Droit au logement, luttes...

Re: Droit au logement, luttes...

Messagede Béatrice » 10 Oct 2012, 16:39

Communiqué du D.A.L de ce jour :

Un toit c’est un droit !
Stop aux expulsions-répressions
MOBILISATIONS unitaires samedi 27 octobre : 100 000 logements tout de suite !

COMMUNIQUE

Paris le 10 octobre 2012

TOULOUSE : STOP AUX EXPULSIONS-RÉPRESSIONS

Depuis une semaine, les expulsions-répressions s’abattent sur les habitants d’immeubles vides réquisitionnés à Toulouse dans le cadre de la campagne “zéro enfants à la rue”, organisée par le CREA.
Les dispositifs d’hébergement sont tellement débordés que les salariés de l’urgence ont cessé le travail, au nom de leur droit de retrait : 95% des demandes d’hébergement ne sont plus satisfaites. _ Or les squats permettent de répondre à cette violation massive du droit à l’hébergement.

Ces expulsions massives ont pour objectif de tuer la solidarité mise en place à Toulouse, depuis plusieurs mois.

Droit Au Logement dénonce ces opérations de police brutales, assistées par des unités “d’élite” débarquées en hélicoptère, comme constaté lundi dernier.
A la veille d’un hiver menaçant pour les sans logis de plus en plus nombreux dans les rues, et face à l’inaction du gouvernement devant le risque de crise humanitaire qui se dessine, ces expulsions révèle un aveuglement innacceptable.

Une fois de plus, le pouvoir se trompe de cible en visant les plus précaires et ceux qui les soutiennent.
Il est certes plus facile de réprimer les faibles que de lutter contre la crise du logement, la précarité et la cherté du logement, la marchandisation du logement social, la spéculation immobilière et foncière, les expulsions sans relogement,

Il est plus facile d’envoyer les troupes d’élite s’entrainer sur des précaires pacifiques que de respecter les lois telles que le droit à l’hébergement, la loi DALO, la loi de réquisition, ou la loi Vivien (qui prévoit le relogement des habitants de bidonvilles) ...
Cette répression intensive sur les précaires, qui n’a pas baissé pavillon malgré les élections, traduit une certaine lâcheté.

DAL demande au Gouvernement et à l’État :

- de cesser toute expulsion de bâtiments désaffectés et immeubles vacants réquisitionnés par ou pour des sans toit, des précaires, des galériens du logement, à Toulouse et dans d’autres régions notamment à Rouen, Rennes, Clermont, Bordeaux, Roubaix, Poitiers, Vendée, Paris et région parisienne

- de donner le feu vert à la mise en œuvre massive de la loi de réquisition sur les logements vacants pour loger les sans logis et les prioritaires DALO, au lieu de les abandonner sur le trottoir, les condamnant ainsi à la mort lente de la rue.

- de lancer un plan d’urgence de mobilisation/réquisition immédiate de 100 000 logements vacants publics, privés, ou HLM, afin de loger 300 000 personnes sans logis ou prioritaires DALO, en lieu et place de la rue, des hôtels et foyers précaires et parfois indécents, des expulsions de bidonvilles ...
Un toit c’est un droit !

MOBILISATIONS unitaires samedi 27 octobre :

100 000 logements tout de suite !

A Paris, Marche des réquisitions RV 15h Place du palais royal

Droit au logement : http://www.droitaulogement.org/

Droit au Logement

Fédération Droit Au logement – 29 Avenue Ledru Rollin - 75012 Paris
tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 97 40 18 •
« Simple, forte, aimant l'art et l'idéal, brave et libre aussi, la femme de demain ne voudra ni dominer, ni être dominée. »
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Re: Droit au logement, luttes...

Messagede Béatrice » 19 Oct 2012, 07:57

Quelques nouvelles du squat de « la gendarme rit » à Forcalquier :


Image


Quelques nouvelles du squat de « la gendarme rit » à Forcalquier (04)

mardi 16 octobre 2012

Voici le dossier de presse relatant l’audience en référé du 8 octobre dernier au tribunal d’instance de Manosque. Nous attendons le délibéré du juge qui sera prononcé le lundi 22 octobre. Le Conseil général des Alpes de Haute-Provence propriétaire des bâtiments demande notre expulsion sans délai tandis que notre avocat Maître Olivier Lantelme a plaidé pour l’obtention d’un délai d’un an...

Vous pouvez toujours signer la pétition de soutien au squat de « la gendarme rit », en nous envoyant à quedal04@free.fr votre nom, votre ville et votre commentaire... Merci !

Des infos régulièrement sur les ondes de Radio Zinzine...

Article de Nadia Ventre, La Marseillaise du 11 octobre 2012

http://quedal04.free.fr/quedal/IMG/jpg/ ... 1-10_1.jpg

Article de Emmanuelle Fabre, La Provence du 9 octobre 2012

http://quedal04.free.fr/quedal/IMG/jpg/ ... 9-10_2.jpg



http://quedal04.free.fr/quedal/spip.php?article74
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Re: Droit au logement, luttes...

Messagede bipbip » 20 Nov 2012, 02:29

Appel à manif contre l’enterrement de la loi de réquisition, mardi 20 novembre à partir de 17h, Paris


Loi Duflot bis : Contre l’enterrement de la loi de réquisition,

RASSEMBLEMENT Mardi 20 novembre à partir de 17h
place Édouard Hériot - Assemblée Nationale


Droit Au logement, avec le soutien notamment de la Fondation Copernic, RESF, réseau 115 juridique.org, plate forme logement des mouvements sociaux, appel à un rassemblement mardi 20 novembre à partir de 17h, à l’ Assemblée Nationale, pour dénoncer la nouvelle version de l’article 8 de la loi Duflot 2, octroie 24 mois de délais aux société dont un bien peut être réquisitionné

Cette nouvelle version vient remplacer celle adoptée définitivement par les 2 assemblées, suite à un amendement du Député André Chassaigne (député Front de gauche, PCF), qui levait le principal obstacle à la réquisition selon la procédure de 1998 (article L 642 et suites du CCH), en supprimant la possibilité d’un échéancier de travaux, laissant le Préfet juge de l’opportunité de la mesure.

La version présentée par le Gouvernement octroie un délai de 24 mois aux personnes morales (seules visées par cette procédure), pour faire des travaux et louer , ce qui, ajouté aux autres délais existants, renvoit l’usage efficace de la loi de réquisition à 30 mois, soit septembre 2015 !... si la loi est promulguée début janvier, et à condition que la réquisition soit toujours d’actualité.

