Droit au logement, luttes...en Seine-Saint-Denis (93)

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Messagede Denis » 21 Juil 2017, 21:04

La pétition concernant les 200 Baras expulsés et publiée le 11 juillet sur Libération et Mediapart peut être signée par tous et toutes ici…
https://www.change.org/p/premier-minist ... m=copyLink

Qu’une large mobilisation se fasse sentir à Bagnolet, à Montreuil, aux Lilas…
Vous pouvez aussi passer voir les Baras sous le pont de l’autoroute A3 à Gallieni pour les soutenir !
Qu'y'en a pas un sur cent et qu'pourtant ils existent, Et qu'ils se tiennent bien bras dessus bras dessous, Joyeux, et c'est pour ça qu'ils sont toujours debout !

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Re: Droit au logement, luttes...en Seine-Saint-Denis (93)

Messagede Denis » 22 Juil 2017, 19:13

Super reportage de TéléBocal sur les Baras à Gallieni...

http://telebocal.org/actu/les-baras/
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Messagede bipbip » 27 Juil 2017, 16:10

Vendredi 28 juillet 2017 à Tremblay-en-France

Tremblay-en-France réveillez vous !

Il est temps temps de se réveiller et de débattre autour des sujets importants.

L'objectif de l'événement ... la mobilisation la plus large contre l'expulsion et la discrimination.

Seront présents ... une population forte de sa dignité, La révolution est en marche, ainsi que des journalistes.

La municipalité ne fait rien et ne fera rien pour nous ...

Comment peut-on en 2017, expulser des familles sans les reloger ?
Où sont les hommes de parole ?

à 18h, Place des droits de l'homme, Tremblay-en-France (93)

Image

https://www.facebook.com/JeunesseAulnay ... 70/?type=3
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Messagede Denis » 28 Juil 2017, 21:05

ARTICLE SUR LES BARAS DANS LE PARISIEN

http://www.leparisien.fr/bagnolet-93170 ... 161204.php

Depuis leur expulsion du local rue Alazard à Bagnolet, les « Baras », des sans-papiers africains arrivés en France depuis 2013, squattent sous le pont de l’autoroute A3, porte de Bagnolet. Ils espèrent retrouver un jour une situation stable.

En 2013, ils étaient arrivés en France plein d’espoir. Les « Baras », un nom qui pour eux signifie « travailleurs », sont aujourd’hui toujours contraints de squatter où ils le peuvent. Ils ont d’abord occupé un local à Montreuil avant d’en être expulsés. Ils se sont alors installés dans un bâtiment vide rue Alazard à Bagnolet. Le 29 juin dernier, ils en ont également été expulsés par les forces de l’ordre.

Actuellement repliés sous le pont de l’autoroute A3, ils sont entre 100 et 200 à attendre un signe de leur régularisation pour pouvoir reprendre un travail. Principalement d’origine malienne, camerounaise ou ivoirienne, ces « Baras » vivaient en Lybie.

Contraints de fuir ce pays, ils sont arrivés en France. « Depuis, on lutte pour avoir un logement et des papiers » explique Bagayoko, porte-parole du collectif. Les « Baras » reçoivent l’aide bénévole de leurs anciens voisins de la rue Alazard et de riverains qui leur apportent de quoi manger ou du matériel.

« On nous demande de justifier un travail avec des fiches de paye »

« Ici, nous sommes tous capables de travailler, mais sans papiers c’est impossible », explique Boubakar Keita. D’origine malienne, Boubakar s’était installé en Lybie où il exerçait le métier de boulanger. Là-bas, il avait tout : « Une maison, un travail. J’ai tout quitté. En France, je pensais que je pourrais recommencer facilement. Malheureusement, ça ne se passe pas comme ça ».

En quittant la Lybie, il est d’abord passé par l’Italie. L’apprentissage de la langue ne lui a pas permis de s’y intégrer. « C’était mieux pour moi de venir en France, au Mali on parle français. Je n’avais pas à tout réapprendre » explique-t-il. Maîtriser la langue et avoir une formation n’a pas suffi. « On nous demande de justifier un travail avec des fiches de paye, mais on ne peut pas leur en donner si on ne peut pas travailler ». Pour reprendre son métier ou pour n’importe quel travail légal, « il faut que l’on soit régularisé ».

