Droit au logement, luttes...à Dijon

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Messagede GuevaraFan » 20 Juin 2012, 17:29

DIJON, squat des Greffes

Communiqué des squatteurs de l'école des greffes, Dijon, occupant un bâtiment vide depuis le 26 janvier :

Nous sommes environ 300 demandeurs d’asile, dont des familles et des enfants, majoritairement de pays africains (Soudan, Somalie, Erythrée, Tchad, RDC, Libye...), du Moyen Orient (Syrie...) ainsi que d’Europe de l’est (Kosovo, Arménie...). Nous avons trouvé domicile dans un bâtiment d’Etat laissé vide. Nous l’avons occupé le 26 janvier avec le soutien d’associations, pour ne pas être laissés dans la rue à Dijon en plein hiver.
Nous demandons l’asile en France parce que nos vies sont menacées dans nos pays pour les raisons suivantes : guerres civiles, répression politique, dictature de l’Etat ou domination de milices armées, persécutions patriarcales, ethniques et religieuses - dans des contextes d’inégalités sociales... Beaucoup d’entre nous ont vécu la prison, la torture, la guerre, l’esclavage et d’autres situations qui créent des traumatismes. Nous demandons l’asile en France parce que nous espérons pouvoir échapper à ces persécutions et pensons pouvoir être accueillis ici avec humanité. Nous cherchions une “terre d’asile”, mais la situation d’accueil en France est aujourd’hui très difficile pour nous :

malgré les engagements internationaux de l’Etat français au sujet du “droit d’asile”, la grande majorité d’entre nous n’a pas de place d’hébergement en foyer durant le temps d’examen des dossiers et cherche des solutions pour ne pas rester dehors.

au cours de ces derniers mois, les demandes d’asile ont fait l’objet de nombreux freins : difficultés de traduction sur les dossiers, d’accès aux soins et aux courriers, refus d’ouverture de comptes postaux... Du fait de blocages sur l’obtention de l’Aide Temporaire d’Attente, censée nous permettre de subsister pendant le temps de l’examen de notre demande d’asile, beaucoup d’entre nous ne bénéficient plus d’aucune ressources, si ce n’est de l’aide d’associations.

nous faisons face à un rejet quasi systématique des demandes d’asile à l’OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides). Les décisions nous semblent prises d’avance. Nous avons perdu confiance dans le rôle de l’OFPRA et dans son indépendance proclamée.

la Préfecture et la Mairie de Dijon affirment qu’un certain nombre d’entre nous seraient déjà expulsables, or ces personnes attendent toujours le résultat de leur recours devant la Cour Nationale du Droit d’Asile.

Face à ces barrières renouvelées nous avons le sentiment que l’on veut nous faire perdre espoir. Nous ne pouvons pourtant retourner d’où nous venons.

Avec le soutien d’une trentaine d’associations dijonnaises, nous avons effectué plusieurs recours juridiques pour faire respecter un certain nombre de droits, et participé à des manifestations dans Dijon. Nous avons obtenu la possibilité de rester jusqu’au 15 juillet au bvd. de la Marne grâce à des décisions judiciaires rappelant l’obligation qu’avait l’Etat de nous loger. Aujourd’hui, les pouvoirs publics, Préfecture et Mairie, déclarent publiquement qu’il y aurait des bagarres dans le squat. Nous pensons qu’ils exagèrent fortement la présence de tensions pour pouvoir justifier une expulsion du bâtiment, et ce, sans pour autant proposer de solutions alternatives. Nous venons de différentes situations et de différents pays, mais pour la très grande majorité nous cohabitons bien. Nous nous attachons à être solidaires, à nous entraider, et à partager le peu que nous avons. Nous respectons les Dijonnais, le voisinage et les étudiants de l’école des greffes.

Nous tenons à remercier toutes les personnes, associations et avocats qui nous ont soutenus au quotidien ces derniers mois : aide matérielle, cours, accompagnement juridique, médical... Nous participerons avec eux mardi 19 juin à une nouvelle manifestation. Mais dans cette situation d’impasse, nous nous adressons dès aujourd’hui aux pouvoirs publics et espérons qu’ils nous entendent :

nous demandons à ce que des solutions de logement soient trouvées pour chaque personne dans le squat et à ce que nous ne soyons pas expulsés et remis à la rue avant.

nous demandons à pouvoir continuer à bénéficier de l’aide censée nous permettre de subsister durant le temps de l’examen de notre demande d’asile et ce jusqu’à la fin du recours à la CNDA.

nous demandons enfin et surtout l’arrêt de la politique actuelle de rejet massif des demandes d’asile.

Pour un vrai droit d’asile ! Pour la dignité ! Pour l’espoir !
Dijon le 15 juin 2012 - Les demandeurs d’asile du Bvd de la marne


(source : brassicanigra.org)
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Re: DIJON, squat des Greffes

Messagede anouchka » 03 Juil 2012, 01:22

(A rediffuser largement et rapidement. N'hésitez pas à appeler vos
contacts pour une transmission plus rapide. Merci d'avance pour le soutien
!)

