Lutte pour les transports gratuits, Mutuelle de fraudeurs...

et appels à aller soutenir en urgence...

Re: Lutte pour les transports gratuits, Mutuelle de fraudeur

Messagede bipbip » 20 Nov 2016, 18:35

Création d’une section grenobloise pour la gratuité des transports publics

Le Collectif pour la gratuité des transports publics dans l’agglomération grenobloise (http://gratuite-transports.ouvaton.org) est composé de syndicats, de partis politiques, d’associations et de citoyens qui sont organisés localement par ville.

Alors qu’à Saint-Martin d’Hères, Fontaine ou St Egrève ces sections sont actives, à Grenoble ce n’est pas encore le cas. C’est pourquoi nous vous proposons de se retrouver 21 novembre de 18h30 à 20h30 à la Maison des Associations pour discuter de la création d’une section Grenobloise qui intégrera le Collectif de l’agglo.

Le Collectif propose des journées d’actions pour la diffusion des idées liées à la gratuité des transports publics [1], propose des conférences-débat [2] et vient de publier un Mémento sur la problématique [3]. À nous de voir au niveau de Grenoble comment nous pouvons être actifs et actives pour faire avancer vers la gratuité des transports publics !

[1] http://gratuite-transports.ouvaton.org/ ... ?article37
[2] http://france3-regions.francetvinfo.fr/ ... 62577.html
[3] http://gratuite-transports.ouvaton.org/ ... ?article36

https://grenoble.indymedia.org/2016-11- ... renobloise
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Re: Lutte pour les transports gratuits, Mutuelle de fraudeur

Messagede bipbip » 01 Jan 2017, 17:53

Toulouse : les syndicats de retraités unis pour les transports gratuits

Mobilisation unitaire des retraité e s (CGT, CFTC, CFDT, FO, FSU, Solidaires, UNSA, ainsi que la FGR fonction publique et la LDH 31) contre la politique de retour en arrière du maire de Toulouse en matière de transports gratuits pour les chômeurs et retraité e s.

Ci-dessous la pétition pour le maintien de la gratuité des transports signée par plus de 10 000 toulousain e s et une réponse de la même intersyndicale au maire de Toulouse.
Le 2 novembre 2016, il s’était adressé aux 10 000 signataires de la pétition en ligne « ne touchez pas à la gratuité pour les chômeurs et les seniors, ni à la carte jeune«
Mieux l’intersyndicale demande la gratuité pour toutes et tous les toulousain e s.
Il ne suffit pas d’avoir statufié Claude Nougaro au Square De Gaulle il faut se rappeler ce qu’il écrivait et ce qu’il chantait : « A Toulouse même les mémés aiment la castagne »

... http://syndicollectif.fr/toulouse-les-s ... -gratuits/
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Re: Lutte pour les transports gratuits, Mutuelle de fraudeur

Messagede bipbip » 19 Jan 2017, 15:31

Pour en finir avec les transports payants !

Tract de la CNT 44 pour la gratuité des transports en commun

Pour en finir avec les transports payants !

Tarif social, tu perds ton sang froid

Depuis janvier 2015, Nantes Métropole a mis en place un nouveau tarif social pour les transports en commun dans l’agglomération nantaise. jusqu’ici les transports étaient gratuits pour tou·te·s les demandeurs·euses d’emploi dont les revenus n’excédaient pas 1 200 € environ, gratuité renouvelable tous les trois mois.

Ce tarif, sous prétexte d’étendre les réductions à un public plus large, ne prenant plus en compte les seul·e·s demandeurs·euses d’emploi mais les ressources familiales, exclut en fait de nombreuses personnes qui avaient jusqu’ici accès la gratuité. En effet, si des réductions sont à présent possibles pour des personnes travaillant mais aux faibles ressources, elles excluent par contre certain·e·s bénéficiaires du RSA, de l’AAH ou de l’ARE par exemple, qui peuvent se retrouver à payer plein pot si leur quotient familial dépasse un certain seuil ou qu’une personne dans le foyer dispose de revenus plus importants.

Globalement le nombre de personnes ayant droit à la gratuité des transports a fortement diminué. Rappelons par ailleurs que cette mesure permet de généraliser l’usage de la carte Libertan, carte équipée d’une puce RFID traçant chaque trajet des usagers·ères, même si la Semitan nie son usage dans buts de flicage.

Quand est-ce qu’on arrête de payer ?

Au-delà de cela, il faut savoir que la politique de transports payants s’inscrit dans un système de contrôle des populations puisque bien souvent le coût supporté par les usagers·ères ne sert qu’à financer le dispositif de contrôle qu’il implique (salaires des contrôleurs·euses, distributeurs de tickets, vidéosurveillance etc.).

