Droit au logement, luttes...

Re: Droit au logement, luttes...

Messagede Pïérô » 21 Aoû 2011, 12:06

Bagnolet, collectif d'expulsé-es, appel à manifestation lundi 22 aout :

BAGNOLET : NOUS LES EX-OCCUPANTS DU 178 RUE DE ROBESPIERRE NOUS SOMMES TOUJOURS A LA RUE

Le 22 juillet 2011, nous sommes 26 personnes à avoir été expulsés du 178, rue de Robespierre, lieu occupé depuis une quinzaine d’années et racheté par la municipalité de Bagnolet en 2009. Nous n’avons jamais eu de proposition de relogement avant l’expulsion, et rien de concret depuis. Un mois après, alors que le bâtiment va être démoli le 22 août, nous, nous sommes toujours sur le trottoir avec le reste de nos affaires, devant le bâtiment où nous habitions.

Au 178 rue de Robespierre, nous vivions sans eau ni electricité. Des conditions inhumaines qui n’étaient pas de notre souhait mais que nous étions obligés de subir pour ne pas dormir à la rue, et malgré notre volonté d’avoir des conditions de vie meilleures. Les démarches pour le logement ne sont pas aisées pour quelqu’un qui ne remplit pas tous les critères administratifs nécessaires...

On nous a expulsés au motif que le lieu était insalubre à l’habitation et que la mairie avait un projet de construction de logements sociaux. C’est sûr, mais en attendant, nous, nous retrouvons à dormir dehors et sans certitude d’être relogés par la commune de Bagnolet, mandataire de notre expulsion. Au préalable, le 10 février 2010, soixante personnes avaient subi le même sort juste à côté de chez nous au 92, rue Victor Hugo. Aujourd’hui les logements ne sont toujours pas construits et le terrain reste vide.

Le bâtiment où nous avons vécu est aujourd’hui sur le point d’être démoli. Nous n’y tenions pas particulièrement mais aujourd’hui nous sommes toujours à la rue ! Nous voulons être régularisés et un relogement pour remedier à cette situation précaire que nous vivons depuis bien trop longtemps.

Nous appelons à la bonne volonté de tous pour nous soutenir et créer un collectif afin que nous obtenions gain de cause pour notre situation intolérable dans un pays de droits comme la France.

RASSEMBLEMENT LE LUNDI 22 AOUT A 10H DEVANT LE 178, RUE DE ROBESPIERRE

MARCHE EN DIRECTION DE LA MAIRIE DE BAGNOLET POUR RECLAMER UN RELOGEMENT D’URGENCE ET UNE SOLUTION DURABLE A NOS PROBLEMES

NOUS SOMMES PRESENTS CHAQUE JOUR DEVANT LE 178 RUE DE BAGNOLET PASSEZ NOUS SOUTENIR

 RELOGEMENT ET REGULARISATION POUR TOUS -

Collectif des expulsés du 178 rue de Robespierre - Bagnolet robespierre_enlutte@yahoo.fr (soutenu par le D.A.L.)

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Re: Droit au logement, luttes...

Messagede Pïérô » 19 Oct 2011, 15:01

depuis hier soir, 24h des sans logis et des DALOs, devant la Préfecture de la région Ile de France

communiqué du D.A.L. Droit Au Logement, Paris le 19 octobre 2011

Réquisition des logements vides, logement de tous !

Respect des lois, plan d’urgence de mise à disposition et de réquisition pour les DALOs et les sans logis.
24h des sans logis et des DALOs, depuis mardi soir, devant la Préfecture de la région Ile de France


Une centaine de personnes ont passé la nuit sous des bâches, place Albert Cohen PARIS 15e (métro Ballard ou RER C BD Victor), face à la Préfecture de Paris région Ile de France, pour demander leur hébergement et leur relogement, ainsi qu’un plan d’urgence pour accueillir tous les sans logis et loger les 21 000 prioritaires DALO en attente de relogement par l’État.

Malgré des convention signés avec le 1% logement, les laissés pour compte du DALO, reconnus prioritaires depuis 2008, 2009 et même 2010 sont désormais clairement abandonnés. Ils sont surnommés par l’administration préfectorale, les “DALOs historiques” !
Mais les oubliés du DALO ne sont pas là pour l’histoire !
Ils ont suivi consciencieusement la procédure, ils ont respecté la loi, ils ont souvent obtenu une condamnation de l’ État à une astreinte, et maintenant on voudrait les mettre au musée. Surement pas !

L’état devra appliquer et respecter ses obligations légales. En attendant, l’arbitraire le plus total règne à Préfecture, lorsqu’il s’agit de reloger les prioritaires DALO. Nous attendons toujours les soit disants critères “objectifs”, que le Ministre Apparu devait nous faire parvenir rapidement, au lendemain de la rencontre du 10 octobre.

D’autre part, le DAL héberge toujours 34 ménages sans abris dans ses bureaux. Ces personnes et familles souffrent depuis des semaines du refus des institutions de les héberger et de se mettre en conformité avec la loi, qui prévoit que l’État héberge toute personnes sans logis, et que s’agissant de familles avec enfants les conseils généraux s’en chargent.

La situation est aussi dramatique pour les expulsés de la barre Balzac, qui campent depuis le 18 avril Place de la fraternité à la Courneuve, et les 230 expulsés du 94 rue des Sorins, à Montreuil sous bois, qui campent depuis le 30 juillet, actuellement sur un terrain de foot, situé Bd de Chanzy.

Une délégation sera reçue par le secrétaire général de la Préfecture de région, Mr Fiskus, à 12h, conduite par le DAL, avec les déléguées des DALOs et des sans logis, et ceux de la Courneuve et de Montreuil.

Nous demanderons l’application et le respect des lois, un plan d’urgence de mise à disposition et de réquisition pour les DALOs et les sans logis.


Nouvelles actions en perspective :

. Mercredi 2 novembre 18h, Préfecture de Bobigny : nuit blanche des expulsés et des mal-logés de la Seine Saint Denis

. Jeudi 10 novembre, vers 18h : Manifestation et nuit blanche régionale des sans logis et des laissés pour compte du DALO.

