Solidarité Kanaky

et appels à aller soutenir en urgence...

Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 04 Juil 2018, 21:24

Le noir vote blanc

La Kanaky est une Zone À Défendre

Bienvenue en Nouvelle Calédonie. Paradis tropical où les fonctionnaires français s’extasient de la beauté des lagons qu’ils sillonnent en planche à voile, tout en installant des usines sidérurgiques sur ses côtes. Paradis tropical où les fonctionnaires français s’extasient de la saisissante courbe des montagnes où ils font du trek, tout en poussant toujours plus loin l’extraction minière. Plus les fonctionnaires français blancs s’extasient bruyamment de la beauté de ce pays, plus ils semblent vouloir lui arracher jusqu’à ses entrailles, avec le sourire, parfois même avec un collier de fleurs autour du cou.
Ce petit bout de rocher émergeant des océans fait actuellement parler de lui car s’y joue un de ces moments que l’homme blanc dit « historique » : la consultation référendaire du 4 novembre 2018, demandant aux habitants de l’île s’ils désirent rester Français ou accéder à l’indépendance Kanak. Organiser un tel scrutin dans un pays colonisé où le peuple autochtone Kanak représente désormais moins de 40% de l’électorat passerait pour une arnaque à n’importe quel enfant à qui l’ont expliquerait les choses simplement, et pourtant… la démocratie chirurgicale française, partis « indépendantistes » en tête, s’apprête à rejouer une scène dont personne n’est dupe.

Nous avons reçu une vidéo accompagnée d’un texte invitant « LE NOIR A VOTER BLANC » lors du référendum du 4 novembre 2018 ( les images de la vidéo ont été filmées lors du passage d’Emmanuel Macron sur l’île du 3 au 5 mai 2018). Cet appel a été produit par le « Collectif des Subrogés Tuteurs », regroupant des juristes Kanaks indépendantistes « indépendants » (c’est à dire hors du FLNKS, le parti historique de la lutte des années 80, aujourd’hui considéré comme un parti corrompu). Leur appel est précédé d’une rapide mise en contexte produite par nos soins.

... https://lundi.am/Le-noir-vote-blanc
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 02 Aoû 2018, 17:38

L’autodétermination face au néo-colonialisme.

Kanaky : L’autodétermination face au néo-colonialisme.

L’accord de Nouméa signé en 98 est un échec. L’État français s’était pourtant engagé officiellement auprès des dirigeants du FLNKS de l’époque à reconnaître les droits légitimes du peuple kanak et à accompagner la Kanaky vers la décolonisation exigée par l’ONU.
Vingt ans plus tard et à quelques semaines du premier référendum pour l’indépendance prévu le 4 novembre 2018, le constat est malheureusement sans appel.

A l’origine de cet échec, il faut évoquer la politique délétère de Michel Rocard en Kanaky. Rappelons qu’il a, entre autres, œuvré à des accords de Matignon qui maintient dans les faits le statut de colonie de la Kanaky et qu’il a accordé l’amnistie aux militaires assassins de la grotte d’Ouvéa en 1988. En serviteur de l’État obéissant, porteur de fallacieuses promesses et en adepte du « divisez pour régner », il a largement contribué à rendre possible cette situation, bien loin de l’image d’ami des peuples sans État qu’on lui prête jusque dans notre pays par exemple.

Le Plan de Rattrapage en kanaky et le P.E.I en Corse ont ceci de commun qu’ils ont largement contribué à une frénésie immobilière au profit d’une population européenne intéressée par des avantages fiscaux ou des placements spéculatifs. C’est cette même politique qui a fait voler en éclat les sociétés autochtones dans les deux pays .
Les inégalités sociales entre les Kanak et les Caldoches et Métros continuent d’exploser: c’est par exemple le cas avec la discrimination à l’embauche, la répression policière et judiciaire ciblée sur les Kanaks, la concentration des moyens de production dans les mains des intérêts français et des non-indépendantistes (les entreprises étant pour la plupart des filiales de multinationales françaises), ainsi que la forte présence militaire …

L’État français s’est uniquement assuré que, quel que soit le résultat des votes à venir, ses intérêts économiques et politiques dans la région soient préservés.
Le « non » devrait de toute façon largement l’emporter. En effet, ce que l’on peut qualifier de pacte faussant complètement la composition de la liste référendaire a été conclu à Matignon en novembre dernier entre d’un côté, les formations « modérées » du FLNKS , partisanes d’un État associé à la France et de l’autre, les partis loyalistes et le gouvernement français.

