Solidarité Kanaky

et appels à aller soutenir en urgence...

Solidarité Kanaky

Messagede Vilaine bureaucrate » 06 Aoû 2009, 03:37

SOLIDARITÉ KANAKY À PARIS

SOLIDARITE AVEC LES MILITANTS DE L'USTKE !

Le COLLECTIF SOLIDARITÉ KANAKY appelle à :

UN RASSEMBLEMENT JEUDI 6 AOUT à 13h DEVANT LE MINISTERE DES DOM-TOM,

27 rue Oudinot, Paris 7e

pour dénoncer les violences policières et judiciaires contre l'USTKE
pour dénoncer la criminalisation de l'USTKE.

et demander :

l'arrêt immédiat de la répression policière
le règlement du conflit aircal par la signature du protocole d'accord
l'arrêt des poursuites judiciaires contre les syndicalistes de l'USTKE


http://www.ustke.org/Union Syndicale des Travailleurs Kanaks et des Exploités

L'article 4, chapitre 1: explique leur lien avec la CGT.
Vilaine bureaucrate
 
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede Pïérô » 20 Aoû 2009, 11:14

Appel à un rassemblement à Paris lundi 24 août



Le 25 août 2009 aura lieu en Nouvelle-Calédonie le procès en appel des militants de l’USTKE condamnés à un an de prison ferme et emprisonnés depuis le 29 juin. Ces condamnations sont injustifiables et marquent la dérive de la justice française dans cette colonie.

Au moment où se déroulera ce procès à Nouméa, le collectif Solidarité Kanaky appelle à un rassemblement à Paris lundi 24 août à 17h devant le Palais de Justice de Paris (île de la Cité)

• Pour protester contre la criminalisation de l’action syndicale dont fait l’objet l’USTKE

• Pour réclamer la libération immédiate des syndicalistes et le libre exercice du droit syndical en Kanaky



http://www.solidaritekanaky.org/
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Messagede berneri » 11 Sep 2009, 12:13

des representants du syndicats USTKE sont passés hier à tours et ont fait part de leur besoin de solidarité face à la double represion anti-syndicale et coloniale. Ce fut un moment d'information et d'échanges intéressant et émouvant.

la solidarité s'organise pour une action sur tours
il y aura une manif à paris lundi et ils seront à la fête de l'huma ce we

http://www.solidaritekanaky.org
Fichiers joints
affiche-500.jpg
affiche-500.jpg (40.9 Kio) Vu 3496 fois
berneri
 

Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 11 Mar 2016, 16:33

Paris samedi 12 mars 2016

Débats, concerts
Journée de solidarité avec le peuple kanak

Organisé par la CNT, dans le cadre de la Semaine anticoloniale 2016
• 14h30 : "Dépossession culturelle et colonialisme" : le cas de la Kanaly
Projection-débat / "La tête d'Ataï" / En présence de Mehdi Lallaoui (réalisateur) et Steveen Gnipate (journaliste kanak) / Slam de JYB
• 16h : "Luttes et solidarités du passé de l'USTKE : Focus sur le conflit emblématique de Carsud"
Projection d'images de lutte / Débat avec Mina, représentante en France de l'USTKE et un militant CNT
• 17h : "Les luttes du présent et les perspectives (2018)
Projection d'images du dernier congrès de l'USTKE / Débat avec Rock Haocas, membre du bureau confédéral de l'USTKE et un militant CNT présent au congrès
• 19h30 : Restauration kanak
• 20h30 : Concerts
Sly Harmony (musique kaneka)

CNT, Confédération Nationale du Travail, 33 rue des Vignoles, Paris 20e


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Re: Solidarité Kanaky

Messagede Pïérô » 16 Nov 2016, 02:17

Paris, jeudi 17 novembre 2016

« Kanaky : rien ne se fait dans le ciel »

à 19h30, Centre international de culture populaire (CICP), 21 ter, rue Voltaire, Paris 11e

Projection du film « Kanaky : rien ne se fait dans le ciel »
Suivie d'un débat avec Solidarité Kanaky - le Mouvement des Jeunes Kanak - le Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA-Nitassinan) - Libertés Maghreb Machreck - le réseau "Sortir du colonialisme" avec pour la modération : Bernard Dréano, président du Centre d'études et d'initiatives de solidarité internationale (CEDETIM)

http://www.cicp21ter.org/
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 23 Nov 2017, 19:09

Autodétermination : Les Kanak doivent pouvoir voter !