« Je n’ai peut-être pas le physique mais j’ai le coeur français »

« J’ai toujours considéré la France comme mon pays de rêve », raconte à son tour Amagana Guindo. Egalement malien et installé en Lybie avant de fuir, il est arrivé en France après un passage par l’Espagne. « Je travaillais comme ouvrier en Lybie, comme tout le monde ici je suis prêt à travailler à nouveau pour pouvoir vraiment m’intégrer », explique-t-il.

S’il n’en a pas la nationalité, Amagana Guindo se sent français. « Je parle français, le Mali était une colonie française, les Français y sont accueillis quand ils viennent, c’est comme si on était de la même famille. Je n’ai peut-être pas le physique mais j’ai le cœur français. Pour moi la France était le seul pays où je pensais pouvoir me sentir chez moi ».

Amagana Guindo ne manque pas de le rappeler : « notre communauté est jeune, nous avons tous des capacités pour travailler comme tout le monde. Nous ne sommes pas venus ici pour détruire le pays, mais pour y être actif, avoir un logement et être un citoyen comme les autres ».
leparisien.fr

COLLECTIF BARAS
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Messagede Pïérô » 17 Aoû 2017, 00:42

Occupation d’un nouveau lieu aux Lilas par le collectif Baras

Expulsé fin juin, le collectif Baras occupe depuis dimanche 13 août l’ancienne blanchisserie RLD aux Lilas.

Faute de volonté politique d’appliquer la loi de réquisition des bâtiments vides et faute de proposition concrète d’hébergement même provisoire, les membres du collectif Baras expulsés de leur maison au 72 rue René Alazard à Bagnolet ont dû dormir plus de 45 jours à la rue dans des conditions indignes.

Aujourd’hui, le collectif Baras ouvre un nouveau lieu afin de pouvoir trouver un toit pour s’abriter cet hiver. Ce lieu est fermé depuis longtemps et se situe au 42 rue des Bruyères aux Lilas.

Venez nous soutenir afin que la police ne vienne pas une nouvelle fois nous déloger de façon scandaleuse !

Nous vous attendons dès maintenant au 42 rue des Bruyères aux Lilas (M° Mairie des Lilas ou bus 115 - arrêt Chassagnolle).

Non aux expulsions et à la répression policières !
Régularisation de tous les sans-papiers !

http://paris-luttes.info/occupation-d-u ... u-aux-8547
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Messagede bipbip » 20 Aoû 2017, 14:06

Expulsion de l’Attiéké, le centre social de Saint-Denis

Le centre social auto-organisé l’Attiéké a été expulsé par les forces de l’ordre jeudi 17 août, au petit matin à Saint-Denis en région parisienne. Ses habitants ont appelé à un premier rassemblement le soir même devant l’ancien squat.

L’expulsion était attendue, mais est tombée sur les habitants de l’Attiéké en plein été. Les CRS ont enfoncé la porte à 6 h du matin, sous l’œil intéressé des propriétaires du bâtiment : la Fédération française de triathlon. En sursis depuis la décision du tribunal de Saint-Denis du 16 décembre 2016, la quarantaine de résidents a organisé des piquets anti-expulsion au printemps, une fois la trêve hivernale terminée. Des petits-déjeuners et des distributions de tracts à la population dionysienne ont rythmé la vie de l’Attiéké pendant plusieurs semaines.

L’expulsion de ce jeudi matin met fin à une aventure sociale et politique longue de près de quatre ans dans une des villes les plus pauvres de la région parisienne. En plus d’apporter des solutions immédiates aux difficultés d’hébergement, l’Attiéké a été un espace de luttes collectives sur le logement. Chaque semaine, ses permanences ont dispensé conseils juridiques, coups de main et entraide aux mal-logés. Parfois, de nouvelles luttes ou initiatives, comme la création du collectif « Pas d’enfants à la rue », y sont nées.