Le peuple Kanak, pourtant seul légitime à se prononcer au sujet de ce processus de décolonisation y est minoritaire.
Ce referendum à venir est donc un piège qui n’a d’autodétermination que le nom et qui ne peut que conduire la Kanaky vers de nouveaux drames. C’est ce qui amène aujourd’hui la gauche indépendantiste, en particulier le « Parti travailliste » et « l’Union syndicale des travailleurs Kanak et des exploités » (USTKE) à appeler le peuple kanak à une « non-participation massive » le 4 novembre 2018.

A Manca qui s’est toujours battue pour le droit des peuples à l’autodétermination soutient cet appel et demande la plus grande vigilance à tous les anticolonialistes.
Seule une forte mobilisation pourra empêcher les manipulations de l’État français qui fera tout à l’avenir pour installer dans l’archipel un système néocolonial de type « Françafrique ».

A MANCA


http://www.a-manca.net/kanaky-lautodete ... onialisme/
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 04 Aoû 2018, 16:00

Communiqué de presse du Parti Travailliste

Le Parti Travailliste a pris acte de la décision de l'Union Calédonienne de rompre le lien les unissant au sein du Groupe UC-FLNKS et NATIONALISTES au Congrès de la Nouvelle-Calédonie, ses deux élus Marie-Pierre GOYETCHE et Louis Kotra UREGEI siégeant désormais en tant qu'élus non inscrits à compter du lundi 30 juillet 2018.

Le Parti Travailliste tient à préciser que ses élus ont été des partenaires loyaux et assidus au sein du Groupe UCFN tant dans la défense des positions politiques que dans le travail institutionnel au Congrès. Au sein des Comités des Signataires auxquels il a participé à savoir Juin 2015 et Novembre 2017, le représentant du Parti Travailliste a été le seul à défendre les positions du groupe alors même que les élus de l'Union Calédonienne ont renié ces positions initiales pour s'aligner derrière celle de Paul Néaoutyne et de l'état colonial pour des modifications successives de la Loi Organique afin de permettre et de faciliter toujours davantage les inscriptions de non kanak.

Le Parti Travailliste souligne aussi avoir immmédiatement dénoncé et continue de le faire, le fameux "politiquement clos" sur les fraudes électorales que le FLNKS dont les représentants UC du groupe ont accepté de signer en Février 2016.

Cette rupture intervient alors même que deux représentants du groupe UCFN associés aux représentants de l'UNI-PALIKA ont apposé leurs signatures aux côtés des représentants des partis pro-colonialistes et de l'état colonial au bas d'un document baptisé "Charte des valeurs communes", fruit d'une nouvelle couillonnade issue d'un G10 illégitime devenu le G7 encore plus illégitime puisque les représentants indépendantistes n'ont jamais été mandatés par le peuple Kanak.

Cette simutanéité des évènements permet de constater que les Esprits des Combattants de la Liberté ont préservé le Parti Travailliste en le retirant de cette proximité avec les bradeurs de la cause kanak et nous en mesurons toute l'importance.

C'est pour cela que, malgré les sollicitations du Président du Groupe UCFN auprès de nos élus, à la participation au vote lors de l'élection du bureau du Congrès moyennant une récompense pour préserver les emplois de deux collaborateurs du Parti Travailliste, nous avons décliné préférant ne pas siéger et montrer que, contrairement à d'autres (suivez mon regard), nous ne marchons pas à la carotte institutionnelle. Si nos deux camarades perdent leur emploi, ils s'incriront au chômage et seront soutenus par notre parti sans perdre notre dignité à tous. Nous précisons que cette sollicitation au vote est intervenue après la rupture du groupe.

Là, encore, les Esprits des Frères et Sœurs nous ont à nouveau préservé de la manipulation parce-que le piège était de faire voter nos élus avec eux pour nous impliquer dans un contexte d'élections déjà combinées avec Calédonie Ensemble. N'en déplaise à nos détracteurs, le soutien des Esprits que l'on évoque s'exprime vis à vis de celles et ceux avec qui ils ont combattu et surtout pas aux guerriers du verbe dans les médias.

Nous ne les avons pas oublié, les sacrifices de leurs vies pour que vive Kanaky et ils sont toujours présents dans nos mémoires, nous inspirent et nous guident dans nos choix politiques.