Comment expliquer autrement qu’une trentaine de villes en France soient parvenues à mettre en place un autre système consistant à faire fonctionner un réseau de transports en commun totalement gratuit, donc par exemple les villes d’Aubagne et Châteauroux qui comptent entre 50 et 100 000 habitant·e·s, ou les villes de Dunkerque ou Niort, villes de plus de 100 000 habitant·e·s qui devraient passer à la gratuité totale en 2017 ?

Il s’agit d’un choix de société : en continuant de faire payer les transports publics (et en augmentant sans cesse les tarifs), les communes de fait enferment les plus pauvres dans les banlieues excentrées, offrant le seul choix entre l’enclavement et la fraude.

Et pour celles et ceux qui opteraient pour ce dernier choix, l’État préfère encore et toujours les criminaliser. Il a ainsi crée le délit de « fraude par habitude » en 2001, qui permet de condamner une personne recevant 5 amendes ou plus sur 12 mois à jusqu’à 7 500 € d’amende et six mois d’emprisonnement. Et pendant ce temps le prix des tickets, des abonnements et des amendes ne cesse d’augmenter (à Nantes par exemple le ticket à l’unité coûte entre 1,60 et 2 €, c’est plus cher qu’à Paris).

Pour la gratuité des transports en commun !
Pour l’arrêt de la criminalisation des pauvres !
Pour la liberté de circulation !
Pour de vrais transports publics gérés avec les usagers·ères !



https://nantes.indymedia.org/articles/36658
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Re: Lutte pour les transports gratuits, Mutuelle de fraudeur

Messagede bipbip » 05 Fév 2017, 16:12

Grenoble mardi 7 février 2017

Débat public : La gratuité des transports publics, c’est possible !

à 19h30, Maison du Tourisme - Grenoble, 14 rue de la République

La gratuité des transports publics, c’est possible ! L’exemple de Dunkerque

Débat public, mardi 7 février 2017 à 19h30
Maison du Tourisme - Grenoble 14, rue de la République Tram A et B, arrêt « Hubert Dubedout-Maison du Tourisme »

Avec :
. Henri Briche : chercheur, en charge, par l’Agence d’Urbanisme de Dunkerque, d’évaluer la mise en place de la gratuité des transports en commun
. Maxime Huré : enseignant-chercheur en science politique à l’université de Perpignan sur les thèmes des mobilités durables urbaines

Venez nombreuses et nombreux pour prendre part au débat !

La COP21 : un coup pour rien ?

La 21ème Conférence internationale de l’ONU sur le climat (COP 21) de 2015 avait l’objectif récurrent de « sauver le climat ». En proposant des mesures pour réduire les émissions des gaz à « effet de serre » (GES), notamment le gaz carbonique (CO2). Au-delà des grandes déclarations médiatisées, qu’en reste-t-il ? Quelles mesures sont-elles prises en France pour réduire la production de ces polluants ? Alors que l’État est complice de la casse du réseau ferré, promeut la route (« cars Macron »), ne propose nullement une politique tarifaire favorisant les transports les moins énergivores, il diminue dans le même temps ses dotations financières aux collectivités locales. Ainsi, ces dernières sont encore moins inclines à développer des modes et des usages alternatifs visant à promouvoir les transports publics collectifs en utilisant le levier de la gratuité.

Le coût de la pollution atmosphérique

Si l’automobile contribue notablement à la production de GES, elle empoisonne aussi de façon chronique l’environnement proche, les récents pics de pollution dans la cuvette grenobloise ne font que nous alerter sur la santé publique. Cette pollution de l’air coûte très cher à la société. Un rapport sénatorial publié en 2015 intitulé « Pollution de l’air, le coût de l’inaction » indique qu’elle coûterait plus de 100 milliards d’euros par an à la France (hospitalisation, pensions d’invalidité, absentéisme, baisses des rendements agricoles, etc.). Ce rapport rappelle que les particules fines et l’ozone sont, à elles-seules, à l’origine de 42 000 à 45 000 décès prématurés en France par an, dont plus d’une centaine dans l’agglomération comme le confirme une étude épidémiologique publiée en juin 2016 (« Impact sanitaire de la pollution atmosphérique à Lyon et Grenoble et lien avec la défaveur sociale »).

Réduire la circulation automobile est une nécessité écologique et sanitaire ! Alors que les maladies liées à la pollution de l’air sont chroniques, attendre le 7ème jour de pic de pollution pour accorder la gratuité, cela ne peut remédier à un environnement désastreux tout au long de l’année.

