Droit au logement, luttes...Grenoble et (38)

Re: Droit au logement, luttes...Grenoble et (38)

Messagede bipbip » 13 Déc 2017, 09:02

Le nouveau bâtiment occupé est à une petite 100aine de mètres au sud-ouest de l’amphi G du Centre de Langues Vivantes. Suivez les flèches ! N’hésitez pas à passer voir comment ça se passe et apporter un peu de soutien !

Communiqué de l’Assemblée des occupant-e-s des locaux de l’Université de Grenoble Hier, lundi 4 décembre, l’amphi G a été réquisitionné, par des éxilé-e-s, étudiant-e-s et militant-e-s, dans le but d’obtenir des conditions pérennes d’hébergement pour les personnes vivant actuellement à la rue. Aujourd’hui la direction de l’UGA nous a sommé de mettre fin, avant 17h, à l’occupation, sans quoi la préfecture s’en chargera, en faisant appel aux forces de l’ordre. Cette expulsion revient à criminaliser un acte de solidarité et expose les exilé-e-s présent-es à des risques considérables, tels que la détention en centre de rétention administrative ou le renvoi dans leur pays d’origine. Cela interroge non seulement sur la bonne volonté de l’état à se soumettre à ses obligations, mais aussi sur le rôle de la préfecture et des forces de l’ordre. La direction a cependant proposé un relogement temporaire, de 2 à 3 semaines, dans plusieurs salles, dont la surface totale cumulée est de 100m2 pour un maximum de 60 personnes. Cette solution nous apparaît clairement comme insuffisante : elle relègue les occupant-e-s dans des locaux excentrés et ne donne aucune garanti quant à ce qu’il adviendra au terme de ce délai. Elle a cependant été acceptée par l’assemblée des occupant-e-s, face à la menace d’une intervention policière. Aussi, cette proposition est-elle soumise à la condition que nous acceptions la présence permanente de deux vigiles. Cependant, nous ne nous démobilisons pas. Nous utiliserons tous les moyens que l’assemblée des occupant-e-s considérera comme légitimes pour faire valoir les droits des demandeur-euse-s d’asile et sans logement, et leur assurer une solution d’hébergement pérenne et digne. Nous rappelons que l’hébergement des personnes à la rue est un devoir de l’État, et que nous sommes actuellement en période hivernale. Un toit digne et adapté pour toutes et tous ! Les occupant-e-s de l’amphi G. Avec le soutien de RUSF, DAL38, la Patate chaude, la Tambrouille, la CNT, la Cimade, l’ADA, NPA jeunes, Ras l’front 38, l’assemblée des occupant-e-s de Lyon 2, Précaires Solidaires, l’Unef, Solidaires étudiant.e.s, FERC-sup CGT, Solidaires Isère Le 05/12/2017


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Re: Droit au logement, luttes...Grenoble et (38)

Messagede bipbip » 16 Déc 2017, 13:12

Tract & pétition avec revendications pour le Patio Solidaire : soutien aux exilé-e-s du Patio Solidaire (campus universitaire de Grenoble)

Lundi 4 décembre une action d’occupation a été lancée à l’initiative du collectif La Tambrouille, en vue de loger une soixantaine de demandeurs d’asile jusqu’ici sans logement. Cette occupation a permis d’obtenir un hébergement provisoire sur le campus jusqu’au 22 décembre. A partir des vacances de noël l’Université Grenoble Alpes ne s’engage pas à maintenir cet hébergement, sans réelle proposition de la part de la préfecture les occupants seraient alors forcés de retourner dormir dehors.

Cette occupation a vocation à interpeller les pouvoirs public sur le respect de la dignité humaine, mais aussi des lois françaises. En effet, malgré ce que prévoient les conventions internationales passées par la France en matière d’asile politique (Convention de Genève relative au statut des réfugiés du 28 juillet 1951 et directive 2003/29/9/CE du 27 janvier 2003 relative aux conditions et normes minimales d’accueil des demandeurs d’asile dans les états membres), la France ne fournit pas systématiquement de logement aux personnes ayant déposé une demande d’asile sur son territoire.

Nous appelons donc l’État français et les institutions à prendre leurs responsabilités et à fournir un hébergement durable à toute personne résidant sur le territoire, qu’elle soit demandeuse d’asile ou pas. Les étudiant.e.s solidaires des demandeurs d’asile demandent de prolonger l’occupation du local au moins jusqu’au terme de la trêve hivernale (31 mars) telle que la législation le prévoit. Ce qui est une occasion de trouver d’autres solutions avec les autres institutions françaises qui travaillent sur les cas de demande d’asile politique. Nous vous demandons de faire preuve de solidarité et de dignité humaines en signant la pétition pour prolonger l’occupation jusqu’à la fin de la trêve hivernale.

