Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrification

Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede Béatrice » 08 Juin 2017, 18:32

samedi 10 juin 2017 à MARSEILLE

10 h

la Plaine (place Jean Jaurès), 13005

du 10 au 18 juin
L’Or de la Plaine
conférences, luttes, pastis, musique, jeux...

- 10h : Installation de la semaine et chantier collectif (La Plaine)

- 14h : Jeux de pétanque et de contrée (La Plaine)

- 16h : Tournoi de foot : pré-inscription au Bar de la Plaine (La Plaine)

- 17h : Crew de Marionnettes et Clown (La Plaine)

- 18h : Présentation des luttes à Marseille, et de l’Or de la Plaine : pourquoi c’est 10 jours ? (La Plaine)

- 21h : Apéro, Cérémonie d’Ouverture, Concerts et Fanfare (La Plaine)

[…] Se rencontrer autour d’un loto ou d’un match de foot, d’un concert ou d’une conférence. Une semaine pour construire d’autres formes plus proches du lieu, de ses habitants et de sa mémoire. L’occasion de confronter nos multiples manières de s’approprier l’espace, d’écouter des histoires de luttes d’autres horizons et de mettre sur la table nos points de vue pas toujours convergents.…

Plus d’info sur : https://lordelaplaine.noblogs.org/
https://www.facebook.com/La-Table-est-P ... 526838605/
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Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede bipbip » 10 Juin 2017, 20:01

De la colline ouvrière à la rente immobilière, une analyse de la gentrification des Pentes de la Croix-Rousse

Dans Rester bourgeois : les quartiers populaires, nouveaux chantiers de la distinction, la sociologue Anaïs Collet analyse de manière croisée la gentrification des Pentes de la Croix-Rousse et du Bas-Montreuil. Compte-rendu de lecture de la partie du livre consacrée à Lyon.

L’ouvrage d’Anaïs Collet s’appuie sur une enquête réalisée pour sa thèse entre 2005 et 2007. Ses deux premiers chapitres traitent largement des Pentes de la Croix-Rousse tandis que les trois derniers, non évoqués ici malgré leur intérêt, se focalisent sur le cas du Bas-Montreuil (Seine-Saint-Denis). Dans le premier arrondissement de Lyon, la sociologue a interrogé 37 personnes, propriétaires ou locataires, arrivées dans le quartier entre 1970 et 2005 et nées entre 1944 et 1981.

... https://rebellyon.info/De-la-colline-ou ... ente-17422
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Messagede Pïérô » 20 Juin 2017, 21:10

Retour sur la manifestation de la Plaine sous le soleil

C’est sous une chaleur accablante qu’un peu plus de 200 personnes se sont réunies ce samedi 17 juin pour participer à la manifestation contre le projet de restructuration de la Plaine, quartier emblématique qui est traversé depuis plusieurs années par des dynamiques de reprise en main de leur environnement par les habitant-e-s elles et eux-mêmes.

... https://mars-infos.org/retour-sur-la-ma ... de-la-2456
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Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede bipbip » 29 Juin 2017, 19:10

Nantes : la ville au service des riches

Des fast-food qui colonisent les rues. Une enseigne de Starbucks qui ouvre. Puis deux, puis trois. Un centre commercial qui s’installe en plein centre-ville. Des grands projets immobiliers hors de prix. Une forêt des grues qui surgissent sur l’île de Nantes. Des gyrophares. La métropole se transforme à toute vitesse sous nos yeux. Ce phénomène a un nom : la gentrification – c'est à dire le remplacement des classes populaires par les riches –, qui s'accompagne de la marchandisation de l'espace public – la rue n'est plus un lieu de rencontre, de vie, de flânerie, mais un endroit où il faut consommer à tout prix. L'expulsion des pauvres de la ville s'articule avec plus de répression, mais aussi avec la destruction des modes d'expression et d'action contestataires : graffitis, manifestations, squats ... A Nantes, la mairie socialiste utilise sa politique culturelle pour faire accepter ses choix dégueulasses.

