Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrification

Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede bipbip » 19 Mar 2018, 17:40

Grand Nancy

Concertation, piège à c...

Le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) est un document de planification permettant de coordonner les politiques publiques sur un espace donné. Le Grand Nancy a lancé cette procédure au mitan de l’année 2015.

... https://manif-est.info/Concertation-piege-a-c-469.html
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Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede bipbip » 23 Mar 2018, 21:26

Les Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 à Saint-Denis
grands projets urbains et transformations économiques et sociales

Saint-Ouen (93) samedi 24 mars 2018
à 10h, Devant le Métro Carrefour Pleyel, sortie Place des Pianos

Si c'est officiellement Paris qui organise les JOP 2024, Saint-Denis accueillera en réalité une grande partie des compétitions et des infrastructures olympiques. Parmi les sites qui restent à construire le village olympique et le centre aquatique qui se situent à quelques centaines de mètres l'un de l'autre. Nous les parcourrons, entre Pleyel et la Plaine Saulnier, pour mesurer l'ampleur des transformations à venir. Ces sites ont été choisis pour leur proximité avec le Stade de France mais surtout de la future gare du Grand Paris et des projets d'immobilier de bureaux. Il faut donc comprendre ces aménagements à l'échelle du Grand Paris.

Si la notion d'héritage urbain, économique et environnemental a été mise en avant par la communication du comité olympique dans le dossier de candidature, quels sont les héritages invisibles à prévoir ? Expulsions, spéculation, privatisation de l'espace ? Quels seront les outils d'urbanisme d'exception déployés pour construire au plus vite ces deux sites ? Les habitants de Saint-Denis auront-ils leur mot à dire et comment verront-ils évoluer leur quotidien, leur quartier pendant et après l'été 2024 ?

La visite de terrain débutera à 10h. Lieu de rendez-vous : Métro carrefour Pleyel sortie place des Pianos.

Une initiative de la Dionyversité en partenariat avec l'Université Paris 8.

https://paris.demosphere.eu/rv/60710
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Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede bipbip » 07 Avr 2018, 13:50

journée de rencontres : « Contre la métropolisation et l'aménagement de nos vie ».

Nantes samedi 7 avril 2018
à la « Maison des habitants et du citoyen », place des lauriers, quartier Bellevue, Tram1 arrêt « Lauriers ».

Image

« Contre la métropolisation et l'aménagement de nos vie ».

A Nantes, pas une semaine ne passe sans que l'on apprennent qu'un nouveau projet d'aménagement urbain est à l'étude ou qu'un appel à idées est lancé. Il n'y a pas un mois qui s'écoule sans que tel ou tel boulevard soit fermé pour « réaménagement » et que l'on entendent les marteaux piqueurs donner de la voix. Nantes, la ville « où il fait bon vivre » est plutôt la ville ou il fait bon investir. Où le prix de l'immobilier augmente sans cesse et ou le marché du BTP est en permanence renouvelé. Peut importe si des gens vivent là où on aménage, ce qui compte c'est faire tourner l'économie.

Mais justement, ces gent·es qui vivent là, il se trouve qu'elles et ils s'organisent de plus en plus pour refuser l'aménagement de leur quartier, s'opposer à l'implantation d'un gros projet ou lutter contre la restructuration de leur lieu de travail. Des collectifs se montent aux quatre coins de la ville : Chantenay, Dalby, Doulon, La Beaujoire, le square Floriot, la Petite Hollande, les nouveaux franchissement de Loire, le transfert du CHU…etc. Et nous ne citons pas tous les collectifs de quartier qui luttent contre des projets, de plus petite ampleur, mais bien plus nombreux, comme par exemple la destruction sans fins de toute les maisons individuelles pour en faire des immeubles où la disparition des places de stationnement gratuit…

