Solidarité Kanaky

et appels à aller soutenir en urgence...

Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 04 Juil 2018, 20:24

Le noir vote blanc

La Kanaky est une Zone À Défendre

Bienvenue en Nouvelle Calédonie. Paradis tropical où les fonctionnaires français s’extasient de la beauté des lagons qu’ils sillonnent en planche à voile, tout en installant des usines sidérurgiques sur ses côtes. Paradis tropical où les fonctionnaires français s’extasient de la saisissante courbe des montagnes où ils font du trek, tout en poussant toujours plus loin l’extraction minière. Plus les fonctionnaires français blancs s’extasient bruyamment de la beauté de ce pays, plus ils semblent vouloir lui arracher jusqu’à ses entrailles, avec le sourire, parfois même avec un collier de fleurs autour du cou.
Ce petit bout de rocher émergeant des océans fait actuellement parler de lui car s’y joue un de ces moments que l’homme blanc dit « historique » : la consultation référendaire du 4 novembre 2018, demandant aux habitants de l’île s’ils désirent rester Français ou accéder à l’indépendance Kanak. Organiser un tel scrutin dans un pays colonisé où le peuple autochtone Kanak représente désormais moins de 40% de l’électorat passerait pour une arnaque à n’importe quel enfant à qui l’ont expliquerait les choses simplement, et pourtant… la démocratie chirurgicale française, partis « indépendantistes » en tête, s’apprête à rejouer une scène dont personne n’est dupe.

Nous avons reçu une vidéo accompagnée d’un texte invitant « LE NOIR A VOTER BLANC » lors du référendum du 4 novembre 2018 ( les images de la vidéo ont été filmées lors du passage d’Emmanuel Macron sur l’île du 3 au 5 mai 2018). Cet appel a été produit par le « Collectif des Subrogés Tuteurs », regroupant des juristes Kanaks indépendantistes « indépendants » (c’est à dire hors du FLNKS, le parti historique de la lutte des années 80, aujourd’hui considéré comme un parti corrompu). Leur appel est précédé d’une rapide mise en contexte produite par nos soins.

... https://lundi.am/Le-noir-vote-blanc
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 02 Aoû 2018, 16:38

L’autodétermination face au néo-colonialisme.

Kanaky : L’autodétermination face au néo-colonialisme.

L’accord de Nouméa signé en 98 est un échec. L’État français s’était pourtant engagé officiellement auprès des dirigeants du FLNKS de l’époque à reconnaître les droits légitimes du peuple kanak et à accompagner la Kanaky vers la décolonisation exigée par l’ONU.
Vingt ans plus tard et à quelques semaines du premier référendum pour l’indépendance prévu le 4 novembre 2018, le constat est malheureusement sans appel.

A l’origine de cet échec, il faut évoquer la politique délétère de Michel Rocard en Kanaky. Rappelons qu’il a, entre autres, œuvré à des accords de Matignon qui maintient dans les faits le statut de colonie de la Kanaky et qu’il a accordé l’amnistie aux militaires assassins de la grotte d’Ouvéa en 1988. En serviteur de l’État obéissant, porteur de fallacieuses promesses et en adepte du « divisez pour régner », il a largement contribué à rendre possible cette situation, bien loin de l’image d’ami des peuples sans État qu’on lui prête jusque dans notre pays par exemple.

Le Plan de Rattrapage en kanaky et le P.E.I en Corse ont ceci de commun qu’ils ont largement contribué à une frénésie immobilière au profit d’une population européenne intéressée par des avantages fiscaux ou des placements spéculatifs. C’est cette même politique qui a fait voler en éclat les sociétés autochtones dans les deux pays .
Les inégalités sociales entre les Kanak et les Caldoches et Métros continuent d’exploser: c’est par exemple le cas avec la discrimination à l’embauche, la répression policière et judiciaire ciblée sur les Kanaks, la concentration des moyens de production dans les mains des intérêts français et des non-indépendantistes (les entreprises étant pour la plupart des filiales de multinationales françaises), ainsi que la forte présence militaire …

L’État français s’est uniquement assuré que, quel que soit le résultat des votes à venir, ses intérêts économiques et politiques dans la région soient préservés.
Le « non » devrait de toute façon largement l’emporter. En effet, ce que l’on peut qualifier de pacte faussant complètement la composition de la liste référendaire a été conclu à Matignon en novembre dernier entre d’un côté, les formations « modérées » du FLNKS , partisanes d’un État associé à la France et de l’autre, les partis loyalistes et le gouvernement français.

Le peuple Kanak, pourtant seul légitime à se prononcer au sujet de ce processus de décolonisation y est minoritaire.
Ce referendum à venir est donc un piège qui n’a d’autodétermination que le nom et qui ne peut que conduire la Kanaky vers de nouveaux drames. C’est ce qui amène aujourd’hui la gauche indépendantiste, en particulier le « Parti travailliste » et « l’Union syndicale des travailleurs Kanak et des exploités » (USTKE) à appeler le peuple kanak à une « non-participation massive » le 4 novembre 2018.

A Manca qui s’est toujours battue pour le droit des peuples à l’autodétermination soutient cet appel et demande la plus grande vigilance à tous les anticolonialistes.
Seule une forte mobilisation pourra empêcher les manipulations de l’État français qui fera tout à l’avenir pour installer dans l’archipel un système néocolonial de type « Françafrique ».

A MANCA


http://www.a-manca.net/kanaky-lautodete ... onialisme/
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 04 Aoû 2018, 15:00

Communiqué de presse du Parti Travailliste

Le Parti Travailliste a pris acte de la décision de l'Union Calédonienne de rompre le lien les unissant au sein du Groupe UC-FLNKS et NATIONALISTES au Congrès de la Nouvelle-Calédonie, ses deux élus Marie-Pierre GOYETCHE et Louis Kotra UREGEI siégeant désormais en tant qu'élus non inscrits à compter du lundi 30 juillet 2018.

Le Parti Travailliste tient à préciser que ses élus ont été des partenaires loyaux et assidus au sein du Groupe UCFN tant dans la défense des positions politiques que dans le travail institutionnel au Congrès. Au sein des Comités des Signataires auxquels il a participé à savoir Juin 2015 et Novembre 2017, le représentant du Parti Travailliste a été le seul à défendre les positions du groupe alors même que les élus de l'Union Calédonienne ont renié ces positions initiales pour s'aligner derrière celle de Paul Néaoutyne et de l'état colonial pour des modifications successives de la Loi Organique afin de permettre et de faciliter toujours davantage les inscriptions de non kanak.

Le Parti Travailliste souligne aussi avoir immmédiatement dénoncé et continue de le faire, le fameux "politiquement clos" sur les fraudes électorales que le FLNKS dont les représentants UC du groupe ont accepté de signer en Février 2016.