La nécessaire gratuité des transports publics

Il est impératif d’agir contre le réchauffement climatique et la pollution de l’air dans nos villes. Ainsi, ces enjeux environnementaux et sanitaires appellent à mettre en place des mesures de réduction drastique de la circulation automobile pour préserver la santé de tous et toutes. De plus, ces mesures auraient un formidable impact social.

Un développement des transports publics locaux s’impose, allant de pair avec leur passage à la gratuité.

Une trentaine de villes ou intercommunalités en France, comme Aubagne, ont déjà mis en place cette politique ! Dunkerque le fera en 2018.

À Aubagne (100 000 habitants, Bouches-du-Rhône), la gratuité instaurée en 2009 a favorisé un report modal : ainsi, la fréquentation des transports en commun a rapidement triplée et 35 % des automobilistes ont abandonné alors l’usage de leur voiture pour les déplacements quotidiens. Qu’en sera-t-il à Dunkerque dont la population est le double de celle qu’Aubagne ?

La généralisation au plan national de cette mesure d’utilité publique devrait être l’un des éléments majeurs d’une politique publique des transports urbains qui inclurait la promotion des « modes doux » de déplacement.

La mobilité est devenue une exigence, un fait de société. Les infrastructures de transport relèvent du bien commun et leur utilisation un droit comme la santé et l’éducation. Quand les inégalités sociales sont patentes, la gratuité des transports, c’est aussi, pour toutes et tous, la liberté de circulation. La cohésion sociale et la fierté dans ce qu’apporte l’appartenance à la Cité ne seront qu’augmentées avec l’apport de la gratuité.

Mettons les transports en commun au cœur de la mobilité en développant un transport public universel, accessible à tous et toutes, dans un ensemble plurimodal.

La gratuité une utopie ? Non, une avancée écologique et sociale !

Organisé par le Collectif pour la gratuité des transports publics dans l’agglomération grenobloise
http://gratuite-transports.ouvaton.org/ ... ?article40


https://grenoble.indymedia.org/2017-01- ... atuite-des
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Re: Lutte pour les transports gratuits, Mutuelle de fraudeur

Messagede bipbip » 12 Mai 2017, 18:29

Tribune libre

Bordeaux. Nous voulons la gratuité des transports pour tous.

Le 21 octobre 2016 une délibération dit de « tarification solidaire » a été votée à l’unanimité moins 6 abstentions à Bordeaux Métropole qui programme la suppression de la gratuité des transports pour les plus démunis en 2018. Cette tarification solidaire est une avancée pour nombre de ménages qui se verront appliquer des tarifs plus adaptés à leurs revenus. Mais cette tarification sociale ne peut pas se faire au détriment de ceux qui pénalisés par le chômage de masse, bénéficient déjà de la gratuité.

Défendons la gratuité !

Cette gratuité dont bénéficie les Bordelais avait été obtenue en 1995 par la lutte des associations de chômeurs parce qu’elles considéraient que le transport était un droit pour tous. Or à l’époque beaucoup étaient exclus de ce droit fondamental. Les actions reprenaient comme revendication la « gratuité pour tous » qui est totalement d’actualité aujourd’hui puisqu’elle se pratique dans beaucoup de villes en France, ( Libourne, Chateauroux ,…)

Pourquoi pas à Bordeaux !

Alain Juppé et la droite libérale dirige Bordeaux Métropole. Idéologiquement, leur conception est de détruire la gratuité. Un pas de plus vers la marchandisation de toute l’économie capitaliste qui lamine l’ensemble des services publics.
C’est dans cette logique que les mêmes ( Droite, PS, EELV) votent chaque année des augmentations de tarifs des transports qui pénalisent les ménages les plus fragiles. Seul six élus PC se sont abstenus. Dans la réalité, sous couvert d’extension de tarification solidaire, ces élus font payer au plus pauvres l’extension des pourcentages de réduction aux autres catégories sociales.

Leur justice sociale c’est de faire payer les pauvres à la place des riches. Belle solidarité à Bordeaux ...
Le transport est un droit ! Bouger c’est la vie !


http://www.revolutionpermanente.fr/Bord ... -pour-tous
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Re: Lutte pour les transports gratuits, Mutuelle de fraudeur

Messagede Pïérô » 25 Juin 2017, 10:44

Toulouse : des retraités manifestent contre la fin de la gratuité dans les transports

Tisséo met fin à la gratuité systématique des transports pour les retraités, en vigueur depuis 1972. Une décision qui a soulevé la colère des principaux intéressés. Ils ont manifesté ce vendredi 23 juin, sous les fenêtres du Capitole, à Toulouse.

