécanismes du burn-out en politique.

Jean-Paul Mialet, psychiatre, est l'auteur de Sex aequo, le quiproquo des sexes, Albin Michel (2011).

Au-dessus de tout, les hommes politiques ?

Capables d'enchaîner sans faiblir trente-six meetings aux quatre coins de la France en quelques semaines, au risque d'épuiser les comptes de leur parti mais sans jamais vider leur batterie ? De fait, on ne les voit pas beaucoup déprimer, ces politiciens, et pourtant, quelle course que leur vie. Une vie toute entière consacrée aux débats publics et aux coups tordus privés. Une vie sans moment personnel: les moments de tendre intimité - ceux où l'on joue à la balle avec ses petits-enfants, où l'on s'essaye à une balade en vélo avec les siens - sont réservés à la presse pour démontrer qu'on est une personne comme une autre… Pas de relâche: slalom permanent pour éviter les innombrables pièges, oreille tendue sur la moindre info attestant d'un profond souci pour le citoyen ordinaire - un électeur potentiel qu'il ne faut jamais oublier -, la vie d'un politicien est un vrai jeu vidéo. Il faut être assuré de disposer de plusieurs vies - ou d'une sacrée bonne étoile. A moins de se sentir placé là par le destin, tenu d'accomplir un chemin qu'impose une force plus grande que soi.

N'explique-t-on pas pourtant partout que la dépression, maladie à la mode, est le fruit de cette pression qui pousse chacun à s'accomplir dans la performance, en s'épuisant à courir après une autonomie incertaine, devenue valeur phare de notre époque? Ne nous rappelle-t-on pas qu'il faut s'économiser, éviter le stress et le surmenage pour ménager notre santé et atteindre le bonheur dans la «zénitude» - autre valeur phare de notre époque? L'exemple des politiciens déjoue les préjugés de ceux qui ne jurent que par la méditation et autres traitements anti-stress.

L'exemple des politiciens déjoue les préjugés de ceux qui ne jurent que par la méditation et autres traitements anti-stress.

Pour sortir des idées convenues, commençons par une remarque: pendant les bombardements de Londres, les psychiatres anglais avaient noté que la dépression avait disparu. Poursuivons par une expérience qui a longtemps représenté un modèle animal de la dépression: l'impuissance apprise. Prenez une souris et jetez la dans l'eau d'une bassine: elle se débattra et nagera jusqu'à en sortir. Prenez une autre souris, maintenez-la dans le creux de la main jusqu'à ce qu'elle cesse de s'agiter, puis posez-la sur l'eau: elle coule à pic. Avec ces remarques préliminaires, on dispose des clés qui expliquent beaucoup de dépressions. Ce n'est pas le combat qui provoque la dépression, mais le combat vain : quand le combat devient inutile, on perd l'envie de se battre et l'on tombe dans un état où les moyens et le goût de se battre s'évanouissent. C'est cela, l'état dépressif.

On tend volontiers à oublier que la vie est un combat et que le goût de vivre s'accompagne du goût de se battre. Pourtant, le « struggle for life » se manifeste déjà au plus simple niveau, celui du physiologique : notre organisme ne doit-il pas se battre pour maintenir notre température centrale à 37° en dépit des variations de l'environnement? Le combat politique n'est donc pas en soi un grand facteur de dépression. Peut-être même protège-t-il contre la dépression - aussi longtemps, du moins, qu'il se croit efficace. En revanche, lorsque pour une raison ou une autre - raison de santé ou de contexte - il n'est plus concevable de le mener, la dépression n'est pas loin. Il faut une résistance à toute épreuve pour renoncer à cette lutte qui remplit une existence en acceptant de nourrir sa vie avec d'autres combats, plus modestes.

Lorsque les hommes ont pris l'habitude de prendre en mains les affaires du monde, il leur est difficile de se retourner vers leur jardin et de trouver un sens à voir leurs efforts couronnés par une simple éclosion de roses.
Car à la différence des souris, les hommes ont besoin de donner du sens à leur combat. Et lorsqu'ils ont pris l'habitude de prendre en mains les affaires du monde, il leur est difficile de se retourner vers leur jardin et de trouver un sens à voir leurs efforts couronnés par une simple éclosion de roses. D'autant que certains d'entre eux se perdent en route et finissent par confondre le sens avec les attributs du pouvoir: or des plafonds, nombre de personnes qui dépendent de soi, etc. Ces attributs disparaissent évidemment avec la fonction.

