Droit au logement, luttes... en Suisse

Re: Droit au logement, luttes... en Suisse

Messagede Pïérô » 16 Sep 2015, 07:56

Lausanne, vendredi 18 septembre

Audience au squat de la rte de Berne 50

Le juge saisi par la plainte civile déposée par la ville de Lausanne contre les habitant-e-s et occupant-e-s de l’ancien collège de Petit-Vennes a décidé de mener l’audience de tribunal sur place, à la route de Berne 50, vendredi 18 septembre à 9h30.

Les migrants sans-abri sont entrés en lutte début juillet dans le jardin du Sleep-In de Renens pour obtenir des conditions de vie digne, et ont occupé l’ancienne école située derrière l’arrêt de métro Fourmi le 30 août sous la pression municipale et policière. Depuis, le soutien ne cesse de s’élargir, mais la municipalité de Lausanne a déposé des plaintes civile et pénale pour remettre plus de 80 personnes à la rue et continuer les travaux qui venaient de débuter. Et selon toute vraisemblance c’est ce que la "justice" va ordonner lors de l’audience de vendredi. Les habitant-e-s et occupant-e-s refusent de partir.
Venez manifester votre soutien par votre présence. Montrons notre solidarité face aux frontières, aux états, à leur justice et à leurs autorités.

P.-S.
blog du collectif : http://collectifjeandutoit.tumblr.com/

https://renverse.ch/Audience-au-squat-d ... rne-50-294
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Re: Droit au logement, luttes... en Suisse

Messagede Pïérô » 22 Sep 2015, 07:26

[Lausanne] Jean Dutoit : Appel à rassemblement le 22.09 et communiqué du 20.09

La Ville de Lausanne a obtenu son feu vert pour nous mettre dehors. Lors de l’audience du vendredi 18 septembre, le président du Tribunal d’arrondissement de Lausanne, Lionel Chambour, lui a donné raison en l’autorisant à nous évacuer. Il nous a laissé quatre jours de ce weekend prolongé pour vider les lieux, d’ici au mardi 22 septembre à midi.

... https://renverse.ch/Lausanne-Jean-Dutoi ... e-2015-307
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Messagede Pïérô » 23 Sep 2015, 07:27

A Renens, nouvelle occupation du collectif Jean Dutoit

Aujourd’hui (mardi 22 septembre 2015), aux alentours de midi, nous avons quitté l’école de la route de Berne 50, accompagné-e-s d’une foule de sympathisant-e-s pour occuper un autre bâtiment (plus grand !) à Renens.

Au vu du statut légal de la majorité d’entre nous, l’occupation de ce bâtiment est le seul moyen de trouver un abri à l’approche de l’hiver. Pour toutes les raisons mentionnées dans notre communiqué du 20 septembre 2015 (voir autre article) et parce que le débat de fond est constamment renvoyé aux autorités cantonales, nous nous sommes installés dans l’ancienne halle Heineken située au chemin du Closel 11 à Renens, propriété de l’Etat de Vaud.

Sachant que les autorisations pour les travaux qui concernent la parcelle en question n’ont pas encore été délivrées, et qu’aucune date de début de chantier n’a été fixée, nous revendiquons cet espace à défaut de trouver une autre solution.

Nous chasser d’un endroit ne nous fera pas disparaître... un endroit qui se vide, un autre qui se remplit. N’hésitez pas à nous rendre visite et à soutenir la lutte. Plus d’infos suivront...

AJOUT RECU A 17H :

La police a bouclé un périmètre de sécurité autour de la maison et empêche son accès.
Vu les forces déployées (gendarmerie, polices de Lausanne et Renens), nous craignons une évacuation à l’abri de tous regards.
Une telle opération serait dramatique répondrait violemment face à notre tentative d’entrer en discussion avec les autorités compétentes.

https://renverse.ch/A-Renens-nouvelle-o ... Dutoit-308
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Re: Droit au logement, luttes... en Suisse

Messagede Pïérô » 04 Oct 2015, 19:38

Renens, Jean Dutoit : Retour à la rue lundi 5 octobre

Nous devons quitter les lieux d’ici lundi 5 octobre, 12h00. Les autorités n’ont pas voulu entrer en négociation, et le juge a statué à huit clos sur fond de situation "d’extrême urgence".

