Liberté pour Aurore Martin !

et appels à aller soutenir en urgence...

Re: Liberté pour Aurore Martin !

Messagede digger » 04 Nov 2012, 19:01

Edito : La recherche de la paix à tout prix ?

03/11/2012

Antton ETXEBERRI

Cela fait un an que de nombreux acteurs politiques du Pays Basque se sont retrouvés à Donostia pour mettre en place une feuille de route conduisant à la paix en Pays Basque : la déclaration d’Aiete, soutenue par des personnalités reconnues au niveau international comme le Prix Nobel de la Paix Kofi Annan, fixait cinq points pour résoudre une fois pour toutes le conflit en Pays Basque. Trois jours après la conférence d’Aiete, l’organisation ETA répondait positivement à cet appel en annonçant sa décision unilatérale de ne plus prendre les armes, et ce de manière définitive. Durant l’année qui a suivi, malgré les nombreux appels lancés à destination des gouvernements français et espagnol par la gauche abertzale, mais aussi par la communauté internationale, Paris et Madrid ont poursuivi inexorablement leur action. Malgré les changements de majorité intervenus en Espagne et en France, malgré les résultats électoraux qui ont permis un retour en force de la gauche abertzale dans les institutions, malgré les prises de position des élus locaux toutes tendances confondues en faveur de la paix, Madrid et Paris s’entêtent à répondre aux aspirations du Pays Basque par le déni et la répression. ETA annonce l’arrêt définitif de son activité armée ? La militante soupçonnée d’avoir lu ce communiqué est emprisonnée. Aurore Martin travaille à l’organisation d’une conférence pour la paix ? Elle est arrêtée à Mauléon, livrée à la Guardia Civil et emprisonnée à Madrid. La société et les élus locaux souhaitent majoritairement la mise en place d’une collectivité territoriale pour le Pays Basque nord ? Valls répond qu’il n’en est pas question. Le gouvernement français agit aux ordres et pour le compte de Madrid. À force de taper sur le Pays Basque, l’Etat français est en train de créer un sentiment d’incompréhension, de frustration et de révolte, notamment au sein de la jeunesse de ce pays. Le chemin emprunté par Valls annonce des lendemains très inquiétants, car le Pays Basque n’acceptera jamais le mépris et l’injustice qui lui sont infligés.

Euskal Herriko Kazeta

Stupéfaction générale au Pays Basque
03/11/2012
Antton ROUGET

Le décor est planté : jamais une décision n’aura engendré une telle réaction au Pays Basque.
Partis politiques de l’ensemble de l’échiquier, associations, syndicats, personnalités reconnues, etc. : l’onde de choc déclenchée par la première application du Mandat d’arrêt européen (MAE) à un militant abertzale du Pays Basque nord a parcouru le territoire en long en large et en travers. “Cette nouvelle opération montre la parfaite entente entre la France et l’Espagne.” Seuls les ministères de l’Intérieur français et espagnol se sont, dans un communiqué de presse diffusé dès jeudi soir félicités de l’arrestation d’A. Martin. Pour le reste, c’est indignation et vive condamnation.
Surpris par l’interpellation de la jeune militante, les élus du Parti socialiste ont réagi, hier, en diffusant un communiqué de presse, dans lequel ils condamnent la “mise à exécution de ce MAE” et réclament le “retour immédiat” d’Aurore Martin au Pays Basque nord. Les parlementaires S. Alaux, C. Capdevielle et F. Espagnac, les conseillers régionaux M. Bergé, et F. Maitia, les conseillers généraux M-C. Aragon, A. Villeneuve, H. Etcheto, K. Ecenarro, C. Martin et G. Mondorge, les députés suppléants J. Maitia et S. Piveteau ou encore les maires J. Espilondo, B. Lougarot et le maire adjoint de Biarritz G. Lafite (PRG) : cette fois-ci personne ne manque à l’appel. Plusieurs d’entre eux ont participé au rassemblement de protestation organisé, hier soir, à Bayonne. Le sénateur et président du Conseil général, G. Labazée y est lui aussi allé de son communiqué “regrettant une telle décision précipitée au moment où beaucoup de citoyens (...) mettent tout en œuvre pour trouver les voies pacifiques d’un règlement définitif.”

La droite et le centre attaquent

“Je tiens à réaffirmer mon indignation et ma grande inquiétude.” A l’image du secrétaire départemental de l’UMP, M. Brisson, les représentants de la droite et du centre ont réaffirmé leur opposition à l’arrestation d’Aurore Martin. Le conseiller général biarrot en a aussi profité pour tacler les élus socialistes et “leurs beaux discours qui, en l’absence de clarification, s’apparentent à du cynisme voire du machiavélisme.” Alors que le sénateur centriste J-J. Lasserre avait fermement dénoncé l’interpellation d’Aurore Martin, dès jeudi soir, M. Veunac, délégué départemental du MoDem, a lui considéré que l’application du MAE “ne peut être ressentie que comme l’expression la plus aveugle et la plus absurde de la raison d’Etat, comme une provocation et enfin comme un alignement total de Paris sur Madrid.”

