Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrification

Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrification

Messagede JPD » 26 Mai 2011, 06:08

Poitiers débat sur la question urbaine

Poitiers vendredi 3 juin
Dès maintenant notez que le 20 juin un débat aura lieu au même endroit avec Pierre Stambul, militant révolutionnaire antisioniste membre de l'UJFP et de la tendance
syndicale Emancipation...
sur le thème LA PALESTINE ET LES REVOLTES ARABES
Fichiers joints
Sans titre.gif
JPD
 
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Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrification

Messagede bipbip » 01 Avr 2012, 00:38

Un collectif d’habitant.e.s de banlieue parisienne contre les rénovations urbaines en lutte et initiative

Dos aux mûrs #0 mars 2012 : info et analyses sur l’offensive capitaliste des projets de Plaine Commune

Combien de logements vides en France ? Combien de personnes mal logées ou sans logement en France ? Comment sommes-nous « traité.e.s » lors des plans de « rénovation urbaine », de « requalification des quartiers » ? Que sommes-nous face aux machines de la politique de la ville ?

Les crapules, bonimenteurs, politiciens, entrepreneurs du BTP, agents immobiliers, marchands de sommeil – parfois les mêmes, toujours amis – ne s’en préoccupent pas. Leur réponse est :
spéculative : en engendrant plus de profit par la destruction de bâtiments en bon état, par la « rénovation » des centres-villes avec hausse des loyers, et par la mise en concurrence des villes entres elles à l’échelle nationale, et internationale ;
électoraliste : en encourageant l’embourgeoisement, en proposant « plus » de logements sociaux tout en cachant qu’ils seront inaccessibles aux plus pauvres ;
policière et sécuritaire : en multipliant les expulsions, en développant la vidéosurveillance et le flicage de l’espace public.

Pour rompre avec leurs logiques, nous nous sommes constitué.e.s en un collectif d’habitant.e.s de banlieue parisienne, libre de toute appartenance à des partis ou syndicats, pour informer et agir contre les rénovations urbaines qui se font dans l’opacité la plus totale, souvent à l’encontre de nos intérêts, de nos vies, mais systématiquement dans l’intérêt du système capitaliste. Nous leur répondons que c’est aux habitant.e.s de décider ! Réapproprions-nous la ville !

Collectif Plaie Commune



4 pages PDF : http://paris.indymedia.org/IMG/pdf/DosA ... de_f-1.pdf
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ivry centre de documentation (contre la rénovation urbaine)

Messagede anouchka » 08 Avr 2012, 00:34

Un centre de documentation est en train se mettre en place à
Ivry-sur-Seine. Vous y trouverez des livres sur la critique de l’urbanisme
et de la rénovation urbaine et sur la ville en général. Il y a aussi des
revues, des brochures, des films documentaires, des articles classés par
thèmes (prévention situationnelle, mixité sociale, démocratie
participative, logement social, grand Paris, mobilité, novlangue ) ainsi
que des archives sur les luttes urbaines en France et sur les luttes
actuelles.

Pourquoi faire ?

L’idée est de mettre en commun les documents, publications et archives sur
ces thématiques et de les mettre à disposition des individus et collectifs
qui s’organisent contre la rénovation urbaine, contre les violences
urbanistiques, contre les expulsions.

Pour nous organiser et lutter, il nous semble nécessaire de nous doter
d’outils d’analyse pour comprendre les dispositifs et les mécanismes de
cette guerre de classe.

Pour se défendre contre la gestion capitaliste et sécuritaire des
quartiers, il nous semble aussi important de connaître l’histoire des
luttes urbaines, d’avoir un lieu pour s’informer, pour échanger sur nos
pratiques, pour mettre en commun nos savoirs théoriques et pratiques, pour
créer des liens entre les luttes actuelles.

Ce centre de documentation se veut une boîte à outils.

Bien entendu, il est autogéré et indépendant de tout parti politique,
syndicat et institution.

Les livres et les films peuvent être empruntés et les articles et revues
sont à consulter sur place. Des guides juridiques pour les squats, les
locataires, les expropriations sont aussi en consultation

Pour le moment, il n’y a pas de permanence précise mais vous pouvez nous
contacter par mail si vous souhaitez passer.

Nous sommes à la recherche d’archives sur les luttes urbaines en France et
à l’étranger, de publications, d’articles, de brochures sur la critique de
l’urbanisme et ses dispositifs.

