NPA (2015...)

Re: NPA (2015...)

Messagede bipbip » 13 Aoû 2018, 16:30

Université d’été 2018 – du 26 au 29 août

SOUS LA PLAGE, LES PAVÉS...

Cinquante ans après Mai 68, quoi de mieux que le retour des mobilisations sur le devant de la scène. Moins d’un an après son arrivée au pouvoir, Macron se confronte à la colère du monde du travail et de la jeunesse contre ses projets de régression sociale à la SNCF ou dans l’enseignement supérieur. Défaire les résistances est la priorité de ce gouvernement, infliger des défaites à tous les mouvements sociaux, à toutes les luttes, en usant de la répression la plus brutale, comme le montre la politique de la matraque à Notre-Dame-des-Landes ou dans les universités...

Mais avec le réchauffement du climat social, nous reprenons goût à la contestation, non seulement pour défendre nos services publics, nos droits, pour la « convergence des luttes », mais aussi pour changer le monde. Est-on condamné à vivre dans une société inégalitaire et antidémocratique dirigée par une élite au service des plus riches ?
Cette dixième édition de l’université d’été du NPA arrive toujours à point nommé fin août pour préparer la rentrée politique et sociale. Meeting de rentrée du NPA, rencontres internationales, invité.e.s, éclairages historiques et anniversaires (Mai 68 bien sûr mais aussi le bicentenaire de la naissance de Karl Marx), formations et débats d’actualité...

C’est un lieu d’échanges entre sympathisant.e.s et militant.e.s du NPA, mais aussi un espace de rencontres avec des militant.e.s du mouvement social ou d’autres courants politiques de la gauche radicale (d’ici et d’ailleurs...), ainsi qu’avec des intellectuel.e.s et des spécialistes. Le tout bien évidemment dans une ambiance conviviale et ensoleillée, sous la tonnelle, au bord de la piscine ou à la plage...

COMMENT ÇA MARCHE?

Tous les jours, le matin de 9h à 12h et l’après-midi de 14h à 17h, plusieurs cycles et ateliers se déroulent simultanément. Faites votre choix ! Le créneau 17h – 19h est libre pour permettre les balades, les derniers bains de mer de l’été ou discuter tranquillement sur la terrasse... Dans la soirée, on se détend : cinéma, musique, bar, théâtre, discothèque et même quelques débats supplémentaires autour de nos invité.e.s.

Dans un village-vacances agréable et confortable, nous sommes en pension complète, c’est-à-dire logé.e.s en bungalow, nourri.e.s en restauration collective, les enfants pris en charge, ce qui permet d’en faire un vrai moment de vacances pour soi et sa famille.

Accueil à partir du samedi 25 août après-midi, départ le jeudi 30 août après le petit déjeuner dans le village vacances de Rives des Corbières à Port-Leucate, près de Perpignan.



Inscriptions en ligne
https://npa2009.org/catalogue-de-produi ... t_tid=3661

Événement Facebook à partager
https://facebook.com/events/647620925608447/

Présentation de l’Université d’été
https://npa2009.org/agir/politique/univ ... on-de-vins

Plaquette de présentation
https://npa2009.org/sites/default/files ... quette.pdf

Lieu de l’Université d’été
https://www.google.fr/maps/place/Villag ... d3.0426959
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Re: NPA (2015...)

Messagede bipbip » 30 Aoû 2018, 11:58

Aude : l'université d'été du NPA à Leucate pour mettre la “raclée” à Emmanuel Macron

Alors que l'université d'été du NPA se déroule du 26 au 29 août à Leucate dans l'Aude, son leader Philippe Poutou ne manque pas l'occasion de fustiger à nouveau la politique du président Emmanuel Macron.

La 10ème université du Nouveau Parti Anticapitaliste débutée à Leucate est un franc succès. Ce ne sont pas moins de 800 militants du NPA qui se sont réunis avec les leaders du parti pour préparer la rentrée sociale.

Philippe Poutou espère bien tirer parti de ce record de participation depuis la création du mouvement en 2009 pour poser les bases de la nouvelle feuille de route pour la rentrée.