. Vendredi 19 novembre 9h30 petit déj de presse 24 rue de la banque : DAL déménage, bientôt des HLM rue de la Banque !


Droit au logement : http://www.droitaulogement.org/

Droit Au logement Paris et environs – 24 rue de la Banque - 75002 Paris tél : 01 42 78 22 00 • fax 01 42 78 22 11 •

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Re: Droit au logement, luttes...

Messagede Pïérô » 30 Oct 2011, 14:48

Nuit blanche des sans logis et des mal logés, mercredi 2 novembre,
à partir de 16h, devant la Préfecture de Bobigny

Expulsés de Balzac, de la rue des Sorins, et sans logis de Boucicaut : la situation se dégrade
Application de la loi d’accueil inconditionnel des sans logis, de la loi DALO et de la loi de réquisition !


LA COURNEUVE, expulsés de la barre Balzac : la Mairie de la Courneuve demande l’expulsion
La Mairie de la Courneuve (PC) a lancé une procédure d’expulsion devant le Tribunal administratif de Montreuil, à l’encontre des 72 adultes et 20 enfants sans logis, qui campent depuis le 18 avril place de la Fraternité, faute d’hébergement. Audience vendredi. Quel crédit apporter à l’arrêté anti expulsion pris par la Mairie en mars dernier ?
La procédure d’expulsion pourrait s’accélérer. Les expulsés demandent un hébergement décent, en attendant leur relogement et la régularisation de ceux et celles qui sont sans papier.
DAL demande l’arrêt de la procédure d’expulsion lancée par la Mairie.

Rappel des faits : Expulsés de la barre Balzac, alors qu’ils s’acquittaient des indemnités d’occupation, en Juillet 2010, les familles avaient ensuite subit un assaut brutal des forces de police et avaient été interpellées, alors qu’elles avaient installé un premier campement sous la barre. Devant la vague d’indignation, la Préfecture avait mis en place des hébergements, et des relogements pour une petite moitiés des expulsés. Le 18 avril, une centaine de personnes, dont des familles avec enfants, sont mis à nouveau à la rue. Depuis elles campent place de la fraternité, à proximité de la barre, démolie depuis. L’État refuse de reprendre les hébergements et “Plaine Commune”, pour le compte de la Mairie a saisi la justice pour expulser les familles, mais a échoué à deux reprises.

MONTREUIL : La Mairie soutient les 240 expulsés de la rue des Sorins
A l’inverse de l’attitude hostile de la Mairie de la Courneuve, la mairie de Montreuil (EELV) appui les 270 expulsés du 94 rue des Sorins. A la baisse de température,, la mairie a mis un gymnase à disposition des expulsés, depuis samedi jusqu’à la fin des vacances scolaires., et recherche activement des solutions pour les sans logis, qui depuis leur expulsion le 30 juillet dernier, ont installé un campement de tentes et de bâches sur un terrain de foot, Bd de Chanzy, dans le bas Montreuil.
La mairie scolarise les enfants, délivre des domiciliations administratives si nécessaire, et appui les expulsés dans leurs démarches. Cette attitude, est respectueuse des droits humain et sensible à la détresse des personnes à la rue.
A l’inverse, le Conseil Général (PS), propriétaire du terrain de foot, a dépêché mardi 25 octobre un huissier muni d’une ordonnance sur requête, l’autorisant à relever l’identité des expulsés, et faire un état des lieux. Ce constat précède la procédure d’expulsion. DAL demande au Conseil Général l’arrêt immédiat de la procédure.
Afin de mettre les familles avec enfants à l’abris du froid, les expulsés ont réquisitionné une maison vide du bas Montreuil depuis une semaine avec notamment l’appui de DAL.


Nuit blanche des sans logis et des mal logés, mercredi 2 novembre,
à partir de 16h, devant la Préfecture de Bobigny


à l’appel de plusieurs collectifs du 93, Sorins, Balzac, Épinay ..., associations, syndicats ...
pour l’hébergement, le relogement et la régularisation de ceux et celles sans papier
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Re: Droit au logement, luttes...

Messagede Pïérô » 02 Nov 2011, 14:18

Trêve hivernale, communiqué du DAL :

Trêve hivernale des expulsions, enfin !

Gel des expulsions et baisse des loyers, vite !

Un plan d’urgence pour les sans logis et les DALOs, tout de suite ! Ce soir, les expulsions locatives sont suspendues, jusqu’au 15 mars 2012. Cette trêve, conquête de l’Abbé pierre en 1954, est un soulagement pour 150 à 200 000 personnes qui sont l’objet d’un jugement d’expulsion locative, et qui pour beaucoup n’ont pas de solution de relogement. Ces dernières semaines, les expulsions se sont accentuées à l’approche de la trêve hivernale, sous la pression des bailleurs et des huissiers.

Ainsi, une mère de famille avec sont fils, a été expulsée vendredi matin, alors qu’elle est reconnue prioritaire DALO depuis 2008, et que sa demande HLM a 12 ans d’ancienneté. Sans logis, elle avait occupé sans titre un logement vide depuis 2 ans, de la régie immobilière de la Ville de Paris. Elle a eu la chance d’être hébergée par le département dans un hôtel.

Ce n’est pas le cas de familles de plus en plus nombreuses mises à la rue sans même un hébergement. Certaines familles sans abris campent depuis une semaine place Albert Cohen, Paris 15e, face à la Préfecture de Paris-Ile de France, avec des prioritaires DALO en attente de relogement.

Le ministère laisse entendre que les expulsions sont stabilisées, s’appuyant sur les chiffres de 2009, pourquoi ne pas publier ceux de 2010 ? Les jugements d’expulsion ont augmenté de 50 % depuis 15 ans, et les expulsions forcées avec intervention de la police ont doublé.

La cherté du logement, causée par la flambée de l’immobilier et des loyers, nourrissent la hausse des expulsions locatives, pour impayés de loyer, pour congé vente par essence à caractère spéculatif, ou pour occupation sans titre conséquence de l’aggravation de la crise du logement.

