NPA (2015...)

Re: NPA (2015...)

Messagede bipbip » 10 Fév 2018, 19:15

Congrès du NPA

Le NPA a tenu son congrès du 2 au 4 février 2018 à Saint-Denis (93). Cela a été l’occasion pour les quelques 200 déléguéEs réuniEs à cette occasion de faire le point sur la situation politique et les tâches pour les anticapitalistes suite à la première année de la présidence Macron. Les débats ont été riches des expériences des militants qui interviennent quotidien- nement dans les luttes dans les entreprises, en défense des migrants, contre les grands projets inutiles ou encore contre l’extrême-droite. Fort de ses 2000 militantEs actifs-ves, le NPA entend continuer de jouer un rôle pour mettre en échec, par les mobilisations, Macron et son gouvernement au service des riches et du patronat.

Car c’est bien à ce problème qu’il nous semble impératif de répondre.

Nous connaissons une offensive sans précédent qui entend remodeler en profondeur les rapports sociaux dans le pays en notre défaveur, nous, les ouvrierEs, les employéEs, les retraitéEs, les chômeurs-ses et la jeunesse. Suite à la casse du code du travail en début de mandat, le gouvernement s’en prend maintenant aux allocations chômages, au statut et aux suppressions de postes dans la fonction publique, à la sélection à l’entrée de l’Université,…

Seul un mouvement d’ensemble, unitaire, contre le gouvernement, pourra mettre en échec le président Macron.

Un mouvement capable de bloquer le pays et de poser la question du contrôle de l’économie par les travailleurs et la population eux-mêmes. Voilà ce dont nous avons besoin ! La reprise des luttes dans les entreprises comme à Carrefour, dans la santé ou dans la jeunesse vont dans ce sens et nous y prendrons toute notre place.

Le congrès du NPA s’est également positionné en faveur de l’accueil des migrants, pour la régularisation de tous les sans-papiers.

Le NPA s’inscrit ainsi dans la préparation de la journée internationale contre le racisme du 17 mars prochain aux côtés des migrants eux-mêmes et de l’ensemble des organisations qui préparent cette échéance.

Une première discussion s’est ouverte dans la perspective des élections européennes où le NPA défendra son programme de rupture anticapitaliste et internationaliste avec l’Union Européenne. Les modalités de notre présence comme les axes programmatiques devront être précisés d’ici l’été 2018.

Le NPA est un outil précieux au service des exploitéEs et des oppriméEs.

C’est avec détermination que nous continuerons à le renforcer dans la période à venir pour faire vivre l’espoir d’un monde émancipé où nous contrôlerons collectivement les richesses et la façon d’organiser la société. Aujourd’hui plus que jamais se pose la question de rompre avec le capitalisme, d’une transformation révolutionnaire de la société.

Communiqué du NPA. Montreuil, le 8 février 2018

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Messagede bipbip » 11 Fév 2018, 17:46

Après le 4e  Congrès national du NPA

Le 4e congrès national du NPA a eu lieu les 2, 3 et 4 février 2018. Comme les règles démocratiques inscrites dans nos statuts le permettent, plusieurs plateformes s'étaient constituées, qui s’expriment ici.

... https://www.npa2009.org/idees/vie-inter ... nal-du-npa
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Messagede bipbip » 19 Fév 2018, 12:49

La rotation des mandats : c’est pour quand ?

Tendance Claire,

Lors de l’adoption des statuts provisoires du NPA en 2009, il était écrit : « Le principe de rotation de l’ensemble des directions, soit en nombre de mandats successifs (2, 3 ou 4) soit en nombre d’années, est discuté pour être adopté dans les statuts définitifs ». En 2009, 4 mandats successifs apparaissait comme un maximum envisagé. En 2013, le congrès a précisé les choses : « Le nombre de mandats successifs au CPN est limité à 4 mandats consécutifs ». Mais la majorité sortante nous explique aujourd’hui que la règle des 4 mandats successifs doit s’appliquer… à partir de 2013, au nom du fait qu’une décision ne peut pas être « rétroactive » ! Mais le principe de rotation a été décidé dès 2009 et il restait juste à préciser le nombre de mandats successifs. Dans une contribution, un camarade de la direction nous explique que « une loi ne peut pas être appliquée avant d’avoir été votée ». Mais il ne s’agit pas ici d’appliquer la rotation avant qu’elle ait été votée : personne n’a été, avant 2013, contraint de ne pas se présenter pour un nouveau mandat. Simplement, nous avons décidé que pour l’avenir, aucun membre du CPN ne pourra faire plus de 4 mandats successifs.