... http://france3-regions.francetvinfo.fr/ ... 85351.html
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Re: Lutte pour les transports gratuits, Mutuelle de fraudeur

Messagede bipbip » 29 Juil 2017, 15:07

Pour des transports gratuits, Notre-Dame-des-Landes 2017

17h - Chapiteau 3 - Enjeux écologiques, sociaux et économiques de la gratuité des transports en commun, en ville et au-delà.
Avec P. Le Moal (NPA, Collectif Transports gratuits Rouen), D. Malvaud (Sud-Rail St-Lazare)

Retranscription intégrale d'une partie des forums, débats, conférences et tables rondes du rassemblement estival 2017 des opposant au projet de destruction du bocage de Notre-Dame-des-Landes.

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Re: Lutte pour les transports gratuits, Mutuelle de fraudeur

Messagede bipbip » 01 Aoû 2017, 09:15

Subvercité lance son argumentaire en faveur de la gratuité du transport en commun

C’est avec fierté que le collectif Subvercité lance La gratuité c’est la liberté : Plaidoyer pour un transport en commun gratuit, un argumentaire en faveur de la gratuité dans les transports publics. 50 pages d’idées pour mettre en pratique une façon réaliste et pragmatique d’améliorer l’accès tout en réduisant le trafic et la pollution.

Il y est question de droit à la mobilité, du tout-à-l’auto, de bien vivre en ville, de développement durable, de justice sociale, d’exemples internationaux et de luttes historiques et contemporaines.

Le document contient aussi des propositions concrètes et équitables pour financer la gratuité chiffrée à 198 M$.

La gratuité permettrait aussi d’accomplir les objectifs du plan de mobilité durable de la Ville de Québec.

Subvercité a commencé à réfléchir sur la question dès 2013. Depuis, plusieurs actions ont eu lieu : distribution de tracts, conférences et même une manif en 2014. Des fragments de l’argumentaire ont aussi été publiés pour inviter lectrices et lecteurs à les commenter et les critiquer.

L’argumentaire est disponible en html, sur issuu et google docs.



Table des matières
◾ Introduction
◾ Pourquoi cette campagne ?
◾ Justice sociale et droit à la mobilité
. La juste part : 0 $
. Qu’est-ce qui nuit au droit à la mobilité ?
. La gratuité pour améliorer le tissu social

◾ Améliorer nos milieux de vie : La vie sans auto
. Ma rue n’est pas une zone industrielle
. À qui la rue ?
. La rue vivable
. La désindustrialisation : No Parking !
. Mon quartier n’est pas un stationnement
. Ma ville n’est pas une autoroute
. Un développement réellement durable

◾ La gratuité en pratique
. L’exemple de Hasselt (Belgique)
. Les cas français
. Le cas emblématique de Tallin
. Villes où une partie du réseau est gratuit

◾ Comparaisons internationales et historiques
. Luttes internationales historiques
. Illégalisme et gratuité pratique

◾ Financement du transport public
. La gratuité, un choix politique
. La structure du financement du RTC et son évolution
. Multiplicité des principes et des contributeurs potentiels
. Exemples d’outils alternatifs

◾ Montage financier de la gratuité du transport en commun
. Le coût de la gratuité
. Qui doit payer ?
. Conclusion

◾ Pour aller plus loin

http://www.subvercite.org/subvercite-la ... en-commun/
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Re: Lutte pour les transports gratuits, Mutuelle de fraudeur

Messagede Pïérô » 09 Oct 2017, 11:27

Tours
Quand Fil Bleu prône un discours arriériste sur « la lutte contre la fraude »

Fil Bleu, société qui gère le transport urbain de l’agglomération tourangelle, a revêtu son costume de zorro de gouttière pour offrir un nouveau service à Tours Métropole Val de Loire : la lutte contre la fraude.

Le saviez-vous ? La société Fil bleu édite un journal de propagande avec Le Fil, et s’attaque, dans son dernier numéro, à la fraude. Non pas celle, fiscale, des grandes entreprises qui ne nous coûte que quelques dizaines de milliards chaque année [1], ni celle des hommes d’affaires et autres amis de Fillon/Briand [2], non, la fraude, la vraie, c’est-à-dire celle des usagers qui ne paient pas leurs titres de transport. Nous voilà rassurés : honte sur eux.