Cette rupture intervient alors même que deux représentants du groupe UCFN associés aux représentants de l'UNI-PALIKA ont apposé leurs signatures aux côtés des représentants des partis pro-colonialistes et de l'état colonial au bas d'un document baptisé "Charte des valeurs communes", fruit d'une nouvelle couillonnade issue d'un G10 illégitime devenu le G7 encore plus illégitime puisque les représentants indépendantistes n'ont jamais été mandatés par le peuple Kanak.

Cette simutanéité des évènements permet de constater que les Esprits des Combattants de la Liberté ont préservé le Parti Travailliste en le retirant de cette proximité avec les bradeurs de la cause kanak et nous en mesurons toute l'importance.

C'est pour cela que, malgré les sollicitations du Président du Groupe UCFN auprès de nos élus, à la participation au vote lors de l'élection du bureau du Congrès moyennant une récompense pour préserver les emplois de deux collaborateurs du Parti Travailliste, nous avons décliné préférant ne pas siéger et montrer que, contrairement à d'autres (suivez mon regard), nous ne marchons pas à la carotte institutionnelle. Si nos deux camarades perdent leur emploi, ils s'incriront au chômage et seront soutenus par notre parti sans perdre notre dignité à tous. Nous précisons que cette sollicitation au vote est intervenue après la rupture du groupe.

Là, encore, les Esprits des Frères et Sœurs nous ont à nouveau préservé de la manipulation parce-que le piège était de faire voter nos élus avec eux pour nous impliquer dans un contexte d'élections déjà combinées avec Calédonie Ensemble. N'en déplaise à nos détracteurs, le soutien des Esprits que l'on évoque s'exprime vis à vis de celles et ceux avec qui ils ont combattu et surtout pas aux guerriers du verbe dans les médias.

Nous ne les avons pas oublié, les sacrifices de leurs vies pour que vive Kanaky et ils sont toujours présents dans nos mémoires, nous inspirent et nous guident dans nos choix politiques.

C'est dans la dignité que nous assumons avec détermination et confiance notre choix de ne pas participer le 04 novembre au parachèvement de l'œuvre commencée avec l'Accord de Nouméa, de négation du Peuple Kanak au profit d'un pseudo peuple calédonien bricolé cher à Philippe GOMES pied-noir d'origine qui malgré ses allégations intéressées, n'est pas victime de l'histoire au sens de Nainvilles-Les-Roches, ainsi qu'à l'état colonial et à leurs complices indépendantistes !
A Nouméa le 02 Août 2018


http://ustke.org/actualites/actualite-p ... t_984.html
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 12 Sep 2018, 22:16

Intervention Solidaires au 16ème congrès de l’USTKE (Nouvelle Calédonie)

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https://solidaires.org/Intervention-Sol ... -Caledonie
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 19 Sep 2018, 07:56

Meeting de soutien à la lutte du peuple kanak pour l'indépendance

Paris mercredi 19 septembre 2018
à 19h, Bourse du travail de Paris
Salle Ambroise Croizat, 3 rue du château d’eau

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Soutenons le droit à l'indépendance de la Kanaky.
Contre le colonialisme et le racisme

Depuis plus de 160 ans le peuple Kanak est colonisé par la France, qui a perpétré contre lui d'innombrables massacres. Il n'a cessé depuis de se battre pour redevenir un peuple libre et maître de son destin. Les formes de la résistance ont varié mais celle-ci n'a jamais cessé : des insurrections de 1878 à celle de 1917, du refus de la conscription lors de la première guerre mondiale à l'occupation de la grotte d'Ouvéa en 1988, des manifestations pacifiques aux occupations de mairies ou d'autres édifices publics. Pour le peuple Kanak la colonisation c'est la spoliation des terres, la mise en minorité organisée sur sa propre terre, et une situation où dans tous les domaines - salaires, emploi, niveau de vie, logement, santé, éducation… - les Kanak subissent oppression et exploitation, racisme et discriminations.

Après plus d'un siècle et demi de lutte, le peuple Kanak a imposé par sa lutte la reconnaissance de son droit à l'autodétermination. Un référendum se tiendra le 4 novembre prochain qui décidera du sort à court terme du peuple Kanak. L'ampleur des enjeux économiques et géostratégiques pour la France font craindre toutes les manipulations. Le long conflit sur l'élaboration des listes électorales du référendum en témoigne, plus de 19 000 Kanak ne sont pas inscrits, plusieurs milliers d'inscriptions frauduleuses, en plus d'une double modification de la loi permettant l'ouverture du corps électoral à de nouvelles catégories de personnes non citoyennes.

Car la France coloniale fera tout pour préserver ses intérêts économiques (40% des réserves mondiales de nickel) et son rang de puissance militaire qui renforce sa présence dans le Pacifique Sud.

Les anticolonialistes, progressistes, antiracistes de France et plus largement tous ceux qui refusent d'abandonner le combat pour le droit des peuples sont concernés. Refuser de s'habituer à l'inacceptable parce qu'il dure est une nécessité. N'oublions pas qu'un peuple qui en opprime un autre ne saurait être un peuple libre.

A la veille du referendum, il est urgent d'entendre les organisations indépendantistes kanak.

Pour cela, venez nombreux au
Meeting de solidarité pour l'indépendance de la Kanaky
Mercredi 19 septembre 2018
19 heures Bourse du travail
Salle Ambroise Croizat
3 rue du Château d'eau Paris 10ème

En présence des organisations indépendantistes kanak, USTKE (Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités) , Parti travailliste
Intervenants
André Forest, président de l'USTKE,
Rock Haocas, USTKE et Parti travailliste,
Bernard Alleton, Collectif Solidarité Kanaky,
Saïd Bouamama, FUIQP,
Virginie Duval, Survie

Organisé par
Organisé par le Collectif Ni guerres ni état de guerre, le Collectif Solidarité Kanaky, le FUIQP (Front uni des immigrations et des quartiers populaires), la Ligue Panafricaine-UMOJA Section France, le PIR (Parti des Indigènes de la République), Sortir du colonialisme, Survie, l'UJFP (Union juive française pour la paix),

avec le soutien de
l'AFAPREDESA (Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis), de l'AFASPA95 (Association Française d'Amitié et de Solidarité avec les Peuples d'Afrique), d'Alternative libertaire, de la BAN (Brigade Anti Négrophobie), de la CNT, d'Ensemble, de la FASTI (Fédération des Associations de Solidarité avec Tout·e·s les Immigré·e·s), de la JC 94, du MJKF (Mouvement des jeunes kanak en France), du NPA , de la PSNSE (Plateforme des syndicats des nations sans Etat) et de l'Union syndicale Solidaires.

https://paris.demosphere.eu/rv/63649
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 23 Sep 2018, 15:28

La Kanaky acclamée au meeting de solidarité à Paris

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Faut-il voter ou boycotter le référendum du 4 novembre sur l’indépendance ? Mercredi à Paris, l’USTKE a expliqué son refus de participer à la mascarade arbitrée par un État français à la fois juge et partie.