Avec des prix du logement supérieurs de 70% aux capacités contributives des ménages, la France se place en tête dans ce domaine, des pays riches, et à égalité avec l’Espagne.
. Prix immobilier 2011 friggit maison appartement logement : www.cgedd.fr/prix-immobilier...
selon les séries longues et les analyses de Jacques Friggit, disponibles sur le site du ministère du développement durable.

Nous demandons :

1. Un plan d’urgence pour héberger et loger toute les familles et personnes sans logis, conformément à la loi, ainsi que les prioritaires DALO, c’est à dire la réquisition et la mise à disposition de locaux et logements vacants.
2. La suspension de toute expulsion sans relogement, à partir du 15 mars 2012.
3. La baisse des loyers et la taxation de la spéculation immobilière, pour revenir à des prix immobiliers et locatifs raisonnables et en adéquation avec les revenus des toute la population.
4. La réalisation massive de logements sociaux, pour compenser la suppression des aides fiscales aux bailleurs privés, financé par l’épargne populaire, afin de générer emploi et réaliser le Droit Au Logement pour tous.
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URGENCE UN TOIT

Messagede Pïérô » 29 Nov 2011, 01:12

A Saint Etienne, à Terrenoire, un batiment vient d’être réquisitionné par le collectif « Pour que personne ne dorme à la rue » qui rassemble de nombreuses associations et personnes.

Communique du collectif pour que personne ne dorme à la rue du 26/11/2011

Le collectif « Pour que personne ne dorme à la rue » qui rassemble de nombreuses associations et personnes, a rendu public ce matin la réquisition d’un immeuble ouvert et occupé il y a plusieurs jours, pour mettre à l’abri des familles à la rue.

Cet immeuble propriété publique, en parfait état, était vide depuis un an.

Nous estimons cette action totalement légitime. Alors que l’Etat se met hors la loi et ne respecte pas les traités internationaux ratifiés par la France, alors que les collectivités locales ne prennent pas leurs responsabilités vis à vis de la gravité du problème que représente 400 personnes à la rue, c’est contraints et forcés que nous avons été amenés à réquisitionner un des nombreux immeubles vides à St Etienne.

Le droit au logement est un droit fondamental et inconditionnel. Ce soir plusieurs familles dormiront à l’abri et des enfants pourront reprendre le chemin de l’école.

Nous demandons à la préfecture et aux collectivités locales de faire de la mobilisation des logements et immeubles vides une priorité de leur action pour loger les familles actuellement à la rue.

Ce soir samedi 26 novembre réunion à 18H sur place. Vous êtes toutes et tous invités.

Itinéraire : prendre la rue des Alliés puis dans le prolongement la rue du Dct Louis Destre. Après la place de Terrenoire, prendre la rue du colonel Fabien. A l’angle de la rue du colonel Fabien avec la rue des anciens combattants d’Algérie il y a une placette servant de parking. Se garer là, le bâtiment est juste plus haut.
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Re: Droit au logement, luttes...

Messagede Vieille Chouette » 05 Déc 2011, 10:54

Communiqué Droit Au Logement/Halem

http://www.droitaulogement.org/la-loi-leonard-pour-expulser-les-habitants-de-camping-a-l-annee.html


COMMUNIQUE
Paris le 2 décembre 2011

La loi Léonard(1), donne le pouvoir d'expulser sans relogement
70 000 personnes vivant à l’année en camping !!
Cette loi est une fabrique de bidonvilles.

Elle permettrait d'interdire aux habitants stables de rester plus de trois mois dans un camping
s'ils ne sont pas en mesure de justifier d'un domicile fixe. Seule la mairie pourra décider de déroger à la loi.(1)
La loi Léonard propose de développer le tourisme en expulsant ou en interdisant sans alternatives celles et ceux qui ne peuvent même plus se permettre d'avoir un logement et qui se sont réfugiés dans un terrain de camping.
Elle vise les sans logis, réfugié dans des camping, et constitue une nouvelle loi anti pauvre.

Pour diverses raisons, aujourd'hui, environ 70 000 personnes vivent à l'année sur des terrains de camping.
La très grosse majorité de ces occupants sont des personnes qui subissent le manque de réponse concrète en matière de logement par nos responsables politiques. Ces habitants sont victimes de l'égoïsme des personnes qui ne croient pas aux besoins prioritaires de solidarité, victimes du taux d'effort demandé aux familles pour avoir un toit sur la tête et victimes de la précarité du marché de l'emploi.

Elle donne le pouvoir discrétionnaire aux maires de chasser les pauvres de leur commune. Ils pourraient, grâce à cette loi, accepter ou non une population sur leur territoire au détriment de leurs devoirs de traiter sans discrimination la population de leur commune (2). Cette loi leur donne le moyen de se déresponsabiliser. En effet, nous sommes obligé de constater que la principale ressource des collectivités est le « droit de mutation » c'est à dire qu'elles sont quasiment dans l'obligation financière de favoriser la plus value des biens immobiliers pour arriver à payer entre autre les aides sociales aux plus démunis. Tous les ingrédients sont là pour avoir envie de chasser les pauvres, réputés pour êtres les fautifs de la dévaluation immobilière.

Comment régler les problèmes liés à l'accès aux fluides, la sécurité, la salubrité pour les personnes qui vont être obliger de se cacher ? Comment ces mêmes personnes vont elles subvenir à leurs besoins, avoir une activité, créer des liens sociaux s'ils sont obligés de déménager tous les trois mois ?


Un peu d'histoire :

Dès les années 50, le camping est considéré par décret comme « une activité d'intérêt général librement pratiquée ». Il se développe et permet ainsi à de nombreuses personnes de partir en vacances avec des revenus modestes. Peu à peu des terrains sont aménagés et nous voyons apparaître de plus en plus d'interdiction de camper en dehors de ceux-ci.