Les sociétés, seules visées par cette procédure, n’auront pas de difficultés à présenter un programme de travaux, puis d’invoquer des retards pour gagner quelques mois, de quoi tenir presque jusqu’aux prochaines Présidentielles...

La version adoptée en 1998 avait laissé à l’appréciation du Préfet la fixation du délai. Selon notre analyse, l’amendement Chassaigne n’est pas anticonstitutionnel, et dans l’hypothèse improbable d’une censure, le retour à la version antérieure serait moins régressif que la version Duflot.

Il est regrettable que la principale avancée en matière d’intervention d’urgence dans ce texte ait été censurée par le Gouvernement, alors que le nombre de sans-abris n’a jamais été aussi élevé dans notre pays (150 000) et que le froid est déjà là. L’INSEE a compté 2,4 millions de logements vacants début 2011.

Cette censure discrédite l’annonce de mettre en œuvre la procédure de réquisition faite par la Ministre du logement le 27 octobre dernier à la suite de la marche des réquisitions.

Nous appelons à la mobilisation pour :

le rétablissement de l’amendement Chassaigne
la mobilisation/réquisition en urgence de 100 000 logements vacants afin de sortir de la rue ou de la précarité les 150 000 personnes sans logis et les 50 000 ménages prioritaires DALO.
la baisse des loyers, des charges, et l’arrêt des expulsions
La réalisation de 150 000 à 200 000 vrais logements sociaux par an

Un toit c’est un droit !

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Re: Droit au logement, luttes...

Messagede Béatrice » 21 Nov 2012, 12:51

L’Assemblée Nationale a voté cette nuit la modification de l’article 8 de la Loi Duflot, qui supprime l’amendement Chassaigne :

Réquisition : La Ministre s’engage à l’Assemblée

L’Assemblée Nationale a voté cette nuit la modification de l’article 8 de la Loi Duflot, qui supprime l’amendement Chassaigne, adopté précédemment dans la loi Duflot 1, au prétexte que cette disposition risquait d’être invalidée, par le Conseil Constitutionnel, selon la Ministre du logement.
Nous regrettons cette décision qui va handicaper la mise en œuvre de la réquisition des logements.

Néanmoins, suite à l’interpellation du DAL, la mobilisation des mal logés, des sans logis et des organisations qui les soutiennent hier soir, et les interventions d’André Chassaigne (Front de gauche PC), la ministre a convenu lors de la discussion sur l’article 8 qu’une expertise supplémentaire peut s’avérer nécessaire, que l’ensemble de la loi pourra être réévaluée et revue à l’occasion du projet de loi sur le logement du printemps prochain, “y compris avec les associations du mouvement social ”. Elle s’y est “engagée solennellement”.
Elle a également réaffirmé la volonté du gouvernement de mettre en œuvre la procédure de réquisition.
(voire la vidéo : http://www.assemblee-nationale.tv/chaines.html# “2e séance de la mobilisation du foncier en faveur du logement, article 8” )

Droit Au Logement prend acte de cet engagement et souhaite que des milliers de réquisitions voient le jour dans le courant de l’hiver, pour sortir les sans abris de la rue et loger les prioritaires DALO.


http://droitaulogement.org/
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Re: Droit au logement, luttes...

Messagede altersocial » 23 Déc 2012, 10:19

Et pourtant .... même les capitalistes savent :

IMMOGROUPCONSULTANT
Locaux d'entreprises vides : un scandale ?


A l'heure où la ministre du Logement se dit prête à réquisitionner des logements vacants, l'immobilier d'entreprise s'invite dans le débat.

C'est une société conseil en immobilier, Immogroup Consulting, qui souligne, une nouvelle fois, cette double crise et ce "scandale": surabondance de bureaux vides d'un côté, insuffisance de logements de l'autre.

Et de pointer du doigt "l'incroyable gâchis que constitue, dans la région-capitale, l'existence de millions de m2 vacants en immobilier d'entreprise".

Un gâchis imputable, selon le consultant, aux logiques financières et spéculatives.
A noter qu'Immogroup Consulting avait déjà publié une étude similaire en janvier 2011.

> Télécharger le document d'Immogroupconsulting: Le scandale de l’immobilier d’entreprise dans un contexte de crise du logement, décembre 2012
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Réunion/débat au Transfo' sur le thème du logement

Messagede indignados » 26 Fév 2013, 00:31

Réunion/débat au Transfo
Réunion/débat au Transfo' sur le thème du logement - Venez nombreux-ses !





« Le devoir au logement pour tous est un droit fondamental »

A l'occasion de journées internationales sur le thème « la précarité et le
logement », des personnes de divers comités de luttes sur le logement,
organisations libertaires et syndicales organisent une rencontre
réunion/débat traitant des aspects pratiques et juridiques pour mieux
lutter, ensemble, et se fédérer contre les problèmes du logement et leurs
causes.

Les thèmes abordés :

-Le maintien dans les lieux.
-Le contrôle des charges .
-Les impayés de loyers.
-Les expulsions.
-Les associations de locataires (création, rôles dans l'association...).
-Origine de la circulaire de 1945, sur les réquisitions des logements
vides.
-Squats : ouverture/maintien.

Le débat étant ouvert, d'autres thèmes pourront être abordés en fonction
des demandes collectives.


Cette réunion/débat se tiendra de 10h à 19h le dimanche 10 mars 2013 au
Transfo’
57 avenue de la république, Bagnolet. Métro ligne 3 (Gallieni) ou ligne 9
(Robespierre).


Salutations libertaires .



Plus d'info : stcpp@cnt-ait-paris.org
indignados
 
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Re: Réunion/débat au Transfo' sur le thème du logement

Messagede cheap » 26 Fév 2013, 17:59

Salut juste pour corriger. Le vrai titre c'est " Le droit au logement pour tous est un droit fondamental"
cheap
 
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Re: Réunion/débat au Transfo' sur le thème du logement

Messagede cheap » 04 Mar 2013, 18:21

évènement annulé.
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Projection La Bataille des Marolles »

Messagede indignados » 16 Avr 2013, 07:50

La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital.



La crise du système se manifeste au niveau macro-économique aussi bien qu’au niveau micro-économique. Elle s’explique principalement par un bouleversement technoscientifique qui introduit une rupture dans le développement du capitalisme et ruine, par ses répercussions, la base de son pouvoir et sa capacité de se reproduire. J’essaierai d’analyser cette crise d’abord sous l’angle macro-économique [1], ensuite dans ses effets sur le fonctionnement et la gestion des entreprises [2].