N’hésitez pas à nous contacter: cadu94@riseup.net
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Luttes et expulsions squats

Messagede Class War » 13 Sep 2012, 17:01

Berlin, de moins en moins punk, de plus en plus bobo

La fermeture du Tacheles, squat historique de la capitale allemande, marque l'embourgeoisement grandissant de la ville.

Le Tacheles, squat de Berlin, a été évacué par la police mardi 4 septembre.

Les pétitions n'y changeront rien. Le Tacheles, squat d'artistes emblématique de Berlin, était contraint mardi matin à la fermeture par des huissiers épaulés par la police.

Le Tacheles est l’un des derniers squats de Berlin qui avaient fleuri après la chute du Mur de Berlin en 1989 et qui ont quasiment tous disparu au fil des ans. Il avait été investi par les squatteurs en février 1990, deux mois avant sa démolition programmée. Un projet immobilier prévoyait à l'époque la construction d'une rue en lieu et place du bâtiment.

Ces dernières semaines, sur les murs de cette imposante bâtisse de cinq étages du centre-ville, pendaient plusieurs guirlandes blanches fabriquées avec les pétitions réclamant le maintien du squat. «Berlin n’est bientôt plus sexy», lisait-on sur la pancarte, en référence au slogan de Berlin, «ville pauvre mais sexy».

«C’est le vol d’une oeuvre d’art protégée par la police», a lancé le porte-parole du Tacheles, Martin Reiter, devant une centaine de sympathisants et journalistes rassemblés dans le calme devant le bâtiment.

Après la chute du Mur, le 9 novembre 1989, l’est de la ville était en ébullition. Dans les quartiers du centre, on vivait pour un rien au milieu d’immeubles en ruine, portant toujours les traces de mitraille, stigmates de la Seconde Guerre mondiale, et où l’odeur du charbon de chauffage empestait tout l’hiver. «Attirés par les petits prix et l’atmosphère créatrice qui a suivi la déroute de la RDA communiste, de nombreux artistes étrangers sont venus s’installer à Berlin», raconte Harriet Häussler, professeur à l’Université Libre de Berlin.

De jeunes bohèmes squattaient et installaient leurs ateliers dans des bâtiments désaffectés, parfois totalement incongrus: brasseries, églises, bains-douches, magasins... Comme dans le Tacheles, où une quarantaine d’artistes venus de tous les pays d’Europe occupaient en permanence la trentaine d’ateliers dispersés sur les cinq étages et s'étendant sur 1.250 m2.

C’est à cette époque que les quartiers du centre-est, Prenzlauer Berg, Friedrichshain, et Mitte – où se trouve le Tacheles –, sont devenus de plus en plus prisés par les jeunes.

Avec le déménagement du gouvernement de Bonn à Berlin à l'été 1999, la métropole allemande, redevenue capitale dès 1991, s’est doté de nouveaux habitants un peu plus fortunés: politiques, journalistes, lobbyistes y ont emménagé. «Et on a vendu les immeubles délabrés à des investisseurs qui les ont rénovés après en avoir chassé les anciens occupants. Ils les ont reloués bien plus cher», explique Harriet Häussler.

A partir de 2005, la population de Berlin a recommencé à croître, constate Thomas Helfen, collaborateur du projet de gestion urbaine berlinois ASUM. La ville compte actuellement plus de 3,5 millions d’habitants.

Et avec la Coupe du Monde de football en Allemagne en 2006, la capitale est devenue à la mode, visitée par des cohortes de touristes alléchés par ses hôtels et restaurants bon marché, sa vie nocturne et son offre culturelle. De nombreux appartements sont désormais occupés par des touristes qui louent pour le week-end ou une semaine.

«De plus en plus de jeunes nouveaux venus veulent vivre dans le centre, ce qui a fait monter les prix de quartiers traditionnellement populaires, comme ceux de l’ex-RDA ou, à l’ouest, de Neukölln et Kreuzberg», constate Thomas Helfen.

Dépourvue d’industries, situées à l’ouest, à Munich, Stuttgart ou dans la Ruhr – et de grandes banques, généralement installées à Francfort, Berlin reste néanmoins une ville pauvre. «Elle n’a plus d’argent pour construire des logements sociaux», indique Thomas Helfen.