Une autre différence avec les souris doit être signalée.

La vie affective de ces animaux est rudimentaire. Celle des humains est infiniment plus complexe. Le combat pour la vie des humains commence sous le regard attendri des parents et des proches. Il est baigné d'affects et ne se conçoit qu'en s'appuyant sur un socle d'amour. Au point que l'abandon par les parents, et plus généralement toutes les formes de deuil, brisent une existence et lui font perdre, au moins pour un moment, son aptitude au combat. Ce n'est plus alors de l'impuissance apprise, mais plutôt ce que décrivent les chansonnettes: à quoi bon vivre sans amour ?

Dans une réflexion sérieuse autour des ruptures dépressives chez les politiciens, la futilité des beaux sentiments aurait-elle donc sa place ? Plus qu'on ne croit. Le combat politique se mène, comme on sait, avec sa famille politique: c'est-à-dire seul. A tout moment, la famille - cette famille-là - peut vous trahir. Et la souffrance est alors bien plus vive que tous les chausse-trappes, prévisibles ou non, tendus par les adversaires. La famille, même politique, on y croit toujours un peu: dur d'être lâché par des amis qui pendant des années - trente ans parfois - ont mené le même combat que vous. Hélas, le pouvoir isole. Et c'est sans doute la plus grande épreuve du combat politique.

Notre grand homme, le général de Gaulle, s'en plaignait volontiers: quand on est au pouvoir, on est absolument seul. Mais lui connaissait bien le sens de son combat et en acceptait les infortunes. Notons au passage que cela ne l'a pas épargné d'en faire, des dépressions. Face à ce mal, nous sommes tous égaux. Vous, moi, les grands de ce monde: nous courons à peu près le même risque statistique. Pour un psychiatre, les dépressions du général sont un salutaire rappel à l'humilité. La maladie, car c'en est une, n'a pas grand-chose à voir avec le courage et la faiblesse. Elle frappe parfois sévèrement des familles entières. Ainsi, certains hommes politiques font des dépressions non pas en raison des chocs de la politique, mais en raison d'un terrain propice.

Face à la dépression, nous sommes donc tous égaux. Face au courage ? Accordons-leur au moins cela, à nos hommes politiques: pour faire face aux efforts de leur charge et aux trahisons, leur existence exige une bonne dose de courage. Les hochets du pouvoir sont une bien maigre consolation ; si la vanité est le seul mobile, s'il n'y a pas la moindre conviction qui anime, il faut être redoutablement pervers et trouver un plaisir singulier à manipuler les autres pour tenir. Cela ne peut concerner qu'une poignée d'entre eux. Pour tous les autres, quelles que soient leurs idées, chapeau! Au moment où on les décrie tant, permettez à un familier des efforts psychologiques d'exprimer ici son respect. On leur en veut de nous tromper, mais ils le font avec courage. Et s'ils ne nous disent que ce que nous voulons entendre, n'en sommes-nous pas, au fond, un peu responsables?
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Messagede Nico37 » 11 Aoû 2014, 22:25

Solidarité du Parti de Gauche avec la Palestine ! Ramzi Kebaili, Groupe Palestine du Parti de Gauche

Le Parti de Gauche salue les mobilisations partout en France en faveur du peuple Palestinien. Alors que les bombardements israéliens ont repris sur Gaza, Hollande et Valls continuent à se rendre complices de ces crimes de guerre en refusant d’agir concrètement pour la paix et la justice en Palestine par des sanctions contre Israël.

Toutes les poursuites judiciaires contre le mouvement de solidarité avec la Palestine doivent être levées, notamment contre notre camarade Alain Pojolat du NPA.

Le Parti de Gauche appelle à la poursuite de la mobilisation et réaffirme son soutien aux revendications palestiniennes suivantes:

- Levée immédiate du blocus de Gaza et démantèlement des colonies en Cisjordanie

- Libération de tous les prisonniers palestiniens, et notamment de Marwan Bargouthi

- Application de toutes les résolutions de l’ONU bafouées par Israël depuis 1948, notamment la résolution 194 sur le droit au retour des réfugiés

- Reconnaissance d’un état palestinien souverain dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-est comme capitale

- Soutien à la campagne "Boycott, Désinvestissements, Sanctions" pour contraindre Israël à se conformer au droit international

- Rupture des accords d’association entre l’Union Européenne et Israël
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Messagede Nico37 » 14 Aoû 2014, 00:13

Une messe organisée par Ménard dénoncée par le Parti de gauche Ivan Valerio 13/08

Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon parle d'une atteinte à la laïcité alors que le nouveau maire de Béziers organise mercredi une messe publique pour lancer la féria de sa ville.

