NPA (2015...)

Re: NPA (2015...)

Messagede abel chemoul » 30 Avr 2017, 12:14

Ian a écrit:
Pïérô a écrit: cela fait des années que je propose à la LCR puis au NPA l'ouverture d'un espace débat partagé, ouvert et public, sur ces questions, ainsi qu'aux JC qui dans notre coin sont sur des positions on va dire "gauchistes", avec à chaque fois une volonté d'ouverture, sans résultat parce que tout le monde, au final, se défile.
Je pense que si tu fais preuve de la même mauvaise foi IRL que sur ce forum, il est compréhensible que tout le monde refuse ce débat.


+1 pour Ian ! :lol:
En débat piero adopte systématiquement la position du curé lors de son sermon dominical.

Pïérô a écrit:Et c'est bien pourquoi je parle de construire avant tout un espace débat avant un front anticapitaliste vide de fond et donc de sens.

tu veux dire construire une chapelle où tu propageras ta foi. A chaque fois qu'il y a débat (ou que tu as le micro à DLGS), tu ramènes ton sempiternel "l'anarchisme c'est le vrai communisme, les communistes n'ont aucun projet de société", ce qui n'est pas un argument mais une proclamation de foi.
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Re: NPA (2015...)

Messagede Pïérô » 02 Mai 2017, 01:33

Une chapelle ?
Je t'ai côtoyé et supporté pourtant pendant des mois dans le collectif AL local alors que tu défendais une position souverainiste, laïcarde républicaine, etc.... un machin entre LO et Chevènement. C'est pas vraiment courant dans AL mais en plus c'est encore plus éloigné des divergences que je peux étaler ici avec le NPA. J'ai respecté un vote majoritaire pour départ du collectif DNSI à ton initiative, à une époque où je pensais qu'on avait encore intérêt à partager ces pratiques d'investissement dans les quartiers et que le débat politique pouvait encore se mener malgré le confusionnisme de quelques membres de ce parti. Et personne en plus ne t'a poussé dehors, tu es parti de toi même. Alors le costard de sectos je pense qu'il est un peu gros.

Sur la question de faire un espace de débat, il s'agit de faire un équivalent de ce qui se fait en terme d'université populaire, avec d'avantage de populaire que d'universitaires. Je ne pense pas sur ce coup proposer en même temps que saborder, mais il est clair avec le temps qu'au delà des déclarations d'intention ce sont des forces politiques qui ne porteront pas. Il nous revient donc vraisemblablement de le faire et le porter ...

Sur la question du projet de société, qui est d'importance, je ne vois pas dans l'extrême gauche l'équivalent de ce qui est porté par les communistes-libertaires.

Lu sur le site Anti-K de la semaine
« La planification de l’économie est un objectif des communistes révolutionnaires, afin d’utiliser les moyens de production pour répondre aux besoins de la population et minimiser les dégâts écologiques.»
... http://www.anti-k.org/2017/04/29/137660/
J'y trouve un projet qui tient du capitalisme d'Etat, et peut-être d'un programme de "transition", mais rien est indiqué sur la suite, un éventuel "dépérissement" magique d'un Etat même "ouvrier" qui semble faire horizon indépassable et l'avènement d'un communisme réel, l'autogestion généralisée, l'abolition du salariat, le pouvoir par en bas, etc ... Nous sommes bien là dans le cadre d'une divergence historique qui s'est exprimée depuis la première internationale. Et le terme de "communistes révolutionnaires" tient d'avantage de l'escroquerie qui a plombé historiquement le mouvement ouvrier, en version stalinienne comme en version trotskiste, que d'une volonté de dépasser réellement le système capitaliste.

Je ne pense pas qu'il faille se replier sur soi même, parce que l'enjeu est bien que le projet communiste soit partagé largement, et c'est bien pourquoi je parle de construire un espace de débat ouvert. Il y a une articulation à trouver entre le développement du courant communiste-libertaire organisé pour le rendre d'avantage visible et un rayonnement plus large pour penser révolution.

Ici, pour les membres du NPA, il s'agit de relever le défi d'un anticapitalisme qui ne serait pas que de façade, et participer à construire véritablement du sens...
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Re: NPA (2015...)