«Berlin reste largement plus abordable que New York, Londres, Paris, ou même Hambourg, Munich, Francfort», constate Harriet Häussler, qui souligne la persistance d’une forte proportion d’artistes parmi les actifs à Berlin, estimée à environ 10%, soit plus que la moyenne nationale.

(AFP)

http://next.liberation.fr/arts/2012/09/ ... tes_843790
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Re: Gentrification

Messagede Class War » 14 Sep 2012, 21:22

Constantine (Algérie): De nouvelles émeutes liées à des problèmes de relogement

En Algérie, les luttes contre les injustices de la propriété privée (même quand celle-ci se nomme «publique») ne cessent de donner lieu à des heurts avec les forces de l’ordre. Là-bas comme partout, les institutions étatiques cherchent à endormir les révoltés. Leur objectif n°1: conserver à l’identique les rapports sociaux actuels. Le 2 septembre, c’est à Constantine que la colère a éclaté. Compte-rendu ci-dessous, dans un article issu de la presse mainstream algérienne:

* * *

- Les protestataires exigent leur relogement: 3 policiers blessés et 4 personnes interpellées dans des affrontements à Constantine
I.T. (Le Temps d’Algérie) – 3 septembre 2012

Le siège de la wilaya de Constantine a été, durant la matinée d’hier, le théâtre d’une manifestation conduite par des habitants de l’avenue de Roumanie écartés du relogement de l’année 2010.

Les manifestants ont encerclé ledit siège et ont bloqué la route parallèle en usant de pierres. Ils ont même attaqué un camion qui transportait des boissons gazeuses et vidé la moitié de la cargaison pour utiliser les bouteilles lors de la bagarre. Cette situation a nécessité l’intervention des policiers antiémeute qui se sont accrochés avec les jeunes manifestants. Bilan : 3 policiers blessés et 4 jeunes interpellés.

Aussitôt, la ville a été encadrée par un dispositif sécuritaire et notamment les alentours de la wilaya, ce qui a permis de maîtriser la situation, d’autant que cet incident a coïncidé avec la visite de l’ambassadeur américain à Constantine.

Notons que les évincés du relogement de l’avenue de Roumanie, une quarantaine de familles en tout, n’en sont pas à leur première démonstration de force. Ils n’ont jamais lâché prise depuis 2010 et reviennent à la charge dès qu’ils ont vent de la poursuite du programme de relogement.

En janvier dernier, ils avaient investi le pont suspendu de Sidi M’Cid, menaçant de se donner la mort. Certains ont escaladé les câbles du pont en menaçant de se jeter dans les gorges du Rhumel pour exiger leur relogement immédiat. Ils se disent victimes d’une opération de relogement «arbitraire» et réclament une réhabilitation «urgente et immédiate».

Les concernés avaient exigé la présence du wali qui les avait écoutés et avait promis d’étudier leurs cas. Ils détiennent, selon leur porte-parole, des actes de propriété de constructions démolies en juin 2010 dans le cadre du plan de modernisation de Constantine. Ils ont affirmé avoir reçu, il y a près d’un an, des assurances de la part des autorités locales pour trouver une solution équitable à leur cas, notamment un relogement par étapes dans le cadre de l’opération de résorption de l’habitat précaire en cours à Constantine.

A lire également, l’article « Un rassemblement a dégénéré devant le siège de la wilaya, émeutes du relogement à Constantine » sur Algérie-360.

http://fr.squat.net/2012/09/04/constant ... elogement/
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Re: Gentrification

Messagede Class War » 16 Sep 2012, 23:03

Article publié sur Squat!net (avec de nombreuses vidéos):
https://fr.squat.net/2012/08/14/ventani ... -squatter/

>> Ventanilla (Pérou): Une violente expulsion de terres occupées
>> par 2 000 personnes dégénère, les flics tuent un squatter

Le 19 juillet dernier au Pérou, à Ventanilla, dans la région de Callao, des affrontements violents ont opposé plusieurs centaines de personnes aux forces de l’ordre.

La police est venue expulser ces centaines de squatters qui, au fil des années, se sont construits leurs propres logements avec les moyens du bord. Au Pérou comme partout ailleurs, la propriété privée prime sur tout le reste. Plus de 2 000 personnes occupaient ces terres (et continuent de les occuper, pour une partie d’entre eux), abandonnées depuis une quarantaine d’années.