Pris un par un, tous ces projets peuvent sembler être sans lien les uns aux autres. Mais quand on les regarde tous ensemble, on se rend bien compte qu'ils sont liés, qu'ils s'inscrivent tous dans la logique de « métropolisation » (c'est à dire le réaménagement de toute la métropole Nantes-Saint-Nazaire), dans le but de rivaliser avec les autres métropoles européennes. Il faut que la ville soit attractive afin d'attirer sans cesse de nouvelles personnes (fortunées), pour leur donner envie de venir investir ou vivre ici. On crée donc de toute pièce des « besoins de restructuration ». Mais en réalité, les besoins sont ceux des grosses boites de BTP qui veulent constamment de nouveaux chantiers, des promoteurs immobilier qui veulent des quartiers ou le prix du m² ne fera que grimper, des trentenaires, bien propres sur eux, qui veulent une ville « verte », aérée avec vue sur la Loire, sans se soucier de qui vivait là avant. Alors on vire toujours plus loin les pauvres. On détruit les liens sociaux existants. On fabrique un centre ville vitrine pour touristes, et on truffe la ville de caméras et de flics. Faut bien rassurer l'investisseur… Et pour que tout ça passe sans trop faire de vagues, on organise des « grands débats », des « concertations » avec les habitants. A grands coups de « démocratie participative », on fait croire que tous ces beaux projets sont la volonté des habitant·es…

C'est parce que nous pensons que toutes ces luttes sont reliées par les mêmes logiques de dépossession de nos quartiers et lieux de vie collectifs et que nous avons toutes et tous à apprendre des autres, que nous souhaitons organiser ces rencontres contre la métropolisation et l'aménagement de nos vie. Ce sera l'occasion de venir présenter les différentes luttes en cours et d'échanger sur nos stratégies et analyses.

Vous êtes toutes et tous (collectifs et individu·es) chaleureusement invité·es à cette journée qui aura lieux
le Samedi 7 Avril à partir de 9H30 à la « Maison des habitants et du citoyen »,
place des lauriers, quartier Bellevue, Tram1 arrêt « Lauriers ».

Si vous souhaitez venir présenter votre collectif/lutte, ou si vous voyez des sujets que vous pensez importants à aborder, n'hésitez pas à nous contacter.

Un prè-programme sera bientôt communiqué.

Et en attendant le programme, voici le teaser radio ! : https://nantesnecropole.noblogs.org/files/201

Pour que cette journée soit une réussite il faudrait que le plus de personnes possible soit au courant qu'elle existe. Alors, même si vous ne venez pas, n'hésitez pas à faire tourner cette invitation (mail, sms, réseaux sociaux) et surtout à en parler autour de vous.

Entrez libre.

Le CNCA et Nantes Nécropole

cnca@riseup.net nantesnecropole.noblogs.org

Nantes Nécropole et le CNCA : Réunion tous les mercredis à 19h à B17 à Nantes
Nous nous sommes rencontré·es en 2010 autour de la lutte contre le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes. Nous avons alors créé le Collectif Nantais Contre l'Aéroport (CNCA) pour porter cette lutte au cœur de la métropole Nantaise. Assez vite lors de nos discussions, nous nous sommes rendu compte que la question de l'aéroport n'était que l'un des maillons de projets bien plus larges qui touchent tous les territoires et leurs habitantEs entre Nantes et St-Nazaire Lire la suite →
Des question ? Venez lire notre F.A.Q !

Site de Nantes Nécropole et du CNCA
https://nantesnecropole.noblogs.org/

https://nantesnecropole.noblogs.org/pos ... e-nos-vie/


Paris

Projection-débat « Paris Grand Capital »

Un film de François Lathuillière - 2015 | 80 minutes | HDCam

à 16h, La Fabrik, 23 rue du Docteur Potain, Paris 19e

Image

Le collectif Droit à la Belle Ville a le plaisir de vous inviter à la projection du film "Paris Grand Capital" suivi de un débat avec la participation
• du réalisateur François Lathuillière,
• du sociologue Jean Pierre Garnier et
• des habitant.e.s de Belleville.

Bar convivial et buvette sur place

Résumé :
Derrière le périphérique, dans les villes de l'ancienne banlieue rouge, les usines ont fermé. Les terrains vagues jouxtent les pavillons ouvriers. Les marchands de sommeil ont laissé les immeubles se dégrader. Alors que Paris étouffe entre ses murs, les promoteurs immobiliers convoitent ces espaces en friche. Les mairies et l'État ont choisi de restructurer les quartiers à grande échelle. Pour les habitants - retraités, travailleurs immigrés, petits commerçants… -, l'expulsion semble inéluctable. Des collectifs se forment pour tenter de résister.

https://paris.demosphere.eu/rv/61347
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Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede Pïérô » 14 Avr 2018, 14:15

Présentation de Sociologie de Lille

Lille, samedi 14 avril 2018
à 17h30, L'Arsenal // Espace Autonome des 18-ponts
38 rue de Trévise, 59000 Lille

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https://lille.demosphere.eu/rv/5956
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Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede Pïérô » 19 Avr 2018, 21:31

Lille étouffe et se noie !

