24 juin : Journée de soutien mondial aux québécois

et appels à aller soutenir en urgence...

24 juin : Journée de soutien mondial aux québécois

Messagede Flo » 18 Juin 2012, 23:45

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Journée mondiale de Résistance en solidarité aux Québécois


Pour Paris :
14h - Rendez-vous Porte Dauphine
Marche jusqu'au Trocadéro
15h30 - Rassemblement au Trocadéro, Parvis des droits de l'homme
17h00 - Fin de la manif

Parcours / déroulement :

Le jour J, on donne RDV aux manifestants à 14h Porte Dauphine, on part à 14h30-45, on emprunte une allée de l'avenue Foch (pas à contre-sens), si on le peut, on fait une halte au plus proche de la Délégation du Québec et on tape sur les casseroles, on tourne dans l'avenue Raymond Poincaré jusqu'au Parvis des droits de l'homme. On y arrive vers 15h30, on commence le temps des discours, des casseroles et autres vers 15h45. Fin de l’événement vers 17h.

Appel

Depuis plus de 100 jours maintenant, les étudiants québecois se soulèvent contre la hausse des frais de scolarité. La réponse des pouvoirs publics à cette mobilisation pacifique a été la promulgation d'une loi d'exception, la loi 78 rapidement qualifiée rapidement par la population québecoise de "loi matraque" visant à restreindre de manière drastique le droit de manifester.. C'est pourtant l'un des fondements de toute société démocratique qui est ainsi remis en cause.

Malgré cette atteinte à une des libertés fondamentales, le Québec continue de se soulever tous les jours par des actions artistiques et diverses manifestations au gré d'arrestations collectives arbitraires...

Ce n'est pas la seule région du monde gagnée par la révolte. En effet, depuis peu, les étudiants mexicains se soulèvent contre la corruption générale des politiciens. N'oublions pas non plus les luttes étudiantes des chiliens, espagnols, brésiliens, tunisiens ou encore grecs... Bref, toutes les populations du monde qui se battent pour le maintien de leurs droits les plus fondamentaux et pour un monde plus juste. Le point commun de toutes ces luttes est le refus d'un modèle de société que l'on nous présente comme inéluctable où l'accès aux services publics fondamentaux (éducation, culture, santé, retraite...) sont privatisés, où l'avenir des pays et des peuples est soumis à la spéculation, où la dette (largement illégitime) est utilisée comme un moyen de soumission et de servage.

Très rapidement, un élan de solidarité s'est constitué autour de la lutte québecoise grâce aux réseaux sociaux et plus largement avec Internet. Nous avons pu être témoins des actions souvent violentes de la police. Nous dénonçons ces pratiques, qui, sous prétexte de maintien d'ordre public, cherchent à museler et effrayer le peuple en colère. Ils veulent nous diviser, ils n'y arriveront pas.

C'est pourquoi nous, étudiants, travailleurs, chômeurs et retraités de tous pays affirmons notre soutien aux Québécois en lutte et appelons les populations du monde attachées aux libertés et droits fondamentaux à se réunir dans toutes les villes et villages au soir du 24 juin. Munis de nos casseroles et d'un carré rouge symbole de la contestation, nous ferons résonner sur les places notre solidarité envers les Québécois et toutes les populations qui luttent à travers le monde. Nous appelons tous les individus de bonne volonté, sensibles à notre appel, à s'organiser afin de faire du 24 juin, une journée de solidarité et de résistance internationale !

http://www.facebook.com/events/294704477288184/ [url]https://twitter.com/#!/SoutienQuebec
[/url]
Rejoignez nous, soutenez cette action et réveilliez vous.

Pour plus de renseignements, vous pouvez nous contacter par mail à l'adresse suivante : soutienauxquebec2012 wdu gmail.com

http://sol-quebec-paris.jimdo.com/
https://www.facebook.com/events/113603618777506/


Perso j'y serai après la foire à l'autogestion, voilà un beau programme.
Il faudrait mettre aussi les points de rassemblement dans les autres villes, je ferai ça plus tard.
"La société à venir n'a pas d'autre choix que de reprendre et de développer les projets d'autogestion qui ont fondé sur l'autonomie des individus une quête d'harmonie où le bonheur de tous serait solidaire du bonheur de chacun". R. Vaneigem
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Re: 24 juin : Journée de soutien mondial aux québécois

Messagede Flo » 20 Juin 2012, 14:03

Entretien avec Gabriel Nadeau-Dubois, leader du mouvement étudiant québécois : « La meilleure des solidarités avec notre mouvement, c'est de mener la lutte aussi ailleurs »

