Contre logement cher, Plateforme logement mouvements sociaux

Contre logement cher, Plateforme logement mouvements sociaux

Messagede Pïérô » 23 Nov 2011, 15:51

Plateforme logement des mouvements sociaux

PLATEFORME LOGEMENT DES MOUVEMENTS SOCIAUX

Le 12 mars 2011, nous étions des milliers, à l'appel de 37 organisations, mobilisés dans plus de 30 villes en France pour manifester contre la reprise des expulsions, les loyers chers et pour la production massive de vrais logements sociaux. Depuis la situation s'est encore dégradée et les expulsions de logement ont repris, jetant des familles à la rue, souvent sans même une solution d'hébergement puisque le nombre de nuits en prise en charge hôtelière a considérablement baissé, jusqu'à être réduite de moitié dans certains départements.

A l’entrée de la campagne électorale, qu'en est-il des 3.6 millions de personnes pas ou mal logées, des 4,4 millions de locataires HLM, des locataires et accédants modestes accablés par la cherté des loyers, des charges et de l’immobilier, de la majorité de la population qui a du mal face à la cherté du logement et la précarisation de ses habitants?

84 % des Français jugent insuffisante l'action des responsables politiques en matière de logement, pourtant cette question cruciale n’est pas une priorité dans la plupart les programmes électoraux pour la présidentielle.


Un contexte de précarité et d'inégalités sociales grandissantes...

Depuis plusieurs années, la situation financière de la majorité de la population se dégrade. D'après l'INSEE, le moral des Français est en berne.

Une hausse des inégalités sociales et de la pauvreté, du chômage et de la précarité
Aujourd'hui, la France compte plus de 8 millions de pauvres, soit 14% de la population. L'écart entre les plus riches et les plus pauvres, se creuse. Le niveau de vie des 10% les plus pauvres n'a augmenté que de 13.7% entre 1998 et 2008, soit un gain de 970 euros, alors que celui des 10% les plus riches a augmenté de 27.3 %, c'est à dire de 11 530 euros. Entre 2004 et 2008, les revenus des 0.01% les plus riches a augmenté de 33%, soit une hausse de revenus de 180 400 euros.
Avec la crise, les plans de licenciements massifs ont repris. Au deuxième trimestre 2011, 9.6% de la population active est au chômage. On compte 1.9 millions de travailleurs pauvres et le taux de précarité est passé entre 1984 et 2007 de 5.2 à 12.4.

Enfants, Jeunes, femmes, senior, handicapés et migrants sont particulièrement touchés...
Les moins de 30 ans représentent à eux seuls la moitié des personnes pauvres, le taux de pauvreté chez les 18 à 29 ans ne vivant pas chez leur parents est 17% pour 13% en moyenne de la population. Les personnes de plus de 75 ans ont vu leur niveau de vie baisser entre 1996 et 2008.
Au delà de l'âge, les femmes sont davantage touchées par la pauvreté que les hommes, leur taux de pauvreté est de 13.8% en 2008, celui des hommes de 12,2%. Enfin, les ménages immigrés ont un revenu de 24.8% inférieur à la moyenne nationale.


SE LOGER COÛTE DE PLUS EN PLUS CHER

Près d’un Français sur 5 éprouve des difficultés à payer son logement.
Entre 2000 et 2010, tandis que le coût de la vie à augmenté de 20%, les loyers HLM sont en hausse de 29%, les loyers privés ont en moyenne augmenté de 42 % et ont flambé à la relocation et les prix de l’immobilier de 107% !
Jamais le logement n’a été aussi cher, et disproportionné au regard des revenus de la grande majorité de la population.
Depuis 25 ans, le prix du logement a bondi. Les dépenses courantes de logement (regroupant loyer, énergie et charges) pour les résidences principales sont passées de 79 milliards d'euros en 1984 à 276 milliards en 2010.
Les dépenses liées au logement par rapport au revenu des ménages est en augmentation constante, il est est passé de 21.8% en 1984 à 33% en 2008, en moyenne. Pour les locataires du parc social, le taux d'effort médian pour le seul loyer est passé de 21.5% en 1996 à 30 %.


HAUSSE DES EXPULSIONS, DU MAL LOGEMENT, NON RESPECT DES LOIS :

Plus de 100 000 jugements d'expulsion par an
Dans ce contexte de logement cher et de baisse des revenus, les expulsions ont atteint un niveau record. Il y a eu 106 938 décisions de justice prononçant l'expulsion en 2009, soit une augmentation de plus d'un tiers en moins de 10 ans. Les expulsions par les forces de l'ordre ont, quant à elles, doublées en 2000 et 2009 pour dépasser les 10 000 expulsions par an. Depuis 2009, la loi Boutin a divisé par 3 les délais que le Juge d'exécution peut accorder, les limitant à un an. La précarisation du statut des occupants accélère également les expulsions.

Le retour du mal logement et des bidonvilles
Depuis 2000, le mal-logement touche plus lourdement : 685 116 personnes sont privées de domicile personnel et plus de 8 millions sont en situation de mal logement ou de réelle fragilité à court ou moyen terme ; 1,2 millions de ménages sont en attente de logement social, pour environ 400 000 attributions annuelles ; en effet 62.1% des ménages sont éligibles à un logement social.

La loi DALO mal appliquée par l’État
La loi sur le droit au logement opposable (DALO) avait pour but de remédier à cette situation, mais après plus trois ans, les résultats se font attendre. En décembre 2010, 59% des prioritaires n’étaient toujours pas relogés. Cette proportion monte à 70% en Île-de-France, où l’État bafoue le plus gravement la loi ; les régions PACA et Nord-Pas-de-Calais ne sont pas épargnées.

L’obligation d’accueil des personnes sans abris non respectée
Depuis 2009, l'article L 345-2 et suivants du Code de l'action sociale et des Familles prévoit l'obligation d'accueil des personnes et familles sans abris. En France métropolitaine, dans la deuxième moitié des années 2000, 133 000 personnes étaient sans domicile, dont 33 000 en très grande difficulté, entre la rue et les dispositifs d'accueil d'urgence.
Malgré cela, en mai dernier, le gouvernement a annoncé un recul de 30% du budget du logement d'urgence en hôtel, soit une diminution de 5 000 places hôtelières chaque nuit pour le Samu Social. Ce sont de plus en plus de personnes, y compris de familles avec enfants, qui se retrouvent exclues des dispositifs d'hébergement d'urgence.

Des attaques contre le statut des locataires
Depuis plusieurs années, les attaques contre les droits et la protection des locataires, entre autres définies par la loi de 1989 se multiplient. La loi MOLLE (loi Boutin de 2009) contient de sérieuses remises en cause. Pour les locataires HLM, le droit au maintien dans les lieux est attaqué ! Avec la multiplication des plans de rénovation urbaine et le « déplacement » des locataires, un locataire qui refuse 2 propositions de relogement peut être expulsé. La sous location se banalise …
Le parc locatif privé est particulièrement touché : sous location, baux de 3 mois et expulsion en hiver pour les « résidents temporaires », baux de 1 an (meublés), de 9 mois (étudiants), accélèrent la précarisation des locataires. Baux contre services rendus y compris des « services sexuels ».
Par ailleurs, les habitants qui font le choix d'un habitat léger, mobile ou éphémère (yourtes, caravanes, cabanes...) sont harcelés et ne sont que trop rarement reconnus et regularisés. Tandis que les Roms, les voyageurs, ou les habitants de camping à l’année sont marginalisés ou stigmatisés.

Et plus de 2 millions de logements vides
Parallèlement à cette situation dramatique, en 2010, l’INSEE a recensé 2.12 millions de logement vides en France, un record en 1983 le nombre de logements vacants en France était de 1,88 millions, tandis que la loi de réquisition reste inappliquée !


DES POLITIQUES PUBLIQUES RÉGRESSIVES

Malgré la crise et les difficultés grandissantes pour se loger, le gouvernement poursuit son offensive contre les droits des locataires et contre le logement social, mais il encourage l’endettement et la dépendance des accédants à l’égard des banques ...

Une Privatisation rampante du logement social
Le logement social, comme de nombreux autres secteurs, est en cours de privatisation. En 2003, la loi Borloo permet au MEDEF, et à des groupes financiers comme la Caisse d’épargne de prendre le contrôle des SA HLM (la moitié du parc). En 2009, la loi Boutin permet aux promoteurs de construire des logements sociaux, et leur ouvre la porte pour s’installer chez les bailleurs sociaux. Elle privatise l’autre moitié des bailleurs sociaux, les offices HLM, et les oblige à changer de statut.
Concernant les loyers, l’attaque est brutale, même si ses effets ne se font pas encore trop sentir. En 2004, les bailleurs obtiennent le droit de modifier les loyers et de les augmenter en fonction de l’emplacement et de la qualité du bâtiment. En 2009, cette possibilité devient obligatoire, ainsi que l’obligation de mettre en vente chaque année au moins 1% du patrimoine, et de définir un programme conséquent de démolition. La vente est censée pallier au désengagement de l’État en matière de financement des HLM

Le Désengagement financier de l’État
Alors que la pénurie de logements est criante, le parc social ne progresse que de 1% par an, c'est-à-dire moins vite que l'ensemble du parc. Les subventions d'Etat dédiées à la réalisation de logements sociaux sont en baisse chaque année. Alors qu'elles étaient d'1 milliard il y a 10 ans, elles sont passées en 2011 à 200 millions d'euros, déduction faite de la taxe sur les locataires créée cette année.
Le livret A, via la collecte par la Poste et les Caisse d’Épargne, est centralisée par la Caisse des Dépôts et Consignations. Il finance depuis 60 ans sous forme de prêts bonifiés, la construction de logements sociaux . En 2008, sa distribution est « banalisée » c’est à dire généralisée à toutes les banques. Aujourd'hui, les banques ont obtenu de garder à leur profit 35% de l’épargne populaire, voire 40. Plus de 37 milliards d’euros issus des livrets A sont désormais dans les caisses des banques, sans contrepartie, ou plutôt dans les circuits financiers spéculatifs et dans les poches des traders, des banquiers et des actionnaires.

Les allocations logements baissent également, elles ont été réduites de 240 millions d'euros entre 2010 et 2011 !
L’État se désengage aussi de l'hébergement, les crédits alloués ne sont pas à la hauteur des besoins et de plus en plus de familles, d’enfants, de malades, de handicapés, de personnes âgées, de femmes, de salariés, se retrouvent à la rue sans même un hébergement décent,  sans considération pour les souffrances qu’endurent les personnes à la rue.
Des maires continuent à bafouer impunément l'obligation de réaliser 20% de logements sociaux dans chaque commune, dans un délai de 20 ans. Entre 2002 et 2009, seules 50,3% des communes concernées par la loi SRU ont respecté les objectifs de financement de logements sociaux.