Vendredi 20 avril 2018
à 16h30, MEL, 1 rue du ballon, Lille

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La Ville de Lille et la MEL œuvrent au bétonnage de l'ancienne friche St-Sauveur et ont décidé depuis peu, qu'une piscine olympique verra le jour sur la zone du Belvédère, un espace rare à Lille, largement planté et aujourd'hui accessible à tou.te.s!

La règlementation les oblige à organiser une enquête publique à laquelle nous pouvons tou.te.s participer et qui se clôturera le 20 avril, pour autant et alors même que les conclusions de cette enquête ne sont pas encore connue, le projet de bétonnage avance!

RASSEMBLONS-NOUS ce même jour pour revendiquer notre droit à la ville et faire entendre notre désaccord!

RDV AU JARDIN DES GÉANTS

Nous pouvons toujours contribuer à l'enquête publique via ce lien :
https://www.registre-numerique.fr/lille ... bservation

https://www.facebook.com/events/1667306963353659/
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Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede bipbip » 30 Avr 2018, 18:54

Destruction de la cité jardin Butte Rouge (Châtenay-Malabry) : c’est toujours non !

Le dossier du n° 162 du mensuel marseillais CQFD est intitulé « Comment habiter ici ? » et revient notamment la lutte de Butte Rouge.

« À Châtenay-Malabry, dans le très opulent département des Hauts-de-Seine, les habitants de la cité-jardin de la Butte-Rouge essayent de résister à une interprétation fort surprenante de la mixité sociale. Pour faire venir davantage de cadres supérieurs, la mairie et l’office HLM entendent rénover par le vide les logements occupés par les locataires les plus modestes. Des personnes souvent peu familiarisées avec la rudesse des combats militants contre des décideurs publics sûrs de leur légitimité. Elles pourront néanmoins compter sur le soutien de l’association Appuii, qui se bagarre aux côtés des habitants des quartiers populaires en butte à la démolition de leur cadre de vie.

C’est le DAL présent dans cette grande cité jardin de 4000 logements [1] qui a lancé cette lutte contre la dénaturation totale de ce quartier [2] face au bailleur Haut de Seine Habitat. Classé quartier prioritaire de la ville et jugé enclavé par les politiques et le bailleur, Butte rouge est confronté à l’arrivée prochaine du Tram T10 en 2020 dont le terminus est précisément à Châtenay-Malabry...

Il est prévu de privatiser un tiers des logements, de transformer un autre tiers en logement à loyers intermédiaires [3] ce qui signifie multiplier par 2 les loyers (10€ le m2 actuellement) et au final chasser 2/3 des locataires soit 6.000 personnes environ ! Pour faire face au mécontentement, la mairie a mis en place un conseil citoyen... sur le modèle des voisins vigilants ! Afin de mettre des bâtons dans les roues de la mobilisation naissante...

... https://paris-luttes.info/contre-la-rep ... e-des-9549
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Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede bipbip » 07 Mai 2018, 00:06

Lyon

La gentrification est d’abord une affaire de fric : les prix de l’immobilier flambent dans le 1er et le 7e

On assimile souvent la gentrification à un processus d’ordre culturel, où les cafés chics et écolos remplaceraient les épiceries de quartier et les grossistes en tissu, mais il ne faut pas oublier que c’est d’abord un phénomène économique. Bien plus que la nature des commerces, ce sont en effet les prix des logements qui conditionnent l’installation de nouvelles populations plus aisées.

Les derniers baromètre annuel des sites MeilleursAgents.com et SeLoger.com viennent mettre ce fait en évidence de manière particulièrement claire. Les données montrent à la fois une tendance en termes de quartier et une explosion des tarifs sur le long terme. Le Progrès en publie une partie des données.