Autodétermination : Les Kanak doivent pouvoir voter !

Dans un an doit se tenir le référendum d’autodétermination de Kanaky/Nouvelle-Calédonie. Ce territoire du Pacifique est une colonie depuis 1853, et a été réinscrit en 1986 par l’ONU sur la liste des territoires non autonomes à décoloniser. Les Kanak n’ont jamais accepté la spoliation de leurs terres et la négation de leur culture.

En 1988, les accords Matignon-Oudinot mettaient fin à une nouvelle révolte écrasée dans le bain de sang d’Ouvéa, où 19 Kanak furent tués, certains exécutés alors qu’ils étaient prisonniers. Cet accord prévoyait une période de 10 ans avant la tenue d’un référendum d’auto­détermination, mais en 1998 l’accord de Nouméa a repoussé l’échéance à fin 2018.

L’accord a été signé par les indépendantistes du FLNKS1 et les loyalistes du RPCR2. L’État est le troisième partenaire, censé accompagner la mise en place des conditions d’une possible indépendance et veiller à l’application de l’accord.

22 780 Kanak absents des registres électoraux

Les Kanak sont devenus minoritaires sur leur territoire au début du 20e siècle. 80 % de la population a disparu suite aux massacres et à la spoliation de leurs terres, qui a entraîné une sous-nutrition et rendu mortelles les maladies importées par les colons. Depuis, ils sont maintenus en minorité par une immigration de peuplement, théorisée en 1972 par Messmer, Premier ministre : « À long terme la revendication nationaliste autochtone ne sera évitée que si les communautés non originaires du Pacifique représentent une masse démographique majoritaire. »

L’accord de Nouméa prévoit que le corps électoral du référendum est restreint, avec seulement les personnes arrivées avant 1998 et ayant 20 ans de résidence continue, et les jeunes nés sur le territoire et résidant depuis 10 ans. Depuis plus d’un an les indépendantistes alertent l’État sur l’absence de nombreux Kanak de la liste référendaire. À l’approche de l’échéance, la liste actuelle fausse ainsi complètement l’issue du scrutin : 22 780 Kanak, sur 90 740 en âge de voter, ne figurent pas sur les registres électoraux.

Le comité spécial de décolonisation de l’ONU a jugé en juin « indispensable l’établissement de listes électorales crédibles et transparentes en Nouvelle-Calédonie ». En termes moins diplomatiques : la liste n’est pas crédible.

La pression monte

Sous la pression du Rassemblement des indépendantistes et des nationalistes (RIN), le comité des signataires chargé du suivi de l’accord de Nouméa vient d’admettre la nécessité d’inscrire sur la liste électorale 7 000 Kanak relevant du droit civil coutumier, personnes anciennement régies par le code de l’indigénat et leurs descendants. 10 000 autres Kanak relevant normalement du même droit, la sincérité du scrutin est encore loin d’être assurée même si le gouvernement a accepté que la révision des listes électorales soit repoussée au-delà du 31 décembre 2017 et que des observateurs de l’ONU supervisent le scrutin.

La mobilisation des indépendantistes va se poursuivre pour l’inscription de tous les Kanak, sur la question qui va être posée à l’occasion du référendum et sur le projet de société. Les partis indépendantistes en discutent pour l’instant chacun de leur côté, mais il serait nécessaire d’avoir rapidement une position ferme et unitaire face au gouvernement et aux colonialistes.

Ceux-ci se mettent en ordre de bataille. La venue prochaine de Manuel Valls à la tête d’une mission parlementaire pour discuter de la question fait partie de ce dispositif. Quand il était Premier ministre, il a fait traîner le transfert des compétences prévu par l’accord de Nouméa et n’a rien fait pour organiser l’inscription des Kanak sur la liste référendaire. Il n’a jamais caché son souhait de maintenir la Nouvelle-Calédonie dans la France.

L’information et le soutien à la lutte légitime du peuple kanak doivent se développer.