La lutte anti-fraude, une tradition à Tours

Faut dire que Fil Bleu a mis le paquet : collaboration au quotidien avec la police nationale et municipale, opérations ciblées dans les quartiers dits « difficiles » [3], couverture plus large des plages horaires pour un meilleur contrôle, organisation d’un volontariat multi-services pour assister les contrôleurs etc. etc. « Historiquement, à Tours, il y a une vraie culture d’entreprise de la lutte contre la fraude » précise Vincent Buon, responsable sûreté lutte contre la fraude. Et nous qui pensions naïvement que les Tourangeaux étaient de culture martinienne avec le don, la tolérance et tout ça... En tout cas, voilà bien une entreprise qui ne connait pas la crise : tant de personnes mobilisées pour traquer le fraudeur, ça laisse rêveur.

Dans le fond, quoi de bien nouveau pour une entreprise qui place le profit et la rentabilité avant tout ? D’ailleurs, à ce titre, il faut saluer le tout nouveau tour de « pass pass » [4] de l’entreprise qui permet désormais de transformer le fraudeur en client ! et ceci en substituant à l’amende un abonnement de deux mois... Si ce n’est pas fidéliser la clientèle, ça ?! La petite histoire ne dit pas si le réabonnement est automatique ou pas [5]. D’un autre côté, entre le tarif public (40 euros par mois), le tarif étudiant (30 euros par mois, un des abonnements les plus chers de France) et le tarif chômeur (20 euros par mois), on peut pas dire que la pratique tarifaire fidélise grand monde à part peut-être les plus riches. Quand on pense qu’il y en a encore pour s’étonner que des personnes ne paient pas et/ou que d’autres cassent des abribus...

Mieux ! On atteint des sommets quand un encart du journal titre : « Une responsabilité sociale et environnementale reconnue ». Ou comment faire des phrases avec du vide, en trois paragraphes qui ne veulent rien dire. Un vrai exercice de prose quand on sait que Fil Bleu, avec ses bus et sa politique tarifaire, contribue d’une part au réchauffement climatique mais aussi à la marchandisation des services publics ! C’est aussi passer sous silence les expériences de villes comme Aubagne, Châteauroux ou très récemment Niort (voire Dunkerque qui le prévoit totalement pour 2018) [6], villes qui se sont mises aux transports gratuits et donc incitent tous les citoyens à abandonner la voiture et donc réduire la pollution [7]. Ce n’est pas comme si nous vivions un moment d’urgence climatique et sociale.

La gratuité des transport, une question de volonté politique

Lorsqu’est posée la question de la gratuité des transports, on nous renvoie toujours aux infrastructures. Que ce soit à propos de leurs dégradations, parce que c’est connu, les pauvres, ça saccage tout ; ou bien à propos de leur financement. L’Union des Transports publics et ferroviaires va même jusqu’à écrire dans un de ses dépliants : « Tous les économistes sont unanimes sur ce point : ce qui est gratuit n’a pas de valeur ». Ce qui est gratuit n’a pas de valeur... Au moins, les choses sont claires : seule la valeur marchande importe. On comprend mieux pourquoi le transport urbain n’a plus rien d’un service public. C’est sûr qu’à vouloir tout privatiser et à vouloir enlever ce que le transport a de collectif et donc de social, cela va tout arranger : il n’y a qu’à voir ce que cela donne de l’autre côté de la Manche.

Poser la question de la gratuité dans les transports ce n’est donc pas poser la question de sa faisabilité, puisque cela existe déjà, mais bien celle du pourquoi : logique néo-libérale d’un côté, logique sociale de l’autre. Ainsi, toutes les communes qui sont passées au transport gratuit démontrent un impact positif sur le plan social et environnemental. Parler de la fraude sans mettre en avant ces expériences, c’est donc une double peine qu’inflige Fil Bleu aux habitants de Tours : une politique dégueulasse de profit et une stigmatisation des populations les plus pauvres. Alors même que tous les experts l’ont dit : la gratuité supprime la fraude !

Sans doute devons-nous penser que Fil bleu cherche avant tout à maintenir un modèle qui profite à une poignée d’entre nous. Et ce n’est d’ailleurs qu’ainsi que nous pouvons comprendre le nouveau nom de l’arrêt du tram : « Charles Barrier », personnage qui, certes, a été condamné à six mois de prison pour fraude fiscale, mais qui reste, surtout, de la bonne classe sociale : celle des possédants.


Notes

[1] La fourchette basse se situe autour de 35 milliards d’euros, la fourchette haute, autour de 80 milliards d’euros. Quand on pense que le déficit de la Sécurité sociale est d’à peine 24 milliards...

[2] Moins d’ISF pour environ 7 milliards cette année, à compenser par une baisse des APL. Quant à la fraude au RSA ? Moins de 60 millions ; celles des entreprises sur les prélèvements sociaux ? Environ 1 milliard d’euros. Choisis ton camp, camarade !

