Droit au logement, luttes...en Moselle (57)

Droit au logement, luttes...en Moselle (57)

Messagede bipbip » 17 Aoû 2015, 01:01

Collectif Mosellan de Lutte contre la Misère
Aujourd'hui, 19ème jour de galère des Roms expulsés manu militari de leur bidonville de fortune détruit sur ordre de la ville de Metz le 28 juillet dernier. Ils appellent tous les jours le 115 qui répond : "pas de places". Ils ne vivent de rien, font partie des laissés pour compte de notre société, trop souvent discriminés et victimes de tous les clichés éculés et mensongers répandus par les services de l'Etat trop complaisamment relayés par d'autres. Le 17 août au matin, des membres du collectif rencontreront le conseiller municipal de la ville de Metz chargé de "l'urgence sociale" (SIC!). Ils le mettront à nouveau devant ses responsabilités. La préfecture de Moselle est aussi dans le collimateur du collectif qui la tient pour responsable de la situation créée par les Pouvoirs Publics depuis fin juillet. Le maire de Metz devra répondre de ses actes devant la justice le 1er septembre prochain à 10h au Palais de Justice de Metz.

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Re: Droit au logement, luttes...en Moselle (57)

Messagede bipbip » 23 Aoû 2018, 21:21

Traques policières anti-pauvres à Metz

A Metz, la police confisque leurs tentes aux pauvres gens réduits à dormir dehors, du fait des moyens insuffisants accordés au Samu social. Lettre ouverte au préfet de Moselle.

Éric Graff, Collectif Mosellan de Lutte contre la Misère
à Monsieur Didier Martin, Préfet de Moselle
Metz, le 22 août 2018

Monsieur le Préfet,

Vos services ont démantelé le bidonville de l’avenue de Blida le 15 novembre 2017, mettant fin à une situation scandaleuse. Ils ont, à cette occasion, assuré un hébergement ou, au minimum, la mise à l’abri de la quasi-totalité des mille personnes qui s’y trouvaient.

Vous avez également pris la décision de ne plus mettre en place ce genre de dispositif unanimement décrié. En soi, cela pouvait être perçu comme une bonne nouvelle. Mais nous avions des craintes pour la suite.

Nous savions d’expérience que depuis 2013, ces démantèlements sont suivis de l’abandon à la rue de dizaines de personnes condamnées à l’errance.

Nos craintes se confirment. Dans la nuit du 1er au 2 décembre 2017, nous constations la présence sur un terrain vague de Metz de 23 adultes et 21 enfants s’apprêtant à passer une nuit glaciale dehors. Certains nous ont donné la preuve qu’ils avaient déjà enduré six nuits dans ces conditions, à expectorer la fumée des feux d’immondices qu’éteignaient vos policiers en maraude. Nous avions alors pris l’initiative de conduire ces gens à l’abri dans un gymnase voisin, et dans la nuit du 4 au 5 décembre, sous notre pression militante, les hébergements ont finalement été accordés.

Par la suite, nous avons dû renouveler à cinq reprises ce type d’action, faute de quoi des enfants, des femmes malades ou enceintes et des hommes en détresse restaient à l’abandon.

Aujourd’hui, nous savons qu’environ cinquante personnes (et probablement davantage) se voient toujours refuser l’hébergement auquel elles auraient droit au titre des règles nationales et internationales. Cette errance et cette dispersion sont moins visibles qu’un bidonville officiel. Agissant sous vos ordres (à moins que ce ne soit à votre insu), vos policiers harcèlent ces pauvres gens en les réveillant la nuit pour jeter leurs tentes aux bennes.

Cette politique, qu’elle résulte de votre décision, de votre distraction, de votre ignorance ou de votre complaisance, interdit à des êtres humains de dresser sur un terrain vague ou sous un pont quelque abri pour protéger leurs enfants, leurs malades et leurs biens. Grâce au « courage » de vos policiers, ces victimes de notre État dit « de droit » en sont réduites à se cacher. Vos décisions (ou vos indécisions) ont un mérite : l’invisibilité. Cela se voit moins et cela pue moins que le bidonville officiel infesté de rats que vous assumiez si mal.

Voilà l’objet de notre courrier. Peut-être ignoriez-vous cette situation faite de hardiesse policière et d’indigence humanitaire. Désormais vous savez et il vous reste à décider.

Monsieur Z. Y., né le xx/xx/1999 vit dehors à Metz depuis deux mois.

Le couple XW-VU avait trouvé abri sous une tente jusque hier soir. Les voilà sous le pont, à la merci de vos policiers.

Monsieur T. R. et ses deux enfants handicapés, dont une fille souffrant de brûlures atroces, ont été chassés de leur hôtel à Freyming et vivent depuis deux mois à la rue.

Monsieur Q. P., venu du Nigeria se voit systématiquement refuser depuis six semaines tout hébergement. Il souffre de douleurs sciatiques. Il erre le jour sur les trottoirs de Metz, ville impériale et royale, et voit son sommeil entrecoupé par la visite des agents en uniforme agissant sous votre autorité. Il traîne jour et nuit sa jambe endolorie. Notre médecine n’a d’autre soulagement à lui donner que des antalgiques et des tranquillisants. Grâce à cela il peut dormir quelques minutes de plus lorsque vos policiers viennent le secouer.

Monsieur N. M., demandeur d’asile venu du Nigeria se trouve lui aussi à la rue dans l’attente d’une décision conforme aux conventions internationales.

Messieurs L. K., J. I. et H. G. vivent à la rue depuis des semaines (jusqu’à deux mois), malgré leurs appels répétés au 115.

Nous vous tiendrons informé des situations dont nous avons connaissance et entreprendrons toutes les actions appropriées à accélérer les solutions que nous attendons de vous. Il est en effet inexcusable de laisser des êtres humains dans cette misère alors que la ville de Metz compte huit mille logements libres et que l’État dispose également de bâtiments utilisables.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de ma considération distinguée.

Éric Graff


https://blogs.mediapart.fr/eric111/blog ... uvres-metz
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Re: Droit au logement, luttes...en Moselle (57)

Messagede bipbip » 12 Sep 2018, 23:07

Le gymnase Saint-Symphorien réquisitionné pour les migrants

Cela fait plusieurs semaines que dix adultes et six enfants migrants dorment dehors dans les rues de Metz.

Ce jeudi soir, devant l’absence de réponse du 115, de la préfecture, du maire de Metz et du conseil départemental, une dizaine de militants du Collectif mosellan de lutte contre la misère (CMLM) a pris en charge les migrants pour les mettre a l’abri au gymnase Saint-Symphorien. Le gymnase était ouvert la police nationale et municipale étaient sur place.

Bizarrement la préfecture a rapidement pris des dispositions pour reloger ces personnes pour libérer le gymnase.

Cette situation n’est que le résultat de la fermeture du bidonville de l’avenue Blida qui était voulue par les autorités.

https://manif-est.info/Le-gymnase-Saint ... s-730.html
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