La veille déjà, les flics avaient fait leur apparition et avaient commencé à essayer de terroriser les habitant-e-s.

Le 19, les squatters, que les médias dénomment « les envahisseurs » [los invasores], ont peu apprécié le retour des flics, tout comme l’arrivée des journalistes. De nombreuses pierres et toutes sortes d’autres projectiles leur ont été offerts en guise de bienvenue… En retour, armes à feu et grenades lacrymogènes. La guerre de classe en mode guérilla a duré toute la journée. La route principale du quartier a ainsi été bloquée pendant de longues heures.

Bilan: Au moins sept blessé-e-s graves côté squatters, dont un enfant de huit ans blessé par balle. Un homme est décédé sous les balles de la police. Un flic aurait « quasiment » perdu un oeil durant les affrontements. Au moins douze arrestations ont eu lieu.
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Re: luttes aménagement du territoire et gentrification

Messagede bipbip » 05 Avr 2013, 08:42

Marseille: Deux jours de discussions autour des luttes contre la gentrification et l’aménagement du territoire, les 20-21 avril

JE M’OCCUPE : J’OCCUPE
Deux jours de discussions autour des luttes contre la gentrification et l’aménagement du territoire
MARSEILLE – 20/21 AVRIL 2013


La crise au quotidien

Depuis 2008, les crises et les plans d’austérité se succèdent, avec leur lot de paupérisation et de misère. Au-delà de la dimension qui peut sembler éthérée de la finance ou de la circulation des flux économiques, cette restructuration du capitalisme se matérialise concrètement dans le quotidien, tant au niveau privé que public. Les augmentations de loyer, les quartiers laissés à l’abandon puis vidés de leurs habitants, les expulsions, locatives ou non, qui se multiplient. Les chantiers (aéroports, lignes à grande vitesse, etc.) qui fleurissent à grands coups d’expropriations de logements et de terrains agricoles, de déplacements de populations, à travers des forêts de matraques et des nuages de gaz lacrymogène haute qualité environnementale. Occupation policière, développement de la vidéo-surveillance, multiplication et banalisation des contrôles.

Gentrification urbaine et aménagement du territoire

L’aménagement du territoire tient à la fois de la modification d’un espace et de la gestion des effets qu’engendre cette modification. Entre recherche de rentabilisation des territoires et gestion de la population, l’organisation du territoire est une pièce maîtresse de l’aménagement du système capitaliste. Dans les zones rurales, l’aménagement du territoire se manifeste aujourd’hui à l’échelle européenne par des grands projets de construction d’infrastructures de liaison des grands centres urbains, qui redessinent peu à peu les frontières. En ville, cela se manifeste entre autres par les phénomènes de gentrification et de “sécurisation”. Les villes se “revalorisent”, c’est-à-dire qu’elles sont modélisées en fonction des besoins de la production. Tous les moyens urbanistiques sont bons pour virer du centre ville les populations “inadéquates”, d’un point de vue de rentabilité et de prévention des risques. Par exemple, « Marseille capitale européenne de la culture » permet cette année de coupler art, culture et sécurité pour opérer cette”revalorisation”. L’art et la culture, concepts a priori dépolitisés et neutres, contribuent à l’attractivité des zones dans lesquelles ils prennent corps, et donc à l’embourgeoisement à moyen-terme de celles-ci. La “sécurisation” de la ville et son lot de zones de sécurité prioritaires, d’augmentation de la présence policière visible, de nouvelles géographies urbaines ou encore d’installation de vaste réseau de vidéo-surveillance, garantissent le bon fonctionnement de la machine.

Réfléchir ensemble

Ces dernières années, il nous a semblé constater que l’occupation (au sens large), s’est affirmé comme moyen évident pour tenter de répondre à une situation d’urgence mais aussi pour s’inscrire dans une lutte politique plus large. Différents groupes et collectifs ont choisi ce point d’entrée qui s’est affirmée comme évidence puis comme moyen politique moteur de l’agir collectif, Occupations de logements vides, grèves des loyers et luttes contre les expulsions à Toulouse, Grenoble, Lyon, Nantes, Marseille, Paris, sans oublier Turin, Barcelone, Berlin, etc. Occupation de terrains, de forêts, de champs et de maisons autour de Notre-Dame-des-Landes, en Val de Susa, au Pays Basque, dans la forêt russe de Khimki, etc.