« Des assistances sociales de la ville ont renvoyé des personnes vers l’Attiéké » s’amuse Louise, une militante libertaire pour le droit au logement impliquée dans le centre social. D’autres permanences ont vu le jour. Une fois par semaine des cours de français, ainsi qu’une aide administrative pour les démarches des personnes sans-papiers sont proposés. Un centre de loisirs ouvert aux enfants du quartier a été crée. Enfin, soirées débats ou concerts de soutien participent à la vie politique du lieu.

Un symbole des luttes pour le logement dans les quartiers populaires

... https://rapportsdeforce.fr/ici-et-maint ... is-0817607
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Messagede Pïérô » 24 Aoû 2017, 23:15

LE CENTRE SOCIAL ATTIÉKÉ, AUTO-ORGANISÉ ET HABITÉ, A ÉTÉ EXPULSÉ
COMMUNIQUÉ DU 21 AOÛT 2017

Jeudi 17 août à 6h du matin, 31 boulevard Marcel Sembat, à Saint-Denis. On a entendu un grand coup dans la porte en bas, puis la police est montée dans les étages. Les flics se préparaient depuis un moment dans le quartier. Ils ont demandé aux gens qui dormaient là de
sortir avec leurs affaires. Ils ont cassé les portes des étages quand on proposait de les leur ouvrir.

Il y avait 12 fourgons de CRS autour de l’Attiéké (quelques autres plus loin dans la ville, devant la mairie), quelques policiers de la BAC et des Renseignements généraux, accompagnés du commissaire de Saint-Denis. La police municipale les a rejoints vers 8h et a pris le relais.

Deux représentants de la Fédération française de triathlon (le propriétaire) étaient présents, visiblement contents (dont un a demandé à l’un d’entre nous s’il connaissait une entreprise pour faire les futurs travaux à l’intérieur…).

Un huissier a recensé les affaires encore présentes dans le lieu en en oubliant la moitié. Elles ont été emmenées dans un garde-meuble à Saint-Gratien, où il faudra les récupérer cette semaine. Personne n’a été arrêté.

Deux portes anti-squat ont été installées. Un vigile a été posté devant le bâtiment.

Environ 20 personnes dormaient encore là, dont quelques-unes n’ont pour l’instant pas de solution d’hébergement stable. La majorité des habitant.e.s était déjà partie se loger ailleurs ces derniers mois, notamment dans des maisons vides ouvertes en prévision de l’expulsion.

Le centre social Attiéké a été ouvert à Saint-Denis en octobre 2013, au 31 bld Marcel Sembat, dans la foulée de la lutte des collectifs du 50 (« Guantanamo ») et du 103 de la rue Gabriel Péri, expulsés cinq mois plus tôt parce qu’intégrés dans le plan de rénovation du centre-ville.

Nous avons occupé illégalement ce bâtiment vide pour en faire un lieu d’habitation et d’activités, de solidarité directe.

Face à la transformation des villes populaires sur le dos des plus pauvres, souvent immigré.e.s, le collectif de l’Attiéké a cherché l’indépendance et l’autonomie, appelant à occuper les logements vides, tout en se confrontant aux institutions, tentant de leur arracher quelques trucs et de leur mettre le nez dans leur merde.

L’Attiéké, c’était des personnes qui y habitaient et d’autres non, aux parcours très différents, dans des situations matérielles très différentes, parlant bien ou peu ou à peine français (au début), avec ou sans papiers français, logement, boulot… C’était une tentative de s’organiser ensemble, de partager des outils de lutte, de se tirer mutuellement vers le haut. Il y a eu des moments très durs, de la folie dans toutes ses nuances, des moments de joie, et quelques victoires pour le lieu (3 ans et 10 mois d’occupation ! merci à notre camarade avocate !), pour des individus et familles venues aux permanences d’entraide, et pour d’autres luttes que l’Attiéké soutenait.

On ne sait pas si le collectif renaîtra, et si oui, comment et avec quelle énergie. Il faudra être inventif. Espérons au moins que cette expérience fasse grandir tout le monde, d’une façon ou d’une autre.