" Nous pensons qu'il y a largement la possibilité de discuter de la reconstruction d'un mouvement social et politique "

... https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 31500.html
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Re: NPA (2015...)

Messagede bipbip » 01 Sep 2018, 19:33

Hulot quitte le gouvernement Macron

Hulot n’a pas été utile pour faire avancer les causes écologistes. Au contraire !

Il a tout validé dans la politique productiviste du gouvernement Macron, y compris les projets auxquels il s’était opposé avant d’être ministre :

- validation de l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure et de l’EPR à Flamanville, prolongation des centrales vieillissantes

- plan alimentation, plan biodiversité et plan climat indigents au regard de la lutte contre la crise écologique, à commencer par le report de l’interdiction du glyphosate.

- validation des grands projets inutiles et imposés (contournements routiers, triangle de Gonesse….)

Enfin, en signant le projet d’arrêté autorisant la destruction de 300 000 alouettes des champs, à la demande des chasseurs extrémistes, Hulot s’est décrédibilisé auprès des associations environnementalistes et des citoyens.

La prise de guerre Nicolas Hulot, caution verte du gouvernement Macron, n’aura pas duré longtemps.

L’écologie n’est pas Macron-compatible !

Pour mener des politiques nécessaires à la lutte contre la crise écologique majeure (basculement climatique, déforestation, chute de la biodiversité) nous avons besoin de rompre avec les logiques capitalistes des profits à tout prix et à court terme.

Ce départ affaiblit encore le gouvernement. Après l’affaire Benalla, c’est un nouveau pan de sa communication qui s’effondre révélant plus encore sa réalité antisociale, antidémocratique et productiviste.

Avec ou sans Hulot, l’important c’est la capacité collective à se rassembler et à construire des oppositions aux Grands Projets Inutiles Imposés, aux destructions sociales, aux attaques contre les libertés.

La victoire à Notre-Dame-des-Landes a montré que les populations en mouvement sont forces de propositions et d’alternatives. Elles expriment la volonté de vivre dans un autre monde débarrassé du productivisme, du diktat de la croissance et ouvrent des pistes pour sortir du capitalisme.

Montreuil, le 28 août 2018


https://npa2009.org/communique/hulot-qu ... ent-macron
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Re: NPA (2015...)

Messagede bipbip » 09 Sep 2018, 12:39

Retour sur l’édition 2018 de l’université d’été du NPA

Du 26 au 29 août, la rentrée du NPA s’est fort bien passée lors de son université d’été, qui a réuni 850 participantEs, soit bien plus que ces dernières années. Une poussée de participation qui, espérons-le, annonce une rentrée combative contre Macron et ses tristes sbires.

Il aura fallu littéralement pousser les murs cette année... Fin août, le village-vacances Rives-des-Corbières, où le NPA tient son université d’été depuis maintenant cinq ans, affichait complet. Et pour que personne ne dorme sur la plage, une centaine de participantEs (qu’ils et elles en soient ici remerciés) ont été logés à quelques minutes du lieu de l’université d’été. La rançon d’un succès... que l’on espère -renouveler l’année prochaine.

Joyeux anniversaire(s) !

Durant cette édition, le cycle consacré aux « années 68 » aura permis, au cours de huit séances, en présence de nombreux invitéEs et intervenantEs, qu’on se livre à un balayage international enthousiasmant. Parmi les points forts, le Mai 68 français avec Ludivine Bantigny, Laurence de Cock, Mathilde Larrère et un certain Alain Krivine, a réuni plus de cent personnes, mais les autres séances (avec entre autre Fabienne Lauret, Gilbert Pago, Alessandro Stella, François Coustal ou Philippe Cyroulnik) n’auront pas été en reste. Et sous les pavés, il y avait bien la plage...

Autre anniversaire, les 200 ans de la naissance d’un célèbre barbu (oui, la barbe est définitivement à la mode...) ont permis en quatre séances de revenir sur l’héritage d’un marxisme vivant. À l’opposé d’une muséification du génial penseur, les réunions où sont intervenus notamment Catherine Samary, Alain Bihr, Olivier Besancenot, Ludivine Bantigny, Michael Löwy et Jean Batou auront réuni entre 50 et 120 personnes.