## Dijon - Suite à l'expulsion des demandeurs d'asile
## Manifestation à 18h30 ce lundi soir devant la Préfecture.

(Cet appel émane d'un certain nombre de soutiens rassemblés ce matin, dans
l'attente d'un communiqué de toutes les associations regroupées dans le
collectif)

Ce matin la préfecture a fait expulser les 300 demandeurs d'asile
occupant le squat des "greffes" (bvd de la marne) suite à un arrêté du
Maire de Dijon "portant mise en demeure de quitter les lieux".

Une compagnie de crs avait été appelé pour cette opération et la rue était
bouclée. Les demandeurs d'asile présents sur les lieux ont été embarqué
dans des bus pour les Casernes Vaillant en devant laisser derrière eux la
plupart de leurs affaires. Rappelons que théoriquement le lieu n'était pas
expulsable avant le 15 juillet. Mais la Mairie et la Préfecture ont
préféré prendre les devants dans une opération concertée et s'asseoir
sur le dialogue qui était en cours avec les associations de soutien,
dialogue dont le but était de trouver des solutions de relogement pour
tous les demandeurs d'asile hébergés dans le squat. Un rv entre les 24
associations de soutien et la Préfecture devait avoir lieu ce jeudi à 14H.
Nous ne savons pour l'instant pas encore quel sort sera réservé aux
demandeurs d'asile expulsé ce matin.

Dans un communiqué la Préfecture fait de nouveau prétexte de question de
sécurité et de soit-disant "rixes" et "violences communautaires" pour
justifier cette opération. Ce alors que dans un commpuniqué publié il y a
10 jours les demandeurs d'asile occupants des greffes mettaient en avant
l'entente et l'attention à l'entraide et aux bons rapports avec le
voisinage qui dominait dans le squat malgré des conditions d'attente et de
vie angoissantes et précaires. Derrière les légitimations publiques de la
Préfecture et de la Mairie, cette expulsion marque une nouvelle étape dans
la politique brutale de répression des demandeurs d'asile qui se perpétue
aujourd'hui en France.

Une manifestation de protestation et de solidarité est appelée en réaction
par les membres d'un certain nombre d'associations qui se sont retrouvées
ce matin devant le bâtiment lors de l'expulsion.

Ne les laissons pas seuls dans cette situation !

La manifestation aura lieu ce soir à 18h30 devant la préfecture, merci de
relayer très largement cette information dans les heures qui suivent.

- Des soutiens rassemblés ce matin...
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Re: DIJON, squat des Greffes

Messagede GuevaraFan » 04 Juil 2012, 17:47

Communiqué final du collectif Urgence solidaire ! :
C’est le lundi 2 juillet que de très nombreux agents de l’ordre public ont mis toute leur gentillesse et leur savoir-faire au service des occupants d’un abri insalubre et indigne d’eux (en déviant la circulation afin d’éviter tout risque à ceux qui auraient pu être tentés de traverser la rue et en écartant tout spectateur afin d’éviter toute tentation de voyeurisme malsain) avant de les inviter à se rendre, en autocars spécialement affrétés à un lunch organisé à leur intention au quartier Vaillant.

Belle journée conviviale (avec présence d’interprètes pour faciliter les contacts) au cours duquel un tirage au sort (à partir de règles un peu compliquées, seul bémol dans l’excellente organisation de la journée) a permis à quelques uns de gagner un voyage + séjour dans quelques lieux réputées (Vichy, Nevers,...). Même ceux qui n’ont pas eu la chance de gagner au tirage et qui ont retrouvé la rue au sortir de cette belle manifestation caritative garderont un souvenir inoubliable de ce grand événement ( ....et peut-être la chance de gagner, en lot de consolation, un voyage organisé pour une destination internationale).

Félicitations aux organisateurs sous l’égide de la préfecture de région avec le soutien actif de la municipalité de Dijon, et remerciements particuliers aux médecins, psychologues, travailleurs sociaux et secouristes bénévoles de la croix rouge qui, dans l’ombre, ont contribué à la pleine réussite de cette généreuse manifestation.



Source : brassicanigra.org
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Messagede K.O.A.L.A » 06 Juil 2013, 13:42