La ville de Béziers lance sa féria ce mercredi 13 août. Comme chaque année, la ville va vivre cinq jours de fêtes. Mais le crû 2014 a un saveur particulière: depuis le mois de mars, le nouveau maire de la ville est le médiatique Robert Ménard, soutenu notamment par le Front national.

Et une partie du programme des fêtes de la ville est contestée cette année.

La féria s'ouvre mercredi en fin de journée par une messe publique dans les arènes de la ville. Un événement dénoncé par le Parti de gauche. Alexis Corbière, secrétaire national du mouvement co-présidé par Jean-Luc Mélenchon, publie un texte sur son blog expliquant que son parti, « attaché à la laïcité et à la République », « condamne cette nouvelle provocation anti-laïque de Robert Ménard. » Une « provocation qui fait suite à d'autres provocations toujours dirigées contre les milieux populaires biterrois » , estime-t-il.

Alexis Corbière juge que «si chacun de nos concitoyens doit voir respecter ses convictions spirituelles, il est inacceptable que le maire d'une commune invite publiquement ses administrés à participer à une cérémonie religieuse quelle que soit la confession». Dénonçant ainsi « la promotion tapageuse de cette messe publique » , « conçue de toutes pièces puisqu'elle n'a jamais existé depuis la création de la Féria de Béziers en 1968 ».

À 20minutes.fr, l'adjoint au maire en charge de la sécurité explique que «le maire a voulu mettre sa patte pour cette féria 2014, et l'ambiance a été quelque peu modifiée». Selon lui, Robert Ménard veut que la féria cesse d'être «une grande beuverie» pour devenir «une fête traditionnelle et familiale » . Résultat, « les arènes seront donc ouvertes par une messe et la feria sera officiellement lancée après un défilé bon enfant». «La feria doit être un rassemblement de personnes qui aiment la tradition taurine et religieuse » , conclut le conseiller municipal.
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Messagede Nico37 » 15 Aoû 2014, 12:25

Des chiffres et des gouvernements nuls ! Eric Coquerel, Secrétaire national du Parti de Gauche

Le chiffre de la croissance au 2ème trimestre vient de tomber : il est nul. On pourrait juste se dire que c’est le niveau du gouvernement Valls. Et ce serait vrai. Mais cela ne suffirait pas à décrire le mal qui ronge la France comme tous les pays européens.

Car après celle de l’Italie, la croissance allemande recule aussi. La reprise dans la zone Euro vantée par Hollande est donc du vent.

Il n’y a pas plus de modèle allemand que d’hommes miracles qu’ils se nomment Renzi ou Valls. Il y a juste une politique d’austérité qui nous mène vers la récession. Ceux qui nous gouvernent prétendent ne pas en changer ? Alors en France comme ailleurs qu’ils dégagent vite !
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Messagede Nico37 » 16 Aoû 2014, 12:21

Le peuple irakien paie les inconséquences des Etats-Unis et de la France Christophe Ventura, Secrétaire national du Parti de Gauche aux relations internationales

La progression des jihadistes de l’ « Etat islamique » dans l’Ouest de l’Irak se poursuit, avec son cortège d’exactions et d’exécutions de masse frappant des minorités religieuses : chrétiens obligés de se convertir à l’islam ou de partir, yazédies voués à l’extermination, sunnites jugés trop modérés obligés de s’enfuir. La volonté de l"Etat islamique" de créer un Etat jihadiste sur une partie de la Syrie et de l’Irak montre qu’elles en seraient les conséquences : purification religieuse et état de terreur pour imposer sa conception de l’islam.

Ceci n’est nullement le fruit du hasard. C’est l’enfant monstrueux de l’impérialisme américain dans la région, conséquence directe de la désastreuse invasion de l’Irak en 2003 et de son occupation, puis du soutien militaire apporté notamment par les Etats-Unis, la France et les monarchies du Golfe à la mouvance islamique de l’opposition syrienne au régime de Bachar Al-Assad. L’actuelle « balkanisation » de l’Irak est la conséquence tragique et logique du démantèlement des structures étatiques irakiennes après le renversement du régime de Saddam Hussein et des interventions occidentales dans la région.