C'est dans la dignité que nous assumons avec détermination et confiance notre choix de ne pas participer le 04 novembre au parachèvement de l'œuvre commencée avec l'Accord de Nouméa, de négation du Peuple Kanak au profit d'un pseudo peuple calédonien bricolé cher à Philippe GOMES pied-noir d'origine qui malgré ses allégations intéressées, n'est pas victime de l'histoire au sens de Nainvilles-Les-Roches, ainsi qu'à l'état colonial et à leurs complices indépendantistes !
A Nouméa le 02 Août 2018


http://ustke.org/actualites/actualite-p ... t_984.html
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 12 Sep 2018, 23:16

Intervention Solidaires au 16ème congrès de l’USTKE (Nouvelle Calédonie)

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https://solidaires.org/Intervention-Sol ... -Caledonie
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 19 Sep 2018, 08:56

Meeting de soutien à la lutte du peuple kanak pour l'indépendance

Paris mercredi 19 septembre 2018
à 19h, Bourse du travail de Paris
Salle Ambroise Croizat, 3 rue du château d’eau

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Soutenons le droit à l'indépendance de la Kanaky.
Contre le colonialisme et le racisme

Depuis plus de 160 ans le peuple Kanak est colonisé par la France, qui a perpétré contre lui d'innombrables massacres. Il n'a cessé depuis de se battre pour redevenir un peuple libre et maître de son destin. Les formes de la résistance ont varié mais celle-ci n'a jamais cessé : des insurrections de 1878 à celle de 1917, du refus de la conscription lors de la première guerre mondiale à l'occupation de la grotte d'Ouvéa en 1988, des manifestations pacifiques aux occupations de mairies ou d'autres édifices publics. Pour le peuple Kanak la colonisation c'est la spoliation des terres, la mise en minorité organisée sur sa propre terre, et une situation où dans tous les domaines - salaires, emploi, niveau de vie, logement, santé, éducation… - les Kanak subissent oppression et exploitation, racisme et discriminations.

Après plus d'un siècle et demi de lutte, le peuple Kanak a imposé par sa lutte la reconnaissance de son droit à l'autodétermination. Un référendum se tiendra le 4 novembre prochain qui décidera du sort à court terme du peuple Kanak. L'ampleur des enjeux économiques et géostratégiques pour la France font craindre toutes les manipulations. Le long conflit sur l'élaboration des listes électorales du référendum en témoigne, plus de 19 000 Kanak ne sont pas inscrits, plusieurs milliers d'inscriptions frauduleuses, en plus d'une double modification de la loi permettant l'ouverture du corps électoral à de nouvelles catégories de personnes non citoyennes.

Car la France coloniale fera tout pour préserver ses intérêts économiques (40% des réserves mondiales de nickel) et son rang de puissance militaire qui renforce sa présence dans le Pacifique Sud.

Les anticolonialistes, progressistes, antiracistes de France et plus largement tous ceux qui refusent d'abandonner le combat pour le droit des peuples sont concernés. Refuser de s'habituer à l'inacceptable parce qu'il dure est une nécessité. N'oublions pas qu'un peuple qui en opprime un autre ne saurait être un peuple libre.

A la veille du referendum, il est urgent d'entendre les organisations indépendantistes kanak.

Pour cela, venez nombreux au
Meeting de solidarité pour l'indépendance de la Kanaky
Mercredi 19 septembre 2018
19 heures Bourse du travail
Salle Ambroise Croizat
3 rue du Château d'eau Paris 10ème

En présence des organisations indépendantistes kanak, USTKE (Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités) , Parti travailliste
Intervenants
André Forest, président de l'USTKE,
Rock Haocas, USTKE et Parti travailliste,
Bernard Alleton, Collectif Solidarité Kanaky,
Saïd Bouamama, FUIQP,
Virginie Duval, Survie

Organisé par
Organisé par le Collectif Ni guerres ni état de guerre, le Collectif Solidarité Kanaky, le FUIQP (Front uni des immigrations et des quartiers populaires), la Ligue Panafricaine-UMOJA Section France, le PIR (Parti des Indigènes de la République), Sortir du colonialisme, Survie, l'UJFP (Union juive française pour la paix),

avec le soutien de
l'AFAPREDESA (Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis), de l'AFASPA95 (Association Française d'Amitié et de Solidarité avec les Peuples d'Afrique), d'Alternative libertaire, de la BAN (Brigade Anti Négrophobie), de la CNT, d'Ensemble, de la FASTI (Fédération des Associations de Solidarité avec Tout·e·s les Immigré·e·s), de la JC 94, du MJKF (Mouvement des jeunes kanak en France), du NPA , de la PSNSE (Plateforme des syndicats des nations sans Etat) et de l'Union syndicale Solidaires.