Au profit des bailleurs privés, des promoteurs et de l'illusion du tout propriétaire
Depuis son élection, Nicolas Sarkozy tente de vendre « la France des propriétaires ». Ce slogan est un échec complet car jamais le logement n’a été aussi cher, les locataires sont en grande majorité moins riches que les propriétaires occupants, et les crises financières ont limité les capacités. Heureusement cette politique n’a pas abouti pour l’instant, car l’endettement immobilier des ménages modestes aurait tourné à la catastrophe, comme on l’a vu aux USA ou en Espagne.
Ce discours de « la France des propriétaires » a davantage pour objectif de satisfaire les investisseurs. Ainsi pour le budget 2011, 1,32 milliards de cadeaux fiscaux pour l’investissement locatif, 500 millions d’euros pour les prêts à taux zéros déplafonnés, et un total de 150 milliards de d’allègements fiscaux (niches fiscales) c’est l’aubaine pour les plus riches…
Ces dernières années, l’État n’a cessé d’encourager la spéculation, les hausses de loyers, les sous statuts locatifs ou les programmes de rénovation urbaine et de réhabilitation des quartiers qui font grimper les prix, et chassent les couches populaires.
Ces politiques, loin de garantir un logement stable et décent pour toutes et tous, encourage et enrichi les spéculateurs, maintien la cherté des loyers, et installe toujours davantage de personnes dans la précarité.


REVENDICATIONS

A - Des mesures d'urgence :
Face à l’augmentation du nombre de sans-abris, à la réduction drastique des budget d’hébergement, à la hausse des expulsions locatives, nous exigeons des mesures d’urgence, à effet immédiat :

1.Un moratoire sur les expulsions locatives : il s’agit de suspendre toute expulsion locative en l'absence de relogement durable et décent.

2.Le respect de l’obligation d’accueil immédiat, digne, adapté et inconditionnel de toute personne sans logis jusqu’à son relogement et le développement de l'intermédiation locative à la place des hôtels jusqu'au relogement, conformément aux lois, et mobilisation des budgets publics nécessaires.

3.L'application et l'amélioration de la loi de réquisition, sur les logements et locaux vacants depuis plus de six mois, appartenant à de grands propriétaires, sociétés et personnes physiques, à l’initiative de l’État et de collectivités territoriales. Créer une obligation de déclaration de vacance et tripler la taxe sur les logements vacants. Mise à disposition d'office des biens vacants du domaine public.


B - Contre le logement cher:
Le logement cher asphyxie le budget des ménages, encourage les profits rapides, et crée une rente indue et contraire à l’intérêt général. C’est pourquoi nous demandons des mesures qui amènent au plus vite à une baisse des loyers, des charges, et qui découragent les profiteurs et les spéculateurs

4 Baisse et régulation des loyers dans le parc privé : baisse immédiate des loyers de 10% par un décret, et encadrement des niveaux de loyers à la relocation afin d’arriver à une baisse générale de 20%, dans un premier temps et dans l'objectif de revenir à un taux d'effort maximum de 20%.

5 Baisse de 20% des charges et des prix de l’énergie, tout de suite, puis gel des hausses supérieures à l’inflation, et renforcement du tarif social pour permettre aux précaires, chômeurs et travailleurs pauvres de vivre décemment.

6 Juguler la spéculation immobilière et foncière : Taxation des profits à la revente, arrêt de toutes les mesures de défiscalisation nouvelles et anciennes à l’investissement locatif non social, création de réserves foncières publiques notamment par préemption, en particulier sur les terrains devenant constructibles.


C - Un vrai logement social :
Les réformes se sont succédées depuis 2002, et sont en train de s’attaquer au cœur du logement social : par la baisse des financements, la dérégulation des loyers, la privatisation des statuts des bailleurs sociaux, les injonctions de vendre, de détruire … tandis que les loyers et les charges sont en forte hausse, et que la production de vrais logements sociaux reste insuffisante.

7 Gel des loyers dans les HLM  après une baisse immédiate, afin de revenir aux niveaux de loyers de 2000, compensé pour les bailleurs sociaux par la hausse des APL et des aides à la pierre, et la revalorisation du forfait charge dans les APL.

8 Création nette de 150 000  logements sociaux par an (PLUS, PLAI) et instauration d’un suivi de la production par année de financement, afin de mettre en place une véritable transparence sur les logements sociaux (traçabilité de la production et du financement des logements sociaux).

9 Le maintien intégral de la ressource du livret A, restitution à la Caisse des Dépôts et Consignations de l’épargne détournée à des fins spéculatives par les banques, afin de financer la réalisation des logements sociaux, et d’un programme massif de mise aux normes énergétiques des logements sociaux.

10 Abroger toutes les mesures de marchandisation du logement social prises depuis 2002, et retour à la situation antérieure en supprimant :

les CUS (Convention d’utilité sociale), qui impose la vente massive des HLM, le renforcement de la démolition et de la spéculation sur les terrains nus, la dérégulation progressives des loyers HLM (conventionnement global de patrimoine),

l’instauration d’un actionnaire majoritaire dans les conseils d’administration des SA HLM, et la privatisation rapide des offices HLM (règles de comptabilités privées)

la délégation aux promoteurs de la réalisation des logements sociaux


11 Mettre en œuvre et renforcer la loi SRU:
Retirer la compétence des permis de construire aux communes qui ne respectent pas l’obligation de réaliser sur 20 ans 20% de logements sociaux,

Obligation d’atteindre dans chaque commune 25% de vrais logements sociaux par commune sur 20 ans.

12 Créer un service public du logement et mobiliser les budgets publics nécessaires, pour mettre en œuvre ces dispositions


13 abroger la loi Boutin qui fait du logement une marchandise, qui accélère les expulsions locatives, qui précarise les locataires, qui retire le droit au relogement des habitants de taudis, qui réduit les moyens de financements du logement social , qui soutien la spéculation et l’exploitation des locataires …


D - Renforcer les droits des habitantEs :
Les habitants sont de plus en plus méprisés et considérés comme des marchandises : ils doivent être mobiles, c’est à dire être mis à la porte plus vite, les statuts locatifs se morcellent et de nombreux sous statuts font leur apparition. Pris en otages et exploités par les promoteurs, ils sont complètement exclus de l’élaboration des projets, et des logements .

14 Réaffirmer et renforcer le droit des locataires à un logement stable et durable :

. Interdiction des congés vente

. Suppression des sous statuts locatifs : meublé, locations touristiques dans les zones tendues, résident temporaire, location étudiante sur 9 mois, cohabitation contrainte …

. Abrogation des mesures qui remettent en cause le droit au maintien dans les lieux des locataires HLM.

. Renforcer le droit des locataires et de leurs représentants au sein des Conseils d'Administration et de concertation locative.

15 Respect de la loi DALO par l’application de la loi de réquisition, le développement de intermédiation locative type « louer solidaire », et par la création d’une indemnisation des prioritaires DALO non relogés suffisante pour leur permettre de se loger en attendant un logement social.

16 Droit à un logement décent : des mesures pour éradiquer les logements indignes, insalubres, toxiques (saturnisme infantile, amiante …) et ceux énergivore sans surcoût pour le locataire, prévoyant le relogement des occupants, quelque soit leur statut locatif.

17 Création d'un statut pour l’habitat léger, mobile et économe, développer les « terrains familiaux », reloger les habitants de camping à l'année, les protéger de la précarité et de la surexploitation en attendant leur relogement ou si c’est un choix.

18 Encourager les coopératives d’habitants, particulièrement les coopératives de locataires, et développer l’auto-production groupée de logements par les habitants, régulariser les maisons auto-construites et viabiliser les quartiers spontanés dans les DOM TOM ...



Premiers Signataires :

CSF, DAL, CNL, ACDL, Advocacy, Bagagérue, CAHL 94, CAL, CGL 75 et national, CGT, CNAFAL, Copaf, Fondation Copernic, FSU, Jeudi Noir, Sud Logement Social, Sud Santé Sociaux, USP, Union Syndicale Solidaires, ATTAC, SAF, AC !...
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Contre le logement cher, baisse des loyers !

Messagede Pïérô » 13 Jan 2012, 02:01

Dynamique unitaire, appel et pétition.

PETITION
APPEL: CONTRE LE LOGEMENT CHER: BAISSE DES LOYERS !


Les chiffres sont formels, jamais les loyers et les prix l’immobilier n’ont été aussi chers dans notre pays, rapportés aux revenus des locataires et des accédants.

Ereintés par l’érosion de leur revenus par la hausse des prix dans tous les domaines de la vie courante, l’énergie, le carburant, l’eau, l’alimentation, les soins… les fins de mois sont de plus en plus difficiles pour les couches populaires et les classes moyennes, les jeunes, les salariés, les migrants…
Payer son loyer nécessite des sacrifices toujours plus élevés, tandis que les bailleurs privés, les milieux de l’immobilier s’enrichissent sans fin. En 2009, les profits se sont élevés à 65 milliards d’euros, dont 35 sont des « surprofits » tirés de la flambée et de la spéculation.

Même dans les HLM, les loyers ont grimpé plus vite que les revenus, d’autant que chaque année de nouvelles économies sont faites sur les allocations logement.

A mesure que les réformes ont usé le droit et la stabilité des locataires, les bailleurs ont imposé leur joug. Aujourd’hui la majorité des Français a peur de se retrouver un jour à la rue. Pourtant, messieurs les bailleurs, que seriez vous sans les locataires qui chaque mois alimentent votre rente ?

Nous locataires, accédants, ou citoyens solidaires, appelons à une mobilisation responsable, afin que notre personnel politique prenne toutes les mesures nécessaires à une baisse généralisée et rapide des loyers et des traites immobilières, pour mieux satisfaire des besoins fondamentaux plutôt que la rente, pour créer des emplois plutôt que de spéculer.

Nous exigeons un encadrement des loyers, un plafonnement généralisé entrainant une baisse immédiate de 10% de tous les loyers et des traites y compris en HLM, jusqu’à 20% pour les loyers chers, renforcée par une revalorisation des allocations logement.
Nous exigeons, pour ceux qui dorment dans des taudis ou dans la rue, que soient respectées et appliquées les lois pour le droit au logement, pour le droit à un accueil inconditionnel, et pour la mobilisation des logements vides.

Nous sommes décidés, après avoir signé cette pétition, à révoquer le prélèvement automatique du loyer et des traites, et à le remplacer par un autre mode de paiement (virement bancaire, mandat, chèque, … ).