Europe Ecologie Les-Verts Pays Basque et le député N. Mamère (présent au rassemblement de St Jean-Pied-de-Port) le Parti communiste français 64, le Nouveau parti anticapitaliste, les Amis de Karl Marx, la fédération Régions et peuples solidaires : la grande majorité des partis de gauche a condamné la remise aux autorités espagnoles de la militante de Batasuna.

L’onde de choc a aussi rapidement franchi les Pyrénées. Le Parti nationaliste basque (PNV), récent vainqueur des élections dans la communauté autonome basque, a fermement dénoncé l’arrestation d’Aurore Martin en espérant “qu’il s’agit de la dernière”.

L. Mintegi, chef de file d’EH Bildu, a indiqué que l’application du MAE “ne se tient ni juridiquement ni politiquement”. Hier, seuls le Parti populaire et le Parti socialiste d’Euskadi sont restés silencieux sur la question. “Ces faits ne peuvent que décrédibiliser le travail des élus, désespérer notre jeunesse et tous ceux qui ont l’espoir de l’instauration d’une paix durable.” Dans un communiqué dans lequel il appelle à manifester le 10 novembre à Bayonne, le Biltzar des maires du Pays Basque s’est dit “atterré” par l’arrestation d’Aurore Martin. La Cimade, les syndicats ELA, LAB, CFDT Pays Basque, CGT64, FSU 64, Bizi! : tous ont condamné la situation à l’instar de l’association Anai Artea ou du Comité pour la défense des droits de l’Homme en Pays Basque.

M. Rajsfus (observatoire des Libertés Publiques) ou encore M. Bonduelle (Syndicat de la Magistrature) ont exprimé leur inquiétude après la remise aux autorités espagnoles d’A. Martin.
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Re: Liberté pour Aurore Martin !

Messagede Nyark nyark » 05 Nov 2012, 01:44

Cette histoire est une aberration : je suggère qu'on extrade Manuel Valls...

XXXIIe Congrès confédéral de la Confédération Nationale du Travail (CNT)

Déclaration de la CNT contre le Mandat d'arrêt européen (MAE) et le cas d'Aurore Martin

La Confédération Nationale du Travail (CNT), réunie à Metz, du 1er au 4 novembre
2012, pour son XXXIIe Congrès Confédéral tient à dénoncer toutes les lois
et mesures liberticides visant à museler l'expression syndicale et plus
largement les voix du mouvement social en général.

Nous exigeons la suppression immédiate du Mandat d'arrêt européen, outil
de répression de l'état et de ses intérêts.

Nous condamnons, également, fermement l'interpellation de la militante
basque, Aurore Martin, arrêtée près de Mauléon et remise aux autorités
espagnoles, alors que s'ouvrait notre Congrès. Nous exigeons sa libération
immédiate et son retour chez elle.

Nous exprimons également notre soutien à Sonja Suder et Christian Gauger, militants allemands des BZ,
extradés 30 ans après les faits dans le cadre de ce mandat européen et qui
sont actuellement en procès, malgré leur grand âge et leur état de santé.

À bas la répression étatique et judiciaire contres les militant.e.s
syndicalistes et des mouvements sociaux !

Solidarité internationale des travailleuses-eurs !

Adopté à Metz, le samedi 3 novembre 2012

Le XXXIIe Congrès de la CNT
La religion est la forme la plus achevée du mépris (Raoul Vaneigem)
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Re: Liberté pour Aurore Martin !

Messagede Pïérô » 07 Nov 2012, 02:19

Des centaines de personnes devant la sous-préfecture de Bayonne

A l’appel du mouvement Bake Bidea, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées, hier, à 13h30, devant la sous-préfecture de Bayonne où un important dispositif policier bloquait les deux accès au bâtiment. Une délégation de neuf élus a remis au secrétaire général de la sous-préfecture un courrier à l’attention de François Hollande.

D’autres rassemblements ont eu lieu, hier soir, à Oloron Sainte-Marie et Pau.
http://www.lejpb.com/paperezkoa/2012061 ... re-Bayonne

. . . . . . . . . . . . . Image
http://www.lejpb.com/paperezkoa/20120611/opinion


Dans un communiqué, sa famille et ses amis dénoncent la version officielle :
http://www.sudouest.fr/2012/11/06/elle- ... 0-4778.php


Pétition Aurore Martin : https://www.lapetition.be/en-ligne/Free ... 12105.html

Faisant suite à un mandate d’arrêt européen lancé par l’Espagne en Octobre 2010, Aurore Martin, une militante politique basque (et non pas une terroriste) a été arrêtée ce jeudi 1er novembre 2012. Les faits qui lui sont reprochés et pour lesquels elle devra se défendre face à la Cour Nationale espagnole (Audiencia Nacional) sont les suivants :

Participation à des réunions publiques des membres de Batasuna (ancien parti politique pro-basque) ce qui est considéré comme une « participation à une organisation terroriste et fait de terrorisme » par l’article 576 du Code Pénale espagnol.

Ce dernier article du Code Pénale espagnol a été vivement critiqué dans un rapport spécial du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU émis en 2008 concernant l’Espagne (A/HRC/10/3/Add.2). Selon ce rapport, l’article 576 fait partie d’une des nombreuses violations des droits fondamentaux de l’Homme et il a fait l’objet d’une inquiétude profonde quant à ses implications sur la liberté d’expression du peuple.