Passage en revue de quelques changements emblématiques :

- Un hôtel de luxe au tribunal. Avant de se situer sur l’île de Nantes, le tribunal de la ville était dans le centre historique, sur la Place Aristide Briand. Les élus ont décidé d'installer dans ce bel édifice un hôtel de luxe : le Radisson Blu. Le souhait des aménageurs : « attirer les investisseurs » et « faire rayonner la métropole » avec une enseigne d'envergure « internationale ». C'est dans cette même logique que la ville a décidé de se doter d'un nouvel aéroport surdimensionné, « international » lui aussi, à Notre-Dame-des-Landes, pour attirer les cadres et les patrons vers la métropole. Juste à côté de ce nouvel hôtel 4 étoiles, l'ancienne prison de Nantes sera transformée en logements hors de prix. La caserne militaire qui se situait sur la même place est d'ors et déjà transformée en spa-balnéo chic entourée d'habitats cossus. Bref, en quelques années, les décideurs ont métamorphosé une place et un quartier du centre ville où se situaient les institutions punitives en espace ultra-privilégié.

- La guerre au graffiti. Vous l'avez vu, en comparaison avec d'autres villes, les rues de Nantes sont d'une propreté et d'une fadeur impressionnante. On se rappelle des karchers et des camions de nettoyage qui suivent les manifestations pour qu'il ne reste aucune trace visible des luttes dans le centre-ville. On connaît aussi la politique de nettoyage systématique des tags, et de poursuites judiciaires lourdes contre les tagueurs. Aujourd'hui, la ville va plus loin : le grand mur de graffiti du bas Chantenay, lieu fabuleux et sauvage de granit et de ronces fréquenté par les tagueurs et les curieux depuis plus de 20 ans sera rasé pour en faire un jardin à la française. C'est tout un pan de l'histoire artistique locale qui disparaîtra, et un lieu d'expression libre anéanti. Ce projet de nouveau parc est la figure de proue d'un aménagement beaucoup plus vaste de tout le bas Chantenay, pour en chasser les familles populaires et y construire des logements plus chers. Comme lui, d'autres murs de graff sont voués à la disparition à Nantes. Pour faire passer la pilule, les élus nantais sont malins : ils subventionnent quelques associations de graffeurs connus, peu dérangeants, utilisés comme caution pour présenter Nantes comme une ville branchée qui «valorise les cultures urbaines ». Mais seulement quand elles sont sous contrôle.

- La fin des friches et des lieux de flânerie. Nantes est une ancienne ville industrielle, avec de nombreuses friches où les ados aimaient jadis aller traîner en bande, jouer, faire du sport. Sur l’île de Nantes, ces espaces hors contrôle ont été colonisés par les attractions touristiques des Machines de l'Ile, qui effacent également l'empreinte ouvrière des lieux. A l'endroit où se trouvent aujourd'hui l'éléphant et une barge gastronomique travaillaient jadis des milliers d'ouvriers de la Navale, qui faisaient partir d'immenses navires vers l'Atlantique. C'était aussi un haut lieu des luttes sociales locales. Autour de ces attractions, des immeubles poussent comme des champignons pour accueillir une nouvelle population de cadres et de classes supérieures. En plus des friches, les lieux de flânerie s'effacent également. Le square Fleuriot, où s'installent marchands ambulants, lycéens ou passants qui y mangent sur le pouce, juste à coté de la Place du Commerce, sera transformée en un grand bâtiment commercial. Comme si Nantes, qui compte une surface commerciale par habitant largement au dessus des moyennes françaises et européennes, avait besoin de plus de lieux de consommation … Les élus pensent aussi installer un autre complexe commercial sur le square Daviais et la Place de la Petite Hollande ! Ce qui serait une véritable déclaration de guerre.