Enfin, les 100 ans de la Révolution allemande n’ont pas non plus été oubliés, réunissant entre 50 et 60 personnes à la librairie La Brèche.

Continuons le débat...

Avec nos nombreux invitéEs, l’échange aura été passionnant. À commencer par les deux interventions d’Edwy Plenel, qui ont réuni 150 personnes sur le droit à l’information, et 260 personnes autour d’une réflexion sur des pistes stratégiques pour notre camp social en compagnie d’Olivier Besancenot et de François Sabado.

Quelques semaines après la grande opération de récup macronienne autour de la victoire des « Bleus », les deux interventions de Mickaël Correia dans notre université d’été auront permis d’aborder la dimension populaire du football, et les limites du sport-business. Un salutaire ballon d’air frais...

Port-Leucate a aussi été l’occasion de deux débats centraux avec des organisations politiques invitées. Autour de Philippe Poutou, devant 130 personnes, le premier débat a réuni des représentantEs d’un large spectre de la gauche politique autour de la question de la lutte contre les licenciements. Deux jours plus tard, le débat avec Lutte ouvrière (une grande première pour eux), autour de quelle politique pour les élections européennes, a fait le plein : près de 300 personnes ont pu voir les représentantEs des deux organisations échanger arguments et contre-arguments...

Sur cette même question européenne, le débat plus interne organisé par le comité exécutif du NPA a réuni 140 personnes le mercredi matin.

Internationalistes !

Plus que jamais, notre identité internationale a imprimé sa marque à l’université d’été. À commencer par une plénière de 240 personnes mardi après-midi : « De l’air, ouvrons les frontières ! » Celle-ci a permis aux interventions des camarades migrantEs de soulever la salle, à Isabelle Saint-Saëns (GISTI et Migreurop) de donner un éclairage sur les politiques criminelles de la France et de l’Europe, et à Suzel Prior et Gibi Bonnet (La Roya citoyenne) de nous transmettre leur précieuse expérience de solidarité.

À la librairie, Fatima Ouassak est revenue sur le racisme d’État, avec une réflexion sur l’articulation entre les oppressions de classe, de genre et de « race ».

Dans le cycle international, nos invitéEs et intervenantEs ont permis de couvrir un large espace thématique et géographique. Du Moyen-Orient avec Marc Hakim de Souria Houria (Syrie liberté) à la Palestine avec Dominique Vidal ; d’Éric Toussaint sur la dette et l’alternative européenne à Alex Merlo et Laia Facet d’Anticapitalistas (État espagnol) ; de Daniel Guerrier sur la lutte du peuple kanak à Mireia Boya, ancienne députés de la CUP...

Préparer notre rentrée

Avec le traditionnel meeting, qui a eu lieu cette année le lundi soir, les interventions de nos porte-parole Philippe Poutou et Christine Poupin, de militantEs de différents secteurs (cheminote, postier, étudiante) et deux représentantEs du CSP 20e et de la CSP 75, nous ont plongés de plain-pied dans la rentrée sociale et politique.

À travers différents ateliers, c’est aussi le mouvement du printemps dernier et les luttes – passées et à venir – qui se sont invitées dans notre programme. La mobilisation contre la sélection dans la jeunesse, les premiers bilans du mouvement cheminot du printemps, l’offensive programmée contre les services publics, les projets macroniens sur la protection sociale, les grèves dans différents départements à La Poste... Une séance a aussi été consacrée à l’analyse de l’orientation des différents syndicats, avec une mise en perspective pour cette rentrée.

Avec en point d’orgue de tout cela une séance sur les stratégies pour nos mobilisations, qui a réuni 90 personnes dans une salle pleine à craquer.

Et la culture dans tout ça ?

La présence de la blogueuse--autrice de BD-féministe Emma nous a fait bien plaisir. Et elle n’a pas ménagé ses efforts pour animer notre université d’été : rencontre, apéro-dédicace à notre librairie, atelier... Une BD décidément à l’honneur cette année avec la participation d’Angel de la Calle, auteur et dessinateur espagnol, et SoSkuld, qui a présenté à la librairie son travail et son expérience professionnelle et artistique dans un atelier -consacré à l’hôpital.