Dijon: Expulsion du squat de demandeurs d’asile rue Bertillon

Suite à l’expulsion du squat de demandeurs d’asile rue Bertillon ce matin à Dijon…
… appel à rassemblement à 18h devant la Préfecture.
### Les divers représentants des associations et collectifs de soutien présents sur place appellent à un rassemblement de protestation ce soir, vendredi à 18h devant la Préfecture.###
A 8h ce matin, plus d’une centaine de policiers se sont rendus au squat de la rue Bertillon qui abritait de nombreux demandeurs d’asile depuis un an et demi. Ils ont défoncé les portes des chambres des habitants et les ont sortis sans ménagement. Une centaine de personnes sont arrivées très rapidement en soutien. Ils ont bloqué dans un premier temps les bus Divia réquisitionnés pour l’opération afin que les demandeurs d’asile puissent s’organiser pour décider de ce qu’ils voulaient faire. Même si ceux-ci ont pu reprendre une partie de leurs affaires, des sommes importantes de mobilier, gazinières, affaires personelles risquent d’être perdues.
La préfecture s’était pourtant engagée à plusieurs reprises au cours des dernières semaines auprès des associations à ne pas venir de nouveau expulser par la force. Elle avait affirmé hier encore qu’aucune opération de police n’était prévue dans les jours à venir.
Comme nous l’avons maintes fois affirmé, les “solutions” proposées par la préfecture sont inacceptables puisque plusieurs dizaines de demandeurs d’asile vont se retrouver à la rue ce soir et qu’une vingtaine d’autres n’auront droit qu’à un hébergement d’urgence de nuit sans possibilité de cuisiner, d’espace personnel, ni d’abri durant la journée. Seule une trentaine de places en CADA ont été proposées. Même si l’abri que représentait le squat rue Bertillon restait bien précaire, les demandeurs d’asile présents sur place avaient affirmé ensemble à plusieurs reprises leur volonté de rester dans ce logement, plutôt que de se retrouver une nouvelle fois à la rue ou dans des hébergements encore plus instables. Le collectif de soutien aux demandeurs d’asile, regroupant une trentaine d’associations et syndicats, les avait soutenus en ce sens et avait refusé de cautionner les solutions proposées par la Préfecture.
Rappelons par ailleurs que la Mairie de Dijon, propriétaire du lieu, avait demandé cette expulsion alors qu’elle n’avait pourtant aucun besoin urgent du bâtiment. Certains de ses représentants étaient d’aileurs présents sur place ce matin pour légitimer l’opération.
Face aux politiques de répression des migrants et au choix de l’Etat de laisser les demandeurs d’asile à la rue malgré ses engagements légaux, le squat de la rue Bertillon avait constitué un abri provisoire et un foyer pour des dizaines de demandeurs d’asile de divers pays depuis l’occupation du bâtiment à l’automne 2011. Malgré les difficultés du quotidien, il offrait un lieu de repos et de convivialité, permettait des rencontres et solidarités indispensables pour tenir le coup, entre migrants et avec des Dijonnais-es. Ce regroupement des demandeurs d’asile sur un lieu permettait aux associations de s’organiser et de proposer aux demandeurs d’asile des soins médicaux, distributions alimentaires, cours de français et suivis des dossiers. Ce sont ces liens et réconforts que l’opération policière d’aujourd’hui aboutit aussi à briser.
De nombreux travaux d’électricité, de plomberie et de remise en état avaient été réalisés par des associations et personnes solidaires afin d’améliorer l’habitat. Dimanche encore un grand nettoyage collectif du bâtiment avait eu lieu et une exposition de photos sur la situation des migrants à Dijon avait été collée sur la façade. Malgré les demandes à ce sujet, la Mairie de son côté avait été jusqu’à refuser de faire venir les services de dératisation pour aider à améliorer l’hygiène du lieu.
L’expulsion d’aujourd’hui survient juste un an après celle de l’école des Greffes, bâtiment qui logeait 300 demandeurs d’asile à Dijon. L’an dernier déjà les autorités avaient cherché à prendre les soutiens par surprise en avançant la date d’expulsion et en passant en force grâce à un arrêté de péril délivré par le Maire. A l’époque, cette expulsion avait occasionné de nombreuses manifestations et protestations. Un village de tentes avait été dégagé manu militari par la police, place de la Libération et un nouveau squat situé rue des Petites Roches avait été ouvert dans la foulée. Depuis les migrant-e-s, laissé-e-s à la rue par l’Etat, étaient majoritairement regroupé-e-s dans le squat de la rue
Bertillon et aux Petites Roches. La préfecture avait affirmé ne pas vouloir rejouer le scénario de l’an dernier. C’est pourtant ce qu’elle vient de faire aujourd’hui, en se moquant éhontément de tous ceux qui auraient encore pu lui accorder une confiance quelconque.
De notre coté nous continuerons à nous organiser avec les demandeurs d’asile et les associations pour ne laisser personne à la rue et lutter contre les politiques de répression des migrants !
Un toit pour tous ! Contre toutes les expulsions !
Solidarité avec les migrants et demandeurs d’asile.
Nous appelons dans un premier temps à manifester dès ce soir devant la Préfecture à 18h.

Des personnes et collectifs solidaires du coté des Tanneries et du quartier des Lentillères


http://fr.squat.net/2013/07/05/dijon-ex ... bertillon/
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Re: Droit au logement, luttes...à Dijon

Messagede Pïérô » 23 Sep 2013, 01:25

Nouvelle tentative de réquisition
Dijon : nouveau squat de migrant-e-s dans un ancien pôle emploi et autres nouvelles

Fin août, l’ancien Pôle emploi de la rue René Coty, vide depuis quelques années s’est vu réquisitionné par plus d’une centaine de migrant-e-s et personnes solidaires.