Voici les revendications des occupants et des syndicats et organisations étudiantes :
- Arrêt des arrestations et des expulsions des demandeurs au nom du respect de la dignité humaine
- Arrêt des expulsions des étudiants de l’université Grenoble alpes
- Arrêt des procédures Dublin
- Soutien de l’université en garantissant le maintient du Patio toute la trêve hivernale
- Prise en charge par l’office français de l’immigration et de l’intégration
- Régularisations des expatriés en situations irrégulière
- Droit au travail
- Liberté de circulation en l’intérieur de l’espace Schengen
- Accès à un logement salubre et au droit de vivre dignement Exprimez votre soutien en venant rencontrer les habitants du Patio et en signant notre pétition.

L’objectif le plus immédiat de cette pétition est de montrer une opposition massive à une expulsion du lieu autour de la date annoncée du 22 décembre qui impliquerait directement le fait pour soixante personnes exilées de retourner dormir dehors.


Pétition de soutien au Patio Solidaire : https://www.change.org/p/le-patio-solid ... h%C3%A8res

https://grenoble.indymedia.org/2017-12- ... ndications
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Re: Droit au logement, luttes...Grenoble et (38)

Messagede bipbip » 21 Déc 2017, 14:06

Rassemblement contre l’expulsion du patio solidaire

vendredi 22 décembre 2017, toute la journée

Patio solidaire, rue des résidences, au carrefour de la rue des Résidences et de la rue des Universités

Le patio solidaire (une soixantaine de personnes, en majorité des demandeurs d’asile, et les personnes qui les soutiennent) est menacé d’expulsion ce vendredi 22 décembre.

Rassemblement sur place : rue des résidences, à droite (à l’est) au carrefour de la rue des Résidences et de la rue des Universités.

https://grenoble.indymedia.org/2017-12- ... -expulsion
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Re: Droit au logement, luttes...Grenoble et (38)

Messagede bipbip » 13 Jan 2018, 16:24

Appel à signature de la lettre de soutien au 38 rue d’Alembert/Centre Social Tchoukar

Nous partons d’un constat simple : la ville a besoin d’espaces où peuvent s’inventer et se réinventer nos vies, indépendamment des pouvoirs publics. De lieux d’entraides, de débrouille, où se tissent des liens et des solidarités dans la rencontre plutôt que derrière un guichet. Où il est possible de résister, partager nos joies et nos combats ; développer des initiatives sociales et culturelles pour toutes les personnes qui ne se reconnaissent pas dans les cadres habituels ou qui en sont simplement exclues. De lieux où les activités sont gratuites, où l’on peut partager des moments, des savoirs et des pratiques librement : prendre des cours de français ou de soutien scolaire, réparer un jean ou un vélo, voir une pièce de théâtre dans un lieu improbable, y entrer en curieuse et en sortir le ventre plein, l’esprit léger et le cœur réchauffé.

Ces espaces existent déjà à Grenoble et ils sont précieux. Ces six derniers mois, la politique d’austérité de la Ville a mis directement en péril des espaces communs dont nous avons pourtant cruellement besoin, en fermant des bibliothèques et des maisons des habitants. Comme si cela ne suffisait pas, la mairie lève le voile de l’illusion démocratique en ne respectant pas les acteurs politiques qui lui résistent, en réunissant ses conseils municipaux derrière une rangée de CRS, et en tentant d’expulser le syndicat Solidaires de ses locaux. Ce mépris démontre que la mairie se moque bien du sort des habitants des classes populaires, décidant l’avenir de leurs quartiers en niant leurs besoins et préoccupations.

À Saint-Bruno, au contraire, la mairie cherche justement à lisser les contours de la vie de quartier pour y attirer une population plus aisée, notamment via le projet de refonte du marché populaire : nouveaux stands bio, contrôles douaniers, flicage administratif des forains, occupation policière… Tout est mis en œuvre pour que l’âme de la place soit transformée en relique folklorique. Ces choix politiques conduisent progressivement à la hausse des loyers, ce qui repousse petit à petit les habitants historiques vers la périphérie de la ville. Dans ce contexte, nous avons urgemment besoin de maintenir et densifier les liens entre les habitants et les habitantes, afin qu’ils puissent continuer à subvenir à leurs besoins, et sur- tout à s’auto-organiser. Le quartier nous appartient, nous le défendons collectivement.