https://paris.demosphere.eu/rv/63649
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 23 Sep 2018, 16:28

La Kanaky acclamée au meeting de solidarité à Paris

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Faut-il voter ou boycotter le référendum du 4 novembre sur l’indépendance ? Mercredi à Paris, l’USTKE a expliqué son refus de participer à la mascarade arbitrée par un État français à la fois juge et partie.

Salle bien garnie, mercredi 19 septembre, dans la grande salle de la bourse du travail de Paris. Sur les bancs de bois lustrés par des générations de syndiqué.es, sous les blasons corporatifs des paveurs, boulangers, fondeurs, tailleurs, tabletiers et autres vieux métiers, environ 150 personnes étaient venues écouter les représentants de l’Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités (USTKE) et de son allié politique, le Parti travailliste (PT).

Le grand absent de la soirée était le FLNKS qui, malgré l’invitation qui lui avait été faite, n’a pas souhaité s’associer à la soirée.

Ce n’est pas un secret : les relations sont très tendues entre le FLNKS et l’USKTE à l’approche du référendum du 4 novembre 2018 sur l’indépendance de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie.

Le FLNKS s’est en effet engagé en 1998, avec les accords de Nouméa, à participer à ce référendum. Il appelle donc à voter oui à l’indépendance… sans illusion aucune sur les chances de l’emporter, le peuple kanak étant désormais minoritaire face aux colons [1].

L’USTKE et le PT, de leur côté, ne sont pas liés par les accords de Nouméa, qu’ils qualifient de duperie, et appellent en conséquence au boycott du référendum. Le FLNKS le déplore, estimant que cette division du mouvement indépendantiste va aggraver la défaite annoncée dans les urnes.

Rock Haocas, du PT, a expliqué tout cela, avant qu’André Forest, président de l’USTKE, ne brosse un tableau très sombre de la situation sociale du pays. Le peuple kanak y est toujours aussi marginalisé. A titre d’exemple, 3 % seulement des Kanak sont diplômé.es de l’enseignement supérieur (contre 25 % des Caldoches) ; ils représentent en revanche 80 % des détenus en prison, alors qu’ils et elles pèsent pour 40 % de la population du Caillou.

Paroles comoriennes, sahraouies, panafricaines...

Saïd Bouamama, du Front uni des immigrations et des quartiers populaires (FUIQP) a expliqué les enjeux impérialistes de l’État français dans l’océan Pacifique – grâce à ses colonies insulaires, la France est le « deuxième géant maritime mondial » comme aime à le rappeler Mélenchon-la-cocarde.

Ont également pris la parole l’association Solidarité Kanaky (qui a expliqué les grandes manœuvres autour de l’extraction du nickel), l’association Survie qui a rappelé que l’indépendance politique ne signifie pas forcément la fin de la tutelle (la Françafrique en atteste), le front Polisario (qui lutte au Sahara occidental contre le colonialisme marocain), la Ligue panafricaine Umoja (« unité » en swahili) et le Collectif de défense de l’intégrité et de la souveraineté des Comores, qui réclame la décolonisation de Mayotte et son rattachement à l’archipel.

Christian Mahieux, pour Solidaires et le Réseau syndical international de solidarité et de lutte (RSISL), a rappelé l’attachement historique d’une partie du syndicalisme français à la lutte anticolonialiste – Indochine et Algérie jadis ; Palestine ou Kanaky aujourd’hui.

Signalons aussi le bref hommage rendu à notre camarade Gisèle Felhendler, inhumée mardi à Pantin. Militante d’Alternative libertaire et de Sortir du colonialisme, elle avait été la cheville ouvrière, pendant des années, de la Semaine anticoloniale et du Salon anticolonial de Paris. Nous reparlerons d’elle prochainement.

Dans l’assistance, on reconnaissait, entre autres, des militantes et des militants d’AL, de la CNT, du NPA, du FUIQP, d’Ensemble, de Solidaires, du PIR et du Mouvement des jeunes Kanak de France.