Bernard Alleton


https://npa2009.org/notre-presse/hebdo- ... 16112017-0
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 01 Fév 2018, 22:41

Education Populaire Projection-débat : Les enjeux de l'indépendance en Kanaky

Angers samedi 3 février 2018
à 20h30, L'étincelle, 56 boulevard du Doyenné,49000 Angers

A la veille du référendum sur l'indépendance en Kanaky, Projection de l'enquête "La grotte d'Ouvéa, autopsie d'un massacre" réalisée par Elizabeth Drévillon suivie d'un débat sur les enjeux de l'indépendance. En soutien à l'USTKE. Prix libre.

Image

https://nantes.indymedia.org/events/39850
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 24 Fév 2018, 21:26

Référendum en Kanaky

Valls enfile sa tenue de colon et veut que la Nouvelle-Calédonie reste française

A l'approche du référendum sur l'indépendance de la Kanaky, Manuel Valls, président de la mission d'information de l'Assemblée nationale sur la Nouvelle-Calédonie, qui est en déplacement sur le Caillou a déclaré qu'il souhaitait « que la Nouvelle-Calédonie reste avec la France » et demande au gouvernement d'apporter « son propre éclairage » , une prise de position partisane qui fait des remous en Kanaky.

« Je suis très attaché à ce lien entre la Nouvelle-Calédonie et la France et je souhaite que la Nouvelle-Calédonie reste avec la France »

Cette déclaration de Valls n’est pas juste son avis personnel mais une déclaration politique du représentant de l’Etat français lors d’une visite officielle sur un territoire où se tiendra dans huit mois un référendum d’autodétermination. Ainsi, Valls montre la volonté de l’Etat colonial français de garder sa colonie sous son drapeau. Les indépendantistes l’ont bien compris comme le montre les déclarations dans les colonnes du Monde de Louis Mapou, président du groupe Union Nationale pour l’Indépendance-FLNKS : « les indépendantistes doivent désormais intégrer qu’ils auront tout l’appareil de l’Etat derrière les loyalistes dans la campagne pour le référendum ». Dans Les Nouvelles-Calédoniennes, il a expliqué que « la mission vient de fendre l’armure en prenant position ouvertement contre l’indépendance et de placer ses travaux dans un cadre qui devient partisan ».

... http://www.revolutionpermanente.fr/Vall ... -francaise
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede Pïérô » 25 Fév 2018, 13:54

Valls est sorti de son périmètre selon l'USTKE

Le Comité directeur de cette rentrée 2018 s'est tenu ce matin(*) au Charley, le premier de cette année où il a été évoqué la question de la sortie de l’Accord de Nouméa, et le référendum d’autodétermination prévu en fin d’année. Après cette réunion statutaire, les dirigeants de l’Organisation syndicale ont convié les médias pour donner leur position sur la mission conduite par Valls.

Point avec les fédérations sur les enjeux politiques. « C’était l’occasion de faire le point avec les fédérations. Se projeter sur un programme de travail qui va se dérouler pendant toute cette année. Bien entendu, la question essentielle qui a animé l’ordre du jour de ce comité directeur, c’est la question politique liée à la sortie de l’Accord de Nouméa et le référendum prévu en octobre-novembre 2018. Le positionnement de l’Ustke sera connu en temps opportun. On attend aussi l’évolution de la situation politique ; ce que l’Etat va dire, et notamment sur la problématique du corps électoral. On avait déjà eu l’occasion de l’affirmer sur des déclarations. En tous les cas, le positionnement de l’USTKE sera conditionné par rapport à la sincérité des listes électorales », souligne André Forest, le président de l’USTKE.

Quel est le mot d’ordre ? La centrale syndicale est en attente « de l’inscription automatique des kanak soit traduit dans les faits ». Mais surtout l’USTKE attend de l’Etat qu'il traite la question de l’inscription des natifs, qu'elle soit également clarifiée. « Pour nous, il est question de légitimer la participation des kanak relevant du statut coutumier sur la liste générale et ensuite de les basculer sur la liste référendaire. La question des natifs, donc les gens nés sur le territoire doit être étudié de façon très délicate. Il n’est pas question de remettre tous les natifs de la liste générale sur la liste référendaire parce que ça sera considéré comme des inscriptions indûment faîtes au détriment du scrutin d’autodétermination », relève-t-il.