PROGRAMME:

– Les dimanches à 18h, place du Caquet à St-Denis, à côté du tribunal d’instance : L’ASSEMBLÉE HEBDOMADAIRE CONTINUE POUR LE MOMENT.
– Le 10 septembre à 12h devant la mairie de St-Denis : GRAND PIQUE-NIQUE DE FIN D’ATTIÉKÉ ET DISCUSSION SUR LA SUITE. Tout le monde est bienvenu.
– Le 11 septembre (heure à préciser) : RDV AU TRIBUNAL DE BOBIGNY POUR SOUTENIR DES CAMARADES EX-HABITANTS DE L’ATTIÉKÉ, en procès pour l’occupation d’une maison vide.

Même si l’Attiéké n’est plus là physiquement comme lieu occupé, cela continuera d’une manière ou d’une autre, car de nombreuses personnes et collectifs se sont rencontré.e.s au fil de ces quatre années. Papiers, logement, pain et liberté pour tou.te.s !

A LUTA CONTINA ! AMENOUR ADH YENARNI FE IZLFANE NAGH ! LA LOTTA CONTINUA ! THE STRUGGLE CONTINUES ! LA LLUITA CONTINUA ! LUPTÃ CONTINUÃ !

Le collectif de l’Attiéké en exil
Contact : 31marcelsembat@@@riseup.net

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Re: Droit au logement, luttes...en Seine-Saint-Denis (93)

Messagede bipbip » 27 Aoû 2017, 13:51

Saint-Denis : Communiqué du collectif du 168 - Incendie et expulsion du squat du Cheval Blanc

Incendie et expulsion du squat du Cheval Blanc (99 avenue Wilson, La Plaine-St-Denis) : SOLIDARITÉ ! Communiqué du 26 août 2017 et appel à venir les soutenir lundi 28 août à partir de 9h.

Il y a un an, nous avons été expulsé.e.s du 168 avenue Wilson. Nous avons campé devant, nous avons manifesté, nous avons rencontré la mairie et la préfecture, sans résultat. Puis la police a détruit notre campement. Après avoir été hébergé.e.s à droite à gauche, nous avons dû occuper un nouveau lieu vide, le 99 avenue Wilson (hôtel du Cheval Blanc), à partir du 25 décembre 2016, avec le soutien d’habitant.e.s du quartier, de collectifs, associations, organisations politiques et syndicales de Saint-Denis. En attente de jours meilleurs.

Ce vendredi 25 août 2017, au 99 av. Wilson, vers 14h30, l’occupant d’une chambre du rez-de-chaussée part faire la prière. Sa fenêtre qui donne sur la rue reste ouverte. Peu après, nous y entendons deux explosions. Le feu et la fumée noire envahissent la chambre, en quelques secondes on ne peut plus y entrer. Un habitant s’est fracturé la jambe en sautant du premier étage. Au bout de 5 minutes, le propriétaire du bâtiment arrive, avant les policiers et les pompiers, alors qu’on ne l’avait jamais vu. Il raconte aux passants que mairie et tribunal lui ont dit qu’ils ne pouvaient rien contre l’occupation, que lui devait suivre la procédure, se débrouiller par ses propres moyens... Avant même que les pompiers ne repartent, des vigiles et des camionnettes arrivent avec du matériel pour murer le bâtiment. C’est la confusion. Enfin, on nous interdit d’entrer. Certain.e.s ont récupéré leurs affaires, d’autres non. Ouvriers et propriétaire ferment le bâtiment sous la protection des policiers. L’adjointe du maire, Mme Pavilla, est là. Les familles, les femmes enceintes sont prises en charge en hôtel pour 3 nuits, et devront ensuite se débrouiller avec le 115... Mme Pavilla dit que la mairie ne peut rien pour les célibataires sans papiers, elle nous donne rendez-vous lundi matin... On connaît la chanson. Nous passons ensuite la nuit sur le trottoir. Un « expert » doit passer pour dire si le lieu est « encore habitable ». Nous savons que oui, seule une chambre sur 32 a brûlé, l’immeuble est en bon état.