- La chasse aux SDF. Regardez les bancs publics, les arrêts de bus, certains halls ou devantures de banques. On y a installé des pics, des barres, des inclinaisons qui rendent toute position inconfortable, qui empêchent de s'y allonger et d'y rester. Personne ne le remarque, mais ces dispositifs sont conçus et pensés pour empêcher les plus démunis de rester dans la ville et de «polluer» le paysage. Plutôt que d'aider les exclus à s'en sortir, on préfère les faire disparaître de nos champs de vision. Il y a encore quelques années, il y avait encore de jolies Halles sur la Place du Bouffay, qui abritaient des bouquinistes, protégeaient de la pluie, et qui accueillaient des fêtards et des sans-toit. Ces halles ont été enlevées – soi-disant pour une durée temporaire – pour accueillir une œuvre du Voyage à Nantes. Elles n'ont jamais été réinstallée. La Place est aujourd'hui vide, toute entière dévolue à la consommation. Il faut avoir les moyens de payer un verre ou un resto pour y rester.

- Toujours plus de flicage. La mairie compte installer 200 caméras de surveillance supplémentaire en ville dans les mois qui viennent. La police patrouille en permanence et en nombre sur tous les grands axes nuit et jours, pour arrêter zonards, tagueurs ou fêtards ivres. Les squats, en particulier quand ils sont revendiqués politiquement, sont expulsés en un temps record. Quant aux manifestations dans le centre-ville, elles sont désormais nassées ou chargés systématiquement. Au delà des question sécuritaires, ces dispositifs complètent ce nouvel aménagement de la ville : il faut chasser les indésirables pour rendre la ville accueillante pour les plus riches. Pour qu'ils s'y sentent bien, et y investissent leur argent.

Comment riposter ? Le mouvement contre la Loi Travail au printemps 2016 a été une belle entreprise collective de « dé-gentrification ». La quasi-totalité des banques ont été mises hors service pendant plusieurs mois. Certaines n'ont jamais ré-ouvert. Les vitrines, recouvertes de plaques de bois, étaient constellées de messages et d'affiches plutôt que des slogans formatés de multinationales. La ville changeait de visage. La Place du Bouffay était occupée quotidiennement pour des débats et des fêtes ouvertes à tous sans distinction de revenus, qui duraient parfois une partie de la nuit. Ces pratiques sont autant de pistes pour enrayer le rouleau compresseur d'un aménagement au service des riches.


https://nantes.indymedia.org/articles/38099
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Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede bipbip » 20 Juil 2017, 16:35

1500 personnes dans la rue à Genève pour le droit à la ville !

Samedi 1er juillet, nous étions près de 1’500 personnes dans les rues de Genève pour défendre le droit à la ville, sous le mot d’ordre "défendons nous" ! Cette manifestation, qui était appellée par quelques 35 groupements, a été initiée par la maison collective de Malagnou, qui lutte contre son expulsion.

C’est une foule aussi diversifiée que déterminée qui s’est retouvée ce samedi 1er juillet 2017 à Genève pour le droit à la ville. Sur la place de départ, des prises de parole de partis politiques, de l’ASLOCA, du Collectif Sans Retour et du Groupe anti-répression Genève ont eu lieu.

La manifestation s’est mise en route en direction de la gare Cornavin, puis a continué jusqu’à la Jonction en passant par Bel-Air. Elle a ensuite descendu le boulevard St-George, où La Culture Lutte et le Collectif des associations d’habitant.e.s ont rappelé que nos quartiers ont des histoires et qu’ils sont menacés par la gentrification. A ce titre, sur la rue des Maraîchers, un cri de solidarité a été lancé avec les habitant.e.s des immeubles de la rue. L’Hospice Général, institution publique en charge de l’aide sociale à Genève a en effet résilié les baux de tous les locataires des immeubles vétustes dont elle est propriétaire au début de cette rue.

... https://renverse.co/1-500-personnes-dan ... ville-1167
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Messagede bipbip » 26 Juil 2017, 00:06

"Le chai à vin réinventé", le nouveau projet mégalo du Grand Paris

Lancé dans la même dynamique que le Grand Paris, projet déjà au combien mégalo et révélant un désir grandiloquent de gestion du territoire, « Réinventer la Seine » vient de trouver son lauréat.
En 2011, les villes du Havre, de Rouen et de Paris lançaient l’idée de « l’axe Seine » en complément du projet du Grand Paris.


