Manifestation des habitants du cartier incendié a stras:
Léo a écrit:Apparemment c'est donc de la méconnaissance.
Oui il n'y avait pas de black bloc. Il y avait des gens en noir, mais qui n'ont pas formé de bloc. Et c'est encore une fois regrettable pour la sécurité de la manif.
Pour le "combattons sans réfléchir" il témoigne encore une fois d'une méconnaissance totale des BB, tant justement chaque action ( encore une fois renseigne toi sur les sommets des dernières années) est réfléchie. Et oui malheureusement pour ton argumentaire et ta tentative de faire des BB un groupes d'ados en manque de sensation, les BB souvent évitent l'affrontement physique.
Bonjour,
J’ai assisté aux comparutions immédiates des étudiants de Tours. Cela a été édifiant, le parquet de Strasbourg est connu pour être particulièrement hargneux, mais en plus les trois de Tours sont tombés sur Glady procureur, ancien de l’UNI, ce qui n’en fait pas un tendre. L’audience a été nulle, avec vociférations de Glady contre le public censé être bourré de journalistes et de «gens qui aiment insulter la police… »
Numéro du juge quand, en silence, il y a eu trois ou quatre bras tendu poings levés, «je vais faire évacuer la salle, allez manifester ailleurs», le même fit une embardée politique : «ils veulent un référendum sur l’entrée de la France dans l’Otan, le vote à l’assemblée cela suffit.. », juge un peu hors de son rôle.
Tout a été de cet acabit. Pitrerie ensuite du même avec un manifestant trouvé porteur d’un lance pierre (« arme de sixième catégorie»).
Séance nulle avec des magistrats en dessous de tout remontés pour mordre et aboyer depuis la veille par leur ministre de tutelle…
Bonne chance pour les trois, j’espère que la Gauche bien pensante participera au mouvement pour le libération des prisonniers politiques de Strasbourg
B.T (pseudo habituel sur Bellaciao : colonel Patouillard).
Communiqué Attac France, Attac Strasbourg et Attac Vosges du Nord concernant la manifestation anti-OTAN du 4 avril 2009.
En préambule, il doit être rappelé qu’après de très longues négociations menées avec la Préfecture par un comité, dont des représentants Attac VDN et Strasbourg faisaient partie, la préfecture avait autorisé la manifestation (sur un trajet différent de celui que nous aurions souhaité) ainsi que la jonction des militants allemands et français sur le pont de Kehl.
Pour avoir participé à la manifestation du 4/3/09, nous dénonçons vivement à travers les points suivants la violence qui a été faite aux manifestants par les forces de l’ordre et qui montre que les autorités françaises représentées par le Préfet, n’ont pas respecté leurs engagements et ont tout fait pour que la manifestation ne puisse avoir lieu.
1) la route, indiquée par la préfecture, pour permettre aux bus, voitures et piétons d'accéder au site de rassemblement de la manifest ation a été bloquée par les forces de l'ordre, obligeant les manifestants pacifiques à, soit attendre pendant des heures, soit emprunter d'autres itinéraires, avec le risque de se retrouver à nouveau bloqués ou pris dans des affrontements ;
2) une fois le lieu de rassemblement atteint après un véritable « parcours du combattant », des hélicoptères ont survolé à très basse altitude le rassemblement pourtant pacifique et bon enfant, empêchant les manifestants d'entendre les prises de parole des représentants de groupes politiques, d'associations internationales... et créant une atmosphère plus qu’oppressante ;
3) des grenades lacrymogènes ont été tirées pendant les prises de parole sans la moindre justification, contraignant la manifestation à se former dans la confusion et l'urgence, permettant à des groupes violents de s'infiltrer dans le cortège ;
4) ces éléments violents ont pu passer les frontières alors que le dispositif Schengen avait été levé, soi-disant pour empêcher cela et que, par contre, des manifestants n'ont pu accéder à Strasbourg le 3 avril (conférence au Liexenbuhl sur l’OTAN) et le 4 avril, à cause des dispositifs de blocage mis en place ;
5) les forces de l'ordre ont laissé ces mêmes éléments violents, au demeurant peu nombreux, (dont le Ministère de l’Intérieur se tar gue pourtant de connaître les identités) détruire l'ancien poste de douane sans intervenir et ont, par contre, empêché 7000 manifestants allemands de rejoindre le rassemblement, comme convenu avec les autorités françaises et allemandes ; comment interpréter les autres destructions que les forces de l'ordre, pourtant en surnombre dans Strasbourg, n'ont pas su (?) empêcher ? Incompétence ou volonté de laisser faire ?