La Bataille des Marolles »
http://l-indigne.skyrock.com/3156076464 ... olles.html
http://ledesertdureel.over-blog.com/art ... 89170.html
http://citoyenactif.20minutes-blogs.fr/ ... olles.html


Dans la ligné du documentaire " Les raisons de la colère et les La tentation de l'émeute, un documentaire de Benoît Grimont En trois parties et la projection de « La Bataille des Marolles »
Phénomène nouveau, la contestation ? Allons donc demander aux émeutiers des ghettos de Los Angeles ou aux soixante-huitards... (…) ». En 2009, plus de cinq cent quarante révoltes urbaines ont été recensées à travers le monde, dont un tiers pour l'EuropeMardi 16 avril à 19h : Projection de « La Bataille des Marolles » partie 1, partie 2, partie 3, partie 4, partie 5, partie 6

(documentaire de Pierre Manuel et Jean-Jacques Péché, Belgique, 1969, noir et blanc, 60 mn) Ce documentaire réalisé pour la télévision donne à voir quelques aperçus d’une lutte contre la restructuration urbaine.
C’est la fin des années soixante. A Bruxelles, les habitants du quartier des Marolles apprennent un jour que leur quartier va être rasé afin d’y réaliser une extension du Palais de Justice. De là va naître une lutte s’opposant à cette dynamique



Mardi 16 avril à 19h : Projection de « La Bataille des Marolles »
http://www.youtube.com/watch?v=sL1wTdvufT0

(documentaire de Pierre Manuel et Jean-Jacques Péché, Belgique, 1969, noir
et blanc, 60 mn)
Ce documentaire réalisé pour la télévision donne à voir quelques aperçus
d'une lutte contre la restructuration urbaine.
C'est la fin des années soixante. A Bruxelles, les habitants du quartier
des Marolles apprennent un jour que leur quartier va être rasé afin d'y
réaliser une extension du Palais de Justice. De là va naître une lutte
s'opposant à cette dynamique.

Les Raisons De La Colère - Documentaire ARTE (2010)Diffusé en novembre 2010, ce documentaire de Samuel Luret et Alain Bertho s'interroge sur la question des "émeutes". Bien que déjà existant depuis l'histoire de l'humanité, ce phénomène s'accroit rapidement depuis quelques années. En effet, la dernière décennie a par exemple connu plus de désordres civils que les années 1960. En 2009, c'est ainsi près de 584 émeutes répertoriées par l'anthropologue Alain Bertho dans le monde. Qu'ont en commun ces explosions de violence populaire? Comment les analyser?

C'est là tout le questionnement de ce film qui s'appuie sur plusieurs exemples : Copenhague en 2007 avec la lutte pour la sauvegarde de "La Maison des Jeunes", les émeutes de Grèce en décembre 2008 suite à la mort du jeune Alexis tué par la police et enfin les grèves de début 2010 au Suzhou et Shenzhen en Chine http://www.youtube.com/watch?v=hjy3Yf_HKXU

Dans l'article : " Immobilier de bureau : la crise pèse sur le marché européen " publié sur le site capiatl dans la rubrique "Home ECONOMIE Immobilier " par Elisabeth Lelogeais le 14/03/2013



Paris sauve la mise avec 2 millions de m² commercialisés en 2012. Toby Melville / Reuters/REUTERS

Sur les neuf principaux marchés à l'ouest du continent, la demande placée recule de 7% en 2012, alors que l'investissement progresse de 8%. Dans les deux cas, les emplacements prestigieux résistent le mieux à la crise.



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Pas de croissance économique et des suppressions d'emplois. Rien que de mauvaises nouvelles pour les entreprises qui ont d'autres soucis à gérer que de déménager. Encore que le déménagement se traduit souvent par un gain de coût à moyen terme. Dès lors, pas étonnant que les transactions se ralentissent un peu partout. constate Thierry Laroue-Pont, directeur général délégué et président Advisory Europe chez BNP Paribas Real Estate.


Mairie du 10ème: nouvelle manifestation contre le mal-logement
Après la mairie du 11ème arrondissement , la semaine dernière, c'est devant celle du 10ème que les mal-logés se sont rassemblés pendant plusieurs heures. Le 10ème arrondissement compte presque 5000 demandeurs de logement social inscrits au fichier de la Ville. Le nombre de mal-logés y est en réalité bien plus important: nombre d'entre eux en effet ne renouvellement pas leur dossier, tant...
Cette note a été publiée le vendredi, 12 avril 2013
Pour lire la note entièrement, veuillez cliquer ici

Veuillez trouver ci-dessous les dernières publications du blog Collectif des Mal-Logés en Colère ! (http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/).

Comment lutter contre le mal-logement ? " avec D. http://www.dailymotion.com/video/xnrerw ... -nova_news La crise du logement n'a jamais été aussi prégnante et le mal-logement, après avoir touché de plein fouet les classes populaires, atteint aujourd'hui les classes moyennes. Ce phénomène, largement aggravé par la crise économique actuelle, semble ne trouver aucune solution dans la politique actuelle du logement qui se focalise principalement sur l'accès à la propriété. La hausse des prix de l'immobilier et l'augmentation des loyers excluent chaque jours un peu plus la perspective pour de nombreux Français d'y accéder un jour, et pire encore, d'être simplement en mesure de payer leur loyer. Quels dispositifs l'Etat doit-il mettre en place pour enrayer le mal-logement ? Comment lutter contre les mécanismes du marché immobilier qui engrangent de telles exclusions ? Quelle politique progressiste pour quels objectifs concrets ?

En Chine, aux Philippines ou au Soudan, les chiffres attestent que cette limite est atteinte. L’accumulation productive du capital productif ne cesse de régresser. Aux États-Unis, les cinq cents firmes de l’indice Standard & Poor’s disposent de 631 milliards de réserves liquides ; la moitié des bénéfices des entreprises américaines provient d’opérations sur les marchés financiers. En France, l’investissement productif des entreprises du CAC 40 n’augmente pas même quand leurs bénéfices explosent.