Sur le site officiel de « Réinventer la Seine », un délégué ministériel dont le poste est créé pour l’occasion nous explique la démarche :
« La Vallée de la Seine, de Paris au Havre en passant par Rouen, forme un ensemble exceptionnel à l’échelle européenne, historiquement, économiquement, culturellement,...
C’est un territoire structuré par le fleuve, caractérisé par une ville-monde et des métropoles régionales, fleuve qui constitue un lien naturel jusqu’à la mer. Mais l’appartenance à un territoire ne se décrète pas : elle se construit. Elle naît d’une ambition collective, qui repose sur une démarche politique partagée.
[...]
Le territoire « Vallée de Seine » a, pour cela, vocation à devenir un lieu d’expérimentation et de développement de nouvelles complémentarités : c’est toute la force et tout l’enjeu de cet appel à projet « Réinventer la Seine », c’est tout l’espoir que nous mettons dans sa réussite. »

À Rouen, cette expérimentation pour la « ville-monde » va donc passer, on nous l’apprend ce 19 juillet, par l’installation d’un casino dans le chai à vin situé sur les quais.

Non content d’avoir lancé ce projet de nouveau bâtiment de la métropole, horreur architecturale de démesure moderne, la ville et tout « l’axe Seine » a maintenant l’intention d’élever le passe-temps mondain au rang de « réinvention » du monde.

https://a-louest.info/Le-chai-a-vin-rei ... -Paris-162
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Messagede Pïérô » 28 Juil 2017, 11:58

Tours
Renouvellement urbain au Sanitas : « On veut nous balayer de la carte »

Le 11 mai 2017, la mairie de Tours a dévoilé publiquement son projet de « rénovation urbaine » pour le quartier du Sanitas, avec dans les cartons la destruction de 430 logements sociaux. Parmi les immeubles qui doivent être détruits, il y a celui où vit Audrey [1], une habitante indignée qui voit dans le projet une volonté de chasser la population de ce quartier populaire. Entretien.

... http://larotative.info/renouvellement-u ... -2344.html
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Messagede bipbip » 02 Aoû 2017, 01:32

Mobilisation citoyenne contre les villas Ferracci
150 citoyens réunis ce dimanche à Vizzavona ont demandé la démolition des deux villas de Pierre Ferracci situées dans la baie de la Rondinara à Bonifacio. Un Collectif non identifié soutenu par l’association « U Levante ».
Les membres de ce collectif se sont ligués contre la décision de justice de la Cour d'appel de Bastia de condamner le PDG du Groupe Alpha sans ordonner la remise en état des lieux sur ce site classé espace remarquable. Après une discussion où chacun a pris la parole, c'est une action pacifique qui s'est décidée. Rendez-vous est pris au pied des villas Ferracci, le 13 août prochain.
... https://www.francebleu.fr/infos/faits-d ... 1501484623


Villas Ferracci à Rundinara : pétition
Pour la démolition systématique des constructions illégales en Espaces protégés!
http://www.ulevante.fr/villas-ferracci- ... -petition/
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Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede bipbip » 05 Aoû 2017, 17:20

Marseille

Occupation du chantier de la Corderie par les riverains

Alors qu’un chantier était en cours sur le boulevard de la Corderie, des vestiges d’une carrière de calcaire datant de l’époque grecque ont été découverts sous la terre. C’est pour la sauvegarde de ce patrimoine historique que les habitant-e-s du quartier et différents collectifs occupent les lieux depuis ce matin.

A cet emplacement, Vinci immobilier devait construire un grand immeuble de huit étages et un énorme parking souterrain. C’est lors des fouilles archéologiques préalables à tout chantier que la carrière a été découverte.

Tout de suite, les habitant-e-s du quartier et différents collectifs (par exemple le collectif Laisse Béton (page FB), qui milite pour une augmentation des espaces verts à Marseille et contre les chantiers qui détruisent le peu qu’il en reste) se sont mobilisés pour la sauvegarde de cet endroit historique, alors que le projet d’immeuble était déjà contesté avant même que l’on apprenne ce que renfermait la terre depuis des siècles. Une pétition a été mise en ligne et a vite atteint les 10.000 signatures.