Pas de rencontre avec Valls. « En tant que président de l’Ustke, j’y étais convié et je ne suis pas allé. C’est une décision relevant du Bureau confédéral qui a été tenu mercredi. C’est une séance hebdomadaire où il a été décidé de ne pas y aller. Par contre, nous avons convoqué la presse pour donner notre point de vue », précise le président de l’USTKE.

La position de l’USTKE sur la mission parlementaire d'information sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie conduite par l’ex-Premier ministre, Manuel Valls (président) et Christian Jacob (rapporteur). « La mission conduite par Manuel Valls est tout à fait illégitime, elle ne nous convient pas du tout ! D’une part, par rapport à sa composition où 80 % des effectifs sont de droite dont les deux députés calédoniens. Donc, les choses sont mal engagées. D’autre part, les déclarations de Manuel Valls aussi bien avant qu’après. On a entendu la rencontre qu’il y a eu au Congrès mardi soir avec la société civile où Mr Valls a ouvertement donné sa position et sa préférence pour le maintien de la Calédonie dans la France. Il est sorti de son périmètre, de sa responsabilité qui lui appartenait. Il était venu ici dans le cadre d’une mission d’écoute de la population, à la limite clarifier les enjeux mais en aucun de donner sa préférence. Mais là, en donnant sa préférence, il a outrepassé la responsabilité qui lui a été assignée. Les dés sont pipés dès le départ car la question du corps électoral n’est toujours pas réglée, la déclaration du maintien de la Calédonie dans la France … Tout ça, nous laisse très perplexe quand à l’organisation de ce scrutin ! Se déclarer pour le maintien de la Calédonie dans la France, ça veut dire que la campagne de l’Etat ne sera pas neutre, elle sera forcément orientée sur cet objectif », pointe-t-il.

(*) : Vendredi 23 février 2018


http://ustke.org/actualites/actualite-s ... t_934.html
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 08 Mar 2018, 17:05

Projection autour de la situation en Kanaky

Les Révoltes de Ataï.

Paris vendredi 9 mars 2018
à 19h, Maison des associations du 20e, 1-3 rue Frédérick Lemaître

https://paris.demosphere.eu/rv/59535
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 16 Mar 2018, 18:00

Nouvelle Calédonie : un référendum, pour quoi faire ?

Décryptage d'un enjeu colonial

Paris samedi 17 mars 2018
à 19h, FASTI, Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés, 58 rue des Amandiers

Image

Après les violences qui ont culminé en mai 1988 (n'oublions jamais Ouvéa), les accords de Matignon ont été suivis en 1998 par les accords de Nouméa, promettant un référendum tant de fois retardé.

Les manœuvres gouvernementales, officiellement placées dans ce cadre reconnaissant des valeurs morales et une identité culturelle « kanak », s'orientent de fait vers une forme d'autonomie circonscrite à la sous-traitance d'une « coutume », et qui ferait renoncer au contrôle des conditions économiques, symboliques et institutionnelles de la vie collective.

Face à la misère qui touche des parts croissantes de la population, face au durcissement du racisme et des rapports entre communautés, face au refus essentiellement caldoche de tout éloignement de l'État français, quelle perspective une simple autonomie renforcée ouvrirait-elle ?

Comment accéder à l'égalité pour les Kanak, comment les différentes populations du « Caillou »

pourront-elles devenir maîtres de leur avenir, sans vivre dans un état souverain ?

Comment interrompre cette ingérence coloniale ?

17 mars 2018 à 19h , rencontre-débat avec
• Mathieu Lopes (Survie)
• Des représentants du FLNKS, de l'USTKE (Union Syndicale des Travailleurs Kanak et des Exploités) et du MJKF (Mouvement des Jeunes Kanak en France)
• François Guigon, co-président de la FASTI

Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s
www.fasti.org
coordination@fasti.org

https://paris.demosphere.eu/rv/59545
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 18 Mar 2018, 19:31

Meeting de soutien à la lutte du peuple kanak

Paris mercredi 21 mars 2018
à 19h, Bourse du Travail de Paris, Salle Ambroise Croizat, 3 rue du château d’eau

A l'approche de l'échéance référendaire, un meeting est organisé à la bourse du travail pour informer sur les enjeux du scrutin d'autodétermination et pour dénoncer les procédés colonialistes toujours à l'œuvre en Nouvelle-Calédonie

Trente ans après les accords Matignon-Oudinot et après celui de Nouméa, un référendum sur l'accession à la pleine souveraineté de la Kanaky - Nouvelle-Calédonie se tiendra le 4 novembre 2018.