Pendant quelques jours on a pu voir des banderoles et de nombreuses silhouettes sur les toits, veillant à ce que la police ne tente pas d’intrusion en force. A l’intérieur de ce bâtiment autrefois dédié au contrôle des chômeurs, la vie reprenait de manière autrement plus tonifiante avec ses fumets de soupes, ses conversations et jeux dans les chambres, et ses assemblées dans le hall

Mais l’Unedic, propriétaire du bâtiment ne pouvait évidemment se satisfaire que son bien serve enfin. Il semble qu’au sein de cet organisme paritaire, patronnat et syndicat se soient bien vite entendu pour remettre à la rue tout le monde au plus vite, sans même d’ailleurs se prévaloir de l’ombre d’un projet sur leurs bureaux abandonnés. Les occupant-e-s de la rue René coty passent donc en procès le vendredi 20 septembre à 9h au palais de justice Clémenceau et espèrent bien obtenir des délais. Un rassemblement est organisé à cette occasion.en attendant d’autres actions si cela s’avère nécessaire.

Pour rappel, depuis deux ans iune série de manifestations et occupations répondent au mauvais sort fait par les administrations aux nombreux-s-es migrant-e-s arrivés récemment dans notre ville et laissés à la rue. Début juillet, Mairie etPréfecture avait envoyé une grosse escouade de flics expulser l’ancienne boucherie Ponelle, l’"hotel" de fortune où une centaine de demandeurs d’asile avaient trouvé refuge depuis novembre 2011. Tout comme le pôle emploi nouvellement occupé la « boucherie » était située dans le quartier des Lentillères, non loin des potagers et maisons occupées et de l’Espace autogéré des Tanneries. Son expulsion tombait quasi un an jour pour jour après l’expulsion des 300 habitants du squat de l’Ecole des Greffes.

Le soir même, une manifestation mettait le bronx dans les rues de la ville, des peintures sur les murs et prenait sans crier gare le micro sur une scène autrement dédié aux festivités touristiques de l’été. La déambulation regoupant migrants furieux et personnes solidaires, s’était terminée dans un autre squat, les petites roches, lui aussi menacés d’expulsion, avec concours de sirène entre le peloton de crs et un migrant armé d’un mégaphone, jusqu’au départ sous les huées des fourgons vaincus et repeints.

ps : Il paraît que les vigiles missionés pour empêcher que le bâtiment de la Boucherie soit réoccupé et qui restaient prudemment parqués derrière des cages, se sont pris quelques jets de cacahouètes. A tel point qu’ils auraient dû appeler à l’aide leurs compères policiers, forcés de rester en renforts les jours suivant en attendant les tractopelles.

+ photos http://www.brassicanigra.org/contributi ... elles.html
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Re: Droit au logement, luttes...à Dijon

Messagede bipbip » 08 Oct 2013, 02:09

Quartier libre des Lentillères en fête

Ateliers – Jeux – Concerts – Théâtre – Visites…
Les 18, 19 et 20 octobre / 39-45, rue Philippe Guignard à Dijon

Image


ÉDITO :
Avant que la léthargie hivernale ne s’empare des jardins, venez faire la fête au Quartier des Lentillères !

Alors qu’au Potager Collectif, les jardiniers s’acheminent vers la fin de la quatrième saison de jardinage et d’apiculture, le nombre de petits potagers ne cesse d’augmenter et le marché des Lentillières ne désemplit pas. Entre chantiers, concerts, barbecues, assemblées générales du quartier… la vie de la friche poursuit son cours et s’enrichit toujours plus.

Face à cette dynamique de réappropriation collective de la ville et de la production, la mairie soutient mordicus son projet d’écoquartier aseptisé, dont l’opération immobilière engrangera 37 millions d’euros de bénéfices pour la ville. Dur de cracher sur cette manne d’argent qui s’inscrit dans la logique de marchandisation de la ville prônée à tout va par les décideurs, où la croissance, l’attractivité et la rentabilité de la cité priment toujours sur la convivialité.
Qu’on se le dise, nous ne nous laisserons pas imposer cette logique marchande et ne nous laisserons pas dicter notre façon d’habiter et de vivre dans notre quartier par les urbanistes. Cet hiver et pour l’année à venir, amplifions la résistance !

En attendant, pour découvrir le quartier, et pourquoi pas rejoindre la dynamique d’occupation, rendez-vous pour ces 3 jours de fête ! Au programme, théâtre, concerts, pizzas et frites, jeux, ateliers divers, jardinage… mais aussi des discussions, une rétrospective en photos de 3 ans d’agitation potagère et des visites du quartier. Venez nombreux et nombreuses !

http://fr.squat.net/2013/10/07/dijon-qu ... 0-octobre/

PROGRAMME :

# VENDREDI 18 OCTOBRE :

Soirée à prix libre, à la Grange Rose.

-> 19h – Courts métrages

-> 19h30 – POSE TON GUN – Acte 1
Épopée théâtrale des temps modernes risquée et dangereuse en 2 actes par le Projet D.

-> 20h – APÉRO et PIZZAS !

-> 21h00 – OPÉRAS et OPÉRETTES populaires par la troupe lyrique de Côte d’Or.