Il serait, par contre, réducteur de systématiquement stigmatiser un habitat léger comme étant un habitat précaire. Il est important de tenir compte du fait que le choix de l'habitat d'une personne peut être, sinon le résultat d'un choix relatif à sa condition économique et à ses liens sociaux, lié à des choix politiques et/ou culturels ou tout simplement lié à l'idée que chacun se fait du confort. Certaines personnes refusent un logement conventionnel mais il leur est interdit de vivre leur choix et le droit impose une uniformisation. Depuis de nombreuses années nous demandons au législateur de trouver des solutions

Cette proposition de loi va à l'encontre du droit au logement et ne fera qu'empirer la situation.

Nous demandons au Sénat de rejeter cette proposition de loi, qui a été adoptée par la majorité et une grande partie de l’opposition.

Vendredi 9 décembre, à partir de 9h, rassemblement à l’Assemblée nationale (place Édouard Hériot), Contre la loi Léonard, et la supercherie d’Apparu des “assises du logement d’abord”

contacts :
· Halem : www.halemfrance.org <http://www.halemfrance.org/> – tel : 06 18 94 75 16
· Fédération Droit Au logement : 29 Avenue Ledru Rollin - 75012 Paris – 06 09 59 19 74
tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 97 40 18


[1] CHAPITRE V


Justification de la domiciliation du locataire d’emplacement
« Art. L. 335-1 (nouveau). – En cas de location dans un terrain de camping et caravanage ou un autre terrain aménagé à cet effet d’un emplacement, équipé ou non d’un hébergement, pour une durée supérieure à trois mois, le locataire fournit au loueur un justificatif de domicile de sa résidence principale datant de moins de trois mois.
Le premier alinéa n’est pas applicable en cas de relogement provisoire effectué à la demande ou avec l’accord du maire de la commune d’implantation du terrain.

[2] Article L1111-5 du code des collectivités territoriales


Droit au logement : http://www.droitaulogement.org/

DAL fédération participe au réseaux :

NOVOX : Réseau international des mouvements de lutte des “sans” http://www.novox.org/
RéSEL : ”Réseau stop aux expulsions de logement” http:/www.stopauxexpulsions.org/
ATTTAC : Association altermondialiste contre la spéculation financière
CUT Collectif Urgence un toit http://collectifurgenceuntoit.over-blog.com/
La Plate forme logement des mouvement sociaux (site en cours de réalisation)
Je sais que les asiles et les prisons de ce pays, sont le dépôt des inclassés, des nouveaux enragés, je sais qu'faut se courber et toujours rester muer, se plier, s'laisser bouffer, et en redemander... (Kyma - Les grands vides pleins)
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Re: Droit au logement, luttes...

Messagede anouchka » 10 Déc 2011, 14:03

divers collectifs principalement composés d'anarchistes (organisés ou non, avec entre autres des membres de la FA, mais aussi des autonomes du Rémouleur à Bagnolet http://www.infokiosques.net/spip.php?mot112) mènent actuellement des luttes dans diverses villes de la Région parisienne.
je fais partie d'un collectif à Ivry, qui a coorganisé cet évènement à Montreuil:

samedi 17 décembre 2011 à 17h
Journée de convergence des
initiatives contre la rénovation urbaine

[Rendez-vous publié sur Démosphère]

De 17 à 21 heures à la Casa Poblano

Films, ateliers, échanges et tables de presse.
Avec des collectifs d'habitant.e.s et des individu.e.s en résistance contre les expropriations, les expulsions, et la destruction de leur quartier.
Bar et Grignotage sur place

Le 17 décembre prochain, des collectifs d'habitant.e.s de quartiers populaires d'Hambourg, en Allemagne, appellent à une journée de lutte internationale contre la gentrification.

« Lions l'appropriation d'espaces et de ressources à la défense de quartiers irréguliers contre la politique de démolition ! Faisons converger les initiatives des sans-abri avec la résistance contre les évacuations forcées ! Renforçons les initiatives de locataires avec les campagnes contre les maisons vides ! Lions les luttes des opposantEs à la destruction de l'environnement avec les luttes des immigrantEs pour le droit de rester ! Élargissons la marge de manœuvre de la désobéissance civile à l'aide d'actions artistiques et radicales, rusées et symboliques, virtuelles et directes ! » L'objectif, c'est de faire de cette journée d'action l'expression, le point de cristallisation et le réseautage de ces luttes locales dépassant néanmoins les frontières afin de les rendre visibles en tant que conflit politique général à l'intérieur des structures de la société capitaliste sans les homogénéiser.
Rénovations urbaines, gentrification... De quoi parle-t-on ?

… De la transformation physique d'un quartier - par la destruction ou la réhabilitation des logements - , dans un but affiché de requalification et de« mixité sociale ».

Pour ne pas ébranler l'ordre établi, il apparaît comme une nécessité pour le gouvernement de détourner notre regard des causes structurelles de la misère dans les quartiers que le système génère en nous faisant croire qu'un simple changement de décor améliorerait nos existences, qu'un coup de pelleteuse nous rendrait la vie belle.

Dans une période où les affres du capitalisme deviennent difficilement dissimulables, il s'agit ainsi de contrôler et tuer dans l'œuf les potentiels espaces de solidarité et de révolte des classes dominées.

Ces considérations urbanistiques se font au plus grand mépris des populations, stigmatisées par une conception colonialiste des banlieues. Quant aux démarches de concertation mises en oeuvre, elles ne sont que l'instrument de légitimation de leur politique. La cité, dans son aménagement et ses fonctions, est aujourd'hui le terrain de jeu des dominants. Les profits de ces grands chantiers reviennent d'abord et surtout aux promoteurs et aux villes désireuses de se masquer d'une misère de plus en plus criante. Mais le vernis humaniste s'écaille vite face aux réels effets des rénovations : expulsion des plus précaires, déplacement forcé de population, chasse aux sans-papiers... Les dernières poches de vie et de résistance définitivement insensibles aux promesses du bonheur Ikéa se font expulser manu militari.