Messagede Ian » 04 Mai 2017, 22:18

Pïérô a écrit:il est incapable de dépasser le programme de transition vers un communisme dont il est complètement incapable de parler.
Si tu entends par là décrire par les moindres détails le fonctionnement de la société future, c'est une démarche idéaliste qui n'est pas celle ni des marxistes, ni des anarchistes, qui sont conscients que cette société future sera le fruit des luttes qui l'ont amenée.
Les grands principes économiques, démocratiques et sociaux d'une société communiste, c'est-à-dire sans classes et sans Etats, libérée de tout rapport d'exploitation ou d'oppression, sont largement connus. Pour le détail, c'est en effet impossible, ça ne peut être que des suppositions, il faudrait être un sacré charlatan pour prétendre le contraire. D'ailleurs tu ne réponds absolument pas à mes remarques sur le texte que tu as pris en exemple : de quelles "régions" parle-t-on? Comment définit-on ce qui a droit à ce statut ou pas, son périmètre? Comment garantit-on que "Ces droits et ces règles s’imposent à toutes les régions"? Et ce ne sont que quelques questions vite fait...
Je ne vais pas te reprocher ce flou, il est parfaitement normal. Mais il faut bien voir que ce sera le cas de n'importe quel projet révolutionnaire.

Pïérô a écrit:(...) il faut vraiment construire politiquement de manière séparée. Et c'est bien pourquoi je parle de construire avant tout un espace débat avant un front anticapitaliste vide de fond et donc de sens.
Là dessus, je suis parfaitement d'accord sur le fait que nos organisations doivent se construire de manière séparée. Ce n'est pas contradictoire avec le fait d'entretenir des rapports fraternels, d'autant plus vu la période qui s'annonce.
Et ensuite, c'est dans la pratique qu'on voit les convergences ou non et la possibilité ou non de constituer un front plus permanent...
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Re: NPA (2015...)

Messagede Ian » 04 Mai 2017, 22:35

Pïérô a écrit:Lu sur le site Anti-K de la semaine
« La planification de l’économie est un objectif des communistes révolutionnaires, afin d’utiliser les moyens de production pour répondre aux besoins de la population et minimiser les dégâts écologiques.»
... http://www.anti-k.org/2017/04/29/137660/
J'y trouve un projet (...)
En fait tu as lu un article de wikirouge (site qui n'a rien à voir avec le NPA) sur la planification de l'économie en général (y compris dans la société bourgeoise) et tu en déduis... je ne sais quoi sur le projet de société du NPA, qui n'est absolument pas abordé dans l'article...

Ceci étant, le seul endroit qui aborde vaguement le projet de société socialiste (ici dit :
wikirouge a écrit:D'autres cherchent davantage la solution dans une organisation plus juste et rationnelle de l'industrie (Saint-Simon, Louis Blanc, Blanqui, Bakounine, Marx..).

Marx s'inscrit dans le courant collectiviste, et il met l'accent sur le fait que la collectivisation ne peut venir que de la classe ouvrière. Le courant marxiste veut donc réaliser une planification démocratique par l'ensemble des producteurs/rices, c'est-à-dire une réelle gestion ouvrière de l'industrie.
(...)
A l'inverse, dans la planification socialiste, le travail et l'allocation des ressources est décidé en amont, dans les secteurs jugés nécessaires. Les producteurs ne sont pas en concurrence, mais coopèrent. Il n'y a donc pas de précarité matérielle, pas de crise économique, et pas d'obstacle à la satisfaction de tous les besoins sociaux définis démocratiquement.

Tu noteras qu'il n'est à aucun moment question d'Etat dans cette conception collectiviste (commune à Marx et Bakounine), mais il y a un article spécifique de wikirouge traitant du capitalisme d'Etat pour ce qui est de cette question (je n'ai pas lu, mais il a l'air assez fourni à première vue).
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Re: NPA (2015...)

Messagede bipbip » 06 Mai 2017, 16:18

Back to 2002 ?

Comment une partie du NPA a basculé entre les deux tours dans le « tout sauf le FN »

Après une campagne bien plus réussie que ce que son score ne laisse croire, la candidature de Philippe Poutou a marqué les esprits par sa radicalité, son indépendance, sa boussole de classe. Un écho bien réel qui pourrait être gâché par les positionnements de moins en moins délimités d’une partie de sa direction à l’égard du front républicain et du vote Macron…

... http://www.revolutionpermanente.fr/De-c ... sauf-le-FN
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Re: NPA (2015...)

Messagede Ian » 06 Mai 2017, 19:05

bipbip a écrit:Back to 2002 ?
Non clairement pas. Mais je ne suis pas sûr que cet article soit la source la plus honnête sur le sujet...