Pour que tous les irakiens puissent espérer pouvoir vivre dans leur pays, sans distinction de religion, et ne pas être obligé de fuir leur pays pour sauver leur vie, une politique s’ impose : il faut couper le financement des jihadistes de l’EI en obligeant l’Arabie Saoudite et le Qatar à rompre avec eux sous peine de représailles. La responsabilité du gouvernement français est ici pleinement engagée. Il doit agir en ce sens auprès de ses alliés, ce qui n’est pas le cas actuellement.

Le Parti de Gauche est solidaire de toutes les populations irakiennes en but aux exactions de l’EI et condamne fermement les politiques incohérentes, immorale et sans perspectives menées par les États Unis et la France qui participent à entraîner l’ensemble du Moyen-Orient dans un chaos total, politique, économique et humain.
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Messagede Nico37 » 17 Aoû 2014, 22:34

"CA NE VA PAS BIEN ENTRE LE PG ET LE PCF...!!!" (Cambadelis) BRIGITTE PASCALL 10/07

Interrogé hier sur BFM-TV, Cambadélis a sorti tout à coup, comme on suce un bonbon avec délectation : "Ca ne va pas bien, entre le PG et le PCF..." Une petite phrase, où, comme il ne vous a pas échappé, il n'est même plus question du "Front de gauche". Juste de ses composantes en bisbilles. Une telle déclaration accrédite deux idées :

1)- LE FDG EST MORT :

Le FDG est mort, cela commence à se savoir, cela commence à se dire...

1.1)- Laurent répand la nouvelle, puisque dans les pages "Communiste" de L'Humanité, il ne mentionne même plus le sigle "FDG". Idem dans le cadre de ses nombreuses interviews. Comme le faisait remarquer hier Souria Alepp, le Premier Secrétaire du PCF est invité cet été au séminaire PS de La Rochelle, mais en tant que porte-parole du PCF, pas en tant que responsable du FDG, nuance...!!!

1.2)- Inversement, JLM, dans son blog, dans ses entretiens, continue de nous faire croire que ce cadavre chaud, appelé FDG, vit encore. Dans son interview sur France Inter du 29 juin 2014, il continue de parler au nom du FDG :
- "Nous (FDG) avons subi un revers aux Européennes. On n'a pas remobilisé les électeurs de 2012".
- "On (FDG) s'est rendu illisible aux Municipales, à cause des alliances PC/PS". On (FDG) n'a pas eu accès aux media".

JLM gagnerait à dire que le FDG est mal en point. Surtout, compte tenu du fait qu'il n'y a aucune élection dans les prochains mois. Et demander un CONGRES du PG et des ASSISES du FDG, pour mettre les problèmes sur la table, donner la parole aux militants de base, la sortir de crise la plus respectueuse de l'avis de chacun...

2)- LE PCF TRAHIT LE PG, EN CHERCHANT DES ALLIANCES AVEC LES FRONDEURS, EELV, LE PS...

JLM doit absolument sortir de son silence. Dénoncer sans nuance l'offensive de Laurent, Buffet, Autain, visant à constituer un FDG élargi aux frondeurs et aux écolos : histoire de minorer la place du PG (et de JLM), reléguer notre beau programme "L'Humain d'abord" au profit d'une bouillie vaguement progressiste à la Robert Hue.

Je ne suis pas la seule à le penser.

Se taire revient à cautionner la basse cuisine de Laurent, faisant du FDG les éternels supplétifs du PS, au même titre que EELV. Qu'est ce que le co-président du PG attend ??? Que Laurent et Buffet rentrent gentiment dans le rang, deviennent plus autonomistes que les militants du PG, une situation qui, sauf miracle, n'arrivera jamais...???!!! L'enjeu de son silence, ou au contraire de sa prise de parole, c'est la relation qu'il veut nouer avec tous les gens ordinaires, dont beaucoup se sont abstenus aux Européennes.

- En se taisant, veut-il leur faire espérer de faux espoirs (FDG élargi aux frondeurs), faux espoirs qui, en ne se réalisant pas, comme chacun sait, susciteront à juste titre de la part d'électeurs peu politises le sentiment légitime du "tous pourris"...???