En répondant à cet appel, nous souhaitons créer une occasion de se rencontrer et s'organiser afin d'amplifier les protestations contre les rénovations et la gestion capitaliste et policière des quartiers en Ile-de-France. D'une préoccupation individuelle (ma maison) et locale (mon quartier), nous souhaiterions soulever une réflexion globale sur la propriété et la guerre de classes qui se joue dans l'espace urbain…

A St Denis, Paris, Vitry, Ivry, Poissy, Saint Ouen ou Montreuil-Bagnolet, comme à Hambourg, et partout en Europe , Organisons la résistance, reprenons la ville pour en faire un terrain de lutte.
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Re: Droit au logement, luttes...

Messagede Pïérô » 16 Déc 2011, 14:30

Saint Denis, Expulsions de logements, la lutte s’amplifie

Contre les expulsions de logements - Pour la régularisation des sans papiers

La mobilisation se poursuit à Saint-Denis

Depuis quelques semaines, le préfet expulse des habitant-e-s de Saint-Denis de leur logement en prétextant la dangerosité des bâtiments : rue Gabriel Péri, rue Dezobry... Le préfet Lambert, grand ami du Président Sarkozy, veut faire croire qu’il expulse ceux qui y vivent pour les « protéger » alors que c’est l’hiver, que tous les centres d’hébergement sont saturés et qu’aucun logement de remplacement n’est proposé. Le préfet a annoncé qu’il allait continuer les expulsions. Des centaines de personnes sont directement concerné-e-s à Saint-Denis, des milliers en Seine-Saint-Denis. Contre l’inacceptable et l’indifférence : solidarité !

La préfecture fait preuve d’un mépris insupportable pour les habitant-e-s expulsé-e-s. Les expulsions sont toujours violentes, indignes. Après s’être attaquées sans ménagement aux Rroms , l’Etat continue de suivre une ligne politique digne de l’extrême-droite.

Il est inacceptable qu’une partie de nos voisins et voisines, de nos ami-e-s, de nos élèves, de nos camarades de classe, de nos collègues de travail se retrouvent broyé-e-s par l’Etat et ses représentants préfectoraux. Samedi et mercredi dernier des manifestations de soutien aux habitant-e-s expulsé-e-s ont réuni plus de 300 personnes. Les vacances arrivent, la mobilisation se poursuit. On ne lâchera pas !

L’ensemble des expulsé-e-s et leurs soutiens exigent :

. L’arrêt des expulsions
. La reprise des négociations avec l’Etat
. La régularisation des sans-papiers
. Le relogement des habitant-e-s expulsé-e-s


Un comité de mobilisation contre les expulsions s’est constitué samedi 10 décembre. Il réunit les expulsé-e-s, des habitant-e-s de la ville, des militant-e-s de plusieurs associations, syndicats et organisations politiques. Il appelle les habitant-e-s de Saint-Denis à se solidariser avec les expulsé-e-s et à lutter tous ensemble contre ces expulsions illégitimes. La préfecture doit stopper immédiatement cette politique d’expulsion. La situation des familles, notamment celles qui campent devant la Mairie dans le froid, exige la reprise immédiate des négociations.

Les conséquences pour ces Dionysiens et Dionysiennes :

. perte du logement, même précaire, pour se retrouver à la rue ou dans de sordides « hôtels sociaux » à l’autre bout de la région où la place n’est « garantie » que pour quelques semaines.
. déscolarisation des enfants des familles concernées qui jusqu’ici suivaient leur scolarité à Saint-Denis (en maternelle, primaire et collège !)
. perte des effets personnels, des objets de la vie quotidienne (vêtements, papiers administratifs…) qui se retrouvent prisonniers de bâtiments murés.

Manif, samedi 17 décembre à 14h RENDEZ-VOUS à la Mairie (métro Basilique), manif en direction de la sous-préfecture

A l’appel du comité de mobilisation contre les expulsions de Saint-Denis

Soutenu par :
Des habitant-e-s et des salarié-e-s de Saint-Denis et des alentours, les Alternatifs Saint-Denis, Alternative Libertaire Saint-Denis, Association des communistes unitaires Saint-Denis, CGT Plaine commune, Collectif « Le Peuple de la Gare », Église catholique de Saint-Denis, Fédération pour une alternative sociale et écologique Saint-Denis, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre tous les peuples, Nouveau Parti Anticapitaliste Saint-Denis, Réseau Solidarité Logement Saint-Denis, SNUIpp/FSU, SUD Collectivité territoriale Mairie de Saint-Denis, Union Solidaires Saint-Denis
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Re: Droit au logement, luttes...

Messagede Pïérô » 21 Déc 2011, 01:37

Saint-Denis suite...appel pour ce mercredi 21 décembre :

Le Noël des expulsé-e-s de Saint-Denis : un repas solidaire contre les expulsions

A partir de 19h, Place du Caquet (devant le centre administratif de la mairie, devant le cinéma l’écran, à 50m du métro Basilique de Saint-Denis)

Pour rappel :

Mercredi 30 novembre, 8h du matin, une centaine de policiers et de gendarmes expulsent 9 familles dont 29 enfants du 11 rue Dézobry, près de la gare de St Denis. Le mercredi suivant ce sont 40 adultes et 7 enfants qui se retrouvent à la rue en plein hiver, expulsés du 76 rue Gabriel Péri, en centre ville. Dans les deux cas, les expulsé-e-s n’ont pu récupérer leurs affaires (papiers, vêtement, doudous, médicaments…) et les enfants se retrouvent déscolarisés.

Au prétexte de les protéger de l’habitat insalubre et dangereux, le préfet Lambert, aux ordres de Sarkozy, les rend sans-abri. De fait, il les considère comme des citoyens de seconde zone, alors qu’ils travaillent, cotisent et payent des impôts. Dans sa logique absurde, il nous promet aussi qu’il continuera à expulser pendant la trêve hivernale, sans aucune solution de relogement. Des centaines de personnes seront concernées à St Denis et des milliers dans le 93 par cette injustice sociale.