En conclusion, Said Bouamama a insisté sur le fait que les organisations amies n’avaient pas à s’immiscer dans les divisions internes au mouvement indépendantiste, et a témoigné de sa conviction que dès le 5 novembre, au lendemain du référendum, les indépendantistes sauraient de nouveau se serrer les coudes face au colonisateur. « Vive la Kanaky libre ! » a clamé André Forest sous les applaudissements, avant d’inviter un artiste ami à la tribune. La soirée s’est achevé par quelques vers de poésie.

Guillaume Davranche (AL Montreuil)


[1] Lire à ce sujet « Kanaky : Référendum d’autodétermination, une chance ou un piège ? », Alternative libertaire de juin 2018 https://www.alternativelibertaire.org/? ... ation-2018


https://www.alternativelibertaire.org/? ... te-a-Paris
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 05 Oct 2018, 11:47

Kanaky - Nouvelle-Calédonie : Le temps de la décolonisation

Regards sur la société kanak à la veille du référendum d'autodétermination

Montpellier vendredi 5 octobre 2018
à 18h, Espace Martin Luther King, 27 Boulevard Louis Blanc

• Projection-débat autour du film "Lune d'Avril sur Canala" en présence de Michel Daëron, réalisateur.
• Intermède de chants et musiques kanak.

Ce film tourné à la fin des années 1980 à Canala, en Nouvelle-Calédonie, est l'occasion de porter notre regard sur ce territoire français, à la veille du référendum d'autodétermination prévu le 4 novembre 2018.

Lune d'Avril sur Canala donne la parole à des Kanak qui affichent leur conviction indépendantiste. Cet engagement bouleverse l'équilibre tribal : Christiane défie la condition des femmes, Soma celle des jeunes, Upan celle de la coutume.

Avec Michel Daëron, réalisateur de ce film, qui revient de Nouvelle-Calédonie nous échangerons sur la façon dont la société calédonienne a évolué ces dernières années. Comment vit-on aujourd'hui en ville ou en tribu ? Qu'en pensent les jeunes et les femmes ? La « coutume » est-elle une occasion de se rassembler, sans exclure? Qu'est devenu le projet d'indépendance de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie, alors que le temps de la décolonisation est en marche ?

Soirée organisée par le Centre de Documentation Tiers Monde
avec Mabelyna et La Case calédonienne de Montpellier

https://herault.demosphere.eu/rv/9921
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 18 Oct 2018, 20:13

Journée de solidarité avec le peuple Kanak

Toulouse Samedi 20 octobre 2018
à partir de 15h au Hangar de la Cépière

Survie Midi Pyrénées vous invite à une journée d’échange, de films et de témoignages pour s’informer sur la Kanaky/Nouvelle Calédonie et la situation du peuple Kanak. La France colonise officiellement ce pays depuis 1853, date depuis laquelle le peuple Kanak n’a cessé de résister. Suite aux accords des années 1980, un premier référendum pour l’indépendance du pays aura lieu le 4 novembre prochain.

Samedi 20 octobre à partir de 15h au Hangar de la Cépière à Toulouse.

Cette journée est l’occasion de mieux connaître l’histoire et les luttes du peuple Kanak, le caractère colonial de la présence française et de s’informer sur les enjeux actuels.

Survie invite des militant.es indépendantistes ainsi que des membres de l’AKT (Association des Kanaks de Toulouse) pour faire connaître leurs activités, leurs vécus et leurs luttes.

Déroulé de la journée (qui sera peut-être modifié) :

15h Accueil, présentation et coutume.
16h Présentation par Survie de la situation coloniale de la Kanaky-Nouvelle Calédonie et du contexte.
16h30 Quelques projections vidéo pour mieux connaître.
17h Prise de parole par deux militants indépendantistes : projet politique indépendantistes, parcours militant. Comment réaliser l’émancipation kanak ?
17h30/18h échange et micro ouvert pour les personnes qui souhaitent témoigner sur la réalité du pays, la situation du peuple Kanak, les enjeux et luttes actuelles. Présentation des activités de l’AKT.
19h/19h30 Apéro dînatoire et coutume de remerciement.

Le Hangar de la Cépière se trouve au 8 rue de Bagnolet. On s’y rend en métro depuis la station Arènes. On peut ensuite marcher ou prendre le bus 14 jusqu’à l’arrêt Pech.

