Droit au logement, luttes...à Albi et (81)

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Messagede bipbip » 03 Juil 2016, 15:38

Albi : Occupation pour la régularisation d’une famille Rom-albanaise

Depuis le 21 juin au soir, le Réseau éducation sans frontières et ses sympathisants occupent jour et nuit la maison de quartier du Castelviel à Albi.

La famille arrivée dans le Tarn en 2012 avec ses trois enfants (deux garçons de 6 et 10 ans scolarisés et une petite fille de un an) a fuit des conditions de vie inacceptables en Albanie. Un des trois enfants est malade. Il a commencé à être soigné et l’agence régionale de santé a mis en avant le fait que ces soins ne sont pas prodigables dans son pays. Pour cela l’ARS préconise que l’enfant et sa famille doivent rester en France pendant deux ans pour un suivi médical adéquat.

La préfecture était contrainte par un avis du Tribunal Administratif à donner un titre de séjour à la mère et l’enfant, ce qu’elle n’a fait que sous la pression de l’occupation. Mais elle peut légalement renvoyer le père en Albanie où il sera traité tel un citoyen de seconde zone (la situation des roms en Albanie n’étant pas des plus roses), privé de ses enfants et de sa compagne. La lutte continue jusqu’à l’obtention de papiers et d’un logement pour la totalité de la famille.

Alternative libertaire milite pour la régularisation de toutes et tous les sans-papiers ainsi que pour leur droit à un logement, à l’éducation et à toutes les conditions nécessaires pour une vie digne !

Paul (AL Tarn)

http://www.alternativelibertaire.org/?A ... on-pour-la
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Messagede bipbip » 01 Oct 2016, 11:52

Un accueil et un toit pour des familles

Albi (81): un accueil et un toit pour des familles

Le Collectif Accueil Avec Toit, a récemment été constitué par des personnes sujettes ou sensibles à la difficulté d’accéder à un logement sur la ville d’Albi.

Plusieurs personnes et familles se voyant dans l’impossibilité de jouir du droit au logement que leur reconnaît l’État français, nous n’avons pas d’autre choix, pour avoir un toit, que d’en réquisitionner un [Note de Squat!net: il s’agit alors d’une occupation, et non d’une réquisition. Vive les occupations !]. C’est ainsi qu’après avoir pris connaissance de la vacuité des anciens locaux d’ERDF, 18 rue Lavazière à Albi, nous avons décidé d’investir ce bâtiment depuis le mardi 20 septembre 2016, et ce sans effraction.

Dans le respect des lieux et du voisinage, nous animons ce lieu d’une vie collective pour offrir aux familles des conditions d’existence plus humaines et plus dignes. Y sont proposés: des activités quotidiennes à destination des enfants, des ateliers d’apprentissage du français pour les parents, un accompagnement médical et administratif. Sans ce refuge, ces familles seront démunies.
Or, son existence est menacée : une première visite des forces de l’ordre le samedi 24 septembre, pour prise d’informations, suivie d’une visite d’un huissier, le 29 septembre 2016, escorté des forces de l’ordre et d’agents EDF, nous font craindre la menace d’une expulsion prochaine. Nous avons besoin de votre soutien et vous invitons à venir nombreux pour défendre ce lieu et le faire vivre.

CAAT
caat@@@riseup.net

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Messagede bipbip » 06 Oct 2016, 14:30

Albi
Pour respecter le droit au logement, un collectif a investi un immeuble vacant

Face aux difficultés d'RESF81 pour héberger des familles de demandeurs d'asile, un collectif qui vient de se créer a investi un ancien bâtiment d'ERDF, inoccupé depuis 4 ans. C'est le premier squat collectif revendiqué d'Albi.

«Nous sommes des personnes sensibles à la question du logement. Pour offrir un toit à des familles privées de domicile, nous occupons, dans le respect du voisinage et des locaux, les anciens bâtiments d'ERDF, laissés vacants depuis quatre ans… Nous espérons que vous comprendrez notre démarche et nous aurons l'occasion de vous croiser dans la rue.» Ce court message, affiché sur la grille du bâtiment au 18 - 20 rue Lavazière, est signé du CAAT, Collectif accueil avec toit. Depuis une semaine, ce nouveau collectif a investi les lieux, pour loger des familles en mal d'abri.

