Hécatombe sur la liberté d'expression, soutien

et appels à aller soutenir en urgence...

Hécatombe sur la liberté d'expression, soutien

Messagede Pïérô » 27 Aoû 2011, 16:29

Chanter "Hécatombe" de Brassens mène au tribunal...

Communiqué et appel à solidarité de la FA

HECATOMBE SUR LA LIBERTE D’EXPRESSION !

Le 30 août à 9h00 au palais de justice de Paris, la Fédération anarchiste appelle à un rassemblement pour soutenir notre compagnon Michel du groupe Kropotkine et son camarade Jean-Paul, coupables tous deux d’avoir chanté "Hécatombe" de Brassens avec une soixantaine de personnes devant la préfecture de police de Paris le 18 juin dernier.Pour les aider à payer les frais d’avocat une souscription est ouverte (chèque à l’ordre de ANARS à faire parvenir à : Groupe Kropotkine, 8 rue de Fouquerolles 02000 Merlieux).

Mort aux vaches, mort aux lois, et vive l’anarchie !

Secrétariat aux Relations extérieures, le 18 août 2011.


Pour les aider à payer les frais d’avocat une souscription est ouverte (chèque à l’ordre de ANARS à faire parvenir à : Groupe Kropotkine, 8, rue de Fouquerolles 02000 Merlieux).
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Re: Hécatombe sur la liberté d'expression, soutien 30 août

Messagede barcelone 36 » 01 Sep 2011, 20:23

procès reporté au 13 décembre
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Re: Hécatombe sur la liberté d'expression, soutien

Messagede barcelone 36 » 04 Sep 2011, 15:24

http://www.lunion.presse.fr/article/ais ... u-tribunal

Il chante Brassens, il se retrouve au tribunal

Publié le mercredi 31 août 2011 à 10H27 - Vu 801 fois
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A ce moment de la matinée, Michel avait encore le sourire malgré la présence des forces de l'ordre.


LAON (Aisne). Un adhérent du groupe Pierre-Kropotkine va passer au tribunal correctionnel de Paris. Sa faute, avoir enlevé l'oreillette d'un garde mobile lors d'un faux mouvement. Explications.

Poulet au curry ou bœuf carotte ? A priori rien d'extraordinaire dans ce choix lorsque l'on souhaite déjeuner dans une brasserie. Mais lorsque cette alternative vous est proposée par un policier en tenue, et que la personne destinataire se trouve dans une cellule de garde à vue, la situation devient cocasse. Même pour celui qui se retrouvait pour la première fois de sa vie derrière des barreaux. Temporairement.
Hier, Michel, adhérent du groupe Pierre-Kropotkine à Merlieux, membre de la fédération anarchiste française, s'est retrouvé à la barre de la 28e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris. Motif : « avoir volontairement commis des violences contre un représentant de la loi, sans ITT toutefois. » Alors que lui, archéologue à l'INRAP Nord Picardie a été arrêté pendant 15 jours après son interpellation…
En clair, il lui était reproché d'avoir accroché l'oreillette d'un garde mobile alors qu'il venait de trébucher dans un escalier du métro où les représentants des forces de l'ordre les poussaient après avoir chanté sous les fenêtres de la préfecture de police à Paris, « Hécatombe » de Georges Brassens, le 21 juin dernier. Démonstration plutôt comique que revendicatrice, provocante toutefois quand on examine les paroles de la chanson.

Des paroles et le violon

Explications : les fans de Georges Brassens ont chacun leur façon de fêter l'anniversaire de la mort de leur chanteur préféré. Les membres de la fédération anarchiste avaient choisi de le signifier en allant chanter « Hécatombe » devant un nombre respectable de commissariats français. Ceux de Merlieux avaient choisi de pousser la chansonnette place Lépine à Paris, devant la préfecture de police. Sauf que la chorale improvisée avait eu un public pas très disposé à savourer les paroles : les gardes mobiles ! Qui leur ont vite indiqué que cette « manifestation » était interdite ! Puis, après les avoir encerclés, ils les ont « gentiment » repoussés vers la sortie de métro. Et c'est là que l'incident, est arrivé.
« En descendant les escaliers, je me suis retourné pour me retrouver face aux forces de l'ordre, et là, j'ai trébuché. J'ai un mouvement de bras et ma main heurte l'oreillette d'un des gardes mobiles. Aussitôt, je me suis fait alpaguer, poussé contre le mur puis plaqué au sol. » Menotté, n'opposant absolument pas de résistance, « je ne voulais pas augmenter la tension de la situation », il est donc conduit au commissariat du 4e arrondissement. Où il passera la nuit avant d'être laissé en liberté le lendemain, après avoir dégusté son poulet au curry. Non sans avoir été conduit à l'hôpital, afin de se faire prescrire du Kardegic, médicament qu'il prend chaque jour depuis un AVC…
Hier, son affaire a été renvoyée au 13 décembre. Motif, la présidente de l'audience ne pouvait être là, et sa remplaçante ne connaissait pas les dossiers… L'histoire continue.
Stéphane MASSÉ
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Re: Hécatombe sur la liberté d'expression, soutien

Messagede Pïérô » 19 Nov 2011, 12:54

Procès "Hécatombe"

le 13 décembre à 9h, Palais de Justice de Paris, Île de la Cité , 4 boulevard du Palais.

souscription pour la prise en charge des frais d'avocat : chèque à l'ordre de ANARS, à envoyer à Groupe Pierre Kropotkine, 8 rue de Fouquerolles 02000 Merlieux-et-Fouquerolles.
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Re: Hécatombe sur la liberté d'expression, soutien

Messagede Pïérô » 07 Fév 2012, 11:22

à Poitiers aussi :

Soutien à J.-C. en procès pour avoir chanté du Brassens et jeté des confettis !