Voilà donc en quoi consiste cette invitation : réfléchir ensemble, avec différents collectifs et individus, à ce que représente l’occupation en tant que moyen de lutte politique aujourd’hui, cerner quelles contradictions peuvent être soulevées en confrontant les différentes expériences et réalités qui composent ces luttes : en termes de rapports aux institutions, de dimension humanitaire et d’approche racisée qui peut ternir ces formes d’organisation, ou encore d’enfermement dans un rythme qui nous empêche de prendre le recul nécessaire.

Cette rencontre n’a pas pour vocation d’être une intersquat qui, ayant pourtant aussi son intérêt, ne recouvre pas le même champ des luttes sociales, dans le sens où nous ne superposons pas les occupants et les personnes participant à des luttes d’occupation. Certains d’entre nous vivent dans des lieux occupés, d’autres non. La plupart des gens et des collectifs invités ici participent à des luttes qui dépassent le cadre des camarades, des compagnons ou des groupes affinitaires, selon le nom que l’on préfère employer. C’est-à-dire que nous entendons privilégier le caractère de fond dans la discussion, plutôt que le caractère identitaire qui conditionne souvent les rencontres. Nous souhaitons réfléchir à des façons de penser la lutte contre l’aménagement du territoire en l’inscrivant dans une perspective révolutionnaire.

Le but de ces discussions n’est donc pas de trouver quelle serait la bonne solution, ni de bâtir une théorie révolutionnaire unitaire et programmatique au sein de laquelle tout commencerait par des occupations. Nous voulons simplement prendre ce temps de recul, de réflexion sur le fond politique des initiatives actuelles, pour faire déborder les occupations des murs entre lesquels elles sont souvent enfermées, pour penser politiquement le moyen-terme sans se cantonner au court-terme de l’occupation en tant que telle. Réfléchir ensemble à l’intérêt de ce genre de luttes, à leurs différences, à ce qui relie les phénomènes de gentrification urbaine et d’aménagement du territoire en zones rurales, nous paraît aujourd’hui quelque chose d’indispensable pour ne pas se perdre dans la reproduction acharnée et épuisante des mêmes erreurs, des mêmes limites et pour apprendre et inventer de nouveaux moyens de lutter. Au terme de ces discussions, nous voulons repartir riches d’échanges et d’expériences partagées pour s’ouvrir à de nouvelles envies et à de nouvelles perspectives de luttes.


Ébauche de programme non exhaustif du week-end de discussion

Nous avons ébauché un « programme » du week-end et des thématiques de discussions que nous souhaitons aborder. Ce programme n’est pas figé et toutes vos propositions (de thèmes de discussions ou autre), seront les bienvenus.


Samedi 21 avril (à partir de 10 heures)

• Accueil et présentation du week-end et de la thématique des luttes contre l’aménagement du territoire et la gentrification.

• Présentation des différents collectifs invités et de leurs expériences et pratiques.

• Discussion collective sur les pratiques et méthodes de résistances aux expulsions et de luttes autour des questions de logement.

• Discussions en petits groupes sur les contradictions rencontrées à travers ce genre de lutte et sur les conditions de leur dépassement (rapport aux institutions et contradictions des luttes revendicatives, rapports à la question de l’assistanat et de l’humanitaire, contradictions posées lorsqu’on s’organise avec des sans-papiers…). Nous proposons ici plusieurs pistes de discussions. Nous espérons que cette liste sera étayée par d’autres réflexions issues de nos débats. Échange collectif sur les conclusions des discussions en petits groupes.

• Discussion collective sur l’intérêt des luttes contre la gentrification et de leur inscription dans le champs social et projections.


Dimanche 22 avril (à partir de 10 heures)

• Ateliers pratiques divers en petits groupes : organisation pratique contre les expulsions locatives, organisation face à la répression et points juridiques sur le squatt et les occupations (toute suggestion d’atelier pratique est bienvenue)

• Intervention de J.-P. Garnier sur l’aménagement du territoire et la gentrification

• Discussion collective sur ce qu’on peut nommer les « luttes de territoires », leurs enjeux, leurs contradictions (peut-être pourrons nous compter à ce sujet sur l’intervention de camarades luttant à la ZAD ou en Val de Susa). Comment faire des liens entre ces luttes et comment les inscrire dans des perspectives révolutionnaires.