Dès notre arrivée dans l’ancien dépôt Heineken au ch. du Closel 11 à Renens, nous avons tenté à de nombreuses reprises d’ouvrir un dialogue avec les autorités cantonales propriétaires du bâtiment, ainsi qu’avec les Transports publics lausannois qui en sont les porte-forts. Ces appels ont tous été refusés par les autorités, qui prétendent ironiquement que nous sommes fermé-e-s au dialogue, et qui préfèrent s’en remettre à la justice pour répondre aux questions que nous soulevons. Sans entrer en discussion, les T-L soutenus par le Conseil d’Etat (communiqué du Conseil d’Etat du 23 septembre 2015) ont déposé une plainte civile contre tous les habitant-e-s de cette maison afin de les expulser. Ainsi, nous nous retrouvons une fois de plus face à une justice expéditive, sans n’avoir jamais eu l’occasion d’être entendu-e-s. Cette volonté de ne pas entrer en discussion musèle nos revendications : non seulement nous n’avons jamais eu l’occasion d’en débattre directement avec les autorités politiques municipales et cantonales, mais aujourd’hui, il ne nous est même pas possible de nous défendre devant la justice, dès lors que l’affaire a été jugée à huit clos, sans audience.

La décision d’occuper des bâtiments vides découle d’une urgence concrète et d’un constat d’impasse. D’un côté : un jardin expulsable, une centaine de personnes sans toit, des rues inhabitables, aucune ressource immobilière en notre possession ni riches sympathisant-e-s prêt-e-s à mettre la leur à disposition. De l’autre, des bâtiments vides de capacité suffisante pour loger tous les membres du collectif et qui permettent la visibilité nécessaire pour amorcer un débat qui nous paraît crucial et qui concerne tout le monde. Parler du caractère légal ou non de nos actions, tout comme du statut légal ou non des membres du collectif qui sont pour la plupart des personnes illégalisées dès leur entrée sur le territoire à cause des politiques migratoires de ce pays, nous paraît être un débat de surface insuffisant. Nous voulons parler de personnes sans toit, de bâtiments vides et de l’hiver qui arrive.

Le juge a admis la requête de mesures superprovisionnelles qui permettent d’accélérer les procédures sur la base de certains critères. Il nous ordonne de quitter les lieux d’ici au lundi 5 octobre, « au vu de l’extrême urgence ». Cette dernière est justifiée, selon le juge, par l’utilisation des locaux par les T-L, par un « éventuel » retard, « à terme » dans la réalisation du projet de tramway, et par le risque que le nombre de « squatters » (qu’il distingue des « migrants ») n’explose.

Pourtant, depuis le départ d’Heineken il y a quatre mois maintenant, les locaux administratifs et l’immense hangar sont pourtant vides. Le seul projet concernant le bâtiment est l’organisation cinq à dix fois par année de soirées d’entreprise, les T-L étant effectivement en contact avec une agence événementielle au sujet d’un éventuel contrat de location. Toutefois, celui-ci n’est pas encore signé et ne concerne que des événements très ponctuels, fait qui rendrait un accord entre toutes les parties possibles. Enfin, ce bâtiment étant voué à la démolition, et les crédits de construction pour le tramway n’étant même pas encore votés, la crainte d’un « éventuel retard, à terme », nous apparaît comme un prétexte justifiant une tolérance nulle.

Comment est-il possible de soutenir ces arguments face à une centaine de personnes qui ne demandent rien d’autre que de pouvoir dormir sous un toit, ici et maintenant, angoissées de voir arriver les grands froids ? Nous avons trouvé un logement, nous demandons que cette solution soit reconnue et tolérée.

Le collectif des habitant-e-s du chemin du Closel 11

https://renverse.ch/Communique-du-3-octobre-2015-320
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Messagede Pïérô » 29 Oct 2015, 12:33

Renens

On se ré-installe à la maison !

La lutte menée par un collectif de sans-abris de la région lausannoise commence à faire réagir les autorités. Tout le monde dormira ensemble et au chaud cet hiver.