- Ou au contraire, en expliquant la situation, appelant à une nouvelle alliance, non pas au niveau des appareils, mais des seuls militants de base du PS et d'EELV, créer les conditions d'une nouvelle alliance saine, véritablement alternative à la politique libérale pourrie menée par Valls et Hollande ??? Naturellement, on préconise la seconde solution. Mais sa mise en oeuvre suppose que JLM sorte de son silence. Ce n'est pas le cas en ce moment...
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Re: Parti de Gauche - Front de gauche (2014...)

Messagede Nico37 » 18 Aoû 2014, 22:53

Limoges : une séance du Conseil Municipal très politique…

Image

La séance du Conseil Municipal de Limoges du mardi 8 juillet a été l’occasion pour la nouvelle majorité municipale d’afficher ses choix et ses orientations politiques propres.
Sur fond de manifestation de citoyen-nes résolument opposée-s à la fin annoncée de la gratuité des activités périscolaires (parents, enseignants, animateurs, syndicalistes,…), par une première décision budgétaire modificative et un ensemble de délibérations, la nouvelle municipalité a montré ses priorités politiques… et son goût très relatif pour la confrontation démocratique :
- « tri sélectif » du public autorisé à assister à la séance
- entêtement sur la LGV: 2,6 millions d’€ supplémentaires votés pour des études pour le barreau Limoges-Poitiers. Les équipes changent, les mêmes priorités ruineuses restent !
- réduction des crédits notamment pour les activités culturelles au profit d’une politique dite « de sécurité »
- abandon de la gratuité des études encadrées du soir, de la garderie et des ateliers d’animation pour les écoliers. On est bien loin de l’attachement - proclamé tout au long de la campagne électorale - du nouveau maire à l’école de la République ! Celui-ci n’a pas craint d’affirmer que la fin de la gratuité n’est « ni de droite ni de gauche, mais du simple bon sens ». Il fallait l’oser ! Heureusement, comme on le sait, le ridicule ne tue pas…

http://www.limogesterredegauche.fr/cons ... illet-2014
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Re: Parti de Gauche - Front de gauche (2014...)

Messagede Nico37 » 21 Aoû 2014, 00:59

Cérémonies du 70ème anniversaire de la Libération de Grenoble

Jean-Luc Mélenchon participera aux cérémonies du 70ème anniversaire de la libération de la ville de Grenoble, « Compagnon de la Libération et Capitale des Maquis », aux côtés de Eric Piolle, maire de Grenoble, et Elisa Martin, 1ère adjointe.

A ce titre, il déposera une gerbe en l’honneur du 1er Bataillon de Choc

Jeudi 21 août 2014 à 16h30 Parvis des Droits de l’Homme – Jardin de Ville
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Re: Parti de Gauche - Front de gauche (2014...)

Messagede Nico37 » 23 Aoû 2014, 18:18

Mélenchon quitte la direction du PG : un tour de passe-passe qui masque mal son échec Nathanaël Uhl Édité par Sébastien Billard 22/08

Jean-Luc Mélenchon se met en retrait. L'ancien candidat à la présidentielle 2012 a annoncé, vendredi 22 août, qu'il quittait la co-présidence du Parti de gauche (PG), tout en assurant qu'il continue le "combat" politique. Comment expliquer ce changement de stratégie ? Comment l'interpréter ? La tribune de Nathanaël Uhl, ancien militant du Parti de gauche.

À qui savait lire entre les lignes de cet entretien au long cours publié début juillet, il n’y a aucune surprise. Jean-Luc Mélenchon quitte la co-présidence du Parti de gauche. Il quitte surtout la première ligne de l’arène médiatique.

L’enjeu est simple : "Organiser son silence pour mieux faire émerger ses idées". Traduction : dans une période où, pour certains, sa seule omniprésence dans les médias le rend insupportable, se faire discret pour se rendre à nouveau désirable. Il faut toujours se rappeler que Mélenchon est d’abord un émule de François Mitterrand, le plus gaullien de tous les hommes politiques de la Ve République.

Le plus important, dans cette annonce, est la suppression de facto de la co-présidence au Parti de gauche, remplacée par une direction "plus collégiale" organisée autour du secrétariat national, dont il reste membre.

Une fracture durable avec les communistes

Il faut relever que ce secrétariat national, originellement et cela a été validé par le congrès de Bordeaux (2013), est destiné à assumer des "tâches politiques", la direction politique du PG restant sensément du ressort de son bureau national, dont la composition est plus large que le secrétariat…

Exit donc Martine Billard. L’ancienne écolo ne sera plus co-présidente. Peut-être paie-t-elle là le prix de ses discrètes mais fermes critiques à l’encontre de la ligne prônée par Mélenchon et sa garde rapprochée durant la période "municipales-européennes".