-> 22h30 – POSE TON GUN – Acte 2

-> 23h – Jane & Francky, par la Compagnie Rosebonbon.
Farce grotesque par la Cie Rosebonbon. Le manque de dialogue dans un couple peut mener à de terribles extrémités…


# SAMEDI 19 OCTOBRE :

-> À partir de 14 h et toute l’après-midi, sur la friche :

Visites guidées du quartier des Lentillères ;
Chantier épandage de fumier au Pot’Col’Le ;
Fabrication de torches norvégiennes pour éclairer la soirée ;
Atelier dessin : laissez votre génie du lieu s’exprimer. Le matos sera fourni mais libre à toi de ramener ta palette et tes pinceaux !

-> 18h – Rétrospective de 3 ans de luttes sur la friche !
Retour en photos sur 3 ans d’occupation potagère, du Pot’Col’Le au Quartier des Lentillères !

-> Et dès 20h, soirée CONCERTS et FRITES !

Clara Clara (trio rock noisy, clavier basse batterie) ;
Brice et sa pute (Duo cabaret punk. C’est brut, trash et décalé) ;
Flamenco Flamenkuche (Compas, chaleur andalouse et choucroute garnie) ;
Tagrawla (Chansons kabyles de résistance à la colonisation)

-> Suivi par DJ SeBOUMSeBIEN, déflagration potagère du Pot’Co’le !


# DIMANCHE 20 OCTOBRE

-> À partir de 14h, visites guidées du quartier des Lentillères
-> 15h – Chasse au trésor sur la friche, pour petits et grands.

# SE RENDRE SUR PLACE, INFOS, CONTACT…

QUARTIER DES LENTILLÈRES :
39-45 rue Philippe Guignard à Dijon

La Grange Rose se situe au 45, rue Philippe Guignard.

Depuis le centre ville: ligne 12 arrêt ‘Salengro’ / avec la ligne Corol: arrêt ‘Collège des Lentillères’ à côté du rond-point et du collège des Lentillères (de l’autre côté de la voie ferrée).



-> Infos :
http://jardindesmaraichers.potager.org/
http://lentilleres.potager.org/
-> Contact:
tierraylibertad***AT***potager.org (remplacer ***AT*** par @)
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Re: Droit au logement, luttes...à Dijon

Messagede Pïérô » 09 Nov 2013, 13:29

Appel à rassemblement mardi 12 Novembre
Contre les expulsions
Pour le respect de la protection de l’enfance et du droit au logement


Rassemblement de soutien aux demandeurs d’asile - mardi 12 Novembre - 18h30 - Place François Rude

En Côte d’Or, depuis des mois des centaines de demandeurs d’asile ou de migrants qui avaient obtenu une autorisation de séjour sont sommés de quitter le territoire. De nombreux demandeurs d’asile se voient refuser l’accès aux droits découlant des accords internationaux. Ils ont fui dans les conditions terribles encore récemment médiatisées, les persécutions, des dictatures, des pays en guerre. Souvent sans attendre la fin de la procédure, ils sont sommés de quitter le territoire, alors que les évènements dramatiques qui les ont amenés à quitter leur pays leur interdisent tout retour en arrière. Lorsqu’ils ont perdu espoir d’obtenir le statut de réfugié que la France accorde si peu, leur démarche en vue d’obtenir un autre titre de séjour se solde désormais par un refus et une procédure d’expulsion. Par ailleurs, de nombreuses personnes qui avaient obtenu une autorisation de séjour ces dernières années et avaient pu s’intégrer en France (travail, paiement des cotisations sociales, des impôts, scolarisation des enfants) s’en voient refuser le renouvellement et se retrouvent alors dans l’illégalité avant l’aboutissement des procédures "d’éloignement" que la préfectContre les expulsions Pour le respect de la protection de l’enfance et du droit au logementure ne tarde pas à prendre à leur encontre.

A cela s’ajoute la volonté affichée par le Président du Conseil Général de ne plus respecter son obligation légale de protection de l’Enfance envers les mineurs isolés étrangers en suspendant tout nouvel accueil.

Le droit universel au logement est lui aussi loin d’être respecté. Malgré les règles de droit, une bonne partie des demandeurs d’asile n’est pas hébergée par l’Etat. Des familles même avec des enfants en bas âge, au motif qu’elles changent de statut, sont expulsées de leur logement sans solution d’hébergement.

Face au manquement de l’Etat à ses obligations, un lieu d’accueil a été ouvert dans un bâtiment public vide depuis plusieurs années rue René Coty à Dijon. La justice saisie a autorisé ses habitants à y rester l’hiver au nom « du respect de la dignité humaine et du droit au logement ». Il faut obtenir qu’il ne soit pas fermé sans solution de relogement pour tous ses habitants, d’autant que ces locaux ne font l’objet d’aucun autre projet d’utilisation pour l’instant.