Le jour ou nous avons été contraint-e-s de partir de la Route de Berne 50 suite à une décision de justice, nous avons occupé dans l’heure un autre bâtiment, l’ancien dépôt Heineken au chemin du Closel 11 à Renens, géré par les Transports Publics Lausannois (T-L). Ces locaux complètement abandonnés appartenant au canton, nous avons tenté d’amorcer un dialogue avec le Conseil d’État, ainsi qu’avec les T-L à qui nous avons envoyé une proposition de contrat de confiance. Mais nous nous sommes retrouvé-e-s face à un mur : aucune discussion possible et une nouvelle plainte en justice prétextant une situation « d’extrême urgence » pour renvoyer encore une fois à la rue la centaine de personnes qui composent le collectif. Une bonne dose d’énergie a été nécessaire pour réaliser un nouveau tour de force et pour reloger tout le monde dans l’urgence, car lorsqu’on les chasse, les gens ne disparaissent pas mais cherchent d’autres espaces pour survivre.

Fondée sur le refus que cette quête quotidienne reste solitaire et sous-terraine, cette lutte commence tout de meme à faire réagir les autorités : après notre départ le 5 octobre, les T-L nous ont contacté pour relancer les négociations. Nous avons discuté des conditions d’un contrat de pret à usage, sur lequel nous nous sommes mis-e-s d’accord avant de nous réinstaller dans l’ancien dépot, le jeudi 15 octobre. Nous y passerons l’hiver tou-te-s ensemble !

La lutte continue. Solidarité avec toutes les personnes qui triment en cherchant une vie confortable et secure pour leur famille et pour elles-memes !

https://renverse.ch/on-se-re-installe-a-la-maison-354
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Re: Droit au logement, luttes... en Suisse

Messagede Pïérô » 13 Juin 2016, 12:45

Genève
Contre l’évacuation du Foyer Frank-Thomas

Reprise de l’évacuation insensée du Foyer Frank-Thomas et chantage au bunker

Dès ce mardi 14 juin, l’évacuation des résident.e.s du foyer Frank-Thomas doit reprendre. Neuf personnes ont reçu une lettre annonçant leur déménagement moins d’une semaine à l’avance. Lors d’une entrevue le jeudi 28 mai, Mauro Poggia s’était pourtant engagé à suspendre ces transferts jusqu’à clarification de la situation de la parcelle et à communiquer avec les résident.e.s et le collectif Perce-Frontières. Aucun de ses engagements n’a été tenu : plusieurs habitantes du foyer ont dû déménager malgré la suspension annoncée, aucune clarifcation n’a été apportée sur les raisons qui pousseraient les autorités à détruire Frank-Thomas alors que des centaines de personnes vivent toujours sous-terre dans des bunkers, et M. Poggia a décidé de rompre le dialogue avec le collectif Perce-Frontières et les résident.e.s.

Le collectif Perce-Frontières conteste une fois encore les décisions de l’Hospice général et de M. Poggia. Les résident.e.s, dont certain.e.s sont locataires de l’Hospice général, s’opposent quant à eux.elles par la voie légale à leur transfert, soutenus dans leur démarche par l’ASLOCA, laquelle avait obtenu l’assurance de l’Hospice général du respect des droits des personnes logées il y a quelques années pour des cas déjà liés au foyer Frank-Thomas. La Coordination asile dénonce quant à elle la manière dont le déménagement est effectué et le manque manifeste d’anticipation qui a prévalu.

Alors que M. Poggia s’est engagé durant l’été 2015 à fermer les bunkers d’ici la fin de l’années 2016, ils sont aujourd’hui brandis comme une menace pour justifier le transfert immédiat des habitant.e.s. S’ils n’acceptent pas de déménager dès aujourd’hui, il n’auront plus que des places sous-terre fin 2016 à l’issue du bail du foyer Frank-Thomas. Les autorités avouent donc que, bien loin de trouver des solutions pour faire cesser l’hébergement en abris PCi, elles attendent une dégradation de la situation. Elles s’apprêtent donc à remplir le foyer Appia, ouvert grâce au mouvement No Bunkers pour vider les abris Pci, avec les résident.e.s d’un autre foyer qu’elles vont raser.

Les clarifications attendues de M. Poggia quant aux raisons de la destruction du foyer Frank-Thomas n’ont jamais été apportées. Alors que le bail de l’Hospice général court jusqu’à fin 2016, tout laisse à penser qu’il pourrait aisément être prolongé sans gêner les chantiers en cours sur la parcelle. Une fois encore, les personnes en exil font les frais de l’absence de volonté politique de les accueillir et héberger dignement à Genève.