Les soirées n’ont pas été en reste. En présence de 300 personnes, la projection du film En guerre a permis un échange vivant avec son réalisateur Stéphane Brizé, tout comme les projections des documentaires de Quentin Ravelli (Bricks) et d’Alexandra Dolls (Derrière les fronts : résistances et résiliences en Palestine) dans des salles plus modestes mais, elles aussi, archi pleines. Mardi en fin d’après-midi, l’avant-première de Wine calling, en présence de son réalisateur, de son producteur, et de deux producteurs de vins du Roussillon, a été suivie d’une dégustation de vin fort appréciée par les participantEs...

Cela faisait longtemps que nous n’avions pas donné de place au théâtre à notre université d’été, et la représentation, mardi soir, de la pièce Made in Palestine par la troupe de théâtre belge Croquemitaine aura aussi été un des chouettes moments de cette année.

Enfin, c’est presque devenu une tradition, le dernier soir a permis au groupe 3e Class d’envoyer quelques sons électriques tout à fait salutaires, se permettant quelques clins d’œil (contre la police) et reprises (« On lâche rien ! », « Motivés »...) tout à fait complices.

Vous l’aurez compris, rendre compte de quatre jours de réunions, de soirées, de discussions en terrasse, à la piscine ou à la plage, est presque mission impossible. Et peut-être qu’en définitive, la meilleure des façons de se faire une idée précise, c’est d’y venir (ou d’y revenir) l’année prochaine.

Enfin, nous ne pouvons terminer cet article sans saluer nos camarades de la commission Marion et Mathieu qui, après des années de bons et loyaux services (et de tâches logistiques souvent ingrates...), vont passer la main. Ils pourront enfin profiter de toute la richesse du programme de la prochaine université d’été.

Commission université d’été


https://npa2009.org/actualite/politique ... ete-du-npa
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Re: NPA (2015...)

Messagede bipbip » 17 Sep 2018, 11:26

Meeting de l’université d’été 2018 du NPA

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Re: NPA (2015...)

Messagede bipbip » 18 Sep 2018, 01:04

Défendre l’emploi, lutter contre les licenciements, oui mais comment ?



Intervention Alternative Libertaire à partir de 11 minutes et 1h18
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Re: NPA (2015...)

Messagede Pïérô » 18 Sep 2018, 08:33

En visionnant ce type de “débat” et dans ce qui est véritable défilé social démocrate à subir, et le NPA entre deux chaises, l’intervention d’AL dénote et montre de mon point de vue la fracture existante dans ce monde politique, ou plutôt panier de crabes, dans lequel les escrocs peuvent parler d'anticapitalisme vidé de tout sens, et dans laquelle ce grenouillage n'offre que peu d'alternative révolutionnaire, tant en théorie qu'en pratique. Alors évidemment quand je dis que le NPA se montre entre deux chaises, c'est parce qu'on nous sert encore (et dans la vidéo précédente) le double discours sur la nécessité de participer à la farce électorale tout en dénonçant son efficacité, mais en posant l'acte comme tribune sans interroger le fait que cela participe de conforter ce qui semble être dénoncé. Bref dire "entre deux chaises" c'est encore rester gentil, même si dans la pratique sur le terrain il semble qu'il y ait encore matière... mais cela fait court dans ce triste catalogue, il faudra plutôt compter sur une force réelle à construire en dehors de cette mare vaseuse.
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: NPA (2015...)

Messagede bipbip » 23 Sep 2018, 14:03

NPA: À propos des discussions actuelles sur la question des migrant.e.s

À PROPOS DES DISCUSSIONS ACTUELLES SUR LA QUESTION DES MIGRANT.E.S

La question des migrantEs a ressurgi dans les débats durant l’été, à la faveur, notamment, de deux événements : le refoulement de l’Aquarius et la constitution, en Allemagne, du mouvement « Aufstehen » (« Debout »), avec comme figure de proue Sahra Wagenknecht.