La production n’étant plus capable de valoriser l’ensemble des capitaux accumulés, une partie croissante de ceux-ci conserve la forme de capital financier. Une industrie financière se constitue qui ne cesse d’affiner l’art de faire de l’argent en n’achetant et ne vendant rien d’autre que diverses formes d’argent. L’argent lui-même est la seule marchandise que l’industrie financière produit par des opérations de plus en plus hasardeuses et de moins en moins maîtrisables sur les marchés financiers. La masse de capital que l’industrie financière draine et gère dépasse de loin la masse de capital que valorise l’économie réelle (le total des actifs financiers représente 160 000 milliards de dollars, soit trois à quatre fois le PIB mondial). La « valeur » de ce capital est purement fictive : elle repose en grande partie sur l’endettement et le good will, c’est-à-dire sur des anticipations : la Bourse capitalise la croissance future, les profits futurs des entreprises, la hausse future des prix de l’immobilier, les gains que pourront dégager les restructurations, fusions, concentrations, etc. Les cours de Bourse se gonflent de capitaux et de leurs plus-values futures et les ménages se trouvent incités par les banques à acheter (entre autres) des actions et des certificats d’investissement immobilier, à accélérer ainsi la hausse des cours, à emprunter à leur banque des sommes croissantes à mesure qu’augmente leur capital fictif boursier.




En fait, le marché immobilier semble avoir pas mal évolué depuis mon dernier achat il y a un peu plus d'un an. Nous étions alors en pleine bulle immobilière. Les appartements parisiens étaient vendus en quelques jours – voire même quelques heures – quel que soit leur état, le montant des travaux à y faire et même souvent leur emplacement.


Mais en ce début d'automne 2012, le marché n'est clairement plus aussi frénétique. L'attitude des acheteurs a complètement changé. Moins de pression sur les acheteurs. Plus de négociations de prix et des transactions qui au lieu de se faire en un mois en moyenne prennent maintenant entre trois et six mois.

Des prix en baisse ?

Si c'est essentiellement la bulle immobilière américaine qui a fait parler d'elle ces dernières années – crise des subprime oblige – l'Europe n'a pas non plus été épargnée par la spéculation et l'inflation des prix de la pierre. Pensez aux conséquences de la démesure immobilière en Espagne...

Qu'en est-il de la France ? “La décrue de l'immobilier en France paraît encore très modeste tandis que la hausse a été similaire à celle observée dans les autres pays. Les prix ont plus que doublé, avec des hausses trimestrielles qui ont dépassé 15% entre 2004 et 2006″, .

Comme l'explique Claire, il faut faire la distinction entre les grandes villes – et en particulier Paris – et le reste de la France : “Si le ralentissement [des prix] reste limité pour les grandes villes, les zones rurales sont elles frappées de plein fouet. Dans ces zones 'et dans les villes en difficulté économique, les prix ont perdu de 15 à 20% revenant au niveau de 2005 voir plus bas', note Roland Tripard”.

“Selon les notaires, si les grandes métropoles dynamiques pourraient encore légèrement baisser, Paris en revanche devrait encore connaître une année de hausse – certes plus modérée. Pour les autres marchés, les prix pourraient reculer de 5% à 10% et jusqu'à 15% pour les maisons”.

Pour les années à venir, : “Les signes précurseurs d'une baisse de l'immobilier sont là : baisse du nombre de ventes, baisse des recettes sur les droits de mutation. La stratégie dans un marché baissier immobilier est très simple : toujours vendre avant d'acheter. La baisse de l'immobilier est une excellente nouvelle, c'est de la bonne déflation qui va vous redonner du pouvoir d'achat. A un horizon de plusieurs mois, le m2 exprimé en or devrait continuer à baisser. Car la fuite en avant dans l'impression monétaire va se poursuivre, ce qui va doper l'or, mais la solvabilité du système financier et des ménages ne s'améliorera pas, ce qui va plomber l'immobilier”.

Et la location ?
Un programme qui s'est heurté à une première réalité : le prix des locations ! Les propriétaires se sont-ils empressés d'augmenter les loyers avant l'instauration de la loi sur le blocage des loyers voulue par le gouvernement ? Possible.

Mais là encore, les disparités entre les différentes régions françaises sont notables. “Dans près d'un quart de ces villes , les loyers augmentent toujours plus que l'inflation. Parmi les 20 plus grandes villes françaises, Toulon (+4,4%), Brest (...)”, note Le Figaro.

Dans tous les cas, Le Monde dresse un bilan plus que mitigé des premiers résultats de cette loi. Le principe : au moment du renouvellement ou de l'établissement d'un bail, le propriétaire d'un logement ne pourra pas augmenter le loyer au-delà de l'indice de référence des loyers (IRL).

Cet indice, comme le souligne Le Monde, “calculé chaque trimestre par l'Insee, correspond à la moyenne sur les deux premiers mois de l'indice des prix à la consommation hors tabac et loyers”. Or, “depuis un an, il n'a cessé de progresser passant de 1,60% au premier trimestre 2011 à 2,20% au deuxième trimestre 2012 (dernier indice publié en juillet)”.

Le site location-etudiant.fr a publié la semaine dernière un baromètre du prix des logements pour étudiants dans les principales villes universitaires françaises. Conclusion : les loyers sont en hausse par rapport à l'année dernière.

Une hausse des loyers qui est d'autant plus encouragée par la multiplication des locations meublées. Pour les propriétaires, les avantages sont multiples :
– un loyer plus élevé qu'une location vide (d'environ 10%) ;
– et surtout une plus grande souplesse dans la résiliation du bail ou l'expulsion du locataire en cas d'impayé.

ET EN CHINE ?


Par Damien Durand (*)
Petit flash-back “Japon 1990″ : alors que l'influence économique et financière nippone sur le monde occidental semblait, aux yeux du grand public, ne jamais connaître d'essoufflement, le brusque éclatement de sa bulle immobilière a soufflé le château de cartes.

China's Ghost Cities and Malls :



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crise sociale Vingt ans après, l'archipel ne s'en est jamais complètement remis. Il a stagné économiquement, et un autre poids lourd asiatique, la Chine, a émergé. Comme le Japon en son temps, le modèle chinois provoque de l'admiration en Occident. Comme le Japon, son industrie est florissante et grignote les parts de marchés européennes. Comme le Japon, la Chine est le “favori” du grand public pour devenir le leader incontesté de demain.

Et comme le Japon, la Chine, qui fait les mêmes erreurs, pourrait tout perdre à cause de sa bulle immobilière. Sauf qu'en 2012, avec une intégration plus grande des économies mondiales, l'onde de choc pour les économies européennes pourrait faire passer la crise japonaise pour un pétard mouillé.