Salle bien garnie, mercredi 19 septembre, dans la grande salle de la bourse du travail de Paris. Sur les bancs de bois lustrés par des générations de syndiqué.es, sous les blasons corporatifs des paveurs, boulangers, fondeurs, tailleurs, tabletiers et autres vieux métiers, environ 150 personnes étaient venues écouter les représentants de l’Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités (USTKE) et de son allié politique, le Parti travailliste (PT).

Le grand absent de la soirée était le FLNKS qui, malgré l’invitation qui lui avait été faite, n’a pas souhaité s’associer à la soirée.

Ce n’est pas un secret : les relations sont très tendues entre le FLNKS et l’USKTE à l’approche du référendum du 4 novembre 2018 sur l’indépendance de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie.

Le FLNKS s’est en effet engagé en 1998, avec les accords de Nouméa, à participer à ce référendum. Il appelle donc à voter oui à l’indépendance… sans illusion aucune sur les chances de l’emporter, le peuple kanak étant désormais minoritaire face aux colons [1].

L’USTKE et le PT, de leur côté, ne sont pas liés par les accords de Nouméa, qu’ils qualifient de duperie, et appellent en conséquence au boycott du référendum. Le FLNKS le déplore, estimant que cette division du mouvement indépendantiste va aggraver la défaite annoncée dans les urnes.

Rock Haocas, du PT, a expliqué tout cela, avant qu’André Forest, président de l’USTKE, ne brosse un tableau très sombre de la situation sociale du pays. Le peuple kanak y est toujours aussi marginalisé. A titre d’exemple, 3 % seulement des Kanak sont diplômé.es de l’enseignement supérieur (contre 25 % des Caldoches) ; ils représentent en revanche 80 % des détenus en prison, alors qu’ils et elles pèsent pour 40 % de la population du Caillou.

Paroles comoriennes, sahraouies, panafricaines...

Saïd Bouamama, du Front uni des immigrations et des quartiers populaires (FUIQP) a expliqué les enjeux impérialistes de l’État français dans l’océan Pacifique – grâce à ses colonies insulaires, la France est le « deuxième géant maritime mondial » comme aime à le rappeler Mélenchon-la-cocarde.

Ont également pris la parole l’association Solidarité Kanaky (qui a expliqué les grandes manœuvres autour de l’extraction du nickel), l’association Survie qui a rappelé que l’indépendance politique ne signifie pas forcément la fin de la tutelle (la Françafrique en atteste), le front Polisario (qui lutte au Sahara occidental contre le colonialisme marocain), la Ligue panafricaine Umoja (« unité » en swahili) et le Collectif de défense de l’intégrité et de la souveraineté des Comores, qui réclame la décolonisation de Mayotte et son rattachement à l’archipel.

Christian Mahieux, pour Solidaires et le Réseau syndical international de solidarité et de lutte (RSISL), a rappelé l’attachement historique d’une partie du syndicalisme français à la lutte anticolonialiste – Indochine et Algérie jadis ; Palestine ou Kanaky aujourd’hui.

Signalons aussi le bref hommage rendu à notre camarade Gisèle Felhendler, inhumée mardi à Pantin. Militante d’Alternative libertaire et de Sortir du colonialisme, elle avait été la cheville ouvrière, pendant des années, de la Semaine anticoloniale et du Salon anticolonial de Paris. Nous reparlerons d’elle prochainement.

Dans l’assistance, on reconnaissait, entre autres, des militantes et des militants d’AL, de la CNT, du NPA, du FUIQP, d’Ensemble, de Solidaires, du PIR et du Mouvement des jeunes Kanak de France.

En conclusion, Said Bouamama a insisté sur le fait que les organisations amies n’avaient pas à s’immiscer dans les divisions internes au mouvement indépendantiste, et a témoigné de sa conviction que dès le 5 novembre, au lendemain du référendum, les indépendantistes sauraient de nouveau se serrer les coudes face au colonisateur. « Vive la Kanaky libre ! » a clamé André Forest sous les applaudissements, avant d’inviter un artiste ami à la tribune. La soirée s’est achevé par quelques vers de poésie.

Guillaume Davranche (AL Montreuil)


[1] Lire à ce sujet « Kanaky : Référendum d’autodétermination, une chance ou un piège ? », Alternative libertaire de juin 2018 https://www.alternativelibertaire.org/? ... ation-2018


https://www.alternativelibertaire.org/? ... te-a-Paris
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 05 Oct 2018, 10:47

Kanaky - Nouvelle-Calédonie : Le temps de la décolonisation

Regards sur la société kanak à la veille du référendum d'autodétermination

Montpellier vendredi 5 octobre 2018
à 18h, Espace Martin Luther King, 27 Boulevard Louis Blanc

• Projection-débat autour du film "Lune d'Avril sur Canala" en présence de Michel Daëron, réalisateur.
• Intermède de chants et musiques kanak.

Ce film tourné à la fin des années 1980 à Canala, en Nouvelle-Calédonie, est l'occasion de porter notre regard sur ce territoire français, à la veille du référendum d'autodétermination prévu le 4 novembre 2018.

Lune d'Avril sur Canala donne la parole à des Kanak qui affichent leur conviction indépendantiste. Cet engagement bouleverse l'équilibre tribal : Christiane défie la condition des femmes, Soma celle des jeunes, Upan celle de la coutume.

Avec Michel Daëron, réalisateur de ce film, qui revient de Nouvelle-Calédonie nous échangerons sur la façon dont la société calédonienne a évolué ces dernières années. Comment vit-on aujourd'hui en ville ou en tribu ? Qu'en pensent les jeunes et les femmes ? La « coutume » est-elle une occasion de se rassembler, sans exclure? Qu'est devenu le projet d'indépendance de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie, alors que le temps de la décolonisation est en marche ?

Soirée organisée par le Centre de Documentation Tiers Monde
avec Mabelyna et La Case calédonienne de Montpellier

https://herault.demosphere.eu/rv/9921
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 18 Oct 2018, 19:13

Journée de solidarité avec le peuple Kanak

Toulouse Samedi 20 octobre 2018
à partir de 15h au Hangar de la Cépière

Survie Midi Pyrénées vous invite à une journée d’échange, de films et de témoignages pour s’informer sur la Kanaky/Nouvelle Calédonie et la situation du peuple Kanak. La France colonise officiellement ce pays depuis 1853, date depuis laquelle le peuple Kanak n’a cessé de résister. Suite aux accords des années 1980, un premier référendum pour l’indépendance du pays aura lieu le 4 novembre prochain.

Samedi 20 octobre à partir de 15h au Hangar de la Cépière à Toulouse.

Cette journée est l’occasion de mieux connaître l’histoire et les luttes du peuple Kanak, le caractère colonial de la présence française et de s’informer sur les enjeux actuels.

Survie invite des militant.es indépendantistes ainsi que des membres de l’AKT (Association des Kanaks de Toulouse) pour faire connaître leurs activités, leurs vécus et leurs luttes.