On y apprend que Lyon est la ville dans laquelle la hausse de l’immobilier a été la plus forte sur les 12 derniers mois : + 8,8 % sur douze mois et + 0,9 % au mois d’avril. Wouhou, encore une première place dans un classement, nos édiles, qui en raffolent, vont pouvoir être fiers.

... https://rebellyon.info/La-gentrificatio ... aire-19146

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Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede bipbip » 08 Mai 2018, 22:15

Prenons la ville ! Genève, 2017-2018, textes pour un mouvement

Voici la version 2.0 de la brochure Prenons la ville. Qu’est-ce que cela veut dire de « prendre » cette ville ? Un sentiment est partagé : ça n’est plus tenable de vivre une vie bonne à Genève.

... https://renverse.co/MaJ-Prenons-la-vill ... ement-1444
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Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede Pïérô » 11 Mai 2018, 08:06

Toulouse

Journée contre la destruction de l'Hopital de La Grave

Dimanche 13 mai 2018
à 13h, Hopital de la Grave, sur la pelouse de la cour, Toulouse, St-Cyprien

L'hopital La Grave, pour beaucoup symbole de Toulouse et du quartier Saint Cyprien, est aujourd'hui à l'aube d'un énorme projet de destruction-récupération. Une première partie du site, correspondant à l'emprise de l'Institut Claudius Régaut est déjà promise à la vente à Kauffman & Broad.

Ce gigantesque promoteur, déjà à l'oeuvre d'autres projets dans le quartier désire remplacer les services d'aides aux personnes agées, migrants, personnes dépendantes et le service de dépistage anonyme et gratuit par… des résidences de luxe et un hôtel 4 étoiles. Un énorme batiment-paquebot, qui, en plus de transformer totalement ce lieu historique du quartier, viendra mettre un point d'orgue au processus de gentrification et d'embourgeoisement de l'ancienne Saint Cyprien, lieu d'accueil des populations refusées dans le centre Toulousain, populaire et métissée.

Car même si la mairie nous présente ce projet comme un embellissement du quartier, une ouverture d'un site historique aux habitants, nous pouvons avoir une idée plutôt précise des véritables résultats de cette opération. Arrivée de nouveaux habitants, avec des moyens financiers plus grands, accroissement de l'apparition de petites épiceries biobio mais très chères et autres commerces hors de prix. L'augmentation des loyers, et donc impossibilité de continuer à vivre ici pour tout un tas de gens. Alors qu'historiquement, notre quartier est le lieu ou ceux qu'on n'acceptait pas ailleurs sont venus vivre, maintenant on leur dit : « ha ben enfait, si vous pouviez aller vivre encore un peu plus loin ça serait mieux ! »

A cela, il faut ajouter la disparition de tous les lieux et de moment de vies qu'exige cette évolution. D'abord transformer les places et trottoirs, qu'ils ne soient plus que lieux de passages, sans aucune vie. Puis fermer les locaux associatifs et bars, qui nuiraient à la tranquillité du quartier. Saupoudrer allégrement de caméras et de gardiens de la paix, et vous obtenez la même chose que la rue Alsace Lorraine et tous les quartiers des centres villes européens ! Des lieux ou aucune forme de vie et de sociabilité ne peut exister en dehors de la consommation marchande.

Nous devons commencer à sérieusement se poser la question de quelle vie nous voulons, et dans quelles villes. A Toulouse, la même logique est à l'œuvre dans de nombreux endroits : autour de la gare, du faubourg bonnefoy avec la Tour d'Occitanie et cie, a Ginestous avec son golf ou encore Plaisance-du-Touch et son méga centre commercial Val Tolosa. Rencontrons nous, organisons nous, au sein de notre quartier, et au delà !

Pour cela, le dimanche 13 mai prochain aura lieu une après-midi à l'intérieur même de cet hôpital qu'ils veulent détruire. Moment pour se rencontrer, se connaître et commencer à penser ce dont ils veulent nous déposséder : le droit de construire nous même le futur de notre quartier. Une déambulation parmi les bâtiments de la Grave permettra de se rendre compte de l'histoire de ce lieu, mais nous danserons aussi, prendrons l'apéro, dessinerons sur les murs et partagerons des moment joyeux.