Le collectif Perce-Frontières dénonce le chantage aux bunkers que subissent les habitant.e.s de Frank-Thomas.

Il exige l’annulation immédiate des transferts en cours des résident.e.s du Foyer Frank-Thomas et exige que des solutions de relogement qui ne péjorent pas les conditions d’existence de personnes en exil accompagne tout démémagement.

Il est inacceptable de détruire un centre d’hébergement hors-sol quand des centaines de personnes vivent sous-terre, et alors que l’Hospice général recherche des milliers de places d’accueil. Pas de destruction de foyer tant qu’il y aura des bunkers !

Rendez-vous mardi 14 juin et jeudi 16 juin à 8h, 6 ch. Frank-Thomas devant le foyer pour soutenir les résident.e.s contre leur évacuation.

Le collectif Perce-Frontières

https://renverse.ch/Non-a-l-expulsion-d ... Thomas-679
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Re: Droit au logement, luttes... en Suisse

Messagede bipbip » 30 Juin 2016, 00:18

[Lausanne] Occupation de l’Avenue de Chailly 64 par le collectif Jean Dutoit

Par la présente, nous vous informons que notre collectif a occupé la maison de L’Avenue de Chailly 64, à Lausanne, inhabitée pour le moment, promise à la destruction et unique bâtiment ayant la capacité d’abriter tous les membres de notre collectif.

Sachant que ce bâtiment est propriété de personnes privées, nous tenons à insister sur le fait que cette action, souvent perçue comme une agression du fait de son caractère illégal, n’a évidemment pas pour objectif d’entraver les projets des propriétaires (notre collectif étant toujours parti dans les délais lui étant impartis) ni de leur faire porter la responsabilité d’un problème politico-social majeur aux dimensions nationales, pour ne pas dire européennes.

C’est pour cette raison et dans le but de mettre en lumière, une fois de plus, la situation humainement et socialement désastreuse des membres de notre collectif, que nous vous adressons ce courrier et vous joignons les lettres envoyées simultanément à tous les organes politiques responsables, par leur répression sans alternative, de la réalité de ces personnes.

Cette occupation est une action motivée par l’urgence, conséquence immédiate des rafles mises en place sous ordre fédéral et sous application cantonale et municipale qui prennent place depuis plus de deux semaines dans les rues lausannoises et, plus principalement, dans les alentours du Sleep-In, à Malley.

Cette occupation veut se définir comme un refuge pour les personnes visées par ces rafles et tentant depuis plus d’une année de faire reconnaître leur humanité, durant le laps de temps où le bâtiment demeurera vide.

Cette occupation veut permettre la réouverture d’un dialogue avec les autorités compétentes sans que les personnes voulant témoigner de leur situation soient dans un fonctionnement forcé de survie qui, de fait, les musèlent.

Nous demandons premièrement, l’arrêt immédiat des renvois, sous couvert des accords Dublin, et ce jusqu’à l’adoption d’une résolution européenne adaptée au contexte actuel. Nous dénonçons publiquement l’obsolescence des accords actuellement en vigueur, ainsi que l’immoralité politique qu’ils génèrent. Deuxièmement et afin de pallier à la précarité économique de ces personnes qui, pour subvenir à leurs besoins vitaux, n’ont d’autre choix que d’exercer une activité professionnelle qui, de fait, est illégale, nous désirons que les autorités vaudoises œuvrent pour que la Confédération accorde des autorisations de travail aux migrants, même à titre provisoire. Troisièmement, car tout être humain à le droit à une existence digne, nous demandons au canton de Vaud de mettre à disposition des logements salubres et de soutenir publiquement toutes actions citoyennes allant dans ce sens. Nous demandons également l’abolition de la loi interdisant le camping sauvage, prétexte dont la police se sert pour arrêter des gens vivant déjà dans une situation inacceptable. Nous demandons finalement l’arrêt de l’immobilisme politique, de la persécution policière et de la discrimination sociale faite à l’encontre des migrants, qui ne sont pas dignes des valeurs que votre organe politique est supposé incarner.

Ci-joint, les lettres envoyées à la Conseillère fédérale, Madame Simonetta Sommaruga ; aux membres du conseil d’Etat ; aux membres des municipalités de Renens et Lausanne et aux membres du Grand Conseil lausannois ; aux propriétaires de la parcelle en question. Celles-ci explicitent notre démarche et appellent à une ouverture de dialogue large et nécessaire.