La position que nous essayons de tenir repose sur deux principes fermes : l’accueil inconditionnel et la liberté de circulation et d’installation. Nous formulons dès lors une double critique : contre la politique de Macron (loi « asile-immigration », refus de l’accueil, pleine insertion dans des politiques européennes de plus en plus répressives) ; contre les positions de JLM et de la majorité de la FI, qui font écho à celles de S. Wagenknecht (pour l’accueil « humanitaire », mais contre la liberté de circulation et d’installation).

Contre Macron-Collomb et l’Europe-forteresse

C’est la partie la plus « facile » de notre positionnement, et nous ne la développerons pas longuement ici, ce qui ne signifie pas pour autant qu’il faille la faire passer au second plan au nom de la (nécessaire) polémique avec JLM et la FI. La chasse aux migrantEs se poursuit (expulsions, démantèlement de Grande Synthe, criminalisation de la solidarité), Macron fait semblant de donner des leçons à Orban et Salvini tout en refusant d’accueillir l’Aquarius et en s’alignant, au niveau européen, sur les positions de la droite extrême et de l’extrême droite, et la politique étrangère de la France (militaire et économique), contribue à jeter des centaines de milliers de personnes sur les voies de l’exil. Nous ne lâchons donc rien sur ce plan, en continuant à dénoncer impitoyablement les politiques criminelles de la France et l’hypocrisie cynique de Macron, à soutenir les initiatives de solidarité avec les migrantEs partout où elles existent, et à porter dans le débat public, nos revendications.

Contre JLM et le discours « raisonnable »

Depuis la fin du mois d’août, nous sommes plus particulièrement pris dans une polémique avec la majorité de la FI et JLM, entre autres et notamment par l’intermédiaire des interventions médiatiques d’Olivier. Pour résumer : OB et le NPA ont pris publiquement des positions critiques contre les propos (répétés) de JLM sur la question des migrantEs, ce qui semble intéresser une partie du champ médiatique (pas que pour des bonnes raisons, mais c’est un autre problème).

Le désaccord de fond porte sur la question de la liberté de circulation et d’installation. JLM (et d’autres « figures » de la FI, de Corbières à Girard en passant par Ruffin et Kuzmanovic, le plus trash d’entre touTEs, qui vient d’être en partie désavoué par un JLM qui a probablement senti le vent du boulet mais qui n’en demeure pas moins, sur l’essentiel, d’abord avec lui) répètent qu’il n’est pas « raisonnable » de prétendre que l’on pourrait « accueillir tout le monde », mais qu’il faut toutefois proposer un accueil « digne » à celles et ceux qui arrivent sur le sol français (sans garantie, toutefois, qu’ils et elles puissent y demeurer). Les principaux arguments avancés sont de nature économique, avec un implicite (la France n’a « pas les moyens ») et un explicite (le patronat utiliserait l’immigration pour « faire pression » sur les salaires).

Des arguments « économiques » ?

Il est important d’être en capacité de répondre à ces arguments, sans toutefois se laisser enfermer dans une discussion strictement « économique ». Roger Martelli a publié un bon texte (http://www.regards.fr/politique/article ... kuzmanovic), qui explique notamment que ce ne sont pas les migrantEs présents dans les pays européens qui sont un moyen de pression sur les salaires, mais les centaines de millions de travailleurEs des pays où les droits sociaux et les salaires sont faibles, et que ce ne sont pas tant « les migrantEs » qui sont utilisés par le patronat pour baisser le prix du travail, mais les clandestins. On peut ajouter à cela qu’il n’y a aucun lien mécanique démontré entre arrivée de travailleurEs immigréEs et baisse des salaires (voir par exemple cet article de la Tribune : https://www.latribune.fr/opinions/tribu ... 43639.html), et que JLM et la FI font en réalité une confusion entre, d’une part, un effet d’aubaine et l’opportunisme de certains secteurs du patronat et, d’autre part, une politique qui serait organisée par la classe capitaliste pour « faire venir » des migrantEs afin de faire pression sur les salariéEs « déjà présents ».