[3] Il suffit pour cela de se rappeler nos articles déjà publiés : les contrôleurs, contrôles massifs au Sanitas... http://larotative.info/les-controleurs- ... ouent.html

[4] Il s’agit du nom trouvé pour cette nouvelle procédure.

[5] Nous cherchons un volontaire pour nous éclaircir ce point !

[6] En 2011, cela représentait 7% du réseau français.

[7] Et ça marche ! https://mrmondialisation.org/la-gratuit ... mentation/


http://larotative.info/quand-fil-bleu-p ... -2412.html
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Re: Lutte pour les transports gratuits, Mutuelle de fraudeur

Messagede bipbip » 12 Nov 2017, 21:06

[Brest] Racket dans les transports : quelles solutions ?

Face à cette situation insoutenable décrite dans l’article du téléKILOgramme, des brestois.e.s réunies au sein du collectif chômeur.euse.s précaires ont décidé d’agir.

Image

http://brest.mediaslibres.org/spip.php?article820
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Re: Lutte pour les transports gratuits, Mutuelle de fraudeur

Messagede bipbip » 03 Mar 2018, 10:55

Il est devenu vital que les transports soient gratuits 

Papyart (sérigraphe libertaire)  : «  Il est devenu vital que les transports soient gratuits  »

Papyart est un sérigraphe et militant libertaire lyonnais qui s’est illustré dans les années 1970 pour la protection du quartier de la Croix-Rousse qui devait être transformé en quartier d’affaire. Il milite entre autre pour un accès libre aux transports en commun. La dernière campagne anti-fraude des Transports en commun lyonnais (TCL) montre des usagers comme des criminel.les et la solidarité comme un délit (150 euros d’amendes pour le don d’un ticket de transport encore valide). En réaction, Papyart prépare une expo des affiches de la lutte pour la gratuité des transports à Lyon.

Alternative libertaire  : Peux-tu nous expliquer comment et quand a commencé ton engagement pour la gratuité des transports à Lyon  ?

Papyart  : Mon engagement a commencé en réalité avec la lutte pour «  les pistes cyclables à Lyon  » dans les années 1975-1976. En effet, à cette époque, les vélos étaient très mals vus car selon les autorités, ils gênaient la circulation automobile. Les cyclistes étaient acceptés seulement pour le Tour de France  ! Le vélo de loisirs, genre VTT n’existait pas et même au parc de la Tête d’or, il était interdit de faire du vélo  ! Le moyen de transports privilégié était la bagnole, le maire, Louis Pradel, et son équipe ne juraient que par les voies rapides, les trémies et sa plus belle réalisation fut sans conteste de faire déboucher l’autoroute devant la gare de Perrache.

À 17 ans, je suis parti à Copenhague, au Danemark, visiter la vaste zone squattée de Christiana et là j’ai découvert les milliers de vélos dans le centre ville. Ça a été un choc et, dès mon retour, j’ai participé à la réalisation d’affiches en sérigraphie pour exiger des pistes cyclables. Dans différents groupes écolo-libertaires, c’était l’époque des manifs anti-nucléaire et les militants étaient moins dogmatiques. Il y avait un atelier de sérigraphie dans l’immeuble historique «  Horace Cardon  » rue Mercière, c’est dans les locaux du Groupe d’action et de résistance à la militarisation (GARM) que la première affiche appelant à une manif, en juin 75, à été imprimée et signée par les Amis de la Terre  !

Quelles ont été les actions réalisées  ?

À la même période, le comité populaire de la Croix-Rousse faisait un journal mural grand format, imprimé en sérigraphie et collé sur les murs du quartier. Une lutte a été menée pour exiger une station de métro à Croix-Paquet, que les TCL voulait zapper dans un souci de rentabilité et de vitesse, c’était l’époque du nouveau métro. À cette occasion, la population s’est beaucoup mobilisée surtout les anciens qui avaient connu «  la ficelle à deux sous  » un tram hyper pratique qui passait rue Terme pour remonter des pentes vers le plateau et que le maire, Pradel, avait supprimé au début de son mandat. Par la suite, l’idée de transports gratuits est apparue dans beaucoup de revendications, même dans le programme d’un groupe politique en vogue à l’époque, le PSU. Les libertaires de la rue Pierre-Blanc ont commencé à faire des affiches puis des autocollants, j’en ai imprimé dans une entreprise où je bossais, d’autres en ont fait en offset, l’agitation à commencé  ! En 1988, l’organisation communiste libertaire (OCL) de Lyon appelle à un boycott du ticket suite au passage à 7 francs, les amendes pleuvent  ! En 1993, c’est le «  comité chomeurs précaires  » qui prend le relais pour exiger les transports gratuits, des agences TCL sont envahies. Début 2000, des syndicats reprennent l’idée de gratuité, c’est l’époque où certaines villes la mettent en place.