Déroulé de la journée (qui sera peut-être modifié) :

15h Accueil, présentation et coutume.
16h Présentation par Survie de la situation coloniale de la Kanaky-Nouvelle Calédonie et du contexte.
16h30 Quelques projections vidéo pour mieux connaître.
17h Prise de parole par deux militants indépendantistes : projet politique indépendantistes, parcours militant. Comment réaliser l’émancipation kanak ?
17h30/18h échange et micro ouvert pour les personnes qui souhaitent témoigner sur la réalité du pays, la situation du peuple Kanak, les enjeux et luttes actuelles. Présentation des activités de l’AKT.
19h/19h30 Apéro dînatoire et coutume de remerciement.

Le Hangar de la Cépière se trouve au 8 rue de Bagnolet. On s’y rend en métro depuis la station Arènes. On peut ensuite marcher ou prendre le bus 14 jusqu’à l’arrêt Pech.

Image

https://iaata.info/Journee-de-solidarit ... -2807.html
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 21 Oct 2018, 19:34

La Kanaky ne sera pas indépendante après le référendum du 4 novembre

Devant les sénateurs, Édouard Philippe a réaffirmé mardi 16 octobre l’impartialité de l’État quant au référendum d’autodétermination prévu le 4 novembre. Une position confortable dans la mesure où le résultat est couru d’avance : la Kanaky ne sera pas indépendante au lendemain du référendum. Un résultat déjà contenu en creux dans les accords de Nouméa en 1998, et de Matignon en 1988.

« Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? » C’est la question à laquelle devront répondre, par oui ou par non, quelque 174 154 électeurs le 4 novembre prochain. Le dernier sondage disponible prévoit une large victoire du non qui l’emporterait avec 66 % des suffrages exprimés contre 34 % pour le oui. Un résultat dont la compréhension est inséparable de la répartition ethnique de la population de l’archipel. Sur les 268 500 habitants que compte la Nouvelle-Calédonie, seulement 39,1% se déclarent Kanaks, contre 40,3 % cinq ans plus tôt. Viennent ensuite les Européens (27,1 %), puis des populations océaniennes originaires de Wallis-et-Futuna, du Vanuatu ou de Tahiti (11,4 %) non acquises à la séparation avec la France. Enfin, 8,6 % des habitants se déclarent de plusieurs communautés.

L’idée d’un référendum est évoquée pour la première fois en 1983 lors de rencontres entre l’État français et une délégation politique kanake, indique Daniel Guerrier. Pour l’ancien coprésident de l’association information et soutien des droits du peuple kanak (AISDPK), la délimitation du corps électoral est déjà un des nœuds du problème. « Les kanaks font preuve d’une grande ouverture d’esprit, ils acceptent l’idée qu’au référendum pourront participer les victimes de l’histoire : les descendants des bagnards, leurs gardiens et les agriculteurs des premières colonies de peuplement. » Mais les négociations s’enlisent et ouvrent une crise politique à partir de la fin 1984 avec le boycott des élections territoriales et la proclamation par le FLNKS d’un gouvernement provisoire de Kanaky présidé par Jean-Marie Tjibaou. Elle durera quatre années jusqu’au massacre de la grotte d’Ouvéa et aux accords de Matignon en 1988.

Corps électoral bloqué

Les accords de Matignon du 26 juin 1988 prévoient l’organisation d’un référendum d’autodétermination dans les dix années qui suivent. Mais le scrutin est repoussé par les accords de Nouméa en mai 1998 qui prévoient entre temps un transfert progressif de compétences de l’État en dehors des pouvoirs régaliens. Les deux accords acceptent l’idée d’un corps électoral bloqué pour cette consultation. « Il est moins bloqué que ne le souhaitaient les Kanaks. Les populations qui ont afflué sur le territoire lors du boom du nickel dans les années 60 et 70 ont été incluses dans le corps électoral. Cela noie les Kanaks dans leur propre pays », explique Daniel Guerrier qui évoque une circulaire de Pierre Mesmer en 1972 donnant instruction au haut-commissaire en Nouvelle-Calédonie de « faire du blanc ».

Finalement sur un collège électoral global en Nouvelle-Calédonie de 210 105 personnes, 174 154 pourront voter le 4 novembre. Pour les non-Kanaks, il faut résider dans l’archipel de façon continue depuis au moins le 31 décembre 1993. Ainsi, les métropolitains arrivés pendant la période du boom du nickel ne sont pas exclus du vote. « Si ne pouvaient voter que les autochtones et les victimes de l’histoire, le référendum serait gagné », considère Daniel Guerrier. Mais le militant anticolonialiste estime que « l’inclination naturelle de l’État français est de garder la Nouvelle-Calédonie pour des raisons stratégiques ». Il est vrai que ce territoire concentre un quart des réserves mondiales de nickel et participe à faire de la France la seconde puissance maritime mondiale, derrière les États-Unis.

Si les résultats du vote du 4 novembre confirment les sondages, les indépendantistes pourront réclamer un second et même un troisième référendum d’ici 2022. Mais sans changement du corps électoral, ils n’auront pas plus de chance d’aboutir, fermant la porte à une indépendance par des voies pacifiques, négociée par les accords de Matignon et d’Ouvéa.


et interview de Daniel Guerrier https://rapportsdeforce.fr/linternation ... e-10192359
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 27 Oct 2018, 20:29

Kanaky, autodétermination : la longue patience du peuple kanak

Autogestion #2

Kanak : autodétermination et émancipation sociale

Robert Louzon, syndicaliste révolutionnaire, membre du noyau de la revue La Révolution Prolétarienne, avait eu cette formule « La révolution est une longue patience ». Ce raccourci s’applique parfaitement au combat du peuple kanak qui s’oppose au colonialisme depuis 165 ans et dont la lutte a pris un essor significatif à la fin des années 70 culminant, sur le plan des mobilisations sociales de masse, au cours des années 80. L’objectif est de mettre fin à l’occupation colonialiste de la France et l’État, géré par la droite comme par la gauche, n’a eu de cesse de louvoyer pour freiner toute perspective indépendantiste, fixant une consultation électorale du peuple qui aura finalement lieu le 4 novembre 2018, 30 ans après la réaffirmation du rejet du colonialisme par le peuple kanak dans des conditions qui garantissent une victoire du non. Aussi l’on peut raisonnablement considérer que la lutte pour éradiquer le colonialisme en Kanaky appellera un regain de mobilisation dans l’avenir.

Syndicalistes révolutionnaires et anarcho-syndicalistes de la CNT nous sommes d’abord des internationalistes et cet engagement implique une solidarité permanente avec les peuples aujourd’hui colonisés et qui demain devront s’affranchir des lois du marché capitaliste, du salariat, de l’État pour œuvrer à l’émergence d’un monde nouveau, buts que nous partageons. Au-delà des choix futurs que fera le peuple émancipé du joug colonial, et qui relèvent de son libre arbitre, nos liens avec les travailleurs.ses kanak ne se relâcheront pas.