La grenouille et le boeuf
La question n'est plus de savoir si la bulle va se dégonfler ou pas, mais jusqu'à quelle niveau elle va pouvoir subsister en l'état sans éclater avec fracas, tant le seuil d'alerte est dépassé depuis longtemps. Contrairement au Japon où la bulle s'est créée suite à la brusque correction du taux de change yen/dollar via les accords du Plaza, la bulle immobilière chinoise trouve son origine dans une autre crise que connaît la Chine et peu décrite par les médias généralistes : l'effondrement de la Bourse.

En effet, alors que le grand public français imagine que la Chine est un pays inspirant la confiance d'une croissance infinie, ce n'est pas l'avis des investisseurs chinois : après un premier effondrement entre 2005 et 2007, la Bourse chinoise a encore perdu 60% de sa valeur depuis 2008.

Devant une place de marché qui rime avec gouffre financier, les investisseurs locaux se sont rapidement tournés vers l'immobilier (et, dans une moindre mesure, vers les oeuvres d'art.)

Si la situation espagnole vous semblait déjà absurde avec ses quartiers résidentiels entièrement vides, la Chine risque bien de présenter pour vous un paysage de cauchemar. Alors qu'au plus fort de la fièvre immobilière, le secteur représentait en Espagne 12% de PIB, la Chine est passée, elle, à 15%. De 2002 à 2012, les mises en chantier ont été multipliées par 10.

Conséquences classiques et prévisibles : primo, la hausse exponentielle du coût de l'immobilier dans les villes chinoises (prix du m² multiplié par 2,5 en seulement cinq ans) ; secundo le nombre excessif de transaction immobilière purement spéculative – comprenez, où l'acquéreur n'habitera jamais le bien – qui varie selon les villes entre 20% et 40%.

La Chine compterait aujourd'hui environ 64 millions de logements vides. Image symbolique, timidement reprise par les médias, de cette dérive immobilière : la ville d'Ordos, en Mongolie intérieure, qui compte aujourd'hui 30 000 résidents, alors que le boom immobilier lui a donné une capacité d'accueil de... un million d'habitants ! Vous avez dit ville fantôme ? China's empty city of Ordos



Plus dure sera la chute (qui a déjà commencé...)

Face à cette surchauffe, Pékin s'est décidé à réagir, en tentant coûte que coûte de contrôler l'atterrissage pour éviter le crash. Restreignant le recours excessif au crédit, et lançant des grands programmes de logements sociaux, le gouvernement chinois veut à tout prix éviter un scénario “à la japonaise” où la bulle explose d'un coup plongeant le pays dans une crise inextricable.

Sur le papier, les autorités affichent des résultats encourageants depuis un an, avec un plafonnement du prix de l'immobilier, et une légère décote maîtrisée. Bref, tout va bien.

Mais comme souvent en Chine, les bonnes nouvelles viennent des informations officielles. Les chiffres officieux, eux, font craindre un cataclysme économique inévitable (1). Les programmes haut de gamme, très prisés dans les métropoles chinoises, auraient déjà perdu 20% de leur valeur. Les stocks qui ne trouvent pas preneur atteignent dans certaines régions deux ans de vente. Deux-tiers des promoteurs immobiliers seraient en situation de trésorerie négative, et les fermetures pures et simples d'agences immobilières se multiplient.

Les autorités essaient de maintenir au maximum le couvercle de la cocotte-minute, en priant instamment les agences immobilières de en pas répercuter trop rapidement les évolutions du marché dans leurs prix de vente, afin de ne pas créer un mouvement de panique. Certains incidents localisés de propriétaires ayant saccagé des agences pour protester contre l'effondrement de la valeur de leur bien immobilier (pour lequel ils s'étaient endettés sur vingt-cinq ans, et dont le crédit ponctionne jusqu'à 70% de leur revenu (2)) font craindre à l'Etat que l'immobilier puisse être le détonateur d'une crise sociale incontrôlable.

Quelles conséquences d'une explosion de cette bulle sur les économies européennes ? A très court terme, a priori, les économies occidentales et leurs systèmes financiers seraient peu impactées, les actifs immobiliers étant très majoritairement possédés par des Chinois.

Le pays reste cependant le premier utilisateur mondial de matériel de construction. Les grosses sociétés exportatrices (l'américain Caterpillar, le japonais Komatsu...) du secteur pourraient être les premières victimes circonscrites de la chute. Mais la crise financière et la crise sociale qui pourraient résulter de l'explosion immobilière auraient, elles, des conséquences dramatiques.

La Chine est le deuxième PIB mondial, avec une économie très ouverte sur le monde (avec un rapport commerce extérieur/PIB autour de 60%.) Quand elle prend froid, le reste du monde éternue. Quid si elle tombe gravement malade ? Les exportations françaises en Chine qui représentent aujourd'hui 13,5 milliards d'euros sont un des moteurs les plus dynamiques (+22% en un an) d'un commerce extérieur moribond.

Les principaux secteurs exportateurs en Chine (luxe, vins et spiritueux, agro-alimentaires) risquent d'être durablement éclaboussés par l'éclatement de la bulle. Les entreprises largement ouvertes sur l'empire du Milieu escaladent une montagne d'or, avec une corde qui s'étiole de plus en plus. A quand la rupture ?
Immobilier en Chine : au bord du précipice
22 novembre 2012 | La Rédaction de la Quotidienne d'Agora | Catégorie: La quotidienne


Immobilier en Chine : au bord du précipice
22 novembre 2012 | La Rédaction de la Quotidienne d'Agora | Catégorie: La quotidienne


LES RAISONS DE LA COLÈRE (de Samuel Luret et Damien Vercarmer):

"Des pierres volent ; des grenades lacrymogènes fusent ; des silhouettes juvéniles et encapuchonnées défient l'uniforme, parfois au péril de leur vie. Sur tous les continents, la jeunesse est aujourd'hui en première ligne pour porter la contestation et faire entendre sa voix.


http://www.dailymotion.com/video/xiz7dd ... thema_news







Le rémouleur
: Ouverture du local les lundi et mercredi de
16h30 à 19h30 et le samedi de 14h à 18h.
Entrée libre et gratuite !
106 rue Victor Hugo 93170 Bagnolet
(M° Robespierre ou M° Gallieni)


http://infokiosques.net/le_remouleur
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Le Rémouleur - 106, rue Victor Hugo 93170 Bagnolet
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Re: Droit au logement, luttes...