Dans un deuxième temps, si les responsables politiques et les bailleurs refusent de prendre en compte notre indignation et d’agir, nous participerons à un mouvement concret de contestation des loyers chers et du logement inabordable, et nous soutiendrons ces initiatives.

Un toit c’est un droit !

contrelelogementcher.org
baissedesloyers.org


http://contrelelogementcher.org/?page_id=261

il y a des trucs lourdingues
Nous locataires, accédants, ou citoyens solidaires, appelons à une mobilisation responsable, afin que notre personnel politique prenne toutes les mesures nécessaires

Mais bon, si ce genre d'appel peut construire une dynamique...
surtout après les illusions

Dans un deuxième temps, si les responsables politiques et les bailleurs refusent de prendre en compte notre indignation et d’agir, nous participerons à un mouvement concret de contestation des loyers chers et du logement inabordable, et nous soutiendrons ces initiatives.

ben faut s'y mettre tout de suite, çà gagnera du temps...
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Re: Contre le logement cher, baisse des loyers !

Messagede bipbip » 21 Jan 2012, 12:42

appel à manifestation ce dimanche 22 janvier à Neuilly

Campagne Contre le logement cher, un toit c’est un droit !

Marche à Neuilly sur Seine le dimanche 22 janvier à 14h30 – M° Pont de Neuilly


Un comble ! la Mairie de Neuilly, commune qui compte 4% de logement sociaux, saisit la commission de recours concernant l’application de l’article 55 de la loi SRU pour être exonérée de l’amende due lorsque l’objectif de réalisation de 20% de logements sociaux en 20 ans n’est pas atteint. La commission se réunira mercredi 25 janvier, à 9h30, à la Défense.

Là où la ville de Neuilly aurait pu réaliser des logements sociaux, elle a fait autre chose, et le peu réalisé loge trop souvent des riches. Les riches préfèrent vivre entre riches et bafouer la loi. Ainsi, plus des trois quarts des objectifs fixés par la loi n’ont pas été réalisés (77%), et plus de la moitié des logements réalisés sont destinées aux classes moyennes aisées.

Cette demande d’exonération est particulièrement choquante, venant de la Ville moyenne la plus riche de France, où un ménage sur neuf est éligible à l’ISF, (en tête du palmarès), qui réuni en proportion le plus grand nombre de millionnaires et d’hyper riches, et qui demeure le “village” du Président de la république. Si le marché immobilier est trop cher pour préempter, la Ville n’a qu’à augmenter les impôts locaux, qui sont aussi parmi les plus faibles en France. Les gros contribuables ne manquent pas : en plus d’être cupides, seraient ils pingres ? Il s’agit aussi d’une stratégie pour maintenir intact ce petit ghetto de riches.

Dimanche nous manifestons, pour demander à la Mairie de retirer ce honteux recours et de respecter la loi. Mais nous manifestons aussi pour dénoncer la flambée des loyers, la spéculation immobilière et financière, qui enrichissent les rentiers de Neuilly et d’ailleurs, et qui tondent locataires et accédants, nourrissent la crise du logement et son cortège d’expulsions, de sans abris, et de misère.

Pour la baisse des loyers tout de suite, la réalisation massive de logements sociaux, 30% de logements sociaux dans chaque commune (même à Neuilly), l’application et le respect des loi (DALO, SRU, obligation d’accueil des sans logis, et réquisition), l’arrêt des expulsions… !!

Un toit c’est un droit !!

A l’appel de la plate forme logement des mouvements sociaux, premiers signataires : DAL, Jeudi noir, CNL, CSF, CGT, FSU, Solidaire, Fondation Copernic, AC, ACDL, AFVS, AITEC, CAL, CAHL 94, CGL 75 et national, CNAFAL, COPAF, Advocacy, Bagagérue, HALEM, MRAP, RESF, Sud Santé Sociaux, USP, Syndicat de la Magistrature, Syndicat des Avocats de France, …


http://www.alternativelibertaire.org/sp ... rticle4599
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Re: Contre le logement cher, baisse des loyers !

Messagede Pïérô » 31 Mar 2012, 12:02

intéressant

A Saint-Denis, la révolte des mères contre la crise

C'est comme si la dernière digue était en train de céder. Les femmes du quartier des Francs-Moisins, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), qui, sur leurs épaules, portent tout le poids de la crise, appellent à l'aide. Leur cité, leur famille, elles-mêmes sont en train de se noyer. "Nous devons des fois choisir entre payer le loyer et manger ou se soigner. Tous les jours nous nous battons pour rester debout, pour construire l'avenir de nos enfants. Mais certaines ont tellement subi qu'elles n'arrivent plus à faire face !", viennent-elles d'écrire collectivement.

Un appel, suivi d'une "Marche de la dignité", le 17 mars, qui les a menées jusqu'à la sous-préfecture. Et a conduit la mairie communiste à réaliser que "la crise est encore plus violente ici qu'ailleurs", et qu'elle se doit d'"accompagner mieux". Etape suivante, les femmes des Francs-Moisins rédigent une brochure qui indiquera en des termes simples les recours en cas de surendettement, de menaces d'expulsion, etc. Brochure qui sera distribuée à la sortie des écoles, expliquée, puisque certaines ne lisent pas, et que chacune aura pour mission de diffuser autour d'elle, pour toucher celles qui sortent peu...

Une mobilisation d'autant plus rare, dans cette cité, qu'elle est spontanée. Les mères de famille, cette fois, ont devancé les associations. "Le mois dernier, deux femmes de notre quartier se sont suicidées, ont-elles expliqué dans leur appel. Elles ont laissé des enfants derrière elles. Nous sommes enragées !" Les couleurs guillerettes du centre de santé communautaire, où une poignée de femmes est réunie en ce début d'après-midi, contrastent avec la noirceur de leurs propos lorsqu'elles évoquent ces deux suicides qui les ont tant choquées.

"SOIT ON PAIE LE LOYER, SOIT ON NOURRIT LES ENFANTS"

Le 15 février, une trentenaire d'origine roumaine s'est immolée dans le hall de la mairie. Seule avec six enfants, une fille scolarisée dans le collège du quartier. Elle était hébergée à l'hôtel par le SAMU social, appréhendait l'arrivée du printemps, synonyme de réduction des places offertes. Une semaine plus tôt, une femme d'origine congolaise, en couple, mère de quatre enfants, s'était jetée sous le RER en gare de Saint-Denis. Menacée d'expulsion, elle venait tout juste d'obtenir du bailleur un échelonnement de sa dette. "Elle habitait bâtiment 4, dans la cité", ajoute Nadia El-Yousfi, d'une voix éteinte. Celle de la voisine qui n'a rien deviné. Et s'en veut. "Elle était très réservée, ses enfants étaient bien éduqués, elle partait travailler très tôt le matin, à 5 heures."

Il suffit qu'Hélène Zeitoun, la directrice du centre de santé, affine le portrait ("un mari au chômage, un emploi de femme de ménage à temps partiel dans un hôtel, un loyer de 50 euros plus élevé que son salaire") pour que chacune des présentes se reconnaisse. "Quand on voit les salaires, et les loyers, à un moment soit on paie soit on nourrit les enfants !", entend-on. Ces deux décès font écho. Avec l'aggravation de la crise, aucune d'entre elles ne se sent à l'abri. Hélène Zeitoun travaille dans le quartier depuis 2002, la manifestation du 17 mars est la première qu'elle ait jamais aidée à organiser : "On parle beaucoup d'insécurité liée à la petite délinquance, dans ces quartiers, mais pas de l'insécurité psychosociale. Ces suicides montrent une désespérance. Les gens ne s'en sortent plus. Pas de travail ou des emplois extrêmement durs et précaires, et les questions qui montent sur l'avenir de leurs enfants..."

La conversation se poursuit autour d'un café, dans le salon très sommairement meublé de l'une des femmes mobilisées. Les peintures, on le devine, viennent d'être refaites tant bien que mal, après un incendie. L'assurance n'avait pu être payée. A travers l'étroit couloir qui dessert les deux chambres, du linge sèche sur un étendoir suspendu. Cinq matelas posés à même le sol, entourés de piles de vêtements, accueillent, la nuit, mère et enfants, pour que l'aînée des filles puisse disposer de l'autre minuscule chambre.

"LES RESTOS DU COEUR, ON A HONTE D'Y ALLER"

La plus jeune des voisines réunies, Nawel Oukrih, 30 ans, a envie de raconter ce que personne, hors d'ici, ne prend la peine d'entendre, que "beaucoup de femmes de la cité peuvent se retrouver dans cette situation, ne plus avoir de ressources". "Par exemple, ma mère, avec sa retraite de femme de ménage à 600 euros... Après le loyer, les charges, l'eau, l'électricité, elle se retrouve sans rien. Nous, ses six enfants, on l'aide. C'est pour ça que je me suis engagée dans l'armée de terre, après mon bac pro. Pas le choix. Sinon c'était les petits boulots en intérim, faire la caissière comme tout le monde."

Quand elle "sature de toutes ses difficultés", Nadia El-Yousfi rentre dans les toilettes et pleure. Ces derniers temps, elle passe beaucoup de temps aux toilettes. Son mari travaille, une chance, mais avec 1 800 euros, elle doit faire vivre sa famille de quatre enfants et un père dont la retraite stagne à 900 euros. "Au septième étage, on nous fait payer un loyer de 500 euros, les charges augmentent tout le temps, la taxe d'habitation est à 1 000 euros ! On est dans des logements sociaux ici ou à Neuilly ? !" Deux cents euros de loyer de plus pour sa voisine Farida Gaceb, quatre enfants, un mari au chômage depuis six ans. Ils touchent le RSA-couple, mais n'ont plus droit à l'aide au logement depuis que Farida a travaillé "quelques heures mal payées" comme animatrice-cantine.

Une fois réglés loyer et charges, Farida n'achète plus de vêtements pour les enfants, ne remplace plus les baskets déchirées. "Les Restos du coeur, on a honte d'y aller, alors je fais des crédits chez l'épicier, parce qu'au bout de quinze jours, je suis à sec." La viande, c'est une fois par semaine. On se passe aussi de fruits, trop chers. L'ordinaire serait plutôt une éternelle variation autour des pâtes et de la purée. La cantine à 2 euros, qui dévore la bourse pour le collège, il n'en est pas même question. Les enfants rentrent le midi à la maison. Et comme le lycée est un peu loin, la grande emporte un sandwich ou attend le dîner. "Avec mon mari, on est sur une pente, on essaie de grimper, on n'y arrive pas."