La volonté de Jean-Luc Mélenchon de se reconcentrer sur des "propositions pour la VIe République" et la fameuse "constituante" ne scelle pourtant aucun changement de ligne politique.

Les échos, assourdis, qui reviennent du remue-méninges du Parti de gauche témoignent que le député européen, réélu dans le cadre de son alliance avec le Parti communiste français, ne décolère pas vis-à-vis de son partenaire. Le communiste, voilà donc l’ennemi, accusé de nourrir des ambiguïtés de son positionnement envers le Parti socialiste.

L’avenir serait du côté de Grenoble, avec une alliance renouvelée avec Europe Écologie-les Verts. Qu’importe si EELV refuse, encore et toujours, de se situer dans l’opposition au gouvernement.

Aucune remise en question politique

La "mise en retrait" par rapport à "la course médiatique et la tambouille politique", selon les mots de l’ancien ministre délégué du gouvernement Jospin, entérine finalement un échec : il n’a pas réussi à prendre le leadership sur le Front de gauche.

Et Mélenchon, à l’image de son jeune parti, est un homme pressé. Le travail sur le long terme ne l’intéresse guère. Puisque ni les communistes ni Ensemble ni la Gauche unitaire ne veulent le suivre, il crée les conditions de rassembler, au sein de son seul parti, celles et ceux qui voudront bien le suivre.

Il n’y a, finalement, aucune remise en question politique, dans l’annonce de Mélenchon. Juste une posture. À croire que le résultat des élections européennes, catastrophique pour le Front de gauche, n’a pas de prise sur la ligne imposée par l’ancien de l’Organisation communiste internationaliste.

De fait, la dénonciation tribunicienne permanente des "solfériniens" n’a eu aucun effet d’attraction, confirmant une analyse ébauchée au lendemain de la législative partielle de Villeneuve-sur-Lot. Le Front de gauche n’est toujours pas perçu comme une alternative au PS par l’électorat qui participe, encore moins par celui qui boude les urnes. Le Front de gauche a été incapable, alors que c’était sa feuille de route, d’aller chercher les citoyens qui se sont durablement exclus du vote.

Bref, la crise à la gauche de la gauche n’est pas prête de se conclure. Et, pour conclure sur le non-événement de ce 22 août 2014, paraphrasant Trotsky, "on signale un homme à la mer ; on passe à l’ordre du jour".
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Re: Parti de Gauche - Front de gauche (2014...)

Messagede Nico37 » 24 Aoû 2014, 13:13

Le peuple et la démocratie du même pas Jean-Luc Bertet

Dans le hall de l’université Stendhal de Grenoble-Saint Martin d’Hères, ou sur le campus en profitant du soleil et en sirotant café ou cola bio, les participants aux différents débats du Remue-Méninges échangent pendant la pause leurs impressions. Un troc un peu frustrant car il apparaît toujours qu’on vient de rater quelque chose. Comment en effet choisir judicieusement entre un grand débat sur « L’écosocialisme, nouvelle doctrine de l’émancipation humaine », et celui de « Jaurès à Robespierre, histoire et hégémonie culturelle » ? Peut-être en optant pour le troisième, « L’appropriation populaire du politique en Espagne ». Il s’agit de toute façon des pièces du même puzzle. Si on combine ce dernier choix - au hasard - avec la « Réforme territoriale ou la 6e République » remettant à une autre fois « Les multinationales contre le peuple : non au GMT » ou « Quelles mesures d’urgence pour l’emploi », on parlera beaucoup de démocratie : comment la sauvegarder, la promouvoir avec des problématiques parfois différentes, parfois cousines des deux côtés des Pyrénées.