Messagede Pïérô » 06 Juil 2013, 06:22

Rassemblement dimanche 7 juillet à Paris contre les expulsions
Stop aux expulsions sans relogement !
Stop aux discriminations !
Des solutions maintenant.


Les expulsions et destructions de bidonvilles se succèdent dans toute la France. La police jette à la rue les familles et les bulldozers réduisent en charpie leurs cabanes et leurs biens. Le rythme s'accélère et de nombreux terrains sont menacés d'expulsion dans les semaines et les mois à venir. Que deviennent les familles ? Où vont-elles s'abriter ? Comment poursuivre un accompagnement médical et scolaire ? La seule solution apportée est de mettre les familles la rue. Être à la rue serait-il plus sûr et plus digne que de vivre dans un bidonville ?

Pourtant la circulaire interministérielle du 26 août 2012 prévoit un diagnostic social individualisé en amont des expulsions, afin de proposer « des solutions d'accompagnement, dans les différents domaines concourant à l'insertion des personnes : scolarisation, santé, emploi, logement ». En réalité, la circulaire est restée lettre morte pour une grande partie des évacuations. Lorsqu'elle est mise en oeuvre, elle se résume la plupart du temps à un simple recensement des personnes. Dans le meilleur des cas, un hébergement temporaire à l'hôtel est proposé pour une infime partie des familles, souvent très loin de leur lieu de vie. On est bien loin d'une réelle recherche de solutions et de véritables projets d'insertion... Pour les familles et les associations de soutien, ces diagnostics dits « sociaux » (par ailleurs coûteux) ressemblent à un simple alibi pour permettre aux préfectures de se justifier de l'application de la circulaire.

La politique menée par les autorités françaises est inefficace et dangereuse. Dans la France du 21ème siècle, on interdit à des enfants d'aller à l'école car ils sont pauvres et étrangers. On interdit à des hommes à des femmes de travailler car ils sont roumains ou bulgares. Les autorités participent à la montée d'un climat xénophobe de par la manière dont les Rroms sont traités, aussi bien dans les discours que dans les actes. La politique du mépris, du racisme, de l'exclusion brutale et de la négation des droits les plus élémentaires doit cesser

Or, des solutions existent : la réquisition des logements et bâtiments vides pourrait être un premier pas pour reloger de façon provisoire tous les mal-logés, sans distinction. Une vraie politique de construction de logement social est également indispensable pour faire face à l'immense pénurie de logement, notamment en Île-de-France. Certaines communes mènent avec succès des projets alternatifs de relogement et d'accès au droit commun.
Nous demandons que les sommes allouées aux diagnostics « sociaux » aient pour véritable objectif de trouver des solutions et non d'être un outil de tri et de propagande. Le budget consacré aux expulsions doit aller vers des projets d'installation alternatifs et d'accompagnement social. L'État se doit d'impulser la coordination avec les collectivités locales pour régler la question des bidonvilles.
Enfin, pour avancer dans l'accès de ces familles au droit commun, il faut cesser immédiatement toutes les discriminations à l'égard des familles Rroms. Il faut supprimer les freins administratifs à l'accès à l'emploi. Arrêtons la politique d'expulsion du territoire, il faut obliger les mairies à inscrire les enfants a l'école.

Pour faire cesser l'intolérance et le mépris, pour promouvoir des solutions basées sur le respect du droit et de la dignité humaine tous ensemble dimanche 7 juillet, 15h, Fontaine St-Michel, Paris

Signataires :

Associations, collectifs et syndicats : Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Association Intermèdes-Robinson, Association de Solidarité en Essonne avec les familles Roms et Roumaines (ASEFRR), Cedetim, Collectif de soutien aux Roms du Val Maubuée (77), Collectif de soutien aux Rroms et Bulgares de Bobigny, Collectif de soutien de Clichy-sous-Bois, Collectif Romyvelines, Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN), Droit au Logement (DAL), Femmes Plurielles, La Voix des Rroms, LDH 93, Médecins du Monde-Mission bidonvilles 93, Merilin dans notre Ville, MRAP, Plateforme 93 de soutien aux Rroms vivant en bidonvilles, Réseau Action Culture Education Droit (R.A.C.E.D.), Registre des Citoyens du monde Paris 13, Réseau 1427 (Saint-Denis), Sang pour Sans,Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Union Syndicale Solidaires

Organisations politiques : Alternative Libertaire (AL), Gauche anticapitaliste (GA), Les Alternatifs 93, Fédération pour une Alternative sociale et écologique (FASE), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti de Gauche (PG), Parti Communiste Français (PCF), Europe Ecologie Les Verts (EELV)
http://www.libertaires93.org/article-st ... 90887.html
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Re: Droit au logement, luttes...

Messagede Nyark nyark » 06 Juil 2013, 18:43

Et à Marseille (reçu par mail aujourd'hui) :

STOP AUX EXPULSIONS SANS RELOGEMENT !
STOP AUX DISCRIMINATIONS !
DES SOLUTIONS MAINTENANT !


Les expulsions et destructions de bidonvilles se succèdent dans toute la
France. L’État jette à la rue les familles et les bulldozers réduisent en
charpie leurs cabanes et leurs biens. Le rythme s'accélère et de nombreux
terrains sont menacés d'expulsion dans les semaines et les mois à venir.
Que deviennent les familles? Où vont-elles s'abriter ? Comment poursuivre
un accompagnement médical et scolaire ? La seule solution apportée est de
mettre les familles à la rue. Être à la rue serait-il plus sûr et plus
digne que de vivre dans un bidonville ?

*À Marseille, cet été ce sont environ 900 personnes* qui vont se retrouver
à la rue si l’on compte les expulsions des lieux de vie qui ont eu lieu
récemment (La rose, St Antoine) et celles qui sont prévues dans les jours
ou semaines qui viennent (La Capelette, Plombières, …). Une situation
inacceptable dont sont responsables l’État et les collectivités locales.


Pourtant la circulaire interministérielle du 26 août 2012 prévoit un
diagnostic social individualisé en amont des expulsions, afin de proposer «
des solutions d'accompagnement, dans les différents domaines concourant à
l'insertion des personnes : scolarisation, santé, emploi, logement ». En
réalité, la circulaire est restée lettre morte pour une grande partie des
évacuations. Lorsqu'elle est mise en oeuvre, elle se résume la plupart du
temps à un simple recensement des personnes. Dans le meilleur des cas, un
hébergement temporaire à l'hôtel est proposé pour une infime partie des
familles, souvent très loin de leur lieu de vie. On est bien loin d'une
réelle recherche de solutions et de véritables projets d'insertion... Pour
les familles et les associations de soutien, ces diagnostics dits « sociaux
» (par ailleurs coûteux) ressemblent à un simple alibi pour permettre aux
préfectures de se justifier de l'application de la circulaire.