Par contre, le NPA n'appelle pas à l'abstention, contrairement à ce qu'aurait voulu le courant qui a écrit cet article.
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Re: NPA (2015...)

Messagede bipbip » 08 Aoû 2017, 17:42

Le programme de l’université d’été 2017

https://npa2009.org/agir/politique/le-p ... -dete-2017
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Re: NPA (2015...)

Messagede bipbip » 27 Sep 2017, 14:41

Contre la loi travail XXL, construire la mobilisation

Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont mobilisées les 12 et 21 septembre à l’appel de la CGT et de Solidaires rejoints par de nombreux militantEs de la CFDT, de FO, de l’UNSA et de la CFE-CGC. La manifestation de la France insoumise a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes à Paris samedi dernier. Les routiers se mobilisent maintenant, et les raffineries doivent rejoindre le mouvement. Dans les facs, les étudiantEs se mobilisent face au manque de moyens. De nombreux établissements scolaires et des associations sont en grande difficulté du fait du licenciement de dizaines de milliers de contrats aidés. Les médias et le gouvernement nous expliquent que la contestation est terminée mais en réalité, nous sommes simplement dans un tout début de mobilisation.

Des ordonnances qui cassent nos droits

Il faut encore et encore discuter du contenu de la loi. Les routiers l’expliquent bien : avec la loi travail, dans toutes les petites entreprises, le patronat pourra réduire les droits des salariéEs sur les rémunérations, les conditions et le temps de travail. Le « CDI de chantier » sera une remise en cause fondamentale du CDI, pour imposer, petit à petit, des contrats qui pourront être interrompus par le patronat quand il le veut.

D’ailleurs les licenciements seront facilités et pourront être prononcés par une formulaire-type peu ou pas motivé, tandis que les salariéEs n’auront plus qu’un an pour contester. Les entreprises qui font des bénéfices sur le plan international mais les masquent au niveau national pourront licencier. Des « ruptures conventionnelles collectives » permettent des licenciements collectifs masqués…

Avec la fusion des institutions représentatives du personnel (CE, DP, CHSCT), les droits syndicaux, les outils de défense des salariéEs sont considérablement réduits… tandis que la loi « anti-terroriste » va permettre les perquisitions et assignations à résidence sans jugement. Le porte-parole d’Amnesty international France a déclaré à ce propos : « On va se retrouver à s’attaquer à des gens parce qu’ils ont exprimé des opinions que l’on juge choquantes ou parce qu’ils ont dans leur entourage quelqu’un qui est considéré comme potentiellement dangereux (…). Il s’agit là de mesures attentatoires à la liberté. »

Débattre puis construire la grève

Dans toutes les entreprises, dans les quartiers, nous avons besoin de discuter, de décortiquer les ordonnances, de regarder les vidéos explicatives pour bien connaître ces attaques, les expliquer autour de nous. Le NPA propose d’organiser partout des réunions unitaires pour discuter.

Pour gagner, nous devons également augmenter le rapport de forces. La mobilisation des routiers est une bonne nouvelle, mais le gouvernement ne lâchera que s’il y a un grand mouvement de grève qui bloque l’économie. C’est ce mouvement que nous voulons construire dans les prochaines semaines. Aujourd’hui, le gouvernement espère faire passer ses ordonnances pour ensuite casser le statut des fonctionnaires, des cheminots et les retraites de touTEs. Nous ne devons pas laisser faire.

La défaite du parti de Macron aux élections sénatoriales est une mesure de plus de sa faiblesse. Mais cette dernière ne produira pas automatiquement une victoire pour nous. Pour cela, nous devons affirmer, par notre mobilisation, que nous voulons stopper cette politique, que nous refusons un monde qui fait la richesse des capitalistes et la pauvreté de l’immense majorité de la population.


https://npa2009.org/agir/social-autres/ ... bilisation
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Re: NPA (2015...)

Messagede bipbip » 21 Oct 2017, 15:10

En finir avec la dispersion, foutre le bordel tous ensemble

Salariés du public, du privé, jeunes, chômeurs et retraités sont visiblement disponibles, par dizaines ou centaines de milliers quasiment chaque semaine depuis la rentrée, pour engager sérieusement la lutte contre le gouvernement et le patronat. Ce constat provoque de plus en plus de discussions sur la stratégie des directions syndicales parmi les militants syndicalistes et les salariés les plus déterminés à stopper l’offensive menée par Macron et ses sbires. Quand vont donc cesser les appels dispersés, secteur par secteur, public d’un côté, privé de l’autre, syndicat par syndicat ?