6) les forces de l'ordre, comme c'est leur mission lors d'une manifestation autorisée, n'ont pas assuré la sécurité des manifestants, mais l'ont, au contraire délibérément compromise en laissant les éléments violents agir à leur guise, en déviant la manifestation du trajet initialement prévu, l'amenant de fait dans une souricière pendant que les forces de l’ordre envoyaient sur les manifestants bloqués des grenades lacrymogènes et des flash-balls créant ainsi des mouvements de panique (qui auraient pu avoir de graves conséquences) et une dislocation prématurée de la manifestation.
Il nous apparaît, au vu de tous ces éléments, que non seulement les autorités françaises n’ont pas tenu leurs engagements ni joué leur rôle de sécurisation, mais, au contraire ont tout fait pour que cette manifestation ne puisse se dérouler, quitte à jouer avec la vie des manifestants. Du reste, Beaucoup de manifestants ont eu très peur et ont subi un choc psychologique devant ce qui est une première : une agression par les forces de l’ordre d’une manifestation autorisée, ce qui revient à dénier le droit démocratique à manifester.
Les Dernières Nouvelles d’Asace du 5 avril, journal qu’on ne peut qualifier d’opposition, conclut de même : « Le droit de manifester a pris une sacrée claque ».
Document d’analyse Après comme avant Strasbourg : Non à l’OTAN !
http://www.france.attac.org/spip.php?article9797
Attac France,
Montreuil, le 6 avril 2009
« Ils viennent exclusivement pour casser et sont au stade ultime de la bêtise (...). Ils n’ont pas d’autre idéologie que la violence. Ceux sont des voyous qui auraient même pu devenir des criminels quand on voit certaines images. »
Robert Herrmann, premier adjoint au maire (PS) de Strasbourg, cité par Philippe Wendling dans un article de 20 Minutes, 3 avril 2009.
« Mais surtout, j’ai de la colère, parce que des gens qui seront présentés comme des militants anti-OTAN alors qu’ils ne méritent que le nom d’imbéciles, ont commis des actes très graves qui méritent une condamnation claire et sans ambiguïté. Ces gens ne sont pas des nôtres, ce ne sont pas des militants pacifistes et nous refusons que leurs actes soient rapprochés d’une manière ou d’une autre de la manifestation pour la paix à laquelle les communistes ont participé. »
Marie-George Buffet, communiqué du Parti Communiste Français, 4 avril 2009
« Le PCF du Bas-Rhin condamne avec la plus grande fermeté les violences gratuites des groupes venus au nom de prétextes fallacieux pour casser. Ces gens là n’ont rien à voir avec les mouvements démocratiques qui organisaient le Contre-sommet de l’OTAN. Ces groupes font le jeu des Sarkozy, Merkel, Berlusconi, Brown etc… qui dominent l’Europe et qui l’ont conduite dans l’ornière de la crise économique et sociale d’aujourd’hui… »
Communiqué de la fédération du Bas-Rhin du Parti Communiste Français, 4 avril 2009
« L’objectif du gouvernement était clair, faire passer pour des casseurs tous ceux et celles qui souhaitaient manifester leur opposition à l’OTAN. »
Communiqué du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), 4 avril 2009
« On voit bien aujourd'hui de quel côté se situent l'extrémisme et la violence : à gauche ! Le Front National dénonce le saccage de Strasbourg par des bandes de voyous venus principalement d'Allemagne. »
Bruno Gollnisch, vice-président exécutif du Front National, 4 avril 2009
« Avant même le début de la manifestation, et pendant de longs moments, des casseurs venus de toute l’Europe se sont livré à des actes criminels dont les premières victimes sont les habitants du quartier du port du Rhin. Ces actes intolérables ont durement touché des strasbourgeois parmi les plus modestes, et contribué à empêcher l’expression pacifique de nombreux européens à la politique de l’OTAN.