Aurore Martin, à présent extradée en Espagne peut avoir à faire face à une période dite d’ « incommunicado » durant laquelle elle pourrait ne pas avoir de contact avec quiconque mis à part des membres de la Garde Civile Espagnole ou de la police et ce pendant 13 jours si le juge concerné en fait la demande. Cette méthode d’emprisonnement a été sévèrement condamnée par l’ONU et même qualifiée d’illégale au vu des différents traités des droits de l’Homme normalement en vigueur dans l’Union Européenne.

Pour ces raisons et en sachant que cela fait tout juste un an que l’ETA (mouvement terroriste Basque) a déposé les armes et a déclaré cesser toute activité terroriste, cette arrestation n’est clairement pas un signe favorable à la résolution pacifique de ce conflit opposant l’Espagne à la minorité Basque. En outre, la raison même de cette arrestation souligne une fois encore le fait que certains des droits de l’Homme les plus fondamentaux sont violés en Espagne, tout cela devant les yeux de l’Union Européenne et du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU qui restent muets malgré la reconnaissance de ces violations.

En signant cette pétition vous ne donnerez pas seulement à Aurore Martin une réelle chance de se défendre lors de son procès mais vous témoignerez surtout de votre inquiétude quant au respect des Droits de l’Homme dans l’Union Européenne qui prône sans cesse ces valeurs à travers le monde.



Rennes, avec Aurore Martin et les prisonnières politiques Basques :
http://rennes-info.org/Avec-Aurore-Martin-et-les


Manifestation 10 novembre à 15h30, place des Basques à Bayonne organisée par Herrira en faveur du respect des droits des prisonniers et des réfugiés politiques basques.


Rassemblement ce mercredi 7 novembre à Lille, 18h30 grand place

Communiqué du Comité « Libérez-les ! » (59-62) de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques

La question basque a toujours préoccupé car elle est sensible et concerne deux pays au passé colonial tâché de fascisme, d’ultranationalisme, de sang et de haine.

Aurore Martin, la camarade Aurore Martin a été extradée sur ordre de Manuel Valls et de Christiane Taubira, vers le pays de Rajoy, l’ancien franquiste, du « GAL » issu des anciens de l’OAS, et de la Guardia Civile phalangiste, dont la réputation dépasse les frontières par ses méthodes et ses tortures.

Aurore a été remise au pays qui a exécuté Salvador Puig i Antich et ses camarades, en les garrotant après les avoir torturés, il y aura bientôt 40 ans.

Tout a été écrits sur cette extradition, et partout dans le pays, des gens ordinaires de droite, du centre et de gauche, se posent des questions sur leur droit d’opinion et d’expression, et s’indignent en manifestant leur hostilité grandissante.

Comment l’Etat français a-t-il pu la remettre à l’Espagne pour des raisons politiques, alors que la France est signataire des accords de Genève qui stipulent et : « protègent les blessés et les malades des forces armées sur terre et sur mer, les prisonniers de guerre, et les personnes civiles exposées à l’arbitraire d’une souveraineté étrangère… »

Aurore Martin est aujourd’hui exposée à l’arbitraire d’une souveraineté étrangère (l’Espagne) qui considère qu’Aurore Martin n’a pas le droit de militer dans un parti illégal en Espagne mais légal en France… Mais où va-t-on si l’Etat, la Police et la Justice Française entrent dans ce cercle vicieux de l’arbitraire et de la haine ?

Depuis des années, le Comité « Libérez-les ! » (59-62) de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques, apporte son appui aux réfugiés et aux prisonniers basques qu’ils soient du Nord ou du Sud, car leur cause est juste et elle est avant tout progressiste.

En 2011, nous avions déjà manifesté contre le jugement infligé à Aurore Martin à Lille, à Arras, à Béthune… et en 2012 nous appelons à rejoindre toutes les manifestations, à signer toutes les pétitions, à participer à toutes les actions en faveur de la libération immédiate d’Aurore Martin et pour son retour immédiat au Pays Basque Nord…

Libérez-les appelle tous les camarades, les soutiens, les progressistes, les humanistes, les syndicalistes, les associations, les partis et mouvements politiques de progrès… à se rassembler et à rejoindre tous les opposants à cette extradition arbitraire, le mercredi 7 novembre à partir de 17h30 sur la place du Général de Gaulle à Lille.
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Re: Liberté pour Aurore Martin !

Messagede digger » 07 Nov 2012, 22:12

Une pétition plus "officielle" a été lancé par Bake Bidea (Collectif pour un processus de paix au Pays Basque)
http://www.bakebidea.com/
La pétition peut être signée ici :
http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N31490
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Re: Liberté pour Aurore Martin !

Messagede Denis » 08 Nov 2012, 19:35

http://vimeo.com/53068348

avec pas mal de liens à la fin

http://www.laparisienneliberee.com/si-a ... fait-peur/

je remets tes liens digger, pour qu'ils soient toujours visibles en dernier

http://www.bakebidea.com/
La pétition peut être signée ici :
http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N31490
Qu'y'en a pas un sur cent et qu'pourtant ils existent, Et qu'ils se tiennent bien bras dessus bras dessous, Joyeux, et c'est pour ça qu'ils sont toujours debout !