Dans ce numéro d’Autogestion nous entendons, modestement, fixer des repères quant aux étapes de la lutte du peuple kanak, rappeler la violence des forces répressives de l’État français, souligner les chausse-trappes institutionnels posés par les tenants du colonialisme, dénoncer l’indifférentisme d’une partie du mouvement ouvrier réformiste de France, souvent complice des exactions coloniales.

Autogestion, cahiers d’analyses syndicalistes révolutionnaires et anarcho-syndicalistes

Au sommaire :

Édito : Lutte pour l’autodétermination du peuple Kanak et responsabilités anti-impérialistes du mouvement ouvrier de métropole
Échanges avec Rock Haocas, secrétaire confédéral de l’USTKE, chargé de la communication et des Relations extérieures
Aux origines de la prise de possession de la Grande Terre.
Les stigmates de 160 années d’occupation coloniale. L’exposition universelle de Paris en 1931
L’heure de l’organisation
Autonomie politique et actions directes pour l’autodétermination.
De la lutte contre le statut Pons au massacre d’Ouvéa
Le compromis des Accords de Matignon
Le chemin sinueux et piégé de la voie référendaire : 1988-2018. Le positionnement des forces indépendantistes pour le référendum du 4 novembre 2018
Échos du meeting parisien de l’USTKE
Combat anti-impérialiste et lutte pour l’émancipation sociale.

Vous pouvez commander ce numéro en envoyant un chèque postal, port gratuit. Disponible à compter du 15 octobre. Prix 5,00 euros. Libeller le chèque à l’ordre de CNT PTT 95 avec au dos "Autogestion n°2".

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Re: Solidarité Kanaky

Messagede Pïérô » 28 Oct 2018, 16:29

Le référendum d’autodétermination : une mystification

NOUVELLE-CALÉDONIE

Le référendum d’autodétermination : une mystification

Avec l’accord de Matignon signé en 1988, l’Etat français a réussi à brouiller le tableau politique calédonien en provoquant dans les deux camps, indépendantiste et anti-indépendantiste, des clivages très forts entre ses partisans et ses opposants (1), et, en 1998, l’accord de Nouméa a aggravé ses effets.

L’accord de Nouméa a été conclu le 5 mai 1998 entre Jacques Lafleur au nom du Rassemblement pour la Calédonie dans la République (RPCR) et Roch Wamytan pour le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), Lionel Jospin représentant l’Etat français. Déclaré irréversible, il prévoit le transfert progressif aux nouvelles institutions calédoniennes de tous les pouvoirs… hormis le régalien (justice, ordre public, défense [2] et monnaie et affaires étrangères), qui reste au gouvernement français. Celui-ci finance le fonctionnement de ces institutions et a le droit de dissoudre le Congrès calédonien en cas d’instabilité institutionnelle. Composé de 54 membres issus des trois Assemblées de province, ce Congrès élit à la proportionnelle un exécutif. Un Sénat coutumier est consulté sur les sujets intéressant l’identité kanake – « culture de référence » que le Centre culturel Tjibaou qui naîtra en 1989 à Nouméa aura à charge de faire connaître et développer.
A ce propos, l’accord admet que « le choc de la colonisation a constitué un traumatisme durable pour la population d’origine », que « le moment est venu de reconnaître les ombres de la période coloniale », et aussi d’« ouvrir une nouvelle étape marquée par la pleine reconnaissance de l’identité kanake, préalable à la révision d’un contrat social entre toutes les communautés qui vivent sur le Caillou, et par un partage de souveraineté avec la France, sur la voie de la pleine souveraineté ». Des termes que la droite dure caldoche veut depuis faire disparaître.

Les répercussions des accords chez les indépendantistes

Côté kanak, des leaders se sont mis dès l’accord de Matignon à défendre les « acquis » et une « indépendance négociée », avec des étapes menant à une plus grande autonomie du territoire plutôt qu’à l’indépendance – au nom du pragmatisme ou pour servir leurs intérêts personnels. Les militant-e-s – en particulier au Palika – ont perdu de leur combativité en s’investissant dans l’administration des provinces à majorité kanake pour les faire fonctionner (3) ; et il s’est formé, au fil des ans, une petite bourgeoisie kanake (infirmiers, instituteurs…) favorable au statu quo.
L’Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités (USTKE) quitte le FLNKS en 1989 (4) ; le Front uni de libération (FULK), mené par Yann Céléné Uregei et qui a appelé à voter non au référendum, en 1990… Mais l’Union océanienne, composée de Wallisiens et Futuniens favorables à l’indépendance et rebaptisée Rassemblement démocratique océanien (RDO) en 1994, devient une composante du FLNKS, alors que ces communautés étaient traditionnellement sous la coupe du RPCR. Et le RDO y demeure actuellement, aux côtés de l’Union calédonienne (UC), du Palika et de l’Union progressiste mélanésienne (UPM, fondée en 1974 par des dissidents de l’UC).
De 1989 à 1992, il existe au Congrès calédonien comme un pacte de non-agression entre l’UC et le RPCR sur fond de développement séparé des provinces – le FLNKS gère celles du Nord et des îles Loyauté, le RPCR celle du Sud. Mais les dissensions dans le Front ont des répercussions dès les provinciales de 1995 : s’il garde le Nord – en dépit des listes rivales de l’UC et de l’Union nationale pour l’indépendance (UNI, lancée par le Palika et l’USTKE avec des membres de l’UC) –, il perd la présidence des îles car le parti Libération kanak socialiste (LKS) de Nidoïsh Naisseline s’allie pour le battre à la fois au Front pour le développement des îles Loyauté (FDIL, une dissidence de l’UC) et aux loyalistes…
De plus, les pourparlers débutés en octobre 1995 entre le FLNKS et le RPCR pour faire avancer les institutions s’interrompent. D’une part, les représentants du Front (François Burck, Léopold Jorédié et Roch Wamytan, figures de l’UC) sont désavoués pour avoir parlé dans la presse française de négociations avec le RPCR prévoyant le maintien du territoire dans l’ensemble français. D’autre part, le FLNKS pose en avril 1996 comme condition à la reprise de ces pourparlers la cession par la Société le nickel (dont l’Etat est actionnaire) de ses mines dans le Nord à la Société minière du Sud-Pacifique (SMSP, créée au début des années 1990 pour insérer les Kanaks dans l’exploitation du nickel). Le Palika est hostile à cette position ; aussi, tandis que le FLNKS opte pour l’abstention aux législatives de 1997, lui choisit avec l’USTKE de soutenir dans une circonscription Philippe Pentecost, homme d’affaires anti-indépendantiste.
En février 1998, le problème minier est réglé par la cession du massif de Koniambo à la SMSP et la décision d’y construire une usine de traitement de nickel. Le Front arrive enfin à fixer la date de son prochain congrès…
Pro et anti-indépendantistes appellent à voter l’accord de Nouméa (5), mais d’autres ruptures interviennent dans le FLNKS. Burck et Jorédié créent avec le numéro deux du Palika Raphaël Mapou, le LKS et le FDIL un Comité de coordination pour l’indépendance (CCI) qui entame des négociations directes avec Lafleur et devient la Fédération des comités de coordination indépendantistes ; aux provinciales de 1999, cette FCCI gagne 4 sièges au Congrès, et forme avec les 24 élus du RPCR un groupe qui donne à ce parti la majorité absolue jusqu’en 2004. En 2000, l’UC crée au Congrès et dans les Assemblées de province des groupes distincts de ceux du FLNKS tout en continuant à faire partie de cette structure, et elle présente des listes uniquement UC lors des élections. En 2001, les diverses composantes du FLNKS ne parvenant pas à s’entendre sur un président, il est décidé que cette fonction sera désormais assurée par un bureau politique collégial…
Crises et scissions rythment ainsi – depuis trente ans – la vie dans le mouvement indépendantiste. Aujourd’hui, le FLNKS conserve l’essentiel de l’électorat kanak mais n’a toujours pas de président. Aux provinciales de 2014, il n’a présenté de liste unitaire que dans le Sud. Sur les 20 sièges qu’il détient au Congrès, 11 sont à l’UC, 8 au Palika et 1 à l’UPM.