Merci de diffuser ce courrier aussi LARGEMENT que possible,

Salutations

Le Collectif Jean Dutoit


https://renverse.ch/Lausanne-Occupation ... Dutoit-698
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Messagede bipbip » 05 Juil 2016, 01:47

[Lausanne] Jetés à la rue, ils occupent un chalet !

Le collectif Jean Dutoit, constitué de migrants dormant dans le jardin du Sleep-in (une maison gérée par une association qui effectue le l’hébergement d’urgence à Lausanne) et de leurs soutiens, a occupé une maison mardi dernier à Chailly. Plutôt qu’une maison, il s’agit d’un chalet bizarrement construit au milieu d’un quartier résidentiel.

... https://renverse.ch/Lausanne-Jetes-a-la ... chalet-705
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Re: Droit au logement, luttes... en Suisse

Messagede bipbip » 05 Juil 2016, 23:13

[Genève] Relogement des réfugiés du Foyer Frank-Thomas : Ultimatum de l’Hospice général et repas de soutien

Depuis plusieurs semaines, les réfugiés vivant au Foyer Frank-Thomas luttent contre une destruction absurde de leur logement voulue par l’Etat de Genève qui souhaite raser un foyer de 135 places pour aménager une route d’accès au chantier du CEVA. Appel à les soutenir encore une fois sur place, 6 ch. Frank-Thomas, le mercredi 6 juillet, pour un repas.

... https://renverse.ch/Relogement-des-refu ... ral-et-709
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Re: Droit au logement, luttes... en Suisse

Messagede bipbip » 08 Juil 2016, 11:48

[Lausanne] Communiqué de presse du Sleep-in

Comme nous en avions parlé dans l’article "jetés à la rue, ils occupent un chalet". La municipalité de Lausanne à pris des mesure scandaleuse contre le Sleep-in qui proppose un accueil de nuit d’urgence à bas seuil depuis 23 ans. Nous publions ici leur communiqué de presse.

23 ans d’accueil de nuit d’urgence à bas seuil, soit un peu plus de 8’300 nuits sans un seul soir de fermeture ! 23 ans de travail de proximité et de tissage de liens avec les plus démuni-e-s ! 23 ans d’enrichissement de notre pratique professionnelle ! 23 ans de travail collectif horizontal ! 23 ans de luttes et de combats au sein d’un réseau social et politique mouvant ! 23 ans de vie dans une ancienne et belle maison au Chemin de l’Usine-à-gaz 10.

Historique de la situation :

Depuis de nombreuses années, des personnes tentent de trouver refuge dans le jardin du Sleep-in par manque de places au sein des structures d’accueil. L’année passée, au vu du nombre croissant de sans-abris, nous n’avons plus pu refuser l’accès au jardin à ceux-ci et nous nous sommes vu contraints de tolérer leur présence. Cette situation s’est alors cristallisée avec parfois plus d’une centaine de personnes. L’association a été tenue pour responsable de cette situation.

Afin d’éviter une situation similaire cette année, nous avons décidé de prendre les devants et d’informer la Municipalité de la possibilité de l’établissement d’un jardin-bis et ce même avant la présence des premières personnes se voyant forcés de dormir dans le jardin.

Lors du forum sur la précarité, les 1er et 2 avril, nous avons sollicité la municipalité dans le but de leur faire part de notre inquiétude de la mise en place d’un campement et ceci dû à la fermeture de l’abri PC prévue en avril ainsi qu’à l’évacuation des occupants des locaux d’Heineken à Renens. À partir de ce moment, étant au courant de la situation, la ville de Lausanne a pris la responsabilité de tolérer la présence de ces gens durant la nuit. Afin d’être transparent, nous avons établis deux rendez-vous par mois avec le service social de Lausanne pour le tenir au courant de l’évolution du phénomène.

Concrètement, pour résoudre la problématique qui lui était exposée, la ville de Lausanne a mis en place : la présence quotidienne d’un agent de sécurité, une participation aux frais de toilettes chimiques et un passage quotidien de la voirie. Ces mesures se sont révélées inutiles et le campement a pris de l’ampleur au fil des semaines.