Le NPA ne pourrait donc pas appliquer ce que même le président du Sénégal (Macky Sall) accepte d’appliquer ? Macky Sall a été élu président en 2012. En 2015, il a signé le protocole de la CEDEAO limitant le nombre de mandats présidentiels à deux. Et bien, il n’a pas expliqué que cette limitation ne serait valable qu’à partir de la prochaine élection… mais il a admis qu’il ne pourrait plus se représenter qu’une seule fois (https://lc.cx/gMPr). Il est assez désolant que des dirigeants du parti se drappent derrière une interprétation alambiquée du principe de « non rétroactivité » pour défendre le fait que des membres puissent faire 5, voire 6 mandats consécutifs alors que les statuts provisoires ne mentionnaient que 2, 3, ou 4 mandats successifs.

Si nous voulons être un minimum crédible, il est temps de faire correspondre (a minima) notre fonctionnement interne avec la société que nous voulons construire. 4 mandats successifs c’est déjà beaucoup. Les camarades qui se croient indispensables au CPN devraient aujourd’hui prendre conscience qu’un renouvellement minimal des instances ne pourrait être que profitable au parti, dont la direction est dans un état de sclérose avancée. De l’air, de l’air, ouvrez le CPN ! C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des camarades à voter pour comptabiliser les mandats depuis que le parti existe, c’est-à-dire 2009.


http://www.anti-k.org/2018/02/17/rotation-mandats-cest/
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Re: NPA (2015...)

Messagede Ian » 20 Fév 2018, 16:44

bipbip a écrit:Tendance Claire,
Précisons que cette contribution n'était pas une contribution de la "tendance Claire", mais une contribution co-signée individuellement par 3 militants (dont moi, et je ne suis dans aucune tendance).
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Messagede bipbip » 01 Mar 2018, 21:40

C'est une bonne contribution, et c'est le blog qui annonce mal la chose.
Mais du coup cela ramène cette contribution à peu de monde, et c'est bien interrogeant encore plus.

Alors pour ce qui est de la Tendance CLAIRE du NPA, qui regroupe davantage mais très peu de monde

Retour sur le congrès du NPA

Les dirigeant-e-s pf U ont fait de la politique en s’adressant à tout le congrès avec un projet de déclaration. C’était juste de leur point de vue : un congrès doit permettre aux délégué-e-s de travailler à des synthèses au-delà des plateformes. Mais les désaccords sont trop importants et, de fait, ce texte n’était amendable par aucune des autres pf, à moins de laisser les axes principaux dans l’ambiguïté.

Il était en revanche possible que les 6 pf issues de l’ex-pfA élaborent leur propre synthèse. C’est la politique que nous avons défendue et qui s’est concrétisée dans la déclaration commune pfT, Y et Z, seul texte issu de ce congrès qui résulte d’un travail commun. Or il était tout à fait possible de réaffirmer bien plus largement notre accord sur la nécessité d’un parti délimité stratégiquement, sur l’implantation dans le monde du travail et sur les autres axes défendus ensemble pour la CN de 2016. Il était même envisageable d’entraîner derrière une telle synthèse, en se montrant constructif/ve-s, des délégué-e-s des pf locales et de la pfU.

Malheureusement, la pf W s’est contentée d’un projet de déclaration si vide politiquement que tout le monde en est resté pantois. Sans proposer la moindre orientation, la moindre perspective, il se contenait d’énumérer des thèmes de campagne… qui sont déjà ceux de l’intervention du NPA, dictés par l’actualité…

Mais la pfW n’a jamais prétendu vouloir réactiver l’ex-pfA. En revanche, la pfV avait affirmé, en novembre, que les pfs séparées ne devaient pas empêcher un texte commun au congrès. Surtout, elle l’a réécrit à la veille du congrès, dans sa tribune de L’Anticapitaliste… Or les dirigeant-e-s pfV ont fait volte-face, abandonnant leur propre politique ! Ils/elles ont pris prétexte du refus de la pfW… Mais, d’une part, la pfW ne participait déjà pas aux discussions de novembre. D’autre part, il est lamentable de capituler, quand on pense qu’une politique est juste, au motif que d’autres ne sont pas d’accord avec elle !

Nous regrettons vivement que la motion Front social ait été rejetée, à deux voix, alors qu’elle était majoritaire dans les AG. Selon nous, cette façon de revoter des motions majoritaires, sans que cela résulte d’une nouvelle élaboration, n’est pas démocratique. Malheureusement, la plupart des délégué-e-s pfU, mais aussi W, ont voté contre. Et nous déplorons que la pfZ ait semé la confusion au moment du vote par une manœuvre, dissociant une phrase qui ne posait pas de problème, manifestement dans le seul but de justifier son refus de voter la motion alors même qu’une bonne partie des militant-e-s de la pfZ l’avaient votée en AG.