Les conséquences des accords chez les anti-indépendantistes

Les loyalistes se sont déchirés lors de la poignée de main entre Lafleur et Tjibaou, et de nouvelles formations de droite sont venues concurrencer soit le RPCR (6) – renommé Le Rassemblement UMP et soumis à de multiples dissidences à partir de 1989 –, soit le Front national. En particulier Avenir ensemble, d’Harold Martin, en 2004 (rebaptisé Les Républicains calédoniens en 2017) et Calédonie ensemble, de Philippe Gomès, en 2008. Ces partis, d’une droite plus modérée, ont fini par ravir le leadership au RPCR et sont désireux de trouver une solution consensuelle entre large autonomie et souveraineté pour la Nouvelle-Calédonie. Mais aucun n’a les moyens de faire seul sa politique au Congrès et dans la province Sud ; de plus, ils scissionnent sans cesse et s’opposent entre autres sur l’attitude à avoir par rapport aux accords.
Calédonie ensemble, qui se déclare pluriethnique et pour le maintien dans le giron français, détient présentement les deux sièges de députés calédoniens à l’Assemblée nationale et un des deux sièges de sénateurs. Il dirige aussi la Nouvelle-Calédonie, depuis l’élection de Philippe Germain à la tête du gouvernement en 2015… grâce notamment aux voix kanakes de l’UNI et de l’UC (le représentant de ce parti, Jean-Louis d’Anglebermes, est vice-président du gouvernement).
Enfin, on trouve une large part de l’électorat wallisien et futunien dans le camp anti-indépendantiste. Ce sous-prolétariat du bâtiment et des mines a peur de devoir retourner à Wallis-et-Futuna, petites îles sans terres cultivables, si l’indépendance l’emporte en Nouvelle-Calédonie. Alors, quoique très exploité et maltraité par les caldoches, il donne le plus souvent sa voix aux formations de droite ou au Rassemblement océanien pour une Calédonie plurielle (ROC plurielle) que préside Mikaële Tuifua. Cependant, si ce parti défend un « destin commun » calédonien dans lequel les Wallisiens et Futuniens auraient leur part, c’est par un rapprochement entre Polynésiens et Mélanésiens, et en accusant les loyalistes d’être à l’origine de l’antagonisme entre ces communautés et de l’entretenir (7).

Une situation sociale encore dégradée

Dans le même temps où l’Etat français neutralisait la revendication indépendantiste avec les accords, les inégalités sociales ont empiré pour la majorité des Kanak-e-s (8), qui subissent toujours oppression et exploitation, racisme et discriminations (en matière de salaires, emploi, niveau de vie, logement, santé ou éducation [9]). De plus, quoique les investissements de l’Etat se soient effectués à proportion d’un quart pour le Sud et des trois quarts pour le Nord et les îles, le déséquilibre entre les provinces s’est accentué.
Dans les banlieues de Nouméa, la population s’est fortement accrue parce que des jeunes Kanaks y arrivent des autres provinces pour faire des études ou chercher un travail, mais aussi par attrait pour la modernité et désir d’échapper aux contraintes collectives de la vie en tribu. Ils et elles sont ainsi 10 000 à vivre aujourd’hui, souvent dans des squats (cabanes sans eau ni électricité), autour de la capitale. Certains meurent, sous l’influence de la drogue ou de la boisson, dans un accident de la route un samedi soir ; d’autres attaquent un bar tenu par des caldoches pour se procurer de l’alcool…
Fin mai 2014, l’annonce que l’usine métallurgique de Vale, à Goro, allait fermer a provoqué blocages de routes, affrontements violents avec la police et détériorations importantes pendant une semaine ; des jeunes de Saint-Louis (la chefferie de Roch Wamytan, UC) ont exprimé ouvertement leur défiance vis-à-vis des chefs coutumiers et des leaders politiques. Fin octobre 2016, c’est la mort d’un jeune évadé de prison, tué d’une balle dans le thorax par la police alors qu’il tentait de forcer un barrage, qui y a entraîné le caillassage de centaines d’automobilistes, et même des tirs d’armes à feu contre eux… Une réalité de classe qui rappelle les révoltes des banlieues en France.
Sur le terrain social toujours, l’USTKE a mené de nombreuses luttes et grèves assez dures (une trentaine rien qu’en 1996). En particulier à Carsud, entreprise de transport en commun dans le grand Nouméa : une grève a démarré le 2 novembre 2007 après le licenciement de deux salariés ; mais, le 17 janvier 2008, 200 gardes mobiles sont intervenus, avec lacrymos et Flash-Ball… 44 personnes ont été placées en garde à vue, 14 syndicalistes emprisonnés jusqu’au 22 février ; Gérard Jodar, alors président de l’USTKE, a été condamné à douze mois de prison dont six ferme, et 22 autres syndicalistes à des peines de un mois à un an ferme.
L’USTKE a aussi organisé avec le Palika, le LKS et le FDIL des manifestations à Nouméa pour « défendre l’emploi local », lors de l’arrivée en novembre 1997 de 110 boat people chinois. Il s’agissait d’obtenir une embauche prioritaire pour les Kanaks – non par racisme (les Kanaks ont par exemple toujours intégré dans leurs partis « métros », Wallisiens ou Asiatiques [10]), mais parce que plus de 10 000 personnes s’étaient installées sur le territoire entre 1989 et 1996 et que les emplois administratifs créés étaient attribués pour l’essentiel à des Européens. Une loi sur la protection de l’emploi local a été votée en 2010 pour donner priorité, à qualifications et compétences égales, aux Calédoniens dans le privé et une partie du public, mais elle est contournée par les employeurs.
En 2007, l’USTKE a impulsé le Parti travailliste, qui dénonce la mainmise des caldoches et des « métros » sur le pouvoir politique et économique, la spoliation persistante des terres appartenant aux Kanaks, la pollution de l’environnement… et « la déliquescence des organisations politiques issues des rangs indépendantistes qui cogèrent la situation coloniale ».