Une question politique, pas morale

Mais au-delà, car la discussion strictement économique ne répond pas aux enjeux de fonds, le vrai problème est que JLM laisse entendre que les logiques économiques seraient déconnectées des choix politiques. Pour notre part, plutôt que de dire que la France n’a pas, « raisonnablement », les moyens d’accueillir, nous affirmons que les moyens et les richesses sont là, et que tout est une question de choix politiques et de répartition des richesses : en réduisant le temps de travail, en redistribuant les richesses, en réquisitionnant les logements vides… il y a largement les moyens d’accueillir ! La question est fondamentalement une question de classe, et donc de construction d’un rapport de forces contre la classe capitaliste et son personnel politique. Il n’y a pas de fatalité économique qui « justifierait » un glissement vers les positions de l’extrême droite, et la revendication de la liberté de circulation et d’installation n’a rien de « moral » (la « bonne conscience de gauche », selon Wagenknecht et certains à la FI) : c’est une revendication qui s’articule, avec bien d’autres, dans tout programme politique qui pose la question du nécessaire affrontement avec la classe capitaliste pour mener une politique qui réponde aux besoins de la majorité. Tout recul sur cette revendication témoigne en réalité d’un renoncement à l’idée même d’une réelle répartition des richesses.

Internationalisme concret

Il est essentiel d’avoir à l’esprit l’ensemble de ces éléments afin de ne pas se lasser enfermer dans la position de « ceux qui ont en moralement raison mais concrètement tort ». Et c’est dans cette même logique qu’il ne faut pas se laisser piéger par le contre-feu « internationaliste » de JLM et de la FI sur le thème : « Ce qu’il faut, c’est mener une politique qui permette aux gens de rester chez eux », avec comme axes principaux la fin des traités de libre-échange et du soutien de la France aux dictatures. Cela peut paraître séduisant, mais cela pose deux gros problèmes.

Un problème politique de fond tout d’abord : la posture selon laquelle il faudrait « créer les conditions pour que les gens restent chez eux » n’est pas dénuée d’ambiguïté, entretenant l’idée que l’objectif est de « tarir les flux migratoires ». Nous préférons affirmer que nous tendons vers l’objectif de créer les conditions pour que les migrations soient libres, et non contraintes. Et nous n’oublions pas qu’une grande majorité de réfugiéEs sont et seront des réfugiéEs climatiques, et qu’il est vain de prétendre qu’il serait possible, en abrogeant les traités de libre-échange, de jeter les bases d’un ralentissement global des flux migratoires, tant le processus de réchauffement est avancé, et quand bien même on se battrait pour lutter contre le dérèglement climatique.

Un problème de cohérence ensuite : difficile en effet de trouver la logique entre la volonté affichée de « laisser les pays du sud se développer » et l’absence des revendications de l’abolition des dettes, de l’expropriation des multinationales françaises qui pillent les pays africains, du démantèlement des installations militaires qui assurent à la France un rôle de « gendarme de l’Afrique », sans même parler des discours enthousiastes sur « la France, présente sur tous les continents » ou sur « la France, deuxième territoire maritime du monde », situation qui est un héritage sans cesse actualisé du colonialisme français, contre lequel il ne faut pas tergiverser.

Donc…

Ne rien lâcher sur le fond et les revendications. Accueillir les migrantEs, touTEs les migrantEs, sans établir de hiérarchie entre « réfugiéEs politiques » et « migrantEs économiques ». Régulariser les sans-papiers, touTes les sans-papiers, sans opérer de tri entre « ceux qui travaillent » et « ceux qui ne travaillent pas ». Refuser de céder le moindre pouce de terrain aux théoriciens réactionnaires de « l’appel d’air » ou de la « concurrence déloyale ». Défendre une liberté de circulation et d’installation inconditionnelles, en rappelant qu’il ne s’agit de rien d’autre que d’une affaire de choix politiques et de lutte pour une réelle répartition des richesses.

Concrètement : chercher à faire une tribune collective de personnalités dans la presse : contre la politique anti-migrants de Macron, pour la liberté de circulation ; des articles, argumentaires, dossiers, interviews… sur cette question dans notre presse (avec un dossier dans le prochain hebdo et dans la prochaine revue) ; interventions sur le stand NPA à la Fête de l’Huma : prise de parole de migrantEs samedi en début d’après-midi, puis lors de l’intervention d’OB (avec Philippe) samedi à 16h (autour des questions internationalistes et du débat avec la FI).