Gabriel Nadeau-Dubois est le porte-parole de CLASSE (Coalition large de l'ASSE), une des organisations-clés du mouvement de grève étudiant que connaît le Québec. Etudiant à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), il a été élu Secrétaire à la communication de l'ASSE en avril 2010, et est devenu co-porte-parole de CLASSE, avec Jeanne Reynols, cette année-là. Depuis le début de la grève étudiante au Québec de 2012, il est devenu la voix de l'aile-gauche du mouvement étudiant, une personnalité médiatique, et un symbole de la résistance contre le gouvernement. Une disposition particulièrement vicieuse de la Loi 78 a été renommée « clause Gabriel Nadeau-Dubois » car elle permet à la loi de se greffer sur des accusations déjà existantes, et il a déjà des charges contre lui qui pourraient lui valoir une amende de 50 000 $ ou un séjour en prison si il était déclaré coupable.

People's Voice, organe du Parti communiste du Canada, a interviewé Gabriel Nadeau-Dubois à la sortie du dernier congrès de CLASSE

Sur quoi ont porté les travaux de votre Congrès ?

Le principal débat, en tant qu'organisation, c'était de savoir si nous voulions défier publiquement cette loi ? Voulons-nous respecter cette loi ? Si nous voulons la défier, comment ? C'est un congrès important, une décision importante pour le mouvement étudiant que de décider de se mettre ouvertement hors-la-loi.

Pouvez-nous dire quelques mots sur cette loi ?

Je pense que c'est la dernière carte du gouvernement pour arrêter notre mouvement. Ils ont essayé de nous diviser, ils ont usé de la brutalité policière, il ont réalisé des offres médiatiques espérant que les étudiants dans les assemblées générales arrêteraient la grève, et ils encouragent les étudiants qui sont contre la grève à demander des injonctions devant les tribunaux pour forcer les enseignants à donner cours. Toutes ces tentatives ont échoué. Donc, désormais, le gouvernement essaie désespérément de tuer le mouvement au moment où il se renforce.

Pouvez-vous nous expliquer votre slogan – grève étudiante, lutte populaire ?

Nous sommes partis sur cette question particulière de la hausse des frais de scolarité, mais rapidement les étudiants ont commencé à parler dans les AG sur le fait que la hausse des frais s'inscrivait dans une vague bien plus large de réformes néo-libérales, pas seulement au Québec mais dans le monde entier. Nous avons de plus en plus de citoyens venant à nos manifestations et qui ne sont pas étudiants. Nous avons lancé un appel aux travailleurs afin qu'ils nous rejoignent, et ça a marché – travailleurs, citoyens, populations des quartiers, jeunes non-étudiants. La grève porte sur la possibilité pour les mouvements sociaux de continuer à contester les décisions du gouvernement... Cela a donné naissance au mot d'ordre selon lequel la grève est une question étudiante mais une lutte qui concerne tout le monde.

Qu'est-ce que la Coalition de la Main Rouge ?

On l'a fondé il y a trois au moment du budget Bachand, le premier budget qui s'est réellement attaqué aux services publics, dans un climat de terreur et de privatisations. Dans le même budget, nous avions la hausse des frais, et l'imposition d'une taxe annuelle sur la santé de 200 $ par citoyen. Cette vaste coalition a été créé, regroupant le mouvement étudiant, les syndicats d'enseignant et de la santé, les associations de quartier, pour protester non seulement contre ces mesures spécifiques mais aussi contre la vision de la société et de l'Etat qui se trouvait au cœur de ce budget. Depuis, il s'agit du principal lieu de coordination des mouvements sociaux.



De quel soutien avez-vous besoin de la part du Canada anglophone ?


Au Québec, nous avons un mouvement étudiant très actif. Le meilleur soutien que nous puissions avoir, c'est que les étudiants ailleurs au Canada et dans le monde se mobilisent contre les hausses des frais. Nous l'observons de plus en plus, et nous recevons de plus en plus de courriers, mails et appels téléphoniques allant dans ce sens.

Pcf-over-blog
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Re: 24 juin : Journée de soutien mondial aux québécois

Messagede Pïérô » 22 Juin 2012, 12:18

Appel CNT Besançon

Manifestation en Solidarité avec la révolte sociale au Québec !

Solidarité avec la révolte sociale au Québec ! Manifestation à Besançon, dimanche 24 juin 2012 à 14h30, place Marulaz ! Amenez vos casseroles ou autres pour faire du bruit contre la répression et la hausse des frais de scolarité !