2. Signature d’un avenant au bail sous la menace d’une résiliation du bail :

Durant le mois de juin, la situation s’est précipitée. En effet, nous avons reçu le 3 juin 2016 une menace selon laquelle, si nous ne parvenions pas à expulser les gens présents dans le jardin, le bail à loyer serait résilié. Courrier auquel nous avons répondu qu’il ne nous était pas possible de le faire, de par notre position éthique en tant que travailleur social. Par la suite, nous avons reçu le dimanche 19 juin 2016 une lettre nous contraignant de signer dans les 24 heures un avenant au bail nous dépossédant du jardin. Nous nous retrouvons donc obligés de signer cet avenant au bail sous menace d’une fermeture définitive du Sleep-In, une structure datant de 1995.

3. Déroulement de la journée du mardi 28 juin 2016 :

Suite au départ spontané de la plupart des gens dormant dans le jardin le lundi 27 juin , la municipalité a ordonné une évacuation forcée des personnes restantes le mardi 28 juin. Pour ce faire, une dizaine de policiers sont intervenus à 5h40 du matin, les nuisances sonores réveillant également les usagers du Sleep-In. Avec l’aide de la voirie, l’ensemble des affaires ont été emportées et détruites. Deux heures plus tard, une barrière de 2 mètres de hauteur était posée tout autour de notre structure. De plus, trois agents de sécurité ont passé l’entier de la journée et de la soirée à l’entrée de notre établissement. Ils ont tenté de procéder à des contrôles d’identité des usagers, escortant ceux-ci jusqu’à notre porte d’entrée.

Nous tenons ici à signaler qu’à aucun moment nous avons été mis au courant des mesures qui allaient être entreprises sur notre lieu de travail.

4. Travail social en cage :

Nous sommes à présent forcé de travailler dans des conditions inadéquates. Effectivement, la mise en place d’une telle barrière soulève de nombreux problèmes. Nous ne pouvons plus assurer un accueil correct par le fait que nous ne pouvons plus avoir recours à une ambulance en cas de besoin. Ajoutons à cela que nous nous retrouverions dans une situation catastrophique en cas d’incendie. Les livraisons quotidiennes de draps et d’alimentation sont également mises à mal. En dernier point, il est capital de souligner que notre rapport avec les usagers est remis en cause. Il va sans dire que notre structure ressemble désormais d’avantage à un lieu de détention qu’à un lieu d’accueil. Nous nous interrogeons finalement sur la légalité de la démarche.

Pour répondre à ces agissement, le sleep-in se réserve tout moyen légal afin de préserver ses droits de travailleurs, de locataires qu’il exerce dans le respect de son mandat de l’accueil à bas seuil depuis maintenant 23 ans.

Au jour d’aujourd’hui, le Sleep-in demande

Le retrait immédiat de la barrière.
Le respect de notre fonctionnement, expertise et engament, indéfectible depuis 1995.
La fin des menaces et d’un acharnement de la municipalité envers notre structure.
Le rétablissement d’une collaboration professionnelle avec les autorités.
Une réflexion de fond, et non de forme comme ceci a été le cas jusqu’à présent, sur les questions d’accueil au niveau municipal, cantonal et fédéral.

Association Sleep-In


https://renverse.co/Lausanne-Communique ... eep-in-716
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Re: Droit au logement, luttes... en Suisse

Messagede Pïérô » 15 Aoû 2016, 15:15

[Genève] Stop bunkers, deux ans de lutte toujours d’actualité

Après deux ans de lutte et malgré les promesses politiques, aucun bunker n’a été fermé. Puisque l’hébergement à Genève des personnes migrantes est toujours scandaleux, la lutte est toujours d’actualité.

... https://renverse.co/Geneve-Stop-bunkers ... ualite-756
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Re: Droit au logement, luttes... en Suisse

Messagede bipbip » 25 Nov 2016, 11:34

Genève : logement étudiant collectif de Malagnou, non à l’expulsion !

La maison collective de Malagnou est à nouveau menacée d’expulsion. Décidément, l’État de Genève n’a de cesse de vouloir fermer cet espace d’habitation sous les prétextes les plus farfelus. Nous avons dû nous battre près d’un an et demi pour obtenir un contrat de bail de trois ans, nous sommes prêtes à recommencer !