Les stratégies des deux camps à la veille du référendum

Le 4 novembre 2018 va être posée la question laborieusement rédigée par le comité des signataires en mars dernier : « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? » Mais comment ce référendum pourrait-il ne pas être un piège pour les Kanaks ? Si toutes les forces politiques se sont employées à le repousser jusqu’à la date limite imposée par l’accord de Nouméa parce qu’elles craignaient son résultat, ce choix a desservi en premier lieu la revendication indépendantiste. Les Kanaks ne représentant plus que 38,5 % de la population calédonienne, ils-elles ne possèdent pas les forces numériques nécessaires pour gagner le scrutin – d’autant que, malgré leurs divisions, les anti-indépendantistes mènent une campagne bien plus active et efficace que les indépendantistes.
C’est pourquoi la composition du corps électoral a aussi longtemps cristallisé les tensions. Celui qui a été retenu comprend les personnes arrivées avant le 31 décembre 1994 et pouvant justifier (même par une boîte aux lettres) de vingt ans de domicile continu en Nouvelle-Calédonie à la date de la consultation. L’Etat a ainsi réussi à imposer dans ce vote la colonie de peuplement qu’il a développée avec constance (notamment avec le boom du nickel entre 1969 et 1973).
Nombre de Kanaks – au moins 23 000, selon les indépendantistes – ne sont pas inscrits sur la liste générale (11) : seuls le sont automatiquement les jeunes ayant fait l’objet d’un recensement militaire à leurs 16 ans. Les experts de l’ONU, qui à plusieurs reprises se sont rendus sur le Caillou, regrettaient dans leur rapport de 2017 la persistance de dysfonctionnements (comme des inscriptions frauduleuses dans des municipalités à majorité loyaliste).
Le comité des signataires est parvenu le 2 novembre 2017 à un compromis en autorisant l’inscription de 10 900 personnes, dont 7 000 Kanaks. Mais on compte 30 % de chômeurs chez les 18-25 ans kanaks, et nombre d’entre eux ont l’intention de s’abstenir car ils-elles ne considèrent pas le référendum comme un moyen d’émancipation. Surtout, la crainte de voir renaître des affrontements violents (12) fait souhaiter à beaucoup de Calédoniens une indépendance accompagnée par l’Etat français. Enfin, le scrutin n’est pas organisé par une institution internationale, mais par la puissance coloniale elle-même. Il pourrait donc bien n’y avoir que 20 % de oui.
Certes il est prévu que, si l’indépendance est rejetée, deux autres référendums seront organisés, en 2020 et 2022, sur la même question ou non ; mais si les résultats demeurent négatifs, le corps électoral bloqué disparaîtra et le dernier « métro » nommé sur place pourra voter suivant le droit commun français. C’en sera fini de toute possibilité d’indépendance par la voie électorale. Le statut actuel de l’île sera maintenu, et la France pourra demander à l’ONU de retirer la Nouvelle-Calédonie de la liste des pays à décoloniser – celle-ci donne accès à des aides financières et des soutiens politiques.
Face aux dissensions dans le FLNKS, Daniel Goa, son actuel porte-parole, a appelé à l’unité, lors de la convention des 28-29 avril, en constatant : « Si nous perdons ce référendum comme conséquence d’une politique de peuplement qui a eu pour but de nous rendre minoritaires sur notre terre, et que nous le perdons en restant unis, notre revendication demeure. On perd mais on continue à réclamer la souveraineté kanake. En revanche, si nous perdons ce référendum en étant désunis, qu’est-ce qu’on pourra garder comme revendication ? »
Concernant l’avenir, le Palika soutient l’idée de l’indépendance puis d’un partenariat avec la France. Conscient que les autres populations ne partiront pas, il pense que le seul moyen de les inciter à voter l’indépendance est de garder des liens avec la France. L’UC, elle, souhaite une indépendance-association qui implique de négocier avec le centre sinon la droite de Nouméa, et que les autres formations kanaks considèrent comme bidon. Enfin, le Parti travailliste veut l’indépendance tout court et a opté le 14 juillet pour la non-participation au référendum (plutôt que son boycott, pour ne pas diviser davantage). Mais, à son 36e congrès des 2-3 février, le FLNKS a laissé ouvert le débat sur le type de société à construire dans un Etat indépendant (13). Le processus de « décolonisation douce » qu’il poursuit ne précise donc pas les liens qui l’uniront à son ex-colonisateur. Face à l’UC qui demandait l’élection d’un président pour « disposer d’une structure qui soit pilotée afin que [la] parole [du Front] soit forte, claire, sans ambiguïté », le Palika et l’UPM ont défendu le maintien d’un bureau politique collégial. De même, la proposition faite par l’UC d’élargir le FLNKS entre autres au Parti travailliste et à l’USTKE a été refusée, mais l’idée de constituer une plate-forme à son côté a été acceptée (14).

Quelle position défendre pour les anticolonialistes ?

Dans les années 80, l’Association information et soutien à la lutte du peuple kanak (AISDPK) a affirmé concrètement sa solidarité avec ce peuple, mais l’accord Matignon l’a fait exploser : une partie de ses membres estimaient qu’on devait le dénoncer car il était mauvais ; l’autre pensait qu’il fallait faire campagne en sa faveur puisque les leaders kanaks l’avaient signé.
La solidarité envers les Kanak-e-s est actuellement très faible en France (15), et rendue compliquée par la distance (il n’y a plus de représentation permanente du FLNKS en métropole pour fournir des informations et tisser des liens). Quoi qu’il en soit, il faut bien sûr continuer de dénoncer la France comme puissance coloniale défendant ses intérêts économiques et géopolitiques en Nouvelle-Calédonie (voir l’encadré), et soutenir les luttes sociales là-bas comme ailleurs.