Avec deux pf locales, nous avons proposé une conférence nationale pour élaborer un Manifeste du parti. En effet, la crise du NPA s’explique notamment par l’absence d’un vrai programme et d’une stratégie claire. Malheureusement, la plupart des délégué-e-s de la pfU et l’ex-pfA ont voté contre. Notons à ce sujet l’intervention grotesque d’un dirigeant de la V qui a non seulement expliqué que le programme était tout à fait secondaire par rapport aux luttes, mais osé mettre en cause publiquement notre implication dans les luttes… Sans le vouloir, il a réussi à caricaturer à la fois le parasyndicalisme dépolitisant de la pfV et l’arrogance de ses dirigeants qui, de plus en plus aveuglés par leur sectarisme, se croient désormais les seuls à intervenir dans la lutte de classe…

Finalement, les pf V, W et Z n’ont su se retrouver que pour lutter contre la rotation des mandats, exiger un CPN à 95 et… sur les européennes. Cette question était absente des débats des AG. Mais les pfV et W, incapables de discuter programme ou intervention, sont toujours promptes à écrire sur les élections ! Elles ont voulu à tout prix soumettre une motion, obligeant la pfU à faire de même. Or nos voix étaient décisives. Nous avons mis en échec les deux motions, estimant la discussion bâclée (réduite à « un pour, un contre » !) et la décision prématurée. De plus, la discussion sur le fait même de se présenter doit se mener, d’autant que les modalités du scrutin sont inconnues. Nous avons voté contre la motion pfU, en raison de son orientation, et fait NPPV sur celle de l’ex-pfA car nous ne considérons pas que la politique juste soit un accord à tout prix avec LO : nous sommes pour discuter avec LO, comme le dit la déclaration T-Y-Z, mais tout dépendrait du contenu.

Bref, ce congrès est celui de l’échec de la pfU à devenir majoritaire et de la débâcle politique de l’ex-pfA. La crise du NPA ne peut que s’approfondir et renforcer notre conviction que l’issue viendra seulement d’une refondation simultanée du programme et des méthodes : pour un NPA à la fois révolutionnaire et non sectaire !


https://tendanceclaire.org/article.php?id=1351
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Re: NPA (2015...)

Messagede Ian » 03 Mar 2018, 12:36

bipbip a écrit:Mais du coup cela ramène cette contribution à peu de monde, et c'est bien interrogeant encore plus.
La contribution est co-signée à trois, mais le fond est partagé plus largement (dont la tendance CLAIRE), mais ça reste malheureusement très minoritaire quand même...
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Re: NPA (2015...)

Messagede bipbip » 10 Mar 2018, 23:53

L’attaque contre les cheminots est une attaque contre le service public et tous les travailleurs

Le gouvernement et une partie des médias ont engagé une campagne choc contre les cheminots pour tenter de faire approuver la réforme de la SNCF. C’est une manoeuvre classique qui consiste à diviser les travailleurs et la population. Comme l’a dit Olivier Besancenot à l’émission On n’est pas couché : «Ceux qui gagnent 15 000 euros par mois veulent faire croire à ceux qui en gagnent 1200 que ceux qui en gagnent 1500 sont des privilégiés et que c’est à cause d’eux que tout va mal ».

Le statut des cheminots est une garantie pour les voyageurs

Ce statut permet par exemple aux cheminots de refuser de faire passer des trains quand ils constatent un danger, sans risquer licenciement. Nous savons bien que, sans protection, ils seraient obligés de céder aux pressions d’un encadrement qui veut les faire rouler à tout prix. Les récents accidents, comme celui de Juvisy, ont montré où mène le manque d’entretien et de personnel.

Les quelques autres acquis dont bénéficient les cheminots, qui n’ont rien à voir avec la propagande sont on nous abreuve, les travailleurs du rail les ont gagné par la lutte. Ce qu’il faut imposer, c’est l’égalisation par le haut, et non l’égalisation par le bas !

Le statut des cheminots n’est responsable ni des prix des billets ni des retards

Les voyageurs ont bien des raisons d’être mécontents, avec les retards et les pannes qui se multiplient, et des tarifs variables incompréhensibles. Mais c’est un choix de la SNCF, et derrière la SNCF de l’Etat, qui a consisté à privilégier le « tout TGV », censé être plus rentable, et à négliger l’entretien des petites lignes de TER et celui du réseau RER. Les syndicats de cheminots ont maintes fois dénoncé ces choix. La réduction des équipes d’entretien et le non remplacement du matériel pour faire des économies ont entraîné d’innombrables pannes, notamment des défaillances de caténaires et des aiguillages.

Il faut savoir que l’embauche hors statut et l’utilisation de plus en plus systématique de sous-traitants, d’intérimaires, de CDD etc par la SNCF a largement contribué à dégrader le réseau. Pour faire rouler des trains, entretenir les voies ferrées, il faut un personnel qualifié et expérimentés, pas des intérimaires payés au lance-pierre par des sous-traitants incompétents qui ne cherchent qu’à faire du fric.