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Re: Liberté pour Aurore Martin !

Messagede Pïérô » 10 Nov 2012, 03:34

Hollande a donné son feu vert pour l’extradition d’Aurore Martin

François Hollande a validé l’extradition vers l’Espagne de la militante basque Aurore Martin arrêtée près de son domicile de Mauléon, le 1er novembre, selon des informations obtenues par Mediapart. La jeune femme avait été immédiatement livrée à la police espagnole. « Des consultations au plus haut niveau » impliquant les ministres concernés et le président ont été conduites avant d’ordonner le transfèrement de la jeune femme, a-t-on confirmé officieusement à l’Élysée.

Hier encore, Manuel Valls assurait devant l’Assemblée nationale qu’il n’avait « pris aucune décision ». Tout en maintenant que l’exécution du mandat d’arrêt européen MAE était « une décision de la justice » qui a été « appliquée sous l’autorité du parquet général de Pau ». « Ce n’est pas du ressort du ministre de l’intérieur que je suis », a-t-il soutenu. « Ce n’est qu’après avoir décliné son identité qu’Aurore Martin a été identifiée comme personne recherchée », a aussi indiqué le ministre.

Selon les informations recueillies à l’Élysée, l’interpellation d’Aurore Martin n’avait au contraire « pas de caractère fortuit ». « Les bonnes relations du président avec les autorités espagnoles et la volonté de renforcer la lutte antiterroriste facilitent ce type d’opération », a poursuivi cette source. Le 22e sommet franco-espagnol, qui s’est tenu à Paris le 10 octobre 2012, sous la présidence de François Hollande et Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol, en a été l’illustration.

Mariano Rajoy et François Hollande, le 10 octobre© Reuters « Avec les Espagnols, la coopération ne porte pas que sur ETA, et c’est un ensemble qui est pris en considération », commente-t-on. Les sujets sécuritaires recouvrent une vaste zone, partant du Maghreb jusqu’au golfe d’Aden (l’opération militaire Atalante), ou du golfe de Guinée jusqu’en Méditerranée. Ainsi, l’Espagne « fait partie des priorités ».

Selon l’Élysée, les chefs d’accusation visant Aurore Martin ne sont « pas anodins », contrairement à ce que soulignent tous les observateurs. La militante était réclamée pour son engagement au sein de Batasuna, un mouvement interdit en Espagne en 2003, mais qui est resté légal et actif en France jusqu’à aujourd’hui. Membre du bureau national de Batasuna, Aurore Martin est intervenue lors de plusieurs conférences de presse en 2006 et 2007, et elle a également été salariée du groupe parlementaire du Parti communiste des terres basques, en 2007.

« Je suis accusée d’association de malfaiteurs, donc d’actes terroristes, pour le seul délit de m’être exprimée publiquement lors de différents événements, au nom de ma formation politique », expliquait-elle dans un entretien à Mediapart en 2011. Cette situation ubuesque n’a pas été clarifiée par la cour d’appel de Pau qui a validé l’extradition en novembre 2010.

La Cour avait fait un tri. Elle refusait « la remise » de la militante aux mains des Espagnols pour les faits qui concernaient son activité en France, mais l’acceptait pour le reste : les conférences de presse en Espagne. Hier, les soutiens de la militante ont souligné que l’Audiencia nacional avait réintroduit les faits exclus par la cour d’appel de Pau dans son acte d’accusation, ce qui pourrait leur permettre de soulever l’illégalité du transfèrement.

La procédure du mandat d’arrêt européen – introduite en 2004 dans le code de procédure pénale français – autorise la remise des nationaux aux autorités requérantes, et permet sa mise en œuvre « sans contrôle de la double incrimination » – la concordance juridique des poursuites entre les deux pays – s’agissant notamment d’actes terroristes. Mais la procédure prévoit aussi que l’exécution d’un mandat d’arrêt européen peut être refusée s’il apparaît que l’autorité étrangère envisage de poursuivre ou de condamner une personne pour ses opinions politiques. Or les faits reprochés à Aurore Martin par l’Espagne relèvent précisément d’une activité politique classique.

Questionné par France Bleu Pays basque, en juillet 2011, après l’échec de l’arrestation d’Aurore Martin – protégée par une foule de militants à Bayonne –, François Hollande jugeait qu’il y avait « un principe de clémence à faire respecter ». L’exercice du pouvoir a semble-t-il modifié son point de vue.
http://www.mediapart.fr/journal/france/ ... ore-martin

Manifestation, samedi 10 novembre 2012 à 15h30, place des Basques à Bayonne, pour la libération d'Aurore Martin et en faveur du respect des droits des prisonniers et des réfugiés politiques basques.
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Re: Liberté pour Aurore Martin !