Nous savons que certaines pratiques et positions politiques divergent entre les différents groupes et collectifs que nous avons invité à participer à ce week-end. Nous pensons cependant que les débats contradictoires peuvent enrichir nos réflexions et nos pratiques. Pour l’instant, nous n’avons pas encore défini le lieu où se déroulera ce week-end. Quoi qu’il en soit, nous accueillerons et hébergerons avec plaisir les personnes qui viendront d’ailleurs.

Pour qui veut venir ou avoir plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter: contreventsetmarees13 at gmail point com
http://fr.squat.net/2013/03/27/marseill ... ification/
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Re: Luttes aménagement du territoire et gentrification

Messagede Pïérô » 15 Avr 2013, 00:42

Collectif "Prenons la ville" à Bagnolet

Des projets de transformation du Bas-Montreuil et du quartier des Coutures à Bagnolet sont en cours. Des centaines de personnes seront obligées de quitter leur logement.

Le collectif « Prenons la ville » propose des moments de rencontres, d'échanges et d'organisation les 1er et 3e lundis de chaque mois au Rémouleur.

L'après-midi, de 16h30 à 19h30 : c'est l'occasion de partager des informations sur le devenir de son logement et du quartier. De trouver des réponses collectives. Le soir, à partir de 19h30 : une réunion permettra de faire ensemble le point sur l'avancée du projet et des problèmes qu'il entraîne ; de lutter contre la hausse du coût de la vie, des loyers, contre le départ forcé des quartiers où nous habitons...


Rémouleur : 106 Rue Victor Hugo, Bagnolet (93)
Contact: degage-onamenage@riseup.net

Mardi 16 avril à 19h : Projection de « La Bataille des Marolles »
(documentaire de Pierre Manuel et Jean-Jacques Péché, Belgique, 1969, noir et blanc, 60 mn)
Ce documentaire réalisé pour la télévision donne à voir quelques aperçus d'une lutte contre la restructuration urbaine.
C'est la fin des années soixante. A Bruxelles, les habitants du quartier des Marolles apprennent un jour que leur quartier va être rasé afin d'y réaliser une extension du Palais de Justice. De là va naître une lutte s'opposant à cette dynamique.
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Re: Luttes aménagement du territoire et gentrification

Messagede Pïérô » 20 Avr 2013, 01:38

Dijon, journal « Le Génie du Lieu » n° 2, printemps 2013

Le Génie du lieu est un journal d’expression du quartier des Lentillères. Il s’agit d’une publication produite par les occupant-e-s des terres de l’ancienne ceinture maraîchère, en lutte contre l’urbanisme local et le bétonnage du quarter de la rue Philippe Guignard à Dijon.


Image


PDF : https://juralib.noblogs.org/files/2013/ ... -light.pdf
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Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede bipbip » 25 Mai 2013, 10:38

Les 25 et 26 mai à Marseille

JE M’OCCUPE : J’OCCUPE
Deux jours de discussions autour des luttes contre la gentrification et l’aménagement du territoire

La crise au quotidien

Depuis 2008, les crises et les plans d’austérité s’accélèrent, avec leur lot de paupérisation et de misère. Cette restructuration du capitalisme se matérialise concrètement dans le quotidien. Les augmentations de loyer, les quartiers laissés à l’abandon puis vidés de leurs habitants, les expulsions, locatives ou non, se multiplient. Hors des villes, les chantiers (aéroports, lignes à grande vitesse, etc.) fleurissent à grands coups d’expropriations de logements et de terrains agricoles, de déplacements de populations, à travers des forêts de matraques et des nuages de gaz lacrymogène haute qualité environnementale. Occupation policière, développement de la vidéo-surveillance, multiplication et banalisation des contrôles.