Le 21 juin 2011, jour de Fête de la musique à Poitiers comme ailleurs en France, une chorale Brassens est allée chanter Hécatombe devant le commissariat local. Cette initiative, prise par l’assemblée Démocratie réelle 86, visait de même que dans d’autres villes à manifester une solidarité envers des personnes aux prises en France avec la police et la justice pour avoir interprété cette chanson.

Il y eut d’abord un Rennais, condamné en mai pour avoir chanté Hécatombe à sa fenêtre : 40 heures de travaux d’intérêt général plus 200 euros à verser aux policiers qui se trouvaient alors dans la rue. Puis une trentaine de personnes furent interpellées à Toulouse pour « outrage », ayant chanté le tube du moustachu devant le commissariat de cette ville en solidarité avec le mélomane rennais et afin de défendre la liberté d’expression. Deux personnes passèrent aussi en procès à Paris pour « violence à agent », lors de la dispersion brutale par la police d’un rassemblement de même nature (elles furent relaxées). Au même moment, la Cité de la musique, sous tutelle du ministre de la Culture, fêtait pourtant ce cher Georges et invitait à un « championnat du monde des Brassens »…

À Poitiers ce 21 juin (cf. compte rendu : http://www.democratiereelle86.fr/2011/0 ... nsonnette/), la chorale fut bon enfant, mais des policiers ont lancé à fond les sirènes de plusieurs de leurs véhicules pour couvrir la chanson, recourant ainsi à un usage abusif de ces appareils réglementés. D’autres policiers ont filmé le subversif événement. Enfin, les policiers sont venus en nombre signifier à cette chorale que c’était une « provocation », qu’elle était « illégale » (le soir de la Fête de la musique…) et devait se disperser, sous peine d’« usage de la force ». Alors que la chorale s’éloignait, ses membres ont jeté des confettis vers ce commissariat si farceur avec la liberté d’expression. J.-C., 52 ans, a alors été brutalement attrapé par un policier qui l’a emmené au poste. Un rassemblement de soutien s’est vite constitué, et J.-C. a été libéré une heure et demie après, en ayant nié avoir commis le moindre « outrage » et après que les policiers lui ont signifié qu’il devait se tenir tranquille à l’avenir s’il voulait éviter des suites.

Mais voilà, ce 27 janvier 2012, J.-C. était convoqué au commissariat. Les quatre personnes qui l’y ont accompagné ont été surprises de trouver devant un comité d’accueil de cinq policiers. Et plus encore surprises de voir J.-C. en ressortir dix minutes après avec à la main une convocation à un PROCÈS, prévu le 4 mai 2012 ! Les termes de la convocation explosent les dernières barrières du grotesque : J.-C. est en effet poursuivi pour avoir « outragé par parole, gestes, menaces, écrit non rendu public, image non rendue publique, envoi d’objet, de nature à porter atteinte à la dignité ou au respect dus à la fonction de Monsieur M. J.-C., commandant de police, personne dépositaire de l’autorité publique, dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions, en l’espèce en lui ayant projeté au visage une poignée de confettis ».

L’OPJ, sans doute un peu gêné, a confessé à J.-C. qu’il n’était pour rien dans cette poursuite… J.-C. n’a évidemment insulté ni menacé personne, ni par parole ni par écrit, mais tout est bon hélas, pour la police poitevine, quand il s’agit de harceler des gens qui sont engagés politiquement et qui défendent la liberté d’expression.

Rappelons que récemment six personnes ont été arrêtées pour diffusion d’un journal dont les exemplaires ont été saisis et détruits par la police (sans suite). Que deux personnes sont passées en procès pour avoir récupéré des produits alimentaires périmés dans une poubelle — elles ont expliqué leur geste par un tract (relaxe). Qu’un ancien président de maison de quartier, connu pour son militantisme, a été convoqué au sujet d’affiches dénonçant les expulsions d’étrangers avec lesquelles il n’avait rien à voir (pas de suite mais on ne sait jamais)…

Il semble qu’une étape de plus ait été franchie par la police poitevine dans le grotesque : l’outrage au jet de confettis ! On hésite entre le rire et la consternation.

Pour la liberté d’expression et contre le harcèlement policier à l’encontre des personnes qui la défendent.

Arrêt immédiat des poursuites contre J.-C. !



Démocratie réelle maintenant (Poitiers), Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux
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