«Nous n'avons pas d'autres choix, pour leur offrir un toit, que d'en réquisitionner un», tient à préciser le CAAT dont une dizaine de membres, étaient réunis hier à l'intérieur des grilles.

... http://www.ladepeche.fr/article/2016/10 ... acant.html
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Messagede bipbip » 16 Oct 2016, 13:40

Journée festive de soutien au CAAT

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Messagede bipbip » 23 Oct 2016, 17:28

Lundi 24 octobre 2016

Soutien au CAAT : soirée de soutien !

à 18h, 18 rue Lavazière, Albi


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Messagede bipbip » 29 Oct 2016, 14:42

Lundi 31 octobre 2016

Lancement des activités du CSA (Centre Social Autogéré) du CAAT.

Le Centre Social Autogéré propose des activités au 18 rue Lavazière,
avec les personnes hébergées par le CAAT (Collectif Accueil Avec Toit)
mais pas seulement, puisque ces activités sont ouvertes à tous, et vous
pouvez en proposer vous même !

Au plaisir de vous voir au CSA, Centre Social Autogéré, abrité par le
CAAT !

CONTACTS : 07 69 05 85 58 / caat@riseup.net

https://tarn.demosphere.eu/rv/5937
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Messagede bipbip » 22 Nov 2016, 02:49

Albi : Un squat pour loger des familles immigrées

Le 20 septembre, un collectif militant du Tarn se forme et réquisitionne un bâtiment ERDF inutilisé et vide depuis quelques années. Regroupant des militantes et militants aux horizons politiques divers, mais toutes et tous sensibles au vrai/faux problème du logement, le collectif y installe des familles immigrées à la rue depuis plusieurs semaines.

Le problème du logement est d’abord un faux problème car les villes et les campagnes françaises ne manquent pas de logements vides et inutilisés. Si crise du logement il y a ce n’est donc pas en raison d’une demande supérieure à l’offre. Mais c’est en même temps un vrai problème car l’État interdit la réquisition de logements vides, alléguant toutes sortes de prétextes, du droit pur et simple d’user et d’abuser de son bien privé pour le propriétaire qui laisse son logement vacant, à l’évocation des normes de sécurité (ce qui, dans le cas d’ERDF, ne les a jamais empêchés d’y faire travailler leurs salarié-e-s pendant des années). C’est donc à une réquisition forcée que nous avons œuvré. Avant d’installer les familles, il a fallu sécuriser le bâtiment selon nos propres normes : cache-prises dans les chambres et les salles de jeu pour les enfants, maintien d’armoires bancales, blocage d’accès au sous-sol, etc. Une fois le bâtiment aux « normes », nous avons pu y faire venir des familles avec enfants.

À travers la réquisition de ce lieu nous poursuivons un triple objectif, inspiré entre autres de ce que fait la CREA à Toulouse au sein de son centre social autogéré. Il s’agit premièrement pour nous de loger en urgence quiconque a besoin d’un toit et accepte les règles de la vie collective. Deuxièmement de faire la promotion de ce lieu autogéré à travers l’organisation d’événements politiques et culturels. Enfin, il s’agit d’expérimenter l’autogestion entre des groupes d’individus aux conditions de vie, à la culture, à la langue, et aux idéaux moraux et politiques très différents.

Nulle idéalisation de l’autogestion n’est ici de mise, la gestion de la vie collective nécessite de longs temps de discussion et d’élaboration de règles. Cela passe par un triple apprentissage : celui de la prise de parole en public, celui de l’écoute de la parole des autres (qui passe par une lutte contre l’infériorisation de la parole des femmes et de celle des migrantes et des migrants) et celui de la bienveillance dans ses remarques et critiques. Car ce n’est pas une mince affaire que de confronter militants et militantes politiques, qui luttent contre la misère, et familles d’immigré-e-s, qui subissent la pire des misères qui soit 1, la misère matérielle n’engendrant pas nécessairement des idéaux politiques et moraux chez celles et ceux qui la subissent. Et, du côté militant, la pente humanitaire et paternaliste n’est jamais très loin, nous nous rappelons donc constamment à nous-mêmes que nous ne sommes pas là pour les aider, mais pour nous entraider.