Gentrification urbaine et aménagement du territoire

L’aménagement du territoire est une pièce maîtresse du capitalisme : rentabiliser l’espace et gérer la circulation des populations. Il s’appuie sur trois piliers : modification des espaces, gestion accrue de ceux-ci, et développement « d’une image de marque » exclusive. Dans les zones rurales, il se fait à l’échelle européenne au travers de grands projets : construction d’infrastructures de liaison entre les grands centres urbains, redessinent peu à peu les frontières. En ville, cela se manifeste entre autres par les phénomènes de gentrification et de “sécurisation”. Les villes sont “revalorisées”, c’est-à-dire qu’elles sont modelées autour des espaces de consommation et de production, tout en soignant leur « image de marque » respective. Tous les moyens urbanistiques sont bons pour virer du centre ville les populations “inadéquates”, avec comme arguments rentabilité et prévention des risques. Par exemple, « Marseille capitale européenne de la culture » permet cette année de coupler art, culture et sécurité pour opérer cette “revalorisation”. L’art et la culture, concepts a priori dépolitisés et neutres, contribuent à l’attractivité des zones dans lesquelles ils prennent corps, et donc à l’embourgeoisement à moyen-terme de celles-ci. La “sécurisation” de la ville et son lot de zones de sécurité prioritaires, d’augmentation de la présence policière, de nouvelles géographies urbaines ou encore d’installation de vaste réseau de vidéo-surveillance, garantissent le bon fonctionnement de la machine.

Réfléchir ensemble

Nous constatons que l’occupation (au sens large), s’est affirmé comme moyen évident de répondre à une situation d’urgence mais peut aussi s’inscrire dans une lutte politique plus large. Différents collectifs ont choisi ce point d’entrée comme moteur de l’agir collectif : occupations de logements vides, grèves des loyers et luttes contre les expulsions à Toulouse, Grenoble, Lyon, Nantes, Marseille, Paris, sans oublier Turin, Barcelone, Berlin, etc. Occupation de terrains, de forêts, de champs et de maisons autour de Notre-Dame-Des-Landes, en Val de Susa, au Pays Basque, dans la forêt russe de Khimki, etc. Voilà donc en quoi consiste cette invitation : réfléchir ensemble en prenant du recul, avec différents collectifs et individus, à l’occupation comme moyen de lutte politique. Cerner quelles contradictions peuvent être soulevées en confrontant les différentes expériences et réalités qui composent ces luttes. Faire déborder les occupations des murs entre lesquels elles sont souvent enfermées, pour penser politiquement le moyen-terme sans se cantonner au court-terme de l’occupation en tant que telle. Réfléchir ensemble à ce qui relie les phénomènes de gentrification urbaine et d’aménagement du territoire en zones rurales. Pour apprendre et inventer de nouveaux moyens de lutter. Nous ne superposons pas les occupants et les personnes participant à des luttes d’occupation. Certains d’entre nous vivent dans des lieux occupés, d’autres non. La plupart des gens et des collectifs invités ici participent à des luttes qui dépassent le cadre des camarades, des compagnons ou des groupes affinitaires. C’est-à-dire que nous entendons privilégier le caractère de fond dans la discussion. Nous souhaitons réfléchir à la lutte contre l’aménagement du territoire en l’inscrivant dans une perspective révolutionnaire. Le but de ces discussions n’est pas de trouver quelle serait la bonne solution, ni de bâtir une théorie révolutionnaire unitaire et programmatique au sein de laquelle tout commencerait par des occupations.

Ébauche de programme non exhaustif du week-end de discussion

Nous avons ébauché un « programme » du week-end et des thématiques de discussions que nous souhaitons aborder. Ce programme n’est pas figé et toutes vos propositions (de thèmes de discussions ou autre), seront les bienvenus.


Samedi 25 mai (à partir de 10 heures) :

*Accueil et présentation du week-end et de la thématique des luttes contre l’aménagement du territoire et la gentrification.

*Présentation des différents collectifs invités et de leurs expériences et pratiques.

*Discussion collective sur les pratiques et méthodes de résistances aux expulsions et de luttes autour des questions de logement.

*Discussions en petits groupes sur les contradictions rencontrées à travers ce genre de lutte et sur les conditions de leur dépassement (rapport aux institutions et contradictions des luttes revendicatives, rapports à la question de l’assistanat et de l’humanitaire, contradictions posées lorsqu’on s’organise avec des sans-papiers…). Nous proposons ici plusieurs pistes de discussions. Nous espérons que cette liste sera étayée par d’autres réflexions issues de nos débats.