La préfecture refuse tout dialogue avec les familles expulsées

Depuis maintenant presque deux semaines les expulsé-e-s, devenus maintenant sans-abri, n’ont d’autres moyens que de camper devant la mairie, indignés, dans le froid et la tempête. Et la Préfecture rejette tout début de négociation. Ce lundi 19 décembre, une délégation des familles et du comité de soutien s’est rendue en sous-préfecture pour être reçue. Elle s’est retrouvée face à un interphone où une sbire de la sous-préfète lui annonçait une fin de non recevoir : ni rendez-vous, ni reprise des négociations, ni relogement d’urgence. Ce sont les « mots d’ordre » selon les propres termes de la Préfecture. Aujourd’hui, la situation de ces familles est complètement bloquée.

A la veille de Noël et pendant la trêve des confiseurs : la lutte continue !

Face à ce mépris de l’Etat, en trois semaines, les habitants, parents, militants, enseignants solidaires et révoltés ont organisé 5 manifestations, des collectes d’argent et de vêtements. Dans l’immédiat, nous demandons le relogement des familles, l’arrêt des expulsions et la régularisation pour celles et ceux qui n’ont pas de papiers.

Pour faire entendre la voix des expulsé-e-s et pour continuer, dans la chaleur et la convivialité, la mobilisation solidaire, les expulsé-e-s et le comité de soutien organisent un Repas de Noël, le mercredi 21 décembre (RDV devant le campement, place du Caquet, St-Denis). Chacun-e apportera de quoi manger, boire, rigoler et partager. Des artistes seront présents pour soutenir la lutte et animer la soirée.

Nous appelons la population de Saint-Denis à y participer et à amener un plat ou un cadeau pour les enfants des familles expulsées.

Nous invitons les journalistes à se joindre à nous, une conférence de presse sera organisée à 19H pour faire le point sur la situation et annoncer les initiatives à venir.


Les expulsé-e-s et le comité de soutien et de mobilisation composé :

d’habitant-e-s et de salarié-e-s de Saint-Denis et des alentours, les Alternatifs Saint-Denis, Alternative Libertaire Saint-Denis, Association des communistes unitaires Saint-Denis, CGT Plaine commune, Collectif « Le Peuple de la Gare », Droit au Logement (DAL) 93, Église catholique de Saint-Denis, Fédération pour une alternative sociale et écologique Saint-Denis, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre tous les peuples, Nouveau Parti Anticapitaliste Saint-Denis, Parti de Gauche Saint-Denis, Parti Communiste Saint-Denis, Réseau Solidarité Logement Saint-Denis, SNUIpp/FSU, SUD Collectivité territoriale Mairie de Saint-Denis, SUD-Education Saint-Denis, Union Solidaires Saint-Denis.
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Re: Droit au logement, luttes...

Messagede anouchka » 22 Déc 2011, 15:24

en réponse à l'appel pour une journée européenne contre la gentrification,
lancé par la Rote Flora*, a eu lieu ce week end au Casa Poblano** une
soirée, organisée par des collectifs d'habitants et des individus en
résistance contre les expropriations, les expulsions et la destruction de
leur quartier, afin de s'organiser et d'amplifier les protestations.
"D'une préoccupation individuelle (ma maison) et locale (mon quartier),
nous souhaiterions soulever une réflexion globale sur la propriété et la
guerre de classes qui se joue dans l'espace urbain."

habitants menacés, militants, chercheurs, squatteurs, individus et
collectifs venus des quatre coins de la banlieue populaire parisienne, se
sont ainsi rencontrés pour discuter autour de vidéos, partager des
informations et des expériences, nouer des contacts et réfléchir
collectivement aux moyens de s'organiser pour lutter.

le groupe d'Ivry y a tenu une table de presse Publico en rapport avec le
thème de la soirée.

Montreuil - Bagnolet : Dégage, on aménage
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5874

Collectif Ivry sans toi(t)
http://ivrysanstoi.wordpress.com/

* la Rote Flora a réuni 5000 manifestants à Hambourg pour la défense de ce
centre occupé et autonome, et qui appelle à "saboter la gentrification,
multiplier les occupations, exproprier le privé et s'approprier le public,
lutter contre le fascisme, le racisme, l'antisémitisme, l'homophobie et le
sexisme"
http://fr.squat.net/2011/10/19/hambourg ... ote-flora/

** le CASA (centre autonome solidaire artistique) Poblano, à Montreuil,
"bar-restaurant culturel et solidaire" existe depuis 2002. "Il s'agit d'un
centre social et culturel indépendant, autofinancé, monté et géré par des
artistes et militants associatifs bénévoles. L'objectif, au-delà d'une
mutualisation des finances, efforts et compétences pour disposer de locaux
de travail financièrement accessibles, est de susciter les rencontres, les
échanges, la créativité et l'entraide, entre associations, individus,
artistes de tous horizons, pour fusionner l'utopie au réel... Vous pouvez
directement nous proposer vos projets d'événements, de répétitions ou de
réunions et élaborons ensemble un partenariat. Toute idée ou proposition
dans les domaines de la solidarité, l'écologie, et la culture est la
bienvenue. Nous manquons également encore de bénévolat et de matériel
(chaises, tables, etc.), donc toute personne intéressée par les formes
d'échange, d'entraide, de solidarité et de découverte culturelle peut
convivialement participer à hauteur de ses envies. C'est un projet
ouvert."
http://casa-poblano.fr/
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Re: Droit au logement, luttes...

Messagede Pïérô » 07 Jan 2012, 01:05

Saint-Denis suite...appel pour ce samedi 7 janvier

Les expulsé-e-s de Saint-Denis et leurs soutiens ne lâchent rien.