Hier 3 août, environ 200 personnes se sont déjà retrouvées pour bloquer les pelleteuses. L’appel est reconduit aujourd’hui dès 7 heures du matin, car on craint que les engins ne détruisent une partie des vestiges, malgré une annonce de la ministre de la Culture qui a fait classer 650m².

Comme on a toujours raison de ne jamais trop faire confiance aux bétonneurs et aux politiciens, l’occupation du chantier est là pour s’assurer qu’ils n’aillent pas au-delà de travaux de sécurisation de la carrière. Les riverain-e-s, pour leur part, souhaitent un retrait pur et simple du permis de construire, et pas un simple réaménagement autour de la découverte.

Après la destruction du parc Michel Lévy dans le quartier de Lodi début 2015, malgré une résistance des habitant-e-s du quartier, le dépeuplement de la rue de la République, les travaux annoncés sur la Plaine (qui rencontreront sûrement aussi une forte résistance) et ces nombreux autres chantiers dont Marseille a le secret, il est nécessaire de nous réapproprier la ville et les quartiers où nous vivons.

Personne ne peut savoir mieux ce dont a besoin un quartier que celles et ceux qui y vivent. Aujourd’hui, la Corderie est un exemple de la contradiction entre les intérêts immobiliers et ceux des habitant-e-s.

Alors si vous voulez les rejoindre, c’est sur le boulevard de la Corderie dans le 7ème arrondissement, où la circulation a été en partie bloquée par le rassemblement. Et c’est sur le chemin de la plage, alors pourquoi ne pas aller y faire un tour ?

Vidéo : https://vimeo.com/220775916

Page FB "Pour le classement du site archéologique de la Corderie" : https://www.facebook.com/Pourleclasseme ... /?ref=py_c

http://mars-infos.org/occupation-du-chantier-de-la-2503
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Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede bipbip » 14 Aoû 2017, 13:15

Tournée en Bretagne des camarades du quartier occupé d’Errekaleor (Gasteiz, Pays Basque)

Image

Kamaraded karter aloubet Errekaleor (Gasteiz, Euskal Herria) a zo o tont da Vreizh

Tournée en Bretagne des camarades du quartier occupé d’Errekaleor (Gasteiz, Pays Basque)

Hanterkant vloaz ‘zo e voe savet karter Errekaleor gant micherourien ha micherourezed nevez-deuet da gêr Gasteiz, kêrbenn Araba, e bro Euskal Herria. Skarzhet int bet kuit er bloavezhioù 2000 abalamour da raktresoù
kapitalour ti-kêr Gasteiz, hag abaoe pevar bloaz eo aloubet ar c’harter-se evit ma chomfe bev. Emañ tud kumun emren Errekaleor o tont da ginnig o c’harter demp.

Il y a 50 ans, des ouvriers et des ouvrières qui venaient d’immigrer à Gasteiz, capitale de la province d’Araba au Pays Basque, ont construit le quartier d’Errekaleor. Dans les années 2000, ces habitant-e-s ont été expulsé-e-s pour qu’un projet immobilier puisse voir le jour.
Aujourd’hui, 150 personnes occupent le quartier pour qu’il reste vivant.
Elles ont créé la commune libre d’Errekaleor.

https://nantes.indymedia.org/events/38315
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Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede bipbip » 16 Aoû 2017, 15:31

Guillotière Format A6

« ceux qui vantaient hier la spécificité de la Guillotière, organisent aujourd’hui son uniformisation… »

Un film de : Janloup Bernard et Paul Saïsset
Texte : Pierrick Guigon
Voix : Pierre Pochat

sur Vimeo : https://vimeo.com/47088889

Rappel, en Mars 2011, « La petite biennale des possibles » est organisée avec le bar du Court-circuit, au cœur du quartier de la Guillotière. Prenant pour fil conducteur l’organisation de cet événement, le documentaire « Guillotière Format A6 » porte un regard critique sur les transformations en cours dans ce quartier du centre-ville lyonnais.