*Échange collectif sur les conclusions des discussions en petits groupes. discussion collective sur l’intérêt des luttes contre la gentrification et de leur inscription dans le champs social projections


Dimanche 26 mai (à partir de 10 heures):

* Ateliers pratiques divers en petits groupes : organisation pratique contre les expulsions locatives, organisation face à la répression et points juridiques sur le squatt et les occupations (toute suggestion d’atelier pratique est bienvenue)

* Intervention de JP Garnier sur l’aménagement du territoire et la gentrification discussion collective sur ce qu’on peut nommer les « luttes de territoires », leurs enjeux, leurs contradictions (peut-être pourrons nous compter à ce sujet sur l’intervention de camarades luttant à la ZAD ou en Val de Susa). Comment faire des liens entre ces luttes et comment les inscrire dans des perspectives révolutionnaires. Nous savons que certaines pratiques et positions politiques divergent entre les différents collectifs que nous avons invité à participer à ce week-end. Nous pensons cependant que les débats contradictoires peuvent enrichir nos réflexions et nos pratiques.


Ce programme peut être enrichi par des réflexions venues d’ailleurs, n’hésitez pas à nous contacter sur contreventsetmarees13 [at] gmail [dot] com Nous avons besoin de réponses rapidement pour gérer la logistique : prévenez-nous si vous venez, et à combien, et si vous avez déjà des moyens d’hébergements à Marseille

Au Contrevent/12 Bd de la fédération/Marseille


Info Nine : calendar.php?view=event&calEid=7447

http://www.millebabords.org/spip.php?article23391
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Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede bipbip » 29 Mai 2013, 02:45

Grands travaux et urbanisations
émission sur SONS EN LUTTES :
http://www.sonsenluttes.net/spip.php?article610
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Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede bipbip » 13 Juin 2013, 12:18

Week-end de rencontres et débats, Toulouse 15-16 juin

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Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede Pïérô » 03 Sep 2013, 00:21

"Paris sans le peuple", le 18 septembre au CICP

Anne Clerval présentera son livre Paris sans le peuple. La gentrification de la capitale, mercredi 18 septembre à 20 heures, dans la grande salle du CICP, 21 ter rue Voltaire, Paris 11e. Débat organisé par la librairie Quilombo.

Image


Où est passé le peuple parisien ? Quelle place la ville de Paris accorde-t-elle aujourd’hui aux classes populaires ? Depuis plusieurs décennies, la capitale connaît un processus de gentrification, un embourgeoisement spécifique des quartiers populaires qui passe par la transformation matérielle de la ville (réhabilitation de l’habitat, renouvellement des commerces, embellissement de l’espace public). Que se passe-t-il vraiment et qu’y a-t-il en jeu dans ces transformations à la fois urbaines et sociales ? Voilà qui est le plus souvent laissé dans le flou et masqué derrière une sorte d’évidence, comme si cela faisait partie de l’évolution « naturelle » des villes.

Ce livre vient éclairer ce processus et permet d’approfondir la connaissance de Paris et de son évolution récente. À partir d’un travail de recherche et d’une enquête de terrain menée pendant quatre ans dans plusieurs quartiers parisiens, Anne Clerval montre que cette transformation est autre chose qu’une simple amélioration du bâti, de l’espace public ou des commerces, et révèle à qui elle profite et qui elle dépossède. Elle propose en particulier une approche circonstanciée des politiques menées par la gauche depuis 2001 et de leurs effets.

Un livre essentiel pour permettre aux lecteurs, Parisiens ou non, de s’approprier les enjeux sociaux et politiques de l’évolution de la ville.

• Anne Clerval, Paris sans le peuple. La gentrification de la capitale, La Découverte, 2013, 24 euros. Sortie le 12 septembre.


http://www.alternativelibertaire.org/sp ... rticle5441
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Re: Luttes aménagement du territoire, urbanisme, gentrificat

Messagede Pïérô » 17 Sep 2013, 01:05

Marseille, capitale européenne de la culture... ou de la spéculation ?

Profitant du label de capitale européenne de la culture, accordé en 2013, la cité phocéenne réhabilite à tout va. Si les vastes projets de rénovation urbaine font le bonheur de la spéculation immobilière, il n’en est pas de même pour les habitants des quartiers populaires historiques du centre-ville. Absence de concertation et exclusions accompagnent les réhabilitations. Quant aux projets culturels, ils servent davantage l’attractivité touristique que le bien-être des habitants.

suite : http://www.bastamag.net/article3238.html
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