Messagede digger » 10 Nov 2012, 12:29

Bien sûr que le gouvernement a donné son feu vert (ou ses ordres). Des contrôles policiers d'alcoolémie , avec mitraillettes, c'est courant. Et qui disparaissent aussitôt l'arrestation faite.
Et il n' y avait pas de présence policière particulière au Pays Basque ce jour-là. J'y étais. Sauf autour de Mauleon.
Qu'est-ce qu'ils veulent ? Déclencher une vague de violence en Euskadi nord ? Saboter le processus de paix qui leur demanderait des concessions ? Au moins du côté sud c'est clair. pas de négociation avec ETA, même pour une dissolution de l'organisation, aucune concession pour les prisonniers politiques et les militantEs encore en clandestinité. Ils veulent les cueillir unE par unE.
Mais au nord, que gagne un gouvernement pseudo-socialiste à collaborer avec une politique du tout répressif ?
Et, comme dernier point, l"émotion" ressentie suite à l'extradition d'une "citoyenne française" en pays étranger, c'est à gerber.
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Re: Liberté pour Aurore Martin !

Messagede bipbip » 12 Nov 2012, 15:02

Bayonne : 15 000 manifestants pour soutenir les prisonniers basques
http://www.sudouest.fr/2012/11/10/bayon ... 4-4018.php





Du Collectif Stop Extraditions :

Le 1er novembre 2012, Aurore Martin, malgré un soutien populaire et politique très fort, était extradée vers l'Espagne. L'Etat espagnol réclamait son extradition pour la juger en tant que porte-parole de Batasuna, un parti indépendantiste basque autorisé en France mais interdit en Espagne au prétexte qu'il ne condamne pas officiellement le terrorisme.

Le 14 septembre 2011 Sonja Suder et Christian Gauger, deux militants allemands qui vivaient en France depuis 1978, étaient extradés en Allemagne. On leur reproche d'avoir participé à des actions qui se sont déroulées dans l'effervescence des années 70, il y a donc plus de 30 ans.
Au delà de l'indignation légitime que peuvent susciter ces procédures qui s'attaquent à ce qui relève du délit d'opinion et de la liberté d'expression dans le cas d'Aurore Martin ou qui sont rétroactives et ne tiennent aucun compte de certains principes élémentaires d'humanité tels que l'état de santé dans le cas de Christian (73 ans) et Sonja (80 ans), il faut se reposer la question de ce que sont l'Europe et la justice.

En Europe comme ailleurs, le mot justice a plusieurs sens et celle que les États européens veulent nous imposer n'a rien à voir avec la justice sociale à laquelle aspirent des millions d'entre nous. Lorsqu'on parle de justice en Europe il s'agit avant tout de créer un espace judiciaire européen, à savoir d'améliorer la coopération entre États pour uniformiser et optimiser la répression. Entamé lors du traité de Maastricht en 1992, ce processus, comme tous les processus répressifs, a connu une nette accélération après le 11 septembre 2001
Ainsi, dès 2002 l'union européenne adoptait une procédure judiciaire unique appelée « mandat d'arrêt européen » (MAE) pouvant viser toute personne faisant l'objet d'une mesure de sûreté d'au moins quatre mois ou ayant commis une infraction passible d'une peine supérieure ou égale à un an. Réduits à de simples formalités, 11 630 mandats d'arrêts européens ont ainsi été exécutés en Europe entre 2007 et 2010.
Ce mandat d'arrêt européen est fondé sur la reconnaissance mutuelle des décisions pénales entre les pays membres de l'UE et se base sur l'idée que tous les États de l'union ont un système judiciaire respectable et juste. Ce préalable posé, les États se serrent les coudes.
Il faut rappeler que le régime du MAE qui prévoit une quasi automaticité des décisions d'extradition d'un pays vers un autre, la législation du pays demandeur prédominant, est appliqué de façon rétroactive cette rétroactivité même si elle limitée à l'année 1990, est contraire au principe fondamental du droit pénal qu'est la non rétroactivité.
Que les pays vers lesquels on extrade les gens pratiquent ou pas la torture pour leur extorquer des aveux n'a finalement que peu d'importance au regard des échanges de service et de la lutte contre ce qu'ils appellent le terrorisme. L'Espagne, c'est de notoriété publique, pratique la torture lors des interrogatoires notamment lorsqu'il s'agit de militant/es basques et l'État espagnol est régulièrement condamné par la cour européenne des droits de l'homme. L'Allemagne, c'est moins connu, a également utilisé la torture à la fin des années 70 et au début des années 80 contre les personnes actives dans les mouvements d'extrême gauche. C'est notamment sur la base de déclarations arrachées par un juge et des policiers à un militant placé à l'isolement total pendant plusieurs semaines alors qu'il venait d'être brûlé au 3e degré et venait de perdre la vue et ses jambes, que Christian Gauger et Sonja Suder ont été extradés de France vers l'Allemagne pour y être jugés. Que ce militant ait ensuite très vite réfuté toutes les déclarations qu'il avait pu faire alors qu'il était torturé n'a jamais par contre été pris en compte !

Concernant Aurore Martin, Manuel Valls déclare que « L'Espagne n'est pas une dictature, c'est un Etat souverain et démocratique. » et qu' « il appartient à la justice espagnole dans le cadre d'un Etat de droit de décider de la suite de la procédure. »

Que ce soit avec l'extradition d'Aurore ou avec celle de Sonja et Christian ou de milliers d'autres anonymes, nous devons nous rappeler que ce que les États appellent l'État de droit c'est avant tout le droit unilatéral pour eux-mêmes d'user de la force et de ne pas respecter nos droits les plus fondamentaux.