Nos organisations engagées depuis des mois pour le respect des droits et de la dignité des demandeurs d’asile comme de tout être humain appellent à un rassemblement de soutien le mardi 12 novembre 2013 à 18h30 - place François Rude à Dijon

ACAT Dijon / Action Catholique Ouvrière / Adisar / Afrane Bourgogne / Amnesty International / ATTAC 21 / Agir ABCD / CFDT 21/ CGT 21 / Club Unesco Dijon / CCFD Terre Solidaire / CNT 21 / CSF / Espace Autogéré des Tanneries / Euphorbe en Illabakan / Fraternité de St François d’Assise / FSU 21 / La Vie Nouvelle / Ligue des Droits de l’Homme / MRAP / Pastorale des Migrants / RESF 21 /SOS Racisme/ SOS Refoulement / Syndicat de la Magistrature / Sud Santé / Tends la Main / Urgence Solidaire

http://www.brassicanigra.org/contributi ... -rude.html
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Re: Droit au logement, luttes...à Dijon

Messagede bipbip » 09 Avr 2015, 17:15

Dijon: expulsion du squat de la rue René Coty

Ce matin tôt, la préfecture a une nouvelle fois envoyé les forces de police pour expulser. Des dizaines de cars de CRS et de police ont encerclé l’ancienne agence de Pôle-Emploi, occupée par plus d’une centaine de migrant-e-s rue René Coty.

... https://fr.squat.net/2015/04/08/dijon-e ... rene-coty/
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Re: Droit au logement, luttes...à Dijon

Messagede bipbip » 19 Juil 2015, 12:14

Dijon : communiqué de presse contre l’expulsion du squat Reggio/Cap-Nord
Le 18 avril dernier, un bâtiment vacant depuis un an et demi, situé 4 impasse de Reggio à Dijon, a été occupé pour y reloger une centaine de demandeurs d’asile expulsés le 8 avril du squat de la rue René Coty et laissés sans solution d’hébergement depuis lors.

Début juillet, une procédure d’expulsion a été lancée sans convocation des habitants. Ce type de procédure ne laisse pas à la centaine d’habitants du lieu la possibilité de se défendre par le biais d’un avocat et de demander des délais, comme ils y ont pourtant droit. Pourtant, le propriétaire et ceux qui sont derrière la procédure savaient pertinemment que les noms des habitants pouvaient leur être communiqués. Malheureusement, à l’issue de cette procédure déloyale, ils risquent l’expulsion.

Il serait catastrophique et inhumain pour eux de se retrouver de nouveau sans toit, alors qu’ils viennent tout juste de se remettre de l’expulsion de leur précédent habitat. Cette situation est le triste reflet de la façon dont la France traite les étrangers fuyant des pays où ils ne peuvent plus vivre. Les autorités les chassent et les rendent invisibles à force de mépris administratif et d’expulsions. Ces politiques ne font qu’aggraver la situation et intensifient la stigmatisation de ces personnes. Nous rappelons que les migrant-e-s sont des personnes fuyant des conditions d’existence désastreuses suite aux conflits et persécutions dans leurs pays.

Les demandeurs d’asile, le réseau soutien-asile-21 et leur avocat ont lancé un recours pour faire valoir le droit des habitants à une procédure contradictoire. L’assignation a été délivrée le 13 juillet et l’audience est prévue le 21 juillet prochain à 9 heures.

Ainsi nous appelons à la mobilisation et à la solidarité pour un rassemblement le 21 juillet à 9h devant le Tribunal de Grande Instance (13 boulevard Georges Clemenceau, 21000 Dijon).

Collectif droit d’asile-migrants : ACAT Dijon / Action Catholique Ouvrière / Afrane Bourgogne / Amnesty International / ATTAC 21 / AGIRabcd / ATMF Dijon/ CFDT 21/ CGT 21 / Club Unesco Dijon / CCFD Terre Solidaire / CNT 21 / CSF / Espace Autogéré des Tanneries / Euphorbe en Illabakan / FCPE / FSU 21 / La Vie Nouvelle / Ligue des Droits de l’Homme / MAN / MRAP / Pastorale des Migrants / RESF 21 / SOS Refoulement / Sud Santé / Tends la Main / UJFP / Urgence Solidaire.

https://fr.squat.net/2015/07/19/dijon-c ... -cap-nord/
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Re: Droit au logement, luttes...à Dijon

Messagede bipbip » 22 Sep 2015, 00:58

Dijon: communiqué suite à l’occupation d’une maison aux Lentillères

En ce premier jour d’automne, le soleil continue de briller sur les Lentillères!

Ce lundi 21 septembre, un rassemblement était appelé par les habitant-e-s du quartier libre des Lentillères pour tenter d’empêcher la destruction de maisons vides. C’est sur leur emplacement que doit s’implanter le projet « éco cité Jardin des maraîchers », contesté dans son ensemble, alors que le chantier ne devrait pas commencer avant 2018.

Ces maisons étaient gardées depuis deux jours par une société de gardiennage privée (SIG) à la demande de la SPLAAD – entité publique chargée de l’aménagement du futur quartier. SIG avait pour mission d’empêcher tout tentative d’occupation.

A 7h du matin, en ce froid automnal, un petit déjeuner convivial rassemblant des soutiens, habitant-e-s du quartier et migrants s’est tenu dans la rue Amiral Pierre, devant les maisons vouées à la destruction. Le groupe de soutien faisait face aux vigiles présents en nombre.