Vanina

1. Ainsi, en apprenant la teneur de cet accord, les militants kanaks auteurs de la prise d’otages à Ouvéa ont refusé leur libération ; et, le 4 mai 1989, Tjibaou et son adjoint Yeiwéné Yeiwéné ont été assassinés par un de leurs porte-parole, qui leur reprochait d’avoir trahi en l’acceptant.
2. La Nouvelle-Calédonie peut néanmoins siéger à la Conférence du Pacifique Sud aux côtés de pays tels que l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les Etats-Unis.
3. La présence des Kanaks dans l’administration a été favorisée par un programme de formation professionnelle dit des « 400 cadres ».
4. L’USTKE, implantée dans le public et le privé, a été fondée pour faire passer une position de classe dans le mouvement indépendantiste – les idées de socialisme et d’indépendance étant selon lui logiquement mêlées puisque c’est dans le monde du travail que se vivent le plus les contradictions du système colonial.
5. Il y aura 51,92 % de oui contre 20,33 % de non, 25,92 % d’abstentions et 1,98 % de vote blancs-nuls.
6. Battu pour la première fois dans la province Sud en 2004, et dans son propre parti par Pierre Frogier, Lafleur a quitté le devant de la scène et est décédé en 2010.
7. Dans les années 80, Lafleur a créé des milices formées de Wallisiens et Futuniens et payées par les fonds publics pour « casser du Kanak ».
8. Par exemple, les fonctionnaires « métros » bénéficiant d’un salaire indexé, le FLNKS a obtenu que les très rares fonctionnaires kanaks y aient droit aussi, mais cela a contribué à diviser plus encore la communauté kanake.
9. Les Kanak-e-s représentent 57 % des non-diplômés, 75 % des ouvriers et 90 % des détenus, contre 6 % des diplômés de l’enseignement supérieur.
10. Pierre Declercq était « métro » ; à la tête de l’USTKE, sur les dix membres de son comité directeur il y avait en 1985 cinq non-Kanaks…
11. En Nouvelle-Calédonie coexistent trois listes électorales : la générale, ouverte à tous les Français résidant sur place depuis au moins six mois ; la provinciale, pour les personnes arrivées avant le 8 novembre 1998 et ayant dix ans de résidence en continu ; enfin, la référendaire.
12. Sur les cinq leaders de l’UC qui ont fait basculer ce parti de l’autonomie à l’indépendance, en 1977, quatre ont ainsi été assassinés.
13. Il doit actualiser le projet de Constitution qu’il a déposé en 1987 à l’ONU.
14. Les divergences portent aussi sur l’acceptation des trois référendums à venir : le Palika et l’UPM veulent y participer ; l’UC propose de répondre oui au scrutin de 2018, mais de ne pas donner de consignes de vote aux suivants.
15. La gauche dénonçait auparavant au moins la situation coloniale en Nouvelle-Calédonie ; aujourd’hui il n’y a guère qu’une partie de l’extrême gauche (notamment le NPA et Solidaires), des libertaires ou le Syndicat des travailleurs corses (STC) pour soutenir ouvertement les Kanaks.


ENCADRE

Le malheur d’être né-e dans un pays riche

La Nouvelle-Calédonie est importante pour la France tant sur le plan économique que stratégique. Elle est très riche en minerais : cobalt, chrome, fer, manganèse, et surtout nickel latéritique (elle renferme 45 % des réserves mondiales de ce métal, qui sert à la haute technologie et à l’armement et qui constitue 99,2 % de ses exportations). Mais c’est surtout sa position dans le Pacifique qui intéresse la France – et les Etats-Unis, la Chine ou la Russie. On comprend que, sur de telles bases, l’Elysée veuille la maintenir sous sa coupe. Sitôt nommé à la tête d’une mission parlementaire sur l’avenir institutionnel du Caillou, en octobre 2017, Valls s’est déclaré pour son maintien dans la République française – par choix tactique, Macron et Philippe se montrent plus mesurés dans leurs propos.
Les indépendantistes kanaks souhaiteraient voir la « Kanaky-Nouvelle-Calédonie » devenir membre d’une fédération mélanésienne regroupant la Nouvelle-Guinée, le Vanuatu, les îles Salomon et Fidji. Ils ne veulent pas l’appeler « Kanaky » tout court pour que les populations non kanaks s’y sentent aussi chez elles.


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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 02 Nov 2018, 19:29

Sur le Mouvement des Groupes Révolutionnaires Koutumiers Kanak (MGRK)

Le 4 novembre prochain aura lieu le référendum sur l’indépendance de la Nouvelle Calédonie. Étant donné qu’il n’y a jamais eu de telle consultation pour approuver ou non la souveraineté française, certains refusent le principe même d’un tel référendum car, en un sens "ici, l’État français est déjà destitué car c’est la « Koutume » qui régit la vie". C’est le cas notamment du MGRK, le Mouvement des Groupes Révolutionnaires Koutumiers Kanak, qui présente les choses autrement : "La Nouvelle Calédonie, colonie française, terre occupée depuis 165 ans, sera soumise le 4 novembre à une « consultation » référendaire : souhaite-t -elle ou non sa pleine souveraineté, en d’autres mots son indépendance ? Après une politique de peuplement qui a rendu le peuple kanak minoritaire, la farce du jeu des urnes est ici sans complexe."
Nous publions ici un court reportage donnant la parole à des membres du MGRK précédé d’une mise au point sur la situation et d’un communiqué de presse du MGRK qui précise sa volonté d’indépendance et son opposition au référendum.

... https://lundi.am/Sur-le-Mouvement-des-G ... Kanak-MGRK

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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 04 Nov 2018, 21:49

La Nouvelle-Calédonie choisit la France mais le camp indépendantiste progresse

La Nouvelle-Calédonie a choisi dimanche de rester dans le giron français lors d'un référendum d'autodétermination historique, consacrant selon le président Macron une "marque de confiance dans la République", malgré une importante percée des indépendantistes.

Selon les résultats définitifs sur les 284 bureaux de l'archipel français, colonisé en 1853 et disposant d'importantes réserves de nickel, le non à l'indépendance l'a emporté avec 56,4% des voix contre 43,6% pour le oui.

La participation a été massive, avec 80,63 % de votants. Quelques incidents ont été signalés en fin de soirée, mais le scrutin s'est dans l'ensemble déroulé dans le calme.

... https://www.ladepeche.fr/article/2018/1 ... dance.html
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 05 Nov 2018, 00:20

Discussion. Kanaky: le jour d'après. Retour sur le référendum

Clermont-ferrand lundi 05 novembre à 20H :
"Kanaky: le jour d'après. Retour sur le référendum" dans le cadre des lundis libertaires en présence de militants indépendantistes.

Image

"Le 04 novembre, les Kanak et autres habitants de longue date de Kanaky sont appelés à se prononcer par référendum sur la question « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? ». Ce vote est censé achever un processus de décolonisation par étapes initié en 1988, suite à l'assaut sanglant de la grotte d'Ouvéa.

Mais qu'entend-t-on réellement par « décolonisation » ? Si la Nouvelle-Calédonie - Kanaky est inscrite sur la liste des territoires à décoloniser de l'ONU (de même que la Polynésie française), comment désigner tous les « confettis » de l'empire français éparpillés autour du globe ? Le terme « Outre Mer » ne serait-il pas le cache sexe de situations coloniales ?"

Rencontre/discussion à l'UPC 3 rue Gaultier de Biauzat Clermont-ferrand, pot amical

http://www.c-g-a.org/content/kanaky-le- ... ibertaires
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 09 Nov 2018, 21:11

Le colonialisme à la française

Les Kanaks votent oui à l’indépendance mais le non l’emporte

Le gouvernement et le président Macron en tête ont célébré la victoire du non au référendum sur l’indépendance de la Kanaky. Pourtant lorsque l’on regarde de plus près les résultats du vote on constate que les Kanaks ont voté majoritairement pour l’indépendance. Ce serait entre 80 et 90% des Kanaks qui auraient voté pour l’indépendance. Retour sur un droit à l’autodétermination bafoué par le colonialisme français.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Les- ... -l-emporte
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