Conscientisation politique

Ce lieu ouvert est donc un lieu de conscientisation politique pour toutes celles et ceux qui y vivent ou s’y investissent. Et la difficulté n’est pas seulement celle de la confrontation entre militants et familles immigrées, mais elle existe au sein des militantes et militants elles et eux-mêmes. Si la revendication du droit au logement et la régularisation des sans-papiers nous réunit, des divergences politiques importantes n’en subsistent pas moins. Au niveau des organisations politiques, celles du front anticapitaliste du Tarn y sont investies (AL, CNT, NPA). S’investissent également des membres du Réseau éducation sans frontières d’Albi, ainsi que des militantes et militants non affilié-e-s à une organisation. Tout le monde n’est pas libertaire ni anticapitaliste, il faut donc composer sans se compromettre.

Et les discussions sont riches. Celles relatives à la tenue du lieu : devons-nous ou non négocier avec la police ? Faire entrer un huissier ? Un cadre administratif d’ERDF ? Celles relatives à la vie collective : quelle attitude adopter face à des comportements sexistes ? Si les violences physiques constituent une ligne rouge, l’infériorisation des femmes peut prendre bien d’autres formes. L’intervention directe comporte plus de risques de paternalisme (voire carrément de racisme, qui mettrait en lumière le sexisme supposé des migrants tout en déniant celui des militants) que de possibilités émancipatrices. L’idéal serait donc qu’à travers les événements organisés et la politisation du lieu de vie, une conscience féministe émerge (pourquoi pas à travers des réunions non mixtes ? L’urgence de la tenue du lieu ne nous a pas encore permis d’aborder pleinement cette question). Autre sujet d’âpres discussions : le rapport aux enfants. Ne jamais intervenir auprès des enfants dans un lieu collectif n’est ni souhaitable ni possible. Mais trop intervenir peut interférer avec l’éducation des parents qui, déjà socialement infériorisés, peuvent se sentir dépossédés de leur rôle. Entre responsabilité d’adulte et paternalisme blanc la limite est vite franchie et est objet de vifs débats. La conscientisation politique fait son chemin pour tout le monde, militant ou non.

Toutes ces difficultés ne retirent rien à la joie de participer à une aventure de solidarité collective autogérée. Les repas collectifs sont toujours l’occasion d’échanges, sérieux et humoristiques, chaleureux. La réunion d’une dizaine d’enfants sous le même toit égaye drôlement les après-midi et les soirées. Et, après ou pendant les réunions, c’est un esprit intense de camaraderie qui anime ce nouveau collectif, dont l’identité politique fait débat et reste à définir.

Bernard Gougeon (AL Tarn)

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Re: Droit au logement, luttes...à Albi et (81)

Messagede Pïérô » 13 Jan 2017, 01:58

Vendredi 13 janvier 2017

Procès contre le CAAT

Le CAAT a ouvert un squat et héberge plusieurs dizaines de personnes à Albi.

Après un premier procès qui entendait laisser la trêve hivernale au lieu, un deuxième procès s'en vient Vendredi 13.

Les motifs, quelques feux rouges sont alimentés par des câbles qui passent dans le bâtiment squatté.

Les installations électriques ont été conçues pour des bureaux, et non pour des chambres.

Des journées et soirées ont été organisées sans prévenir du risque lié à de potentielle électrocution.

Du jamais vu. Venez nombreux au tribunal montrer l'hypocrisie des proprios (ENEDIS/ EDF) qui veuelent nous mettre dehors pour ne pas qu'on s'électrocute et plutôt, qu'on meurt de froid.

Tribunal D'albi
10 H Vendredi 13

Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: Droit au logement, luttes...à Albi et (81)

Messagede bipbip » 19 Fév 2017, 16:21

Le CAAT (Albi) en danger : appel à soutien !

Des nouvelles du collectif albigeois le CAAT et des déboires que lui causent les sociétés propriétaires des bâtiments qu’il occupe. Nous appelons à un rassemblement le vendredi 24/02 à 10h devant le tribunal d’Albi.