"FAUT RESTER FORTES"

Sa fille, en bac pro secrétariat, veut travailler vite, pour aider, malgré ses bonnes notes. "Ça me donne les larmes aux yeux. J'aurais bien aimé qu'elle devienne docteur." Entourée de femmes qui peuvent comprendre, Farida, sans quitter un sourire obligé, ose dire qu'elle "blâme" son mari. "Nous on ne peut pas lâcher prise, faut rester fortes sinon les enfants se perdent." Mais les hommes... "Ils ne foutent rien", tranche Nadia, sans fioritures. D'ailleurs, il est temps de se séparer, il faut aller chercher les enfants à l'école.

Peu avant, le docteur Didier Ménard, qui a fait toute sa carrière de généraliste aux Francs-Moisins, dressait ce constat : "Les hommes ont déjà abandonné, ils ont sombré dans la dépression sociale. Ces femmes sont des mères Courage. Elles ont une énergie, un humour, une solidarité ! C'est pour cela que leur suicide est aussi insupportable. C'est la bouée de sauvetage qui crève."


http://www.lemonde.fr/societe/article/2 ... _3224.html
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Re: Contre le logement cher, baisse des loyers !

Messagede ivo » 04 Juin 2012, 09:21

Duflot annonce un décret d'urgence pour bloquer les loyers à la relocation
fr info
Le gouvernement avait promis une loi pour encadrer les loyers. Mais avant sa lourde mise en oeuvre, il annonce un décret pour bloquer temporairement les prix à la relocation.


C'est la ministre du Logement Cécile Duflot qui annonce son décret dans Libération. Un texte qui devrait être présenté en Conseil d'Etat avant la fin du mois, après consultation des associations de propriétaires, de locataires et les fédérations de l'immobilier. Objectif : que la mesure soit applicable à la rentrée prochaine.

"Une situation locative intenable, pour les jeunes et certains ménages"

Que prévoit ce décret ? D'empêcher les propriétaires, dans certaines zones géographiques, d'augmenter les loyers de façon arbitraire et discrétionnaire à chaque changement de locataire. Ce qui crée, explique cécile Duflot dans Libération "une situation intenable, où il est devenu impossible de se loger pour les jeunes et pour beaucoup de ménages, qui doivent fuir Paris et les grandes agglomérations". Entre 2001 et 2011, les loyers à la relocation ont en effet augmenté de 50% à Paris, tandis que l'inflation ne grimpait que de 18,7%.

Autrement dit, désormais, chaque nouveau locataire devrait payer le même prix que le précédent. Selon le ministère du Logement, l'article 18 de la loi du 6 juillet 1989 permet en effet de "fixer le montant maximum d'évolution des loyers des logements vacants", quand les prix atteignent des niveaux anormaux. Toutefois, le quotidien affirme que certains juristes doutent de la faisabilité de cette mesure.

Ce décret, en tout cas, serait temporaire. Le temps pour le gouvernement Ayrault de mettre en place la loi d'encadrement des loyers promise par François Hollande lors de sa campagne. Elle ne devrait pas être prête avant 2013. Il s'agira alors de mettre en place des observatoires des loyers, commune par commune, à même de fixer des loyers plafonds à ne pas dépasser.

Thierry Saniez, délégué général de CLCV, satisfait par la décision du gouvernement sur l'encadrement des loyers

commentaires
Il y a peut être des propriétaires qui abusent mais que dire des locataires qui ne paient pas leur loyer... Je suis propriétaire d'un deux pièces tout confort à Levallois-Perret loué à 500 euros par mois. Je n'ai pas augmenté mon loyer depuis dix ans. Cependant, mon locataire ne paie plus son loyer depuis le début de l'année. J'ai même reçu recemment un courrier de la CAF des Hauts-de-Seine m'informant que mon locataire avait demandé l'aide au logement. Cette personne ne paie pas son loyer et en plus elle demande l'argent à la CAF. Il y a vraiment de l'abus. Pour ma part, j'attends avec impatience la fin du contrat de bail et je peux d'ores et déjà vous dire que je ne relouerai plus jamais mon appartement...

mesure marxiste qui va se heurter aux textes europeens en vigueurs

Il y a deux moyens de detruire une ville : les bombardements, et le controle des loyers. Les gouvernements feraient mieux de s'occuper de ce qui cause cette hausse : limitation du foncier a batir, et surprotection des locataires !

Résident à l'étranger ( Brésil), si je ne peux indexer le loyer de l'appartement que je loue en France aux réalités du marché, je le vendrai pour investir dans un pays qui laisse les propriétaires jouir de leurs biens comme ils l'entendent....
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Re: Contre le logement cher, baisse des loyers !

Messagede Béatrice » 04 Juin 2012, 22:27

Communiqué de Droit au Logement relatif à l'encadrement des loyers :

Un toit c’est un droit !
Encadrement des loyers : il faut la loi

Droit au Logement

COMMUNIQUE

Paris le 4 juin 2012

Encadrement des loyers : il faut la loi

L’annonce par la Ministre du logement de la parution d’un décret en Juillet, “encadrant” la hausse des loyers entre deux locataires, dans les zones tendues est un premier pas, encourageant pour la suite.

Toutefois, en l’état de la législation, les locataires d’un logement mis pour la première fois en location (dans le neuf comme dans l’ancien), ne pourront bénéficier de cette disposition, et il n’est pas prévu que l’ancien locataire soit informé du montant du loyer payé par l’ancien locataire.
Au Québec, où une telle législation existant depuis plusieurs décennies a permis de modérer les loyers, les locataires entrants acceptent souvent une hausse faute de connaître le montant de l’ancien loyer, et/ou hésitent à saisir la “régie du logement” juridiction compétente.

Ainsi, la cupidité de nombreux bailleurs pourrait limiter l’efficacité de cette disposition. Il faudra donc être vigilant, encourager les anciens locataires à faire connaître le montant de leur loyer, et les nouveaux locataires à faire des recours dans le délai de 2 mois.

Face aux abus des bailleurs, connus ou constatés au quotidien, Droit Au Logement demande que soit mis en place un service de contrôle des rapports locatifs, qui soit en mesure de sanctionner, les excès et les illégalités commises contre les locataires en situation de faiblesse, très fréquents dans le contexte de crise grave que nous traversons :
Location au noir, de logements indécents, indignes, dangereux ou toxiques, hausses excessives des loyers et des charges, exigences de prestations illégales voire de prestations sexuelles, meublés touristiques, congés abusifs ...

Droit Au Logement, avec la plate forme logement des mouvements sociaux, http://contrelelogementcher.org/ attend une baisse des loyers de telle sorte à redonner de l’oxygène aux couches populaires, asphyxiés par des charges fixes de plus en plus élevées, et le retour à un taux d’effort de 20%.

La fédération souhaite que le projet de loi annoncé voit effectivement le jour, pour permette un véritable encadrement des loyers, redonner aux locataires une la stabilité du logement et des moyens efficaces pour lutter contre les abus.

La fédération rencontrera la Ministre lundi prochain dans la matinée, et lui fera part de ses propositions dans ce domaine.

Un toit c’est un droit !

Droit au logement :
http://www.droitaulogement.org/

Fédération Droit Au logement – 29 Avenue Ledru Rollin - 75012 Paris tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 97 40 18 •
« Simple, forte, aimant l'art et l'idéal, brave et libre aussi, la femme de demain ne voudra ni dominer, ni être dominée. »
Louise Michel
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Re: Contre le logement cher, baisse des loyers !

Messagede ivo » 07 Juin 2012, 19:39

Blocage des loyers : en attendant une loi d'ensemble
fr info
C'était une promesse de campagne, et le gouvernement devait agir vite ! Cécile Duflot, ministre en charge du Logement, vient donc de l'annoncer, il y aura blocage des loyers, peut-être dès le mois de septembre, en attendant une loi plus vaste sur le logement, prévue pour 2013.

Bien évidemment, la mesure fait débat, et quelques ombres subsistent, notamment sur le plan juridique.

Le point, avec Jean-Michel GUERIN, Directeur Général du groupe de Particulier à Particulier. Tout d'abord, ce n'est pas une surprise, tout le monde attendait cette mesure.

Tout d'abord, en aucun cas, même si cette mesure est attendue, elle ne peut résoudre la crise du logement, contrairement à ce que soutient Cécile Duflot. Un décret de blocage des loyers peut, en effet, calmer les dérives du marché, mais en aucun cas pallier la pénurie de logements que nous connaissons dans les grandes métropoles. En bref, le blocage des loyers peut satisfaire l'opinion publique, certes, mais c'est un peu comme de l'aspirine en cas d'infection. On soigne un symptôme, la fièvre, pas les causes. C'est pour cette raison que l'on parle de mesure d'urgence !


Mais quand même, on ne peut pas nier que les loyers sont arrivés à des niveaux insupportables ?

Oui, c'est vrai, dans les zones où le marché est tendu, c'est-à-dire dans les grandes agglomérations. Mais pas seulement les loyers !! Quelques chiffres pour remettre les choses en perspective :

Il est vrai que les loyers, à Paris, ont augmenté de 51 % entre 2001 et 2011, alors que l'inflation n'augmentait que de 18,7%.
Mais il est aussi vrai que le prix des logements, à la revente, a, dans cette même période, augmenté de 153 % !
Le prix des loyers a donc augmenté plus vite que l'inflation, mais trois fois moins vite que le prix des logements. Pour les propriétaires, la location, pendant cette période, est donc devenue moins rentable. On ne peut donc pas parler de spéculation, ni d'embolie spéculative.

Mais la mesure aura quand même des effets, dès la rentrée, notamment pour les jeunes ?


Oui, un peu, et un peu seulement. La solution que Madame Duflot envisage est de prendre un décret en application de la loi du 6 juillet 1989. La loi du 6 juillet 1989 régit le statut des locations vides et uniquement celui des locations vides. Or, dans les grandes agglomérations, plus de la moitié des petites surfaces sont louées en meublé. Les bailleurs ont, en effet, préféré en majorité ce statut, plus favorable d'un point de vue réglementaire et fiscal. On ne peut bloquer les loyers de ces locations meublées par simple décret. Or, ce sont des petites surfaces, studio et deux pièces, qui sont louées en meublé et donc, à destination des jeunes et des étudiants.


Pour les locations vides, le blocage sera effectif ?