Selon nous, ce n’était pas un court-circuit, car ça aurait démarré doucement. De plus, notre règle veut que chacun.e débranche toujours ses appareils électriques en quittant sa chambre, et nous avons réglé le compteur général pour qu’il disjoncte au moindre court-circuit. Quelqu’un a jeté un engin incendiaire dans la chambre depuis la rue. C’était organisé.

Nous sommes habitant.e.s de Saint-Denis. Notre lutte est connue et reconnue. Nous remercions celles et ceux qui nous soutiennent depuis le début.
• Nous voulons réintégrer le 99 av. Wilson, qui est en bon état
• Si on nous en empêche, nous devons au moins récupérer nos affaires, et mairie et préfecture doivent débloquer un hébergement d’urgence stable pour tou.te.s
• Régularisation des personnes sans papiers français

Le collectif du 168

Le collectif appelle à venir les soutenir ce lundi 28 août à 9h devant le 99 avenue Wilson pour l’expertise et récupérer leurs affaires et à 10h devant la mairie.


http://paris-luttes.info/communique-du- ... u-168-8599
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Re: Droit au logement, luttes...en Seine-Saint-Denis (93)

Messagede Pïérô » 09 Oct 2017, 10:19

Expulsion d’un squat à Montreuil

Le vendredi 6 octobre vers 16h, la police a procédé à l’expulsion d’un squat au 30, rue Gambetta, à Montreuil.

L’expulsion s’est déroulée avec la douceur qu’on est en droit d’attendre de ces gens-là : femmes enceintes traînées par terre, résidents menottés, etc. Depuis ce jour, près de 45 personnes campent dans des tentes au pied de l’immeuble ou sont hébergées chez les habitants du quartier.

Les deux immeubles, appartenant à la mairie de Montreuil, étaient occupés depuis un mois et il semble qu’un margoulin ait prétendu être le propriétaire et ait encaissé 800 euros par chambre. C’est ce qu’on pourrait appeler la loi de la valeur. La mairie de Montreuil, sans se prévaloir de la moindre décision de justice, a donc fait procéder à cette expulsion brutalement, sans prévoir le moindre relogement. Seule consigne donnée par les policiers : "appelez le 115." Quant on sait que ce service est archi débordé et que même les travailleurs sociaux sont souvent dans l’impossibilité de le joindre, on mesurera l’étendue de la plaisanterie.

Petit détail : Montreuil a pour maire un certain Patrice Bessac, membre du PCF et donc stalinien bon teint, digne fils de Brard, l’ancien maire, dont il a été longtemps le bras droit.

Comme toujours en pareil cas, tous les gestes de solidarité sont les bienvenus : tentes, sacs de couchage, repas, idées de nouveaux squats à ouvrir, etc.

Bernard.


http://www.autrefutur.net/Expulsion-d-u ... -Montreuil
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Re: Droit au logement, luttes...en Seine-Saint-Denis (93)

Messagede bipbip » 20 Oct 2017, 20:08

Expulsé.e.s du 30 rue Gambetta à Montreuil

Nous, les expulsé.e.s du 30 rue Gambetta, Montreuil

Enième expulsion de migrant.e.s à Montreuil par le maire Bessac, depuis des familles dorment dans la rue.


Vendredi 6 octobre la police est venue nous [1] expulser violemment du 30 rue Gambetta, à Montreuil, où nous logions depuis plusieurs semaines. [2]
Depuis nous dormons dehors. Il y a des enfants, des femmes enceintes, certains commencent à tomber malades à cause du froid. Les voitures passent tout près de nous et on risque des accidents, notre condition de vie se détériore malgré le soutien des voisin.e.s.

Les personnes expulsées demandent à ce que tout le monde continue à les soutenir !
Nous organisons quasi quotidiennement des assemblées devant notre ancien domicile le soir à partir de 19h.

Nous voulons retrouver un toit, ne pas vivre dehors comme des animaux.
Nous sommes des êtres humains et nous voulons pouvoir vivre dignement.