Ne nous y résignons pas !
http://ch.indymedia.org/fr/2012/11/87962.shtml
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Re: Liberté pour Aurore Martin !

Messagede bipbip » 15 Nov 2012, 17:20

digger a écrit:Bien sûr que le gouvernement a donné son feu vert (ou ses ordres). Des contrôles policiers d'alcoolémie , avec mitraillettes, c'est courant. Et qui disparaissent aussitôt l'arrestation faite.Et il n' y avait pas de présence policière particulière au Pays Basque ce jour-là. J'y étais. Sauf autour de Mauleon.


La famille d'Aurore Martin dénonce les "mensonges" sur son arrestation

La famille et les amis de la militante basque Aurore Martin ont dénoncé une nouvelle fois mercredi les "mensonges" de Manuel Valls sur son arrestation le 1er novembre produisant des documents prouvant selon eux qu'elle n'était pas fortuite.

Dans ce communiqué transmis mercredi à un correspondant de l'AFP, ils produisent plusieurs documents montrant selon eux que la militante faisant l'objet d'un mandat d'arrêt européen lancé en 2010 par Madrid vivait au grand jour.

Les documents

. Une attestation du maire de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), Michel Etchebest, indique qu'elle a voté à la présidentielle, puis aux législatives.
. Une carte grise de septembre 2012, ou un courrier de la préfecture sur l'allocation de RSA sont également transmis. "Aurore, poursuit le communiqué, avait une vie sociale et familiale entre Mauléon-Licharre, lieu de résidence de ses parents, Saint Michel, son lieu de résidence et Hasparren, le lieu de résidence de son compagnon".
. Ces lieux de vie sont reliés par 93 km de départementales traversant cinq cantons du Pays basque, où vivent 40.000 personnes, avec, six gendarmeries, soit "une gendarmerie pour 6.600 habitants", selon la famille.

Son arrestation à partir d'un simple contrôle

"Nous ne croyons pas qu'Aurore ait pu vivre normalement durant 18 mois (depuis le 18 juin 2011, lors de son retour à la vie publique, ndlr) sans que la gendarmerie le sache", indique la famille, ajoutant que son arrestation est le fruit d'une "décision politique" et que par conséquent "Aurore Martin n'a pas été arrêtée lors d'un contrôle fortuit".

Sur les chemins qu'Aurore Martin aurait pu emprunter, "nous avons dénombré quatre contrôles de gendarmerie sur le même créneau horaire" ce jour-là. "Une fois Aurore arrêtée, après 16h00, dans un premier temps les voitures qui passent par là ne sont plus contrôlées et dans un second temps l'ensemble du dispositif est levé", affirme la famille, qui dit se fonder sur dix témoignages. "Aurore Martin a été arrêtée lors d'un contrôle routier habituel", avait notamment déclaré M. Valls à Sud Ouest Dimanche.

François Hollande a assuré mardi ne pas avoir donné de consigne. Après l'avoir contrôlée, la gendarmerie a présentée Aurore Martin au parquet général "et la procédure (de remise à l'Espagne) est automatique", a-t-il dit.
http://aquitaine.france3.fr/2012/11/14/ ... 43532.html
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Re: Liberté pour Aurore Martin !

Messagede digger » 23 Nov 2012, 20:06

L'Etat français collabore bien avec l'Etat espagnol, et au-delà du cas de Aurore Martin. Il partage la même politique du tout répressif

Mikel Albizu et Marixol Iparragirre : 30 ans requis
“Nous demandons l’amnistie et la libération de tous les prisonniers politiques basques” a lancé hier soir en pleine Cour d’assises spéciale Marixol Iparragirre. Le procureur a requis la peine maximale à son encontre ainsi que pour Mikel Albizu “Antza” : trente ans de réclusion assortis d’une sûreté des deux tiers, informe l’AFP.

Marixol Iparragirre et Mikel Albizu ont comparu pendant huit jours devant la Cour d’assises spéciale de Paris composée uniquement de magistrats professionnels, le verdict devait être connu hier soir à l’heure de notre bouclage. Les deux militants basques qui avaient été interpellés en octobre 2004 à Salies-de-Béarn ont aussi la particularité d’être porte-parole du Collectif des prisonniers basques (EPPK).

De fait lors de leur première comparution devant la cour d’assises ils ont pris la parole en rappelant qu’ETA attendait “depuis de longs mois” l’ouverture d’un dialogue avec les gouvernements français et espagnol, afin d’évoquer la situation des victimes engendrées par le conflit “et en assumer la responsabilité de part et d’autre.” Regrettant également “qu’il y ait d’un côté une partie qui a multiplié les gestes et les décisions vers un règlement du conflit” et de l’autre “deux Etats qui persistent dans une offensive répressive.” Et de citer la récente arrestation et extradition de la militante de Batasuna Aurore Martin comme le coup de filet qui a eu lieu fin octobre à Mâcon en Saône-et-Loire. Des arguments que ne semble pas avoir retenus l’avocat général Jean-François Ricard avertissant les juges de la Cour qu’ils ne devaient pas tenir compte de ces évolutions dans l’appréciation des faits : “les grandes évolutions en train de se passer au Pays Basque se développent sans eux” qui ne sont que “spectateurs de ces changements” a affirmé l’avocat général. L’avocat de la défense Jon Emparantza a déclaré “que la Cour doit décider si elle reste ancrée dans le passé et opte pour saboter le processus de paix ou si elle se tourne vers l’avenir.”