La politique menée par les autorités françaises est inefficace et
dangereuse. Dans la France du xxie siècle, on interdit à des enfants
d'aller à l'école car ils sont pauvres et étrangers. On interdit à des
hommes à des femmes de travailler car ils sont roumains ou bulgares. Les
autorités participent à la montée d'un climat xénophobe de par la manière
dont les Rroms sont traités, aussi bien dans les discours que dans les
actes. La politique du mépris, du racisme, de l'exclusion brutale et de la
négation des droits les plus élémentaires doit cesser !

*Or des solutions existent : la réquisition des logements et bâtiments vides
* pourrait être un premier pas pour reloger de façon provisoire tous les
mal-logés, sans distinction. Une vraie politique de construction de
logement social est également indispensable pour faire face à l'immense
pénurie de logement. Certaines communes mènent avec succès des projets
alternatifs de relogement et d’accès au droit commun.

Nous demandons que les sommes allouées aux diagnostics « sociaux » aient
pour véritable objectif de trouver des solutions et non d'être un outil de
tri et de propagande. Le budget consacré aux expulsions doit aller vers des
projets d'installation alternatifs et d'accompagnement social. L'État se
doit d'impulser la coordination avec les collectivités locales pour régler
la question des bidonvilles.

Enfin, pour avancer dans l'accès de ces familles au droit commun, il faut
cesser immédiatement toutes les discriminations à l'égard des familles
Rroms. Il faut supprimer les freins administratifs à l'accès à l'emploi.

Arrêtons la politique d'expulsion du territoire.

Pour faire cesser le racisme et le mépris, promouvoir des solutions
basées sur le respect du droit et de la dignité humaine


RASSEMBLEMENT • conférence de presse

DIMANCHE 7 JUILLET à 11h

*Entrée du Pavillon M, en haut de la place Bargemon*

*Associations, collectifs et syndicats : *Amis de la Terre 13, CCFD-TS 13,
CNT-STICS 13, Collectif de Solidarité avec les Rroms Marseille, Comité de
Coordination 91 Plombières, La Cimade, LDH 13, Les Amoureux au Ban Public,
Mille Bâbords, MRAP 13, Pastorale des migrants, Rencontres Tsiganes, RESF
13, Solidaires 13 *• Organisations politiques : *EELV, Les Alternatifs 13,
NPA 13, PCF 13, PG 13

Ce même jour à Paris, sur ces revendications, la Plateforme 93 Soutien aux
Rroms appelle à une manifestation à 15 h devant la Fontaine St Michel.
La religion est la forme la plus achevée du mépris (Raoul Vaneigem)
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Re: Droit au logement, luttes...

Messagede bipbip » 09 Juil 2013, 10:59

Sur la mobilisation de dimanche à Paris
Les mal logés et les exclus du logement cher se mettent en mouvement

Dimanche après midi, une marche des DALOs et des sans logis, qui a réuni à Paris plus de 300 personnes, s’est rendue de Palais royal à Solférino pour dénoncer les profits exorbitants des bailleurs privés, et remettre des lunettes et une loupe à Cécile Duflot afin qu’elle constate au plus près les dégâts humains de la crise, suite à la publication du très décevant projet de loi ALUR. La délégation a été bloquée par la police.

De retour à Palais royal, les manifestants ont partagé un repas offert par “la chorba pour tous”, puis 150 personnes dont une trentaine d’enfants ont campé sur la place, jusqu’à lundi matin, face au Conseil d’État, pour rappeler que les lois les protégeant ne sont pas appliquées, ni respectées.

L’application de la loi de réquisition promise par Cécile Duflot depuis 8 mois à l’heure où de nombreux centres d’hébergement ferment leur porte n’est toujours pas au rendez-vous

Le relogement de 15 000 DALOs supplémentaires en 2013 annoncé par Jean Marc Ayrault dans le cadre du plan de lutte contre la pauvreté est semble t’il resté au stade de la déclaration d’intention

Pourtant, François Hollande s’était engagé entre les deux tours des Présidentielles à garantir le droit au logement. Or la crise du logement poursuit ses ravages, en témoignent la hausse continue du nombre de sans-abris ou la hausse des loyers, tandis que la crise immobilière s’installe, se traduisant par une baisse dramatique de la construction de logements et particulièrement de logements sociaux.

C’est le moment choisi par le Gouvernement pour poursuivre le dépeçage du Livret A, source principale de financement pour la construction de logements sociaux, et d’autres grands chantiers d’intérêt général : 25 à 50 milliards d’euros de dépôts des épargnants vont être encore laissés aux banques privées, afin de satisfaire aux normes de Bâle 3, celles permettant de spéculer sur les marché financier.

Nous demandons :

• L’application et le respect des lois en faveur des mal logés et des sans logis,
• Une loi qui favorise leur mise en œuvre, et protège les locataires et les mal logés des abus des propriétaires indélicats,
• Sortir le logement social de sa marchandisation en cours,
• La préservation et la reconstitution des moyens de financement du logement social, au lieu du pillage en cours.
http://droitaulogement.org/les-mal-loge ... mouvement/
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Re: Droit au logement, luttes...

Messagede bipbip » 13 Juil 2013, 23:47

Et le dimanche 7 juillet à Marseille : http://www.millebabords.org/spip.php?article24009

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Re: Droit au logement, luttes...

Messagede Béatrice » 28 Juil 2013, 08:55

La Fédération Droit au logement (DAL) a investi samedi après-midi la place de la République, à Paris. Elle envisage une manifestation de 48 heures pour protester contre le projet de loi sur le logement adopté cette semaine en commission à l'Assemblée nationale, et jugé trop faible.

Les mal-logés s'installent place de la République

"On veut la mise en place des 15.000 relogements promis par le gouvernement pour les prioritaires Dalo en Ile-de-France, on veut la réquisition de logements vides promise par Cécile Duflot", expliquait samedi le porte-parole de la fédération Droit au logement (Dal), Jean-Baptiste Ayraud. Le Dal s'est installé place de la République (3e arrondissement) en début d'après-midi, où il espérait rester 48 heures.

Ce rassemblement intervient quelques jours après le vote, jeudi par la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, du projet de loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR). Ce texte, jugé insuffisant par le Dal, doit être débattu en séance à partir de septembre.

