Les luttes du Collectif des mals logés [PARIS]:

Re: Les luttes du Collectif des mals logés [PARIS]:

Messagede raspoutine » 11 Sep 2009, 00:12

Seitanarchist a écrit:
Ceux et celles qui ne trouvent pas de logement ( tout le monde connait la galère pour en trouver un notamment à Paris ) s'y installent.
Je soutiens ce genre d'actions.


Ouais ça c'est vraiment du trollage : tu te doutes bien que c'est pas le fait d'investir des logements vides par nécessité que je critique.
Ni même que ce soit pas des " squats politiques " : pour moi personne ne devrait paye de loyer...
Donc à partir de là, je te renvois à ce que j'ai déjà écrit sur Jeudi Noir.

du trollage ?
vous parlez du meme collectifs que je connais ?
je trouve qu'il faut vous calmer un peu les gens !
y a certainement pas que des connard las bas !
les forums : c'est vraiment de la merde !
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Re: Les luttes du Collectif des mals logés [PARIS]:

Messagede Vilaine bureaucrate » 11 Sep 2009, 04:46

Je n'ai pas dit qu'il y avait des connards, mais que les perspectives etaient limités ensuite dans un post qui a été supprimé je disais que j'allais me faire une idée toute seule sans ecouter ce que dis Kuhning qui me parrait a coté de la plaque.
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Re: Les luttes du Collectif des mals logés [PARIS]:

Messagede kuhing » 11 Sep 2009, 05:11

Seitanarchist a écrit:
Ceux et celles qui ne trouvent pas de logement ( tout le monde connait la galère pour en trouver un notamment à Paris ) s'y installent.
Je soutiens ce genre d'actions.


Ouais ça c'est vraiment du trollage : tu te doutes bien que c'est pas le fait d'investir des logements vides par nécessité que je critique.
Ni même que ce soit pas des " squats politiques " : pour moi personne ne devrait paye de loyer...
Donc à partir de là, je te renvois à ce que j'ai déjà écrit sur Jeudi Noir.


Drole de façon de discuter tout de même. Donc si je comprends bien les membres de jeudi Noir sont tous des vendus et des abrutis mais les actions qu'ils mènent sont bonnes.
Et si on défend une opinion qui met à jour cette contradiction, on trolle ?
Assez original :lol:
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Re: Les luttes du Collectif des mals logés [PARIS]:

Messagede Sulfateuse » 14 Sep 2009, 15:38

Vilaine bureaucrate a écrit:Par simple curiosité.

Est ce que qq1 aurait des infos sur ce collectif?
et sur ces luttes?
et sur ces squats?


Le collectif des mal logés en lutte est, comme son nom l'indique, un collectif de mal-logés désireux de s'organiser par eux- mêmes : des manifs et occupations de mairie en ouverture de squats, par et pour, les mal-logés en attente de logements, y a également un centre de loisir pour les gosses qui va être remis sur pied pour la rentrée.
Les réunions se font traditionnellement à la Bourse du travail, même si, pendant les vacances, elles ont été déménagés dans un des squats du collectif.

Pour les intéressés, je reproduis ici un des tracts :

"Vous êtes mal logé ?
A l'hôtel, chez des amis, en foyez. Vous attendez un logement social depuis trop longtemps.

Pour obtenir un logement il faut s'organiser !

Rejoignez notre groupe de lutte pour le logement.

Tous les samedis à 14 heures précises à la Bourse du travail,
3 rue du Château d'eau, Paris 10e,
Métro République.

06 75 32 23 50"
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Re: Les luttes du Collectif des mals logés [PARIS]:

Messagede Vilaine bureaucrate » 14 Sep 2009, 21:15

Merci de l'information.

( En faite, je m'y perdais entre les différents collectifs. )
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Re: Les luttes du Collectif des mals logés [PARIS]:

Messagede Sulfateuse » 15 Sep 2009, 09:44

Pour ce que je sais d'autre le collectif se base sur une histoire qui est celle du mouvement ouvrier, on peut y croiser des "tendances politiques" assez variées : anar ou marxistes libertaires, syndicalistes révolutionnaire ou autonomes, les positions réformistes y sont communément bannies ainsi que les attitudes avantgardistes de tout "professionnel du mouvement social" qui voudrait jouer au chef de guerre et déposséder les principaux intéressés de leur lutte, les décisions se font collectivement lors des réunions hebdomadaires et le collectif est indépendant des organisations syndicales ou des partis politiques.

Voila pour un petit topo mais si tu envoies un mail a collectif.logement@gmail.com


tu as une reponse automatique qui te donne une definition de ce qu est le collectif.
:mrgreen:
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Re: Les luttes du Collectif des mals logés [PARIS]:

Messagede bipbip » 25 Juil 2016, 13:33

Mal-logés : le mouvement à Paris (1986 –1990)

Paris, automne 1986 : 19 personnes, dont huit enfants, meurent dans une série d’incendies criminels qui ravage plusieurs immeubles de l’est parisien, hôtels meublés ou bâtiments laissés à l’abandon par des propriétaires spéculateurs. Actes racistes ? Zèle meurtrier d’hommes de main d’affairistes sans scrupules pressés de faire le vide pour accélérer rénovation et « gentrification » des anciens quartiers populaires des Communards ? En tout cas, les incendiaires courent toujours.