Si on doit en passer par un blocage, il faut l'espérer, mais ce n'est pas une certitude. En effet, la loi de 1989 permettait d'instaurer un blocage des loyers, en cas de nouvelle location ou de changement de locataire. C'est sur cette possibilité que Madame Duflot envisage de s'appuyer. Mais, une loi de 1994 est intervenue ensuite, pour dire que la faculté, pour le gouvernement, de bloquer les loyers par décret n'était valable que jusqu'au 31 juillet 1997. Depuis août 1997, en cas de changement de locataire, le loyer est donc fixé librement. Et, dans la hiérarchie des textes, un décret ne suffit pas à contrer une loi. Donc, il risque d'y avoir une impossibilité technique sérieuse !


Mais, peut-on imaginer que le cabinet de la Ministre ait annoncé cette mesure à la légère ?

Pas tout à fait ! En fait, le cabinet du ministre est pris en étau. Il est vrai que la situation est urgente et qu'elle demande, pour y remédier, de multiples mesures, sur le long terme. Mais, pour l'instant, il faut donner une suite à la campagne présidentielle et réponse aux candidats locataires qui ont du mal à financer leur location. Donc, dans l'urgence, les techniciens du ministère cherchent des possibilités, même bancales, avant qu'une proposition de loi soit déposée. Mais une proposition de loi sur le logement, compte tenu de l'ampleur des problèmes, demande du temps, des concertations, et un processus d'élaboration forcément trop long pour l'opinion publique. Donc, entre urgence et long terme, entre le besoin de faire des annonces et la nécessité de réfléchir à une situation complexe, il y a un peu de bricolage ! En résumé, la ministre aurait besoin de temps, mais n'a pas le temps d'attendre !

Mais plaçons-nous dans le moyen ou long terme. Le blocage des loyers verra le jour, est-ce une bonne chose ?

Les professionnels et les associations de bailleurs considèrent que non, qu'une telle mesure est même contre-productive. Les bailleurs, y voyant une atteinte à leur droit de propriété risqueraient de se détourner de l'investissement immobilier, et c'est vrai que nous l'avons déjà vu dans le passé, et, de plus, ne seraient plus incités à entretenir le logement et à y faire les travaux nécessaires entre deux locations.

Mais il faut bien que les locataires trouvent à se loger à prix raisonnable ?

Oui, c'est vrai, mais il y a trois systèmes envisageables : un système purement libéral, qui devrait s'autoréguler, mais ce n'est pas le cas. Un système purement interventionniste où l'état réglemente le prix des loyers. Ca n'améliore pas l'offre de logement. Et un système qui mélange un peu les deux doctrines : on réglemente les loyers provisoirement, et on cherche à augmenter l'offre, ce qui permettra de revenir à un système purement libéral ou le marché sera équilibré, donc s'autorégulera. Dès que le marché est équilibré, on peut mettre un système de contrôle des loyers, non de blocage, un peu comme en Allemagne. En, Allemagne, pour que le locataire puisse réclamer une baisse de son loyer, il faut qu'il démontre que celui-ci est supérieur de 20 % aux loyers des logements comparables. Il faut donc procéder par étape.


Les agents immobiliers, la FNAIM, la Fédération des Agents Immobiliers, préconisent un dispositif d'aide : en échange d'un loyer diminué de moitié, le propriétaire bénéficierait d'avantages fiscaux. Que faut-il en penser ?


Et bien, la FNAIM propose en effet que les bailleurs qui réduiraient leur loyer de 50 % soient moins imposés sur les revenus locatifs, moins imposés au titre de la plus-value et que la valeur des logements concernés soit diminuée au regard de l'ISF. La FNAIM voudrait donc obtenir des avantages pour les propriétaires, quitte à mettre le marché locatif sous perfusion. Bref, on voit bien le déséquilibre, puisque des deux côtés, on demande de l'aide ! D'un côté, des propriétaires qui ont acheté le logement très cher, et qui ne peuvent pas répercuter cette hausse des prix sur les loyers, parce que, de l'autre côté les locataires n'ont plus les moyens nécessaires pour payer le loyer. Ce n'est pas une situation très saine !


Bon, d'accord, mais quelles sont les possibilités du gouvernement pour améliorer l'offre ?

Sans améliorer l'offre, on peut déjà déplacer la demande. Moins de centralisme et un meilleur équilibre du territoire permettrait de répartir la pression de la demande et de ne plus la concentrer sur Paris et quelques grosses agglomérations. Pour le reste, il faut construire, encore construire, et toujours construire. Ce sont de vastes projets.
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Re: Plateforme logement des mouvements sociaux

Messagede Pïérô » 24 Juil 2012, 12:03

Appel à un rassemblement mercredi 25 juillet à Paris :

Le Collectif « Pour un Pôle public financier au service des Droits »
La Plateforme Logement des Mouvements sociaux


Appellent à un rassemblement Mercredi 25 juillet à 12H, devant le ministère des finances, M° Bercy pour :

Le doublement immédiat du plafond Livret A
L’arrêt du siphonage du Livret A par les banques sans contrepartie d’intérêt général (100milliards d’euros sur montant global de 300 milliards d’encours d’épargne populaire)
La centralisation totale de la collecte à la Caisse des dépôts et consignations
pour le financement du logement social et des missions d’intérêt général

Avec le soutien et la participation de EELV, NPA, PCF et PG


Sous la pression des patrons des banques et assurances, relayés par le Gouverneur de la Banque de France, le Gouvernement pourrait remettre en cause l’engagement de François Hollande de doubler le plafond du Livret A pour financer la production minimum de 150 000 logements sociaux, et la réhabilitation thermique d’un million de logements par an.

Pour atteindre cet objectif, la collecte doit commencer immédiatement.

Le ministre de l’Économie et des Finances, Pierre Moscovici, a annoncé que le relèvement du plafond du Livret A devrait intervenir « au rythme des besoins », et qu’il veillerait « à établir un calendrier qui réponde bien aux besoins, sans déstabiliser les acteurs concernés ».

Nous n’avons pas oublié que les « acteurs concernés» n’ont pas eu à se plaindre de Nicolas Sarkozy qui a leur a permis, non seulement de distribuer le Livret A, mais surtout de disposer de 35% des fonds collectés, soit aujourd’hui 100 milliards d’euros ( source : Rapport de l’Observatoire de l’épargne réglementée) – tout en percevant une commission pour frais de collecte – et cela en l’absence de toute injonction de la Commission européenne et sans obligation de contrepartie d’intérêt général.
Rappelons qu’il existe 60 millions de Livrets A dans notre pays.

La menace de ponction de 1,8 milliard d’euros sur le budget du 1% logement qui actuellement finance le logement social, et le refus par Bercy de consacrer 10 millions d’euros à financer des places supplémentaires d’hébergement alors que le dispositif d’accueil des sans-logis est complètement engorgé et que les expulsions se multiplient, sont des signaux inquiétants.

Afin de financer une politique pour satisfaire les droits et besoins fondamentaux au premier rang desquels le logement, mais aussi l’emploi, la santé, les transports en communs, l’éducation, les équipements publics, nous, organisations associatives et syndicales rassemblées demandons :


. le doublement immédiat du plafond du livret A (inchangé depuis plus de 20 ans)
. la centralisation immédiate à la Caisse des dépôts et consignations des fonds collectés sur le Livret A par l’ensemble des réseaux bancaires, pour financer prioritairement le logement social, et contribuer à d’autres missions d’intérêt général
. la fin de la capture de 35% de la collecte de l’épargne populaire accordée par Sarkozy aux banques privées (100 milliards d’euros en 2011).


Collectif pour un pôle public financier <http://pourunpolepublicfinancier.org/>
Plate forme logement des mouvements sociaux <http://contrelelogementcher.org/>

Collectif " Pour un Pôle public financier au service des Droits !" : CGTG IEDOM/AFD GUADELOUPE, CGTR IEDOM/AFD REUNION, SNB IEDOM/AFD MARTINIQUE, CGT MA IEDOM MAYOTTE, SNUCLIAS-FSU, CREDIT FONCIER : CFTC, CFE/CGC, CGT, SU/SNA, et CFDT (sous délégation SPUCE), CAISSES D’EPARGNE (COLLECTIF NATIONAL CGT CAISSES D’EPARGNE, SNP FO), SNUP- CAISSE DES DEPOTS ET CONSIGNATIONS – FSU, CGT GROUPE CAISSE DES DEPOTS ET CONSIGNATIONS, CGT BANQUE DE FRANCE, CGT AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT, SPUCE CFDT (PARIS- ILE DE FRANCE : BANQUE DE FRANCE, CAISSES D’EPARGNE, CREDIT FONCIER, AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT), INDECOSA CGT, UNION SYNDICALE SOLIDAIRES, FEDERATION CGT FINANCES, FEDERATION CGT BANQUE ET ASSURANCE, FEDERATION SUD PTT, UNION FEDERALE DES RETRAITES CGT DE LA BANQUE ET DE L’ASSURANCE, AFVS (Association des familles victimes du saturnisme), AITEC (Association internationale des techniciens experts et chercheurs), ATTAC FRANCE, FONDATION COPERNIC, MARCHES EUROPEENNES, DAL (Droit au Logement), CONVERGENCES POUR LES SERVICES PUBLICS, COORDINATION NATIONALE DE DEFENSE DES HOPITAUX ET DES MATERNITES DE PROXIMITE, RESISTANCE SOCIALE

PLATEFORME LOGEMENT DES MOUVEMENTS SOCIAUX : AC, ACDL, AFVS, AITEC, CAL, CAHL 94, CNL, , CGL, CSF, CGT, CNAFAL, COPAF, DAL, Advocacy, Bagagérue, CGL 75 national, Fondation Copernic, FSU, HALEM, Jeudi Noir, MRAP, Sud Santé Sociaux, USP, Union Syndicale Solidaires, Syndicat de la Magistrature, Syndicat des Avocats de France, …
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Re: Plateforme logement des mouvements sociaux

Messagede Pïérô » 18 Sep 2012, 12:11

Meeting ce soir à Paris :

CONTRE LE LOGEMENT CHER, L’ACTION C’EST MAINTENANT !"

MEETING UNITAIRE A PARIS

Mardi 18 septembre de 19h à22h
SALLE JEAN DAME,
17 rue Léopold Bellan - M° Sentier - 75002 PARIS

A l’initiative de la plate forme logement des mouvements sociaux
http://contrelelogementcher.org



Pour mobiliser et réquisitionner 100 000 logements avant l’hiver, afin de loger les sans-abri et les galériens du logement. Pour l’arrêt des expulsions, pour la réalisation massive de logements sociaux, contre la loi Boutin et les lois rétrogrades de la Droite qui s’appliquent encore, il y a urgence !

Partout, mais d’abord pour les sans-toit, les jeunes, les employés, les ouvriers, les sans-papiers, pour les oubliés de la loi DALO, de l’obligation d’accueil inconditionnel des sans-logis. Partout, mais d’abord à Paris et en Ile-de-France, où les taudis flambent, où presque tous les niveaux de revenus sont asphyxiés par les coûts du logement.