... https://renverse.co/Logement-etudiant-c ... pilote-863
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Re: Droit au logement, luttes... en Suisse

Messagede bipbip » 28 Juin 2017, 07:52

Genève (Suisse): manifestation pour le « droit à la ville » le 1er juillet

RDV place de la Navigation, à 14h30.

Une grande manifestation pour le droit (sic) à la ville aura lieu le 1er juillet 2017. Celle-ci est appelée par un front très large d’organisations.

A l’initiative de la maison collective de Malagnou (en lutte contre son expulsion), un comité réunissant plus d’une trentaine de collectifs de lieux autogérés, d’associations de quartier, de défense des migrant.e.s, de la culture, de la paysannerie contractuelle, syndicats et partis politiques ont décidé qu’il était temps de reprendre la rue. Sous le mot d’ordre « défendons-nous », nous voulons démontrer ensemble notre force pour défendre des lieux d’habitation et de vie contre les attaques de politiques irresponsables de mise en compétition des précaires. C’est pourquoi nous refusons notamment l’opposition entre étudiant.e.s et personnes en exil.

https://fr.squat.net/2017/06/22/geneve- ... r-juillet/
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Re: Droit au logement, luttes... en Suisse

Messagede bipbip » 29 Juin 2017, 20:02

Appel du Collectif des associations d’habitant.e.s de quartier à la manifestion pour le droit à la ville

Pourquoi manifester ?

La crise du logement fait tellement partie du paysage urbain à Genève qu’il devient incongru de s’en offusquer. Il faudrait intégrer son existence et faire avec… Or, la crise du logement est le résultat d’une politique et d’une économie décidées par des individus ayant le pouvoir politique et/ou financier sur la société. Il est donc possible, à force de dénonciations et de mobilisations, de modifier cette politique et cette économie…

Contre la crise du logement social

La crise du logement sévit depuis de nombreuses décennies à Genève. Mais cette crise n’est pas pour tout le monde. Elle n’empêche pas la réalisation de profits immobiliers de haut niveau par des promoteurs ni une spéculation effrénée par des propriétaires.

Crise et profits vont d’ailleurs plutôt de pair : étant bien plus rentable que la construction d’appartements populaires, l’édification de logements de standing, de maisons individuelles ou en propriété par étage n’est pas en crise. Les classes fortunées alimentent en effet le segment haut de gamme du marché de l’immobilier qui se suffit à lui-même et entre en compétition avec le marché des logements accessibles au plus grand nombre, en vampirisant les moyens financiers et les terrains encore disponibles. Ce phénomène entraîne en conséquence un manque de logements bon marché, à la portée des bourses d’une grande partie des citoyens. Ainsi, le parc immobilier du canton ne répond pas aux besoins prépondérants et aux possibilités financières de la majorité de la population. Normalement chargé de limiter ce genre de conflit, l’Etat ne remplit pas sa tâche de régulation du marché. Par une duplicité hypocrite, il laisse faire… ceux qui peuvent faire.

Dans ce même but d’améliorer la rentabilité de leurs investissements, les propriétaires préfèrent maintenir du vide en ville plutôt que de le louer à bas prix. Soit ils construisent des logements chers ne trouvant pas immédiatement preneur, soit ils maintiennent des appartements vides afin d’en conserver un niveau de loyer surfait. Même chose pour les bureaux vides qui pullulent alors que plus de 8000 dossiers de demande d’attribution d’un apartement sont en attente à l’Office cantonal du logement social.

La ville n’appartient pas aux riches

Ce mouvement – appelé gentrification – dans un territoire exigu comme Genève rejette en France et sur le canton de Vaud bon nombre de travailleurs-euses dont l’économie utilise pourtant les bras et les cerveaux tout en n’assumant pas leur hébergement. D’importants problèmes de transports, de circulation, de pollution en découlent.

Ne s’attaquant pas aux causes profondes de ce désastre urbain, les autorités publiques préfèrent exacerber la concurrence entre les habitants les plus précaires. Que ce soit les classes défavorisées, les migrants ou les jeunes et étudiants, tous ont besoin de logements bon marché tandis que les terrains et facilités sont octroyés en priorité aux projets haut de gamme les plus rentables. La portion congrue laissée aux logements bon marché permet à l’Etat de jouer précaires contre précaires, comme au 154 route de Malagnou, où la nécessité d’héberger des sans-abris et des réfugiés est utilisée pour mettre des étudiants à la porte.