Montrons leurs à qui appartiens Saint-Cyprien !

Programme de la journée:

13h Bal Forro - Piquenique

15h Déambulation historique et architecturale dans l'enceinte de l'hôpital

16h30 Discussion: rencontrons nous et commençons à nous organiser

18h Apéro-concert-pizzas


https://toulouse.demosphere.eu/rv/17399
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Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede Pïérô » 30 Mai 2018, 23:15

Souviens-toi Sanitas : rencontre autour du film « Quartier de mémoire »

Tours
Le samedi 2 juin, rencontre et discussion autour du film « Quartier de mémoire », un documentaire datant de 2001 qui donnait la parole aux habitant⋅es du Sanitas.

... https://larotative.info/souviens-toi-sa ... -2806.html
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Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede bipbip » 01 Juin 2018, 12:29

Grenoble
On ne restera pas SAGES

Contrairement à leurs engagements 1 et 80 [1], dans lesquels il était question « remise à plat de tous les grands projets urbains » et « d’associer les habitants pour co-construire les projets dès leur élaboration... et donner ainsi du pouvoir d’agir avant la décision » la mairie Piolle continue sur la lancée Destot en matière d’aménagement urbain.

Après avoir étendu l’hyper-centre de Grenoble jusqu’aux grands boulevards, via la caserne de Bonne, voilà de nouveau Pierre Kermen [2] aux manettes pour l’étendre toujours plus au sud. La nouvelle coulée de ce bétonneur déchaîné se déversera sur une surface de 80 ha, allant de l’ancien IUFM au nord, de la MC2 à l’est, de la rue des Alliés au sud et du marché des MIN à l’ouest, elle se nomme la « ZAC Flaubert ».

Zone d’Aménagement Concertée

C’est en mars 2017 que le conseil municipal a voté une délibération concernant les objectifs et les modalités de participation des habitants pour la ZAC Flaubert. Alors que le projet est déjà ficelé et même lancé, les décideurs tachent de transformer les populations vivant sur un territoire en actrices de l’aménagement de leur quartier, qui au passage ne leur appartient déjà plus. Voilà le véritable sens de leur concertation, faire participer la population à l’embourgeoisement de leur quartier. La concertation passe pour nos élus verts par la suppression du Comité de Suivie et de Consultation, qui était la seule instance offrant une vue globale de la ZAC, et dans laquelle siégeaient de droit et en nombre conséquent les habitants et usagers du quartier, ce qui renie, au passage, son « engagement n°1 ».

Mais cette erreur de « démocratie participative » n’en est pas une, il s’agit en fait d’une étape volontaire d’un processus plus complexe : la gentrification.

Gentrifier ou comment changer la population d’un quartier.

La gentrification est un processus urbain, par lequel le profil socio-économique des habitants d’un quartier se transforme au profit d’une couche sociale supérieure. C’est donc un processus de substitution des populations : remplacer les pauvres par les riches ou par les classes moyennes.

« La gentrification désigne donc la migration de classes aisées vers un quartier à la mode, c’est-à-dire regroupant un ensemble de critères chers à ces populations. Souvent, ces migrations se traduisent par une hausse brutale des expulsions immobilières, par la rénovation des bâtiments et par l’accroissement des valeurs immobilières entraîné par la spéculation et la hausse des loyers. [...]Les pauvres ne peuvent plus suivre en termes de loyer et sont contraints à chercher ailleurs, dans des zones moins chères offrant moins d’avantages comme le fait d’être excentrées ou mal desservies par les transports » [3].

La gentrification est un phénomène sournois où les améliorations ont pour but de faire migrer des populations. Elle est, quand il le faut, épaulée par la police afin de faire dégager ceux qui dérangent. Par exemple, dans le quartier Flaubert, ce sont les campements installés dans les friches autour de la Bifurk qui ont fait les frais d’expulsions. La cuvette grenobloise s’est donnée pour but de faire venir des populations d’ingénieur bobo-écolos, friqués et branchés, épris de non-conformisme labellisé, alors il va falloir construire des quartiers qui leur plaisent. On voit donc fleurir, à la place des campements, un parc et des immeubles HQE où la norme architecturale est respectée. L’ingénieur se sent en sécurité dans ces ensembles urbains qui se reproduisent de leurs labos à leurs logements, de Grenoble à Sydney. Tout y est lisse, la rue comme lieu de vie est morte, depuis au moins Haussmann, l’urbanisme de la prévention situationnelle règne [4].