Non, la SNCF ne coûte pas trop cher

La SNCF doit rester un service public qui n’a pas pour mission de faire du fric, tout comme par exemple la Santé ou l’éducation nationale. Sa mission est d’offrir à la population des moyens de transports pratiques et confortables. De plus, la propagande du gouvernement est mensongère : en 2017, la SNCF a multiplié son bénéfice net par 2,3 et réalisé 1,3 milliard de profit. Ce qui coûte de l’argent à l’Etat, la fameuse dette, c’est l’entretien du réseau confié à une société distincte, puisque la SNCF a été découpée en morceaux. Mais l’objectif du gouvernement, c’est de transmettre tout ce qui rapporte au privé, en continuant à mutualiser, c’est à dire à faire payer par le contribuable, ce qui coûte de l’argent.

Les petites lignes restent menacées par la privatisation

Selon une tactique traditionnelle, le gouvernement a annoncé que, contrairement aux propositions du rapport Spinetta, les petites lignes ne seraient pas touchées. L’objectif est évidemment de ne pas avoir à faire face en même temps aux cheminots et aux usagers de ces lignes, de les diviser. Mais qui peut croire une seconde que cette promesse sera tenue ? Il est évident que, si la SNCF est privatisée, les sociétés privées qui s’en empareront ne feront rouler que ce qui leur rapporte de l’argent. Et au moindres frais, en économisant encore sur l’entretien et la qualification des personnels. Plusieurs exemples de privatisations sont là pour le prouver. En Angleterre, où cette privatisation a abouti à de nombreux accidents, au point que l’immense majorité de la population souhaite aujourd’hui une re-nationalisation. En Argentine, où on avait privatisé même le RER de Buenos aires, les résultats ont été catastrophiques, notamment avec le terrible accident de la station 11 qui a fait 50 morts et 500 blessés en 2012, ce qui a soulevé la colère et obligé le gouvernement à faire machine arrière.

Les cars Macron : une aberration écologique

Déjà, depuis des années, la politique des divers gouvernement a abouti à remplacer le transport du fret par rail par le transport routier – ce qui a d’ailleurs fait perdre beaucoup de recettes à la SNCF. Maintenant, c’est le transport voyageurs, notamment les petites lignes, qui serait effectué par cars. Or « le train dégage environ 3,5 fois moins de gaz à effet de serre que le camion par tonne-kilomètre (transport d’une tonne sur un kilomètre ». (Le Parisien 9 septembre 2016). Sans compter les routes engorgées, les risques d’accident et la fatigue !

Nous sommes tous concernés

Cette attaque ne concerne pas que les cheminots, elle frappe aussi l’ensemble des salariés de la santé, de l’éducation et d’une manière générale de la fonction publique. Les salariés du privé sont aussi concernés car ils vont voir leurs conditions de transport, de soins, d’éducation pour leurs enfants se dégrader. Et laisser affaiblir un secteur important comme celui des cheminots, c’est affaiblir l’ensemble des travailleurs.

Pour toutes ces raisons, nous devons, non seulement soutenir la lutte des cheminots contre cette réforme rétrograde, mais nous préparer à lutter à leurs côtés pour riposter aux attaques de Macron contre toutes les catégories, notamment les retraités victimes de la hausse de la CSG et les étudiants.

La lutte des cheminots est la notre, soyons nombreux dans le mouvement le 22 mars.


https://npa2009.org/actualite/entrepris ... ic-et-tous
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Re: NPA (2015...)

Messagede bipbip » 19 Mar 2018, 22:21

En grève le 22 mars pour faire dérailler le gouvernement Macron

Le 22 mars prochain, sept organisations syndicales de la fonction publique appellent à une journée de grève et de manifestations. Elles sont rejointes par les syndicats de cheminotEs contre la réforme ferroviaire par ordonnance, mais aussi par la fédération des industries chimiques, la fédération mines-énergie de la CGT, par des unions départementales (Seine-Maritime, Bouches-du-Rhône...).

Un gouvernement de combat contre les salariéEs du public comme du privé

Les lois contre le Code du travail en 2016 et 2017 visent à précariser toujours plus les salariéEs du privé. Avec les mêmes objectifs, le gouvernement s’attaque maintenant aux services publics, aux fonctionnaires et aux cheminotEs. La dégradation des droits et des conditions de travail d’une partie des salarié.es n’a jamais profité aux autres. Au contraire, elle sert sans cesse de prétexte à de nouvelles attaques.

La sélection dans les universités, la réforme du bac ont un objectif similaire : réduire la qualité des diplômes et rendre plus difficile leur accès afin de précariser la jeunesse.