Depuis le 13 février 2012, les étudiant.e.s québecois.e.s sont massivement en grève contre la hausse des frais de scolarité, ce qui correspond à une augmentation de plus de 75% prévue sur 5 ans. Grâce à une série d’assemblées générales massives, les syndicats étudiants (la FEUCQ, la FECQ et la plus combative CLASSE) et certaines facultés spécifiques de ces écoles ont maintenu leur décision de faire grève, tout en fixant leurs revendications propres. De nombreuses assemblées générales ont voté la grève générale illimitée jusqu’à la gratuité scolaire (avec plus de 150.000 étudiant-e-s en grève illimitée). Alors que dans un premier temps le gouvernement de Charest refusait tout dialogue, les négociations ont été ouvertes fin avril dans le but d’étouffer les actions contre la hausse, la CLASSE signant une « trêve » dans la mobilisation durant les négociations. Mais une grande partie des étudiant.e.s n’ont pas tenu compte des « consignes » des bureaucrates d’associations étudiantes et sont descendu.e.s dans la rue aux cris de « négocier, c’est se faire fourrer ! », échappant ainsi au contrôle de ces associations et les poussant encore plus à accentuer la lutte contre le gouvernement. Des actions de sabotage ont eu lieu dans le métro de Montréal, des banques ont été attaquées et de nombreuses manifestations se sont soldées par des affrontements avec la police et de nombreuses arrestations (selon le Collectif Opposé à la Brutalité Policière, environ 3000 arrestations ont été comptabilisées au 29 mai 2012 lors des protestations étudiantes). De la lutte étudiante émerge une lutte anti-capitaliste, rassemblant les travailleur.euse.s en grève, syndicalistes, écologistes, communistes, anarchistes ou simples révolté.e.s… Ainsi plusieurs actions ont été menées contre le sommet du Plan Nord qui s’est déroulé le 20 avril 2012 à Montréal. Ce projet consiste à coloniser les peuples autochtones du nord du Canada et y développer de nombreuses exploitations industrielles. Dernièrement, du 6 au 10 juin 2012, à l’appel de Convergences des Luttes Anti-Capitalistes, de féministes et d’étudiant.e.s, plusieurs manifestations contre la tenue du Grand Prix de F1 se sont déroulées à Montréal : elles visent à dénoncer le sexisme de ces « festivités » de la F1, les milliards injectés par l’Etat pour cet évènement au détriment de l’éducation ainsi que le symbole machiste et capitaliste qu’il représente. Le 18 mai 2012, la répression d’Etat a franchi un nouveau cap avec l’adoption de deux nouvelles lois. La première est la loi « anti-masque » qui interdit le fait de se masquer durant les manifestations et qui menace d’amendes allant de 1000 $ à 5000 $. La deuxième est la loi 78 dite « loi spéciale » qui exige que toute manifestation publique de contestation populaire se soumette à un contrôle minutieux par l’État. Pour toute manifestation, partout au Québec, les organisateurs doivent présenter l’heure de départ et le trajet complet à la police locale, au moins huit heures à l’avance. Si cela n’est pas fait, la manifestation est déclarée illégale et les organisateurs s’exposent à de lourdes amendes (amende variant de 7000 $ à 35 000 $ pour tout organisateur et organisatrice, porte-parole, ou membre d’une association étudiante qui bloque l’accès aux classes ou qui encourage d’autres à le faire). L’amende sera comprise entre 25 000 $ et 125 000 $ pour toute association étudiante reconnue coupable d’encourager ou d’organiser des perturbations ou des blocages et sera doublée en cas de récidive. Ces lois liberticides ont provoqué encore plus de colère parmi la population et les contestations se sont amplifiées à Montréal, mais aussi dans plusieurs villes de province du Québec. Ainsi, ce sont plus de 500.000 personnes qui sont descendues dans les rues de Montréal le 22 mai 2012 contre les lois répressives et en solidarité avec les étudiant.e.s en lutte. Des habitant.e.s sortent de partout sur leurs balcons en cognant sur leurs casseroles, comme en Argentine, en Islande…Des petites manifs ou assemblées de quartier ont lieu spontanément. Au delà de la solidarité qui unit toutes celles et tous ceux qui, dans le monde, se battent contre l’injustice, la lutte des étudiant.e.s du Québec est aussi notre lutte. Non seulement parce qu’il s’agit d’une lutte contre les mêmes politiques d’austérité que nous subissons en Europe, mais aussi parce que, là-bas comme ici, alors que nous devons nous préparer à des luttes de plus en plus dures face aux attaques contre nos droits sociaux et les politiques d’austérité, les gouvernements et le patronat répondent de la même façon : par la répression et la remise en cause de nos droits comme le droit de grève et de manifestation. Après la loi spéciale du Québec pour casser le mouvement étudiant, c’est le gouvernement canadien qui, fin mai, a décrété une loi spéciale pour forcer à la reprise du travail les 5.000 cheminots en grève du Canadien Pacifique. C’est exactement les mêmes politiques que nous subissons en Europe et en France. Sans parler de l’acharnement, des pressions et des licenciements que subissent bien des militant.e.s ouvrier.e.s et travailleur.euse.s combatif.ve.s dans les entreprises, le précédent gouvernement a limité le droit de grève au nom du « service minimum » dans des secteurs comme les transports publics et l’éducation. Lors de la lutte de l’automne 2010 contre la casse des retraites, c’est par une loi de réquisition et des menaces de prison ferme que le gouvernement a brisé la grève des ouvrier.e.s des raffineries, et en décembre 2011, on a vu l’utilisation de policiers pour casser la grève des travailleur.euse.s des entreprises privées de la sécurité aéroportuaire pour leurs salaires. Face aux politiques d’austérité, aux attaques contre le monde du travail et la population, aux licenciements massifs, à la dégradation de nos conditions de vie et de travail, à la hausse des prix et à des salaires qui ne nous permettent plus de vivre, nous n’avons pas d’autres choix que de nous battre. Défendre inconditionnellement le droit de grève et de manifestation, c’est défendre les seules armes dont nous disposons pour faire face aux patrons et aux gouvernements. La solidarité avec la lutte des étudiant.e.s du Québec, c’est refuser, des deux côtés de l’Atlantique, les mêmes politiques d’austérité et les mêmes restrictions de nos libertés.