Dans une ambiance dominée par la restauration et la réaction, qu’on appelle « modernisation », voire « transition », le travail du clivage et de l’exclusion sociale se met en cours, allant vers la « sécurisation » de l’espace urbain au profit des classes privilégiées (les urbanistes appel cela « régénération »). Il ne s’agit pas uniquement de limiter, d’éliminer ou de démolir les possibilités de vie diversifiée dans un quartier, il s’agit de recréer en parallèle des simulacres du « cadre de vie prolétarien » (entraide, débrouille...). L’enjeu principal pour ces urbanistes est comment écarter les personnes non-conformes à leurs idéaux du quartier Flaubert, tout en récupérant les activités culturelles alternatives. Dans une démarche de captation et de capitalisation, la ville, les Kermen et compagnie, détruisent ainsi les espaces où la vie et le politique se créent, invitant les nouvelles habitantes à investir (surtout financièrement, bien entendu) leurs espaces d’interactions sociales aseptisées. Vivre le quartier Flaubert, pour eux c’est payant : pas de pauvres au Bar radis [5].

Concrètement ça veut dire quoi Flaubert

Les premières personnes touchées par ce phénomène ont été les plus démunies, ces parias de Roms ont été évacués par la police sans encombre pour y mettre un joli parc (on a tout de même pensé à garder les rails, vestige du passé ouvrier du quartier) et construire des logements dits sociaux où on n’y a pas accès si on perçoit des revenus faibles.

Avec l’arrivée des transports en commun dans le quartier (tram A et E, bus C5), désormais desservi, il devient plus attractif, ce qui a pour conséquence une augmentation des loyers. Notons que les axes sont sélectionnés selon le même tri social qui est à l’œuvre dans le processus de gentrification : ces transports en commun desservent l’université d’un côté et le polygone scientifique de l’autre. Pourquoi ne pas relier Caterpillar ou Comboire à Échirolles et le centre-ville en passant par Flaubert ?

Qui sait la fermeture du pôle emploi dans le quartier incitera à l’avenir les fraudeurs d’alloc à aller voir ailleurs. Implanté dans le quartier depuis au moins aussi longtemps que la Bifurk, le Fournil sert chaque jour des repas aux SDF grenoblois. Ce lieu à la fois espace de survie, de rencontre, d’entraide administrative est une véritable bouffée d’air pour les plus en galère d’entre nous. Pourquoi donc le Fournil, vecteur de convivialité, d’inclusion, de solidarité, de mixité… autant de mots prônés par le techno-gratin grenoblois, n’aurait pas sa place dans l’écoquartier Flaubert ? Un indice ? Les petits écoliers de l’école rue Georges Sand risqueraient de côtoyer la lie de la société (clochard, punk à chiens, migrants…). Alors il est préférable de dégager le Fournil.

La Bifurk, anciennement squattée, s’intègre complètement dans le paysage à venir. Son skate-parc, ses concerts, ses ateliers alternos participent au même titre que la MC2 à l’élévation culturelle du quartier.

Les jardins collectifs, si chers à nos écolos de façade, permettent de renouer avec mère nature. Alors que leurs ancêtres les jardins ouvriers permettait aux classes populaires de se nourrir même quand il ne restait plus un radis à la fin du mois, ces simulations de jardinages sont aujourd’hui un passe-temps pour yuppies. Jardiner dans des bacs en palettes, ça c’est du retour à la terre. Mais on peut faire encore mieux si on est vraiment écolo : allons jardiner sur le toit d’un parking entre une bière à 4 € (mais à l’eau du réseau) et une salade de roquette agrémentée d’une sauce topinambour à 8 €. Une chose est sûre, même si ça à l’air cool tous ces aménagements, ce n’est pas avec un RSA que nous y aurions accès.