LE CAAT EN DANGER : APPEL À SOUTIEN

Le 20 septembre 2016, le CAAT [Collectif Accueil Avec Toit] occupait des bâtiments situés au 18 rue Lavazière à Albi, d’anciens bâtiments d’ERDF vacants et inutilisés depuis plus de 4 ans. Cette mesure permettait la mise à l’abri de plusieurs personnes laissées sans solution de logement par les pouvoirs publics.

Le 17 octobre 2016, les sociétés propriétaires, Enedis et Sofilo, nous traînaient en justice et, sous des prétextes fallacieux, demandaient notre expulsion immédiate.

Le 24 octobre 2016, la juge des référés rendait son jugement : considérant indispensable l’hébergement assuré par le CAAT à des personnes que les pouvoirs publics délaissent et estimant peu probants les arguments avancés par la partie adverse, la juge nous a octroyé la trêve hivernale. En vertu de celle-ci, nous ne pouvons, légalement, être expulsé.e.s avant la date du 31 mars.

Quoique précaire et temporaire, cette stabilité relative nous a permis d’organiser la vie collective au CAAT, d’y développer les conditions d’une vie décente. Les activités et les événements offerts par le CSA (Centre Social Autogéré) qui s’est mis en place font du CAAT un lieu ouvert, où se font des rencontres, où se tissent des liens.

Cet équilibre patiemment acquis est remis en cause par l’acharnement que déploient les sociétés propriétaires à nous mettre dehors. Le 13 janvier 2017, contestant ainsi la précédente décision de justice, elles nous intentaient un nouveau procès : sur des prétextes toujours dénués de fondement, elles réclament qu’on nous coupe l’électricité, mesure qui équivaudrait à une expulsion. Privées d’électricité, les personnes hébergées au CAAT seraient sans possibilité de se chauffer, de cuisiner, de se laver à l’eau chaude, … Ce sont des conditions d’hébergement que nous ne pouvons accepter.

Un premier jugement a été rendu le 03 février 2017 : pour vérifier l’installation électrique, la juge a demandé une expertise indépendante, laquelle a eu lieu le 10 février. Si nous avons fourni les preuves d’une installation électrique qui ne présente pas de danger, nous avons autorisé cette expertise, comme l’a plaidé notre avocate lors du procès. Cette mesure nous semblait assurer une certaine impartialité à laquelle contrevenaient les requêtes de la partie adverse, exigeant un rapport rédigé par un technicien issu de leurs rangs. Néanmoins, cette expertise constitue pour le CAAT une menace. Nous n’avons pas les moyens de nous conformer à des normes tatillonnes et considérons que la sécurité élémentaire des personnes hébergées est mieux assurée dans les bâtiments que nous occupons que dans la rue.

Une nouvelle audience est prévue le 24 février à 10h30, la justice statuera alors à partir du rapport fourni par l’expert mandaté. Mais, dès aujourd’hui, ce dernier exige la fermeture du CSA « par mesure de sécurité » : c’est la fin – provisoire nous espérons – d’un lieu de vie, de partage, de gratuité, de sociabilité inédit sur Albi. C’est la fin, mais non la mort du CSA : nous entendons l’exporter sur la place publique, notamment pour dénoncer d’une part les manœuvres d’Enedis et Sofilo, d’autre part l’incurie de la préfecture en matière d’hébergement. Nous aurons besoin de votre soutien. Avant l’annonce de prochains événements, nous appelons d’ores et déjà à rassemblement le vendredi 24/02 à 10h devant le tribunal d’Albi. Soyons nombreux et nombreuses à défendre le CAAT !

LE CAAT.


https://iaata.info/Le-CAAT-Albi-en-dang ... -1870.html
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Re: Droit au logement, luttes...à Albi et (81)

Messagede bipbip » 30 Mar 2017, 23:48

Vendredi 31 mars 2017

le CAAT appelle à un grand rassemblement avec conférence de presse devant le 18 rue Lavazière à ALBI.

Nous nous rendrons ensuite à la préfecture où nous demandons à être reçus.