Selon toi, en quoi la gratuité des transports est-elle souhaitable  ? Le transport en commun peut-il réellement être gratuit ?

Oui, il vaut mieux parler de libre usage des transports en commun car il y a toujours quelqu’un qui paye les frais de fonctionnement  ; on le voit avec la participation des employeurs qui prennent en charge 50 % du coût de l’abonnement de leurs salarié.es. D’autres sources de financement sont possible. Des bataillons de chercheurs en fac de socio ont pondu des rayonnages entiers sur ce sujet depuis le temps  ! Dans un souci de santé publique, aujourd’hui avec la pollution, il est devenu vital que les transports soient gratuits. Dans le domaine de la gestion, la billeterie des TCL doit leur coûter une fortune en machines et contrôles divers, ils feraient peut être des économies  !

Quelles sont tes réactions face à la dernière campagne antifraude mené par les TCL  ?

J’ai trouvé que c’était une campagne dans l’air du temps, menaçante et agressive, et bêtement moralisatrice. Reprendre les visuels du film Usual Suspect, c’est drôle pour les hypsters cinéphiles, à l’inverse la «  menace d’une garde à vue  » ça terrorise toujours les plus pauvres, ceux qui n’ont rien, pas d’assistante sociale pour leur donner des tickets, pas de vélos pour se déplacer, pas de patron qui prend l’abonnement en charge. C’est pourquoi j’ai décidé de réagir en faisant cette exposition sur les luttes passées, pour démontrer que les révolutionnaires aussi font de la bonne communication, mais humaine  !

Parle-nous de ton exposition. En quoi la lutte pour la gratuité est-elle toujours d’actualité  ?

Ce sera une exposition d’affiches du XXe siècle sur le thème des luttes pour les «  transports gratuits  ». Elles proviennent de différentes sources. Une majorité a été imprimées à Lyon , notament les adhésifs en sérigraphie avec le célébre slogan «  Ton ticket peut encore servir, donne-le à quelqu’un qui monte  » édités pour la 1re fois en 1978 puis repris par de multiples groupes les décennies suivantes  !

C’est d’ailleurs en partie ce message qui était visé dans la dernière campagne de pub avec la menace d’une amende  ! Les réseaux sociaux ont réagi massivement, certains ont détourné avec talent les affiches. Mon expo pourrait être l’occasion d’échanger sur les ripostes graphiques à envisager quand on se trouve en face de ces pubs moralisatrices, qui viennent régulièrement salir nos petits matins.

Propos recueillis par Julien I. (AL Lyon)

• L’exposition de Papyart "Gratuité des transports" aura lieu en mars au 37 rue de Burdeau, dans le 1er arrondissement de Lyon. Vernissage de l’exposition jeudi 1er mars à 19 heures.


http://www.alternativelibertaire.org/?P ... rts-soient
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Re: Lutte pour les transports gratuits, Mutuelle de fraudeur

Messagede bipbip » 05 Avr 2018, 14:33

Exigeons l’extension et la gratuité des transports publics !

Grenoble vendredi 6 avril 2018
à 17h30, Le Forum, 3 rue Malakoff

Face au désastre environnemental qui perdure et s’aggrave, des mesures énergiques doivent être prises en vue de développer les transports publics et rendre leur usage attractif. Nous réaffirmons que la gratuité constitue une avancée écologique, sanitaire et sociale !

Rassemblement vendredi 6 avril 2018
À partir de 17 h 30
À l’occasion de la réunion plénière de la Métro
Le Forum – 3, rue Malakoff – Grenoble

En janvier, la France s’est faite rappeler à l’ordre par la Commission européenne avec 8 autres pays d’Europe pour le non respect des normes de qualité de l’air. Alors que la première mise en demeure date de 2009 pour la France, que le conseil d’état estime à 48 000 décès prématurés par an en France, l’Allemagne (pays aussi condamné par la commission), envisage quant à elle sérieusement de mettre en place la gratuité des transports en commun pour répondre à l’urgence d’obtenir une meilleure qualité de l’air.

Le gouvernement français et notamment le Ministère de la transition écologique et solidaire a jusqu’au 31 mars pour répondre à la Commission européenne et proposer un plan pour réduire la pollution de l’air dans les grandes villes.