Sans compter le nouveau projet de réforme en préparation de l’assurance chômage qui ne cherche pas à réduire le chômage mais à radier des chômeurs ou à les obliger à accepter des boulots au rabais. Dans le même temps, les plans de suppressions de postes sont nombreux dans le privé (Ford, PSA, Pimkie, Carrefour, Air France…) et sont prévus dans les services publics (SNCF, 120 000 postes de fonctionnaires…).

Défendre et étendre les services publics : un choix de société

C’est la notion de service public que Macron veut liquider avec sa conception de pur capitalisme, de « concurrence libre et non faussée ». Il veut détruire les services de contrôle de l’application du droit du travail, les moyens de lutte contre la fraude fiscale, et imposer une logique de rentabilité, quand ce n’est pas la privatisation pure et simple dans la santé, l’éducation, aux services sociaux... Dans les transports, l’eau, l’énergie, il s’agit de livrer au privé ce qui rapporte et de laisser dans le public ce qui coûte cher.

Le service public est déjà sévèrement mis à mal par les politiques d’austérité mises en œuvre depuis des décennies par les gouvernements successifs. Les contrats précaires se sont multipliés, les méthodes de management du privé, les logiques de rentabilité se sont installées au détriment du service rendu aux usagerEs.

Il ne suffit donc pas de défendre l’existant. Il est nécessaire de conquérir des services publics étendus, améliorés, sous le contrôle des salariéEs et des usagerEs, pour répondre aux besoins dans tous les domaines, imposer la gratuité des transports collectifs, de l’accès aux soins, la réquisition des entreprises de l’énergie, de la santé, du médicament des transports…

Faisons dérailler ce gouvernement

Les attaques contre le public sont des attaques contre les salariéEs, une défaite détériorerait les conditions de travail et de vie de touTEs. Mais ce gouvernement ne s’arrêtera pas face à quelques manifestations, nous aurons besoin d’une grève massive, unitaire, qui bénéficie du soutien d’une majorité de la population, pour gagner.

C’est dans cet objectif que le NPA appelle à participer à la grève et aux manifestations du 22 mars, à construire des collectifs de lutte sur les lieux de travail et dans les quartiers pour défaire le gouvernement Macron. Le gouvernement a pour projet de société de casser tous nos acquis, nous devons lui répondre par une grande mobilisation comme en Mai 68 pour affirmer un projet de rupture avec le système.


http://www.npa-ariege.org/spip/spip.php?article2155
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Re: NPA (2015...)

Messagede bipbip » 07 Avr 2018, 17:26

Congrès du NPA : Le jeu des sept tendances

Malgré le succès d’estime de Philippe Poutou à la présidentielle, la crise du Nouveau Parti anticapitaliste se poursuit et s’aggrave. Lors de son IVe congrès, pas moins de sept tendances se sont exprimées, et aucune n’a recueilli de majorité absolue.

Près de 200 délégué.es représentant environ 1 300 adhérentes et adhérents se sont réuni.es pour le IVe congrès du NPA, les 2,3 et 4 février, à la bourse du travail de Saint-Denis (93). Alternative libertaire et quelques autres organisations étaient invitées à assister à une partie des débats. Il s’agissait de tirer des bilans , mobilisations contre les lois Travail, élection présidentielle, politique internationale, mais aussi de faire des choix de construction  : quelle direction pour le NPA  ? Quelles modalités d’action dans les luttes  ?

Cela fait déjà six ans que dure la crise du NPA, initié en 2012 lorsqu’une large partie de la direction historique de la LCR a rejoint le Front de gauche (et, aujourd’hui, la France insoumise). Ce départ collectif aurait pu homogénéiser le parti. Il n’en a rien été puisque le NPA était, lors de ce congrès, divisé en… sept tendances. Pas toujours facile d’en comprendre les tenants et les aboutissants, d’autant que chaque tendance semble davantage soucieuse de marquer son territoire que de chercher des convergences sur le fond. Aucune n’a récolté la majorité des suffrages, pas même la direction actuelle qui, pourtant, coalisait déjà des sensibilités différentes. Aucune motion d’orientation générale, même minimale, n’a pu être adoptée.

Ce qui a fait l’unanimité : la campagne présidentielle de Philippe Poutou en 2017 (malgré quelques critiques sur le contrôle du porte-parolat) et l’importance de la libération de la parole autour de #MeToo et la nécessité de construire un mouvement de femmes sur ces bases. Ce qui a exacerbé les désaccords  : l’analyse des raisons et de l’ampleur des reculs sociaux ces deux dernières années.

Pommes de discorde

Le soutien critique du NPA aux débuts du gouvernement Syriza en Grèce a été vertement attaqué. L’attitude à avoir vis-à-vis du Front de gauche jadis, de la France insoumise aujourd’hui, a également été très discuté. La question de la participation du NPA au collectif Front social a révélé une contradiction  : si les AG de préparation du congrès ont majoritairement voté pour, les délégué.es en séance ont finalement voté contre.