Encadrement des loyers

Le texte prévoit plusieurs mesures phares, telles que la création d'une Garantie universelle des loyers (Gul). Celle-ci doit, à partir de 2016, remplacer les actuelles cautions. Le but étant de protéger les propriétaires contre les risques d'impayés, en facilitant l'accès au logement au locataires aux revenus irréguliers. Une agence publique visant à se substituer au locataire devra être mise en place. Elle règlera le propriétaire, puis se tournera vers le locataire pour exiger le paiement, ou pour mettre en place des mesures d'accompagnement social si la personne est en difficulté.

L'autre mesure importante concerne l'encadrement des loyers. Le texte prévoit que le loyer fixé lors de la signature du bail ne pourra pas dépasser de plus de 20% un loyer médian de référence. Ce dernier sera calculé à partir des loyers pratiqués dans la même zone géographique. De même, les propriétaires pourront appliquer une hausse si le loyer est inférieur de 30% au loyer de référence. Selon la ministre du Logement, Cécile Duflot, cet encadrement du loyer provoquera la baisse d'au moins un quart des locations.

29.000 dossier Dalo en Ile-de-France


Mais le Dal estime que "pour les mal logés et les locataires, la loi ALUR c'est du vent." Pour la fédération, cette loi "adoptée quasiment sans avancée notable est un véritable enterrement concernant la mise en œuvre des droits des sans logis, des mal logés et des locataires". Elle dénonce un "encadrement des loyers à la hausse" et estime en outre que la loi Dalo, "malgré les propositions du comité de suivi, n’est pas améliorée. Désormais 40.000 familles attendent d’être relogées, dont 29.000 en Ile-de-France".

La loi Dalo impose à l'Etat de reloger les familles qui n'en ont pas les moyens. Pour le Dal, cela doit passer par la réquisition des logements vacants, et "l'application du droit à l'hébergement inconditionnels pour les personnes sans abri". Dominique, un membre du collectif, explique que la fédération "demande plus que la nouvelle loi. Nous voulons l'arrêt des expulsions et le relogement des personnes prioritaires du Dalo, en liste d'attente depuis des mois".


http://www.metronews.fr/paris/les-mal-l ... dMSGGNCtY/
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Re: Droit au logement, luttes...

Messagede Pïérô » 09 Sep 2013, 00:32

Dans le 92
La Ville de Neuilly doit loger dignement les locataires de la cité indécente, et les traiter avec égard.

Les locataires de la cité de logements sociaux du 167-169 Av Charles de Gaulle, à Neuilly n’en peuvent plus de vivre dans des logements indécents, propriété de la ville de Neuilly dont le gestionnaire est une SEM de la Ville.

Derrière le théâtre municipal se cache une cité de 148 logements, par laquelle on accède en passant dans un long passage étroit et couvert, long d’une quarantaine de mètres ou bout duquel on découvre ces logements sociaux décrépis, grisâtres, laissé sans travaux de réhabilitation depuis leur construction.

Les fenêtre en bois d’origine fuient, pas de double vitrage seulement une vitre fine, des fuites dans de nombreux logement, des cafards et des rats, parfois des excréments …

Le Journal le Monde révèle aujourd’hui au grand public les maux de ces locataires HLM de “la ville des riches”, qui connaissent les maux des habitants de logements indécents, vivant habituellement dans le parc locatif privé des municipalités populaires …. Nous sommes dans la ville où le revenu moyen est le plus élevé du pays, et dont les mœurs les coutumes et les travers ont été si bien étudiés par les sociologues Monique et Michel Pinçon-Charlot

En mars 2012 Droit Au logement avait manifesté dans Neuilly et avait dénoncé notamment l’état d’abandon dans lequel les différents Maires qui se sont succédés dans cette ville avaient délaissé ces logements sociaux, petite enclave populaire caché au milieu de cet océan de richesses, destinée à loger la main d’œuvre dont la commune à besoin.

Depuis, (1er janvier 2013) la ville a “conventionné” ces logements municipaux, leur ouvrant le statut de logements sociaux, préalable indispensable pour être comptabilisés comme tels, dans cette ville qui en compte 4%, au lieu des 20% prévus par la loi.

Cette situation est d’autant plus inadmissible que les locataires payent leur loyer régulièrement, qu’il s’agit souvent du personnel municipal ou de retraités ayant passé leur vie au service de la ville et de ses très riches habitants. Quel traitement et quels remerciements pour leurs bons et loyaux services !

Les locataires en ont assez et se sont décidés à défendre leurs droits, devant tant de mépris et d’indifférence, car pendant que les maires successifs laissent inexorablement tomber cette cité en décrépitude, un nouveau et somptueux projet culturel voit le jour, et des logements sociaux pour classes moyennes aisées sont édifiés …

DAL apporte son soutien aux habitants et restera à leur coté pour exiger la justice et le respect des obligations légales qui s’imposent à la Mairie de Neuilly et à la SEMINE, en matière de gestion des logements sociaux :

• Changement de toutes les fenêtres et des portes palières 3 points
• Sécurisation et fermeture des voies d’accès à la résidence par des portails,
• aménagement des accès pompiers, des accès pour les handicapés et
• mise au normes des compteurs et installations électriques, et remplacement des sanitaires
• réfection des logements abîmés par le manque d’entretien du bailleur,
• réfection des façades,
• rattrapage du retard accumulé depuis plus de 40 ans … En violation des obligations pesant sur chaque bailleur


DAL et les locataires demandent au maire de rectifier le tir, de prendre une délibération afin de faire réaliser ces travaux dans les prochaines semaines, de rencontrer l’association des locataires et le DAL, et de traiter avec plus d’égards ses locataires même s’ils ne sont que de modestes salariés …

Et si jamais, il venait à l’idée au Maire de détruire cette cité, nous le mettons en garde tout de suite : relogement de tout les locataires dans la commune, à surface et à loyer équivalent … Le contraire serait trop injuste.

Les locataires préparent des recours juridiques pour faire valoir leurs droits , et nous les appuyons.

Dimanche une nouvelle distribution de tracts est programmée au marché Sablon, à Neuilly à de 11h à 13h.

Ce scandale rappel la nécessité d’améliorer la protection des locataires, face aux bailleurs “indélicats”, notamment sur les procédures de logements indécents ou indignes.

Un Logement stable et décent pour tous !

http://droitaulogement.org/la-ville-de- ... vec-egard/
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