C’est dans cette optique que le Lieu Commun, centre social Tchoukar du 38 rue d’Alembert, s’est installé à Saint-Bruno il y a deux ans. Il est aujourd’hui menacé par les pouvoirs publics, propriétaires des lieux, qui souhaitent le raser pour construire à la place des logements sociaux. Nous sommes pour les logements sociaux et nous battons justement depuis des années pour que les projets A.Raymond et Greta en intègrent davantage et ne soient pas réservés aux classes supérieures. Pourquoi les faire ici alors qu’à quelques centaines de mètres dans le quartier d’Europole, des immeubles entiers de bureaux sont inhabités et pourraient être réaménagés par la ville ? Le logement social a bon dos quand il sert à expulser des initiatives qui échappent à la ville de Grenoble. Nous désirons poursuivre l’aventure du 38 afin que perdure ce que nous y avons déjà mis en place : un magasin gratuit, une laverie, une cantine sur la place, une salle de répét’, un atelier de réparation de vélos, un atelier couture, un cinéma de quartier, une salle de sport, un lieu d’activités qui rayonne au delà du quartier Saint Bruno. Ici et maintenant, nous construisons petit à petit un quartier populaire tel que nous l’imaginons.

Ne laissons pas la mairie tailler nos rêves en pièce !

Si vous voulez nous soutenir vous pouvez envoyer votre signature à ✉38ruedalembert@riseup.net.


https://grenoble.indymedia.org/2018-01- ... -lettre-de
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Re: Droit au logement, luttes...Grenoble et (38)

Messagede bipbip » 15 Jan 2018, 23:00

Dans les médias, la mairie de Grenoble loge des SDF !

Tout semble si beau à Grenoble… Plus de caméras, plus de publicité, et des logements gratuits pour les sans-abris.

Nous recenserons les mètres carrés de bureaux inutilisés et accompagnerons leur transformation en logements. Nous agirons sur le logement privé dégradé ou de mauvaise qualité. Si nécessaire, nous userons du droit de préemption, notamment pour ceux en mauvais état pour les transformer en logements conventionnés ou sociaux, après rénovation. Nous mobiliserons tous les outils juridiques notamment ceux que nous confère notre responsabilité en matière d’hygiène, pour lutter contre les marchands de sommeil. Nous recourrons à des baux d’occupation précaire pour des bâtiments inoccupés, notamment en contractualisant avec les demandeurs, ou encore pour des activités de courte durée.

Engagement 74 du projet Grenoble une ville pour tous de la campagne électorale de l’équipe Piolle de 2014.

En l’espace de deux semaines entre le 11 et 22 décembre, de nombreux articles paraissaient dans les médias. France Bleu, Ouest-France, Rue89, Dauphiné Libéré, annoncent que « à Grenoble, la Ville propose gratuitement des logements vides aux SDF ». Tout semble si beau dans la capitale des Alpes… Plus de caméras, plus de publicité, et des logements gratuits pour les sans-abris. Cette fable médiatique tente de cacher la réalité du quotidien des Grenobloises et Grenoblois : il y a toujours plus de caméras dans la ville, les publicités fleurissent à chaque installation d’un nouvel abribus, et le nombre de sans-logis ne cesse d’augmenter.

Depuis le 11 mars 2017, date à laquelle était organisée une « marche pour le droit au logement », pas une semaine ne s’est écoulée sans son lot d’expulsions, de gardes-à-vue arbitraires. Et avec l’arrivée de l’hiver, la répression n’a pas faibli dans l’agglo : coupures de fluide et non-respect de la trêve hivernale, vigiles protégeant des locaux vidés, confiscation de matériel de camping par la police, et bientôt chasse aux sans-papiers dans les centres d’hébergement d’urgence [1]… Malgré l’accumulation de ces dispositifs visant les plus pauvres et leurs façons de vivre, le mouvement sur le logement mobilise toujours plus. Des personnes continuent à s’organiser pour permettre à chacune de vivre décemment.

... https://lundi.am/Dans-les-media-la-mair ... ge-des-SDF
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Re: Droit au logement, luttes...Grenoble et (38)

Messagede bipbip » 17 Jan 2018, 17:11

Ça y est, Denoyelle l’a clairement dit : les expulsions de squats sont nécessaires à leurs conventions d’occupation

Le dernier article sur les conventions de squat m’a fait me renseigner un peu plus et, au détour d’une vidéo de France 3, je suis tombé sur cette phrase de Denoyelle, le conseiller municipal en charge de l’action associale, qui affirme clairement ceci quand aux prochains bâtiments qui pourraient être conventionnés :


C’est très rare qu’on ait une liste. […] C’est toujours des opportunités. C’est la disponibilité d’un appartement, une évacuation d’un squat ou d’un bidonville.

En gros, ce très cher monsieur annonce clairement ceci pour les mois qui viennent : ils vont évacuer des squats et des campements déjà en condition précaire, pour y reloger des pauvres qui ont un peu moins la niaque, à la condition qu’ils acceptent des conventions qui les place dans des conditions plus précaires encore.

En bref, ils trient les pauvres comme ça les arrange : d’un côté ceux qui acceptent de redorer l’image de la mairie de Grenoble, et de l’autre ceux qui ont action politique concrète et autonome sur leur milieu.

Merci la maire de Grenoble pour cette forte politique de gauche

... https://grenoble.indymedia.org/2018-01- ... clairement
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