Même si ces espaces se disent ouverts, accessibles au plus grand nombre, ils ne serviront qu’à la reproduction sociale des nouveaux venus dans le quartier. Mais ce n’est pas de la faute des techniciens, ils ne font que répondre a des appels d’offres et répondent à des questions d’ordre politique par des réponses techniciennes. Comme si la science ou la technique étaient dénuées de conséquences politiques.

« La bibliothèque Alliance évolue », mais comment ?

Après des mois de lutte contre la politique d’austérité, face à une municipalité sourde, le collectif des bibliothécaires a obtenu bien peu de chose. De nombreux poste supprimés et des bibliothèques fermées, sans parler de l’affront démocratique dont la mairie a fait preuve à leur encontre (conseil municipal verrouillé par une présence policière, déni de démocratie participative pour des raisons fallacieuses…) mais la lutte paye. Au-delà des liens qui se sont tissés durant ces mois de lutte, une bibliothèque a été « sauvée », mais à quel prix. Si la mairie essaye de faire croire a grand coups d’opération de com’ que la bibliothèque Alliance est un lieu central pour le quartier, c’est pour mieux faire oublier le destin auquel elle était vouée.

Ainsi a l’annonce du plan de sauvegarde au printemps 2016, comme Prémol et Hauquelin, la bibliothèque Alliance est censée fermée ses portes. Alors c’est la lutte, puis finalement la mairie concède de ne pas fermer Alliance, mais de la transformer. Grâce au concept de « tiers lieu », tiré d’un livre du sociologue américain Ray Oldenburgque que peu de gens ont lu (il n’est pas traduit en français), la bibliothèque du quartier va renaître de ses cendres, pour le plus grand plaisir de l’élu de secteur René Decéglié.

Attention, après une critique acerbe du Tiers lieu notamment dans le texte : « Tout le monde déteste le Tiers lieu », le terme n’est plus en vogue, alors il va falloir dire bibliothèque, mais le concept reste.

Le tiers lieu c’est donc une bibliothèque avec moins de livres, parce que les livres c’est encombrant et qu’une connexion internet est bien plus adéquate. Fini les dictionnaires ou les abonnements aux canards quotidien, seul le sacro-saint Daubé demeurera, pour le reste une tablette numérique est a disposition. Dans le tiers lieu, tout doit être fluide, facilité, demander le moins d’effort de réflexion possible, bref des notions à l’opposé de ce que demande la lecture. Si l’on veut que les bibliothèques restent des lieux d’émancipation collectifs, il devient donc impératif de condamner ces ersatz.

Avec la réduction des effectifs (on passe de 10 à 5) le travail de bibliothécaire va évoluer. Elles ne deviendront que des agents auxiliaire d’un écran et puis comme la lecture ça ne rapporte pas, les financements de ces espaces ne vont pas aller en augmentant, et les investisseurs privés n’auront plus qu’à ramasser les miettes de ce service public, pour investir et aiguiller plus facilement les lectures qui nous seront proposées.

Pour la réappropriation sauvage des friches industrielles

À Grenoble, nous avons encore la chance d’habiter une ville où la réappropriation libre des friches industrielles reste parfois possible. Mais nous savons également que la ville nous voit non pas comme des habitants, mais comme des éléments de substitution, prêts à changer de mode de vie ou à nous déplacer en fonction de leurs projets d’aménagement (ou d’embourgeoisement) concertés. Nous sommes de légitimes habitants de ce quartier sud, mais la gentrification à Grenoble est une sorte de monstre à tentacules, dont l’embourgeoisement suit, à partir du centre, les lignes de transports rapides, laissant sur son chemin un réseau d’espaces (et de gens) homogénéisés. Nous contestons ce mode de conception de l’environnement urbain et de la vie humaine.

Nous exigeons le droit d’usage des espaces blancs sur la carte du quartier où nous habitons, le droit d’expansion des brèches et des fissures urbaines, le droit d’animation des espaces morts et de participation à la conception des espaces sauvages. Enfin, partout où l’espace de notre quartier défie l’image d’une surface prétendument lisse et fonctionnelle, partout où il refuse d’être pensé en termes de sa valeur d’échange, nous nous consacrons à sa défense, car nous refusons de céder notre quartier aux ingénieurs bobos chouchous du complexe militairo-industriel et à l’homogénéisation de l’espace urbain qui les accompagne, qui rend l’espace « sécure » pour les riches, et mort pour tous les autres.