Poste de douane, pharmacie, hôtel ont été incendiés, une Eglise investie, le mobilier urbain complètement saccagé, et l’école du quartier elle même n’a pu être préservée que par la mobilisation spontanée des habitants du quartier. Nous condamnons ces actes sans ambiguité. Leurs auteurs méritent d’être poursuivis et jugés conformément à la Loi.
Ces événements tragiques ont pu se produire en dépit de l’important déploiement policier et nous ne pouvons pas ne pas nous interroger sur la responsabilité de l’Etat et la stratégie qui a été la sienne durant ces heures éprouvantes. »
Communiqué du Groupe des élu-e-s Verts de Strasbourg, 5 avril 2009
« L’UNSA-POLICE – Le Syndicat Unique condamne les émeutes d’une rare violence commises par des groupes de casseurs en marge de la manifestation organisée à Strasbourg à l’occasion du sommet de l’OTAN (...).
L’UNSA-POLICE – Le Syndicat Unique rappelle la difficulté d’exercer le métier de policier dans un climat de plus en plus tendu et une nouvelle fois réclame l’abandon des suppressions d’effectifs prévues jusqu’en 2012.
L’UNSA-POLICE – Le Syndicat Unique apporte son soutien aux agents blessés et félicite l’ensemble des policiers pour l’exemplarité de leur conduite et du professionnalisme dont ils ont fait preuve. ».
Communiqué de l'UNSA-Police, 5 avril 2009
« Les élus du Mouvement populaire ne peuvent comprendre que des responsables politiques participent à l'incitation à la violence à des fins politiciennes. Inciter à la révolte ou à la rébellion, ne peut constituer un programme politique crédible et n'est pas digne des grands partis républicains.
L’UMP veut par ailleurs rendre hommage au professionnalisme des forces de l'ordre qui font un travail remarquable et ne doivent pas être la cible de quelques délinquants.
Il faut donc adopter la plus grande fermeté avec ces individus, comme avec les casseurs qui cherchent coûte que coûte à troubler l'ordre public. »
Eric Ciotti (UMP), Secrétaire national à la sécurité, 6 avril 2009
« Ce que je souhaite, c'est que les casseurs soient punis avec une extrême sévérité. »
Nicolas Sarkozy, président de la République, cité par Arnaud Leparmentier dans un article du Monde, 6 avril 2009.
« tous les partis politiques condamnent cette violence, ces casseurs, ces voyous. »
Bernard Accoyer (UMP), président de l'Assemblée Nationale, cité par Arnaud Leparmentier dans un article du Monde, 6 avril 2009.
« des groupes ultraminoritaires et ultraviolents qu'il faut sanctionner sans aucune faiblesse ».
Laurent Fabius (PS), cité par Arnaud Leparmentier dans un article du Monde, 6 avril 2009.
« Le pouvoir instrumentalise les violences qu'il a lui-même orchestrées pour tenter d'occulter le caractère massif de la protestation contre le sommet de l'OTAN qu'il n'a pu qu'entraver mais pas empêcher. »
Communiqué du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), 6 avril 2009
« Des grenades lacrymogènes ont été tirées pendant les prises de parole sans la moindre justification, contraignant la manifestation à se former dans la confusion et l'urgence, permettant à des groupes violents de s'infiltrer dans le cortège ;
Ces éléments violents ont pu passer les frontières alors que le dispositif Schengen avait été levé (...)
Les forces de l'ordre ont laissé ces mêmes éléments violents, au demeurant peu nombreux, (dont le Ministère de l’Intérieur se targue pourtant de connaître les identités) détruire l'ancien poste de douane sans intervenir (...) ; comment interpréter les autres destructions que les forces de l'ordre, pourtant en surnombre dans Strasbourg, n'ont pas su (?) empêcher ? Incompétence ou volonté de laisser faire ?