La tendance majoritaire n’a obtenu qu’une majorité relative, avec 48 % des voix. Mais comme les six tendances minoritaires ont refusé de se coaliser pour former une direction alternative, malgré des discours parfois proches, la majorité précédente continuera à diriger le parti, en construisant des compromis au cas par cas avec les uns et les autres.

Dans ce contexte, Alternative libertaire a transmis une «  adresse aux congressistes  » exposant quelques analyses  : sur le syndicalisme, sur le féminisme, et sur les mouvements de jeunesse. Nos camarades du NPA, aux côtés desquel.les nous nous retrou­vons dans les luttes, y auront reconnu notre attachement à la construction d’organisations syndicales de lutte et de mouvement sociaux larges et autogestionnaires.

Adèle (AL Montreuil)


http://alternativelibertaire.org/?Congr ... -tendances
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Re: NPA (2015...)

Messagede bipbip » 16 Avr 2018, 12:09

Communiqué du NPA: Avec le peuple syrien, contre les bombardements et toutes les interventions impérialistes

Une fois de plus, les gouvernements des USA, de la Grande-Bretagne et de la France se sont arrogé le droit de bombarder au Moyen-Orient. À la suite de Trump ils ont annoncé dans la nuit du 13 au 14 avril le lancement de dizaines de missiles sur des objectifs militaires du gouvernement syrien, suite à des témoignages relatant une nouvelle attaque chimique du régime Assad contre la population de la ville de Douma près de Damas.

Ils affirment vouloir en rester là avec cet avertissement, le gouvernement russe dit qu’il ne restera pas sans réactions, tous prétendent agir pour la paix et contre le terrorisme. Mais c’est un triste jeu qui se déroule entre les puissances mondiales et régionales en Syrie entre les États-Unis, la France, la Russie, l’Arabie Saoudite, l’Iran et la Turquie : un jeu cynique qui se fait sans et contre la population, dont le sort tragique n’émeut que lorsqu’il s’agit d’enclencher les grandes manœuvres diplomatiques et géostratégiques.

Depuis mars 2011 et le soulèvement démocratique contre le tyran Bachar al-Assad, la population syrienne subit en effet une répression féroce et sanglante du dictateur et de ses alliés, au premier rang desquels la Russie de Poutine et l’Iran des mollahs. Les difficultés rencontrées par le soulèvement, la militarisation imposée par le régime et les ingérences intéressées des monarchies du Golfe, ont en outre favorisé le développement de forces intégristes et djihadistes, tandis que les forces démocratiques étaient bien seules face à Assad et aux courants contre-révolutionnaires.

Nous appelons à rejeter la sordide campagne visant à faire douter de la énième attaque chimique criminelle du régime sur des civils, hommes, femmes et enfants à Douma, attestée par tant d’informations venant de citoyens et services médicaux sur place. Mais nous condamnons sans aucune ambiguïté la nouvelle aventure militaire dirigée par Trump en Syrie, et la participation française à cette campagne de bombardements qui veut donner l’illusion que le peuple syrien va être maintenant mieux protégé. Cela ne peut en fait qu’ajouter de la guerre à la guerre, et du chaos au chaos : victimes civiles, rappel d’un passé colonial honni, renforcement de la posture d’Assad comme « rempart » face à l’impérialisme occidental.

La fin de la tragédie syrienne passe au contraire par une désescalade militaire, qui implique la fin de toute intervention étrangère, y compris russe et iranienne, l’arrêt des ventes d’armes aux dictatures de la région, dont la France est l’un des principaux fournisseurs en engins de morts, et la clarté sur la mise à l’écart, dans tout scénario d’avenir, d’Assad et des dirigeants du régime syrien.

Nous continuerons à soutenir les résistances syrienne et kurde contre tous leurs oppresseurs.

Montreuil, le 14 avril 2018

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Re: NPA (2015...)

Messagede bipbip » 05 Juil 2018, 22:49

Université d’été 2018 : c’est parti

université d’été 2018

Cinquante ans après Mai 1968, quoi de mieux que le retour des mobilisations sur le devant de la scène. Moins d’un an après son arrivée au pouvoir, Macron se confronte à la colère du monde du travail et de la jeunesse contre ses projets de régression sociale à la SNCF ou dans l’enseignement supérieur. Défaire les résistances est la priorité de ce gouvernement, infliger des défaites à tous les mouvements sociaux, à toutes les luttes, en usant de la répression la plus brutale, comme le montre la politique de la matraque à Notre-Dame-des-Landes ou dans les universités…

Mais avec le réchauffement du climat social, nous reprenons goût à la contestation, non seulement pour défendre nos services publics, nos droits, pour la « convergence des luttes », mais aussi pour changer le monde. Est-on condamné à vivre dans une société inégalitaire et antidémocratique dirigée par une élite au service des plus riches ?