L’heure est aujourd’hui à l’action, pour que soit reconnu le droit à un logement décent et accessible partout et pour tou-te-s !

Mais cela ne viendra pas tout seul, d’en haut, du gouvernement et des assemblées, d’un coup de baguette magique.

Comment faire pour que les lois, les droits et les réformes s’appliquent et aillent plus loin ? Seule la force de notre nombre, toutes et tous réuni-e-s, fera bouger contre la spéculation et la cupidité. Un toit, c’est un droit !

C’est pourquoi nous vous invitons à participer nombreuses et nombreux à cette mobilisation commune, et au


MEETING UNITAIRE, AVEC :


Mouvements de mal logés et de locataires :
- Jean-Baptiste Eyraud (porte-parole de Droit au Logement)
- Elodie Fumet (secrétaire confédérale de la Confédération Syndicale des Familles)
- Serge Incerti-Formentini (président de la Confédération Nationale des Locataires)
- Margot Leduc Jeudi Noir
- Sinistrés du 39 Gabriel Péri - St Denis

Syndicats, solidarité :
- Conchita Aguilar (commission exécutive de la Fédération des services publics CGT)
- Thierry Lescant ( Union Syndicale Solidaires)
- Willy Pelletier (coordinateur général de la Fondation Copernic)
- FSU

Partis politiques :
- Olivier Besancenot (NPA)
- Martine Billard ( coprésidente du Parti de Gauche)
- Emmanuelle Cosse (Europe Ecologie-Les Verts, vice-présidente de la Région Ile-de-France)
- Stéphane Peu ( PCF)

A l’appel de la Plate forme logement des mouvement sociaux :
AC, ACDL, AFVS, AITEC, CAL, CAHL 94, CNL, , CGL, CSF, CGT, CNAFAL, COPAF, DAL, Advocacy, Bagagérue, CGL , Fondation Copernic, FSU, HALEM, Jeudi Noir, MRAP, Sud Santé Sociaux, USP, Union Syndicale Solidaires, Syndicat de la Magistrature, Syndicat des Avocats de France, …
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Re: Contre le logement cher, baisse des loyers !

Messagede Béatrice » 18 Jan 2013, 18:57

Communiqué DAL – Justice dans l’attribution de logements sociaux!


A l’heure ou Cécile Duflot lance une réforme des attributions de logements sociaux, Droit Au logement, confronté en permanence à des difficultés d’accès des mal logés et des sans logis au logement social, fait les constats suivant :

- Les populations les plus fragiles économiquement, les familles migrantes, les familles monoparentales, ou les familles nombreuses ont des difficultés récurrentes d’accès à un logement HLM. Ce n’est pas un hasard, et beaucoup de mal logés sont demandeurs de logement social depuis de nombreuses années.

- Ces derniers dépassent souvent la durée anormalement longue d’attente fixée dans chaque département par le Préfet (10 ans à Paris, 4 ans dans les Hauts-de-Seine, 3 ans dans les autres département d’Ile-de-France). Ainsi, on peut estimer qu’une personne qui attend 10 ans à Paris voit 120 000 attributions se faire pendant cette période, plus que la demande parisienne.

- Ils ont souvent été reconnus prioritaires au titre de la loi DALO, depuis 2008, 2009, 2010, et ne sont toujours pas relogés par le Préfet

Droit Au Logement relève que :

- L’empilement des textes de loi, des réglementations, et des dispositifs favorise le clientélisme, plutôt que des attributions basées sur des critères objectifs.

- Le clientélisme est un des fondements des attributions de HLM en France, puisque en l’absence de critères objectifs, chaque réservataire (Maire, Préfet, Collecteur du 1%, bailleur social) a ses propres règles de priorité.

- Environ 70% des demandes HLM émanent des ménages éligibles à un logement très social, et moins de 10% des demandes émanent des classes moyennes. Or on produit environ 10% de logements très sociaux chaque année, et un tiers de logements intermédiairesde type PLS. Il y a un décalage permanent entre les besoins et l’offre nouvelle.

Droit Au logement se mobilisera encore sur ce sujet crucial pour les mal logés et les sans logis et demande notamment :

1. Le relogement prioritaire de tous les prioritaires DALO, mobilisant si nécessaire tous les contingents, afin de mettre l’État en conformité avec la Loi, et de respecter les droits des exclus du logement

2. Le relogement prioritaires des ancien demandeurs, qui attendent sagement l’attribution d’un HLM depuis des années, alors qu’ils connaissent le plus souvent d’importantes difficultés de logement.

3. Une clarification des critères d’attribution des logements sociaux, sans toutefois remettre en question les modes de financement des HLM, qui ont permis de continuer à édifier des logements sociaux.

4. Une meilleure gestion de la demande HLM, la limitation des radiations pour absence de renvoi dans les délais de documents complémentaires.

5. Une adaptation de la production des HLM en fonction des besoins sur le territoire.

6. La hausse des allocations logement et la baisse des loyers en HLM…

Un toit c’est un droit !!!


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Re: Contre logement cher, Plateforme logement mouvements soc

Messagede bipbip » 18 Fév 2013, 11:47

Appel à mobilisation et journée d'action hexagonale le 16 mars, avec la fin de la trève hivernale

Arrêt des expulsions !
Baisse des loyers et de l’énergie !
Un logement stable et décent pour tous !


Le 16 mars 2013 sonne le retour des expulsions de logements, l’angoisse pour des milliers de familles et de personnes d’être jetées sur le trottoir et d’y rester. Le changement de gouvernement n’a pas changé grand chose.
Depuis 2000 le nombre d’expulsions a doublé, comme le nombre de sans logis, à mesure que les loyers et l’immobilier ont flambé, que la précarité salariale, la pauvreté se sont étendues, que les prix de l’énergie, des transports, des soins, ou des produits alimentaires se sont emballés…

Le logement cher, c’est le résultat des politiques libérales, qui ont permis aux spéculateurs, aux bailleurs privés et aux milieux de l’immobilier de s’enrichir, sur le dos des salariés et des couches populaires : les profits locatifs ont grimpé de 70% en 10 ans.

Alors qu’il faudrait résolument baisser les loyers, cesser les expulsions, abroger les lois qui précarisent les locataires et le logement social, réquisitionner et mobiliser massivement les logements et les bureaux vacants, les résultats se font attendre, dans un contexte de rigueur budgétaire, de renoncements, de baisse de la construction de HLM.

Assez de paroles, des actes !

Quelques timides avancées ont été octroyées, comme l’arrêt des expulsions de prioritaires DALO, une promesse d’application de la loi de réquisition, l’annonce d’une future loi sur le logement, mais c’est très insuffisant pour réparer les dégâts des années d’or de la spéculation.

Nous appelons à nous mobiliser pour de vraies mesures en faveur du logement social, des locataires, des sans logis, des galériens du logement et pour exiger :

. L’arrêt des expulsions, de tout type d’habitation ; 
. La baisse immédiate des loyers et des charges ;
. Le respect du DALO et du droit à un hébergement, avec un programme massif de mobilisation et de réquisition de logements et de bureaux vacants ; 
. Le renforcement des droits des locataires, particulièrement le droit au maintien dans les lieux, la suppression des sous-statuts locatifs … 
. La création d’un service public du logement pour : produire 200 000 vrais logements sociaux par an, agir contre la spéculation, lutter contre les taudis et les abus, faire respecter le droit au logement décent et accessible… 
. L’abrogation de la loi Boutin et des mesures de marchandisation des HLM ;
. Pour financer les HLM nécessaires : doublement du plafond du Livret A et centralisation à 100% par l’Etat, suppression de la TVA et rétablissement du 1%.


Signataires : Plateforme logement des mouvements sociaux : (AC !, ACDL, Advocacy, AFVS, ATTAC, Bagagérue, CAHL 94, CAL, CGL, CGT, CNAFAL, CNL, COPAF, CSF Fondation Copernic, DAL, FSU, HALEM, Jeudi Noir, MRAP, Sud Santé Sociaux, USP, Union Syndicale Solidaires, Synd. des Avocats de France, Synd. de la Magistrature,...)
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Re: Contre logement cher, Plateforme logement mouvements soc

Messagede Pïérô » 13 Mar 2013, 09:25

Paris 16 mars
Manifestation contre les expulsions de logement

Arrêt des expulsions !
Baisse des loyers et de l'énergie !
Un logement stable et décent pour tous !


Appel de la plateforme logement des mouvements sociaux

Le 16 mars 2013 sonne le retour des expulsions de logements, l'angoisse pour des milliers de familles et de personnes d'être jetées sur le trottoir et d'y rester. Le changement de gouvernement n'a pas changé grand chose. Depuis 2000 le nombre d'expulsions a doublé, comme le nombre de sans logis, à mesure que les loyers et l'immobilier ont flambé, que la précarité salariale, la pauvreté se sont étendues, que les prix de l'énergie, des transports, des soins, ou des produits alimentaires se sont emballés…

Le logement cher, c'est le résultat des politiques libérales, qui ont permis aux spéculateurs, aux bailleurs privés et aux milieux de l'immobilier de s'enrichir, sur le dos des salariés et des couches populaires : les profits locatifs ont grimpé de 70% en 10 ans.

Alors qu'il faudrait résolument baisser les loyers, cesser les expulsions, abroger les lois qui précarisent les locataires et le logement social, réquisitionner et mobiliser massivement les logements et les bureaux vacants, les résultats se font attendre, dans un contexte de rigueur budgétaire, de renoncements, de baisse de la construction de HLM. Assez de paroles, des actes !

Quelques timides avancées ont été octroyées, comme l'arrêt des expulsions de prioritaires DALO, une promesse d'application de la loi de réquisition, l'annonce d'une future loi sur le logement, mais c'est très insuffisant pour réparer les dégâts des années d'or de la spéculation.

Nous appelons à nous mobiliser pour de vraies mesures en faveur du logement social, des locataires, des sans logis, des galériens du logement et pour exiger :
• L'arrêt des expulsions, de tout type d'habitation ;
• La baisse immédiate des loyers et des charges ;
• Le respect du DALO et du droit à un hébergement, avec un programme massif de mobilisation et de réquisition de logements et de bureaux vacants ;
• Le renforcement des droits des locataires, particulièrement le droit au maintien dans les lieux, la suppression des sous-statuts locatifs …
• La création d'un service public du logement pour : produire 200 000 vrais logements sociaux par an, agir contre la spéculation, lutter contre les taudis et les abus, faire respecter le droit au logement décent et accessible…
• L'abrogation de la loi Boutin et des mesures de marchandisation des HLM ;
• Pour financer les HLM nécessaires : doublement du plafond du Livret A et centralisation à 100% par l'Etat, suppression de la TVA et rétablissement du 1%.