Voir également les articles de Julien et Cathy sur notre site :

https://npa2009.org/actualite/politique ... -migrantes

https://npa2009.org/actualite/politique ... ionalistes


https://www.anti-k.org/2018/09/15/npa-a ... grant-e-s/
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Re: NPA (2015...)

Messagede Ian » 26 Sep 2018, 13:25

Pïérô a écrit:En visionnant ce type de “débat” et dans ce qui est véritable défilé social démocrate à subir, et le NPA entre deux chaises, l’intervention d’AL dénote et montre de mon point de vue la fracture existante dans ce monde politique, ou plutôt panier de crabes, dans lequel les escrocs peuvent parler d'anticapitalisme vidé de tout sens, et dans laquelle ce grenouillage n'offre que peu d'alternative révolutionnaire, tant en théorie qu'en pratique. Alors évidemment quand je dis que le NPA se montre entre deux chaises, c'est parce qu'on nous sert encore (et dans la vidéo précédente) le double discours sur la nécessité de participer à la farce électorale tout en dénonçant son efficacité, mais en posant l'acte comme tribune sans interroger le fait que cela participe de conforter ce qui semble être dénoncé. Bref dire "entre deux chaises" c'est encore rester gentil, même si dans la pratique sur le terrain il semble qu'il y ait encore matière... mais cela fait court dans ce triste catalogue, il faudra plutôt compter sur une force réelle à construire en dehors de cette mare vaseuse.

C'est un exercice "obligé" de chaque université d'été : le NPA invite dans un débat les orgas réformistes pour les interpeller sur des campagnes de lutte unitaires à mener. Les réformistes répondent élections, élections, élections, et esquivent systématiquement l'interpellation.
Au final il ne ressort rien de ce type de débat, c'est plus un exercice "obligé" devenu traditionnel, un peu comme le débat NPA-LO à la fête de LO...
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Re: NPA (2015...)

Messagede bipbip » 06 Oct 2018, 11:06

Reprendre le combat contre Macron et sa politique

Après moins d’un an et demi de pouvoir, Macron et son gouvernement n’ont jamais autant été impopulaires, et c’est la débandade du côté du pouvoir : après Hulot et Flessel, c’est Colomb qui quitte le navire pour ne pas être trop éclaboussé dans ses ambitions. Les prétendus « bains de foule » ou « embrassades » n’y changent rien : rien ne va plus, et les « affaires » nous montrent que leur « nouveau monde » politique est aussi pourri que « l’ancien »…

Mépris et guerre de classe

L’une des marques de fabrique de ce président est celle du mépris envers le monde du travail. Désormais il suffirait de traverser la rue pour trouver un emploi. Pour lui et ses sbires, les choses sont simples : si tu es chômeur, précaire, pauvre, c’est de ta faute !

Le gouvernement est bien décidé à continuer sa politique de destruction sociale. Tout doit y passer : les statuts collectifs, la fonction publique et les services publics, la sécurité sociale, la santé, l’éducation nationale, la culture, les retraites, les aides sociales, les rémunérations… Cette politique n’a qu’une seule conséquence : l’explosion des inégalités et de la précarité. Et ce gouvernement peut aller sur tous les plateaux télés pour dire qu’il agit pour nous, nous sommes de plus en plus nombreux à savoir que sa politique n’est favorable ni à notre pouvoir d’achat ni pour lutter contre le développement du chômage et la misère.

Nous répondons « résistance » !

Ce gouvernement peut se féliciter d’avoir fait passer, jusqu’à présent, l’ensemble de ses contre-réformes, mais cela n’a pas été sans résistances ni confrontations. Et le monde du travail et la jeunesse sont loin d’être à genoux : hospitaliers, postiers, enseignants, salarié.e.s du commerce, de la restauration, agents des finances publiques, ouvriers de l’automobile mais aussi zadistes, défenseurs de la justice climatique ou des droit des femmes…

Toutes ces mobilisations, ces grèves, prouvent que le monde du travail est loin d’être abattu. Et plus que jamais, c’est bien d’une large mobilisation toutes et tous ensemble dont nous avons besoin pour faire reculer ce gouvernement, une mobilisation à construire en passant par dessus la tête – s’il le faut – de certaines directions syndicales, trop passive ou engluée dans le prétendu « dialogue social »…

Le 9 octobre, toutes et tous en grève et dans la rue !