Manifestation le 7 janvier 2012, 14h, devant l’Ecole Jules Valles (près du Théâtre Gérard Philipe) à St Denis (93)

Depuis maintenant un mois et les expulsions du 11 rue Dézobry (mercredi 30 novembre) et du 76 rue Gabriel Péri (mercredi 6 décembre) à Saint-Denis, plus d’une cinquantaine de personnes sont toujours sans logement. Une trentaine d’entre eux, ceux qui n’ayant pas d’enfants n’ont pas pu avoir un hébergement d’urgence, n’ont pas d’autres moyens que de camper devant la Mairie. Ils se retrouvent ainsi dans le froid, le vent et la pluie. Ils sont confrontés à une précarité bien plus grande que celle vécue dans leur ancien immeuble insalubre. La situation est chaque jour de plus en plus pénible et dangereuse pour leur intégrité physique. Plusieurs d’entre elles ont subi des problèmes de santé et ont été obligées de se rendre aux Urgences ou d’appeler le Samu.

Face à cette situation, la préfecture et le préfet Lambert continuent de répondre par le mépris. Malgré des demandes répétées de la part des expulsés et de leurs soutiens, il n’y a toujours eu aucune proposition de négociation, ni même d’un simple rendez-vous en préfecture. Aujourd’hui, la situation de ces familles est bloquée.

Pire, dans sa logique absurde, la préfecture a indiqué qu’elle continuerait à expulser pendant la trêve hivernale. Des milliers de personnes sont concernées dans le 93 par cette injustice sociale.

Contre le mépris de l’Etat, les habitants, parents, militants, enseignants indignés, solidaires, et révoltés de Saint-Denis ne laissent pas faire. Nous avons reçu le soutien de nombreuses personnalités (le chanteur Grand Corps Malade, l’Evêque Jacques Gaillot, le réalisateur Cédric Kahn, etc.). Indignés nous continuons et continuerons de nous mobiliser. Parce que nous refusons de voir nos voisins, nos collègues, nos amis, les amis ou les camarades de classe de nos enfants traités comme de sous humains par l’Etat français. Parce que nous rejetons cette politique anti-pauvre et anti-immigré qui sert d’abord les calculs électoraux d’un gouvernement aux abois.

Mais nous manifesterons aussi parce que le campement est menacé : le Maire a en effet engagé une procédure juridique pour faire évacuer le campement. Nous lui demandons expressément, pour exprimer son soutien aux expulsés et continuer à s’opposer à la politique du gouvernement, de retirer sa procédure.

Nous appelons la population de Saint-Denis à venir manifester avec les expulsés et à amplifier la mobilisation contre la politique des expulsions, pour le relogement des familles, pour la régularisation des sans-papiers.

Les expulsé-e-s et le comité de soutien et de mobilisation composé d’habitant-e-s et de salarié-e-s de Saint-Denis (S-D) et des alentours, les Alternatifs S-D, Alternative Libertaire S-D, Association des communistes unitaires S-D, APEIS, CGT Plaine commune, Collectif « Le Peuple de la Gare », Comité Catholique Contre la Faim et pour le Développement, Droit au Logement (DAL), Église catholique de S-D, Europe-Ecologie-Les Verts, Fédération pour une alternative sociale et écologique S-D, Lutte Ouvrière, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre tous les peuples, Nouveau Parti Anticapitaliste S-D, Parti de Gauche S-D, Parti Communiste S-D, Parti Socialiste S-D, Réseau Solidarité Logement S-D, SNUIpp/FSU, SUD Collectivité territoriale Mairie de S-D, SUD-Education S-D, Union Solidaires S-D.
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Re: Droit au logement, luttes...

Messagede anouchka » 07 Jan 2012, 13:23

Pétition pour la Révision du projet confluence à Ivry-sur-Seine


pour soutenir les gens du quartier du port à Ivry
qui ne veulent pas que l'on rase tout leur quartier pour construire de beaux bureaux et des appartements très chèrs

voila le lien de la pétition en ligne
on peut la faire tourner

> http://ivrysanstoi.wordpress.com/signer-la-petition/



anouchka a écrit:en réponse à l'appel pour une journée européenne contre la gentrification,
lancé par la Rote Flora*, a eu lieu ce week end au Casa Poblano** une
soirée, organisée par des collectifs d'habitants et des individus en
résistance contre les expropriations, les expulsions et la destruction de
leur quartier, afin de s'organiser et d'amplifier les protestations.
"D'une préoccupation individuelle (ma maison) et locale (mon quartier),
nous souhaiterions soulever une réflexion globale sur la propriété et la
guerre de classes qui se joue dans l'espace urbain."

habitants menacés, militants, chercheurs, squatteurs, individus et
collectifs venus des quatre coins de la banlieue populaire parisienne, se
sont ainsi rencontrés pour discuter autour de vidéos, partager des
informations et des expériences, nouer des contacts et réfléchir
collectivement aux moyens de s'organiser pour lutter.

le groupe d'Ivry y a tenu une table de presse Publico en rapport avec le
thème de la soirée.

Montreuil - Bagnolet : Dégage, on aménage
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5874

Collectif Ivry sans toi(t)
http://ivrysanstoi.wordpress.com/

* la Rote Flora a réuni 5000 manifestants à Hambourg pour la défense de ce
centre occupé et autonome, et qui appelle à "saboter la gentrification,
multiplier les occupations, exproprier le privé et s'approprier le public,
lutter contre le fascisme, le racisme, l'antisémitisme, l'homophobie et le
sexisme"
http://fr.squat.net/2011/10/19/hambourg ... ote-flora/

** le CASA (centre autonome solidaire artistique) Poblano, à Montreuil,
"bar-restaurant culturel et solidaire" existe depuis 2002. "Il s'agit d'un
centre social et culturel indépendant, autofinancé, monté et géré par des
artistes et militants associatifs bénévoles. L'objectif, au-delà d'une
mutualisation des finances, efforts et compétences pour disposer de locaux
de travail financièrement accessibles, est de susciter les rencontres, les
échanges, la créativité et l'entraide, entre associations, individus,
artistes de tous horizons, pour fusionner l'utopie au réel... Vous pouvez
directement nous proposer vos projets d'événements, de répétitions ou de
réunions et élaborons ensemble un partenariat. Toute idée ou proposition
dans les domaines de la solidarité, l'écologie, et la culture est la
bienvenue. Nous manquons également encore de bénévolat et de matériel
(chaises, tables, etc.), donc toute personne intéressée par les formes
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Re: Droit au logement, luttes...