Ce 24 juin 2012, journée internationale de solidarité avec la lutte étudiante au Québec, Soyons nombreu.se.s à descendre dans la rue bruyamment avec nos casseroles !

Face à la répression, la solidarité est notre arme !



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Re: 24 juin : Journée de soutien mondial aux québécois

Messagede Flo » 25 Juin 2012, 15:02

Bilan :

Malgré la pluie battante et une température automnale, environ 200 manifestants arborant le carré rouge ont défilé dans les rues de Paris, dimanche.

La manifestation -la troisième du genre en un mois- s'est déroulée dans le cadre d'une «Journée mondiale de résistance en soutien aux étudiants québécois» qui devait se tenir dans plusieurs pays du monde pour souligner le 24 juin. D'autres rassemblements -apparemment plus modestes- étaient prévus en province, notamment à Besançon, Strasbourg et Quimper.


À Genève, en Suisse, environ 70 personnes se sont réunies sur le pont de Bergues pour soutenir les étudiants québécois.

Précédé d'une simple voiture de police, le cortège parisien, au milieu duquel flottaient des drapeaux québécois et des banderoles, s'était mis en marche Porte Dauphine, à deux pas de la Délégation québécoise, pour rejoindre la Place du Trocadéro, à moins de deux kilomètres. Son arrivée sur le Parvis des Droits de l'Homme, juste en face de la Tour Eiffel se dressant sur l'autre rive de la Seine, a donné lieu à un bruyant concert de casseroles.

La manifestation avait été organisée par le Collectif SoDé-Québec (pour Solidarité démocratique Québec), un mouvement lancé par trois jeunes Français qui ont étudié et vécu au Québec.

Dans le cortège se trouvaient des membres de l'Unef, le principal syndicat étudiant français, des «Indignés», des militants du Front de gauche et plusieurs «Anonymous», cachés derrière leurs fameux masques blancs. On comptait aussi de nombreux étudiants québécois. Certains d'entre eux -ainsi qu'un enseignant- ont pris la parole au Trocadéro pour dénoncer le gouvernement Charest et la «répression policière».

Le Français Guillaume Vincenot, du Collectif SoDé-Québec, s'est réjoui du «succès» de la manifestation, en notant qu'elle aurait facilement attiré «600 personnes s'il avait fait beau».

Les étudiants français, comme les Québécois, prévoient marquer une pause pour l'été, mais ils s'attendent à un automne «très chaud».

«On aura un «automne érable', a dit M. Vincenot. Entre les stages, les jobs d'été pour payer les études et les vacances, l'été n'est pas le meilleur moment pour mobiliser. Le mouvement va revivre dans toute sa plénitude à l'automne et le débat reprendre de la vigueur avec les élections. C'est une vraie question de société qui s'y jouera.»

Pvtistes.net

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