Les grandes causes sont constituées de petites luttes

Le collectif d’habitation et de vie issu de l’occupation de l’ancienne station zoologique du 154 route de Malagnou est menacé d’expulsion par le Conseil d’Etat. Après que les autorités leur aient promis le renouvellement de leur contrat bail en juin 2016, le Conseil d’État est intervenu à l’automne pour exiger son expulsion sans possibilité de relogement. Le prétexte sorti d’un chapeau est que la maison doit être attribuée à l’Aide aux Migrants de l’Hospice général. En réalité, c’est le collectif comme lieu de vie en dehors des carcans et comme relai des luttes sociales qui est visé : en témoigne le harcèlement que subit par Xénope depuis le début de sa lutte par le service de renseignement de la police cantonale ou que les autorités soient restées sourdes aux solutions concrètes qui pourraient être trouvées pour l’accueil des migrant.e.s à Genève. Il faut d’ailleurs rappeler que sans le collectif et ses nombreux soutiens, l’ancienne station zoologique de Malagnou aurait été laissée vide et à l’abandon par les pouvoirs publics depuis plus de 7 ans.

Le Collectif des associations d’habitant.e.s appelle à descendre dans la rue le 1er juillet 2017 aux côtés de habitant.e.s de Malagnou et avec toutes celles et ceux qui veulent défendre un droit au logement et à la ville !

Défendons-nous !


https://renverse.co/Appel-du-Collectif- ... stion-1162
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Re: Droit au logement, luttes... en Suisse

Messagede bipbip » 02 Juil 2017, 12:28

Lettre de soutien aux habitant.e.s de Malagnou à Genève

Contre l’Etat impérialiste et sécuritaire, que vive les territoires en lutte !

Lettre de soutien aux habitant.e.s de Malagnou à Genève


La ville de Genève n’est pas juste un des lieux de résidence des organisations internationales que nous combattons (ONU, FMI, OMC, ...). Elle n’est pas juste une vitrine privilégiée du capitalisme impérialiste dont la Suisse est un fervent défenseur, et un des plus importants bénéficiaires. Non, elle n’est pas qu’une illustration avancée de l’extension des logiques de métropolisation du monde et d’aménagment des territoires. Elle a représenté par le passé un des âges d’or du squat européen et reste un lieu majeur en Suisse de contestation, d’organisation et d’expérimentation d’autres formes de vivre ensemble, autodéterminées et anti-autoritaires.

Cependant, on assiste depuis des décennies à l’acharnement des autorités en vue de l’extermination de tout espace de liberté. Et la vague hygiéniste, sécuritaire et fascisante qui traverse l’Europe s’attaque aujourd’hui à un des derniers lieux autogérés de la ville, la maison de Malagnou. Occupée depuis 2013, le lieu bénéficie d’un bail que l’Etat refuse de prolonger, revenant ainsi sur sa promesse, trop apeuré par un espace de vie et d’activité qui fédère et fourmille d’une multiplicité de luttes, un énième kyste agitateur qu’il s’agit de supprimer . Un Etat qui utilise cyniquement le prétexte de création d’un foyer d’accueil pour personnes en exil pour justifier une évacuation. Et dans cette lutte, tous les moyens sont bons pour les autorités : promesses non tenues, mise en concurrence de populations précarisées, mépris du droit au logement, criminilisation des mouvements sociaux, représsion policière et juridique,... . Face à ces menaces d’expulsion, la protestation s’organise mais aura besoin de toutes les forces disponibles.

Parce que les liens et les soutiens entre Genève et la Zad existent depuis des années, entre infotours, chantiers collectifs et manifestations diverses. Parce que ce sont nos solidarités sans frontières qui nous renforcent alors que nous luttons contre des ennemis communs. Parce que ce qui se joue là-bas se joue aussi ici, nous répondons à l’appel du Comité Zad Genève en affirmant notre soutien à Malagnou et en faisant écho à leur paroles : « Défendons Malagnou contre son expulsion, mais défendons aussi nos espaces collectifs de vie contre la spéculation immobilière, le polissage de la Ville, la mise en compétition des précaires par l’Etat, toutes et tous, ensemble, défendons-nous ! »

Des habitant.e.s de la Zad


https://zad.nadir.org/spip.php?article4641
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