Cette consultation référendaire est l'ultime étape d'un combat commencé en 1977. Au terme de l'accord de Nouméa, le peuple calédonien s'exprimera sur son devenir. Cette consultation interrogera les populations locales concernées, seules à pouvoir s'exprimer. C'est donc une affaire strictement locale.

Or ces derniers mois, certains moyens de l'État sont utilisés pour s'ingérer voire s'inviter dans le débat. L'État français ne semble pas prêt à aller jusqu'au bout de son engagement formel pris lors de la signature de l'accord de Nouméa. Tous viennent porter la bonne parole qui est maintenir la France en Kanaky. Quid de la prise de possession unilatérale ? Quid des spoliations de terres ? Quid de l'identité kanak confisquée ?

La formulation de la question qui sera soumise à consultation référendaire, encore non arrêtée, est aussi une autre diversion pour créer de la division et maintenir la suspicion sur les conditions de la sortie. En effet, il est possible que l'indépendance totale ne soit pas l'option proposée au vote.

Quelques jours avant la tenue du Comité des Signataires des Accords de décolonisation (qui rassemble des représentants des partis indépendantistes, non-indépendantistes et de l'État français), une délégation du FLNKS, dont le porte-parole Daniel Goa, participera au

meeting organisé le mercredi 21 mars 2018 à 19h. Bourse du travail de Paris, Salle Ambroise Croizat, 3 rue du Château d'Eau - 75010 Paris (Métro République)

A l'approche de l'échéance référendaire, il est urgent de participer à la mobilisation pour informer sur les enjeux de ce scrutin d'autodétermination et de dénoncer les procédés coloniaux toujours à l'œuvre.

Nous vous appelons à soutenir les revendications légitimes du peuple kanak et à demander que :
• L'État français respecte l'impartialité et sa parole dans l'accompagnement du processus de décolonisation.
• Soient inscrits tous les Kanak (de droit coutumier et droit commun) sur la liste générale, puis référendaire.
• Le corps électoral spécial, qui marque l'arrêt définitif de la colonisation de peuplement, soit constitué avec sincérité et légitimité.
• La question posée pour la consultation référendaire soit strictement conforme à l'Accord de Nouméa.

Pour rejoindre la liste des signataires (orgas et individuels) de cet appel : soutien-kanaky@framalistes.org

On compte sur vous, mercredi 21, 19h, Bourse du travail de Paris !!!

Le Mouvement des Jeunes Kanak en France (MJKF), l'Union syndicale de Travailleurs Kanak et des Exploités (USTKE) et le collectif Solidarité Kanaky

https://paris.demosphere.eu/rv/60881
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 03 Mai 2018, 14:02

Sarah Mohamed-Gaillard : « La notion de souveraineté est au cœur du processus de décolonisation »

À six mois d’un référendum d’autodétermination crucial pour l’avenir de la Nouvelle-Calédonie, le président de la République entame aujourd’hui une visite risquée. Entretien avec Sarah Mohamed-Gaillard, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Inalco, spécialiste de l’ histoire du Pacifique. Entretien avec Sarah Mohamed-Gaillard Maître de conférences à l’Inalco, histoire du Pacifique.

Le parlement a adopté la question et la composition du corps électoral amené à se prononcer le 4 novembre prochain. Estimez-vous que les conditions sont aujourd’hui réunies pour garantir la bonne tenue de ce referendum historique ?

Sarah Mohamed-Gaillard : Les acteurs s'accordent à admettre qu’il est nécessaire que les résultats du référendum ne puissent pas être attaqués que ce soit sur la composition des listes électorales, la formulation de la question posée ou le déroulement du vote. Il en va de la capacité de la France à se présenter comme un acteur d’un processus dont l’Etat se veut aussi un garant irréprochable. A l’échelle locale, le caractère inattaquable du scrutin doit contribuer à maintenir le calme et la possibilité de poursuivre le dialogue en dépit de la frustration que ne manquera pas de provoquer le résultat. A une autre échelle, la France cherche à proposer une voie originale de décolonisation, en rupture avec les tensions des processus de décolonisation de son passé. La voie dans laquelle la France et la Nouvelle-Calédonie sont engagés depuis les Accords Matignon-Oudinot de 1988 est par ailleurs très observée par d’autres territoires portant une aspiration nationaliste et /ou indépendantiste. Au-delà de ces considérations, il est aussi certain qu’en Nouvelle-Calédonie, l’approche de l’échéance référendaire contribue à susciter des inquiétudes, des tensions et des crispations.