Les forces de l'ordre, comme c'est leur mission lors d'une manifestation autorisée, n'ont pas assuré la sécurité des manifestants, mais l'ont, au contraire délibérément compromise en laissant les éléments violents agir à leur guise »
Communiqué d'Attac France, Attac Strasbourg et Attac Vosges du Nord, 6 avril 2009
« le dispositif policier était au point, de l’aveu même d’Alliot-Marie, et le maire de Strasbourg, qui adopte une posture de dénonciation, était dans la confidence depuis le début, il s’agit donc purement et simplement d’une combinaison cynique dont les habitants d’un quartier défavorisé, plus faciles à punir et à surveiller que les flux de capitaux, ont fait les frais ».
Communiqué de la Fédération Anarchiste, 6 avril 2009
« La lumière doit être faite sur les raisons qui expliquent que les casseurs ont pu avoir le terrain libre pendant près d'une heure, leur permettant d'incendier le bâtiment des douanes, un bâtiment abritant une pharmacie et l'office de tourisme et l'hôtel Ibis. »
Roland Ries, maire (PS) de Strasbourg, cité dans un article de nouvelobs.com, 7 avril 2009
J'y ai vu des trucs complètement chaotiques dès le jeudi, dont j'ai parlé d'ailleurs, et grosso modo c'est le mot qui l'emporte lorsqu'on regarde les évènements. Ce n'est pas sur le forum que l'on entreprendra ce type de discussion, mais sur la question stratègique c'est possible...possible, mais on en veut pas, on préfère caresser ce type d'attitude, car pour beaucoup encore ici l'anarchisme est plus une attitude qu'un militantisme au quotidien attaché à construire
RickRoll a écrit:Une remarque de forme et de fond, que je trouve de plus en plus agaçante : il faudrait que les gens qui écrivent sur le contre-sommet arrêtent de dire "NOUS" comme sur l'article posté par Nico37.
RickRoll a écrit:Cependant, comment se fait-il, alors qu'on sentait le piège médiatique gros comme le nez au milieu de la figure, que l'action de ceux et celles qui se sont habillés en noir samedi n'a été que de brûler des symboles (avec quelques ratés comme la pharmacie de quartier), et non de justement se reconstituer en black-bloc pour protéger la manif pacifique ? Je pense que cela aurait eu un autre poids, parce que les manifestants n'auraient pas eu ce regard négatif sur le black-bloc, et le gouvernement aurait eu beaucoup plus de mal à faire sa propagande sécuritaire.
Donc, est-ce que quelqu'un a une idée ?
Cependant, comment se fait-il, alors qu'on sentait le piège médiatique gros comme le nez au milieu de la figure, que l'action de ceux et celles qui se sont habillés en noir samedi n'a été que de brûler des symboles (avec quelques ratés comme la pharmacie de quartier), et non de justement se reconstituer en black-bloc pour protéger la manif pacifique ? Je pense que cela aurait eu un autre poids, parce que les manifestants n'auraient pas eu ce regard négatif sur le black-bloc, et le gouvernement aurait eu beaucoup plus de mal à faire sa propagande sécuritaire.
Donc, est-ce que quelqu'un a une idée ?
Au vu des retours de témoignages sur les évènements du contre sommet, vue la récurrence des bavures des forces de l'ordre tout au long de ces 10 jours, des blessés et/ou emprisonnés;
La legal team songe a porter plainte collectivement...ce n'est pas encore sûr mais autant préparer les éléments du dossier dès maintenant.
Voici le lien de l'attestation a renseigner, remplir (témoignages écrit, vidéos, photos, constat de médecins etc...) et envoyer aux équipes toujours en place.
[url="http://www.vos-droits.justice.gouv.fr/index.php?rubrique=10066&ssrubrique=10213"]http://www.vos-droits.justice.gouv.fr/inde...srubrique=10213[/url]
Veuillez envoyer le tout aux LT franco/allemande.
Strasbourg: legalteam-strasbourg@effraie.org
Freiburg: antirep-nato09@immerda.ch
Toutes les infos juridique et sur la répression sont sur: www.antirepression.org
Merci pour eux et les victimes.
J.
RickRoll a écrit:Apparemment, après les doutes sur l'hôtel Ibis
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