Lorsque l’entreprise EDF est intervenue dans l’une de ces maisons vides pour couper l’electricité, les personnes qui déjeunaient joyeusement ont empêché cette première étape de « dévitalisation »; face à la détermination et à l’ingéniosité des soutiens, le personnel d’EDF à en effet préféré stopper leur intervention.

Les vigiles qui gardaient la maison ont répondu brutalement avec des gaz lacrimogènes, insultes, coups de matraques. Rapidement, ils se sont complètement emportés et, à bout de nerfs, sont sortis de la maison et ont repoussé les gens plus loin dans la rue.

De nombreuses personnes ont été gazées et un journaliste de France 3 est parti à l’hôpital des suites de leur intervention. Dans cette atmosphère incongrue et tendue, les gardiens revenchards ont provoqué des affrontements jusque dans la rue à côté, laissant la maison vide à nouveau libre.

C’est à ce moment-là que des personnes sont allées l’occuper, aux environs de 9h du matin. Depuis lors, un groupe de demandeurs d’asile a investi cette maison pour en faire leur habitation principale.

Alors qu’au même moment se tient une réunion importante à la Prefecture de Côte-d’Or où, en vue de l’arrivée de l’hiver, tous les services concernés (115, mairie, service de la cohésion sociale, préfecture) tentent d’anticiper les aléas que représentent pour eux ces populations sans logement, les personnes présentes ce matin restent déterminées à continuer de trouver des maisons vides pour les personnes qui n’en ont pas.

Nous ne laisserons pas ces maisons aux machoires des urbanistes de tout poils! L’automne qui arrive sera chaud.

Les habitant-e-s et soutiens des Lentillères

https://fr.squat.net/2015/09/21/dijon-c ... ntilleres/
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Re: Droit au logement, luttes...à Dijon

Messagede bipbip » 13 Juil 2016, 01:13

Dijon: expulsion du squat Reggio/Cap-Nord

Ce matin [12 juillet 2016], un important dispositif policier était déployé rue Reggio dans la zone Cap Nord de Dijon, pour expulser les personnes migrantes installées dans les anciens locaux des Restos du coeur. Depuis avril 2015, ces bâtiments laissés inoccupés avaient repris vie suite à leur occupation. Ils ont permis pendant plus d’un an d’héberger plusieurs dizaines de migrants laissés sans aucune solution par les pouvoirs publics. Une nouvelle fois, alors que les vacances scolaires débutent et que de nombreux soutiens sont absents, la préfecture répond par une expulsion au manque chronique de logement. Il n’existe aucun projet sur ces locaux, demain ils seront murés et resteront vides. Les personnes expulsées, quant à elles, se retrouvent en majorité à la rue.

Le collectif de soutien et les personnes solidaires appellent à un rassemblement ce soir à 18h devant la préfecture pour le respect du droit universel au logement.

Le collectif droit d’asile-migrants

https://fr.squat.net/2016/07/12/dijon-e ... ocap-nord/
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Re: Droit au logement, luttes...à Dijon

Messagede bipbip » 25 Aoû 2016, 08:56

Dijon : des militants associatifs soutiennent des demandeurs d'asile

Des demandeurs d'asile se sont installés dans un ancien hôtel restaurant rue des ateliers à Dijon. Les membres du "collectif droit d'asile migrants" sont présents pour s'assurer qu'il n'y ait pas d'expulsion.

Un ancien hôtel situé 22 rue des ateliers à Dijon, vacant depuis plusieurs années, est occupé depuis quelques jours par une soixantaine de demandeurs d'asile.

Expulsés le 08 juillet dernier du squat de la rue Reggio, dans la zone Cap Nord et laissés sans solution d'hébergement, il se sont relogés dans ce bâtiment.

Dimanche matin, des militants associatifs sont rassemblés pour s'assurer qu'il n'y ait pas de tentative d'expulsion et que les migrants bénéficient d'une procédure judiciaire leur permettant de défendre leurs droits.

Les associations expliquent que cette occupation vise à la fois à donner des solutions concrètes de relogement et à marquer leur solidarité avec les demandeurs d'asile qui fuient les persécutions et guerres dans leurs pays : Érythrée, Soudan, Somalie, Éthiopie, Mali, Tchad....

C'est pour elles une manière d'affirmer qu'elles ne les laisseront pas seuls face aux expulsions et à l'administration, afin de faire respecter les obligations de logement des demandeurs d'asile pendant la durée de la procédure.

... http://france3-regions.francetvinfo.fr/ ... 69067.html
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Re: Droit au logement, luttes...à Dijon

Messagede bipbip » 23 Mar 2017, 18:02

Vendredi 24 mars 2017

Dijon: rassemblement en soutien au squat de la rue des ateliers

Appel à rassemblement / Vendredi 24 mars 2017 à 9h / Tribunal, boulevard Clémenceau.

Ce vendredi a lieu, au tribunal d’instance de Dijon, l’audience du squat de la rue des ateliers. Cet ancien hôtel, laissé vide depuis plusieurs années, jusqu’à son occupation en août dernier, est aujourd’hui la seule solution d’hébergement pour les personnes migrantes qui y ont élu domicile. A ce jour, ce sont entre 60 et 80 personnes qui y vivent dans des conditions dignes, le bâtiment étant composé d’une vingtaine de chambres équipées de douches et de sanitaires, ainsi que d’une pièce collective et d’un espace de cuisine permettant aux habitants de s’organiser (cours de langue, préparation de repas, démarches administratives, …).