A l’appel de la CGT, FO, Solidaires, l’Unef, la FIDL et l’UNL, les salariée.e.s et la jeunesse sont appelés à se mettre en grève ce mardi 9 octobre contre la politique de casse sociale du pouvoir. Seront également présents les retraité.e.s mobilisés contre la baisse incessante de leur pension. Cette journée doit permettre à l’ensemble du monde du travail et de la jeunesse d’exprimer sa colère et marquer la première étape dans la préparation de ce mouvement d’ensemble plus que jamais nécessaire.

Dans ce contexte d’offensive tous azimut de ceux d’en haut et d’éparpillement de notre camp social, nous n’avons pas dit notre dernier mot.

Montreuil, mercredi 3 octobre


https://npa2009.org/agir/politique/repr ... -politique
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Re: NPA (2015...)

Messagede bipbip » 18 Oct 2018, 21:44

Le Conseil politique national du NPA s’est tenu le week-end des 6 et 7 octobre.
Contre-offensive face à Macron et liste aux européennes avec Lutte Ouvrière au cœur des débats

Les travaux ont débuté comme toujours par une discussion sur la situation sociale et politique. Malgré l’absence de résolution d’orientation votée majoritairement, la discussion a mis en évidence la nécessité de faire émerger les conditions d’un vaste mouvement d’ensemble contre la politique du patronat et du gouvernement Macron.

Un gouvernement, certes affaibli par la succession d’affaires, de scandales et de démissions, mais néanmoins plus que jamais à l’offensive.

Une fois constaté collectivement l’inadéquation des réponses apportées par l’ensemble des directions syndicales à un tel enjeu et les difficultés à faire du 9 octobre autre chose qu’une énième journée de mobilisation sans lendemain, des nuances et des divergences se sont exprimées, et sur l’analyse du rapport de forces, et sur la capacité des militantEs révolution-naires à faire bouger un tant soit peu les coordonnées de la situation.

La Rencontre nationale des salariéEs du public et du privé organisée le week-end des 8 et 9 décembre à la Bourse du travail de Saint-Denis à l’initiative du NPA sera une échéance majeure pour approfondir l’ensemble de ces questions.

Un matériel public d’appel à cette rencontre sera édité très prochainement. Une motion de soutien à la grève des postiers et postières du 92, qui dure depuis plus de six mois a égale-ment été votée très largement.

Elle encourage notamment tous les militantEs à se rendre au rassemblement de soutien à Gaël Quirante lors de son prochain procès au tribunal de Versailles le 31 octobre, où se jugera sur le fond le maintien ou non de son mandat de représentant syndical, ainsi que les modalités de sa liberté de circulation dans les bureaux de poste.

Développer la démarche unitaire auprès de Lutte Ouvrière

Le CPN de juin dernier avait acté de proposer une campagne commune avec Lutte Ouvrière pour les élections européennes de 2019. Les différentes rencontres qui ont eu lieu entre les deux organisations ont montré des difficultés, mais aussi une volonté, des deux côtés, de poursuivre et d’approfondir la discussion.

À la suite d’un débat animé, le CPN a adopté une motion qui développe et approfondit la volonté de faire une campagne commune avec LO. Cette motion rappelle que les élections européennes constitueront le premier test électoral national pour le gouvernement Macron, et qu’il est nécessaire d’y faire entendre une voix anticapitaliste et révolutionnaire, en toute indépendance de classe.

Contre les tentations racistes, xénophobes, et protectionnistes véhiculées par tous les politiciens jusque dans les rangs de La France Insoumise, il faut faire vivre l’internationalisme de classe. Il faut mettre en avant la nécessité du tous ensemble, du regroupement des luttes comme perspective pour faire reculer le patronat et le gouvernement à son service.

Dans cette perspective, une campagne commune de LO et du NPA offrirait un pôle d’extrême gauche incarnant une voix internationaliste, anticapitaliste et révolutionnaire.

Armelle Pertus


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