Manuel Valls, président de la mission d'information sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie de l'Assemblée nationale, n’a pas hésité à exprimer publiquement son souhait du maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la République, suscitant la colère des indépendantistes. Quels sont les intérêts de l’Etat français dans l’archipel ?

... https://www.humanite.fr/sarah-mohamed-g ... ion-654789
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 03 Mai 2018, 22:49

Hommage aux victimes du massacre d’Ouvéa du 5 mai 1988

Paris vendredi 4 mai 2018

Hommage aux victimes du massacre d’Ouvéa du 5 mai 1988

Kanaky : mai 1988 - mai 2018 : 30 ans pour accéder à l’indépendance

A l’approche du référendum sur « l’accession à la pleine souveraineté et à l’indépendance de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie » qui se tiendra le 4 novembre 2018 sur le territoire, nous tenons à rappeler, ici en France, l’origine de ce scrutin d’autodétermination.

Cette possibilité pour le peuple kanak de « fermer la longue parenthèse de la colonisation » française est en effet l’ultime étape d’une longue lutte kanak.

Le 4 mai 2018, nous rappellerons d’abord la mobilisation de 1988, celle qui a arraché à l’Etat un processus de négociation, débouchant sur les Accords de Matignon et d’Oudinot (juin et août 1988), puis sur l’Accord de Nouméa en 1998 - ce dernier engageant le processus de décolonisation progressive qui doit s’achever cette année.

Nous honorerons la mémoire de ceux qui sont tombés dans ce combat collectif pour l’indépendance :

les 19 militants tués le 5 mai 1988, lors de l’assaut donné par GIGN et des commandos de l’armée contre la grotte de Gossanah, tués ou exécutés après la bataille comme ce fut le cas pour plusieurs d’entre eux dont Alphonse Dianou. puis leurs dirigeants, eux aussi tombés à Ouvéa, un an plus tard, lors du douloureux anniversaire de ce massacre : Jean-Marie Tjibaou, Yeweiné Yeweiné, Djubelli Wea. Nous associerons les noms des combattants tués dans les confrontations précédentes avec la police ou l’armée : Eloi Machoro, Marcel Nonnaro, ainsi que ceux tués dans des circonstances non élucidées, Pierre Declercq, ou les dix de Tiendanite assassinés dans une embuscade anti-indépendantiste.

Les organisations signataires soussignées appellent donc à participer à cette mobilisation pour souligner les enjeux de ce scrutin d’autodétermination et dénoncer les procédés coloniaux toujours à l’œuvre.

Elles soutiennent les revendications légitimes du peuple kanak au premier rang desquelles l’accession à la pleine souveraineté et demandent :

que l’Etat français respecte l’impartialité et sa parole dans l’accompagnement du processus de décolonisation ; que soient inscrits tous les Kanak (de droit coutumier et droit commun) sur la liste générale, puis référendaire ; que le corps électoral spécial, qui marque l’arrêt définitif de la colonisation de peuplement, soit constitué avec sincérité et légitimité ; que l’Etat réponde aux demandes du Comité Vérité et Justice, créé par les familles des victimes ; qu’il ouvre ses archives et permette ainsi de faire la lumière sur la mort Alphonse Dianou et des autres combattants de la grotte de Gossanah, sur celle d’Eloi Machoro et de Marcel Nonnaro, de Pierre Declerq comme il l’a fait pour d’autres militants anticolonialistes tués ou disparus en Algérie ou au Sénégal. Rassemblement le 4 mai 2018 à 18 heures devant la Cité de l’histoire de l’immigration, anciennement Musée des colonies, situé dans le Palais de la Porte-Dorée, construit pour l’Exposition coloniale de 1931 où 111 Kanak furent exhibés en tant que « cannibales authentiques », 293 avenue Daumesnil 75012 Paris, métro Porte-Dorée.