Inigo Errejon est l’intervenant idéal pour analyser l’excellente surprise de Podemos. Il en a été le directeur de campagne pour les dernières européennes. Le mouvement créé en janvier dernier, transformé en parti en mars a totalisé 1,3 million de voix et obtenu 5 sièges. Il s’est imposé en quatre mois d’existence comme la cinquième force politique du pays. Depuis les élections de mai, des études l’ont même hissé à la 3e voire la seconde place. Un premier congrès devrait se tenir en octobre mais dans l’intervalle de trois semaines - sans attendre l’élaboration de statuts -, les adhésions se sont multipliées pour atteindre la barre des 100 000 adhérents…



Pour Inigo Errejon, ce succès est le fruit d’une reformulation stratégique. La décomposition de l’ordre politique espagnol a bousculé le positionnement de l’opposition. La conception selon laquelle il faut capitaliser par les élections l’accumulation lente et progressive du mécontentement n’a plus cours. « Nous n’aurions pas existé sans le mouvement des Indignés. Nous sommes allés dans les rues, sur les places, à la rencontre des gens pour comprendre ce qu’il se passait. Et nous nous sommes adaptés » en privilégiant tous les processus de construction populaire. Les élections ont été un moment de ce processus et non pas le reflet d’un rapport de forces antérieur. D’ailleurs l’analyse de l’électorat de Podemos montre selon Inigo Errejon que ce sont les électeurs des partis traditionnels qui auraient massivement apporté leur suffrage. Il s’agit donc de leur permettre de se constituer en force autonome, démocratiquement en redonnant un sens concret à des termes tels que « démocratie », « nation »… Les cercles thématiques (travail, éducation, santé…) ont explosé et sont loin d’être tous recensés. Ils sont très hétérogènes mais ils ont en commun la qualité de redonner un sens à l’implication politique. « On n’arrête pas de créer des trucs techniques sur Internet dont s’emparent les gens. Pour voter, un portable suffit. C’est un pari risqué mais on voulait prendre des décisions en contact avec les adhérents et ils n’ont pas tous la possibilité d’être présents à tel moment ou de donner plusieurs heures par semaine. »

La bataille pour les élections européennes a recréé des espaces dont Podemos veut occuper le centre avec pour perspective, gagner les élections et contribuer à (re)construire un peuple. Le terme de Podemos (nous pouvons) est en soi un programme, celui de redonner confiance dans une alternative que les néolibéraux et les sociaux-démocrates déclarent à chaque occasion impossible.

Ce lien entre peuple et démocratie est également le fil rouge du débat a priori technique sur la « Réforme territoriale ou la 6e République ». Elle est encore assez imprécise mais la philosophie de ses grandes lignes semble suffisamment claire. Globalement, comme l’a exposé Nicolas Kada, professeur de droit public et directeur du Centre d’Etudes et de Recherche sur le Droit, l’Histoire et l’Administration, il s’agit de réduire les régions de 22 à 13 au 1er janvier 2016, d’imposer une intercommunalité (avec une population minimum de 20 000 habitants au 1er janvier 2018 contre 5 000 aujourd’hui) et de supprimer les assemblées départementales que sont les conseils généraux en 2020. Ce qui s’apparente à un dépeçage lent, mais persévérant de la démocratie locale.

Les intervenants exprimeront tour à tour leur perplexité devant les arguments avancés pour justifier cette réforme, que ce soit ceux relatifs à la taille (soit-disant trop petite) des régions ou le coût fantasmé du « mille-feuille ». Cécile Cuckerman, sénatrice PCF, souligne elle que, significativement, le mot décentralisation a peu à peu laissé place à celui de « réforme territoriale » dans le discours gouvernemental. Ce changement de vocabulaire est à prendre au pied de la lettre : la décentralisation induit un rapprochement du pouvoir et du citoyen totalement en opposition avec une réforme du territoire qui tend à éliminer en les diluant dans de vastes ensembles par ailleurs loin d’être homogènes les pouvoirs locaux définitivement hors de portée du citoyen lambda. Les répercussions seront sensibles à tous les niveaux de la vie quotidienne de chacun avec la disparition de services publics et leur remplacement partiel par le privé si rentabilité il y a.

Pascal Troadec (maire adjoint PS) voit dans l’opération de cette « mère des réformes » selon Valls la volonté technocratique de substituer au champ du politique celui de l’administratif. Mathieu Dupas qui enseigne le droit constitutionnel et parlementaire dans le même esprit souligne que cette réforme vise à casser l’idéal républicain. En ce sens, il s’agit bien d’une réforme (dé)structurante dont le but ultime ne pourra être que la suppression pure et simple de la commune qui est la cellule sociale démocratique de base. Face à cette entreprise dévastatrice, la 6e République s’impose avec une nécessité accrue. En Espagne, en France, et la liste pourrait s’allonger, selon des modalités différentes, la démocratie et la reconstruction des peuples est à l’ordre du jour et marchent du même pas.
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