La biennale des possibles est un événement ponctuel, qui se propose, à travers des initiatives artistiques, de dresser la « carte postale » de ce territoire dont les spécificités s’apprêtent à disparaître, vaincues par les logiques de gentrification, qui ici comme ailleurs, uniformisent l’urbanisme et les modes de vie.
En filigrane, se pose la question de l’ambiguïté du rôle de cette population qui se propose d’investir le quartier pour y « démocratiser la culture », faire valoir la « mixité sociale », mais dont la présence entraîne mécaniquement la transformation du quartier.

L’élite délocalise le Louvre à Lens, pour apporter les Lumières aux ch’tis du Nord. La bohème apporte SA culture aux prolétaires de la Guillotière. À chaque fois, on parle de démocratisation. Pourtant, demande Angela : « est-ce qu’il y a vraiment un échange ? Ou est-ce qu’il y a juste un croisement entre les gens ? ». Certains habitants font de la résistance et arrachent des affiches du festival, l’air de dire « nous on est là, vous, vous êtes pas chez vous ».
La mairie appelle de ses vœux des changements qui permettent la constitution d’un pôle économique labellisé « bio » et « équitable ». L’attraction opère, les loyers augmentent, et dans l’ancien faubourg prolétaire qu’était la Guillotière, la proportion d’ouvriers est aujourd’hui inférieure à la moyenne lyonnaise.

En mai 2011, Eduardo Kobra fixe sur les murs du Court-circuit le souvenir d’un quartier qui s’efface.

https://rebellyon.info/Guillotie%CC%80re-Format-A6
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Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede bipbip » 22 Aoû 2017, 13:42

Un droit au logement pour tous, en ville et en zone rurale, Notre-Dame-des-Landes 2017

L'habitat léger et les politiques d'exclusion des territoires, retour sur les luttes menées, échanges sur les politiques du logement et de l'aménagement des terres.
Avec DAL et HALEM

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Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede Pïérô » 03 Sep 2017, 00:58

Tours

Changer le nom du Sanitas : la violence symbolique de la politique de la ville

Dans le cadre de son projet de rénovation urbaine, la mairie de Tours souhaite changer le nom du quartier du Sanitas pour le rendre plus attractif aux yeux des promoteurs. Ce processus révèle l’addiction des élus au marketing urbain et leur mépris à l’égard des classes populaires.

... http://larotative.info/changer-le-nom-d ... -2372.html
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Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede Pïérô » 10 Sep 2017, 00:53

Renouvellement urbain au Sanitas : « On est attachés à ce quartier, malgré ses problèmes ! »

Les plans établis par la mairie de Tours et le bailleur social Tours Habitat prévoient la destruction de 430 logements sociaux dans le quartier [1]. Jasmine, qui fait partie du collectif d’habitants mobilisés contre le projet, dénonce le manque de concertation et le mépris que subit la population. Entretien.

... http://larotative.info/renouvellement-u ... -2390.html
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Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede Béatrice » 10 Sep 2017, 21:06

lundi 11 septembre 2017 à MARSEILLE

-18 h Place Jean Jaurès, face au Petit Nice, 13001

Réunion publique
Quel réaménagement de La Plaine voulons-nous ?
à l’appel de l’Assemblée de La Plaine

Grande réunion publique à 18h Place Jean Jaures (face au Petit Nice) à l’emplacement des Tables de la plaine détruites au petit matin du dimanche 4 septembre, veille de rentrée scolaire, Des ouvriers mandatés par la Soleam et escortés par la police, sont venus en catimini avec des lampes frontales détruire les célèbres tables de La Plaine, symbole de la résistance plainarde ! Venez débattre du projet de réaménagement de La Plaine porté par la Soleam, suite au manque d’information et de transparence de la part de la Ville et de la Soleam sur ce projet, à l’absence d’un bilan de la concertation de mars 2013, au démarrage chaotique du chantier de la SEM et à la destruction des Tables, construites par des habitants du quartier au bénéfice de tous,

P.-S.
Contacts / Infos :assembleedelaplaine chez gmail.com
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