Albi, août 2016, plusieurs familles de migrants à la rue. RESF 81 s'engage à leurs côtés pour faire respecter leur droit à un logement : ni les démarches auprès du 115, ni l'occupation de la cathédrale, ni les rendez-vous auprès de la préfecture ne permettront d'aboutir à une solution durable et adaptée.

Devant ces insuffisances des pouvoirs publics, un collectif s'est mis en place, le CAAT [Collectif Accueil Avec Toit]. Le 20 septembre, ce collectif occupait des bâtiments vides situés au 18 rue Lavazière à Albi, d'anciens bâtiments ERDF inutilisés et vacants depuis plus de quatre ans. Les personnes laissées à la rue étaient aussi mises à l'abri, le CAAT avait trouvé la solution évidente à laquelle les pouvoirs publics refusaient de recourir.

Après obtention de la trêve hivernale, acquise le 24 octobre, cet espace est devenu un lieu d'hébergement qui, sans se limiter aux migrants, a pu accueillir jusqu'à 40 personnes laissées sans solution de logement. Mais ce n'est pas tout, le CAAT a ouvert les portes du 18 rue Lavazière : pendant plusieurs mois, un Centre Social Autogéré a proposé des ateliers et des événements festifs, faisant émerger un lieu de solidarité, de partage, de gratuité inédit sur Albi.

Depuis le 28 février 2017, suite aux démarches juridiques intentées par les sociétés propriétaires, Enedis et Sofilo, l'électricité a été coupée. La précarité ainsi imposée a conduit les personnes hébergées à trouver, tant bien que mal, d'autres solutions d'hébergement. Une seule famille a été relogée par les pouvoirs publics (l'OFII). Les autres personnes recourent à la solidarité et à la débrouille, ou affrontent à nouveau la misère.

Le 31 mars 2017, prévenant l'arrêt de la trêve hivernale qui rendra l'expulsion légale, le CAAT fermera les portes du 18 rue Lavazière. Les bâtiments retourneront à l'inutilité qui étaient la leur depuis plus de 4 ans, et les personnes hébergées rejoindront les quelques 4 millions de sans abri et mal logés recensés par le 22e rapport annuel sur l'état du mal logement de la Fondation Abbé Pierre. Cette occupation, le temps qu'elle aura duré, a peut-être évité à ces personnes de venir grossir le décompte macabre des « morts à la rue », 501 pour l'année 2016.

Il appartient désormais aux pouvoirs publics d'assumer ce que le CAAT a pris en charge de septembre à mars. Depuis la coupure d'électricité, 4 courriels ont été envoyés à la préfecture du Tarn. Ils sont à ce jour sans réponse. Un envoi postal par recommandé avec accusé de réception est parti la semaine dernière pour demander à la préfecture de nous recevoir le 31 mars, date de la fin de la trêve hivernale. Nous espérons que cette mesure fera sortir la préfecture de sa surdité.

le 31 mars à 10h30 le CAAT appelle à un grand rassemblement avec conférence de presse devant le 18 rue

Lavazière à ALBI. Nous nous rendrons ensuite à la préfecture où nous espérons être reçus.

le 18 rue lavazière ferme ses portes, mais le CAAT n'est pas mort. L'action se poursuit pour le respect du droit à un logement décent.

https://tarn.demosphere.eu/rv/6913
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Re: Droit au logement, luttes...à Albi et (81)

Messagede bipbip » 21 Jan 2018, 17:58

Réquisition des locaux de l'ancienne maison de retraite de Réalmont

TARN . DROIT À UN ABRI.

Chaque être humain a, ou devrait avoir, des droits reconnus et respectés.
Parmi ces droits les plus signifiants : le droit à la santé, le droit à l'école, le droit au logement…
Des centaines de Tarnaises et de Tarnais ont signé une pétition demandant la mise à disposition de l'ancienne Maison de Retraite de Réalmont pour l'hébergement des personnes à la rue.

Un collectif s'est créé qui vous invite à une :
Conférence de presse
devant la préfecture rue Timbal à Albi
le mardi 23 janvier à 10H30.

https://tarn.demosphere.eu/rv/8547
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