Journal du Payas Basque 23/11/2012
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Re: Liberté pour Aurore Martin !

Messagede bipbip » 15 Déc 2012, 01:21

Aurore Martin "a le sentiment d’avoir été attendue par la police" :
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/ ... olice.html
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Re: Liberté pour Aurore Martin !

Messagede digger » 16 Déc 2012, 11:48

Entretien avec Brian Currin : «La paix ne doit pas être considérée comme un prix à gagner par l’une des parties»
15/12/2012
Euskal Herriko Kazeta

Quel bilan faites-vous de la mission du GIC (Groupe international de contact) un an après la déclaration d’ETA annonçant la fin définitive de la lutte armée ?
Le côté positif est le fait qu’il n’y a eu aucune violence politique depuis la fin de la lutte armée d’ETA et le déroulement d’élections ouvertes, libres et équitables dans la Communauté autonome du Pays Basque en octobre de cette année. Avec finalement, la légalisation de Sortu. Ce sont autant de signes très encourageants en effet. Le fait qu’il n’y a pas eu de réponse publique positive de la part de Madrid ou Paris, et aucun engagement sur les conséquences de la violence, est par contre décevant.
Dans son dernier communiqué (25/11/2012), ETA propose aux gouvernements français et espagnol un “agenda de dialogue” centré exclusivement sur les conséquences du conflit et remarque une involution du processus. Qu’en pensez-vous ?
Le fait que l’ETA ait repris la déclaration d’Aiete et ait appelé les gouvernements à répondre aux défis lancés par les dirigeants internationaux est un signe encourageant. Cela souligne leur engagement soutenu envers la déclaration d’Aiete. Toutefois, il ne suffit pas de poursuivre avec un appel aux gouvernements pour répondre à cette déclaration. Ceux qui veulent faire avancer le processus de paix vers la phase suivante, et en particulier ceux qui ont la crédibilité nécessaire pour influencer les gouvernements, doivent faire tout ce qui est nécessaire pour comprendre pourquoi les gouvernements n’ont pas bougé, quels sont leurs besoins et leurs attentes, et ainsi déterminer en termes clairs ce qui est nécessaire pour sortir de l’impasse.
Que pensez-vous de la déclaration du gouvernement espagnol répondant au communiqué d’ETA en indiquant que le seul communiqué attendu était l’annonce de la “dissolution définitive” d’ETA ?
Je peux comprendre la réaction de Madrid en tant que position politique publique. C’est en accord avec leur position selon laquelle ils veulent gagner la paix. Cependant, la paix ne doit pas être considérée comme un prix à gagner par l’une des parties du conflit. Celui qui mérite de sortir gagnant d’une résolution pacifique à un conflit violent doit certainement être le peuple.
Pour consolider la paix, des efforts doivent être faits pour aller au-delà des demandes rhétoriques. Ceux dont j’ai parlé plus tôt, qui ont la crédibilité nécessaire pour mobiliser et influencer les gouvernements, doivent aider les gouvernements et ETA au démantèlement de tous les vestiges du conflit violent, qui inclurait le démantèlement des armes d’ETA et la fin irréversible d’ETA comme organisation terroriste. Et en même temps, la suppression des mesures de sécurité d’exception au Pays Basque.
Comment expliquez-vous l’attitude du gouvernement français procédant à la remise aux autorités espagnoles de la militante de Batasuna Aurore Martin ainsi qu’à de nombreuses arrestations de militants présumés d’ETA ?
Je suis certain que les deux gouvernements espagnol et français veulent voir une fin permanente de la violence politiquement motivée dans leurs pays respectifs. A cette fin, il est évident qu’ils ont une stratégie commune et les incidents que vous mentionnez sont des expressions de cette stratégie qui, comme nous le savons, est de prendre une ligne inflexible et intransigeante. Bien que je puisse comprendre la logique d’une approche pure et dure, je serais très surpris si les deux gouvernements n’avaient pas de stratégies beaucoup plus nuancées que celles qu’ils affichent.
Dans l’Etat espagnol, certains représentants du PP, parti au pouvoir, traitent publiquement les membres du GIC de “mercenaires du processus”. Qu’en pensez-vous ?
Autant nous aimerions avoir une relation constructive et significative avec le gouvernement actuel de l’Espagne, autant nous comprenons pourquoi ce n’est pas le cas. Je sais, et je suis certain, que le PP sait aussi malgré ses déclarations publiques que chaque membre du GIC est une personne d’une grande intégrité dont les seuls objectifs sont la réalisation d’une paix durable et la normalisation politique en Euskal Herria.
Quelles seraient les mesures les plus urgentes à prendre afin d’avancer vers la résolution du conflit ?
Pas nécessairement dans cet ordre, mais à mon avis ce sont les premières étapes cruciales qui favoriseraient une paix durable : le démantèlement des armes d’ETA ; la levée des mesures de sécurité exceptionnelles au Pays Basque ; le rapprochement des prisonniers au Pays Basque ; l’abandon de la “doctrine Parot”. (1)
Plus de 700 prisonniers basques sont dans les prisons françaises et espagnoles. Est-ce que ce sujet central est abordé dans les contacts que vous maintenez avec les responsables politiques ?
Absolument, oui. Il est généralement admis que traiter de manière innovante la question des prisonniers politiques est l’une des clés principales pour une résolution réussie d’un conflit politique violent.
Gardez-vous espoir malgré l’attitude apparente de blocage maintenue par les Etats français et espagnol ?
Il est encourageant et gratifiant de voir comment le processus de paix en Euskal Herria a maintenant pris une vie propre. Sa progression, en dépit des obstacles, d’où qu’ils viennent, est imparable. La grande majorité des personnes en Euskal Herria et pratiquement tous les partis politiques au Nord et au Sud se sont engagés à faire progresser ce processus de paix jusqu’à la fin. Bien sûr, cela ne se fera pas rapidement. Cela sera plus une question d’années que de mois. Le temps où les deux gouvernements espagnol et français n’auront d’autre choix que de se raccrocher au train viendra.