Cette dixième édition de l’université d’été du NPA arrive toujours à point nommé fin août pour préparer la rentrée politique et sociale. ­Meeting de rentrée du NPA, rencontres internationales, invitéEs, éclairages historiques et anniversaires (Mai 1968 bien sûr mais aussi le bicentenaire de la naissance de Karl Marx), formations et débats d’actualité…

C’est un lieu d’échanges entre sympathisantEs et militantEs du NPA, mais aussi un espace de rencontres avec des militantEs du mouvement social ou d’autres courants politiques de la gauche radicale (d’ici et d’ailleurs…), ainsi qu’avec des intellectuelEs et des spécialistes. Le tout bien évidemment dans une ambiance conviviale et ensoleillée, sous la tonnelle, au bord de la piscine ou à la plage…

Tous les jours, le matin de 9 h à 12 h et l’après-midi de 14 h à 17 h, plusieurs cycles et ateliers se déroulent simultanément. Faites votre choix ! Le créneau 17 h-19 h est libre pour permettre les balades, les derniers bains de mer de l’été ou discuter tranquillement sur la terrasse… Dans la soirée, on se détend : cinéma, musique, bar, théâtre, discothèque et même quelques débats supplémentaires autour de nos invitéEs.

Dans un village-vacances agréable et confortable, nous sommes en pension complète, c’est-à-dire logés en bungalow, nourris en restauration collective, les enfants pris en charge, ce qui permet d’en faire un vrai moment de vacances pour soi et sa famille.

Accueil à partir du samedi 25 août après-midi, départ le jeudi 30 août après le petit déjeuner dans le village vacances de Rives des Corbières à Port-Leucate, près de Perpignan.

Renseignements et inscriptions sur npa2009.org/ue2018


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Re: NPA (2015...)

Messagede bipbip » 05 Juil 2018, 23:56

Plaquette de présentation de l’université d’été 2018

télécharger le fichier PDF : https://npa2009.org/sites/default/files ... quette.pdf
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Re: NPA (2015...)

Messagede Pïérô » 18 Juil 2018, 00:26

« TouTEs ensemble », contre Macron et ses politiques antisociales !

Tract du NPA au lendemain du Mondial de foot

Dimanche soir et lundi, des millions de personnes étaient dans la rue, faisant la fête, revendiquant d’exister et d’être ensemble... Nous ne sommes pas hostiles au bonheur, bien au contraire, et nous sommes même heureux d’entendre parler de solidarité, de travail collectif Mais ne soyons pas naïfs...

La récupération politique est du côté du système

Tout cela ne se déroule pas hors d’un contexte politique et social. En voyant les joueurs de l’équipe de France serrer la main de Poutine, le président russe, faire un câlin à Macron, il est clair que l’instrumentalisation politique du sport est l’objectif des présidents, des sponsors, de ceux qui nous dirigent.

La victoire de joueurs de football leur est utile pour mettre en avant l’unité de la France, de la Nation, de la République... Masquant au passage la corruption, le dopage, la triche, les violences, les corps des joueurs dévastés par l’effort et même celles et ceux qui sont morts sur le terrain…

Le « Black-blanc-beur » n’a pas empêché le développement du racisme

En 1998, on nous disait que la victoire au Mondial était celle de l’unité d’une France diverse. Mais, dans les années qui ont suivi, on a eu Le Pen au second tour, et tout autant de racisme et de discriminations.

Aujourd’hui, le discours a changé : on nous dit qu’il n’y a plus de Blacks, de Blancs et de Beurs, mais seulement des Français qui doivent être fiers de l’être. Une tentative de nier les intérêts opposés des classes sociales, de refuser les différences… alors que beaucoup de personnes en France n’ont pas la nationalité française, qu’elles sont privées de droits alors qu’elles y travaillent et y paient leurs impôts. Masquer ces clivages entre les classes sociales ne suffisent pas pour faire disparaître les discriminations, notamment envers les immigrés.

De la sueur et un élan collectif… pour obtenir de nouveaux droits !

Les clivages et les discriminations existent belle et bien. Pour y faire face, il faut tout de suite accueillir les migrants camerounais, congolais, zaïrois, sénégalais, guinéens, maliens… dont les enfants seront peut-être des Kimpembe, Mandanda, Mendy, Pogba, Sidibé… et leur donner l’égalité des droits.