ZAD PARTOUT, ZAC NULLE PART.


« Il faut, si l’on veut vivre, renoncer à avoir une idée nette de quoi que ce soit. L’humanité est ainsi, il ne s’agit pas de la changer, mais de la connaître. »

Gustave Flaubert, Correspondance


[1] Grenoble une ville pour tous. 120 engagements pour Grenoble.

[2] Pierre Kermen ancien élu écologiste sous Destot parachuté président de la SEM SAGES ayant pour objectif d’être un partenaire opérationnel de la ville de Grenoble et de la Métropole pour les opérations d’aménagement.

[3] Extrait du texte « Gentrification,urbanisme, mixité sociale »

[4] Voir : « La prévention situationnelle » parue dans Desurbanisme n°19

[5] Le Bar radis est le projet qui verra le jour sur le toit du parking silo de l’îlot Marceline.


https://grenoble.indymedia.org/2018-05- ... -pas-SAGES
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Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede bipbip » 02 Juin 2018, 13:10

Samedi 2 juin, concours du projet urbain le plus pourri à Ivry

Cantine de rue et grand jeu à travers la ville, pour découvrir et lutter contre les projets pourris : incinérateur, ’centre social’ géré par un promoteur immobiliers, collège surpollué...

Ivry, c’est loin d’être une ville pourrie.
Il n’y a pas de police municipale ni de vidéosurveillance, pas de MacDo ni de Starbucks au centre ville, pas beaucoup de fachos qui traînent. On y trouve des cantines à prix libre dans les squats, de la culture accessible dans pleins de lieux, des bancs pour se poser et des murs où s’affichent Mohamed Ali ou le soutien constant au peuple palestinien.
Reste qu’à Ivry, comme ailleurs, certaines logiques urbanistiques sont beaucoup moins sympathiques.
Y’a des investisseurs qui s’en mettent plein les poches, des politiciens qui ne prennent pas le risque de faire autrement et des gens qui imaginent un futur dont on ne veut pas.
Avec la ZAC Ivry Confluences, ce sont des dizaines de personnes expulsées et expropriées et l’installation à la place de bureaux ou de dortoirs pour les gens des start-up, ces entreprises qui nous font aller toujours plus vite vers la catastrophe écologique et sociale. Dans le quartier d’Ivry-Port commencent à pousser beaucoup de trucs pourris : une pseudo-maison de quartier financée par un promoteur immobilier ou un collège tellement pollué qu’il n’ouvre jamais. Sans oublier le nouvel incinérateur qui doit débarquer sous peu, présenté comme indispensable (pour brûler tous les objets inutiles inventés par les start-upper d’en face ?).
Venez avec vos enfants et vos ami.e.s pour manger et participer à un jeu de piste à la découverte des projets pourris de la ville, au retour un grand concours désignera le plus pourri d’entre tous !

RDV DEVANT LE PARC DES CORMAILLES
À partir de 13 heures :
Cantine de rue à prix libre
Atelier forge
Atelier cartographie
Musique
Jeux

À 15 heures :
Ivry-Port Boyard : jeu de piste dans la ville et cérémonie pour remettre le trophée du projet urbain le plus pourri


https://paris-luttes.info/samedi-2-juin ... ojet-10378
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Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede bipbip » 16 Juin 2018, 20:13

Débat
Luttes et résistances urbaines dans le grand Belleville
(2008-2018)

dimanche 17 juin 2018
à 16h La Fabrik, 23 rue du Docteur Potain, Paris 19e

Le collectif Droit à la BelleVille a le plaisir de vous inviter à un débat sur le thème : « Bilan, évolutions et perspectives des luttes urbaines dans le Grand Belleville (2008-2018) ».
Les échanges se tiendront dans nos locaux, à la Fabrik Coopérative (Place des Fêtes). Nous prévoyons 1h30-2h de discussion, puis un temps d'échanges plus conviviaux autour d'un verre.

Vous êtes toutes et tous les bienvenu.e.s pour venir échanger avec les collectifs et les habitant.e.s du quartier !

Pour plus d'information, n'hésitez pas à nous écrire : droitalabelleville@gmail.com

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https://www.facebook.com/droitalabelleville/
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