Les expulsé.e.s du 30 rue Gambetta à Montreuil.


Notes

[1] Un groupe de personnes migrantes la plupart venant de la Côte d’Ivoire, qui habitaient un bâtiment de propriété de la mairie de Montreuil.

[2] Le squat était un lieu d’habitation (immeuble sur quatre étages avec des appartements vide depuis un an sans qu’aucun projet soit réalisé).


https://paris-luttes.info/nous-les-expu ... 0-rue-8881
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Re: Droit au logement, luttes...en Seine-Saint-Denis (93)

Messagede bipbip » 28 Oct 2017, 14:03

Saint-Denis, dimanche 29 octobre 2017

L'Attiéké prend la rue !

à partir de 13h (jusqu'à 17h)

Parvis de la Basilique de Saint-Denis
(sous le porche Place du Caquet en cas de pluie)
• Atelier Vélo Nomade (entraide et autoréparation)
• Cantine de l'Attiéké (repas carrément bio, gâteaux maison, à prix libre)
• Et Infokiosque, musique, espace enfants, jeux, maquillage...

Expulsé le 17 août dernier, après 4 années d'activités du 31 bd Marcel Sembat à Saint-Denis, le centre social auto-organisé Attiéké continue dans la rue, venez nombreux-ses passer un bon moment, se rencontrer, discuter des luttes, des solidarités, des suites à construire !

https://paris.demosphere.eu/rv/57878

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Messagede Pïérô » 02 Nov 2017, 01:25

Montreuil: le tribunal ordonne la réintégration des expulsés, la Mairie prend un arrêté de péril

Le tribunal de Montreuil ordonne à la Mairie de Montreuil de réintégrer dans un délai de 72h les 24 personnes expulsées illégalement le 6 octobre du 30 rue Gambetta.

En réponse, la Mairie prend un arrêté de péril !


Le Tribunal d’instance dans un délibéré rendu vendredi 27 octobre, a ordonné à la Mairie de Montreuil de réintégrer les 24 occupants sans titre du 30 rue Gambetta.
En réponse la Mairie de Montreuil a affiché ce matin sur la porte de l’immeuble, un arrêté de péril daté du 27 octobre, motivé par différents désordres décrits dans l’arrêté.

Cet arrêté de péril a été pris pour entraver l’application de la décision de justice, de surcroit sur un bien dont la ville est propriétaire. N’y a t’il pas là une forme de conflit d’intérêt ? On est donc en droit de s’interroger sur le bien fondé de cet arrêté .. . En attendant les expulsés sont toujours à la rue, et le thermomètre descend.

Rappel des faits :
Les occupants, dont c’était le domicile, mais qui étaient sans titre, avaient été expulsés par la police le 6 octobre, à la demande de la Mairie propriétaire de l’immeuble. Ils campent depuis 3 semaines sur le trottoir le long de l’immeuble. Une solidarité de quartier s’était alors mise en place pour aider les expulsés, parmi lesquels des femmes et des enfants.

Réfugiés ou demandeurs d’asile, peu au fait des rapports locatifs, ils avaient été escroqués par un faux propriétaires et lui avaient versé plusieurs centaines d’euro en guise de caution. Un faux bail leur avait été alors délivré par l’escroc.

Droit Au Logement, qui a appuyé les expulsés dans cette procédure, demande à la Mairie de Montreuil et à l’Etat:
– de reloger les expulsés, (comme les expulsés rue des Sorins relogés rue Papillon, par exemple)
– si besoin de réintégrer les habitants dans leur logement, dans l’attente de leur relogement

L’association examine la légalité de cet arrêté pris dans ces circonstances particulières.

Un toit c’est un droit!

Consulter l’ordonnance de référé-jugement réintégration B 27 10 17
https://www.droitaulogement.org/wp-cont ... jugement-réintégration-B-27-10-17.pdf


https://www.droitaulogement.org/2017/10 ... reteperil/
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Re: Droit au logement, luttes...en Seine-Saint-Denis (93)

Messagede Pïérô » 13 Nov 2017, 12:00

Saint-Denis – Rassemblement 18/11 – 2 ans après l’assaut antiterroriste rien n’est réglé pour les habitants!