Gagner face à Macron, c’est possible !

Une première évidence s’impose : si ces quatre journées avaient été regroupées les unes derrière les autres la même semaine, cela aurait forcément donné une autre force et une autre dimension au mouvement, pour commencer à faire vivre la réalité de la grève qui peut bloquer l’économie. Une deuxième évidence s’impose ensuite : pourquoi découpler la mobilisation du public et du privé ou celle des cheminots de celle des fonctionnaires ou des métallos ou des salariés de la santé alors que nous sommes tous attaqués et que c’est seulement tous ensemble qu’on peut gagner ? Des évidences peut-être. En tout cas de plus en plus partagées parmi celles et ceux qui sont les plus mobilisés… mais bien loin de ce que sont en train de nous concocter les dirigeants des principales organisations syndicales pour la suite du calendrier de mobilisation.

En finir avec la stratégie de la dispersion

De la réunion intersyndicale du 9 octobre n’est sorti que l’appel de la seule CGT à la mobilisation le 19 octobre, car aucune autre direction syndicale n’a jugé bon d’appeler à quoi que ce soit. Solidaires peut critiquer les appel aux journées « saute-moutons » de la CGT mais n’a aucune stratégie alternative à cette heure. L’appel au 19 a été d’ailleurs timide du côté de la CGT elle-même : dans certains départements, la CGT n’a même pas clairement appelé à la grève ni à manifester. Une nouvelle réunion des directions nationales des syndicats se tient le 24 octobre : il y sera question d’une nouvelle journée de mobilisation au mois de novembre. En clair : il est urgent d’attendre. La CGT compte cette fois sur FO pour un appel commun contre les ordonnances sur le travail. Mais le même jour aura lieu aussi une intersyndicale de la Fonction publique… le comble serait qu’on se retrouve avec deux journées séparées public/privé !

Refuser la mascarade du « dialogue social »

Pendant ce temps-là, le ballet des « discussions» a repris à l’Élysée et à Matignon, cette fois sur la réforme de la formation professionnelle et de l’assurance chômage. Tous les dirigeants syndicaux ont accepté l’invitation du président et du Premier ministre, y compris ceux de Solidaires. Mais sourire à Macron et serrer la main de Philippe sous les flashs des photographes, c’est entrer dans leur jeu, car l’objectif du gouvernement est clair : il prétend ouvrir des négociations, puis il mènera sa politique comme il l’a décidé, c’est-à-dire uniquement dans l’intérêt des patrons ! En prétendant discuter avec les organisations syndicales sur d’autres sujets que la loi travail, le gouvernement veut nous faire croire que les ordonnances, c’est plié et dans la poche, et qu’il faut passer à autre chose. Le compte rendu interne à la CGT de la rencontre entre Martinez et Macron n’a pas dû faire très peur au gouvernement puisqu’il se conclut par ses lignes : « En résumé, Macron a pris quelques engagements et nous ne manquerons pas de vérifier que ceux-ci seront tenus. »

Imposons notre calendrier : celui pour gagner !

Macron, lors de son interview de dimanche soir, s’est (mal) défendu d’être le président des riches et a effectivement assuré qu’il allait tenir ses engagements ! Sur son agenda proche figurent notamment les attaques contre l’assurance chômage : les « fainéants » seront bientôt moins indemnisés, et moins longtemps. Une raison supplémentaire pour ne plus rester l’arme au pied.

Le gouvernement peut reculer. Il l’a fait une première fois devant la menace des routiers de bloquer le pays. La deuxième fois s’est déroulée en toute discrétion, jeudi 12 octobre, pour les salariés des ports et docks : il ne sera pas non plus possible dans ce secteur de négocier entreprise par entreprise sur des questions cruciales pour les salariés, et la primauté de la convention collective sur les ordonnances travail est garantie. Le gouvernement ne s’exprime bien sûr pas sur ces reculades, car il ne veut pas que cet exemple puisse être contagieux. Car c’est la preuve qu’il est tout à fait possible de défaire ce qui a été fait et voté, et que le gouvernement serait bien incapable de résister à une mobilisation massive des travailleurs.

Jusqu’à présent, c’est lui qui a imposé son agenda. C’est maintenant à nous de le bousculer et d’imposer notre calendrier social : avant la ratification des ordonnances par le Parlement mi-novembre, il faut une manifestation nationale et une vraie journée de grève interprofessionnelle pour démarrer le mouvement d’ensemble, qui passe inévitablement par la grève reconductible.

Marie-Hélène Duverger

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