Il faut arrêter avec l’argent roi dans le sport, ces milliards gâchés qui poussent à la spéculation, à la triche… et entretiennent l’idée que c’est autour de l’argent que la société doit être organisée. Ainsi, les salariéEs de Fiat ont fait grève à l’annonce du transfert de C. Ronaldo pour 100 millions d’euros. « Pendant que les ouvriers se serrent toujours plus la ceinture, notre propriétaire décide d'investir beaucoup d'argent pour une seule ressource humaine [...] Est-ce normal tout ça ? Est-ce normal qu'une seule personne gagne des millions pendant que des familles n'arrivent pas à finir le mois ? » a indiqué le communiqué du syndicat.

Oui, contre Macron et ses amis les riches, celles et ceux d'en bas ont un monde à gagner, toutes et tous ensemble !


https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/ ... tisociales
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: NPA (2015...)

Messagede bipbip » 01 Aoû 2018, 21:53

Censurer le gouvernement : c’est dans la rue que ça se passera !

Deux motions de censure contre le gouvernement Macron et sa gestion de l’affaire Benalla vont être discutées et soumises au vote des députés. La multiplication des motions ne multiplie pas les chances d’obtenir par un vote la chute du gouvernement. En effet, les institutions de la Ve république sont bien faites pour les vainqueurs et pour verrouiller la contestation institutionnelle. Avec 32% des suffrages exprimés (représentant moins de 15% des inscritEs), le parti de Macron renforcé par ses alliés du Modem est sorti par le miracle de ces institutions avec une majorité absolue de 350 députéEs sur 577. Le gouvernement et sa majorité gagnent au grattage et au tirage.

Le jeu des institutions prétend créer, avec la motion de censure, une possibilité de renverser le gouvernement mais, depuis 60 ans, une seule motion de censure a été majoritaire sur une centaine déposée… Macron et son gouvernement peuvent donc se pavaner tranquilles.

Les auditions des commissions parlementaires ont permis de mettre au grand jour le besoin qu’éprouvent ce gouvernement et son chef, adepte de la toute-puissance, d’utiliser et d’abuser de la violence policière contre les manifestantEs qui le contestent : seraient-ils moins forts et sûrs d’eux qu’ils l’affichent ? Mais le cadre institutionnel ne permet pas de contester cette violence d’État et encore moins de l’enrayer. Et il en est de même de la motion de censure, surtout lorsque celle-ci débouche sur la confusion des votes entre ceux des députés Les Républicains, du Rassemblement national ou de La France insoumise.

La censure du gouvernement, il faut la préparer, elle est de plus en plus urgente pour empêcher la mise en œuvre des lois Travail, de la loi Asile-Immigration et de tout ce que le pouvoir prépare autour de Cap 22 et de la réforme des retraites ou de la sécurité sociale. Mais c’est dans la rue que la mobilisation des salariéEs, de la jeunesse, des exiléEs, des privéEs d’emplois pourra converger pour imposer au gouvernement de remballer ses lois déjà votées et ses projets. C’est l’enjeu de la rentrée et toutes les forces politiques, mais aussi syndicales, associatives qui veulent y travailler doivent commencer à en discuter dès maintenant.

Montreuil, le 31 juillet 2018


https://npa2009.org/communique/censurer ... se-passera
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Re: NPA (2015...)

Messagede bipbip » 11 Aoû 2018, 23:32

Argentine : Le droit à l'avortement maintenant pour ne pas mourir !

Cette nuit, le sénat argentin a voté contre l'ouverture du droit à l'avortement libre et gratuit pendant les 14 premières semaines, avec 38 voix contre, 31 pour et 2 abstentions. En définitive l'influence de l'Eglise catholique et des héritiers de la dictature sur le monde politique a été victorieuse, alors qu'hier la mobilisation des féministes était massive dans les rues de Buenos Aires.
L'ouverture de ce débat et la proposition de loi pour la première fois en Argentine s'est faite entièrement sous pression d'un mouvement féministe de masse qui a permis non seulement de se battre contre les violences faites aux femmes et pour le droit à l'avortement en Argentine, mais a donné un vrai souffle au mouvement féministe dans le monde entier. Ce sont les féministes argentines qui ont impulsé ces deux dernières années une grève internationale des femmes.

Le vote du Sénat argentin montre encore une fois que la vie et le corps des femmes ne leur appartient pas alors qu’on y recense plus de 500 000 avortements illégaux chaque année.

Mais cette décision ne mettra pas fin à un mouvement qui a mobilisé des centaines de millier de femmes depuis des mois. Il n’y a pas de retour en arrière possible!

Le combat pour le droit à disposer de son corps, à la contraception et à l'avortement libres et gratuits est un combat international. Le NPA tient à exprimer sa solidarité féministe et internationale à toutes les féministes qui luttent en Argentine : le droit à l'avortement maintenant pour ne pas mourir !

Montreuil, le 9 août 2018.


https://npa2009.org/communique/argentin ... pas-mourir
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