2 ANS APRES L’ASSAUT ANTITERRORISTE

AU 48 RUE DE LA REPUBLIQUE A ST DENIS,

LE SCANDALE CONTINUE:

POUR LA MAJORITE DES HABITANT-E-S, RIEN N’EST REGLE !

Le 18 novembre 2015, une opération de police de grande envergure a eu lieu au 48 rue de la République à Saint Denis pour neutraliser les terroristes responsables des attentats du 13 novembre, retranchés dans
l’immeuble. Les habitant-e-s, familles avec enfants, célibataires, ont vécu des heures d’angoisse, cachés chez eux au milieu des tirs, sans savoir ce qu’il se passait. 4 d’entre eux ont été blessés par balle, une explosion a détruit une partie de l’immeuble. A l’issue de l’assaut, elles et ils ont été évacués de leur domicile, l’immeuble ayant été rendu inhabitable.

Hébergés dans un gymnase 10 jours, puis à l’hôtel et délaissés par les pouvoirs publics, les habitant-e-s, organisés avec le DAL, se sont constitués en association pour se défendre: l’association DAL des victimes du 48 rue de la République. Ils demandent pour tou-te-s : le relogement, la régularisation des sans-papiers, la reconnaissance de leur statut de victimes et réparation. Les habitant-e-s et leurs
soutiens ont multiplié les actions collectives: manifestations, rassemblements à Saint Denis mais aussi devant les ministères du Logement, de l’Aide aux victimes, de la Justice… Un comité de soutien s’est mis en place rapidement et la solidarité s’est exprimée concrètement à de nombreuses reprises, à l’école Jules Guesde ou lors du concert de soutien donné en mars 2016 au Théâtre Gérard Philippe de Saint Denis. C’est suite à ces mobilisations qu’une partie des habitant-e-s a été relogée, régularisée et que les procédures d’indemnisation ont été lancées.

Mais deux ans après le drame, les habitant-e-s semblent avoir été oubliés ! Malgré les engagements de la ministre du Logement, moins de la moitié des 45 ménages ont bénéficié d’un relogement pérenne, les
autres sont toujours hébergés dans des conditions de plus en plus dégradées. La procédure d’indemnisation reste lente, les habitant-e-s n’ont pas accès au suivi psychologique qu’ils demandent, y compris les enfants, la régularisation a été refusée à trois d’entre eux et trois ne sont plus hébergés à l’hôtel. Suite à un arrêt de prise en charge cosigné par la mairie et la préfecture, l’un des anciens habitants, âgé de plus de 60 ans n’a aujourd’hui aucune autre solution que de dormir dans sa voiture, les deux autres, dont l’un est malade, dorment à gauche à droite, parfois chez des proches parfois dans un hall d’immeuble… Cette situation est intolérable !

Face à cela, la solidarité ne doit pas faiblir, deux ans après soyons nombreux pour exiger que l’ensemble des anciens habitant-e-s du 48 soit relogé, régularisé et reconnu victime du terrorisme !

Les habitant-e-s et leurs soutiens vous donnent rendez vous samedi 18 novembre à partir de 11h devant le 48 rue de la république à Saint-Denis pour un rassemblement convivial avec des prises de parole, des animations et partager un repas !

RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN
SAMEDI 18 NOVEMBRE à partir de 11h
devant le 48 rue de la République – Saint-Denis

Premiers signataires : Association DAL des Victimes du 48 rue de la République, Copros Libres Saint-Denis, DAL, LDH Saint-Denis-Plaine Commune, MRAP Saint-Denis, Réseau Solidarité Logement, Sud CT, Union Locale SUD-Solidaires Saint-Denis…
Avec le soutien de : France Insoumise Saint-Denis, Lutte Ouvrière Saint-Denis, NPA…


https://www.droitaulogement.org/2017/11 ... habitants/
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Pïérô
 
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