Le Conseil Grenoble-Alpes Métropole ne devrait-il pas saisir l’opportunité de la démarche du Ministère de la Transition écologique et solidaire ? Et lui demander son appui afin d’obtenir :
- L’augmentation du Versement transport ;
- La suppression de l’augmentation de la TVA sur les transports publics, décidée sous l’ancienne législature ;
- Des subventions à la construction d’infrastructures publiques visant à développer les transports en commun, comme cela se pratiquait auparavant ;
- Une aide financière aux collectivités vertueuses qui pratiquent la gratuité des transports publics.

Contre les insupportables bouchons, pas de faux remède !

Nous ne l’inventons pas : tous les exemples d’élargissement de contournements urbains aboutissent rapidement à de nouvelles saturations par appel d’air, et donc à l’accroissement de la pollution et de ses conséquences sanitaires (100 morts prématurés par an dans l’agglomération). L’offre d’AREA d’élargissement de l’A480, intéressée faut-il le dire, ne peut constituer la solution miraculeuse, même à très court terme.

Dans et autour de la Métropole, développons les transports en commun et leur accessibilité en coordination avec ceux du Grésivaudan et du Voironnais, et en intermodalité avec la SNCF à travers une incitation financière qui aille vers la gratuité. En effet, à part les tarifs solidaires, les tarifs actuels grèvent les budgets des habitants. Ils augmentent plus vite que l’inflation. Ils sont dissuasifs. Avec comme exemple extrême la hausse de 261 % (en septembre 2017) pour les plus de 75 ans.

La gratuité est une forte incitation à utiliser les transports publics.

Gratuité et développement des transports publics doivent aller de pair ! Grenoble, pourtant bien placée dans le palmarès national des bouchons et de la pollution, est à la traîne ! Déjà, 30 villes ou agglomérations ont osé ! Et l’idée progresse à Paris, en Allemagne,...

Trop cher ?

Les recettes provenant des usagers ne représentent actuellement que 17 % des ressources. Avec la gratuité, le SMTC n’aurait plus à investir près de 20 millions d’euros dans le nouveau système de billettique, ni à couvrir les frais annuels de la gestion de ce système (vente, contrôle, maintenance, ...)

Quel financement ?

Il faut renverser la baisse des contributions départementale et métropolitaine aux transports en commun.

Il faut augmenter le Versement Transport (VT) que paient à raison de 2 % sur leur masse salariale les entreprises publiques et privées de plus de 10 salariés sur le territoire de la Métro. Ce taux vient de passer à 2,95 % en Île de France. À noter que les entreprises, quelle que soit leur taille, n’auraient plus à financer la contribution obligatoire, d’au moins 50 %, aux abonnements transport de leurs salariés.

Des transports apaisés, le droit à la Ville (donc à la mobilité) garanti également à toutes et tous. Finis alors les contrôles musclés par des équipes avec policiers et vérifications d’identité, voire arrestations éventuelles de personnes vulnérables ou sans papiers.

La gratuité une utopie ?
NON, une avancée écologique, sociale, sanitaire, et pour toutes et tous, une marche vers l’égalité et la liberté !

https://grenoble.indymedia.org/2018-04- ... sion-et-la
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Re: Lutte pour les transports gratuits, Mutuelle de fraudeur

Messagede bipbip » 13 Avr 2018, 12:05

30 ans d’affiches lyonnaises et de luttes pour les transports gratuits rassemblées dans une expo

A l’heure des grands projets pour le métro lyonnais et devant une inéluctable hausse du ticket, Papyart a ressorti de ses archives les meilleures affiches et autocollants pour les transports gratuits. Une exposition au 37 rue Burdeau (Lyon 1er) qui appelle à de nouvelles ripostes graphiques, à voir jusqu’au 29 avril.

Ces témoignages graphiques sont exposés dans le lieu même où, il y a juste 30 ans, en mars 1988, le groupe OCL/Lyon démarrait une campagne pour le boycott des tickets : au 37 rue Burdeau sur les Pentes de la Croix-Rousse.

On y retrouve :
- l’ affiche du PSU de 1975, pour la défense de la station "CROIX PAQUET", jugée non rentable par les élus de l’époque !
- les adhésifs du "comité chômeurs /précaires" rue Pierre BLANC en 1982 : "Contrôler, c’est travailler sur le dos des pauvres"
- et bien d’autres...
Bref une vraie boutique relais des bonnes formules, comme un antidote aux slogans moralisateurs des agences de com’ !

Expo au 37 rue Burdeau jusqu’au 29 avril. Permanences tous les soirs de semaine de 18 h à 20 h et les samedis après-midis. Visite guidée sur réservation.

... https://rebellyon.info/Article-paru-dan ... tive-18835
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