(1) La doctrine Parot est l’appellation d’une sentence du Tribunal Suprême espagnol du 28 février 2006. Elle accorde la réduction de peine non plus à partir du maximum légal autorisé pour les réclusions à perpétuité, qui, selon le Code Pénal de 1973 est de trente ans., mais l’applique au cas par cas, à la tête du client. Elle vise tout particulièrement les prisonniers politiques basques bien évidemment.

Brian Currin (membre du Groupe International de Contact, dont la mission est de trouver une solution négociée au conflit basque) est bien optimiste
Dans une interview accordée au quotidien espagnol « El País » du 29 octobre, axée sur la coopération franco-espagnole en terme de lutte antiterroriste, le ministre l'Intérieur français Manuel Valls ferme clairement la porte au débat concernant la création d'une collectivité spécifique Pays basque. "Il n'y aura pas de Pays basque français dans la prochaine loi de décentralisation", balayant ainsi la revendication portée depuis des années par un large mouvement d'élus basques, dont de nombreux socialistes.
Pays Basque = ETA, pour lui. "Il n'y aura pas de structure administrative basque, nous ne voulons pas ouvrir ce débat. Les choses sont claires dans notre esprit et tant que ETA n'aura pas restitué ses armes nous demeurerons inflexibles "
C’est pourtant une vieille promesse socialiste, la proposition 54 des fameuses 110 propositions de 1981 prévoyait la création d’un département du Pays basque.
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Re: Liberté pour Aurore Martin !

Messagede bipbip » 22 Déc 2012, 09:54

15 000 euros de caution pour liberer Aurore Martin

Aurore Martin, militante de Batasuna incarcérée depuis 51 jours dans les geoles espagnoles, doit être libérée sous caution dans les prochaines heures, a annoncé Euskal Irratiak sur son compte Twitter. L'information a depuis été confirmée, par Jone Goirizelaia, avocate de la jeune femme.

La caution pour la libération conditionnelle d'Aurore Martin aurait été fixée à 15 000 euros. La jeune femme, première militante du Pays Basque nord à avoir été remise aux autorités espagnoles par le biais d'un mandat d'arrêt européen, pourrait ainsi passer les fêtes de fin d'année auprès de ses proches.

Son arrestation puis, dans la foulée, sa remise aux autorités espagnoles, le 1er novembre avait suscité une large polémique au Pays Basque nord mais aussi dans l'Hexagone.

Face à la caution/rançon imposée par l'état espagnol, la liberté d'Aurore dépend de chacun de nous.

Pour permettre à Aurore de recouvrer la liberté, il nous faut rassembler la somme de 15 000 euros. Plutôt cette somme sera récoltée plutôt Aurore sera parmis nous. Le temps presse nous avons besoin de l'aide de toutes et tous. Il suffirait que 300 personnes donnent 50 euros.

Des points de collectes seront organisés dès demain matin, entre 9h et 11h, l'un à Bayonne au Café des Pyrénnées et l'autre à St Jean Pied de port au bar Kalaka.

L'Espagne exige la caution en liquide, nous vous serons donc reconnaissant de faire vos dons en espèces.

C'est grâce à la mobilisation de toutes et tous que la possibilité de la libération d'Aurore se dessine. Grâce à la mobilisation de la société nous arriverons à payer sa caution et Aurore sera parmi les siens.

vendredi 21 décembre, http://www.herrira-uztaritze.org/index. ... Itemid=164
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Re: Liberté pour Aurore Martin !

Messagede digger » 22 Déc 2012, 14:05

La caution est réunie et déposée dans une banque.
Aurore pourrait être libérée dès aujourd'hui youpeee
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Re: Liberté pour Aurore Martin !

Messagede bipbip » 23 Déc 2012, 12:35

Aurore Martin libérée

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