Image

https://iaata.info/Journee-de-solidarit ... -2807.html
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Re: Solidarité Kanaky

Messagede bipbip » 21 Oct 2018, 20:34

La Kanaky ne sera pas indépendante après le référendum du 4 novembre

Devant les sénateurs, Édouard Philippe a réaffirmé mardi 16 octobre l’impartialité de l’État quant au référendum d’autodétermination prévu le 4 novembre. Une position confortable dans la mesure où le résultat est couru d’avance : la Kanaky ne sera pas indépendante au lendemain du référendum. Un résultat déjà contenu en creux dans les accords de Nouméa en 1998, et de Matignon en 1988.

« Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? » C’est la question à laquelle devront répondre, par oui ou par non, quelque 174 154 électeurs le 4 novembre prochain. Le dernier sondage disponible prévoit une large victoire du non qui l’emporterait avec 66 % des suffrages exprimés contre 34 % pour le oui. Un résultat dont la compréhension est inséparable de la répartition ethnique de la population de l’archipel. Sur les 268 500 habitants que compte la Nouvelle-Calédonie, seulement 39,1% se déclarent Kanaks, contre 40,3 % cinq ans plus tôt. Viennent ensuite les Européens (27,1 %), puis des populations océaniennes originaires de Wallis-et-Futuna, du Vanuatu ou de Tahiti (11,4 %) non acquises à la séparation avec la France. Enfin, 8,6 % des habitants se déclarent de plusieurs communautés.

L’idée d’un référendum est évoquée pour la première fois en 1983 lors de rencontres entre l’État français et une délégation politique kanake, indique Daniel Guerrier. Pour l’ancien coprésident de l’association information et soutien des droits du peuple kanak (AISDPK), la délimitation du corps électoral est déjà un des nœuds du problème. « Les kanaks font preuve d’une grande ouverture d’esprit, ils acceptent l’idée qu’au référendum pourront participer les victimes de l’histoire : les descendants des bagnards, leurs gardiens et les agriculteurs des premières colonies de peuplement. » Mais les négociations s’enlisent et ouvrent une crise politique à partir de la fin 1984 avec le boycott des élections territoriales et la proclamation par le FLNKS d’un gouvernement provisoire de Kanaky présidé par Jean-Marie Tjibaou. Elle durera quatre années jusqu’au massacre de la grotte d’Ouvéa et aux accords de Matignon en 1988.

Corps électoral bloqué

Les accords de Matignon du 26 juin 1988 prévoient l’organisation d’un référendum d’autodétermination dans les dix années qui suivent. Mais le scrutin est repoussé par les accords de Nouméa en mai 1998 qui prévoient entre temps un transfert progressif de compétences de l’État en dehors des pouvoirs régaliens. Les deux accords acceptent l’idée d’un corps électoral bloqué pour cette consultation. « Il est moins bloqué que ne le souhaitaient les Kanaks. Les populations qui ont afflué sur le territoire lors du boom du nickel dans les années 60 et 70 ont été incluses dans le corps électoral. Cela noie les Kanaks dans leur propre pays », explique Daniel Guerrier qui évoque une circulaire de Pierre Mesmer en 1972 donnant instruction au haut-commissaire en Nouvelle-Calédonie de « faire du blanc ».

Finalement sur un collège électoral global en Nouvelle-Calédonie de 210 105 personnes, 174 154 pourront voter le 4 novembre. Pour les non-Kanaks, il faut résider dans l’archipel de façon continue depuis au moins le 31 décembre 1993. Ainsi, les métropolitains arrivés pendant la période du boom du nickel ne sont pas exclus du vote. « Si ne pouvaient voter que les autochtones et les victimes de l’histoire, le référendum serait gagné », considère Daniel Guerrier. Mais le militant anticolonialiste estime que « l’inclination naturelle de l’État français est de garder la Nouvelle-Calédonie pour des raisons stratégiques ». Il est vrai que ce territoire concentre un quart des réserves mondiales de nickel et participe à faire de la France la seconde puissance maritime mondiale, derrière les États-Unis.

Si les résultats du vote du 4 novembre confirment les sondages, les indépendantistes pourront réclamer un second et même un troisième référendum d’ici 2022. Mais sans changement du corps électoral, ils n’auront pas plus de chance d’aboutir, fermant la porte à une indépendance par des voies pacifiques, négociée par les accords de Matignon et d’Ouvéa.


et interview de Daniel Guerrier https://rapportsdeforce.fr/linternation ... e-10192359
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