Aucune autre solution n’a, à ce jour, été proposée par les pouvoirs publics aux personnes vivant sous ce toit. Par ailleurs, aucun projet ne concerne ces locaux. Nous demanderons donc au juge d’accorder le délai maximum prévu par la loi, à savoir : un an.

Pour être tenu informé-e du résultat et être prévenu-e en cas de mobilisation pour la défense de ce lieu de vie, écrire à :
soutien-asile-21@@@potager.org

En solidarité avec les personnes menacées par une expulsion,

Collectif de soutien aux demandeurs d’asile et migrants

(Collectif réunissant notamment : ACAT Dijon / Action Catholique Ouvrière / AFRANE / AGIRabcd 21 / Amis de la Confédération Paysanne / Amnesty International Dijon / ATTAC 21 / ATMF Dijon / CFDT 21 / CGT 21 / Club Unesco Dijon / CCFD Terre Solidaire / CLCV / CNT 21 / Confédération Paysanne / CSF / Espace Autogéré des Tanneries / Euphorbe en Illabakan / FCPE / FSU 21 / LVN personnalistes et citoyens / Ligue des Droits de l’Homme / MAN / Mouvement de la Paix / MRAP / Pastorale des Migrants / RESF 21 / SAF / SOS Refoulement / SOS racisme / Solidaires / Solidarité afghane / UJFP / Tends la Main / Urgence Solidaire.)

https://fr.squat.net/2017/03/23/dijon-r ... -ateliers/
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Re: Droit au logement, luttes...à Dijon

Messagede bipbip » 13 Mai 2018, 19:30

En cas d’expulsion de XXL rassemblement devant la Préfecture
Risque d’expulsion du squat XXL, qui héberge depuis 2016 des demandeurs•euses d’asile de l’Afrique de l’Est et Centrale.
En cas d’expulsion on appelle à un rassemblement le soir même à 18H devant la préfecture.
Dans l’urgence, un appel à don de tentes est lancé. Ces tentes serviron de logement temporaire pour les personnes expulsées.
https://dijoncter.info/?en-cas-d-expuls ... ecture-235

Petit déj’ devant le squat XXL
Face au risque d’expulsion du squat XXL, qui héberge depuis 2016 de demandeurs-euses d’asile de l’Afrique de l’Est et Centrale, on vous invite à un petit déj’ solidare devant la maison.
Il y aura du café et du thé, sont bienvenues des trucs à grignoter.
Dans l’urgence, un appel à don de tentes est lancé. Ces tentes serviront de logement temporaire pour les personnes expulsées.
https://dijoncter.info/?petit-dej-devan ... at-xxl-236
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Re: Droit au logement, luttes...à Dijon

Messagede bipbip » 18 Juin 2018, 08:15

Petit déjeuner solidaire face aux menaces d’expulsions du squat XXL

Des rumeurs insistantes font état d’une possible expulsion dès lundi matin de l’immeuble occupé xxl (situé 22 rue des ateliers en face des tanneries 2) où résident depuis deux ans une centaine de migrant.e.s demandeurs d’asile. Appel à un petit déjeuner de mobilisation contre ces menaces.

Des rumeurs insistantes font état d’une possible expulsion dès lundi matin de l’immeuble occupé XXL (situé 22 rue des ateliers en face des Tanneries 2) où résident depuis deux ans une centaine de migrant.e.s demandeurs d’asile. Dans ce bâtiment s’organisent aussi les possibilités d’un accompagnement de ces personnes dans leur processus de demande d’asile et leur vie ici, avec des cours de français, aides administratives, soins médicaux et espaces de convivalité.

Cette expulsion aboutirait à remettre à la rue sans solution ces réfugiés, alors que l’immeuble concerné va probablement rester vide encore longtemps. Rappelons que la plupart des bâtiments occupés avec des migrant.e.s puis expulsés avec forces effectifs de police à Dijon ces derniers années sont restés murés et inutilisés depuis.

Au XXL, des échanges ont été engagés avec les propriétaires. Le collectif de soutien et les habitants recherchent des solutions concertées pour prolonger la possibilité d’acceuil dans ce bâtiment et
éviter de se retrouver de nouveau dans une situation d’urgence. Nous rappelons par ailleurs que le gouvernement français est censé assurer des solutions de logements aux réfugiés pendant le temps de leur demande d’asile.
• Nous appelons à se mobiliser contre ces menaces d’expulsion et à soutenir les migrant·es inquiété·es :
Dès 6h du matin lundi devant le XXL, pour un petit déjeuner de mobilisation
À 18h devant le préfécture de Côte d’Or, pour un rassemblement de réaction si ces menaces d’expulsion se réalisent.

Des soutiens des habitants du squat XXL.


https://dijoncter.info/?petit-dejeuner- ... at-xxl-356
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