Signataires :

Plate forme logement des mouvements sociaux
http://contrelelogementcher.org/
• Logement : CSF, DAL, CNL, ACDL, CGL , Jeudi Noir, Advocacy, AFVS, Bagagérue, CAHL 94, CAL, Copaf
• Syndicats : CGT, FSU, INDECOSA, Sud Santé Sociaux, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, Union Syndicale Solidaires, Union Syndicale Psychiatrique,
• Associations : ATTAC, AC !, CNAFAL, Fondation Copernic, MNCP, MRAP ...
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Re: Contre logement cher, Plateforme logement mouvements soc

Messagede Pïérô » 16 Mar 2013, 14:41

Toulouse :
14h Place Saint-Etienne
A Toulouse comme ailleurs,

Arrêt des expulsions !

Baisse des loyers et de l'énergie !

Un logement stable et décent pour tou-te-s !


Le 16 mars 2013 sonne le retour des expulsions de logements, l'angoisse pour des milliers de familles et de personnes d'être jetées sur le trottoir et d'y rester. Le changement de gouvernement n'a pas changé grand chose.

Depuis 2000 le nombre d'expulsions a doublé, comme le nombre de sans logis, à mesure que les loyers et l'immobilier ont flambé, que la précarité salariale, la pauvreté se sont étendues, que les prix de l'énergie, des transports, des soins, ou des produits alimentaires se sont emballés…

Le logement cher, c'est le résultat des politiques libérales, qui ont permis aux spéculateurs, aux bailleurs privés et aux milieux de l'immobilier de s'enrichir, sur le dos des salariés et des couches populaires : les profits locatifs ont grimpé de 70% en 10 ans.

Alors qu'il faudrait résolument baisser les loyers, cesser les expulsions, abroger les lois qui précarisent les locataires et le logement social, réquisitionner et mobiliser massivement les logements et les bureaux vacants, les résultats se font attendre, dans un contexte de rigueur budgétaire, de renoncements, de baisse de la construction de HLM.

Assez de paroles, des actes !

Quelques timides avancées ont été octroyées, comme l'arrêt des expulsions de prioritaires DALO, une promesse d'application de la loi de réquisition, l'annonce d'une future loi sur le logement, mais c'est très insuffisant pour réparer les dégâts des années d'or de la spéculation.

Nous appelons à nous mobiliser pour de vraies mesures en faveur du logement social, des locataires, des sans logis, des galériens du logement et pour exiger :

• L'arrêt des expulsions, de tout type d'habitation ;

• La baisse immédiate des loyers et des charges ;

• Le respect du DALO et du droit à un hébergement, avec un programme massif de

mobilisation et de réquisition de logements et de bureaux vacants ;

• Le renforcement des droits des locataires, particulièrement le droit au maintien dans les lieux, la suppression des sous-statuts locatifs …

• La création d'un service public du logement pour : produire 200 000 vrais logements sociaux par an, agir contre la spéculation, lutter contre les taudis et les abus, faire respecter le droit au logement décent et accessible…

• L'abrogation de la loi Boutin et des mesures de marchandisation des HLM ;

• Pour financer les HLM nécessaires : doublement du plafond du Livret A et centralisation à 100% par l'Etat, suppression de la TVA et rétablissement du 1%.

MANIFESTATION
SAMEDI 16 MARS à 14H
Place Saint-Etienne


Premiers signataires : ATTAC, CGL, CGT, CDAFAL, CNL, CSF, Enfants de Don Quichotte, Fondation Copernic, DAL, FSU, Goutte d'Eau, HALEM, Ligue des Droits de l'Homme, MRAP, Sud Santé Sociaux, USP, Union Syndicale Solidaires, Syndicat des Avocats de France, Syndicat. de la Magistrature, Les Alternatifs, CA-GA, FASE, GU, PG, NPA
http://toulouse.demosphere.eu/node/7247


Rouen :
expulsions locatives : journée nationale de protestation - rassemblement festif et revendicatif

«Nous, collectifs et associations en lutte dans plusieurs villes de France pour le droit au logement et le droit à l'hébergement, réunis en coordination le 22 décembre à Paris puis le 23 février à Tours, appelons à participer à la journée d'action du 16 mars proposée par la "Plateforme logement des mouvements sociaux ", dont l'association Droit Au Logement est partie prenante
A cette occasion, un rassemblement festif et revendicatif est organisé le

samedi 16 mars à partir de 15 heures
place de la Calende à Rouen
( sous la cathédrale)
musique sous chapiteau avec les groupes suivants

15 h : Nemesis (Rock alternatif)
16 h : Bradouchka ( chanson française) http://www.bradouchka.com
17 h : Le Fil d'Ariane ( musique des Balkans)
18 h : Zeb et Nakamal ( world music réunionnaise)
http://rouen.demosphere.eu/node/823


Bordeaux :
Projection/Débat
20h - Place Saint-Michel

Image

Le Droit Au Logement Bordeaux

Dénonçons les expulsions !
Réquisitionnons !
Dénonçons les mensonges des bailleurs et des pouvoirs publics en termes de logement !


A BORDEAUX, la situation, en plus d'être mauvaise, est d'un cynisme sans nom !

D'un côté : Le projet Euratlantique et ses partenaires (Aquitanis, Domofrance, …) qui s'installent sans scrupules ; une campagne de communication proprement hallucinante lancée par Incité et la mairie de Bordeaux contre le « mal-logement » ; des centaines de millions engloutis pour un pont démesuré, cadeau pour Vinci ; une ministre du logement Mme Duflot qui a réaffirmé la semaine dernière : « personne ne sera mis à la porte de son logement le 31 mars » ; une propagande officielle assurant que tout est fait pour les mineurs isolés à la rue, pour les SDF, pour les personnes disposant d'un Droit au Logement Opposable prioritaire.

De l'autre côté : Un SDF est mort dans la rue en octobre 2012, devant une maison vide ; le 115 refuse du monde tous les jours ; tous les quartiers voient les loyers augmenter, les pauvres se faire expulser, les squats se faire vider avant même la fin de la trêve hivernale ou intimider, tout cela dans l'attente d'une population plus bourgeoise, plus propre, plus solvable : les villes de Bordeaux et de Bègles sont en pointe dans ces actes minables quotidiens ! Il y règne aussi une spéculation insultante, avec des immeubles restant vides des années durant.

Tout cela pour faire de Bordeaux une ville « attractive », ce qui se traduira, comme dans toutes les villes où cela s'est produit, par des centaines de bureaux vides et une population standardisée ; des quartiers propres et sans vie.

Et cela laisse plus de 100 personnes côtoyées par le DAL éparpillées dans les rues de la Communauté urbaine de Bordeeaux, dormant à la rue chaque soir ; et de source sûre, des dizaines de famille hébergées pour l'hiver seront mises à la rue au 31 mars sans aucune solution autre que dormir à la rue, vivre en squat, ou se serrer chez d'hypothétiques amis.

L'Association Droit Au Logement 33 organise une soirée conviviale et solidaire autour de documentaires réalisés par nos soins retraçant des bribes d'histoires, démontrant ce double langage obscène.

Ce soir nous donnons la voix à toutes ces personnes que l'on n'entend jamais… Qu'elles soient victimes d'expulsions, de précarité, ou qu'elles vivent par choix dans des milieux alternatifs. Ce soir, c'est de l'anti-pub au programme, contre des sociétés-vitrines qui détruisent nos quartiers, nos vies parfois, au nom de la spéculation et de la gentrification toujours…

Accompagnée d'un repas végétalien et gratuit cuisiné par le collectif Food Not Bombs.

La soirée se continuera par une discussion/débat.

SAMEDI 16 MARS 2013
20h - Place Saint-Michel



Le Droit Au Logement Bordeaux

D.A.L33
8 rue La Course
33000 Bordeaux

Mail :
dal33gironde@gmail.com

Tel :
06 95 43 53 23

Site :
http://dal33.over-blog.com/
http://nantes.indymedia.org/article/27297


Lille :
Manifestation 14h30 (rendez-vous place du Général de Gaulle à Lille)

L’expulsion est une pratique barbare qu’il faut abolir ! Le marché n’a qu’un seul objectif : permettre à ceux qui ont déjà de l’argent d’en gagner encore plus. Le logement est un droit fondamental qui doit sortir de cette logique. Plus que des dispositifs faisant du privé le substitut de l’État (pass GRL…), c’est une véritable politique ambitieuse et volontariste en faveur de l’habitat pour tous, portée et garantie par l’État, que nous exigeons. Le gouvernement précédent a dépensé notre argent pour renflouer les banques et les patrons. La gauche au pouvoir doit aujourd’hui le reprendre pour permettre l’accès à tous à un logement pérenne. Les loyers et les charges liées au logement (eau, gaz, électricité, chauffage…) ne cessent d’augmenter. Par contre, les ressources des familles, déjà durement touchées par la crise, baissent et le chômage explose. Les expulsions de locataires sont de plus en plus nombreuses et le droit au logement n’existe plus. Cette situation doit contraindre le gouvernement à abolir les expulsions. La nouvelle loi SRU programmée au printemps 2013 doit faire de cette question une priorité. Quels que soient son statut et ses ressources, chacun doit avoir le droit de s’épanouir dans un logement correspondant à ses besoins et à ses souhaits. Il faut que disparaissent les dispositifs de contrôle social : nous n’avons pas besoin qu’on nous impose un accompagnement social, nous voulons des logements et les moyens de vivre dignement ! C’est l’indignation et la colère qui doivent nous guider. C’est la justice sociale et non la charité que nous réclamons. Stop à la résignation, organisons notre combat !

Nous exigeons :
– L’arrêt des expulsions
– Le droit au maintien dans les lieux
– L’application de la loi de réquisition
– Le droit à un logement décent pour tous
– La construction de logements sociaux accessibles à tous (PLAI)
– L’arrêt des démolitions de HLM sans construction préalable
– Le libre choix de son quartier de résidence
– L’encadrement des loyers et des charges locatives des secteurs privé et public
http://www.cnt-f.org/59-62/2013/03/droi ... catives-2/


Rennes :
Manifestation 14h place de la mairie Rennes

Arrêt des expulsions !
Baisse des loyers et de l’énergie !
Un logement stable et décent pour tous !