Parmi les quelque 150 familles rescapées, en grande majorité composées d’immigrés originaires d’Afrique noire et du Maghreb, seule une vingtaine sera relogée par la mairie RPR pour la plupart dans d’autres hôtels, immeubles insalubres ou en lointaine banlieue. Les autres devront se débrouiller par leurs propres moyens, avec l’aide autant que faire ce peut d’individus solidaires et de divers collectifs de soutien ou associations (cf. aussi « Un toit pour les sinistrés du XXème », de Joy Banerjee, 11 min. 30 », diffusion agence IM’média).

Plusieurs occupations ont lieu « sans droit ni titre », au 67 rue des Vignoles ou ailleurs dans Paris. Des escrocs qui monnaient des chambres à squatter sont évincés. Quelques tentes sont aussi plantées dans la rue, et plusieurs manifestations sont organisées. La mairie fait mine de ne pas vouloir céder au « chantage du squat et de la rue », concédant toutefois quelques relogements à titre humanitaire.

« Un logement décent pour tous ! »

Cependant, les mal-logés affirment haut et fort qu’ils ne quémandent pas l’aumône, et ne veulent pas de solutions transitoires tels les « foyers pour clochards » ! Ils réclament un logement décent pour tou-te-s, et l’application de la loi de réquisition qui permettrait la mise à disposition de très nombreux logements vides à Paris. En se focalisant sur un relogement social dans des HLM de qualité dépendant des pouvoirs publics, les mal-logés en lutte pointent la responsabilité de l’Etat au moment où la tentation est forte de se défausser sur le parc locatif des propriétaires privés.

On assiste alors à une velléité de généralisation de la lutte, qui concerne à Paris plus de 60 000 demandeurs de logement social, mais aussi les locataires en butte aux augmentations de loyers sur fond de limitation des constructions HLM, sans oublier les « quotas ethniques » et autres discriminations racistes dans l’attribution de logements.

Le Comité des mal-logés (CML), lancé en mars-avril 1987, monte ainsi en première ligne pour « s’unir et s’organiser », immigré-e-s et Français-e-s ensemble, non plus seulement afin de secourir des « pauvres à la rue », mais pour que les habitant-e-s (qui sont aussi travailleurs du bâtiment, femmes de ménages, chômeurs, retraités, invalides, jeunes ou vieux précaires…) reprennent l’offensive sur le front du logement. En janvier 1989, le CML réquisitionne un immeuble HLM entier, flambant neuf, au 92 rue de la Fontaine au Roi dans le 11ème. En banlieue aussi, des réquisitions populaires ont cours. Il ne s’agit plus alors de se limiter à la seule contestation politicienne de la municipalité Chirac à Paris, qui a d’ailleurs beau jeu de renvoyer les mal-logés sur la préfecture et les socialistes revenus au pouvoir en 1988.

L’occupation place de la Réunion et la convergence des luttes

Le 2 mai 1990, les immeubles du 67 rue des Vignoles et du 92 rue de la Fontaine au Roi sont évacués par la police. Aussitôt, près de 300 personnes – dont 48 familles expulsées – se regroupent et occupent le square place de la Réunion, dans le XXème. Malgré une omniprésence policière intimidante, elles vont y rester cinq mois, rejointes par d’autres mal-logés. Cette occupation permanente va constituer un point de ralliement pour de multiples luttes, par exemple avec les militants contre la double peine (prison + expulsion du territoire français). Elle donne lieu à des formes d’organisation et de décision en Assemblée générale et par commissions (information; solidarité quartier; enfants; sécurité; finances – gestion de la caisse de solidarité…), commissions appelées à se réunir chaque soir à 18h sur la place.

Dans la commission organisation, on retrouve Jean-Baptiste Eyrault, alias Babar, qui devient une figure médiatique du mouvement, vu aux côtés de l’abbé Pierre venu à la rescousse. Un médiateur sera nommé par le gouvernement et à force de négociations, les familles initialement expulsées seront relogées en région parisienne. Le camp levé, les divergences apparues dans la conduite de la lutte (priorités politiques, autonomie du mouvement vis-à-vis des socialistes au pouvoir, relations avec les organisations caritatives ou de gauche, place de l’expertise et des professionnels du logement etc…) vont amener Babar et ses amis à quitter le CML et à lancer une nouvelle association, le DAL (Droit au logement).

Ce document vidéo réalisé pour populariser le mouvement des mal-logés à Paris sera notamment diffusé lors d’un concert de soutien organisé le 18 juin 1990 à l’Unesco. D’autres versions viendront le réactualiser, et l’agence IM’média continuera à couvrir d’autres actions des mal-logés à Paris et en banlieue, images disponibles sous forme d’archives audiovisuelles.

Mogniss H. Abdallah



http://www.etatdexception.net/video-mal ... 1986-1990/

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