Partage en mémoire des militants kanak assassinés, prises de parole

Pose d’une plaque Rue de Kanaky-Nouvelle-Calédonie

A l’appel de : Alternative Libertaire, Mouvement des jeunes Kanak en France(MJKF), Collectif Solidarité Kanaky, Association information et soutien aux droits du peuple kanak (AISDPK), Survie, FASTI, Association Femmes Plurielles, Mouvement de la Paix, CDISComores, Collectif ni guerre, ni état de guerre, USTKE, CGT-SNMD de la Cité Nationale de l’Histoire de l’immigration, Union syndicale SOLIDAIRES, CNT, NPA, ENSEMBLE, PCF, MJCF…


http://www.alternativelibertaire.org/?H ... 5-mai-1988
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 28 Juin 2018, 22:41

Référendum d’autodétermination, une chance ou un piège ?

À la suite des Accords de Matignon de 1988, signés par Jean-Marie Tjibaou pour le FLNKS (dans une position d’extrême faiblesse à la suite de l’assaut d’Ouvéa), Jacques Lafleur pour le RPCR («  loyaliste  ») et Michel Rocard pour le gouvernement français, suivis de ceux de Nouméa de 1998 signés par le FLNKS, le Rassemblement pour la Calédonie dans la République (RPCR) et les représentants du gouvernement français sur place, la date butoir du référendum d’autodétermination arrive avec 2018. Le Comité des signataires en a choisi la date, le 4 novembre, et la question posée lors de sa dernière venue à Paris en mars  : «  Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante  ?  »

Son résultat est quasi connu d’avance, il sera négatif pour la revendication du peuple kanak, étant donné :

– la répartition démographique des différentes populations présentes sur le Territoire, au sein desquelles les Kanak ne représentent aujourd’hui, avec plus de 100 000 personnes (ce qui est en soi une «  victoire  » par rapport à la population tombée à quelques 20 000 individus dans les années 1920), que près de 40 % de la population totale ;

– du corps électoral spécial qui permet à des individus justifiant d’un domicile continu sur le Territoire depuis 1994 de voter (et les arrivées ont continué nombreuses après les accords de Matignon) ;

– que ce même corps électoral spécial est entaché de nombreuses failles (milliers de Kanak soit disant «  introuvables  » et non inscrits, nombreux jeunes Kanak non inscrits et abstentionnistes, inscriptions frauduleuses dans des municipalités majoritairement «  loyalistes  »…)

– et qu’il n’est pas organisé par une institution internationale comme l’Onu, mais par la puissance coloniale elle-même avec seulement le contrôle d’experts onusiens.

Certes, les accords prévoient que deux autres référendums d’autodétermination, en 2020 et 2022, puissent être organisés ; mais si le dernier était encore négatif, le corps électoral bloqué disparaîtrait et le dernier «  métro  » nouvellement nommé sur place pourrait voter suivant le droit commun français, et c’en serait fini de toute possibilité d’indépendance par la voie électorale. Heureusement, la Constitution française ne comporte pas un article semblable au 155 de la Constitution espagnole (qui a enlevé toute autonomie à la Catalogne). L’autonomie actuelle de la Nouvelle-Calédonie serait maintenue, et elle est importante (elle correspond d’ailleurs à celle qui est revendiquée aujourd’hui par les Corses de l’ex-FLNC !).

Dans ce contexte, le peuple kanak est divisé sur l’attitude à avoir  : les organisations signataires des Accords sont quasi obligées d’en accepter les règles du jeu tout en en prévoyant le résultat, et en cherchant des pistes pour que l’échec ne se reproduise pas trois fois ; tandis que d’autres courants préféreraient le boycotter d’entrée.

Mais comme l’a bien résumé, lors de la convention du FLNKS les 28 et 29 avril, Daniel Goa, actuel porte-parole du Front  : «  Un peuple qui perd uni est un peuple qui a été rendu minoritaire chez lui par la colonisation de peuplement. Si le peuple perd parce qu’il est divisé, quelle crédibilité garde-t-il pour la suite de son combat  ? »

Alors souhaitons au peuple kanak une position unitaire commune, quelle que soit celle qui émergera du consensus dans la tradition de sa culture, tout en rappelant les dernières paroles de Jean-Marie Tjibaou peu avant de mourir  : «  Le sang des morts demeure vivant.  » Quoiqu’il arrive le 4 novembre, la revendication demeure  !

Daniel Guerrier


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