Messagede anouchka » 09 Jan 2012, 19:31

"DESTRUCTI0N PR0GRAMMÉE DU QUARTIER DE LA N0UE

Nous sommes les habitants des logements HLM des 2 et 4 rue Jean Lolive.
Nous avons appris par hasard que notre bâtiment allait être démoli dans
le cadre du réaménagement du quartier de La Noue, au mépris du vécu de
chaque famille, des liens amicaux et des bonnes relations de voisinage.

Nous refusons catégoriquement
ce projet inhumain et injustifié pour
les raisons suivantes0 :

 destruction des logements sociaux en
bon état (réhabilités en 1995)0 ;
 bétonnage intensif du quartier (voir
plan et photos)0 ;
 disparition des espaces verts et des
espaces de jeux pour les enfants0 ;
 densité de population démesurée
(actuellement 100.000 habitants au km2)0 ;
 surfréquentation des transports en
commun0 ;
 problèmes de circulation et de stationnement
0 ;

Tout cela pour quoi faire ? Des tours, des logements privés, des bureaux.
. .

Pour nous opposer à ce projet inacceptable, nous avons déjà :
 organisé plusieurs assemblées d'habitants0 ;
 interpellé le maire Marc Everbecq et
son adjoint Laurent Jamet lors de la pose de la première pierre de la
mairie0 ;
 sollicité les membres du conseil
d'administration de l'OPH0 ;
 pris la parole au conseil municipal du
21 décembre 20110 ;
 envoyé plusieurs courriers aux pouvoirs publics (préfecture, conseil
régional, conseil départemental, ministère du logement...)

D'autres quartiers sont concernés par
des projets semblables.
Nous sommes tous concernés0 !

Rendez-vous le 15 janvier à 16h sur la dalle des "pics", en face du
bâtiment 7
à la noue-bagnolet, pour discuter
autour d'un pot de quartier

N0US S0MMES DÉTERMINÉS DANS N0TRE COMBAT.
N0TRE QUARTIER EST EN DANGER !
TOUS ENSEMBLE, M0BILIS0NS-N0US !"

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Re: Droit au logement, luttes...

Messagede bipbip » 18 Jan 2012, 02:13

Saint-Denis suite...

Le campement des habitants expulsés du 76 Gabriel Peri

menacé d'évacuation par la Mairie.


"Avec le renouveau de La Plaine et Pleyel, la requalification du centre ancien et la rénovation urbaine de Floréal-Saussaie-Courtille à Saint-Rémy-Joliot-Curie, en passant par Franc Moisin et Sémard, c'est toute la ville qui se transforme sans exclure personne."

Didier Paillard, Maire de Saint-Denis, discours prononcé le vendredi 6 janvier 2012 pour les voeux à la population.

Suite à la saisie du Tribunal Administratif de Montreuil par la ville de Saint denis, les habitant-e-s du 76 Gabriel Peri, expulsé-e-s de leur logement (voir ici) qui campent sur le parvis de la mairie depuis plus d'un mois sont aujourd'hui "enjoint d'évacuer le domaine publique sans délais" et menacé-e-s d'une intervention policière. "la Commune de Saint-Denis pourra faire procéder à leur expulsion, au besoin avec le concours de la force publique." (décision du T.A. du 11 janvier 2012)

Expulsé-e-s de chez eux, de chez elles, bientôt expulsé-e-s de la rue...

Depuis le début le début de la lutte, la mairie mène un double jeu : les élu-e-s répetent à qui veut bien l'entendre que la municipalité soutient les expulsé-e-s, qu'elle est de leur côté... mais dans les faits, le maire à refusé de les recevoir à plusieurs reprises, refusé de les reloger ou même de leur fournir un soutien materiel concret (Une salle pour se mettre à l'abris du froid). La ville rejète en permanence la faute sur la prefecture et l'Etat, qui seraient les seuls responsables.

Dans un tract signé par 36 élu-e-s de la majorité et distribué le 12 janvier, au lendemain du rendu de la procédure d'expulsion demandée par la ville, la mairie affirme sans honte : « nous sommes aux côtés des expulsés dont la situation ne peut évoluer qu'en situant les responsabilités à leur niveau véritable c'est-à-dire l'Etat ».

Comme la mairie de saint Denis etait déjà au côté des 300 personnes sans papiers qui occupaient l'ancienne piscine boulevard Felix Faure en décembre 2006 quand elle a demandé leur évacuation par les CRS ? (voir ici)

Comme l'étaient les mairies de plaine-commune, PCF dans leur majorité, lors des expulsions successives par la police, les 28 mai, 29 mai et 2 juin 2009 des habitant-e-s expulsé-e-s de l'immeuble du 4 rue Brise-Echalat qui campaient dant le hall puis devant le siège de la communauté d'agglomération ?

Comme l'est la mairie PCF de la courneuve lorsqu'elle demande l'évacuation de la place de la fraternité des expulsé-e-s de la bare Balzac le lundi 7 novembre 2011 ? (voir ici)

des exemples parmis d'autres...

Malgré l'hypocrisie et les attaques de la mairie et de nos dirigeant-e-s "communistes" , la lutte continue :

Rendez vous tous les matins a partir de 6 heures sur le campement pour contrer une possible intervention policière.

Mercredi 18 Janvier à
• 18h : Manifestation du campement vers la sous préfecture
• 20h : réunion du comité anti expulsions à la bourse du travail

Vendredi 20 janvier à partir de 19h :
concert de soutien aux expulsé-e-s à la ligne 13

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Droit au logement, luttes...à Lorient

Messagede Pïérô » 28 Jan 2012, 02:05

.
Lorient ce samedi 28 janvier :

- 17h30 : Manifestation devant la sous-préfecture du Collectif un toit pour tous http://untoitpourtous.net/ : contre le scandale de la privation de logement, du mal-logement et des expulsions locatives

- 18h30, Place Paul Bert (rue du port) : soupe solidaire et animation musicale. Infos : http://untoitpourtous.net/


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