Le 16 mars 2013 sonne le retour des expulsions de logements, l’angoisse pour des milliers de familles et de personnes d’être jetées sur le trottoir et d’y rester. Le changement de gouvernement n’a pas changé grand chose.
Depuis 2000 le nombre d’expulsions a doublé, comme le nombre de sans logis, à mesure que les loyers et l’immobilier ont flambé, que la précarité salariale, la pauvreté se sont étendues, que les prix de l’énergie, des transports, des soins, ou des produits alimentaires se sont emballés…

Le logement cher, c’est le résultat des politiques libérales, qui ont permis aux spéculateurs, aux bailleurs privés et aux milieux de l’immobilier de s’enrichir, sur le dos des salariés et des couches populaires : les profits locatifs ont grimpé de 70% en 10 ans.

Alors qu’il faudrait résolument baisser les loyers, cesser les expulsions, abroger les lois qui précarisent les locataires et le logement social, réquisitionner et mobiliser massivement les logements et les bureaux vacants, les résultats se font attendre, dans un contexte de rigueur budgétaire, de renoncements, de baisse de la construction de HLM.

Assez de paroles, des actes !

Quelques timides avancées ont été octroyées, comme l’arrêt des expulsions de prioritaires DALO, une promesse d’application de la loi de réquisition, l’annonce d’une future loi sur le logement, mais c’est très insuffisant pour réparer les dégâts des années d’or de la spéculation.

Nous appelons à nous mobiliser pour de vraies mesures en faveur du logement social, des locataires, des sans logis, des demandeurs d’asile, des galériens du logement et pour exiger :

- L’arrêt des expulsions, de tout type d’habitation ;
- La baisse immédiate des loyers et des charges ;
- Le respect du DALO et du droit à un hébergement, avec un programme massif de mobilisation et de réquisition de logements et de bureaux vacants ;
- Le renforcement des droits des locataires, particulièrement le droit au maintien dans les lieux, la suppression des sous-statuts locatifs …
- La création d’un service public du logement pour : produire 200 000 vrais logements sociaux par an, agir contre la spéculation, lutter contre les taudis et les abus, faire respecter le droit au logement décent et accessible…
- L’abrogation de la loi Boutin et des mesures de marchandisation des HLM ;
- Pour financer les HLM nécessaires : doublement du plafond du Livret A et centralisation à 100% par l’Etat, suppression de la TVA et rétablissement du 1%.

Plateforme logement des mouvements sociaux :
AC ! ACDL, Advocacy, AFVS, ATTAC, Bagagérue, CAL, CGT, CNAFAL, CNL, COPAF, CSF Fondation Copernic, DAL, FSU, HALEM, Jeudi Noir, MRAP, SUD Santé Sociaux, USP, Union Syndicales Solidaires, Syndicats des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature.
http://nantes.indymedia.org/article/27289


La Roche sur Yon (85) :
Manifestation organisé par le DAL 85 le samedi 16 Mars 2013,rendez-vous à 16h devant l ancien Pôle-emploi réquisitionné depuis Décembre au 122 Rue Gaston Ramon (au dessus de la gare routière) à La Roche sur Yon.
Soirée festive à partir de 19h30 à la salle Ste Thérése, place Renoir (quartier Liberté).

On lâche rien ! Un toit c est un droit !
http://nantes.indymedia.org/article/27272
(collectif nantais "Un Toit Pour Toutes et Tous" ira soutenir nos camarades de La Roche sur Yon qui ont réquisitionné plusieurs bâtiments et pour qui toute solidarité est la bienvenue.)
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Re: Contre logement cher, Plateforme logement mouvements soc

Messagede Pïérô » 01 Avr 2013, 00:25

Manif ce 1er avril à 14h à Paris
Respect du Droit à l’hébergement et au logement, arrêt des expulsions, réquisition des logements vides, baisse des loyers …

Marche à Paris Lundi 1er Avril, RV 14h Place du palais Royal

Sans abris, fini l’hiver : dehors !
A partir du 1er avril, les centres d’hébergement d’urgence commencent à fermer, et beaucoup de sans abris sont priés de faire leur bagages.
Or la loi prévoit que toute personne hébergée doit être maintenue jusqu’à une orientation vers une structure de stabilisation ou un relogement.

Locataires en galère : sur le trottoir !
Les expulsions sans relogement reprennent dès le 2 avril, et des milliers de familles et de locataires vont être jetés à la rue, sans même un hébergement, dans la plupart des cas.
Une circulaire du 27 octobre 2012 a tout de même prévu que les prioritaires DALO menacés d’expulsion seraient relogés. Mais sera t’elle respectée par les Préfet ?

Prioritaires DALO : circulez, il n’y a rien pour vous !
En ile de France, 25 000 ménages et familles, dont 17 000 à Paris, mal logés, sans logis ou en instance d’expulsion sont prioritaires DALO et ne sont pas relogés.

Habitants de bidonville : disparaissez !
Le Gouvernement a décidé de leur envoyer la police et les bulldozers en guise de solution, , alors que des lois prévoient leur relogement.

Logements vacants : toujours plus nombreux !
Tandis que les réquisitions annoncées paraissent au point mort, et resteront parginales le nombre de bureaux et de logements vacants ne cesse de grandir … comme celui des mal logés et des sans logis…


Nous exigeons :

· L’arrêt des expulsions sans relogement, y compris des habitants de bidonvilles

· Le maintien de tout les sans abris dans les CHU et les hébergements, 24h sur 24, en attendant leur orientation

· Le relogement dans les délais des prioritaires DALO,

· La réquisition massive de logements et bureaux vacants et la mise à disposition des biens publics vides,

· La réalisation de 200 000 vrais logements sociaux, grâce : au rétablissement du 1% et de la TVA à 5%, au doublement du Livret A et à la mobilisation des terrains publics

· La baisse des loyers, des charges de l’énergie, et le respect du Droit à un logement stable et décent pour tous et toutes…



A l’initiative de DAL

http://www.droitaulogement.org/

Avec :
PLATE FORME LOGEMENT DES MOUVEMENTS SOCIAUX : http://contrelelogementcher.org/
Logement : CSF, DAL, CNL, ACDL, CGL , Jeudi Noir, Advocacy, AFVS, Bagagérue, CAHL 94, CAL, Copaf
Syndicats : CGT, FSU, Sud Santé Sociaux, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, Union Syndicale Solidaires, Union Syndicale Psychiatrique,
Solidarité : ATTAC, AC !, CNAFAL, Fondation Copernic, MRAP ...
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Re: Contre logement cher, Plateforme logement mouvements soc

Messagede Béatrice » 27 Juin 2013, 15:07

Marche et nuit des mal logés des sans logis, des DALOs dimanche 30 juin 14h à Paris.
Communiqué de la plate forme logement des mouvement sociaux :

Projet de Loi ALUR : mal logés et locataires n’ont que les miettes …

La plate forme logement des mouvement sociaux qui rassemble 24 organisations de locataires, de mal logés, de salariés, de défense des droits, a pris connaissance du projet de loi Duflot, présenté le 26 juin au conseil des Ministres.

La plate forme constate quelques avancées, notamment en ce qui concerne l’encadrement des frais d’agence, un meilleur contrôle des syndics, et des mesures propres à lutter contre le surendettement des copropriété.

Toutefois, la plate forme :

- s’inquiète de l’insuffisance des mesures présentées, au regard du nécessaire rééquilibrage des rapports locatifs en faveur des locataires, confrontés à une flambée historique des loyers, des charges, et à une précarisation toute aussi inquiétante et traumatisante de leur statut.

- Alerte sur les risques contenus dans le dispositif d’encadrement des loyers privés en l’état de sa rédaction, car il pourrait provoquer une nouvelle hausse des loyers, au lieu de la baisse promise et attendue par les millions de locataires modestes ou candidats à la location, éreintés ou exclus par la cherté des loyers.

- Regrette qu’aucune mesure efficace pour mettre fin aux expulsions, ou tout au moins garantir une solution de relogement, ne soit programmée dans ce projet, tandis que l’expulsion de familles s’annonce massives cet été.

- S’indigne de l’absence de mesures concrètes pour améliorer la situation des mal logés et des sans logis, comme l’amélioration de la procédure de réquisition, au point mort malgré les engagement gouvernementaux, le respect et l’application de la loi DALO, la mise en œuvre du Droit inconditionnel à l’hébergement à quelques jours de la fermetures de milliers de places d’accueil ...

- Rappelle que la lutte contre l’habitat indigne et le logement indécent restera inefficace tant que les locataires ne verront pas leur droits renforcés, afin de faire échec à des bailleurs sans scrupule qui utilisent la lenteur des procédures et les failles de la législation pour mettre leur locataire à la porte, afin d’échapper à des poursuites et l’arrêt réglementaire du versement des loyers ;

- Demande qu’il soit mis fin aux congés ventes et aux congés reprise abusifs, qui entretiennent la spéculation immobilière et la flambée des prix, permettent aux bailleurs indélicats de se débarrasser aisément d’anciens locataires payant moins cher que sur le marché des nouvelles locations, ou de locataires qui exigent la mise au normes de leur logement.

- Exige l’abrogation de la loi Boutin, et de toutes les mesures des 2 gouvernements précédents qui ont favorisé la précarisation des locataires en HLM et dans le privé, la marchandisation des logements sociaux, ainsi que les mesures de rigueur budgétaire qui ont reduit les aides à la production de HLM.

Les signataires de la plate forme attendaient une loi de gauche pour redonner des droits aux locataires, et brider la rente et la spéculation. Elle trouve un mille feuille de mesures pleines de bonnes intentions, mais sans réel impact contre la crise du logement, pouvant dans certains cas se retourner contre les locataires et les mal logés.

La plate forme apporte sont soutien à la marche des mal logés, des sans logis et des DALOs, pour le respect de leurs droits et des lois en leur faveur, qui se déroulera dimanche à 14H place du Palais Royal.

La Plate forme logement fera activement entendre ses propositions communes (ci jointes) et au besoin appellera à manifester à la rentrée pour le droit à un logement stable, décent et abordable !

Un logement décent, stable et abordable pour tous !

Le logement n’est pas une marchandise !

PLATE FORME LOGEMENT DES MOUVEMENTS SOCIAUX : http://contrelelogementcher.org/

Logement : DAL, CSF, CNL, ACDL, CGL , Jeudi Noir, Advocacy, AFVS, Bagagérue, CAHL 94, CAL, Copaf
Syndicats : CGT, FSU, Sud Santé Sociaux, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, Union Syndicale Solidaires, Union Syndicale Psychiatrique,
Solidarité : ATTAC, AC !, CNAFAL, Fondation Copernic, MRAP ...


+ + Communiqué du DAL

http://www.millebabords.org/spip.php?article23955
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